Cinéma : New York Melody

New York Melody poster
Une bonne surprise que cette comédie romantique-mais-trop. L’affiche pose le cliché : une jeune musicienne un peu paumée (Keira Knightley) rencontre un agent un peu loser, un peu alcoolo (Mark Ruffalo, qui joue le Docteur Bruce Banner dans les Avengers). C’est à peu près ce qui se passe, mais en moins caricatural et avec des personnages un peu moins niais que les comédies habituelles.

Dan vit séparé de sa femme et de leur fille Violet, en pleine crise d’adolescence (Hailee Stainfeld, adorable). Découvreur de talent tolérant mal le cynisme qui a contaminé sa propre maison de disques, il se fait virer comme un malpropre (et d’ailleurs il aurait pu faire usage d’une douche). Le soir même, il entend Gretta, musicienne anglaise venue à New York avec son petit ami (Adam Levine, chanteur des Maroon 5 dans la vraie vie), chanter la solitude de la Grosse Pomme. Evidemment, c’est la révélation.

Gretta, dans la naïveté de sa jeunesse, n’a pas l’intention de se compromettre pour réussir. Les relations et le savoir-faire de Dan pourraient certes l’aider, mais, et c’est là le principal intérêt du film à mes yeux, c’est surtout son expérience de producteur et son amour de la musique qui finissent par convaincre Gretta. On le voit (et on l’entend) imaginer comment les arrangements adéquats peuvent faire d’une petite chanson fredonnée à la guitare un hit potentiel.

On suit donc avec amusement les péripéties de Gretta, Dan et les autres musiciens qu’ils ont entraîné dans leur projet. Assez rapidement, ne trouvant personne pour produire un album studio, ils décident de chercher l’inspiration et de conserveur leur fraîcheur en allant enregistrer dans les rues mêmes de la grosse pomme, dans des quartiers différents.

Le film parlera en particulier à ceux qui ne peuvent vivre sans musique (j’en fais partie) et aussi aux amoureux de New York, qui tient une grande part dans l’histoire. Le titre n’est pas à la hauteur du film, mais le titre original, "Begin Again", n’aurait sans doute pas été assez parlant pour le public français. Et à dire vrai il n’était pas terrible non plus.

Le fail du jour : le site de TV8 se mélange les pinceaux dans les River Phoenix

 

Pour illustrer le documentaire sur River Phoenix qui sera diffusé le samedi 9 août prochain sur Arte, dans leur Summer of the 90es, le webmestre (ou le compilateur de données, parce que le texte est le même que sur la plupart des sites en parlant… Y a-t-il encore un humain derrière ces sites?) a choisi une photo… de Brad Pitt et Juliette Lewis.

TV8 fail

C’est quoi le rapport, me direz-vous? Eh bien le documentaire fait partie d’une série produite par Broadview TV, intitulée in English in the text "Too young to die". Il se trouve que c’est également le titre du film de jeunesse où le Brad Pitt barbu de l’image a donné la réplique à Juliette Lewis. M’enfin bon… Un petit coup de Google pour vérifier n’aurait pas fait de mal.

Pour un peu moins d’âneries, je vous enjoins à consulter le Arte Magazine de la semaine du 9 au 15 août, téléchargeable gratuitement dans le lien qui précède, et dont voici la couverture :

Arte magazine hebdo - River Phoenix

(oui, cet article est essentiellement une pub (à peine) déguisée pour la diffusion du documentaire. En plus, 2 semaines plus tard, le 23 août, ce sera – ça aurait été – son anniversaire)

Le fan-art s’expose : The Bill Murray Art Show

Consécration pour plus d’une centaine de fans de l’acteur Bill Murray, ayant réalisé des fan-arts le représentant. Ezra Croft Productions a lancé un grand appel à participation sur sa page Facebook en vue de réaliser une exposition des meilleures œuvres. Après une sélection parmi la quantité de travaux soumis, l’exposition sera l’occasion d’un événement exceptionnel, le Bill Murray Art Show, le 8 août prochain, à San Francisco.

Plus d’infos sur le site "The Murray affair".

Bill Murray Art Show

Et en français dans les Inrockuptibles.

Double consécration donc, le fan-art à les honneurs d’une galerie… et d’un article dans les Inrocks!

Renseignements pratiques :

Public Works San Francisco
Mission District, 161 Erie Street (off Mission St. between Duboce & 14th St.) San Francisco, CA 94103
Le 8 août 2014 à 20h
12 / 15 $ en prévente.

Exposition : L’art des super-héros Marvel, musée d’Art Ludique

Le musée d’Art Ludique a ouvert ses portes l’an dernier au sein de la Cité de la
Mode et du Design, quai d’Austerlitz à une encâblure de la gare du même nom. Après
une exposition consacrée à Pixar, l’un des géants américains de l’animation, ils
accueillent depuis mars une exposition sur l’Art des super-héros de Marvel.
L’exposition se veut à la fois destinée aux connaisseurs qui lisent des comics
depuis des années, voire des décennies, et aux gens qui ont découvert cet univers
plus tardivement via les films Avengers, Thor, X-Men

Vous avez jusqu’au 31 août pour la voir, sinon suivez le guide :

Art des super-héros Marvel

L’exposition tente aussi de prouver aux réfractaires que de vrais artistes travaillent
dans le domaine? Pour cela, l’exposition n’a pas hésité à faire commenter divers aspects des comics dans de petites vidéos par des gens sérieux, à savoir un historien, un philosophe (Ollivier Pourriol dont j’avais chroniqué un livre ici), ainsi que les best-
sellers de la bande dessinée française, Zep (créateur de Titeuf) et Joann Sfar (scénariste, dessinateur ou les deux de la moitié de la production française de bande dessinée depuis les années 90). Ces courtes vidéos donnent aussi la parole à Stan Lee en personne, co-créateur de nombre de
ces personnages, à Adi Granov, l’un des dessinateurs chargés des concept art des
film Marvel Studio, et à Olivier Coipel, jeune dessinateur français embauché par
la firme.

L’exposition s’articule… bizarrement, en fait. Plusieurs thèmes sont abordés :
le lien entre super-héros et mythologie, les familles de super-héros… Chaque
thématique est illustrée par des planches, et des interventions des spécialistes
pré-cités apportant leur éclairage. Adi Granov explique ainsi qu’il aime
s’inspirer des statues grecques de l’antiquité pour leurs poses imposantes.
Le découpage le plus lisible se fait par série ou groupe de personnages : on
commence par Captain America, le héros représentant les aspirations des USA et
arborant leur drapeau sur son costume.

Art des super-héros Marvel

Viennent les équipes : Vengeurs (ou Avengers puisque les films, au contraire des
comics, ont conservé leur nom anglais), dont il est amené à faire partie, avec
Thor et Iron Man. Suivent les 4 Fantastiques, une vraie famille (Mr Fantastic est
marié à la Femme Invisible, qui est la soeur de la Torche Humaine. La Chose est
l’ami grognon du trio), et les X-Men, l’équipe de mutants, concept majeur de
Marvel.

Les héros urbains sont l’occasion de mettre en avant ce qui a longtemps distingué
Marvel de ses concurrents : ses héros sont ancrés dans le quotidien. La plupart
vivent à New York ou dans de vraies villes (au contraire de Metropolis ou Gotham
City dans DC Comics). Ils doivent gagner leur vie et avoir une vie personnelle
aussi intéressante que leurs bagarres contre les super-vilains, suivant le souhait
de Stan Lee. Beaucoup sont liés à New York, et ont fait découvrir la ville et ses
quartiers aux lecteurs : Spider-Man, Iron Fist, Daredevil (dont l’adaptation
filmée avec Ben Affleck a fait un flop), le Dr Strange (un film serait là aussi en
préparation).

On finit sur les Galactiques : Silver Surfer (le héraut de Galactus), Captain Marvel, les Gardiens de la Galaxie (pas franchement les plus connus, mais qui font l’objet d’une adaptation en film qui sortira en août), mais aussi Thanos, un vilain très vilain et amoureux de la Mort qui réussit à être attachant – parfois…

Groot par David White

Groot par David White

(photo tirée de l’article de France Culture ici)

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Le Wizarding World of Harry Potter est ouvert à Osaka!!!!

fjva:

Pour les fans de Harry Potter!

Originally posted on 茉莉音chan Marionchan:

Qui veut des infos bien fraîches mêlant Harry Potter ET le Japon ?!!! Vous et elles viennent en direct de Tomi chan, que je remercie. Voici donc une vidéo de la télévision japonaise lors de l’ouverture le 15 juillet.

3000 personnes à l’ouverture quand même! d’après ce que dit la vidéo et l’article dont ils parlent (et je réécouterai plus pour bien comprendre) il y a des difficultés comme le fait de ne pas trouver facilement les endroits dans lesquels on peut entrer gratuitement… L’attraction est en plus assez chère. La vidéo est à regarder juste pour s’inspirer du style vestimentaire d’un des participants ^^.

Si vous lisez les articles sur le même park à Orlando vous savez sans doute que les gens ont fait plusieurs heures (parfois 5 ou 7h) de queue afin de profiter des attractions!

ici encore mieux! Une visite guidée du parc

Et du shopping les…

Voir l'original 20 mots de plus

Apparaissez (pour de vrai) dans le prochain Star Wars en donnant à l’UNICEF

Vous aviez déjà créé votre personnage dans l’exposition Star Wars Identities? Mais c’était juste pour vous, un souvenir de l’exposition. Là, vous avez une chance (sur 3720, ou moins) de réellement participer au tournage d’un film de la Guerre des Etoiles. C’est ce que propose OMAZE, un site qui conjugue intérêts de spectateur / fan et utilité publique, avec son opération Force for Change. Vous n’avez plus que 3 jours pour participer!

Le principe, dérivé de celui du financement participatif : en fonction de la somme qu’on donne, on obtient des récompenses d’importance croissante (remerciement, photo, T-shirt, script dédicacé…).

Les différences : plus on donne et plus on a de chances de décrocher, au tirage au sort, LA récompense suprême associée à chaque projet : dans le cas de celui de Star Wars, il s’agit de la possibilité pour le gagnant et la personne de son choix d’être invité sur le tournage de l’épisode VII à Londres, de faire la visite guidée avec J.J. Abrams, le réalisateur, et d’être costumé et maquillé pour tourner dans une scène (sans garantie qu’elle soit gardée au montage, mais "ils feront leur possible" pour que ce soit le cas). Vol et hôtel inclus. Tentant!

Autre différence, de taille : l’argent sera prélevé quoiqu’il arrive, mais il n’ira pas dans la poche des organisateurs du projet (qui n’en ont pas besoin a priori), mais au bénéfice d’une oeuvre caritative, ici l’UNICEF Innovation Labs. Une bonne action, donc.

Partagez sur les réseaux sociaux : toutes les personnes qui donneront de l’argent en arrivant sur le site via vos partages vous feront gagner des chances supplémentaires pour le tirage au sort.

Dans les autres projets en cours, il y en a un qui me fait de l’oeil : celui de répéter une scène et de manger un barbecue avec Kevin Spacey sur le plateau de la série House of Cards. Les fonds récoltés iront à la sauvegarde de The Old Vic, un célèbre théâtre de Londres datant de 1818, qui a accueilli les plus grands acteurs classiques, actuellement géré par Kevin Spacey lui-même depuis quelques années, et du Geffen Playhouse, un théâtre indépendant de Los Angeles.

Fan-work de la semaine : un vidéo clip de Dazzler! (alias Alison Blaire)

Dazzler, de son vrai nom Alison Blaire, est une super-héroïne pas comme les autres. En effet, bien que dotée par la génétique du pouvoir de convertir le son en lumière, elle n’a jamais voulu devenir une super-héroïne. Son rêve était de devenir chanteuse. C’est en 1980 qu’elle a fait son apparition dans les pages des X-Men, la série phare de Marvel, alors qu’elle essayait de percer en chantant dans un club minable de New York. Les X-Men, à la recherche de nouvelles recrues, la sauvent de l’irruption des sbires du Club des Damnés, et elle se joint à eux pour sauver les X-Men qui ont été faits prisonniers. Mais elle refuse l’offre du professeur Xavier de rejoindre l’équipe de façon permanente, préférant sa carrière.

Dazzler, quand elle se joint aux X-Men pour de bon

Le personnage de Dazzler a été créé par Marvel dans l’idée de créer un produit transmédia (si si, déjà en 1980) avec une maison de disque, eux sortant une série de comics narrant les aventures de la chanteuse mutante disco, et eux sortant un album à son nom. La maison de disque a abandonné sans rien sortir, mais la série, elle, a bien duré plusieurs années. En France, elle était publiée par les éditions Lug (basées à Lyon), alors le principal éditeur des comics Marvel.

Des années après, après l’arrêt de sa série titre, sa réapparition dans les X-Men, moult péripéties et changements de looks, voici que des fans ont tourné un clip vidéo de Dazzler, "comme si". L’actrice revêt le costume donné à Dazzler par le professeur Xavier en 1985, un peu moins connoté disco que son premier argenté à facettes… mais quand même résolument eighties avec son petit bandeau et ses couleurs flashy. Le clip multiplie les clins d’oeil aux connaisseurs, avec les emblématiques patins à roulettes, l’apparition d’un personnage à coupe "mulet" dont l’oeil s’allume, qui ne peut être que Longshot (son compagnon de longue date dans X-Men), et de patineuses de Derby aux looks agressifs.

Plus d’infos sur le sujet dans cet article, et surtout dans les commentaires du réalisateur du clip himself.