Dark Blood présenté samedi dernier au Brussels International Fantastic Film Festival

Dark Blood, le dernier film de River Phoenix – et, dans son montage achevé en 2012, le dernier sans doute du réalisateur George Sluizer – a été présenté samedi dernier, 12 avril, au Festival International du Film Fantastique de Bruxelles (alias le BIFFF).

George Sluizer était présent et a répondu après la projection aux questions des spectateurs.

Fiche du film sur le site du festival (existe en aussi en version anglaise et néerlandaise)

Critique complète du film sur le site Scifi-Universe, accompagnée de photos de George Sluizer.

Critique du film sur le site Le Suricate

Ouvre moi la porte, toi qui as la clé (une main suffira)

Occupés sur Twitter à pépier, les clients ne voient pas le moineau prisonnier du café. Obstiné, il volète vers la porte d’entrée. Bien fermée. Pas d’arrivant en vue. D’un coup d’aile il retourne à la porte du fond.  Il y a peu de clients et encore moins s’en vont. Occupée à épier le petit agité, je ne vois pas ma boisson arriver. Le barista m’appelle. Je pose mon plateau sur la table qui jouxte la sortie. Le moineau me voyant s’enfuit. Depuis la porte d’entrée, il m’épie. J’ouvre en grand la porte du fond et pépie. L’oiseau bondit et me file sous le nez, droit vers la liberté. Pas si bête la cervelle de moineau.

Je referme et m’assieds, évitant le regard de clients étonnés. Un petit pas pour moi, un peu d’hygiène en plus, un prisonnier en moins.

Quelques liens sur 47 Ronin

A consulter de préférence après avoir vu le film pour le premier : le conseiller et "professeur" en calligraphie du film a tenu un blog pour raconter son expérience : 47 Calligraphy.

Il répond notamment à une question que je m’étais posée en voyant le film : comment s’écrit le nom du personnage de Kai (puisque les idéogrammes japonais peuvent être utilisés soit phonétiquement, soit pour leur sens)?

Interview de Keanu Reeves par M6, au milieu d’un sujet légèrement mélodramatique sur les hauts et surtout les bas de la carrière et de la vie de Keanu. Où ils évoquent River Phoenix, et rien que pour ça ils ont déjà droit à un cookie de ma part.

Interview de Keanu Reeves dans le Grand Journal de Canal+ , en replay.

C’est en le voyant aussi expansif qu’on se rend compte que la retenue, c’est du jeu d’acteur, si si. Qui sied bien à son personnage, qui n’aurait pas survécu longtemps dans le Japon médiéval s’il l’avait ramené comme l’Occidental moyen que le héros est généralement…

C’est là aussi que je me suis souvenue de ce passage de On/off, le livre d’Ollivier Pourriol sur son expérience de chroniqueur au Grand Journal version Michel Denisot :
Ce qu’ils mettent en scène, c’est le contraste maximal entre des invités intelligents et des questions connes qui les consternent. Ce qui est drôle, c’est de voir leurs têtes face aux questions.

De toute évidence, ça n’a pas changé sous l’égide Antoine de Caunes. Si ce n’est qu’en plus, le montage est destiné aux hyperactifs sous cocaïne (avant de voir la vidéo, je n’avais jamais réalisé à quel point un réalisateur peut être important dans un talk show).

Je voulais vous mettre le lien vers l’interview nettement plus pertinente que celle ci-dessus, diffusée dans l’émission Entrée Libre du 28 mars. Hélas, elle n’est déjà plus disponible en replay sur le site de France 5. Dommage. Vous pouvez toujours regarder les émissions plus récentes, toujours réjouissantes par les choix variés (le numéro où figurait l’interview de Keanu Reeves présentait également l’expo Gotlieb vue par Richard Gotainer).

Lire aussi la critique du film par Cinémoustache, qui résume également en français les péripéties du tournage que racontait l’article de Variety in english reposté précédemment sur ce blog.

Documentaire : Quand le cuir en veut à notre peau

Ce soir, ce documentaire au but louable était diffusé sur France 5. Il alerte sur le fait que beaucoup de chaussures et articles en cuir importés voire même assemblés en France soit réalisée à partir de cuirs tannés en Asie. Or, si l’Allemagne et le Danemark ont introduit des réglementations limitant les taux de Chrome VI dans le cuir, ce n’est pas encore le cas en France et encore moins en Asie. Et le Chrome VI est toxique, et les cuirs une fois traités en contiennent parfois encore assez pour être nocifs.

Mais il faut faire attention au montage et à ce qu’on dit pour éviter de saper la crédibilité du propos.

Par exemple, la scène du journaliste qui appelle une dirigeante d’atelier à Taiwan, qui refuse de laisser visiter ses locaux. Déjà, le long gros plan sur le logo fruitier du téléphone blanc, on se demande si c’est du pas-si-discret placement produit d’un sponsor. On se le demande encore plus quand, l’appel fini, le journaliste baisse le téléphone et on aperçoit, collé derrière, un deuxième appareil plus petit, dictaphone ou téléphone, probablement pour rejouer la conversation pré-enregistrée.

Quelques instants plus tard, visite d’un petit atelier où un ouvrier assemble des morceaux de cuir pour former des chaussures. "Nous découvrons rapidement qu’il travaille chez lui. La dure réalité nous rattrape".

Oui enfin, comme ça, il peut veiller sur sa petite famille (on voit une dame âgée alitée derrière pendant qu’il travaille), il ne se coltine pas 2h de transport par jour dans des métros ou RER bondés et irréguliers, et il ne travaille pas non plus dans une usine miteuse et dangereuse (on se souvient de l’écroulement du Rana Plaza qui avait fait de nombreuses victimes).

Et accessoirement, vu qu’il travaille le cuir, c’est quand même plus sûr et agréable que de travailler à côté d’une tannerie… Quand je pense que moi et mes collègues rêvons tous que les compagnies qui nous emploient se mettent enfin à appliquer un peu plus le télétravail, ce n’est pas ce qui est le plus choquant dans les conditions de travail de ce monsieur. C’est plus l’empoisonnement au contact prolongé des peaux qui est à craindre.

Suite de l’enquête dans Taiwan. Pour lutter contre les nuisances associées, les tanneries du centre ville ont été fermées pour être rouvertes il y a plusieurs années en dehors des villes. La voix off évoque la rumeur que certaines tanneries clandestines seraient toujours en activité. Alors là, arrêtons-nous deux secondes. Avez-vous déjà approché un cuir fraîchement tanné? Avez-vous même, peut-être, approché une peau en cours de tannage? Imaginez ça à une échelle industrielle, et puisque clandestine dans une filière à bas coût, sans système de ventilation, sans les produits les plus sophistiqués? Ca fait longtemps que les tanneries ont été boutées hors des villes, parce que c’est une des industries les plus pestilentielles inventées par l’homme. Alors une tannerie clandestine ne serait pas si clandestine que ça… Attention, je ne dis pas que ça n’existe pas. C’est juste que si c’est le cas, tout le monde doit savoir qu’elle est là, il suffit de suivre son nez.

Ceci mis à part, encore un reportage édifiant

Associé au reportage rediffusé ce week-end "Du poison dans nos assiettes?", on en vient à penser qu’on mange du poison, on porte du poison, on respire du poison…

Bon ben laissons-nous mourir alors!

‘47 Ronin’: The Inside Story of Universal’s Samurai Disaster

fjva:

So basically, the movie is a commercial failure because Universal wanted it to be 3D and didn’t want it to look too Japanese. Way to go to screw up your own production.

Originally posted on Variety:

“47 Ronin,” an old Japanese fable about a group of rogue samurai, ends in a horrible bloodbath. It’s a fitting conclusion for a big-budget adaptation that has left Universal deeply in the red, having suffered one of the costliest box office flops of 2013.

When executives at Universal huddled in 2008 to mull over the story, they envisioned “Lord of the Rings” set in the East circa the 1700s. An early treatment of the script was jam-packed with dazzling sword fights. And the material seemed like a potential home run for the U.S. and the lucrative Asian market (where the similarly themed Tom Cruise vehicle “The Last Samurai” had generated disproportionately large grosses in 2003). It was one of the first projects the studio greenlit under chair Adam Fogelson, who was pushed out of his perch in September.

Universal executives declined to be interviewed for the story.

The 3D…

Voir l'original 1  156 mots de plus

47 Ronin : le film

Je ne sais pas si ce film pâtit d’un délit de sale gueule ou au contraire de trop hautes attentes après 2 ans à moisir en salle de montage, mais j’ai du mal à comprendre les mauvaises critiques. Certes, l’écriture n’est pas parfaite ni d’une grande originalité. Mais ça fait longtemps qu’on n’a pas vu un film de samourais et celui-ci est mâtiné de fantastique, alors ma foi ça compense. De plus, elle est inspirée de la légende réelle des 47 Ronin, que je ne vous raconterai pas pour ne pas ruiner la surprise, si vous ne la connaissez pas.

Certes, il y a quelques bugs dans le scénario, mais comparé à beaucoup de blockbusters sortis ces derniers années dont certains portés aux nues (Gravity par exemple, dont l’histoire tient sur un timbre-poste et demande de sérieusement s’accrocher à la "suspension of disbelief", comme on dit in English (1). Pour ne pas parler de la catastrophe qu’était Prometheus), il tient quand même bien debout.

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Quatrain N°13 : vigilance aux langes.

- N°13 : vigilance aux langes.

Je reconnais ces gosses et craint le mélodrame.
Les hauts-parleurs crachotent. Le conducteur signale :
"Surveillez bien vos sacs, pickpockets dans la rame!"
Dépités, les voleurs, bredouilles se font la malle.