Nostalgeek : touche pas à mon Actarus

Dans notre série « on peut pu rien dire », je garde sous le coude cet échange vu ce jour sur un groupe sur Goldorak, pour le renvoyer à la gueule de ceux qui crient au facho à chaque fois qu’on déplore un changement majeur fait à un personnage emblématique pour coller à la mode…

C’est surtout que quand on a des souvenirs nostalgiques d’un personnage chéri, on a tendance à vouloir les conserver tels quels. Y compris ceux aussi futiles que la couleur du costume (même si ici il s’avère que ce n’est pas une « relecture » mais le design du pilote, inédit chez nous, mais néanmoins « légitime » d’un point de vue créatif). Ou la cigarette de Lucky Luke. Ou la bedaine de Groquik.

Parce qu’on nous vend de la graisse de boeuf au prix du caviar pour « lutter contre les premiers signes de l’âge », mais les plus douloureux signes de l’âge, ce ne sont pas les rides, c’est perdre les uns après les autres ce et ceux à qui tient. Et ça, aucun élixir de L’Oréal n’y peut rien. Les souvenirs de fiction, c’est la seule chose vers laquelle on peut toujours se retourner… Donc on n’apprécie pas que des margoulins les massacrent pour se donner bonne conscience ou pour vendre leur camelote.

Belated review : Babymetal at the Warfield Theater, San Francisco, October 4th, 2019

Doors opened at 7pm, we were in line at something past 6pm and there was already quite a line. Note : we went to see Babymetal, not the other ladies show… In the morning, we had passed by the venue to check the itinerary, because the center of San Francisco seemed to have become less safe since I had been there the last time, and I didn’t want to walk through shady streets at night. As it turned out, it gave us the opportunity to walk by 2 tour buses that probably were Babymetal’s. I didn’t see any known face and I didn’t stay around, but it was a nice start to the day anyway.

Good surprise : though the few streets around are gross and feel unsafe, the Warfield Theater itself is a wonderful old-fashioned theater with golden balconies and, wonder of wonders : a floor in levels! So I stuck behind a guy leaning against the rail-thingy (with space for drinks) of the second level, which still was quite close from the stage but guaranteed me that I would see (I’m only one inch or two taller than Moametal). Yaye!

Opening band was the Swedish metal band Avatar, delivering great melodies with a freak show (singer Johannes has Joker-like make-up clown), very fun, quite loud too but the sound balance was excellent. If the singer sang instead of growling, I might listen to it more. In the end, the singer said it was their last show of this tour and they’d come up with an idea for their upcoming album, requiring a crowd shouting a word. So he asked us to shout « Silence« , several times. « I you don’t consent to be recorded, then just don’t shout. Shouting now is your consent. If you agree now and change your mind later, then good luck finding your voice and saying ‘I want you to remove my voice’. I’m gonna make you stars. Now you make me famous. »
So, fingers crossed, if they do as planned, I’ll be featured on a metal song 😁

Next came up our little fox ladies, Babymetal. The 3rd (rotating) girl who replaces Yuimetal for the dance part was Riho Sayashi, like in London. Thanks to our spot and this yaye-venue, I was able to see all of the choreography from close, which is rare. Double yaye! Because usually I only get to see from far, or between a sea of arms / heads, so it’s either a fragmented view of details, or an ensemble from far. Here I had the best of both worlds because I was close enough to see the artists expression AND the whole dance routines from Mikiko, their choreographer. I recorded some videos (though they’ll probably be struck at some point, but we’re all Babymetal deprived these days so I hope you’ll get to enjoy them) :

Babymetal at the Warfield – San Francisco – Shanti Shanti – YouTube

I had left my camera at the hotel, not knowing if they were allowed, so I only took pics and videos with my Huawei. And because I was close enough and the lighting was as awesome as always, it was enough to capture okay shots on the 2 songs I did. I failed to get a really good pic of Riho though, because when she was on the left, there was often a guy blocking the view.

Since they were on time, we were out by 10:30pm and had dinner in a slightly upscale Izakaya nearby, Ginto, because… We were fed up with bad food and hadn’t been to a proper restaurant since we had arrived in California almost a week before. Besides, it was a nice fitting end to that day to have proper Japanese food (tempura yaye!).

La mort du petit commerce, c’est pas que la faute de Bezos

Concurrence du commerce en ligne, centres commerciaux des périphéries, chute du pouvoir d’achat : beaucoup de facteurs sont évoqués pour expliquer les fermetures de commerce en centre ville. On en oublie un : ceux qui ne font pas leur boulot et te dégoûtent de te déplacer dans de « vraies » boutiques.

Ce week-end j’ai fait 2 « bijouteries/horlogeries » aux Halles pour faire remplacer la pile de ma montre. Il n’y avait personne d’autre dans la boutique. Le premier me dit qu’il ne peut pas, boîtier trop petit, et me renvoie vers l’autre boutique. La vendeuse regarde et me dit qu’elle risque de l’abîmer parce que le contour du verre est trop fin. Il faut l’envoyer en atelier, ça prend 4 jours et 29 Euros. Vu qu’on m’a déjà changé la pile en 5mn sur ce modèle plusieurs fois (et pour moins cher), je le lui dis et je me barre.

Enfin !

Heureusement, j’ai trouvé pas très loin de chez moi un petit bijoutier horloger de quartier à l’ancienne. Un jeune homme (sans doute le fils de la maison) m’a aimablement changé la pile, 3mn montre en main (jeu de mots), 10 Euros. Et sans matériel de pointe, hein. Parce que l’excuse de la vendeuse c’était « on n’a pas tous le même matériel« . Non, vous n’avez pas tous la même formation. Toi tu as un BTS vente, et la chaîne qui t’a recrutée ne s’est pas donné la peine de te former à autre chose qu’à fourguer des montres bling bling. Moralité, tu n’apportes aucune plus value par rapport à une boutique en ligne, parce que tu vendrais aussi bien (ou aussi mal) des chaussettes ou des surgelés. Même pas sûr que tu saches mettre un bracelet de montre à la taille de l’acheteur. Du coup, pourquoi se déplacer ?

Dans le même registre, j’ai sillonné plusieurs magasins pour trouver un article apparemment rare : des baskets en cuir. Parce que depuis quelques temps, la mode est aux matières « respirantes », cad du textile à trous qui fait qu’on a les pieds trempés à la première averse, et froid aux pieds dès que le temps rafraîchit. Sachant que personnellement, je ne cours pas. Les baskets, c’est l’alternative été / mi saison aux bottines pour le boulot et les week-ends passés à crapahuter dans Paris entre bus en rade et métros crados. Bref, il me faut une paire pour les jours de pluie. En cuir donc. En vrai cuir, parce que le faux, ça fait puer des pieds et ça file des ampoules (oui je suis un canari de mineur, je ne supporte rien. Je ne suis pas seulement hypersensible côté cerveau, le corps aussi).

Et l’étiquette bordayle !

Or, donc, lasse de regarder les étiquettes de matières parfois cachées par des embauchoirs àlacon, je demande carrément aux vendeuses si elles vendent des baskets en cuir. « En vrai cuir ? ». Ben oui. Et là, soit il y a tellement peu de modèles qu’elles sont capables de me les indiquer du doigt (mais aucun à ma taille), soit ils n’en vendent carrément aucun.

Qu’on ne me dise pas que c’est parce que le prix du vrai cuir a augmenté : ça ne gêne pas les fabricants même de « marques » un peu réputées de vendre du synthétique à 80 ou 100 balles. Effet du veganisme ? Ou juste de la tendance grandissante à vendre de la mauvaise qualité au prix de la bonne ? Sans parler des tendances de la mode…

Je veux du noir, sobre…

Je ne sais pas si vous avez vu cette pub extrêmement nulle pour une voiture, où un cliché ambulant bobo interchangeable veut acheter des baskets (pardon, des sneakers) et comme on ne lui propose que des dégradés de blanc, il va s’en faire customiser une paire d’éclaboussures rouges pour être raccord avec sa voiture. Les marketeux qui ont pondu cette pub n’ont pas dû voir de « sneakers » depuis 10 ans. Parce que ça fait un bail que les modèles ressemblent à des arc-en-ciels (et encore là c’est le rayon femmes, plutôt pastel. Les mecs c’est carrément flashy, fluo, criard).

Et sinon au rayon moins sportif et plus « sportswear », pour les femmes, il y a les modèles « banlieue » boule à facettes : du bling, du doré, des imprimés léopard ou tigre sur semelles compensées… Euh… Ouais mais non. Je ne sais pas si c’est la mode et je m’en cogne, je ne mettrai pas plus ça que des claquettes en fourrure, merci.

C’est pas la pire..

Au ffinal, je n’ai pas encore trouvé, mais par contre, niveau conseil, c’est dans une boutique de quartier, pas une chaîne, que j’ai reçu ceux les plus professionnels. Et d’un monsieur d’un certain âge.

BREF : allez dans vos petits commerces à l’ancienne tant qu’ils existent. Sinon vous devrez payer 30 balles et attendre une semaine pour un simple changement de piles…

La 203e de Kaamelott pour Arnaud Klein et le Guinness

J’avais parlé ici de la tentative de record du monde Guinness d’Arnaud Klein : c’est donc samedi dernier qu’il attaquait en grande pompe le 203e visionnage de Kaamelott : premier volet. Pourquoi 203? Parce que le précédent record, établi par l’Américain Augustin Alanis, était certes « seulement » de 191 séances de Avengers, mais parce que le Guinness n’avait pas compté 11 séances vues dans un cinéma fermé peu après. Et pour la blague, « jamais 203« .

Au passage, saluons l’esprit chevaleresque du tenant du titre, qui n’a pas été avare de conseils envers son challenger. Et en retour celui d’Arnaud, qui n’a pas hésité à ajouter quelques séances à son programme pour ne pas « voler » le record en s’arrêtant au seul nombre enregistré.

Si ça c’est pas la classe (des deux)

Depuis mon premier article, Arnaud a certes enchaîné les séances, et eu nombre d’apparitions médiatiques. Mais il a surtout pu rencontrer deux fois Alexandre Astier : la première sur le plateau de Quotidien, légèrement intimidé. Puis à quelques séances de la fin, notre bon roi a tenu la promesse faite via Twitter et est allé à Reims tenir compagnie à Arnaud et discuter entre quatre-z-yeux.

Cet article récapitule bien l’aventure :
https://www.francelive.fr/article/france-live/kaamelott-13-kilos-de-perdu-plus-aucune-vie-sociale-mais-record-battu-pour-celui-qui-aura-visionne-le-film-203-fois-7079026/

Et celui-ci la rencontre entre le fan et le créateur :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims/reims-arnaud-klein-a-vu-kaamelott-pour-la-202e-fois-avec-alexandre-astier-on-vous-raconte-les-coulisses-2253829.html

L’Opéraims, beau cadre

Saluons aussi le cinéma l’Opéraims, qui voyant qu’Arnaud avait du mal à trouver 4 séances « pratiques » par jour dans les salles du réseau national dans lequel il avait sa carte d’abonnement (et qu’on ne citera pas, bouuuuuh), au fil des semaines et de la diminution des séances du film, lui a proposé de venir continuer son défi chez eux. Ils ont continué leur soutien moral et logistique avec l’organisation de cette 203ème, qui a vu environ 250 fans se masser pour faire un triomphe au film, certes, mais surtout à Arnaud et à son projet. Très belle salle, au passage, mirez donc ce cadre…

Classe.

Au programme : avant le film, interviews devant le cinéma par divers médias, rencontres avec les fans venus de toute la France et de la Belgique voisine. Dans la salle (vous admirerez le superbe « carton » de présentation projeté à l’écran), un genre de discours remerciant un peu tout le monde, et en particulier ses parents, sa soeur pour avoir parlé de son projet à la journaliste qui a fait le premier sujet sur lui, et à son épouse, qui lui a apporté un soutien sans faille. Et l’annonce qu’une vidéo de la journée (incluant la séance donc) serait faite par Nicko de la chaîne Find n Geek, qui l’avait suivi toute la journée.

Le carton avant film

La projection a commencé avec pas mal de cris du public, qui se sont déchaînés quand le son s’est arrêté au moment où Lancelot cède l’île de Thanet (la colère des dieux, sans doute). Heureusement, il est revenu au bout de 5mn, non sans une tentative un peu ratée de doublage d’Arnaud. Comme quoi, 203 visionnages n’avaient pas suffi.
A la fin du film, une standing ovation, et une photo de groupe (en théorie, je suis dessus, mais heureusement c’est trop flou donc même moi je ne me retrouve pas).

A la sortie, Fun Radio a organisé une petite haie d’honneur sur le passage, alors qu’une partie des spectateurs se rendaient au Dropkick Bar. Arnaud a répondu à d’autres sollicitations médiatiques avant de les rejoindre.

Et donc, après avoir tergiversé un moment, j’ai saisi l’occasion d’aller découvrir Reims, et d’apporter ma pierre à l’édifice, avec un ticket de cinéma de plus pour Kaamelott et couvrir l’événement à mon modeste niveau. Surtout que ce blog, à l’origine, avait pour thème la fan attitude (l’URL est fjva pour « Fans Je Vous Aime », mais j’ai changé de titre au bout de quelques jours, parce que je suis une quiche en marketing…). Et là, quand même, on est sur du level qui méritait bien un salut en personne. Ramener en France, pour un film français, le record mondial de séances au Guiness Book… Vivement l’homologation.

Étant toutefois (et, ai-je appris tout récemment, comme Alexandre Astier) peu portée sur la boisson, les grandes fiestas bruyantes, et comme le Dropkick m’amenait loin de mon hôtel qui était au contraire proche de l’Opéraims, j’ai préféré faire l’impasse sur l’after pour aller manger un bout au calme relatif du restaurant voisin de la salle. Ce qui m’a permis, de façon imprévue, d’assister à la petite célébration du staff de la salle, avec quelques pétards et une photo de groupe.

Le défi de trop ?

Arnaud continue ses visionnages pour sécuriser le record. Bon courage à lui. Il envisage aussi de donner suite au défi de JC Hembert d’ajouter à son palmarès le record du nombre de représentations théâtrales vues, avec son Capitaine Fracasse… J’adresse un salut consoeural (…. Ça se dit ça) à son épouse, qui certes lui rend là la pareille d’un autre projet solo à elle qu’elle a pu faire grâce à lui il y a quelques années, mais ça va mieux en le disant. C’est beau, le travail d’équipe.

SJW = marketing débile

La dernière trouvaille débile et inutile des SJW* : un jeu de cartes égalitaire et multi racial où toutes les cartes ont la même valeur. C’est vrai que le jeu de cartes, c’est un instrument d’oppression du patriarcat blanc. Comme sans doute la fourchette, l’oreiller et la pile AAA.

Et puis ça va être pratique pour jouer aussi. C’est pas comme si quasiment tous les jeux de cartes étaient basés sur les valeurs (spéciale dédicace à Perceval).

*SJW = Social Justice Warriors. Auto-appointés défenseurs du bien, le plus souvent pour se victimiser ou récupérer des avantages, notamment en se plaçant politiquement (la politique restant le meilleur moyen de gagner de l’argent sans rien faire. Ceux qui essaient de faire sont généralement dégoutés au bout de quelques années), ou ici en développant des produits concepts fumeux. Tant qu’y a des cons qui paient..

River Phoenix, la vérité un jour?

On ne s’attend pas à voir beaucoup d’actualité sur un acteur mort depuis plus de 20 ans. Et pourtant ça arrive.

Certes, un an après avoir sorti son album inspiré de lui, la plus âgée des soeurs de River, Rain Phoenix, continue son podcast musical engagé, Launchleft, où elle interviewe des artistes établis qui lancent des artistes moins connus. Elle a fait sur Instagram un appel à témoignage pour les 30 ans de My Own Private Idaho (en septembre prochain), un film culte de la filmographie de River, demandant aux gens de témoigner si et comment le film les avait aidés à faire leur coming out, ou s’ils ont une autre connexion au film. Ils vont également vendre des cartes postales en édition limitée sur leur boutique en ligne, au bénéfice d’une association LGBT.

Ils se sont aussi associés pour le mois avec le River Phoenix Center for Peacebuilding, l’association montée par sa mère en Floride.

Mais il n’y a pas si longtemps, j’ai découvert le compte Facebook de William Richert, un réalisateur est l’auteur de A Night in the Life of Jimmy Reardon, un des premiers films où River avait la vedette, à 16 ans, et que River a ensuite convaincu de jouer le rôle du « protecteur / souteneur » de la bande de jeunes prostitués mâles dans My Own Private Idaho. Il y milite d’une part pour les droits des auteurs à Hollywood, et d’autre part pour faire entendre sa vérité au sujet de River, à savoir des informations assemblées par divers témoignages de proches, dont Samantha Mathis, qui était la petite amie de River à l’époque. C’est long et si vous lisez l’anglais, tout est détaillé ici avec également les informations fournies par le rapport d’autopsie (disponible en ligne, si vous voulez vérifier…);

En résumé, bien que la mort de River ait été présentée en général comme un malheureux accident de junkie, son autopsie ne révèle aucun signe de consommation régulière et assidue de drogue. Ce qui vient plutôt à l’appui des témoignages disant qu’il était un consommateur occasionnel, et de celui de son dernier réalisateur, George Sluizer, qui était persuadé que River était clean sur le tournage de Dark Blood (au fin fond du désert près de Salt Lake City). Et que contrairement à ce qui a été raconté à l’époque, il ne s’est pas fait un shoot au Viper Room, mais a consommé le contenu non identifié d’un gobelet en carton filé par un guitariste de ses amis avec le commentaire « Prend ça, tu vas te sentir d’enfer ». Ce qui n’est quand même pas exactement la même chose.

La dernière séance photo, par Michael Tighe

Là où ça devient encore plus glauque, c’est que le musicien en question, John Frusciante, aurait menacé de le tuer quelques semaines plus tôt quand River l’avait forcé à aller en cure de désintoxication. Et que l’enquête sur la mort de River aurait été arrêtée à la demande sa mère, Heart Phoenix. On se demande bien pourquoi. On se demande si ça a un rapport avec le fait que leur avocat est le même que celui des Red Hot Chili Peppers, dont John Frusciante était le guitariste à l’époque. Il a d’ailleurs quitté le groupe peu après (il n’était de toute façon pas en état de jouer pendant plusieurs années ensuite), y est revenu, en est reparti (pour les mêmes raisons)… Et pour être tout à fait honnête, je n’étais pas mécontente que lorsque j’ai enfin saisi l’occasion d’aller voir le groupe, à Birmingham (en partie pour voir les Babymetal en première partie), il était remplacé par le jeune et talentueux Josh Klinghoffer.

Bref… je ne dis pas que c’était un ange. Mais juste que l’image qu’il s’est colletée pendant 20 ans est tout aussi fausse que les étiquettes portées de son vivant.

Cinéma : Kaamelott Premier Volet

La partie sans spoiler

Le lendemain de la validation de mon pass sanitaire, j’ai posé mon après-midi pour aller voir Kaamelott le film. Préambule : j’aime beaucoup Kaamelott, je regarde volontiers les rediffusions, mais peut-être pas au point de me définir comme fan, comparé à ceux que je croise. Donc ce film, je l’attendais, certes, mais plus patiemment que ceux là.

Notre bon pas roi

Ressenti initial : moyens démesurés, images magnifiques (mais je regrette les steadycam…), décors grandioses (on voit que les moyens ne sont pas les mêmes), costumes extravagants (limite trop. Je sais qu’on n’est pas forcément sur du réalisme, mais des guerriers avec des tenues dans lesquelles ils ont du mal à bouger, ça fait un peu tiquer), belle musique, qui rappelle celle de John Williams, et sur la toute fin, la BO de Dune par Toto. C’est un festival, voire une avalanche, et clairement on en prend plein les mirettes et les oreilles. ). Beau cameo de Sting, qui en impose (mais il n’a pas dû pratiquer le français depuis un moment), bon film, mais des petits « mais »…

On est content de retrouver les personnages qu’on a suivis si longtemps… Mais la mayonnaise a du mal à prendre.

Ça fait assez bizarre de retrouver les personnages et les vannes de la série dans des décors réels variés, avec des costumes extravagants.

Malgré 2h de film, un peu de mal aussi à faire exister tous les personnages (en dehors d’Arthur évidemment). Si vous avez des préférés, vous aurez du bol s’ils sont à l’écran plus de 2 mn. je pense que le film pâtit un peu d’un mal récurrent des comédies françaises : l’accumulation de personnages soit pour le plaisir (du réalisateur /scénariste) de jouer avec tel ou tel acteur, soit pour des raisons marketing (mais là j’en doute…).

Passe encore pour Clovis Cornillac et Guillaume Galliene, dont le rôle est nécessaire à l’intrigue, au moins. Mais entre le fait de caser tous ses enfants (hors celui né durant la post prod) et les gags annexes, il y en a, on se je vraiment à quoi ils servent. C’est un équilibre compliqué à trouver d’élargir un univers pour qu’il sorte du cadre de la télé (et qu’on ait bien l’impression qu’il y ait une population, notamment qui souffre du joug de Lancelot) sans qu’on y perde en cohérence de la narration.

Et idem un équilibre compliqué entre un narratif tragique (c’est pas spoiler, c’est dans la bande annonce : Lancelot gouverne Kaamelott en tyran) et des scènes de l’humour habituel de la série. Mais sans le poin poin pour changer d’épisode, je trouve ça un peu rude des fois…

Attention spoilers

En discutant à la sortie avec l’ouvreuse qui me demandait mon avis (je pense que c’est encore une personne qui a mal vécu le chômage partiel et la désocialisation de la pandémie), j’en suis venue à réaliser que… Je ne comprends pas l’intérêt des flash backs.

Je pense que le film serait plus clair et mieux sans. On le sait qu’Arthur n’aime pas l’injustice, on le sait qu’il aime les jolies brunes. Ça nuit à la narration sans ajouter grand chose (à part un rôle pour un des gamins d’Astier).

Quelqu’un sur le Neurchi de Kaamelott a partagé cette intéressante interview du Bulletin, où Alexandre Astier explique qu’il a voulu révéler qu’Arthur portait le poids d’avoir tué quelqu’un et abandonné son premier amour, et que ça expliquait sa réticence à tuer et son refus de l’esclavage. Alors je suis passée complètement à côté, d’une part parce que je n’avais pas compris que Shedda était une esclave (je pensais que c’était la fille de Furadja), et que en contexte, je suis peut être psychopathe, mais un élève légionnaire qui tue quelqu’un qui a blessé quelqu’un qu’il aime, je ne vois pas le traumatisme. Mais bon, j’avoue que je me sentais très peu intéressée par les états d’âme d’un Arthur ado ENCORE amoureux (et pourtant j’avais adoré l’arc avec Aconia, mais là j’overdose).

L’interview explique aussi les 3 jeunes pignoufs qui rejoignent la résistance, sauf que personnellement, je les classe dans les personnages qui rajoutent inutilement du fouillis à l’histoire. Avec la sœur de Leodagan.

La scène du Robobrol, outre un énième personnage pochette surprise, est interminable. Seul la dernière action la sauve, à mon goût, mais j’aurais nettement préféré voir plus 3mn de plus d’une autre scène. J’aurais aussi préféré voir moins de conneries de Perceval et Karadoc, ce qui m’étonne vu que dans la série j’aime beaucoup, mais là j’avais juste envie que Merlin leur claque la gueule. Ou n’importe qui d’autre. J’ai perdu énormément de patience vis-à-vis des boulets quand la situation est critique…

Mais bon, personnellement je suis d’avis que non seulement Peter Jackson a bien fait de ne pas mettre Tom Bombadil dans les films du Seigneur des Anneaux, mais aussi que les romans bénéficieraient nettement d’un élagage de ce passage, de celui sur l’herbe à pipe et du retour des Hobbits à la Comté quand ils retrouvent Saroumane…

Heureusement, il y a la belle évolution de Guenièvre, celle de Merlin (en voilà un qui a la chance que, même s’il a peu de temps à l’écran, ça sert le personnage ET l’intrigue), la nouvelle table ronde (le concept, parce que la présentation des pseudo chevaliers était pas mal lourdingue), le duc d’Aquitaine (un peu Deus ex Machina mais ça passe). Les Saxons sont bien. Étonnamment, car je n’aurais pas parié une cacahouète dessus, les Burgondes ne sont pas là que pour le fan service (très bonne idée, peut être la meilleure de tout le film). Comme quoi, il est possible de reprendre des personnages qui n’étaient que comiques pour les intégrer à l’histoire autrement que pour un gag dispensable.

J’y ai aussi trouvé, dès le début, une grosse influence Star Wars. Dans l’ouverture avec le résumé de la situation, pas mal de scènes, la mise en scène, la musique, et puis l’histoire (abattre un roi/empereur malfaisant). Le point culminant étant le combat entre Arthur et Lancelot, qui m’a semblé calqué sur celui de Luke contre Darth Vader dans le Retour du Jedi. Sans parler du costume de Lancelot qui le fait ressembler à Vader sans casque.

En bonus, l’interview Topito d’Anne Girouard avec Alexandre Astier et François Rollin, où d’une part, on voit qu’Astier ne considère pas Guenièvre comme idiote (c’était pas évident dans la série… Du moins les premières saisons). Et où on découvre que François Rollin ne savait pas qui était Sting…

Un regard sur #saccageparis

Connaissez-vous le hashtag #saccageparis ? Depuis mars ou avril, il est un gros gravillon dans les escarpins qu’a chaussés Anne Hidalgo pour sillonner les routes de France et d’ailleurs afin de préparer sa candidature à la présidence de la République. Cette semaine, elle était à Kigali au Rwanda pour une conférence de l’Association Internationale des Maires Francophones, énième « machin » inutile que la mairie de Paris subventionne à hauteur d’1,6 Million par an (en sus des 40 000 euros de cotisation). Et après on se demande pourquoi Paris a 7 milliards de dettes. Enfin non, depuis que je suis le hashtag, je ne me le demande plus…

Bien que les médias aient tendance à réduire les revendications rassemblées derrière ce tag (et non le compte Twitter du même nom, qui s’est créé après pour l’exploiter) à la saleté des rues de Paris, elles sont plus nombreuses et variées :

  1. Défaut d’entretien des rues et du mobilier urbain, parfois dangereux- panneaux arrachés, trous dans la chaussée et sur les trottoirs,… Le Canard Enchaîné a aimablement révélé une des raisons :

2. Quand aux lampadaires et autres feux rouges réparés au chatterton, avec des câbles électriques apparents, c’est le travail de l’entreprise Evesa, titulaire du marché. Qui, comme tant d’autres entreprises en contrat pour la ville de Paris, ne semble faire l’objet d’aucun contrôle des travaux… A 90 millions par an, ça fait cher du rouleau de scotch.

3. Disparition et dégradation du mobilier urbain, remplacé au mieux par des modèles anti-SDF hors de prix commandés à des designers de renom (mais moches quand même), au pire par des modèles qui plaisent aux EELV de l’alliance majoritaire, tout en bois de palette et poutres en bois. Vous savez, EELV, ce sont ces écologistes qui ignorent que le bois non traité, ça pourrit vite en plein air…

4. Ces mêmes écolos qui promeuvent des pieds d’arbres végétalisés gérés par les riverains (ou associations) qui en font la demande. Et qui, dans leur grande majorité, sont d’aussi piètres jardiniers qu’eux. Eh oui, le jardinage, ce n’est pas un hobby pour bobo qui passe ses week-ends en villégiature et ses soirées à boire des cocktails à la goyave. Ça demande du temps, de la constance, et des compétences. Des compétences qu’ont les jardiniers de Paris, dont la mairie diminue les effectifs.

5. Remarquez, ça ne devrait pas être trop grave, puisque les espaces verts diminuent à vitesse grand V devant la bétonnisation de Paris faite à marche forcée par Hidalgo. Partout où il restait des friches ou des espaces verts, la maire fait installer des programmes immobiliers, de préférence des tours géantes dont, pourtant, la population avait clairement exprimé à son prédécesseur Delanoë qu’elle ne voulait pas.

6. Et cela alors que la mairie, par le biais de l’adjoint envoyé au front le plus souvent, Emmanuel Grégoire, clame haut et fort qu’il faut lutter contre la densification de Paris… Et prétend, pour lutter contre le réchauffement climatique et les canicules parisiennes, multiplier les arbres et les « forêts urbaines ». Du pipeau démonté par Le Monde, oui parce que dans les projets annoncés lors de la campagne, on ne sait pas, à la mairie, qu’un arbre, ça a besoin de terre. Et pas juste 20cm de profondeur. Donc la forêt devant l’hôtel de ville, c’est pas possib’ ma brave dame… Des mensonges aussi sur les arbres soit disant plantés en masse par la mairie, qui ne compensent pas du tout tout ceux qu’elle coupe, sous des motifs farfelus. Remember la glycine de Montmartre ? Abattue soit disant parce qu’elle dépérissait, il faudra 2 mois à la mairie pour publier un justificatif… Qui concerne un autre végétal. Est-ce qu’on ne se foutrait pas un peu de notre gueule ? Je crois que la question elle est vite répondue…

7. A la place, on nous installe des jardinières, souvent biodégradables elles aussi, et qui font d’excellents nids pour les rats. C’est ça, la biodiversité version EELV. Remarquez, dans mon quartier, c’est multi usage, ça sert aussi : de cendrier, de poubelle, de cache pour les dealers, et d’urinoir.

8. Ah oui, les urinoirs. Fameux exemple du gâchis d’argent de cette mairie axée sur la communication, mais qui n’a pas le début d’une notion de « budget », de retour sur investissement ou d’analyse d’impact… C’est pas grave après tout, c’est pas leur pognon… C’est le nôtre ! Le plus célèbre exemple, donc, ce sont ces « Naturinoirs » à 40 000 euros de la société Ecosec, censés recycler l’urine en engrais grâce à l’énergie solaire. Résultat :

Parce que dans les start-up de l’écologie, vous voyez, on ne sait pas que les arbres, ben, ça fait des feuilles. A la mairie non plus, du reste. Je ne sais pas à combien ils se sont mis pour valider le projet, mais je pense que tous autant qu’ils sont, ils ont autant de compétences en écologie qu’un gamin de 6 ans.

9. Remarquez, au rayon du gaspillage d’argent public, ils nous ont aussi conçu, pour recycler Audrey Pulvar après son échec retentissant aux régionales, une Académie du Climat, pour sensibiliser les jeunes au changement climatique et réfléchir à des solutions pour y remédier. Ça cogite dur, niveau atelier bricolage de mon petit cousin de CP :

On reproche au mouvement d’être récupéré par l’opposition. Ben…. Encore heureux non ? Ce n’est quand même pas notre faute si à chaque fois qu’on identifie un problème à Paris et qu’on creuse, on trouve à la source des décisions lamentables de la même majorité ? Croyez moi, j’en ai été surprise, ayant voté pour eux jusqu’à la première élection d’Hidalgo. Depuis, je regrette…

3, 2 millions pour enfiler les banalités comme des perles

10. Le patrimoine de Paris est démoli pour des réaménagements pas toujours nécessaires, surtout quand on a déjà 7 milliards de dette. Les fontaines de la porte de la Chapelle. Celles de la place de la République. Le jardin de la Pagode (c’est ballot : là où il y a des arbres en pleine terre, la mairie ferme les yeux sur leur excavation. Elle se vend si cher que ça, la terre parisienne ?)…

11. Autre grief : la gestion (ou absence de) de la toxicomanie dans le nord de Paris : les riverains des jardins d’Eole, dans le quartier de Stalingrad, ont dû en venir à dégager les dealers de crack à coup de mortier de feux d’artifice pour que les médias se décident à parler de leur calvaire, aggravé par le démantèlement de la Colline du Crack et le confinement : un quartier livré aux dealers et consommateurs de crack, une drogue particulièrement destructrice. Des riverains sous pression qui ne peuvent dormir à cause des bagarres, cris et viols sous leurs fenêtres, des enfant traumatisés par les scènes d’injection et de déchéance, et par les agressions de toxicos prêts à tout pour se payer une nouvelle dose. Scènes similaires autour de la gare du Nord et de la salle de shoot de l’hôpital Lariboisière. Il paraît qu’il ne faut pas dire salle de shoot mais SCMR, salle de consommation à modération des risques. Pourtant les riverains, eux, dénoncent une aggravation des risques pour eux. La SCMR de Paris ne poussant pas franchement à la désintoxication et ne fournissant pas de palliatifs, elle attire les dealers sûrs d’y trouver des clients. Chaude ambiance.

Je n’habite pas très loin. Le quartier n’a jamais été jojo, mais ça allait encore jusqu’à il y a quelques années. Je le décrivais comme « coloré pas craignos ». Depuis le début du confinement, j’ai failli me faire piquer mon téléphone dans la rue 2 fois, j’ai assisté à 2 vols à la tire, entendu dans la rue une bonne cinquantaine d’altércations / poursuites (au minimum. Je ne les compte plus. Durant le couvre-feu, tous les soirs il y avait un passage de cassos braillards dans la rue, rarement les mêmes. Ambiance American Nightmare). Et, grâce à l’extension des zones de deal, depuis 3 mois, j’ai assisté 3 fois à des scènes de shoot dans la rue, en plein jour.

Il était 18h…

Je pourrais continuer des heures. La liste des méfaits de la mairie est longue. En gros, ils trouvent toujours de l’argent pour des projets artistiques non durables, mais la sécurité, la propreté et la beauté de Paris, ils s’assoient dessus.

Et puis ce soir, je suis tombée sur l’article d’un anglais qui écrit depuis Paris, qui nous donne son avis sur le mouvement saccageparis. La traduction dans Courrier International, ci-dessous, n’est accessible en entier qu’aux abonnés, mais la version originale sur le site The Local est disponible en entier.

https://www.courrierinternational.com/article/vu-du-royaume-uni-le-vrai-saccage-de-paris-cest-lexode-de-ses-habitants

Je suis ravie d’apprendre que le fait que la criminalité à Paris ait augmenté de 46% en 6 ans en 2019 n’est pas grave, parce que « c’est limité aux quartiers nord et est de Paris, les plus pauvres ». C’est là que j’habite, mais sans doute que lui non, alors il s’en fout. Et encore, les chiffres s’arrêtent à 2019. Ils ont dû bondir avec le confinement, si tant est que les gens se fatiguent encore à porter plainte, étant donné qu’en général derrière, pour un « simple » vol, il n’y a pas d’action (testé pour vous. L’officier qui a pris ma plainte pour un vol de chèque, à la 3e tentative, a été sympathique, mais ne m’a laissé aucune illusion sur le fait d’avoir des nouvelles… Alors qu’on avait le nom et le numéro de compte de la personne qui avait encaissé le chèque volé à la Poste- ah oui, la Poste non plus n’a pas enquêté. Suite à ma réclamation, ils m’ont juste envoyé un courrier sans aucun moyen de réponse pour m’offrir le prix du timbre en compensation, et encore, même ce coupon n’était pas en pièce jointe… Nuls jusqu’au bout).

Et je suis aussi ravie de découvrir que pour lui, le problème, c’est la gentrification, qui diminue la charmante et folklorique diversité de population. Dans mon quartier, c’est pas les bobos qui représentent 90% de la population… Notez, les toxicos eux sont de toute nationalité. Le gros mec bourré tout nu qui menaçait de descendre par la fenêtre (du 5e étage) en découdre avec les autres glandus qui picolent devant l’hôtel dans ma rue (qui, vu la populace aux fenêtres, a dû être réquisitionné comme hébergement d’urgence pour cassos divers et avariés), vue sa gueule et son accent, il était plutôt des pays de l’Est.

Comme dans Friends !

Mais le reste du quartier, lui, est devenu une banlieue d’Islamabad, complète avec ses conflits ethniques ou religieux (je ne parle pas l’ourdu ni le pendjabi, je n’ai pas saisi les détails des bagarres régulières)… Remarquez, l’avantage, c’est que quand des bandes de jeunes d’autres minorités descendent des quartiers nord pour trafiquer, ou des « mineurs isolés marocains » viennent jouer les pickpockets, ils ne s’embêtent pas avec des médiateurs de la ville de Paris : ils prennent directement qui une chaise, qui un bâton sur un des chantiers perpétuels du coin, et ils se menacent façon parade d’intimidation, voire ils se foutent directement sur la gueule.

Ce n’est pas que j’ai une affection démesurée pour le bobo biobio donneur de leçons qui commande des baskets équitables en soja sur son iPhone changé tous les ans, mais croyez moi, je m’estimerais heureuse si le problème de mon quartier, c’était la gentrification… Déjà, il y aurait plus d’une femme sur 20 dans la rue…

Un fan de Kaamelott va voir le film 200 fois- dont une au lion

Arnaud Klein, un fan rémois de la série Kaamelott, a décidé de mettre à profit le temps que lui laisse la pandémie, qui freine fortement sa reconversion dans le cinéma, pour se lancer un défi : battre le record du monde Guinness du nombre de séances de cinéma pour voir le même film. Il est actuellement détenu par un américain qui a vu 191 fois Avengers : the Endgame, le record.

Questionné régulièrement sur ses motivations, il répond (attention, n’allez pas sur son compte Twitter si vous fuyez les spoilers) :

Et de citer aussi cette réplique culte de la série « C’est systématiquement débile, et toujours inattendu ».

Face à ce défi certes démesuré et gratuit, comme souvent les défis et encore plus les records Guinness, il peut compter sur des soutiens d’autres fans… Mais aussi une avalanche de commentaires en mode « Gneu gneu y en qui ont les moyens, ça va faire 2000 euros de billets ! », et « C’est du temps perdu ! », parfois assorti d’un « Pourquoi ne pas plutôt faire du bénévolat », qui m’ont bien gavée.

Déjà, si tu es sur les réseaux sociaux à commenter une info de ce genre, c’est que tu n’as vraiment de leçon à donner à personne sur le temps perdu (moi la première).

Zut

Et ensuite, tant qu’on ne porte préjudice à personne, j’aimerais bien que tout le monde se mette dans la tête qu’on est bien libre de faire ce qu’on veut de son temps ET de son argent (même si ici, avec une carte illimitée, c’est pas trop le sujet, ça va lui coûter 30 eur par mois). Au passage, je suis sidérée de découvrir le nombre de gens qui, en 2021, ignorent encore l’existence des abonnements de cinéma illimités.

En l’occurrence, ici, c’est aussi une manière comme une autre de se faire connaître, et pas plus con qu’une autre (coucou les influenceuses qui vendent leur Q à Dubai).

Surtout qu’au final, en se montrant pas trop débile en interview et dans ses vidéos, ça peut déboucher sur des trucs sympas

Bref, bye bye les rageux, essayez de mener votre vie pour vous et pas en fonction des autres. Vous verrez, ça rend moins aigri.

Love that portrait of 95′ Keanu Reeves by Jackie Sun

I’m currently KonMari-ing my computer of the 30 years of combined backups it holds. I had Internet early when I was at university, and at the time when it was still difficult for me to find good reads about my favorite celebrities (River Phoenix and Keanu Reeves), I saved articles about them. A lot of them went to the bin because they’re irrelevent so much later. But upon reading that one, unfortunately saved without the source, just the author’s name (Jackie Sun. If you read these lines, I hope you don’t mind me sharing your article. I loved it but I will remove it if you want), and since it doesn’t seem to be available online anywhere, I figured I should « save » it on this blog to share that insightul portrait of Keanu Reeves.


KEANU REEVES BELONGS IN THE CLOUDS
Keanu Reeves is a reactive actor. Keanu Reeves is a physical actor. Keanu
Reeves is a star. A Walk in the Clouds confirms that all three statements
are true.

Reeves is best in movie roles, where he mainly reacts to other characters or
events. He uneasily initiates action, but he exudes far more confidence as a
gorgeous, but modest object of desire. Gus Van Sant knew this in My Own
Private Idaho, when he made Reeves the callous object of River Phoenix’s
unrequited longing. Kathryn Bigelow knew this in Point Break, when she shot
the opening scene of Reeves expertly handling a rifle, in a black T-shirt,
tightened by the pouring rain. Jan De Bont knew this in Speed, when he
included that shot of intertwined Reeves and Sandra Bullock careening their
graceful way out from an exploding bus, onto the airport tarmac through a
tangle of gorgeous blood red ribbons. Alfonso Arau knows this in A Walk in
the Clouds.

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