Litanie contre la pelle

Si vous avez lu Dune, vous connaissez la Litanie contre la Peur. Un petit texte des Bene Gesserit qui vise à permettre à celui qui se le récite de surmonter sa peur (testé et approuvé par moi pendant des crises d’angoisse à 3h du matin. Essentiellement parce que ça sert à focaliser le cerveau sur un truc précis. C’est un peu comme de la méditation sauf que je n’arrive pas à pratiquer la méditation assez pour en tirer un réel bénéfice).

Dans cette optique, et inspirée par une copine qui a pour leitmotiv :

Je vous présente la Litanie contre la Pelle.

Pour lutter contre l’envie de répondre aux casse-bonbons à grand coups de pelle.

Entend mon appel-euh
Mon ami Pierrot.
Prête moi ta pelle
Pour punir un sot.

L’envie est si forte
De lui mettre un pain.
Ouvre-moi ta porte
Sinon t’en prends un!

Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas eu les Charlots en marronnier de Noël

Ceci n’est pas un fake. Sachant qu’à mon avis la Poste est déjà à genoux. C’est plus des guignols au gouvernement, c’est des débiles mentaux. Et encore, c’est méchant pour les débiles.

Cad fermer des commerces concentre les clients sur les grandes surfaces. Et fermer les rayons « non essentiels » fait que, outre que si tes gamins ne rentrent plus dans leurs fringues ou ton frigo te lâche, tu ne peux pas acheter ce qu’il faut, pour les courses de Noël, les gens vont avoir le choix entre prévoir le coup et tout commander sur Internet (c’est pas plutôt un complot de Jeff Bezos que de Bill Gates, ce merdier?…), ou s’agglutiner en clusters dans les rayons magasins quand ils rouvriront… S’ils rouvrent. C’est intelligent.

Aussi intelligent que la fermeture obligatoire des restaurants en vente à emporter à 22h. Comme ça les gens sont obligés de commander entre 19h et 21h30. Ou à l’avance et de bouffer réchauffé ou froid. Mais en tout cas ça réduit la plage horaire et donc => ça augmente les rassemblements aux mêmes heures (et ça limite encore le chiffre d’affaires des restaurateurs).
On dirait qu’ils ne savent plus quoi inventer pour couler le pays plus vite.

Les Charlots ou les Guignols ?

Pour Pâques, un Grenelle de la Cloche devrait se réunir mi-décembre pour statuer sur la création d’un Observatoire du Lapin de Pâques, qui lui-même mettra en place un calendrier de réunions pour se mettre d’accord sur l’éventualité de tolérer ou pas la vente des œufs de Pâques, et si oui, les calibres et compositions autorisées. On s’autorise à penser dans les milieux autorisés que ça sent le roussi pour les mini oeufs à la liqueur…

D’aucuns rétorquent, quand on taxe le gouvernement de nullité, que c’est facile le yakafokon, et qu’on n’aurait pas mieux fait à leur place.

Alors personnellement, de ce côté, 2 semaines avant l’annonce du 1er confinement, voyant l’évolution de la situation en Chine et en Italie, j’avais demandé à la société qui m’emploie de nous autoriser à faire du télétravail plusieurs jours par semaine.

Je râlais contre le maintien des élections législatives, que j’ai boycottées (ce qui a peut-être sauvé un assesseur ou une petite vieille civique, vu que quelques jours après je perdais le sens du goût…).

Et mi-septembre je déplorais d’entendre autant de gens rapporter que leurs sociétés leur faisaient reprendre le travail en présentiel à temps plein, dans des secteurs où le télétravail fonctionne très bien. Ce qui avait entre autres pour effet de ré-engorger le métro. Et je déplorais surtout que le gouvernement ne tape pas du poing sur la table pour indiquer au MEDEF que ce serait bien d’être prudent là dessus. Je signale à ce sujet que mes patrons, eux, sont nettement moins débiles que le gouvernement, puisqu’on n’avait repris en présentiel qu’en septembre et à mi-temps, et qu’en suivant l’évolution de la situation sanitaire, ils ont vite augmenté la part de télétravail, bien avant que Macrus et Costex prennent des mesures.

Donc ce n’est pas un raisonnement a posteriori : on est plusieurs à savoir lire les données fournies par le site officiel et en tirer les conséquences, merci…

Manga feel good : Family Compo

Régulièrement, j’essaie de désencombrer mon appartement parisien surchargé. Cette fois, j’ai exhumé les 14 tomes de Family Compo de leur 3e rangée d’étagère en me disant que je ne les avais pas relus depuis longtemps, et qu’ils faisaient un bon candidat à la revente (14 tomes d’un coup, ça en fait de la place). J’ai ouvert le premier tome pour évaluer si ça me manquerait ou pas. 14 tomes de relecture plus tard, je les ai remis à leur place : ce n’est peut-être pas un chef d’œuvre, mais c’est très joliment dessiné, et comme lecture feel good en temps de crise comme en ce moment, ça fait le boulot. L’histoire est un mélange réussi un tiers humour, un tiers fan service (que même en tant que membre de la gent féminine, je ne désapprouve pas : il y a aussi quelques beaux mecs) et un tiers message optimiste d’affirmation de sa différence (pas que pour les minorités sexuelles).

2 couvertures

L’histoire

Déjà orphelin de mère depuis tout petit, Masahiko vient de perdre son père juste avant de rentrer à l’université. Le voilà contraint de troquer ses projets d’études contre l’obligation de trouver du travail pour subvenir à ses besoins. Mais sa tante Yukari Wakanae, qu’il n’avait jamais rencontré, toque à sa porte et propose de l’héberger. Surpris, Masahiko refuse d’abord : il se souvient vaguement que sa mère avait un jeune frère, avec qui elle avait rompu les ponts, et qui serait donc le mari de Yukari. Pourquoi cette rupture ? Mystère, mais cela inquiète Masahiko. Serait-ce une famille de yakuza ?

En essayant de retrouver la maison de la famille, il tombe sur Shion, une jolie jeune fille au tempérament bien trempé… Qui s’avère être sa cousine, la fille du couple. Il rencontre donc son oncle Sora Wakanae, dessinateur de manga, et reste à dîner. La famille l’accueille tellement chaleureusement que Masahiko, dont le père était souvent retenu par son travail, fond à l’idée de revivre enfin dans un cocon familial, et accepte de séjourner chez eux quelque temps. Mais à cause de Shion, il ne met pas longtemps à découvrir le pot-aux-roses : si les Wakanae semblent être la famille idéale, c’est à un léger détail près : Yukari est en fait le frère de la mère de Masahiko, et Sora est la mère de Shion… Mais les 2 ont échangé leur identité il y a bien longtemps, vivant travestis.

Quant à Shion, peut-être à cause de cela, elle a grandi en pensant qu’on pouvait choisir d’être fille ou garçon, et a alterné durant son enfance. Et toutes les assistantes de maître Sora s’avèrent avoir été initialement des hommes. D’abord choqué, Masahiko décide de rester, essentiellement parce qu’il n’a pas envie de faire de la peine à Yukari en rejetant sa proposition.

La révélation du 1er tome

Bien que le thème principal soit donc l’identité sexuelle et ses différentes variantes, ce manga ne plaira sans doute pas aux plus « woke » des lecteurs. Déjà, il date de 1999, avant que les USA n’aient envahi le monde de leurs conceptions issues d’une société où les problématiques de sexe sont loin d’être celles du reste du monde (un pays où c’est un problème pour une petite fille de porter les cheveux courts parce que ce n’est pas féminin…).

Ensuite, Tsukasa Hojo, plus connu en tant qu’auteur de City Hunter et Cats’ Eyes, signe ici un manga essentiellement comique. Certes, il le fait gentiment : les Wakanae sont vraiment une famille idéale, on les aime instantanément, et on s’attache à tous les personnages, des assistantes loufoques au chef mafieux, monsieur Tatsumi. Mais ce n’est en rien une étude de genres (ah ah, jeu de mots). Hojo n’a pas passé un doctorat en sociologie avant de l’écrire (ce qui semble être un pré-requis pour ne pas se faire insulter quand on aborde le sujet). Il semble que sa seule documentation ait été une visite dans un bar gay pour découvrir l’ambiance. Il confond allègrement transgenre, travesti et autres variations de l’identité sexuelle – peut-être que la langue japonaise manquait aussi de mots en 1999 pour nuancer le propos. Et pourtant au final, il a reçu des témoignages de lecteurs se retrouvant dans les conflits de ses personnages, comme un homme marié et père de famille qui se travestit mais doit cacher sa double vie à son épouse.

Au fil des tomes, Masahiko verra son oncle Sora affronter les préjugés de son père. Il nouera aussi une relation avec Yoko, une ex-camarade de lycée, qui se demande s’il est réellement attiré par elle.

Les Wakanae habillés selon leur sexe…

Le plus gênant et daté (ou hélas trop fréquent dans les mangas), pour moi, c’est le traitement parfois léger du consentement, à tous les étages. Déjà, Masahiko est forcé par le club de cinéma de sa fac à se travestir en fille pour jouer dans leurs films. Un peu trop poire, Masahiko se retrouve régulièrement embringué dans ce genre de marché de dupes. Il est tellement « mignonne » à l’écran que ça déclenche une foule de quiproquos et de coups de foudre, le plus important étant monsieur Tatsumi, un chef yakuza, qui s’entiche de Masami, le nom donné à Masahiko comme « actrice ». Apprenant la vérité, il essaiera plusieurs stratagèmes pour amener Masahiko à révéler son côté féminin (inexistant), dans l’espoir qu’il devienne un jour une vraie femme.

Curieusement, d’ailleurs, la vertu des personnages féminins est mieux préservée que celle des personnages masculins- dont plusieurs sont des pervers, mais pas forcément ceux qu’on pourrait croire au début. 2 ou 3 fois, des hommes qui avaient prévu d’abuser de filles (en les soûlant, généralement) se retrouvent pris à leur propre piège par des travestis et/ou transsexuels… Et c’est traité à la blague. Mais c’est très moyen.

Si ce que vous cherchez, ce n’est pas un pamphlet en ligne avec le parti, mais un manga drôle, émouvant, bien dessiné, avec une galerie de personnages hauts en couleurs et sortant de l’ordinaire, alors jetez-y un oeil. J’y ai re-découvert le talent de Tsukasa Hojo pour créer des personnages foncièrement humains et attachants. Ce qui devient rare dans mes lectures plus récentes.

Buffy : Once More with Feeling : Rave in Peace

Dans une tentative de désencombrement, je me suis enfin décidée à revendre mes DVD de Buffy. Mais avant, il y a un seul épisode que j’ai voulu revoir : l’épisode musical Once More With Feeling (saison 6, épisode 7).

Et plus j’y repensais, plus les chansons (dont j’avais jadis le CD) me revenaient en tête. J’en suis la première surprise, vue l’allergie que j’ai développée envers Joss Whedon (le créateur du show) pour la façon dont il a abandonné la série, pour les saisons 6 et 7, aux mains de Marti Noxon, qui l’a complètement sabordée de ses névroses. Vous me direz, la plupart des auteurs écrivent autour de leurs névroses, mais les bons le font en évitant les métaphores lourdingues, et en respectant les personnages au lieu de les bousiller.

Soit dit en passant, pour me remettre en tête le contexte, j’ai regardé seulement 2 épisodes avant celui-ci, et pour le reste, la lecture des résumés sur Wiki m’a rappelé pourquoi les saisons 6 et 7 m’ont fait passer le goût de Buffy.

D’ailleurs, je vous déconseille de les regarder si vous avez le moral dans les chaussettes. Entre Buffy en pleine dépression post-résurrection, abandonnée par Giles (l’acteur Anthony Stewart Head voulait retourner en Angleterre, si je me souviens), obligée de bosser dans un fast-food pour conserver un toit à sa soeur Dawn (leur mère est morte dans la saison 5), alors qu’aucun des autres habitants de la maison (Willow et Tara) ne songe à ramener des sous… Willow qui sombre dans une addiction à la magie (traitée à la truelle)… Et la menace fil rouge de la saison, ce sont les 3 geeks crétins.

Mais passons. L’épisode musical, lui, permet aux personnages de révéler leurs profondes blessures, dans un florilège de styles divers, et même si les talents de chanteur des acteurs varient, le résultat global n’a pas trop vieilli.

Par contre, il vaut mieux regarder la VO et éviter de lire les sous-titres des chansons, qui sont… Maïgod. Mais quelle idée. Je sais que c’est compliqué de trouver des rimes, mais tout de même… « Allons affronter ces galopins »? Pour rimer avec les lapins d’Anya ?

Cela m’a aussi rappelé que j’avais écrit une autre parodie (en plus de celles des chansons de James Marsters déjà recyclées sur ce blog), sur la musique du numéro de Spike, « Rest in Peace », adapté au contexte d’une fan en convention (ça a 18 ans, hein. Mais je suis assez contente du push-up).

Rave in Peace

I grew bored
So many years ago
You can make me feel
Like it isn’t so
And why you come to conventions
I think I finally know
Mmm, mmmm

You flirt
Enjoying the whole game
And you can’t be the one you are
You know they want some more
Playing with a thousand girls
It doesn’t make it real

That’s great —
But I don’t wanna play
‘Cause being with you touches me
More than I can say
And since I’m only game to you
I’m saying stay away
And let me rave in peace

Let me rave in peace
Let me get some sleep
Let me take my love and bury it
In a hole six-foot deep
My Buffy tapes are all worn
But I can’t find my sweet release
So let me rave in peace

You know
You got a thousand slaves
And you just love to let them hope
That you might misbehave
But ’till you do, I’m telling you
Stop blocking my brainwaves
And let me rave in peace

I know I should go
But I follow you
Like a fan possessed
There’s a push-up here
Beneath my breast
And I go to cons
Each time you’re a guest
If my bank could speak
It would sure protest
But I can see
You’re unimpressed
So leave me be

Let me rave in peace
Let me get some sleep
Let me take my love and bury it
In a hole six-foot deep
My Buffy tapes are all worn
But I can’t find my sweet release
Let me rave in peace

Why won’t you let me rave in peace?

Calendrier du confinement (1)

Je ne sais pas combien de temps ça va durer, mais plutôt qu’un énième journal de confinement (qui dans mon cas se résumerait à « télétravail, télé, dodo »), je vous propose des idées pour limiter la déprime.

La première, c’est de profiter du fait que les magasins ont déjà dégainé les calendriers de l’Avent. Et c’est un bon moyen de s’offrir une petite surprise par jour pendant 24 jours sans sortir de chez soi.

Pour conjuguer décoration festive, manque de place et esprit de Noël plutôt païen, j’ai opté pour celui-ci, chez Natures et Découvertes. En plus il y a un petit renard ! Yapuka le recevoir.

Leçons de vie : ce qu’on garde du travail

Il y a quelques années, quand j’ai entamé le loooong processus de rangement /désencombrement de mon appartement, j’ai passé un certain nombre d’heure à soigneusement ranger la doc de mes diverses missions en entreprise. Je me disais « on ne sait jamais, si on me rappelle chez le même client, ou qu’en entretien pour la même société on me pose des questions, ça peut me servir ».

Au final, il y a une fois où, revenant chez un client côté MOA après avoir bossé chez eux côté MOE, on m’a demandé qui était mon directeur de projet à l’époque (et j’avais oublié son nom. Je me souvenais surtout qu’il ne servait pas à grand chose, et avait tellement dénigré ma bosseuse de chef de projet qu’elle s’est finalement barrée de l’informatique pour bosser au CE).

Et puis avec le temps, j’ai réalisé que mon CV était assez fourni et avait assez évolué pour qu’on ne s’attende pas à ce que je me souvienne des détails, ni que je refasse la même chose. Joie.. Ce n’est pas que j’ai pas confiance en moi, c’est que j’ai mis 15 ans à avoir une vague idée du marché du secteur. Enfin j’ai aussi mis, allez, 12 ans à me rendre compte que, à quelques « historiques monomaniaques » près (généralement mal vus de leur hiérarchie et avec qui il vaut mieux réfléchir avant d’aller leur poser des questions, mais moi j’aime bien, au moins ils savent de quoi ils causent, on apprend beaucoup avec eux. Et quand on est carré et qu’on ne les dérange pas pour rien, ils sont souvent très sympa), les « experts » et chefs divers n’en savaient pas plus que moi et apprenaient sur le tas. Ce fut extrêmement libérateur. Depuis, on peut me confier à peu près n’importe quel job dont je connais la moitié des tâches : je suis zen sur ma capacité à gérer.

Vieilleries

Donc je viens de refaire une passe de tous les dossiers soigneusement étiquetés, pour ne garder que les contrats et certificats de travail, et une page avec les noms des collèges de l’époque (enfin… Ceux dont, en lisant les noms, je me souviens encore). Allez zou, plusieurs kilos de paperasse en moins.

L’important, ce n’est pas l’expérience dans les détails, c’est :

  • ce qu’on appelle le « savoir faire » qu’on peut facilement transposer chez un autre employeur
  • le « savoir être », cad ne pas être un inadapté complet. Et même là vous avez quand même une certaine marge, en fonction des postes, parce que la preuve : en étant à moitié asociale voire carrément zarbe, je réussis à laisser plutôt bonne impression, paraît-il. Il faut dire que, étant zarbe, et n’ayant pas l’intention de mélanger boulot et vie privée sauf avec les collègues avec qui ça « colle », je suis aussi capable de m’entendre avec à peu près tout le monde. Et quand je sens que j’aurais du mal à supporter (ou ne pas me faire moquer) par des collègues, je trouve des moyens diplomatiques de limiter mes contacts avec eux au strictement nécessaire. Et ça passe généralement. Miraculeux.

Facebook bloque mon blog

Non vous ne rêvez pas, 2 articles en 2 jours !

Bon, celui-ci est juste pour signaler que depuis hier, Facebook n’accepte plus que je partage de lien vers mon blog. Ils avaient déjà désactivé le partage automatique il y a un bail, les raclures, mais là, sans raison explicite, plus possible de poster de lien sans avoir ce message.

J’ai consulté les « standards de la communauté », et je ne vois pas en quoi mon blog y contrevient. De toute façon, les standards de Facebook ne bloquent pas les pages qui se font du clic et des appels de fonds en volant et repostant des photos d’enfants handicapés ou morts, ni les communautés sexistes.

Je me suis tournée vers le forum d’entraide WordPress, voici leur réponse :

Autant dire que mes chances que Facebook résolve le problème sont nulles.

J’hésite entre boycotter (mais c’est compliqué) ou les spammer de contenu merdeux énervé. Ça tombe bien, je suis d’humeur.

Réhabilitons le Dune de David Lynch

Alors que tout le monde trépigne d’impatience à l’idée de voir l’adaptation du roman culte de Frank Herbert par Denis Villeneuve, regardons un peu son prédécesseur, cad la version de David Lynch, sortie en 1984. Souvent critiquée depuis, par les fans et les cinéphiles.

Première exposition- a beginning is a very delicate time…

Il y a des oeuvres dans lesquelles vous voulez vous replonger régulièrement et d’autres qui vous marquent tellement qu’un seul passage suffit. Quand le film Dune est sorti, en 1984, j’étais trop jeune pour avoir lu le roman. Mais j’aimais la science-fiction, Temps X (l’émission des frères Bogdanoff) en a parlé et m’a incité à le guetter en salle. A dire vrai, j’avais tellement peu retenu le pitch que le temps que le film passe dans mon cinéma de province, je croyais voir l’histoire de 2 cosmonautes échoués sur une planète désertique.

Bonjour la claque sidérale devant le « spice opéra » démesuré de David Lynch.

Duel au couteau dans le futur

Sur le moment, j’ai adoré.

Tellement que dans la foulée, j’ai lu le roman. Et là, re claque : ah mais à côté du livre, le film est tout pourri. Enfin, très réducteur. Normal, vous me direz : impossible de faire tenir en 2h l’intrigue touffue, les nombreux personnages et les clans/organisations dont ils font partie, et toutes les considérations politiques, religieuses, environnementales et autres du roman. Fatalement, la comparaison n’était pas à l’avantage du film.

De ce fait, je ne l’ai jamais vraiment regardé à nouveau.

De David Lynch, je ne peux pas dire que je sois fan, même si après Dune, j’avais regardé et bien aimé Twin Peaks. Elephant Man m’avait pas mal traumatisé, et j’ai heureusement suffisamment peu accroché à Eraserhead pour en dire autant… Après, je n’ai pas insisté, arrivant à la conclusion que pour original que soit son cinéma, ça ne me donnait pas forcément envie de le regarder.

Dame Jessica et Paul

Deuxième exposition – 2020

La nouvelle adaptation en préparation ayant rappelé à tout le monde l’existence de Dune, Arte et Netflix ont ressorti le film de David Lynch. Que j’ai donc regardé, en m’apprêtant à en rire un peu.

Alors certes, les effets spéciaux ont assez mal vieilli. Normal, ils ont pris 25 ans. Je rappelle qu’à l’époque, pour reproduire les yeux de l’Ibad « bleu sur bleu » des Fremen, vu que les acteurs ne supportaient pas les lentilles prévues à cet effet (les lentilles de contact font mauvais ménage avec un tournage dans le désert), et faute d’effets numériques, les gens des effets spéciaux les ont repeint à la main sur la pellicule, image par image.

Certes, Lynch n’a pas lésiné sur les détails glauques, notamment pour le Baron Harkonnen, qui est certes déjà décrit dans le roman comme cruel, abuseur de très jeunes hommes et d’une obésité morbide, mais à qui il rajoute des pustules et autres scènes ajoutant au sordide, pour qu’on comprenne bien que c’est le méchant.

Certes, ce parti pris des voix off pour que les personnages expliquent leurs pensées est un peu lourdingue. Mais l’intrigue est touffue, et l’Empire est un milieu où il ne fait pas bon se révéler à voix haute.

Certes, certains décors font un peu carton-pâte (surtout les sietch dans le désert). D’autres ont attiré des critiques parce que perçus comme trop baroques et évoquant plutôt le passé que le futur, tout comme les uniformes néo-prussiens des Atréides. Mais franchement, rien ne se date plus vite que tenter de faire futuriste (hello Flash Gordon)… Et stylistiquement, l’histoire est un éternel recommencement. De plus, un aspect non évoqué dans le film est que les humains ont renoncé à utiliser des machines intelligentes car elles avaient failli conduire l’humanité à sa ruine. Donc exit les gadgets informatiques.

Mais sinon, j’ai été surprise de voir à quel point le film était en réalité fidèle au livre. La principale entorse concerne l’invention des Modules Étranges, sans doute pour se passer d’expliquer comment la seule présence de Paul et Jessica suffit à transformer en quelques années les Fremen de guérilleros pénibles en conquérants des armées de l’Empereur lui-même, les féroces Sardaukar.

Le film a pour lui un casting aux petits oignons, que les acteurs aient été connus à l’époque ou non. Rétrospectivement, Kyle MacLachlan s’en sort bien malgré son brushing et ses 10 ans de trop. C’est dans les nombreux seconds rôles que se joue la crédibilité. Je ne sais pas si je pourrais imaginer le duc Leto autrement que sous les traits de Jurgen Prochnov. Idem pour Francesca Annis qui apporte sa noblesse à dame Jessica, Sean Young en Chani a le genre de visage qu’un jeune homme peut imaginer en rêve, et à peu près tous les autres : Stilgar, Gurney Halleck, le baron Harkonnen, l’Empereur, Thufir Hawat… bon, Sting en fait un peu des caisses en Feyd-Rautha, mais on va dire que c’est cohérent avec le côté baroque du film.

Paul et Leto en uniformes de la maison Atréides

Autre point fort sur lequel on n’aurait pas parié une cacahuète en le lisant : la bande originale composée par le groupe Toto avec Brian Eno. Je l’ai ressortie de la naphtaline comme méthode anti-stress pendant cette période difficile qui me pousse à la régression vers un passé moins anxiogène, et je la trouve toujours aussi géniale. Il ne m’a fallu que quelques écoutes pour être à nouveau capable de réciter le monologue d’introduction de la princesse Irulan – qui, outre qu’il pose le décor du film de façon plus vivante qu’un texte défilant vers l’arrière, reprend le principe du roman des citations de la princesse en tête de chaque chapitre. (Soit dit en passant, pour faire taire le hamster dans la tête qui te colle des crises d’angoisse à 5h du matin, se réciter la Litanie contre la Peur ou le dit monologue, c’est une méthode qui en vaut une autre). Il me suffit d’écouter quelques notes de n’importe quel des morceaux pour me retrouver transportée sur Dune. De préférence sous l’identité de ma Mary Sue, parce qu’en vrai, je n’y tiendrai pas 5mn avant de me faire bouffer par un ver des sables ou liquider (c’est le cas de le dire) par les Fremen au titre de poids mort.

Alors certes, David Lynch ne s’est jamais remis de l’échec commercial et critique du film, au point de faire retirer son nom du générique de la version de 4h remontée pour la télévision. Mais finalement, cette adaptation est loin d’être déshonorante

Quand on pense à ce que ça aurait pu être…

Depuis des années, j’entends parler de la version sur laquelle travaillait Alejandro Jodorowsky avant que, faute de trouver un complément de financement aux USA, le projet ne capote.

En général, c’est avec des tremolos en mode « Rah la la c’est tellement dommaaaaage ». Jodorowsky est culte, mais je n’ai jamais réussi à accrocher à ses récits, trop… mystiques pour moi. Un des aspects que j’ai préférés, dans Dune, c’est que si Paul, débarquant dans le désert, se retrouve propulsé au rôle du Messie qu’attendaient les Fremen, c’est parce depuis des siècles, les Bene Gesserit avaient implanté ces légendes chez eux pour le cas où ça pourrait leur servir.

Cette année, Arte a diffusé le documentaire Jodorowsky’s Dune, qui retrace le long travail de préparation de Jodorowsky et des artistes qu’il avait rassemblés pour adapter le roman. Sur le papier, ça fait rêver : Moebius qui fait un story board au fur et à mesure que Jodorowsky lui raconte sa version. H.R. Giger qui crée les visuels pour la planète des Harkonnen. Dan O’Bannon est responsable des effets spéciaux – il écrira Alien par la suite, en travaillant avec Giger et un autre transfuge du projet, l’illustrateur Chris Foss.

Même faire jouer Paul par son fils de 12 ans (au début des travaux), en le soumettant à un entraînement paramilitaire du même style 6 jours sur 7 pendant 2 ans… c’est complètement taré, mais ma foi, le fiston a de la gueule.

L’Empereur et sa cour débarquent sur Dune

Mais quand Jodorowsky explique ce qu’il voulait faire de l’histoire, ça se gâte. Un duc Leto castré qui conçoit Paul via une goutte de sang (why?). Son insistance à recruter un Salvador Dali aux exigences démesurées pour jouer Shaddam IV, au motif que lui seul aurait « l’excentrisme pour jouer l’Empereur fou ». Mais… IL N’EST PAS FOU, SHADDAM IV. Il est posé et stratège, il a juste voulu faire tuer le duc Leto parce qu’il devenait trop influent.

L’apothéose du wtf, c’est quand, hilare, il explique que pour faire un enfant à une mariée, il faut bien lui arracher sa robe et la violer, et qu’il a violé le Dune de Frank Herbert. Dégoût. Ouais, ben l’oeuvre ne s’est pas laissée faire et c’est tant mieux, finalement…

D’ailleurs, en voyant le documentaire arrivé au point où le producteur français va démarcher les studios US avec la « bible » monumentale du film sous le bras, je me demandais vraiment comment il avait espéré une seconde qu’on lui file les 15 millions qui manquaient. Pour tourner, dans le désert, un film au scénario mystico-barré, sur la base d’un roman déjà bien trop intelligent et complexe pour le public américain de base. Ça sentait le dépassement de budget astronomique à 15 parsecs, et le flop commercial aussi. On ne file pas 15 briques pour un projet qui a toutes les chances de se planter. C’est d’ailleurs à se demander si Jodorowski ne s’est pas sciemment saboté en empilant exigences dantesques sur délires irréalistes, histoire de ne jamais avoir l’occasion de réaliser le film.

En conclusion, le film de David Lynch aurait sans doute pu être mieux avec du budget supplémentaire pour les effets spéciaux, un montage plus long et plus clair (mais Dune ne sera jamais pour les mous du bulbe, sinon on perd la moitié de son intérêt), mais au moins, il ne trahit pas l’oeuvre de Frank Herbert.

On attend maintenant la version de Denis Villeneuve, qui a l’air aussi habité par l’oeuvre que Jodorowsky, mais de manière plus réaliste… et qui a eu les moyens de ses ambitions, apparemment.

Pour poursuivre la lecture, quelques articles :

https://www.ecranlarge.com/films/dossier/964724-le-mal-aime-dune-le-film-maudit-renie-par-david-lynch

https://www.premiere.fr/Cinema/News-Cinema/Dune-Pourquoi-le-roman-culte-de-Frank-Herbert-est-il-si-dur-a-adapter-au-cinema-

Nostalgeek / Comics : Les Nouveaux Mutants 

A l’occasion de la sortie mercredi dernier (repoussée depuis 2 ans…) du film qui en est inspiré, petite présentation des Nouveaux Mutants, série de comics Marvel qui fut parmi mes préférées. Je signale que leurs premières aventures sont ressorties récemment en intégrale en VF, alors si ma chronique vous rend curieux, n’hésitez pas à la commander à votre libraire préféré : c’est du bon.

New mutants recueil

Le comics

Les New Mutants sont une équipe d’adolescents mutants (étonnant non?) que le professeur Xavier accepte de prendre dans son école alors qu’il est en plein deuil des X-Men, alors portés disparus. Initialement, ils ne sont pas destinés à combattre les super-vilains, contrairement à leurs aînés. D’autant que Xavier est traumatisé par ce qu’il pense être la mort de ses protégés. Mais il accepte de les accueillir, car ils ont tous besoin d’un refuge et d’apprendre à contrôler leurs pouvoirs. Et son manoir est le meilleur endroit pour ça.

Shan Coy Manh (Karma) est une boat people vietnamienne de 19 ans (la série date du début des années 80). Elle s’occupe de ses jeunes frère et soeur, leurs parents s’étant fait tuer durant le voyage pour rejoindre les USA. Elle peut prendre possession d’un esprit et ainsi contrôler le corps de son hôte. Xavier l’engage comme adjointe pour l’aider à gérer l’école, ce qui lui permet de suivre son enseignement tout en gagnant sa vie.

Danielle Moonstar (Mirage) est une jeune Cheyenne de 16 ans, fille d’un ancien soldat ayant combattu aux côtés de Xavier, et orpheline. Son grand-père est tué par les sbires de Pierce, peu après avoir contacté Xavier pour qu’il prenne en charge Dani. Elle a le pouvoir de projeter des images des peurs ou des désirs des gens. Mais comme elle le contrôle mal, cela lui a causé des problèmes et elle avait fui la ville. Elle est également capable de communiquer mentalement avec certains animaux, ce qui se révèle bien pratique pour contacter Rahne quand celle-ci est sous sa forme lupine ou sous l’intermédiaire.

Roberto da Costa (Solar) est un Brésilien métis de 15 ans, fils d’un riche homme d’affaires. Il peut métaboliser l’énergie solaire en force surhumaine. Quand ses pouvoirs se manifestent en plein match de football, il est kidnappé avec sa petite amie Juliana par les hommes de Pierce. Moira, Shan et Danielle vont à son secours, mais Juliana se fait tuer durant l’opération.

New Mutants, des ados quasi comme les autres

De gauche à droite : Shan, Dani, Roberto et Rahne

Rahne Sinclair (Wofsbane) est une orpheline écossaise de 13 ans. Moira McTaggert, experte en génétique es-mutants et amie proche de Xavier, la sauve d’une foule qui tentait de la lyncher sur son domaine, en Ecosse, après qu’elle se soit transformée en loup devant eux. Moira l’emmène à l’école de Jeunes Surdoués de Xavier, autant pour qu’elle apprenne à maîtriser ses pouvoirs que pour la mettre à l’abri du pasteur Craig. Il a élevé Rahne dans des croyances très strictes et est persuadé que sa transformation est l’oeuvre du diable. Rahne peut se transformer en louve, ainsi qu’en une étape intermédiaire où elle peut parler mais bénéficie des sens accrus du loup.

Sam Guthrie (Rocket / Cannonball en VO) est un garçon de 18 ans du Kentucky dont le père mineur vient de mourir de la silicose. Devenu chef de famille, il le remplace. A son premier jour dans la mine, il est pris dans un éboulement. Le stress déclenche son pouvoir pour la première fois : il est propulsé comme une fusée à travers la montagne (quand il entre en mode « propulsion », cela enclenche aussi un genre d’invulnérabilité temporaire. Pratique pour ne pas finir en tache de sang sur le mur…). Pierce, un cyborg ancien membre du Club des Damnés qui veut exterminer les mutants, le recrute comme homme de main. Il est au Brésil avec lui quand Pierce kidnappe la petite amie de Roberto pour l’atteindre, et cela achève d’ouvrir ses yeux sur la nature criminelle de son patron. Il se retourne contre lui, et plus tard, Xavier lui propose de rejoindre l’école.

L’équipe est ainsi au complet, unie aussi par l’envie de se venger de Pierce.

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Plus tard, ils accueilleront dans leurs rangs Illyana Raspoutine (Magik), la petite soeur de Colossus (j’ai déjà parlé d’elle dans un article précédent). Celle-ci était revenue adolescente et sorcière des Limbes, la dimension du sorcier Belasco, où le temps s’écoule différemment. Ayant besoin de son âme pure d’enfant, il en avait fait son élève pour la pervertir peu à peu. Son pouvoir de mutante consiste à se téléporter via des disques s’ouvrant sur les Limbes – ce qui l’oblige à y faire escale à chaque utilisation.

Au détour d’aventures en Amazonie dans une cité romaine perdue (oui c’était très varié, leurs aventures… assez « pulp »), ils recruteront également Amara Aquila (Magma), fille de patricien, capable de contrôler la lave. Intelligente, elle s’adaptera rapidement au monde moderne.

Un autre membre leur tombera du ciel : Warlock, un extra-terrestre techno-organique métamorphe (en clair, un tas de métal vivant qui peut prendre la forme qu’il veut). Également un mutant, puisque dans son espèce, le fils doit tuer le père pour obtenir le droit de survivre en atteignant la majorité. Or Warlock a préféré fuir sa planète plutôt que le faire.

Il fera équipe avec Doug Ramsey, dont l’unique pouvoir est… de comprendre toutes les langues. Ce qui en fait un petit génie de l’informatique, mais passait inaperçu, et ne sert à rien au combat. Mais il rejoindra néanmoins l’équipe sous le nom de Cypher, après avoir été réveillé en pleine nuit par nos ados pour apprendre qu’il était un mutant, qu’eux aussi, et qu’ils avaient besoin de lui pour traduire ce que racontait un extra-terrestre tombé du ciel.

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L’équipe au complet à l’époque d’Arthur Adams

L’esprit de la série

Les Nouveaux Mutants, à plusieurs titres, c’est la relève des X-Men de l’époque. Déjà, le scénariste Chris Claremont avait, avec Dave Cockrum, remplacé l’équipe d’origine assez uniforme d’adolescents Américains malléables par un panel d’adultes aux personnalités bien affirmées et aux origines variées : un Russe (Colossus), un Allemand (Diablo), un Canadien (Wolverine), un « Native American » (John Proudstar alias Thunderbird), une déesse africaine (Storm), et un Irlandais (Banshee). C’était l’équivalent comics de l’équipage de Star Trek. Un mélange qui ferait plaisir aux SJW d’aujourd’hui, sauf qu’ils hurleraient sans doute aux clichés (c’était dans les années 70, à l’époque c’était un progrès).

Bien que les Nouveaux Mutants soient censés n’être à l’école de Xavier que pour apprendre à utiliser leurs pouvoirs et y être protégés des dangers de l’extérieur, et non pour combattre les super-vilains, ce sera évidemment souvent leur lot. Quand ils font le mur, ce n’est pas pour aller à une soirée, mais pour secourir un ami dans le pétrin – parfois avec le soutien de Kitty Pryde, qui a leur âge mais fait partie de l’équipe des X-Men, et est la meilleure amie d’Illyana.

Plusieurs crossover les verront travailler avec les X-Men. L’un d’eux, dessiné par Arthur Adams, les amènera à Asgard, le royaume des dieux Vikings. Après avoir été séparés dans l’espace et le temps, ils en reviendront tous transformés, notamment Dani qui y devient une Valkyrie, et pourra désormais voir la Mort venir chercher les mourants.

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Illyana dessinée par Bill Sienkewicz

Un ennemi récurrent sera la Reine Blanche du Club des Damnés, Emma Frost. A cette époque, elle n’a pas encore rejoint les X-Men, loin s’en faut. Elle dirige l’équivalent de l’école du professeur Xavier, un campus beaucoup plus grand, privé et très chic, ouvert aux non-Mutants, mais qui abrite une section secrète pour les « surdoués », les Hellions. Ceux-ci s’opposeront plusieurs fois aux Nouveaux Mutants, mais collaboreront aussi à l’occasion. D’autant que des affinités inter-groupe se créent : entre Amara et Empath, un Hellion manipulateur d’émotions, gosse de riche arrogant. Ou entre Rahne et Catseye, une mutante-féline plus animale qu’elle.

Après le départ de Bob McLeod, l’illustrateur, et l’arrivée de Bill Sienkewicz avec son style très particulier, la série prendra un tour plus sombre, les adolescents affrontant chacun à son tour ses démons intérieurs… ou extérieurs.

Le film

Apparemment, c’est plutôt cette époque qui a inspiré Josh Boone, le réalisateur de l’adaptation en film. On le présente dans la presse comme plutôt un film d’horreur intimiste qu’un film de super-héros. C’est ballot, moi les films d’horreur plein d’ados, c’est pas trop ma tasse de thé. Je ne l’ai pas vu, n’étant pas motivée par l’idée d’aller m’enfermer 2h avec un masque pour voir un film que le studio sort de toute évidence sans y croire, avec des affiches très laides. Comme pour dire « Allez hop, on le sort maintenant en pleine crise de COVID, avec un peu de chance, les gens qui s’ennuient iront, et si ça se plante, on dira que c’est la faute au virus. »

Si vous y allez, n’hésitez pas à me donner votre avis en commentaire.

P. S. : le magazine Vulture a sorti un long article en anglais tentant d’explorer la genèse du film.

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Non mais ça donne pas envie…