Mes aventures de fan : Summer Phoenix

Si vous lisez ce blog depuis un moment, vous devez savoir que je suis fan de River Phoenix (dont c’est aujourd’hui l’anniversaire). Malheureusement, j’ai découvert son existence peu après son décès, de sorte que je n’ai même pas eu le temps d’espérer le rencontrer un jour.

Néanmoins, dans ma quête pour le comprendre, je me suis longtemps intéressée à ce que devenaient ses proches. Parmi eux, trois de ses quatre frère et soeurs ont tenté de faire carrière au cinéma: sa soeur Rain, sa cadette de deux ans. Son frère Joaquin, qui a si bien réussi, avec entre autres ses nombreuses collaborations avec James Gray, qu’il éclipse maintenant son grand frère. Et la petite dernière, Summer, qui n’avait que quinze ans quand River a disparu (Liberty n’a jamais réellement fait l’actrice).

phoenix family RP foundation

De g. à d. Summer, Joaquin, Jeffrey Wiseberg, Rain, Arlyn et Liberty Phoenix*

Mais même une fois installée à Paris, je n’étais pas pour autant dans le milieu du cinéma et encore moins le cinéma US. Donc je ne m’attendais pas à pouvoir les approcher un jour. Je me trompais.

Après avoir décroché de tout petits rôles dans divers films, Summer fut choisie en 1998 par Arnaud Desplechin pour interpréter le rôle titre dans son ambitieux film en anglais et en costume, Esther Kahn. L’histoire d’une jeune femme hermétique (maintenant on lui collerait sans doute un diagnostic d’autiste), dans le Londres populaire du West End de la fin du XIXème siècle, qui finit par s’ouvrir à la vie en découvrant le théâtre.

Après avoir vu le film en salle dans sa version normale dans une avant-première publique au Max Linder Panorama début septembre 2000 (je ne me souviens plus le motif… Télérama, peut-être?), je découvre qu’une autre avant-première publique aura lieu au Majestic Bastille (erratum : je croyais que c’était le MK2, voisin, mais non, d’après le plan. D’autant que le Majestic appartenait à BAC productions, qui a financé le film), celle-ci en présence de l’équipe du film. Je prends donc des billets, sans trop savoir à quoi m’attendre.

e-book-g

Summer Phoenix – Esther Kahn

Le soir venu, je ne me sens pas vraiment à ma place: le public est de toute évidence cinéphile et adepte de cinéma d’auteur. Je n’ai rien contre le cinéma d’auteur, mais ça dépend lequel. Arnaud Desplechin fait partie de ces réalisateurs français issus de la FEMIS, que, pour être tout à fait honnête, j’ai plutôt tendance à fuir… Le film se passe, une version longue différente de celle déjà vue. C’est déjà ça.

Puis la lumière se rallume et quelques personnes se présentent au bas de l’escalier de la rangée où je me trouve. Parmi elles, le réalisateur, quelques acteurs français, et Summer, qui a coupé court ses cheveux, et les a teint en blond platine. Cliché : elle semble plus petite en vrai. Un officiel (du cinéma?) demande s’il y a des questions dans la salle.

Un spectateur demande si c’est un choix que, à l’exception des acteurs anglophones (outre Summer, on trouve Ian Holm etc), les acteurs français aient un accent marqué (je ne me souviens plus de la formulation exacte, mais c’était clairement une façon polie de demander pourquoi on nous infligeait un anglais catastrophique). Desplechin répond que c’était une référence aux films de Rohmer où les acteurs parlaient anglais avec l’accent français. Réponse prétentieuse qui me le rend tout de suite antipathique. D’autant plus quand j’appris qu’après avoir fait traduire son scénario en anglais par un traducteur professionnel et anglophone d’origine, il avait… Modifié le texte pour l’arranger à sa sauce. C’est sans doute pour ça que pour la maigre carrière du film à l’étranger, il revenait souvent dans les critiques l’usage incongru et répété du mot Fuck dans la bouche de ces juifs du West End du XIXe siècle, comme s’ils étaient des malfrats US de notre époque. Et que même moi, j’entendais des tournures qui ne me paraissaient guère anglaises.

summer9g

Summer Phoenix – blonde

Un autre spectateur, du fin fond de la salle, demande à Desplechin, en anglais, s’il est d’accord avec cette citation de Kubrick (je crois) sur le fait qu’il faut faire souffrir les acteurs pour obtenir d’eux une bonne performance. Desplechin et l’équipe rient, Desplechin répond (je ne sais plus quoi mais ce n’était pas très convaincant), et ponctue sa réponse d’un « kessi« . Rentrée chez moi, je chercherai dans Google qui donc ça peut être. Entre le nom et le visage, j’identifierai Casey Affleck. Je découvre ainsi avant que ce soit officiel la relation entre Summer et Casey Affleck, frère de Ben et copain de Joaquin, le frère de Summer. En tout cas, le ton mordant sur lequel il a posé la question m’a laissé peu de doute sur l’interprétation de sa question… Le tournage a dû être difficile.

Il y a peu de questions, l’officiel en semble dépité. Il clôt la session, l’équipe du film redescend l’escalier par où ils sont arrivés. Je bondis de mon siège en bord de rangée pour leur emboîter le pas. Je voudrais échanger quelques mots avec Summer, histoire de me faire une impression directe au lieu de me contenter d’articles subjectifs. Elle était restée vers le bas de l’escalier, en retrait, je dois donc doubler le reste de l’équipe si je veux la rattraper. Dans ma hâte, je manque de bousculer Arnaud Desplechin (instant La Cité de la Peur : « Barrez-vous, cons de mimes! » – comme ça vous comprenez pourquoi je ne me sentais pas à ma place à cette avant-première). Priorités.

summe17g

Summer Phoenix – brune

J’arrive dehors, j’ai perdu de vue Summer, je crains qu’elle n’ait sauté dans un taxi aussitôt sortie. Mais non : elle attend devant le cinéma avec deux personnes (dont peut-être sa mère, me suis-je dit après coup. A ce stade, je suis tellement étonnée de ma bonne fortune que mon cerveau bugge un peu et je ne vois qu’elle). J’hésite à y aller, je sens comme une poussée dans le dos (alors qu’il n’y a personne) et je m’approche. C’est sa soirée, je ne veux pas lui parler de son frère, d’autant que je ne m’en sens pas le droit, aussi je la remercie juste d’avoir rendu grâce au personnage d’Esther (qui est assez unique, il est vrai) et pour son interprétation. Elle me fait un grand sourire, me dit merci, me frictionne le bras et me serre dans ses bras avec une force surprenante. Quand elle me lâche, je lui tend un petit cadeau (un porte-bonheur), je lui dis merci et je m’en vais.

Rétrospectivement, je suppose que c’est Casey qu’elle attendait, mais ça a fait mon affaire.

Quelques mois plus tard, je lis une interview d’elle par Casey, avec cette intro :

This is not to say that Summer does not make a deep first impression. She can be startling. The colors of her face are brown, gold, green and red of an almond orchard at sunset. Close friends sometimes call her « Almond Joy ». She is one of those people (there aren’t many) who always seem to have a breeze gently blowing their hair. And her eyes… Actually… Twinkle… No matter where.

Her behavior is compulsively affectionate. She hugs and kisses everyone. She feels your pain. She wants it to go away. And within five minutes of your meeting, her surprisingly strong hands are laboring over your tense and twisted back muscles. If this sounds hard to believe then you are probably something between a reasonable person and a cynic. 

Et je me dis  « Oui, elle m’a fait cet effet aussi. » (enfin, sauf que moi je n’étais pas totalement in love d’elle comme Casey l’était visiblement en écrivant ces lignes. Depuis, ils ont eu deux enfants et se sont séparés). Mais du coup, je comprends un peu mieux l’impression que son frère semble avoir laissé à ceux qui l’ont connu, car elle dégage elle aussi quelque chose d’assez unique.

 

*la photo de début d’article est tirée d’une rare apparition publique groupée de presque toute la famille, à l’occasion des PETA Awards, pour remettre le prix River Phoenix à un réalisateur.

Lundi Mon Tag : Trip Tag: Royaume Uni.

June, dans sa grande fourberie, m’a nominée à ce tag. Quelle drôle d’idée.

Non parce que personnellement, moi et le Royaume Uni, c’est plutôt l’amour vache ou la haine franche que l’amour fou… Alors du coup j’ai dû me creuser les méninges!

1) Quels livres d’auteurs britanniques et/ou se déroulant au Royaume-Uni avez-vous adoré ?

Terry Pratchett est mon dieu. Certes, ses romans se situent pour la plupart sur le Disque-Monde de son invention, mais son humour, je crois, est typiquement british.
J’aimais bien Neil Gaiman, mais je trouve qu’il peine à se renouveler.

pratchett_tshirt

J’ai bien aimé Harry Potter aussi, mais pas au point de me dire fan (j’ai détesté presque tout le tome 5, et trouvé les deux premiers simplets, pour commencer).

2) Quels livres sont dans votre Pile à Lire ?

Quelques uns de Pratchett. Je n’ose pas les commencer, je sais qu’après il n’y en aura plus…

3) Quels films vous ont marqué (parmi vos DVDs si possible) ?

Quatre Mariages et un Enterrement
Kingsman (mais j’ignore si ça durera dans le temps)

Euuuh.

Je voulais citer Neil Jordan, pas pour son adaptation d’Entretien avec un Vampire, mais pour The Crying Game. Sauf qu’il est Irlandais.

the-crying-game

4) Avez-vous déjà été dans un pays (et quelles villes) appartenant au Royaume-Uni ? Si oui lequel ? Sinon allez directement à la question suivante.

On dit êtes-vous allé, d’abord. Ensuite, il se trouve que James Marsters s’était dégotté des fans britanniques qui étaient aussi organisatrices de concert, donc grâce à elles, il a fait pleiiiiin de tournées sur place, et donc moi itou (mais pas sur scène).

UK_JM liverpool cavern

James Marsters au fameux Cavern de Liverpool

J’ai donc visité (ou suis passée en coup de vent…) :

Londres (plein de fois, pas que pour Marsters) – une fois que j’y étais pour un énième concert de JM, des fans Anglaises m’y ont amenée à Covent Garden. Une fois là, je leur ai demandé ce qu’elles voulaient voir en particulier, et elles m’ont dit « On voulait juste te montrer l’endroit, c’est joli non?! ». … Cad que ma dernière visite de l’endroit remontait à 2-3 ans, et j’avais trouvé le marché assez attrape-touristes, alors qu’elles, habitant dans le nord de l’Angleterre, n’y avait plus remis les pieds depuis 15 ou 20 ans. Perso, je me passais très bien de revoir le lieu, mais comme elles ne m’avaient pas prévenu que c’était là qu’elles voulaient aller et que c’était censément pour moi, je n’avais pas pu le leur dire… Ensuite, elles ont voulu retourner à l’hôtel mais en taxi car l’une d’elles avait du mal à marcher. Et elles ne savaient pas où choper un taxi. C’est là que j’ai réalisé que je connaissais en fait mieux Londres qu’elles, et je les ai donc guidées vers Charing Cross Road toute proche, artère commerçante dont je savais qu’elle nous fournirait forcément rapidement un taxi… Moralité : à Londres, quand tu es perdu, demande ton chemin aux touristes français (une autre fois, j’ai indiqué leur chemin à des touristes en anglais, et une fois que nos 2 groupes sont repartis chacun de leur côté, on a réalisé qu’on était tous français… ^^)

FA_TH Liverpool_3

– Liverpool : moins laid que je ne m’attendais, surtout à ma 3e visite où la ville avait bénéficié de subventions, étant alors Capitale Culturelle de l’Europe. Du coup, les docks ont été rénovés et envahis par des hôtels de luxe, j’ai acheté dans le nouveau centre commercial de très beaux gants en cuir rouge et gris, doublés, pour pas cher (comparé à du Isotoner en France, j’entends: 25£, de mémoire. Je n’avais pas retrouvé les miens avant de partir et il gelait trop pour ne pas en avoir, et vu leur beauté et leur couleur, j’ai craqué. Mais de la top qualité, je les ai encore). Et la ville a toujours son centre historique, son musée avec quelques beaux tableaux Pré-Raphaelites, ses souvenirs des Beatles, dont le club the Cavern, où j’ai vu 2 concerts de James (l’un avec puis, un ou deux ans après, sans son groupe Ghost of the Robot). Je peux reprocher beaucoup de choses à JM, mais je suis quand même contente d’avoir vu du pays en le suivant. En plus, si on ne dit pas pourquoi on a voyagé, ça fait des sujets de conversation avec les collègues (ceux avec qui on en a peu). Liverpool fait partie de ces villes qui  « parlent », d’ailleurs…

Manchester : là j’ai eu droit à une visite guidée par une copine fan de JM, à qui je rendais visite après avoir quitté le fandom, en revenant de Liverpool où j’étais allée voir Tokio Hotel. Du coup j’ai plus apprécié, ça a été bien retapé depuis l’ère industrielle et la ruine Thatcherienne. Les immeubles anciens recouverts de céramique ont du cachet, la bibliothèque ronde aussi. J’ai même goûté du VRAI corned beef, dans le plus vieux pub de la ville.

UK_manchester_murs en ceramique

Brighton : je n’ai vu que le chemin de la gare à mon hôtel, je me suis pris le bec avec le chauffeur du taxi dont je soupçonnais qu’il m’avait fait prendre un « rallongi », j’ai pris une longue averse en attendant le concert de JM dans un pub non loin de l’hôtel, idem le lendemain mais sans la pluie, et retour à la gare. C’est le genre de voyage qui m’a convaincu de plutôt viser des concerts dans des villes (et des occasions) qui permettent de faire un peu de tourisme. Là, c’était deux concerts à Brighton coincés entre un à Liverpool et un à Leeds ou un truc dans ce genre…

Leeds : sans grand intérêt, à part une poignée de tableaux Pré-Raphaelites (oui c’est une obsession. Enfin non, mais comme c’est un courant Anglais contemporain des Impressionnistes et un peu inverse, on en voit très peu en France… Alors dès que je voyage, j’en cherche) au musée municipal, et le club pourri où j’ai vu un concert. Qui n’a aucun intérêt non plus, à part celui de faire roots quand tu dis que tu as vu un concert au Joseph’s Well de Leeds (100 places en tassant bien).

Stratford upon Avon : imaginez Disneyland sans les grands 8 et à thème Shakespeare au lieu de Mickey… C’est mignon, mais ça fait très carte postale. N’étant pas franchement passionnée par Shakespeare, je me suis contentée de me balader. Et comme il pleuvait, j’y ai acheté un imper à H&M. En solde. Pas cher (qui lui aussi m’a duré des années).

UK_stratford upon avon

Stratford Upon Avon (photo d’avant le numérique)

Milton Keynes : aucun intérêt. Mais c’est là que se déroule Collectormania, une grande convention de dédicaces en tout genres, où j’ai pris la photo qui illustre l’en-tête du blog. Et où j’ai croisé Terry Jones.

Coventry (où j’ai croisé Richard Branson). C’est ballot, il y a une très jolie cathédrale aux 3/4 en ruine (bombardée par les Allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale, Coventry avait des usines d’armement si je me souviens), mais je ne retrouve pas les photos que j’en ai faites, elles aussi avant le numérique…

5) Si vous pouviez choisir une destination, dans quels pays (ou ville) aimeriez-vous aller ?

Euh… Du Royaume-Uni? Cad que j’ai déjà un peu fait le tour, là. Belfast ne m’attire pas tant que ça. Après, j’ai encore des choses à voir à Londres, je suis sûre. Mais là maintenant tout de suite… Je serais plutôt tentée par l’Ecosse, mais il faudrait conduire, ou retourner en Irlande du Sud pour voir autre chose que Dublin, mais l’un et l’autre sont en dehors du Royaume Uni.

6) Avez-vous un auteur, personnage, réalisateur, acteur, etc, favori ? (ça marche aussi au féminin)

Il y a sans doute des tonnes d’acteurs grandbretons, des tas dans le lot que je trouve très compétents (Helen Mirren, pour citer une moins connue que d’autres), mais de là à les adorer…

Oui, parce que je sais que le fétichisme anglophile est très répandu dans le fandom. C’était déjà le cas dans celui de Buffy : apparemment un des traits qui faisaient craquer les fans chez Spike, c’était l’accent anglais. Au point que James Marsters avait raconté en convention qu’une jeune femme avec qui il flirtait (voire plus) lui avait demandé  « Use the accent », ce qui avait un peu ruiné le moment, pour lui…

Sauf que moi, avant d’y aller, je n’associais rien de spécial aux accents anglais (le « posh » qu’on appelle souvent l’accent anglais alors que c’est seulement l’accent londonien des beaux quartiers, appelé aussi Oxford English ou BBC English, et les autres, Cockney de mec bourré (ça va souvent de pair), Mancunien incompréhensible…). Et ensuite, vu mes expériences de voyage en Angleterre… En fait après un de ces séjours, pendant quelques mois quand j’entendais du posh dans le métro, j’avais envie de leur coller des baffes. Ça ne m’a pas complètement passé, d’ailleurs…

Du coup, pour moi, être britannique ce n’est pas une qualité. Et surtout pas attractif, pour les mecs. D’autant que quand je vois une série britannique, je me fais en général la réflexion que contrairement aux USA où c’est le règne du jeunisme et du look Ken & Barbie, à la télé anglaise ils ont des looks plus… moins artificiels, on va dire. Moins triés sur le volet pour leur intelligence physique. Enfin cad que la plupart sont laids, hein. Alors du coup, je peux les trouver talentueux, mais ça va être rare que je fangirle sur eux.

Je vais quand même rajouter deux séries télé (si on veut), découvertes sur Arte, grâce leur soit rendu (et en VO s’il vous plaît) :

Black Adder (de et avec Rowan Atkinson)

ani_blackadder_bob 20th century_2

Rowan Atkinson est le seul acteur/auteur auquel je pense à peu près spontanément, sauf pour Bean que je trouve insupportable. C’est curieux, il joue surtout des avortons répugnants, mais on voit le talent dans le fait qu’il arrive à être presque sexy dans BlackAdder II. Grâce à Arte qui a passé pas mal de ses productions, j’ai entre autres adoré ses sketchs suivants :

The Devil (avec sous-titres) :

Et cet autre sketch, qui vous fera comprendre mon abîme de perplexité quand j’ai pu trouver Blackadder (à peu près) sexy alors que c’est le même acteur. Ce que c’est que le talent!

Pink Tights and plenty of props :

Et la deuxième série, c’est :

– le Monty Python Flying Circus (qui m’a fait découvrir et aimer les Monty Python)

Comment trouver le compagnon idéal?

A l’issue d’études statistiques rigoureuses, réalisées d’après la procédure de l’émérite Professeur Aude O. Amouyet, de l’université de Stanford, toute l’équipe de Fan Actuel a réalisé un tableau comparatif afin de vous aider, mesdames, à trouver LE compagnon idéal qui saura au mieux agrémenter votre quotidien et partager votre vie.

Mirez ci-dessous :

compagnon ideal

Conclusion de notre étude:

C’est comme à l’Ecole des Fans, ils ont tous gagné!

Non mais je ne peux pas choisir à votre place. Ça dépend de vos goûts, et de où vous placez les priorités.

(mais on ne m’empêchera pas de penser qu’un chat ou un chien devraient rapporter une demi-part comme les enfants dans le calcul des impôts. Bref)

*A nos lecteurs les plus jeunes : si vous ignorez qui est Rabbit le lapin magique, merci de ne pas demander à vos parents. Et ne cherchez pas dans Google non plus. Revenez me posez la question quand vous aurez 18 ans.

L’art ou la cuistre : soutenez les artistes vivants.

Un jour, en plein fandom drama au sujet de A-ha ou autre, je suis tombée là-dessus sur Twitter ou Facebook (ou Instagram, vu le format carré et la définition toute pourrie) :

support living artists

« Soutenez les artistes vivants. Les morts n’en ont pas besoin ».

Qui exprime de mon point de vue toute l’insupportable connerie égocentrique et arrogante que je décèle souvent chez les « artistes vivants » (du moins ceux qui emploient ce genre de formule, de même que celle de « spectacle vivant »).

Je m’explique : je ne suis pas rentière. Pour gagner ma vie, je fais un boulot que j’aime modérément (et avant que vous me disiez que je n’ai qu’à en changer : j’ai déjà étudié les options. Franchement il n’existe pas sur terre de moyen de gagner sa vie qui me ferait bondir de mon lit d’enthousiasme le matin. Celui que je fais me semble être celui qui a le meilleur rapport salaire / intérêt / désagréments en ce qui me concerne).

Si j’achète un CD, un livre ou autre, c’est parce que je l’apprécie et que j’en tire quelque chose, et que je trouve normal de payer pour ce service. Si j’apprécie l’artiste, c’est un bonus et j’aurais d’autant plus envie de le rémunérer pour son travail.

En aucun cas je n’ai l’intention (ou les moyens) de payer des gens juste parce qu’ils sont vivants et qu’ils font de l’art, si l’art en question ne m’intéresse pas. Et je trouve incroyable qu’il se trouve des gens pour s’attendre à ce qu’on le fasse. Au moins les morts, ils ne nous font pas suer avec leurs revendications.

anim_musician need help to get laid

Il faut dire aussi que j’ai encore en mémoire un reportage d’Arte sur des artistes vivant à Berlin, diffusé il y a 4-5 ans quand la ville était encore bon marché et attirait donc tout un tas de traînes-savates en quête de logements urbains de grande taille et pas chers. Denrée dont Berlin, pas encore complètement reconstruite, regorgeait. A l’époque, également, les artistes en question militaient afin de demander un revenu minimum pour leur statut. Pas le revenu minimum universel, hein. Non non, un genre de SMIC pour artiste, attribué comme ça par défaut. Argument donné par un barbu en tong (traduit de l’allemand) :

« Ouiii, la création artistique c’est vachement dur, il faut de la concentration, et c’est vachement dur de travailler dans la sérénité quand on se demande qui va payer le loyer à la fin du mois« .

Emphasis mine, comme on dit. La formulation en gras m’a fait bondir de mon siège. Nonononon, mon gars, tu te poses une mauvaise question. La question, c’est pas qui va payer le loyer. C’est comment tu vas le payer. Si déjà tu te goures de question, moi j’ai direct envie de te faire passer par la fenêtre de ton loft industriel mal entretenu…

Donc ce n’est pas la première fois que j’entends ce genre de discours « d’artistes » qui semblent persuadés que leur ââart est en soi un apport au monde, bien plus important que le travail d’un boulanger ou d’un éboueur. Ce qui est d’une prétention crasse : c’est peut-être parce que moi-même je griffonne un peu et que j’écris (oui j’avoue, quand je retombe sur un de mes vieux textes, souvent je suis mon meilleur public. Normal : j’écris ce que j’ai envie de lire, à la base…), mais je n’éprouve pas forcément de dépendance vis-à-vis du moindre scribouillard ou peinturlureur (et surtout pas les modernes). Alors que sans pain et sans personne pour débarrasser ma rue de ses poubelles, je serais bien embêtée. (bon ok : pour la musique, j’ai besoin de mes pioupious… Mais eux, ils font pas chier le monde à se croire indispensables : ils bossent dur pour fournir au public un spectacle de qualité).

C’est comme ce panneau là :

Twitterb2d18e2

Qui me donne irrésistiblement envie de corriger la dernière phrase en « celui qui travaille avec ses mains, sa tête, son coeur, et qui a la tête comme un melon, c’est un artiste ». Parce que peut-être que Saint François d’Assise entendait par là que le paysan ou le menuisier sont des artistes à partir du moment où ils mettent leur coeur dans ce qu’ils font, mais j’ai un doute que ce soit utilisé comme ça à l’heure actuelle.

Et puis quand on voit certains trucs d’art moderne, on se dit qu’il n’est pas bien certain qu’ils utilisent leur cerveau, mais en tout cas ils ne savent pas utiliser leurs mains. Y mettre son coeur ne suffit pas forcément à faire de la qualité.

Fandom : ma fan-attitude suit une courbe de Gauss (5) : la rechute

J’avais terminé, il y a quelques mois, le récit de mon itinéraire de fan, sur un déclin et un désengagement, dus d’une part à un désintéressement de A-ha, le premier groupe dont j’ai été fan, suite à diverses déconvenues, et une impression d’avoir obtenu le meilleur que je pouvais tirer du fandom, avec Tokio Hotel.

J’avais même conclu sur ces paroles prophétiques:

P.S. : si je m’en tiens à mes expériences fanesques passées et à mon esprit de contradiction, d’ici 6 mois j’aurai vendu un rein pour aller boire un verre backstage avec Bill Kaulitz et ses potes, ou mon nouveau fandom du moment.

On a vu ce qu’il advint ensuite: pour voir Babymetal, improbable combinaison de pop japonaise et de metal (deux styles dont, séparément, je ne suis pas franchement fan), je suis allée à New York, et, moins onéreusement, j’ai bravé mon aversion du bruit, de la foule et de la gadoue pour les voir au Download Festival.

Un *faceplant* s’impose.

anim_loki faceplant

Une explication aussi.

Je laisse Goethe parler :

goethe_fandom

Pas mieux.

En fait, c’est presque comique, ça a commencé comme les deux fandoms précédents : par une rigolade et un « Non mais c’est n’importe quoi ce truc, QUI peut aimer ce machin? ». En plus, avec tous les clichés associés au business des idols, fantasme de miochettes, ça ne fait pas très sain.

Et puis, à l’insu de mon plein gré, j’ai subi le DVD du live au Budokan (la Red Night). Comme je suis curieuse, je me suis dit que j’allais regarder au moins un morceau ou deux, pour me faire une idée. Le live en question ouvre sur le single Megitsune, sur les filles-renard, avec la mélodie d’Obao* (cf mon premier article) qui enchaîne sur le BROLOMBROLOM de la batterie hyperactive du groupe.

Et là, il s’est passé un truc très bizarre. En voyant le Budokan (la salle de concert) pleine comme un oeuf d’un public chauffé à blanc, les trois gamines dansant en robe-armure, et que Su-Metal a commencé à chanter, les larmes me sont monté aux yeux. Comme les quelques fois où j’ai assisté à un concert de classique (ça passe au bout d’une minute).

anim_don't cry

Alors OK, je suis hyper émotive des oreilles. Si si. J’ai le syndrome du nerf lacrymauditif. Allez direct des oreilles aux glandes lacrymales, ne passez pas par la case cerveau. La musique atteint directement le cortex reptilien. Surtout en live, surtout celle des orchestres symphoniques (mais là après 2 minutes mon cerveau décroche, sauf si je connais déjà, cf Boulet. C’est pour ça que je préfère le pop-rock).

Cad que je peux regarder n’importe quelle daube téléphonée, prévisible, genre téléfilm de la W9 ou film popcorn US de l’été sans surprise, s’ils mettent la musique qu’il faut sur la scène triste ou la scène où tout finit bien, je vais chialer comme une madeleine. Même si je viens juste de zapper dessus sans connaître l’histoire. Ou si ça fait une heure que je me fous de la gueule des personnages et des scénaristes qui ont pondu des dialogues aussi nuls.

Là, ce n’est pourtant pas de la musique à violons, plutôt de la musique à violents, et je ne comprends pas ce que chante Su-metal, mais allez savoir pourquoi, l’accroche mélodique connue du début, ou la sonorité pop qui me rappelle des génériques de dessins animés, ou juste parce que c’est hyper bien fichu, ça me touche.

Lire la suite

Art pourri : la danse des WC

Je ne sais pas si vous avez déjà eu l’occasion de découvrir ce prodige de modernité, cette grande avancée dans l’hygiène, que représentent les WC publics à détecteur de mouvement : ils allument la lumière quand vous ouvrez la porte, et au bout d’un certain temps d’inactivité, la lumière s’éteint toute seule. Plus besoin de toucher un interrupteur possiblement souillé par les mains des utilisateurs précédents, et économies d’énergie car les WC ne restent plus allumés en vain.

Sauf que parfois (et notamment à l’aéroport Charles de Gaulle), le réglage semble avoir été fait par Carl Lewis. Parce qu’à peine penché sur son affaire, la lumière s’éteint. Et là, vous voilà lancé dans ce que j’appelle la danse des WC : battant frénétiquement des bras vers le haut pour déclencher cette saloperie de détecteur de mouvement. Ce qui m’a inspiré la fabuleuse animation HD ci-dessous (ouais bon, je suis pas Boulet, non plus, et c’est LONG punaise, l’animation!).

danse des wc

Comment devient-on fan (5) :

Suite et fin du dossier. Les articles précédents :

Comment devient-on fan (1) : le fan en chambre

Comment devient-on fan (2) : Le fan en chambre d’immersion

Comment devient-on fan (3) : Le fan en excursion

Comment devient-on fan (4) : Le fan en expédition

Etape 5 : Le fan en perdition

Outre les aspects « sortie entre amis » et « rencontre avec l’artiste hors de scène » de ce genre d’occupations, entrent aussi en ligne de compte des motivations moins reluisantes. Comme le décrit Christophe-Ange Papini dans le livre « Fou de Mylène Farmer. Deux années à attendre« , retraçant son itinéraire de fan de Mylène, quand on commence à écrire sur des forums ou à fréquenter d’autres fans, on a parfois le sentiment de ne pas avoir droit à la parole, ou de ne pas être écouté, quand on n’a pas soi-même des informations ou des souvenirs à partager. Plus les cercles sont informés et plus ils sont fermés, car beaucoup tiennent à garder l’exclusivité de leurs informations.

anim_dracula_hiss

Dans certains cas, cela se comprend, quand il s’agit d’informations plus ou moins confidentielles comme l’adresse privée de l’artiste, qu’on souhaite protéger (enfin… le protéger des *autres* fans, mais cela n’empêche en rien les dépositaires de l’information d’en profiter allègrement). Il y a également des réseaux pour avoir en premier les informations sur la prochaine venue d’un artiste à une émission de télévisée, et donc s’inscrire pour faire partie du public avant que toutes les places soient réservées. Ou bien savoir à quel hôtel ils sont descendus. Bref, il faut montrer patte blanche et être patient pour s’intégrer à ces cliques. Le meilleur moyen est évidemment d’apporter soi-même une monnaie d’échange, en l’occurrence des informations ou des images inédites. D’où cette fâcheuse course à l’exclusivité.

anim_cats run

C’est là que ça peut dégénérer. Tous ces comportements suscitent une émulation négative entre certains fans : on voit qu’untel a fait cela, donc on veut faire la même chose, voire aller un peu plus loin. Faire un énième concert de plus, même si on n’a pas les moyens de le faire et qu’on doit emprunter de l’argent aux amis – qui ne reverront en général pas cet argent, puisqu’il y aura toujours un nouveau concert à financer. Ils ne resteront pas amis très longtemps…

Aussi, faire un concert de plus que les autres. Suivre l’artiste dans son hôtel, dans sa ville, dans l’allée devant sa maison, jusque dans son jardin et sa maison… Toujours dans « Fou de Mylène Farmer. Deux années à attendre », l’auteur raconte comment de soit-disant fans ont carrément défoncé en voiture les grilles de sa nouvelle résidence afin de s’y introduire.

anim_chandler_really

Beaucoup de ces comportements irritants, voire dangereux, sont le fait de personnes qui perdent de vue la simple appréciation de l’art et de l’artiste pour eux-mêmes. Ce n’est plus une bonne soirée en musique qu’ils recherchent, ou un bref échange avec une personne admirée, ni un aperçu d’un horizon différent. Ce n’est même pas toujours une fixation sur l’artiste : c’est une façon de se singulariser, d’obtenir plus que les autres, et ce, quel que soit le prix. Même s’ils dépassent les limites de la décence, voire de la loi. Même s’ils s’exposent à se faire détester ou craindre par l’artiste dont ils prétendent fans. Ils agissent un peu comme des enfants au zoo qui envoient des gravillons sur les animaux afin de les pousser à réagir : l’important est de se faire remarquer, fut-ce en mal ou en blessant le destinataire.

Ils pensent aussi se mettre en valeur auprès des autres fans. Cela fonctionne sur certains, mais on sent telle une volonté de se faire passer pour supérieur sous prétexte qu’ils ont obtenu un autographe ou autre, que ça vire à la surenchère. Ce qui énerve à la fois ceux qui se considèrent dans la course et qui n’ont pas eu autant de chance, et ceux qui n’ont pas l’intention d’entrer dans cette risible compétition. Ceux-là en ont juste assez de voir les suspects usuels rabâcher combien de fois ils ont rencontré leur idole, faire des cachotteries comme s’ils étaient dans le secret des dieux, et tourner un passe-temps sympathique en cour de récréation où fusent les coups bas.

anim_good point bullshit

Les transgressions, elles aussi, finissent par se banaliser quand on est entouré de personnes qui font peu ou prou la même chose. Celles-ci ne vont évidemment pas remettre en question les raisonnements sur ce que l’artiste leur « doit », et ce qui est raisonnable ou acceptable comme comportement, puisqu’elles-mêmes cherchent à excuser leurs propres infractions. Ceux qui ne partagent pas leur degré d’implication s’esquivent, ou sont exclus du groupe car ils sont considérés comme des casse-pieds donneurs de leçons. Avec généralement cet argument pour balayer leurs objections de simple bon sens : « Vous êtes jaloux! ».

Ca finit parfois au poste de police ou au journal de vingt heures…

Semaine de l’allaitement : les vêtements Mo House

Pour la Semaine de l’allaitement, je ferai une brève incursion dans un domaine qui ne me concerne guère. Je n’ai jamais eu l’intention d’avoir des enfants, je suis donc la dernière personne qui irait essayer de culpabiliser mes consoeurs pour leur dire d’allaiter, ou leur interdire de le faire au nom de la liberté des femmes. Mais dans ce domaine comme dans d’autres, je me sens en revanche concernée par le choix. Je tiens à ce que tout le monde ait le choix, entre autres, de vouloir ou pas des enfants, et de vouloir ou pas les allaiter, et de pouvoir le faire dans de bonnes conditions dans ce cas.

Aussi, j’ai regardé avec intérêt un reportage récent sur Mo House, une nouvelle firme nippone de vêtements d’allaitement. C’était diffusé sur NHK World – la chaîne japonaise du câble, mon refuge zen quand la télévision française me soûle. Parfait en période post-attentat.

mo house allaitement

Les vêtements chez Mo House sont conçus pour permettre d’allaiter en public sans rien dévoiler (idéal pour les mères pudiques, ou celles qui vivent dans des endroits où trouver de l’intimité est difficile : le reportage parlait notamment des femmes déplacées en refuge après la catastrophe de Fukushima), et sans froisser les gens qui s’offusqueraient de voir un sein servir à autre chose qu’à vendre du gel douche dans les pubs.

Ils sont fluides et superposés, parfaitement couvrants en temps normal, mais dotés de fentes judicieusement placées pour que, quand bébé a faim, maman puisse dégager un téton du soutien-gorge conçu spécialement par la marque (de style « cache-coeur », dans un tissu assez souple qui permet de simplement repousser le bonnet . Bon, j’avoue que la démo était faite par des Japonaises aux poitrines plutôt menues, j’ignore si c’est aussi efficace au niveau du maintien pour des poitrines plus fortes). Une fois bébé « branché à la pompe »,* plus rien ne dépasse. Et en plus, les vêtements sont beaux. J’avais presque envie de les acheter.

mo house allaitement 2

Problème: la marque n’existe pour le moment qu’au Japon. Mais ce serait pas mal qu’elle se développe, et que d’autres marques suivent son exemple.

Site Web (un peu buggé… mais avec des explications en anglais pour commander, j’imagine donc qu’ils expédient hors du Japon)

Page Facebook

* Oui, l’une des raisons pour lesquelles je ne tiens pas à avoir d’enfants, c’est que je suis imperméable à la magie de l’enfantement. Comme je le disais précédemment, pour moi, les enfants deviennent intéressants quand ils parlent, vers 4 ans.

Culture et confiture en Charente-Maritime

C’est l’été, je vous emmène aujourd’hui pour une longue ballade pleine d’idées de sortie en Charente-Maritime, pas forcément les plus connues, dont pas mal de temporaires – car l’été ça bouge, dans la région!

Ile d’Oléron

Exposition Klaus Pinter au musée de l’Ile d’Oléron

Le musée de l’Ile d’Oléron se trouve au centre de l’île, dans la ville de Saint-Pierre d’Oléron, sur la place Gambetta. C’est un petit musée agréable, installé dans une vieille maison à l’architecture singulière, bordée d’un petit parc.

Au rez-de-chaussée, la collection permanente présente aux visiteurs de nombreux témoignages de la vie quotidienne sur l’île à diverses époques du passé : vêtements, poteries, vieux pressoir monumental, très vieux film sur la vie des pêcheurs (récupéré au Canada!)… A hauteur d’enfant, des niches contiennent des étoffes à toucher, des coiffes à essayer et diverses activités interactives pour engager les bambins, qui ont souvent du mal à se contenter de regarder. Le musée organise également des ateliers pour petits et grands, et un « apéro musée » tous les jeudis d’été! Une équipe très active, donc, avec un nouveau site web, et un accueil très sympathique.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A l’étage, un espace d’exposition temporaire accueille jusqu’au 8 janvier 2017 une variété d’oeuvres de l’artiste autrichien Klaus Pinter. Plus connu pour ses installations monumentales, dont celle au Panthéon, il expose ici peintures, collages et sculptures. La plus impressionnante est Laocoon, qui occupe une bonne partie de la salle, ainsi qu’Ellipsoid, le globe terrestre lumineux aplati de la pièce suivante. J’ai bien aimé aussi le Cocon, maquette d’un avant-projet pour une installation pour la Chapelle des Jésuites de Cambrai, dont la forme irisée me rappelle les vases Art Nouveau. Et les collages de la série Rooftop Oasis Project, qui en plein lancement de Pokémon Go, évoquent la réalité augmentée. Cette exposition d’art contemporain, qui peut paraître surprenante sur l’île, s’explique par le fait que Klaus Pinter s’est installé à Saint Trojan (un peu plus loin sur l’île) il y a quelques années. Elle lui a inspiré un virage naturel dans les matériaux de ses oeuvres, plus axées maintenant sur la récupération (bois flotté, etc).

Lire la suite