Gourmandise : salon de café McQueen, des parfaits japonais à Paris

Quand on va pour la première fois dans un pays comme le Japon, très éloigné mais dont on a en tête plein de clichés et de bribes de connaissances indirectes via la culture populaire, on a tendance à se faire une petite liste des choses à voir et faire. Le mont Fuji, le Shinkansen, les temples, les filles en kimono, le pachinko… Bon, pour cette fois, les deux premiers n’étaient pas sur mon chemin.

Sur la mienne, il y avait aussi : « manger un parfait – quoi que ça puisse bien être ».

Parce que c’était revenu plusieurs fois dans des dessins animés, notamment dans la scène de Sailor Moon où avant de se faire tuer par les sbirettes de Zoisite, Nephrite écoute la jeune Naru lui confier qu’elle aimerait aller manger un parfait un chocolat avec lui. La scène repassait en flashback à chaque fois que Naru repensait ensuite à Nephrite, et ça faisait donc 20 ans qu’un coin de mon cerveau se demandait « c’est quoi un parfait? ».

sailormoon_naru_parfait

On la revoit même en parler dans le jeu Sailor Moon Drops sorti en 2017

J’ai enfin pu répondre à cette question en octobre dernier, après en avoir vu en vitrine de plusieurs salons de thé à Osaka et Kyoto. Mais difficile de partager ça avec vous sans vous donner une chance d’y goûter aussi sans pour autant faire 12 heures d’avion.

En suivant la graphiste Joranne sur Twitter (elle aussi fan de Japon qui adore partager ses découvertes et étonnements sur ses voyages), j’ai découvert en décembre dernier qu’il y avait sur Paris un endroit typiquement japonais qui en faisait : le Café McQueen, situé dans le quartier Opéra vers le bas de la rue Molière. Un Kisso-ten, plus exactement : un salon de café où discuter entre amis de façon décontractée en écoutant de la musique japonaise et en mangeant des desserts. Ils font aussi quelques plats pour le midi.

cafe mcqueen_2

On peut facilement rater la vitrine

Un petit dessin valant mieux qu’un long discours, voici la composition type d’un parfait à la japonaise : dans une coupe à glace, on superpose (sans les mélanger) glace, céréales de type corn flakes, crème chantilly, morceaux de gâteau, fruits, glace et sirop.

 

Un empilement hétéroclite de bonnes choses, donc. Et tout à fait semblable à ceux que j’ai vus exposés en vitrine dans la région d’Osaka. Les céréales et la glace sont incontournables, pour le reste j’ai l’impression que comme une bonne partie de la cuisine japonaise, cela varie en fonction des saisons et des arrivages. Ils ont d’ailleurs, au Café McQueen, le Parfait de la semaine.

Lire la suite

Publicités

Le totalitarisme tranquille

Tout est dit.

Le blog d'un odieux connard

L’Art, c’est bien.

Attention, hein, je parle de l’Art en général, pas de Maître Gims, soyons sérieux. Mais tout de même : l’Art, c’est par exemple la possibilité d’écrire, de dessiner, de sculpter, filmer ou que sais-je encore, ce qui vous passe par la tête. Comme espace de liberté, on fait difficilement mieux. Par ailleurs, l’Art, c’est une pensée : quand vous lisez la page de n’importe quel livre, il faut se rappeler que chaque phrase était, à un moment donné, dans la tête de quelqu’un qui si ça se trouve est mort il y a des siècles (bon, si vous lisez juste Public, on va oublier). C’est un peu l’archéologie de la pensée.

Mais visiblement, c’est mal. Mal, parce que les gens d’il y a plusieurs siècles ne pensaient pas comme nous, aussi ces derniers temps commence-t-on à vouloir effacer ou réécrire les traces de ce passé qui…

View original post 83 mots de plus

Capsules de Japon : (8) les hôtels

Ce n’était pourtant pas la saison des cerisiers en fleur, alors je ne sais pas si les 3 hôtels qui m’ont hébergé étaient pleins, ou si c’est la coutume du pays, mais tous m’ont fait revenir après l’heure du check-in – dont deux me demandant vers quelle heure je comptais revenir. Certes, en acceptant les bagages laissés en attendant, et même en les montant dans ma chambre avant que je ne revienne, mais cela tient sans doute aussi au standing de l’hôtel – j’ai passé l’âge des auberges de jeunesse et j’aime mon petit confort.

Donc a priori, en voyage au Japon : ne comptez pas que votre chambre soit disponible avant l’heure du check-in.

capsule_hotel_monterey_1

Autre détail étonnant, et qui d’après mes lectures se vérifie aussi dans les hôtels capsule et les auberges de jeunesse : outre le gel douche, les salles de bain sont équipées de brosse à dents, dentifrice, peigne et rasoir jetables (sur la photo, c’était encore la classe au-dessus, d’où l’élastique pour cheveux et le coton-tige en sus. Cet hôtel méritera un article à part, je crois). Et offerts. Alors que dans la plupart des pays que j’ai visités, les produits de la salle de bains sont en nombre proportionnel au classement de l’hôtel, certes, mais se limitent généralement aux gel douche, lotion, shampoing, bonnet de douche jetable et, à l’occasion, nécessaire de cirage pour chaussures.

Au Japon, a priori, vous pouvez oubliez votre trousse de toilette sans pour autant devoir tout racheter sur place. Je soupçonne que c’est parce que l’hygiène fait partie de ce qui est considéré comme de la politesse élémentaire vis-à-vis d’autrui, au même titre que de se vêtir correctement (encore un truc sur lequel on devrait insister plus dans nos contrées…), et qu’ils préfèrent donner aux touristes les moyens d’y pourvoir. Hein? Mais non je n’ai pas dit que les Occidentaux avaient la réputation d’être sales. Mais il me semble que c’est pourtant un des clichés qui circulent là-bas sur nous autres gaijin…

Ah, et vu ce que je savais du Japon, j’avais craint l’exiguïté des chambres. Mais franchement, même sans taper dans le luxe décadent, ce n’était pas pire que les hôtels londoniens (ou français). Ce n’était d’ailleurs pas l’hôtel le plus cher qui avait les chambres les plus grandes (même si le décor était un peu… vintage. Non mais j’aime bien avoir l’impression de dormir dans les années 70, c’est cool).

Daniel Balavoine, 31 ans déjà

Alors que depuis quelques années, nos stars des années 80 (adieu France Gall) et avant, voire après (pensées pour Mikio Fujioka), tombent dru, nous rappelant amèrement le temps qui passe et notre propre mortalité, je me souviens du premier artiste que j’ai « perdu ».
daniel-balavoine.jpg
C’était au matin du 15 janvier 1986, au milieu des informations oubliées depuis, qu’on apprend qu’un accident d’hélicoptère a endeuillé le rallye Paris-Dakar – qui, à l’époque, reliait encore ces deux villes. 5 victimes sont à déplorer : Thierry Sabine, l’organisateur du rallye, Nathalie Odent, journaliste, François-Xavier Bagnoud, le pilote, et Jean-Paul le Fur, technicien radio. Et enfin le chanteur Daniel Balavoine.
Je ne suis pas un héros (écrite pour Johnny Hallyday)
« Pour mourir célèbre il ne faut rien emporter
que ce que les autres n’ont pas voulu garder »
C’était sa 3e participation au rallye Paris-Dakar. La première, en simple concurrent, lui ayant fait découvrir la misère de certaines régions traversées par le rallye, il y était revenu pour conjuguer la course à un engagement humanitaire, en tant qu’ambassadeur de l’association des Paris du Cœur, co-fondée avec Thierry Sabine. L’idée était de fonder une organisation qui utiliserait la logistique du Paris-Dakar pour acheminer le matériel destiné aux populations, histoire que ce rallye ne soit pas qu’un rêve d’aventure pour occidentaux. Ca s’est perdu depuis. L’accident, resté inexpliqué, aura brisé ses projets musicaux en plein élan, à l’âge de 33 ans.
Vivre ou survivre
A l’époque, Balavoine fait partie des artistes français qui sont régulièrement dans le Top 50 (alors sur Canal + en clair), avec Jean-Jacques Goldman, Johnny Hallyday et quelques autres. Il s’est fait connaître par le succès simultané de la comédie musicale française Starmania où il interprète Johnny Rockfort, et de son 3e album Le Chanteur. La chanson éponyme – ci-dessous – est encore, de nos jours, un modèle d’ironie sur le parcours type du chanteur à succès. Je vous invite à bien écouter les paroles, c’est un monument, tout y passe : travers des artistes, du public et des médias, résumés en 3mn59.
Les nouvelles de l’école, diront que j’suis pédé
Que mes yeux puent l’alcool, que j’fais bien d’arrêter
Il est aussi connu pour avoir osé reprocher son manque de propositions pour la jeunesse à François Mitterrand qui n’était pas encore président mais déjà premier secrétaire du Parti Socialiste, lors d’un débat télévisé dont on diffuse encore régulièrement cet extrait. On sent le léger ébahissement des présents en mode « Mais il se prend pour qui, celui-là ? ». (et la gêne qu’il aborde un tas de sujets effectivement glissés sous le tapis par la presse). Pour les plus jeunes, ça paraîtra banal, mais à l’époque, sans réseaux sociaux, il était peu courant que les gens des hautes sphères doivent faire face à de la contradiction, en dehors des débats entre adversaires politiques. Le pire étant qu’en dehors de ça, la situation qu’il déplore ne s’est pas beaucoup améliorée depuis…
Starmania : S.O.S. d’un Terrien en détresse
Il a été parmi les premiers à mobiliser les artistes français de l’époque pour des oeuvres humanitaires, co-organisant le premier concert solidaire « Chanteurs Sans Frontières » avec Michel Berger, France Gall, Jean-Jacques Goldman et Renaud. Coluche a concrétisé son idée de banque alimentaire sous la forme des Restos du coeur.
Ce sont ses chansons traitant de sujets de société qui ont vraiment emporté l’adhésion populaire, comme Mon fils, ma bataille sur les querelles de garde d’enfant lors des divorces. Suivront des textes sur la tolérance, la condition des femmes, la torture…
J’étais moins cynique à l’époque, mais déjà trop pour que ce soit le coeur de mon intérêt pour lui. Encore que son investissement semblait sincère et personnel. Il ne se contentait pas de faire la morale aux gens depuis son exil fiscal, il donnait de sa personne.
L’Aziza, un des rares titres à avoir bénéficié d’un vrai clip 
Personnellement, j’accrochais surtout à ses chansons, mâtinées de pop rock aux arrangements sophistiqués, et dont les paroles avaient le bon mélange de musicalité et de sens pour plaire à mes oreilles pourtant difficiles (je trouve 90% des paroliers français insupportables). Il y a aussi l’urgence et l’amplitude dans sa voix haut perchée, qui les rend aussi cathartiques à chanter que la pop rock scandinave que j’écoute à l’époque.
En prime, ses nombreuses références au désert, aux héros qui n’en sont pas et autres me faisaient penser à Dune, l’un de mes fandoms/idées fixes du moment.
Tous les cris les S.O.S. 
Contre le passé y’a rien à faire
Il faudrait changer les héros
Dans un monde où le plus beau reste à faire
Après l’inévitable pic des ventes suivant sa mort, son répertoire a plus ou moins disparu des radars pendant les années 90 et 2000, il me semble (en même temps, je n’écoute plus guère la radio depuis que j’ai fini mes études, cad il y a un moment…). Années plus cyniques peut-être, et puis trop dur à chanter considérant sa tessiture particulière.
Jusqu’à ce que la vague de nostalgie des années 80 et des reprises tous azimuts pousse une maison de disques à faire enregistrer un album hommage à une nouvelle génération d’artistes. Argh. Il y a néanmoins des exceptions, comme Marina Kaye, toujours bluffante de maturité et de talent, qui reprend la version anglaise de Tous les cris les S.O.S. :

Vous je ne sais pas, mais à moi ça m’a fait du bien de me replonger dans sa discographie pour cet article. Et ça m’a collé le bourdon aussi. Au moins il nous reste les albums, qui n’ont pas trop vieilli parce qu’il innovait à l’époque.

nicolas-peyrac-france-gall-daniel.jpg

Cette photo n’est pourtant pas si vieille 😦

Le Petit Bonheur Hebdomadaire #13

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

Je ne vous cache pas que la semaine avait plutôt mal commencé, vous le savez si vous avez lu l’article de mercredi. Et il aura fallu attendre samedi pour que je trouve quelque chose de positif à raconter autre que « J’ai enfin réussi à résoudre les problèmes de production de mon appli après une semaine de rattrapages divers ». (ce qui certes est un petit bonheur, mais pas forcément très « relatable », comme on dit en franglish des rézosocio).

anim_ohno_close laptop

Moi lisant mes logs de batch le week-end dernier

Mais samedi, j’ai réussi à cocher dans la même journée, entre deux parties de Captain Tsubasa Dream Team (il y a un event pour farmer une parade de mon petit Genzô « casquette » Wakabayashi, en attendant d’en recruter un bon un jour j’espère), tout un tas de cases de ma to-do liste du week-end :

  • le Feldenkrais / Pilates (« Plus petit, plus lent le mouvement, plus rond sera le cercle ». Les commentaires de cours de Pilates et assimilé par des profs non francophones d’origine, ça a parfois un petit air de Yoda… moi j’aime bien XD J’ai décidément trouvé le club qu’il me fallait).
  • des soldes (expédiées de 2-4-6 parce que moi et le shopping, c’est de l’utilitaire plus qu’une passion…).
  • un passage à Bookoff pour fignoler un futur article et voir s’ils avaient eu des arrivages de Captain Tsubasa (non).
  • une pause gourmande réussie (aussi pour un futur article).
  • 2 raids Groudon à Pokemon Go expédiés aussi sans perte de temps qui m’ont permis d’en récupérer un de plus avant qu’il ne disparaisse, un nouveau Légendaire étant arrivé ce jour (je ne l’ai pas encore vu).
  • ma première visite au Café des Chats depuis environ un mois ou plus, où miracle, après 2 ans et demi, ils ont enfin changé (un peu) la carte… Et les chats ne se souviennent pas du tout de moi, c’est un scandale.

Ce qui veut surtout dire que comme j’ai coché tout ça, il m’en reste d’autant moins à faire dimanche, et qu’au moment où vous lirez ces lignes, je serai probablement au fond de mon lit à mettre en pratique mes bons voeux de l’année à ceux que je connais :

fjva_barre_pissenlits

Je vous souhaite une belle année avec plein de grasses matinées.

fjva_barre_pissenlits

anim_cat in dog bedanim_dog claims bed form cat

(je découvre en cherchant « bed » comme mot clé pour illustrer cet article que curieusement, j’ai mis en ligne 2 versions de ce gif sur le blog à 5 mois d’écart – en 2015. Quand je vous dis que j’ai une mémoire de poisson rouge…)

Café Musée : Onigiri café et exposition Japonisme à la Maison de la Culture du Japon

Nouvelle année, nouvelle résolution :

do or do not, there is no try (Confucius Yoda).

 

Après une fin d’année assez poussive et occupée, certes, mais pas forcément à la nourriture de l’âme, j’ai repris des activités culturelles à vocation (entre autres) bloguesques : j’ai profité d’une exposition temporaire à la Maison de la Culture du Japon pour y retourner. Je voulais le faire avant Noël pour y chercher des idées cadeaux, mais je n’avais pas eu le temps, évidemment. Il faudra néanmoins que j’essaie d’y retourner pour une des nombreuses activités proposées par le lieu :

mcj_ceremonie du the

L’Onigiri Café, par Kunitoraya

La chaîne japonaise Kunitoraya qui a déjà 3 restaurants dans Paris a ouvert un café au rez-de-chaussée de la MCJ (un salon de thé se trouve au 5e étage, mais est ouvert uniquement sur réservation pour les cérémonies du thé, si j’ai bien compris). Comme son nom l’indique, il sert des Onigiri (triangles de riz enrobés d’une algue, fourrés de façon variée : prune salée, saumon, thon mayonnaise, algues…), mais aussi diverses variétés de thé (dont mon genmaicha adoré), ainsi que des mochi (pâtisseries japonaises à base de pâte de haricot rouge. Les prix sont raisonnables, entre 3 et 5 Euros l’onigiri, 5 Eur les mochi, et les thés de 3 à 6 euros (pour le Matcha latte). Il y a également des sakes, des sodas et des liqueurs de yuzu et de prune (ume).

L’exposition

Japonisme : ce terme désigne le courant artistique qui a traversé la France fin XIXe début XXe siècle, quand le Japon a rouvert ses frontières et que les échanges culturels avec l’Europe ont recommencé. L’exposition (gratuite) se concentre sur les débuts, avec les premiers objets japonais importés en France, soit via la Chine, soit via des voyageurs, soit cadeaux des ambassades. L’exposition est courte (une grande salle) mais présente de très belles pièces, dont un panneau représentant le comptoir hollandais de Deshima (près de Nagasaki) J’y ai découvert que, loin d’être seulement le seul port ouvert aux Européens (et encore, exclusivement les Hollandais…) avant 1858, c’était une île artificielle entourée de murailles et apparemment fortement gardée, reliée à la terre par un étroit passage facile à surveiller.

Autre surprise, les portraits photographiés des membres de l’ambassade envoyée en Europe pour tenter de retarder l’ouverture d’autres ports aux gaijin : le membre le plus âgé présenté à 39 ans, et le plus jeune… 16 ans! – Masuda Susumu, interprète d’anglais (et ce n’est pas un cas unique : un autre avait seulement 17 ans, et c’est son portrait – en costume traditionnel et noeud papillon! – qui illustre l’affiche).

L’exposition se termine le 20 janvier, donc dépêchez-vous si cela vous intéresse. Les photos sont interdites, d’où la pauvreté iconographique de mon compte-rendu de visite.

Le Japan Store

il est ouvert depuis octobre 2016, mais je n’étais pas retournée à la MCJ depuis un bail car ce n’est pas dans mon secteur. C’est une boutique design située au rez-de-chaussée, gérée par Mitsukoshi, l’équivalent nippon des Galeries Lafayette. Aussi cossu que les GL, le Japan Store propose des articles de mode de divers créateurs japonais, de l’épicerie fine traditionnelle ou contemporaine (chocolat, thé, sake…), de la vaisselle, des produits de beauté, ainsi que des articles de papeterie (dont des mini-trousses Star Wars, c’est vous dire si c’est varié).

Si vous allez visiter la MCJ, n’oubliez pas de jeter un oeil par la fenêtre depuis l’étage de l’exposition : la vue sur la Seine est jolie (enfin là, le temps n’aidait pas…)

mcj_vue

 

R.I.P. Mikio Fujioka, guitariste de Babymetal, aka le « petit dieu » du Kami Band

Je change la programmation du blog pour laisser la place à un hommage que j’aurais préféré ne pas avoir l’occasion de faire. Hier est arrivée la nouvelle du décès accidentel de Mikio Fujioka, plus connu des fans de Babymetal sous le nom du « Petit Dieu » (Small God / Kogami) de la guitare du Kami Band, le groupe qui accompagne Babymetal sur scène pour leur fournir l’orchestration depuis 2013. On le connaissait également sous son pseudo Twitter, Mikio158cm, car il plaisantait couramment sur sa petite taille, qui le rendait facilement reconnaissable, notamment dans les vidéos.

Ici en bas de la vidéo, qui est celle de la traditionnelle intro qui permet à chaque Kami de faire un petit solo et une démonstration de ses talents devant le public conquis.

Plus de détails sur son parcours avec et sans Babymetal sur le site de référence Babymetal Newswire. Car outre ses prestations en toge blanche et sous le maquillage blanc et noir des Kamis, Mikio a participé à plusieurs groupes, dont le Kari Band formé en 2016 avec 2 de ses compères du Kami Band, Takayoshi Ohmura et Boh, et donnait des séminaires de guitare. Sa marque fétiche et partenaire était ESP, il a d’ailleurs collaboré à la création de la ESP « Spéciale Babymetal ».

mikio_twitter_babymetal

Mikio Fujioka sans maquillage de Kami

Il laisse derrière lui deux petites filles, dont il parlait souvent sur Twitter, et une épouse, qui a mis un petit mot sur Twitter pour confirmer la triste nouvelle et remercier les fans de leur soutien.

Sa bonne humeur et son talent nous manqueront. Petite galerie de photos de Mikio prises aux concerts auxquels j’ai assisté.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les 12 articles les plus lus de 2017 : and the winner is

Principe piqué à June : je prends l’article le plus lu chaque mois en question *qui ait été publié dans le même mois* (parce que sur mon blog, ce sont parfois, voire souvent, des articles plus anciens qui se retrouvent, par le hasard des recherches Google, les plus lus).

Janvier : Jade, des Empereurs à l’Art Déco, au musée Guimet

On a commencé l’année de façon culturelle et belle avec cette superbe exposition du Musée des Arts Asiatiques.

guimet_jade_04

FévrierTop 5 des trucs pour attirer un chat sur ses genoux

L’exemple parfait que le « relatable » est plus « vendeur » que le culturel. On est sur un blog, donc sur Internet, donc fatalement, un article rigolo facile avec des chats, tout de suite, ça fait plus cliquer les gens… (notez je ne me plains pas : quand je n’ai ni le temps ni l’inspiration pour écrire de « vrais » articles, ça dépanne bien, alors si en plus ça ne fait pas rire que moi, tant mieux).

2e nouvel article le plus lu ce mois-là :

Parisienne mais presque : 10 raisons de vouloir quitter Paris

Parce que durant mes premières années à Paris, je suis tombée amoureuse de la ville, mais elle aussi, elle commence à me taper sur les nerfs…

chat bastille_03

Mars : Concert : Tokio Hotel à l’Olympia – Dream Machine

Ah, Tokio Hotel a encore des fans, et les reviews de concert font parfois un peu recette (mais surtout en fonction des photos et du timing, il faut bien l’avouer).

th_olympia_06

Le duc Leto arrivant sur Arrakis

Avril : Parisienne mais presque : les émissions de déco, j’aime ça (en général)

J’aime rien, je suis Parisien(ne), et je balance régulièrement mes petits agacements ici même. Apparemment, ça vous fait rire, que vous partagiez mon agacement ou pas.

A noter que le 2e nouvel article le plus lu ce mois-là était un sur le fandom :

10 façons de devenir populaire dans un fandom

Un concentré de mes 20+ ans d’expérience de divers fandoms sur tout ce qu’il faut faire pour devenir populaire dans un fandom. Vous aurez remarqué que ce n’est pas pour autant que je réussis à les appliquer!

deco cloche

Mai : Concert : Miyavi à l’Elysée Montmartre (+ A-vox)

Je suis allée découvrir ce faux jeune homme (15 ans de carrière solo déjà, après avoir commencé dans un groupe) nippon puisqu’il passait en concert sur nos rives, après avoir beaucoup entendu parler de lui depuis des années et par des fans. Il n’a pas déçu : comme souvent les artistes japonais, il est polyvalent, très doué, et veille à donner à son public un bon show et beaucoup d’amour. Ca nous change…

miyavi_09

Juin : Auto-édition en questions (1) : Fred Marty (Sherona, les chroniques de Gabriel)

Le premier épisode de ma série d’interviews d’auteurs sur l’auto-édition, dont je vous ai déjà parlé. Apparemment, elle passionne autant mes lecteurs que moi 🙂

fred marty_sherona

Juillet : Fandom : Tokio Hotel Sekunde : 14-07-2007 – 14-07-2017

Tokio Hotel Sekunde, le forum sur le groupe allemand Tokio Hotel sur lequel j’ai été le plus active, a fermé ses portes le 14 juillet dernier après 10 ans de bons et loyaux services. Ca méritait bien un pavé rétrospective sur son histoire tumultueuse…

sekunde 2017

Août : P.S. : Crowdfunding : Kirby & Me

Un article post-scriptum comme j’ai commencé à en rédiger pour suivre des sujets, comme ici, le financement participatif du artbook hommage à Jack Kirby, avec la séance de dédicace organisée par la librairie Central Comics pour distribuer les exemplaires aux joyeux contributeurs parisiens.

kirby and me_07

Jean Grey aka Marvel Girl

Septembre : Concert : Metallica à Bercy, 8 septembre 2017 – photos, vidéos

Sans surprise vu l’impressionnant public d’un des groupes les plus connus du monde, l’article le plus lu du mois était ma chronique du concert de Paris Bercy. Nothing else matters…

metallica_bercy_14

Bonsoir, James!

 

Octobre : Qui mème me suive (1) : Badmoizelle

On triche un peu, cet article a été publié fin septembre, mais les autres sont trop loin derrière. Cet article se veut le premier d’une série sur les mèmes et dramas d’Internet, mais pour l’instant il reste tout seul de son espèce. Abandonnéééééé! (j’y reviendrai sans doute).

badmoizelle_5

Novembre : Guide : un concert de Babymetal au Japon

Il faut savoir que les photos et vidéos sont interdites dans la plupart des concerts au Japon, et que vu le prix que ça coûte et à quel point c’est compliqué pour décrocher des billets pour un concert là-bas, je n’avais pas envie de me faire virer de la salle au bout d’une chanson pour avoir contrevenu au règlement. Alors faute de pouvoir illustrer de mes habituelles photos et vidéos une chronique en bonne et dûe forme des deux concerts de Babymetal que j’ai vus à Osaka, j’ai préféré rédiger un (long) article sur ce qu’il faut savoir avant, pendant et après avoir vu un concert d’un groupe japonais au Japon. Parce que c’est assez différent de l’Europe…

babymetal_osaka_09

Décembre : Reportage invité : Une fan française en Norvège

C’est malin, je me suis fait piquer la vedette sur mon blog par mon invitée XD

Une fan que je connais de longue date me régalait de ses péripéties norvégiennes lors de nos rencontres (oui, entre cintrées qui parcourent des centaines ou milliers de kilomètres pour voir des groupes, on se comprend et on se soutient, même si ce ne sont pas les mêmes groupes). Elle s’est enfin laissée convaincre de les mettre par écrit pour en faire profiter le reste de la planète. C’est un peu le pendant de l’article cité en octobre, mais pour la Norvège au lieu du Japon… Eh bien sans surprise : c’est assez différent comme approche des concerts!

vv_norvege_effet pipi

Je citerai aussi un article publié en mai suite à une question de Bee Bop, mais qui, sans doute à cause de l’actualité de décembre, s’est vu propulser dans mes hits du mois :

Qu’est-ce que la rock’n’roll attitude pour moi?

Aucun rapport avec un hommage à Johnny, pourtant, ou involontaire…

Bref, encore une année légèrement portnawak tout en continuant d’explorer le fandom, et le monde à travers le fandom.

Le Petit Bonheur Hebdomadaire #12

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

Après les fêtes, magasins et traiteurs font des promos sur les victuailles de réveillon, donc j’ai acheté à moitié prix la bûche Picard que j’avais vue sur leur site trop tard pour le réveillon. Ca permettra de finir les langues de chat.

Pis après on rachète des langues de chat pour finir la bûche, et on rachète de la bûche pour finir les langues de chat, et…

(alors je sais, traditionnellement, c’est plutôt la saison de la galette, mais moi tout ce qui est amande, y compris la frangipane, ça me bouerf. Je suis plutôt brioche des rois, mais à Paris autant acheter celle des supermarchés : celle achetée l’an dernier chez Eric Kayser avait de toute évidence 2 jours de trop et n’était pas terrible même sans ça…)

Ah oui, et puis après voir vu le lien sur le Twitter de l’Etang de Kaeru, je suis allée voir l’exposition (gratuite) Japonisme à la Maison de la Culture du Japon, quai Branly à Paris. Ca ne dure que jusqu’au 20 janvier alors dépêchez-vous si ça vous intéresse. Jolie petite expo d’objets parmi les premiers importés du Japon vers la France, qui ont lancé la fascination de notre pays pour celui du Soleil Levant.

Star Wars 8 : Les Derniers Jedi: ce que certains fans n’ont pas aimé

Après avoir vu le film, j’ai lu quelques articles (dont celui de Lady Butterfly, qui m’a donné l’envie de détailler plus certains points de vue) et découvert que certains fans ont détesté (et qui expliquent qu’ils trouvent que cet épisode est le pire de la série. Ils n’ont pas dû revoir les épisodes 1, 2 et 3 depuis longtemps…

Attention, spoilers détaillés derrière le lien :

anim_luke-father-spoiler-gif

Lire la suite