Comment gérer son argent

Ma banque, que je ne citerai pas, m’a envoyé une très jolie plaquette pour m’expliquer comment gérer mon argent (chez eux, s’entend). Les livrets, les aides à l’immobilier, les profils d’investissement en bourse (par exemple, « dynamique », ça veut dire que tu risques ta chemise), les différentes formules de gestion (entièrement par la banque, ou par moi, ou par moi avec leur conseil etc).

Juste, je m’interroge : ils ne mentionnent ni de chiffre de rentabilité (ni garantie ni estimée ni espérée ni rien), ni les frais de gestion.

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Alors je ne suis pas une experte en investissement, je ne sais pas s’ils sont bons en gestion, mais s’il y a une chose que je sais sur la façon de gérer son argent, c’est que la première chose à faire, c’est REGARDER LE PRIX DE CE QU’ON ACHETE. Et ne pas confier son argent à des gens qui ne vous disent pas combien ça va vous coûter et combien ça peut rapporter, garanties à l’appui.

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Le Petit Bonheur Hebdomadaire #4

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

Mon petit bonheur, c’est d’avoir trouvé un bar/resto qui fait des pâtes sauce tomate / jambon / aubergine meilleures qu’à Paris.

Parce que mon grand bonheur de la semaine, c’est la réalisation à la fois d’un rêve de 25 ans et d’un plus récent.

Je suis ici :

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Pour voir ceci :

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Loué soit le dieu Renard (et j’ai même attrapé un Canarticho).

Metallica demande (encore) la contribution de ses fans en souvenirs

Ce n’est pas de l’argent, mais des photos, billets et affiches de concerts, enregistrements, interviews même si vous en avez, des tournées entre août 1987 et juillet 1993, que recherche Metallica actuellement. Ceci afin d’enrichir le contenu des 2 futures boxsets de And Justice For All et Metallica.

Aussi, si vous voulez partagez vos souvenirs, n’hésitez pas à les contacter ci-dessous :

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Fan-fiction Dragonlance : L’appel des ténèbres (1/4)

Préambule : je songe à créer une catégorie « Contes de la crypte » pour ces vieilles fan-fictions ressorties de mes tiroirs… Néanmoins, en retrouvant celle-là, il m’a semblé qu’elle n’avait pas trop vieilli. Comme souvent mes fan-fictions, elle est centrée sur un personnage secondaire et ambigu : le mage noir Dalamar – qu’on rencontre, dans la série de romans principales de DragonLance, quand il est l’assistant d’un des personnages les plus intéressants : Raistlin. Je lui ai écrit des origines. L’avantage, c’est que vous n’avez pas besoin de déjà connaître l’univers de Dragonlance et ses personnages pour comprendre l’histoire, puisque j’y ré-introduis les concepts utiles. Retour vers le passé, à double titre…

Chapitre 1 :

Sur un geste de leur officier, les soldats elfes tirèrent leurs flèches sur le groupe de soldats qui traversait la passe. L’adresse des archers trouva les failles des armures noires, et la moitié des guerriers, y compris le commandant qui marchait à leur tête, s’effondrèrent avant de savoir ce qui leur arrivait. Bien entraînés, les survivants réagirent immédiatement et se dissimulèrent sous le moindre surplomb de roche. Un homme en robe noire resta seul au milieu de la passe, étendant les bras en psalmodiant des sons étranges. Les flèches ne l’atteignaient pas. A son signal, les soldats surgirent de leur abri, protégés par le bouclier magique, et se ruèrent à l’assaut des hauteurs où se dissimulaient les elfes.

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Si la nature a horreur du vide, comment expliquer Twitter?

En fait, avant les réseaux sociaux, on était un peu protégés. La parole publique était filtrée, déjà. Et en dehors de ses collègues et de ses proches (plus ou moins de son milieu, donc), on fréquentait essentiellement des professionnels (boulanger, vendeur, coiffeur, garagiste…), cad des gens avec un travail et relativement intégrés socialement, donc.

Certes, certaines catégories de la population étaient davantage exposées à la misère sociale, comme les professions médicales, les commerces de quartiers en dehors d’Auteuil-Neuilly-Passy, et les travailleurs sociaux. Mais sinon, à l’occasion, on croisait un cinglé dans la rue ou les transports, généralement SDF, et on se disait « pauvre diable ».

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Maintenant, Facebook, Twitter, les commentaires de Youtube etc sont accessibles à tout le monde. Et on se rend compte que le monde est peuplé de crétins congénitaux dont on se peine à imaginer qu’ils se souviennent de respirer (malheureusement, c’est automatique), et de fous plus ou moins dangereux dont on se demande, a minima, comment ils arrivent à gagner leur vie (aux crochets des gens dont je parlais plus haut, vraisemblablement).

anim_dory_bad squishy.

Notez, on l’avait déjà découvert avec les télé-réalités genre « Les Anges », qui les mettent en vedette. Mais comme je n’en vois que des extraits par hasard au détour d’un zapping ou d’un mème, j’aime à les oublier

Certains de ces comptes sont parodiques. J’espère qu’ils font au moins rire leurs auteurs, parce que moi, pas vraiment. Vu que c’est tellement difficile de différencier la parodie du vrai que ce n’est plus vraiment une parodie… tout comme le Gorafi a de plus en plus de mal à faire plus surréaliste que le Figaro

<blockquote class= »twitter-tweet » data-lang= »fr »><p lang= »en » dir= »ltr »>2nd October 2017 <a href= »https://t.co/Wfgpd4QlMR »>pic.twitter.com/Wfgpd4QlMR</a></p>&mdash; Duck Of The Day 🦆 (@Ducks_Daily) <a href= »https://twitter.com/Ducks_Daily/status/914792071160004608?ref_src=twsrc%5Etfw »>2 octobre 2017</a></blockquote>
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Un des derniers comptes Twitter que j’ai suivi, c’est @Ducks_Daily. Qui, comme son nom l’indique, poste une photo de canard par jour. Je soupçonne qu’il est plus pertinent que 99% des comptes Twitter.

Transports en commun : estimez votre temps de trajet à Paris

Métro : compter 1mn30 par station plus 5mn par correspondance et par entrée / sortie.

RER : dans Paris « intra-muros » – « intra-périphos » plutôt, de nos jours -, compter 3-5mn par station, plus 10mn par correspondance.

RER C ou en dehors de Paris : pareil, en comptant 20mn d’attente pour le passage du premier RER, et 20 mn de plus s’il ne dessert pas la branche qui vous intéresse

Bus : compter deux fois plus long qu’indiqué sur le site de la RATP.

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Bus de substitution en cas de travaux sur les lignes de RER : compter 4 fois le temps du trajet en RER. Parce que pour être sûr de se taper tous les embouteillages, il va suivre tout le trajet du RER en passant par les petites rues.

Aux heures de pointe : il y a plus de métros/bus, mais aussi beaucoup plus de monde, donc prévoyez 10 mn de plus le temps d’attendre une rame où vous pourrez tasser suffisamment vos congénères pour entrer.

Durant les 2 mois d’été : rallongez ces temps de transport par 2, et vérifiez bien que les trains circulent, afin de prendre en compte :
– l’interruption du RER C sur Paris intra-muros pour les travaux Castor
– l’interruption du RER A sur Paris intra-muros pour les travaux Cascouilles
– l’interruption et les divers changements d’horaires des transiliens pour cause de travaux, de chaleur, de pluie et d’indisponibilité des conducteurs au motif de « pas envie ».
– la diminution de la fréquence des bus et des métros.

Le petit bonheur de la semaine #3

Vous avez sans doute remarqué comme moi ces modes qui ne vont qu’aux grandes perches longilignes. L’une d’elle est le chino. Quand, comme moi, on est rase-mottes, on sait très bien que c’est une mauvaise idée de visuellement couper la jambe avec un gros ourlet. Je le sais d’autant plus que le pantalon avec l’ourlet roulé, je l’ai porté quand c’était la mode dans les années 80… et puis on est en automne et j’ai pas envie de me geler les chevilles. (inutile donc de préciser que je ne suivrai pas non plus la mode de « pieds nus dans mes chaussures »)

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Mais j’ai découvert UN intérêt à cette mode : le chino, dans certaines marques, quand tu déroules l’ourlet… il tombe pile à la bonne hauteur pour faire un pantalon classique, sans avoir à payer pour te faire coudre un ourlet dans l’autre sens. Et puis c’est une coupe droite, ce qui tombe bien parce que le slim me sort par les yeux, ça fait des années que c’est impossible de trouver autre chose…

Mon CV d’internaute

La semaine dernière, je vous présentais mon CV de fan.

Et pour suivre l’actualité de ces différents fandoms, pour éviter de rater la mise en vente des billets, les changements d’horaires, les dédicaces, et pour échanger avec des gens aussi passionnés que moi au lieu de soûler un entourage qui n’en a rien à faire, j’ai dû m’adapter aux différents réseaux sociaux au fil de leurs évolutions.

Je me suis donc inscrite sur :

– des mailings-lists gérées par des facs US, à l’époque où je terminais moi-même mes études.

– des mailings-lists / Yahoo Group (j’en ai même géré une).

– des newsgroups.

– des forums de fans (au moins 3 notables, j’en ai même créé 2 autres)

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J’ai créé des comptes sur :
Livejournal (plateforme de blogging – à un moment j’en avais 3 actifs, dont 2 mono-fandom. Et 2 oubliés aussitôt créés – trop d’idées, pas assez de temps)

MySpace
DeviantArt (attention, ce site s’est arrogé le droit de revendre les dessins et illustrations que vous y postez…)
Facebook
Twitter
Tumblr
Instagram
Periscope (ce que c’est chiant ce truc… le triomphe de l’instantané qui disparaît généralement avant qu’on ait pu voir la vidéo. Ca met encore plus en exergue la différence de rythmes circadiens entre les artistes et les buroliers comme moi…)

Et je dois en oublier quelques uns.

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J’ai hébergé mes premiers sites web chez Geocities et Mygale (premier hébergeur gratuit français, dont je fus l’une des 500 premiers membres).
Les suivants chez mon fournisseur d’accès, ou sur Chez.com
Et ensuite chez un « vrai » hébergeur payant.

J’ai joyeusement évité certains réseaux sociaux, trop orientés jeune (Skyblog – vérolé de pub, aussi) et vers des usages qui ne m’intéressent pas, comme Snapchat et Ask. Je cherche encore l’intérêt de Ask, à part laisser la porte ouverte aux stalkers, harceleurs et aux indiscrets de tout poil.

Je boycotte Pinterest qui s’obstine à demander une inscription pour voir quoi que ce soit, a un outil de recherche merdique, et phagocyte les résultats de recherche de Google (franchement, il devrait y avoir une option par défaut dans Google pour ne jamais afficher les résultats de recherche issus de Pinterest).

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J’ai vu Vine arriver, s’installer et périr avant même de me demander si ça valait le coup (mais je ne poste que des vidéos de concerts, donc non).

Inutile de vous dire que du coup, les identifiants et mots de passe, j’en ai ras-la-casquette. Et que quand Orange, Microsoft ou Samsung me demandent de m’inscrire sur leurs forums pour que leurs utilisateurs me fournissent les réponses que leurs sites et/ou techniciens ne sont pas fichus de m’apporter quand ça bugge, je les envoie paître à grand coups d’invectives fleuries.

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Et que quand des députés qui n’y comprennent rien du tout et refusent de déclarer leur patrimoine aux gens qui les élisent, veulent « obliger tout quidam « suspect » à déclarer tous ses identifiants électroniques », j’ai un peu envie d’aller brûler ma carte d’électeur sous leur nez… (mais de préférence avec leurs billets de banque. Voire leur CNI).

Gourmandise : Wunderbär – restaurant allemand à Paris

Pour célébrer avec un jour de retard le Jour de l’Unité Allemande (le 3 octobre), faisons un tour dans l’une des plus allemandes des adresses parisiennes.

C’est dans ce que j’appelle désormais Little Berlin (le triangle du 10e arrondissement entre République, le marché derrière la mairie et la Gare de l’Est) que s’est installé il y a environ 2 ans ce restaurant bar dont la devise bilingue est « In Wurst we trust » (« nous croyons en la saucisse »). Son nom lui-même est un jeu de mot, je suppose, entre Wunderbar (merveilleux, en teuton) et Bär, l’ours, qui est sa mascotte (et celle de Berlin).

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Avec ce credo, on ne s’attend pas à de la gastronomie fine. Mais peu importe : on y vient plutôt pour du snacking entre potes. Il y a d’ailleurs à cet effet 2 grandes tablées de 8 en bois brut. Au menu, différentes sortes de bratwurst (saucisse à l’allemande), dont le célèbre Currywurst berlinois : une saucisse découpée en rondelles servie dans une barquette en carton et baignant dans une sauce curry pimentée. A agrémenter de frites ou de Kartoffelsalat (oui, c’est de la salade de pommes de terre, tout n’est pas compliqué dans la langue allemande). Si vous n’aimez pas la saucisse, ils font aussi des tartines, des sandwichs, dont quelques variantes végétariennes.

Évidemment, il y a aussi plusieurs sortes de bière à la carte, ainsi que du Fritz-cola et autres sodas de la même marque. Niveaux desserts, on reste aussi en plein cliché assumé avec de l’apfelstrudel ainsi que de la Forêt Noire (en verrine. Enfin, en verre).

Les travaux de rénovation / décoration sont enfin finis : découvrons l’intérieur. On est en (à la) mode industriel/béton ciré/bois brut, customisés pour évoquer l’outre-Rhin. Les Lederhosen érigés en objet de déco, il fallait oser. Des chopes de bière venues de l’Oktoberfest de Munich complètent le dépaysement.

Informations pratiques :
Wunderbär (+ la page Facebook)
16 Rue Beaurepaire, 75010 Paris
(M) République, Jacques Bonsergent
Horaires :
mardi-jeudi : 12h – 23h
vendredi-samedi : 12h – 00h
dimanche : 12h – 19h

Auto-édition en questions (5) : Olivier Saraja

Je ne sais pas si vous appréciez autant que moi cette série d’interviews, mais personnellement, je découvre à chaque fois des expériences d’auteurs riches, avec des vécus très différents. Olivier Saraja est, pour l’instant, le plus expérimenté à accepter de répondre à mon questionnaire. Il avait déjà été édité hors fiction avant de se lancer dans l’auto-édition, et cela colore son approche très réfléchie et très professionnelle sur ce processus – qui se rapproche un peu de celle de Fred Marty. Cursus scientifique oblige? 😉 C’est aussi le premier interviewé à utiliser Tipee au lieu de se contenter de la vente « à la pièce ». Suivez le guide, il a, encore une fois, beaucoup à nous apprendre… 

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L’AUTEUR

1) Peux-tu te présenter en tant qu’auteur ?

Je m’appelle Olivier et dans le civil, je travaille pour l’industrie aéronautique, du côté de Toulouse. Après avoir exercé ma plume dans le domaine des jeux de rôle dans ma jeunesse puis dans la presse informatique lors de mon engagement pour le logiciel libre, je profite de ma maturité 😉 pour désormais me consacrer à la fiction. J’affectionne les genres de l’imaginaire, et côté écriture, surtout la science-fiction, l’anticipation, le fantastique. Des textes qui s’alimentent de la veille technologique que je mène au quotidien sur les sujets qui me passionnent. Les dernières années ont été très riches en progrès extraordinaires : l’exploration martienne, par exemple, mais aussi les découvertes fondamentales comme le boson de Higgs, la compréhension de notre univers, de ses limites, de sa structure. Plus localement, les progrès en matière de nanotechnologie, de bio-ingénierie, d’intelligence artificielle. Les inquiétudes quant au climat, la pollution, l’extinction massive de vies animales qui se profile… Tous ces sujets alimentent mon inspiration, le but n’étant pas seulement d’écrire des histoires, mais aussi et surtout d’interpeller, d’alerter et, indirectement, par la prise de conscience du microcosme fragile dans lequel nous vivons, de changer les habitudes et redonner de l’espoir.

2) Publies-tu sous ton vrai nom ? (tu n’es pas obligé de donner le vrai si c’est le cas;) )

Pourquoi se cacher ? Je suis fier de ce que j’écris et de la destination que je cherche à donner à mes textes. Je suis plus inquiet quand je vois des noms de plume farfelus ou américanisés à outrance qui s’emparent des réseaux sociaux dans des démarches marketing plutôt agressives.

3) As-tu aussi été édité dans le circuit traditionnel ?

Quelle est ta définition de circuit traditionnel ? Si c’est au format papier en collaboration avec un éditeur, oui. Côté jeux de rôle, j’ai été publié à plusieurs reprises par la défunte maison d’édition Oriflam. En tant que pigiste, j’ai été publié par Diamond Editions dans divers de leurs magazines consacrés à Linux et sa nébuleuse du Libre (Linux Magazine, Linux Pratique). Je suis également l’auteur d’un guide d’utilisation d’un logiciel libre de création d’images de synthèse chez Eyrolles. On peut donc dire qu’avant de m’investir dans la fiction, oui, j’ai pas mal travaillé avec des éditeurs, que j’ai tous trouvé formidables, d’ailleurs… Côté fiction, j’ai eu un coup de cœur pour Walrus, qui a publié un de mes titres et qui va prochainement proposer le second.

4) Si oui, en quoi est-ce différent d’après ton expérience ?

Ce n’est pas si différent, dans la mesure où même en auto-édition, par respect envers ses lecteurs, on se doit d’avoir une démarche professionnelle. D’avoir des textes bien fagotés. Impeccablement écrits. Exempts de coquilles ou, pire, de fautes d’orthographe ou de français. C’est le rôle de l’éditeur que de veiller à cette partie-là de notre travail, mais les auteurs autoédités ont appris à s’entourer de bêta-lecteurs, avec plus ou moins de bonheur. Là où la différence est notable, c’est qu’en auto-édition, le travail ne s’arrête pas à l’écriture. L’auteur doit souvent jongler avec plusieurs casquettes : mise en page, illustration, communication, marketing, représentation, vente, service après-vente… La liste est longue et demande beaucoup plus de résilience, d’abnégation et de… régularité.

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