Le crowdfunding du jour : l’exemple à ne pas suivre, et conseils pour se lancer

Il est expiré depuis longtemps, mais c’est un bon exemple des choses à ne pas faire.

Unity, the movie

Le pitch : un réalisateur pétri de bonnes intentions veut convaincre le monde que manger de la viande, c’est MAÂHL, et que si on devenait tous végétariens, il y aurait la paix sur la Terre.
80 stars sont prêtes à figurer au casting.
Il réclame 800 000$. Oui, presque un million de dollars pour faire déclamer ses potes connus devant un fond bleu avec de la post-production.

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Assez curieusement, ils n’avaient réussi qu’à mobiliser environ 50 000$, donc le crowdfunding a capoté.

C’est dingue hein : les gens ont semble-t-il assez peu envie de payer de leurs deniers pour que des stars de cinéma – qui pour la plupart doivent gagner plus en un film que ce qu’eux gagnent en un an – viennent leur seriner de la propagande végétarienne. Quel égoïsme! Et après on s’étonne que le monde aille à vélo. A vau-l’eau. A truc, là.

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Voyager en Allemagne quand on n’y connaît rien et on ne parle pas allemand

Quelques conseils élémentaires mais bons à savoir :

– depuis la France, il y a plein de lignes de train qui desservent diverses destinations en Allemagne, en moins de 4h depuis Paris pour beaucoup (Cologne, Düsseldorf, Stuttgart, Mannheim, Francfort…). Pour Berlin et Hambourg, c’est beaucoup plus long, je vous conseille plutôt l’avion. Il est néanmoins possible d’y aller en train, voire en bus. Cette dernière solution est la plus économique, idéale pour les petits budgets, mais il faut se coltiner 9h de route (pour Paris-Berlin)…

– dans vos réservations, si vous prenez le train, sélectionnez la station Ville-Hbf. Le Hbf signifie « Hauptbahnhof », Gare Principale, ça vous dépose donc plein centre. Enfin, sauf si vous logez en périphérie proche d’une gare annexe, bien sûr…

francfort_hauptbahnhof

Les transports en commun en Allemagne :

bus : en allemand, ligne de bus se dit Bus Linie (prononcer « bouss linieuh). Ca devrait être compréhensible même sans connaître la langue, donc.
U, U-Bahn : correspond au métro ou au tram, suivant les villes et les lignes. Il n’est pas rare de passer de la ligne U3 sous terre à la ligne U4 à prendre en surface… Ca peut étonner au début! Donc si vous ne trouvez pas votre quai, pensez à changer d’étage et suivez les panneaux. Comme à Paris, les directions sont indiquées par le nom du terminus.
S-Bahn : correspond aux trains de banlieue ou régionaux, avec beaucoup d’arrêts. Pas très rapide, mais pas très cher. Si vous avez des trajets à faire par ce moyen, attendez plutôt d’être sur place pour acheter vos billets : ainsi ce seront généralement des billets sans horaire (ni réservation) valables sur 1 an, au lieu de billets achetés en France qui sont généralement à utiliser sur un train précis. Ce qui vous enlève de la souplesse sans forcément vous y faire gagner en prix…
R-Bahn : train régional, équivalent du Corail. Le train-normal-pas-TGV. Vous pouvez réserver vos billets sur le site de la Deutsche Bahn, qui a le bon goût de proposer une version française.
ICE : équivalent local et tout blanc du TGV, profilé un peu comme un Concorde sans ailes, l’Inter City Express effectue des liaisons à grande vitesse entre les principales grandes villes. Il est plus cher mais plus rapide et un peu plus confortable.

Tarifs :

– ils sont grosso modo équivalents à ceux des transports en France. Néanmoins, si vous voyagez en groupe à partir de 6 personnes, regardez bien car il y a souvent des tarifs avantageux, pour lesquels vous n’avez pas à justifier d’être famille nombreuse, ni moins de 26 ans ni quoi que ce soit d’autre. Ce sont des tarifs utilisables par tous, donc familles, amis, collègues, groupe de potes, etc.
– il existe aussi la RailCard, qui permet de voyager sur tout le réseau pendant une période donnée. Pour les grands voyageurs!

– Pour réserver vos billets de train intra-Allemagne, voir les tarifs et les horaires, le site de référence c’est la Deutsche Bahn – qui, ô joie, propose diverses langues dont le français.

La Méthode à Gilles (le hamster) : faites du ménage dans votre vie (2) : les gens

Même au niveau social, j’ai fait du tri. Mon dieu quelle horreur, quel monstre je suis!

Mais c’est un truc dont on se rend compte avec le temps… quand on est jeune, on veut souvent s’entendre avec tout le monde ou en tout cas ne se fâcher avec personne. Ou quand on est un peu isolé, on n’ose pas couper les quelques liens qu’on a. Et puis au bout d’un moment, on réalise que certains liens sont en fait des entraves de toute façon.

En arrivant à Paris, par exemple, où je ne connaissais pas grand-monde, j’ai fait des efforts pour « socialiser » avec les collègues, lier connaissance via des activités (sportive, artistique…), garder le contact avec des gens qui eux ne faisaient pas l’effort inverse… Sans grand succès. C’est quand j’en ai eu marre et que j’ai tranché dans le lard de ce genre d’efforts que je me suis fait, par hasard ou par le biais de centres d’intérêt communs et non forcés, de nouveaux amis avec qui j’ai plus envie de passer du temps qu’avec les anciennes connaissances. Ne serait-ce que parce qu’on a plus de goûts en commun et que donc la conversation coule de source. Priorisation.

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Vous savez le plus drôle? Depuis que j’ai arrêté de me forcer à sociabiliser au bureau quand je n’avais pas envie, faute d’atomes crochus avec les collègues du moment, je suis beaucoup mieux perçue au niveau relationnel. Evidemment, je ne les snobbe pas carrément. Je suis toujours cordiale (et comme j’ai toujours le syndrôme de Bacri, je force un peu pour que ça se voit). Je vais à l’occasion déjeuner ou prendre le café avec eux. Mais pas tout le temps. Ca me laisse plus de temps au bureau pour travailler (ce qui me permet surtout de ne pas rester trop tard le soir), et à la pause déjeuner pour lire, ou pour faire des courses que je n’ai donc pas à faire le soir ou le week-end. Et du coup, le reste du temps, je suis plus disponible, physiquement et mentalement, que ce soit pour eux ou pour les gens dont je recherche la compagnie.

Comme le dit un panneau trouvé sur le web : « Je ne suis pas asociale, je suis sélectivement sociable ». Etat d’esprit qui n’est pas rare chez les gens qui dépassent la trentaine ou un peu plus, je cite ce passage souvent attribué à tort à Meryl Streep :

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Gourmandise : Toraya, salon de thé et pâtisserie japonaise traditionnelle

C’est à deux pas de la place de la Madeleine, dans la calme rue Saint-Florentin, que la pâtisserie japonaise traditionnelle et salon de thé Toraya cache ses deux jolies salles. Au choix, on peut s’attabler pour déguster, ou aller directement à la caisse des achats à emporter. Réservation préférable le samedi, car si j’ai découvert l’adresse au hasard d’une balade, elle semble réputée.

A la carte, des boissons chaudes dont évidemment des thés sencha, matcha, genmaicha, gyokuro et hojicha, du sobacha (infusion aux graines de sarrasin), provenant tous de la région d’Uji. Des variations glacées (macha ou café) côtoient les boissons occidentales plus courantes.

Quelques plats chauds sont proposés à l’heure du déjeuner. Mais l’essentiel de la carte concerne évidemment les wagashi, pâtisseries japonaises à base d’azuki (pâte de haricot rouge), sucre (sans doute rajouté pour se rapprocher du goût occidental, l’azuki étant sucré mais peu), farines de riz et de blé, et agar-agar. Une grande attention est portée dans leur préparation aux formes et aux couleurs. Certains wagashi ne sont préparés qu’à la saison correspondante, comme le Hana Ayama (Iris) que j’ai dégusté ce jour là.

C’est particulier, de petit format généralement, à vous de goûter pour vous faire votre opinion. Le Hana Ayama est composé de pâte de riz Domyôji rose fourrée à la pâte d’azuki blancs.

J’aime bien mais sans excès – ce qui, vu comme je suis difficile, est déjà un exploit *. En fait la texture de la pâte de riz rappelle un peu la pâte d’amande. Au goût, c’est sucré et parfumé sans que je puisse identifier précisément le goût.

Ceci étant dit, leur genmaicha (thé vert au riz grillé) est excellent, et j’en ai d’ailleurs profité pour en acheter. Le service est également très bien – mi-japonais mi-français. Une bonne adresse pour découvrir ou retrouver le vrai goût du Japon – ma voisine de table y venait après un long séjour là-bas, et deux autres étaient des touristes japonaises en plein shopping, toujours un bon signe pour ce genre d’endroit.

Informations pratiques :
Toraya
10 rue Saint-Florentin
75001 Paris
(M) Concorde ou Madeleine
Horaires: de 10h30 à 19h sauf dimanche et jours fériés.

NDLA : je tiens à préciser que je suis à peu près la dernière personne qui devrait écrire des articles sur des gastronomies étrangères : j’ai besoin de savoir ce que je mange, et il y a des tas d’aliments que je considère personnellement comme non comestibles – y compris en France. Je ne supporte pas : fromage, abats (sauf le foie), coquillages, alcool, plats épicés et j’en passe. Je suis le cauchemar des cuisiniers. Et il ne vaut mieux pas que je me force, car mon estomac me le fait vite payer. Autant vous dire que je ne voyagerai jamais dans un pays où je ne suis pas raisonnablement sûre de manger des plats identifiables et familiers assez régulièrement. La cuisine japonaise est la principale cuisine étrangère que je trouve généralement à mon goût, suivie de la chinoise. Ce qui me sauve souvent en voyage car on en trouve un peu partout de nos jours. Mais pour les plats les plus éloignés de la tradition occidentale, j’ai du chemin à faire.

 

Analyse sémiologique des photos de vacances

(je voulais caser sémiologique dans un titre, ça, c’est fait).

Régulièrement, après chaque période de vacances scolaires, ma boîte mail est submergée d’offres pour imprimer mes photos, par paquets de 50, de 100, sous forme d’albums reliés…

Je prends des photos en vacances depuis que j’ai un travail et un appareil photo (cad que ça m’a pris plutôt tardivement). En fait, j’ai acheté un appareil photo (un argentique Olympus Myu II tout mignon, et très bon pour un ultra-compact, conseillé par… un client de la Fnac alors que les vendeurs étaient trop occupés pour m’éclairer) après mon arrivée à Paris, qui coïncide avec le début de ma vie professionnelle et de mes voyages. Mais à la base, je l’ai acheté pour photographier Paris.

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Sapho, Musée d’Orsay

Parce qu’après une phase de « Mais c’est quoi cette ville grise et crade, pourquoi tout le monde fantasme dessus? » en arrivant dans la capitale, j’ai commencé à y faire ma touriste et à tomber amoureuse de ses vues. Il faut être insensible à la beauté pour ne pas trouver sujet de photographie à Paris (il faut aussi, maintenant, être habile pour éviter d’avoir une poubelle sauvage ou quelque déchet, humain ou autre, dans le cadre. Mais ceci est un autre sujet…).

Avec l’arrivée du numérique, comme tout le monde j’ai pris encore plus de photos. D’autant plus que pour moi, la photo n’a pas qu’une vocation artistique. Je ne prétends pas faire de l’art. Ni même du photo-reportage. Pour moi, c’est un bloc-notes visuel pour les cas où un petit dessin vaut mieux qu’un long récit. Notez bien que je prends également des notes détaillées de mes voyages, dans mes petits carnets, pour les impressions non visuelles. Mais les photos m’aident à me souvenir, après.

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Post-scriptum : libraire de ma jeunesse

Je vous parlais brièvement mardi de la libraire qui tenait la librairie spécialisée dans le fantastique que je fréquentais ado à Toulouse, Ailleurs. On n’était pas très proches (je me suis arrangée mais je suis plutôt ours quand je ne suis pas hamster…), mais j’appréciais sa boutique, le fait qu’elle essaie de mettre en avant ses coups de coeurs, de personnaliser ses conseils. Le genre de libraire qui vous donne envie d’aller acheter en librairie. C’est bien après, en y repensant, que j’ai découvert son nom, Cathy Martin, en voyant qu’en 2011, elle avait eu les honneurs du dossier Libraire du site Actusf. Vous pouvez donc lire sa très instructive et drôle interview sur son métier ici :

http://www.actusf.com/spip/Dossier-Libraire-Album-a-Toulouse.html

Bonne nouvelle (?) : cela fait longtemps que je n’ai plus l’occasion de retourner à Toulouse, mais si j’ai bien compris, ce n’est plus Album qui est à la barre, et Bédéciné a retrouvé son nom et son enseigne.

Et Cathy y officie encore si j’en crois le blog :

Avec le dernier Roman du Disque-Monde, Du Bonus chez Bédéciné

Bon, moi je faisais partie des clients anonymes, n’étant guère causante à l’époque, mais je voulais lui tirer mon chapeau ainsi qu’à l’équipe de Bédéciné (que je fréquentais aussi). Gràce à eux, le paysage culturel Toulousain est resté fantastique.

Tant que je suis dans les considérations sur les métiers du livre :

Non à la précarité des correcteurs dans l’édition : signez la pétition sur http://correcteurs-wesign.it/fr via @wesignit

La Méthode à Gilles (le hamster) : faites du ménage dans votre vie (1) : les projets

J’ai déjà parlé ici d’approches pour ranger chez soi quand on est bordélique. Vous pouvez essayer la méthode KonMari, aussi, mais moi rien qu’à lire le passage sur le fait de jeter plein de choses, j’angoisse. Cela dit, c’est sans doute une bonne méthode. Mais il faut d’abord s’y préparer psychologiquement et par étapes, quand on est un hamster.

Les souvenirs, ce sont comme les pelures d’oignon de Shrek. Non, je n’ai pas fumé (ni des pelures d’oignon ni autre chose). L’accumulation, chez certains (dont moi), ça protège le moi intérieur tout sensible, ça permet de détourner son attention de sujets anxiogènes en occupant son cerveau avec des futilités.

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Néanmoins, ça peut aussi être un obstacle pour avancer. C’est là qu’il faut se décider à faire du ménage. Faire du ménage par le vide chez soi, c’est bien, mais ça prend du temps. Et souvent, le temps, quand on est un hamster, on en a peu. Pourquoi? Parce qu’on n’accumule pas seulement les choses, on accumule aussi les idées et les projets. Projets pour lesquels on accumule le matériel dédié. Et comme on n’a jamais le temps de terminer un seul de ses projets, on garde la doc et le matériel pour le jour où…

Mais ce jour n’arrivera jamais si vous restez dans ce cercle vicieux. Vous serez déjà trop occupés à surnager dans votre désordre mental et celui, physique, de votre appartement encombré, pour avancer dans un projet.

La solution, c’est la même que pour le rangement physique (et KonMari a raison sur ce point) : il faut commencer par élaguer. Moins vous aurez de choses à ranger, moins vous mettrez de temps à ranger. Plus facile, plus rapide ce sera de nettoyer votre chez vous.
De la même façon, moins vous aurez de projets en cours, plus vous aurez de chances d’en finir certains. Et 2 projets achevés, c’est nettement meilleur pour le moral qu’une montagne de projets à peine entamés.

Donc commencez par faire la liste de tous vos projets, en vrac, les petits et les gros. Ecrire un roman, repeindre les fenêtres, changer de travail, changer la penderie, faire le tour du monde, vous mettre à votre compte, apprendre le piano, la pâtisserie, trier vos photos, réparer le placard…

Ensuite, triez-les en listes :
1) ce que je dois / veux vraiment faire
2) un jour peut-être si j’ai le temps
3) si je gagne au loto (les projets qui, matériellement, sont impossibles dans votre situation actuelle)

En 1), vous serez d’abord tentés de tout mettre. Mais soyez honnêtes. Il y a des projets qui figurent sur votre liste « à faire » depuis quoi, 5 ans? 10 ans? Plus? Est-ce que vos goûts n’ont pas changé depuis? Est-ce que vous avez réellement envie d’y investir le temps nécessaire à l’accomplir? Ou est-ce que vous pouvez le descendre dans la liste 2) : un jour peut-être?

Si oui, faites-le.

A l’inverse, dans la liste 3), attention à ne pas être défaitiste et à trop y mettre. Je vois plein de gens autour de moi qui, pris par le quotidien, se disent « Oh j’aimerais bien faire ça mais je ne peux pas parce que ce n’est pas raisonnable / il faut d’abord payer les études des enfants / je ne saurai pas faire ». Et qui finalement, le font, une fois qu’ils se rendent compte que ce n’est pas si impossible et qu’on n’a qu’une vie.

Je ne vous dis pas de balancer vie, boulot et famille par-dessus bord pour aller vous faire dévorer par un crocodile en essayant de descendre le Nil en kayak. Mais certaines choses qui vous paraissent impossibles, trop chères ou qui prennent trop de temps, sont finalement gérables si on s’organise et au prix de petits sacrifices.

Les voyages? Avec la multiplicité des offres de transports, les bus pour voyager pas cher dans toute l’Europe, les échanges d’apparts et autres r’BnB, c’est devenu plus abordable. Si vous vous organisez bien, ça peut être faisable. Tout est question de proportions : vous n’avez peut-être pas les moyens de claquer 1000 ou 2000 Eur en vacances au bout du monde ou aux sports d’hiver à chaque période de vacances scolaires. Mais est-ce que vous ne pouvez pas mettre de côté 500 ou 1000 Euros pour faire LE voyage dont vous rêvez, une fois dans votre vie, sans que ça ait un effet néfaste sur votre vie quotidienne – à part manger des nouilles un peu plus souvent et rogner sur quelques dépenses -, avant d’être trop vieux pour pouvoir en profiter?

Le temps, aussi, est bizarrement compressible. Cad que plus vous avez de temps libre, plus vous en perdez en bêtises. Loin de moi l’idée qu’on perd forcément son temps à faire des bêtises. Je bénis le temps libre dont j’ai disposé enfant, parce qu’on ne m’avait pas inscrite à 12 activités extra-scolaires : ça m’a laissé le temps de lire, de me cultiver et de rêvasser.

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Cad « Du temps que tu apprécies de perdre n’est pas perdu ».

Depuis la rentrée, j’ai commencé à prendre des cours du soir d’allemand, 2h un soir par semaine. Et je passe régulièrement 1h au Café des Chats en rentrant du travail (c’est sur mon chemin, pour l’instant, alors j’en profite)… Franchement, je n’ai guère senti la différence sur ma « productivité » hebdomadaire, parce que les soirs de semaine, sauf quand je sors, je ne fais pas grand-chose à part dîner, étendre une lessive éventuellement, et faire des trucs sur l’ordinateur. Ou plus exactement, faire pas grand-chose sur l’ordinateur…

Bon, pour être honnête, je ne sais pas si ça change grand-chose à mon niveau d’allemand non plus, mais en faire 2h par semaine c’est mieux que pas du tout, je revois toutes les bases, et c’est bon pour le cerveau de varier les stimulations.

L’idée, c’est juste de prioriser ce temps passé à faire ce que vous aimez, et les efforts que vous faites pour.

Par exemple :

Pour vous donner une idée de ce que j’ai supprimé de ma liste d’auto-contraintes, au fil des années… :

– arrêter d’acheter mes comics mensuels Lug, il y a une vingtaine d’années, quand c’était devenu trop nul (c’était les années 90, tendance dite « big boobs, big guns » – gros seins et gros calibres). Les économies de temps, d’argent et de place furent notables. Je pense que ce fut le début de ma prise de conscience que eh dis donc, les hobbies, c’est quand même super encombrant… Et qu’il faut les surveiller pour guetter le moment où on ne fait plus quelque chose que par habitude, et non en y prenant vraiment du plaisir.

– mettre hors ligne quelques vieux sites web sur lesquels je ne trouvais plus le temps de travailler.

– abandonner l’idée d’en créer d’autres, d’autant plus que les sites personnels n’ont plus guère de visibilité et d’utilité face aux géants du web professionnel… Et j’ai autre chose à faire qu’apprendre les rouages sur SEO pour que Google daigne me ranker correctement.

– abandonner l’administration d’un forum, d’un blog de fans et autres activités faites pour partager avec d’autres fans, quand chacun m’est devenu plus une source de stress et d’énervement que d’amusement. Re-prise de conscience.

– essayer de me limiter dans les activités de vidage de tête, style jeu vidéo (maintenant essentiellement sur Facebook ou tablette) ou télévision. J’aime toujours procrastiner / glander devant un petit casse-tête (plutôt Farm Saga ou Frozen Free Fall que Candy Crush), mais je sais par expérience que je suis capable d’y passer des heures à m’auto-hypnotiser. Et arrêter complètement, c’est dur. Donc je fais des pactes avec moi-même : si je découvre un nouveau jeu qui me plaît, j’essaie d’en abandonner un autre – ce qui m’est facilité parce que le nouveau paraît toujours plus intéressant (syndrôme du « ooooh shiny! »). Pour limiter le temps passé dessus, au lieu de griller toutes mes vies et d’attendre que le stock se refasse, je m’autorise un seul essai. Ou j’arrête au bout d’une partie gagnée (moins frustrant).

– en même temps, j’ai réalisé que c’est d’autant plus facile de se limiter qu’on s’est trouvé une activité plus intéressante pour remplacer. Par exemple, écrire pour ce blog remplace pour une bonne part le temps que je passais avant dans les transports et sur Facebook en jeux de casse-tête. Sauf que pour le même nombre d’heures, au lieu d’un score de jeux qui disparaîtra quand l’éditeur coupera le serveur (adieu, mes maisons de Sims Facebook ou de Pet Society…), j’ai un blog qui amuse mes amis et distrait un certain nombre de lecteurs.

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– pour les séries télé, c’est encore plus facile : j’en ai regardé tellement que j’ai du mal à être vraiment captivée par les nouvelles. En tout cas, je ne m’intéresse plus assez à ce medium pour aller de moi-même en chercher de nouvelles à regarder sur Netflix ou autre (je ne me suis d’ailleurs même pas abonnée : ou comment supprimer la tentation de la procrastination à sa source!). Donc les seules que je regarde actuellement, soit c’est qu’elles passent à la télé et en général je suis sur l’ordi en même temps, soit je les achète en DVD (quand j’ai commencé à les voir à la télé mais pas pu tout voir, comme Borgen ou Dexter) et je me les passe sur l’ordi. Re-multitâche.

Question « IRL » (in real life = dans la vraie vie quotidienne) :

– vérifier à chaque achat de vêtement si c’est lavable en machine et si ça supporte d’être porté sans repassage (sauf quelques pièces plus élégantes ou « business » pour les occasions où c’est nécessaire), parce que je ne crois pas que je regretterai de ne pas avoir fait assez de repassage… Je crois que c’est sur ce genre de tâches répétitives et quotidiennes qu’on gagne au final le plus de temps. Tout ça en réfléchissant simplement à l’achat au côté pratique, et pas juste à « Oooooh, c’est joli! ».

– passer au paiement de factures par prélèvement (c’est idiot, mais je suis nulle en paperasse… Alors rien que faire ça, qui normalement prend 2 minutes à une personne raisonnablement organisée, me consommait mentalement plus de temps parce que je mettais 2 semaines à m’y mettre, et à ce moment-là j’en avais pour 20mn à 1h pour retrouver sous quelle pile la facture était enfouie…).

– laisser tomber mes envies de couture (sauf occasion particulière bien définie comme se faire un déguisement pour une soirée programmée). Et faire faire mes ourlets en magasin. De toute façon le résultat est plus pro… Je ne fais plus que recoudre des boutons ou des coutures qui commencent à se défaire. Et en général, j’attends d’en avoir 2-3 à faire.

– laisser tomber mon idée d’apprendre la musique, de mettre au modelage ou de me remettre au dessin « sérieusement » (j’avais acheté un manuel pour apprendre le dessin anatomique). Et paradoxalement, c’est maintenant que je l’ai fait, que j’ai refait quelques dessins, pour le blog, qui est devenu l’un de mes projets prioritaires… L’inconvénient, c’est qu’ils sont tout moches parce que je suis rouillée. Mais au moins j’en ai fini quelques-uns.

 

En parlant de ça, je vais lever un peu le pied sur le blog en ne postant plus tous les jours, parce que mine de rien ça prend du temps et j’en manque un peu en ce moment.

Fandom : de l’importance du facteur chance quand on est fan (1)

Il est évident qu’on profitera diversement de son expérience de fan selon qu’on a de la chance ou pas. On se doute que les petits veinards qui tombent par hasard sur le pub / resto de Artiste un jour où il est de bonne humeur, et peuvent taper la discute avec lui un moment et sans stress en gardent un souvenir particulièrement bon. Que ceux qui ont une super place au concert en profitent mieux que ceux qui sont bloqués derrière un géant à coupe afro ou une Suédoise coiffée en choucroute.

J’ai une théorie sur comment on devient fan – c’est une dynamo à endorphines.

A contrario, et toujours d’une façon Pavlovienne, il y a pas mal de facteurs qui peuvent me détourner d’un fandom. Évidemment, le premier est le produit (ou la production, si le terme choque les Aâârtistes) principal – musique, livre, série…

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Par exemple, j’ai décroché rapidement de la série Buffy dès sa fin. Pas parce qu’elle s’est finie : je suis restée fan plus ou moins active de plein de films ou séries finies depuis longtemps et même pas revues ensuite. Mais parce que la saison 6 m’avait déjà fait grincer des dents plus d’une fois, par sa construction que je trouvais forcée sur plusieurs points. Et la saison 7, la dernière, était de mon point de vue un gros ratage, mal ficelé, pas crédible, où Joss Whedon n’avait remis son grain de sel que pour y recaser un acteur de Firefly suite à l’arrêt de cette série-là. Depuis, je boycotte plus ou moins les oeuvres de Whedon, qui m’agace, et dont accessoirement je trouve qu’il peine à renouveler ses ficelles donc je n’ai pas l’impression d’y perdre grand chose artistiquement…

 

Mais même si la qualité du produit se maintient, les conditions externes jouent aussi. Il y a des artistes dont je ne continue à apprécier les oeuvres que parce que j’évite soigneusement de lire ou regarder leurs interviews. Parce que, pour être honnête, quand je le fais, je les trouve désagréables. Pas forcément bêtes (quoique…), mais plutôt dans le registre « personne dont j’éviterais la compagnie si c’était quelqu’un de mon entourage, alors comme ce n’est pas le cas, autant ne pas m’infliger leurs interventions sur YouTube ». Surtout chez les musiciens. J’ai fréquenté le milieu juste assez pour avoir envie de m’en tenir à apprécier les artistes sur scène. Parce qu’en dehors, hrm… En tout cas sur un échantillon pas forcément représentatif, on n’est pas trop faits pour s’entendre.

Tant que ça ne se ressent pas trop dans la musique et les paroles, j’arrive à les apprécier encore. Mais du coup je garde mes distances.

Brian

Toute ressemblance…

Des fois, ça n’a pas grand chose à voir avec l’artiste, mais juste avec les circonstances. Par exemple, le timing. Avec James Marsters, on a toujours eu des timings contradictoires. Il était mauvais en concert juste avant les séances dédicaces, ce qui me rendait peu enthousiaste. Et quand on est atteint du syndrome de Bacri, ça se voit quand on se force à être aimable. Et les fois où il était bon, je n’avais pas l’occasion de l’en féliciter.

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Gourmandise : Odette (choux à la crème)

Autre adresse mono-thématique spécialisée dans les choux à la crème: Odette. Nichée dans un immeuble coincé en biseau au coin de la rue Galande, non loin de Notre-Dame et du square René Viviani (qui héberge l’arbre le plus vieux de Paris), la boutique étroite se complète d’un salon de thé à l’étage. Claustrophobes s’abstenir, mais la pièce a du charme avec ses poutres et ses banquettes moelleuses. Aux beaux jours, une petite terrasse se case à l’écart de la circulation de Saint-Michel.

Les choux sont de goûts très variés et de couleurs acidulées. Un peu trop sucrés au goût des touristes asiatiques de la table voisine, qui en avaient finalement retiré le glaçage. La pâte est également plus riche que celle des choux de la Maison du Chou, à vous de choisir selon votre palais ou l’envie du moment : gourmande ou plus naturelle? Ceux aux goûts classiques (praliné, chocolat etc) m’ont plu, les autres un peu moins.

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Prix :
Le chou : 1,90 Eur
La boîte de 6 : 9,90 Eur
La boîte de 12 : 19,80 Eur
Le café : 2 Eur
Le thé (Comptoir Richard) : 4 Eur

Informations pratiques:
Odette
Boutique Notre Dame :
77 Rue Galande
Tel : +33 1 43 26 13 06
Horaires : 10h30 à 19h30 tous les jours.

Boutique Montorgueil :
18 rue Montorgueil
Horaires : du lundi au vendredi, de 12h00 à 19h30
le week-end, de 10h00 à 19h30

DIY : Le kitsune du Tanuki

Grande procrastinatrice devant l’Eternel, j’ai enfin réussi à me faire mon T-shirt Kitsune. Non, pas la marque branchouille qui fait aussi de la musique, mais kitsune-le-renard, d’après un motif vu chez le Tanuki.

Il existait en décalcomanie pour ordinateur, et à ma demande, le Tanuki a pu en faire un transfert pour T-shirt. J’ai choisi des couleurs bien pétantes histoire que ça ressorte sur le noir: rouge et jaune holographique EasyFlex Spotlight.

Et après un peu de tirage de langue pour appliquer les différents morceaux de papier transfert (j’ai fait ça en 3 fois : le renard, 2 nuages x 2), voici le résultat (désolée, je n’ai pas réussi à prendre une photo bien nette) :

kitsune tanuki tshirt

J’en suis très contente, il claque bien! L’aspect plastifié / miroitant est bien lumineux. Je n’ai jamais utilisé ce genre de matière pour des transferts, donc j’ignore la durabilité. Je n’ai pas voulu risquer de le passer à la machine à laver avant usage.

Infime bémol : comme le motif n’était pas conçu pour ça au départ mais pour être posés en sticker sur un ordi portable, un des touts petits morceaux est resté collé sur la feuille, et un autre (le sourcil du renard) que j’ai pu décoller manuellement pour le remettre au bon endroit avant de passer le fer à repasser. Ca ne se voit pas parce que c’est vraiment un tout petit bout, mais il faut vraiment faire attention aux deux étapes de décollage, et bien suivre les instructions fournies.

PS : à l’usage, les parties très fines (comme le trait du haut de la queue) ont du mal à rester collées au T-shirt. Privilégier donc pour cet usage des motifs plus épais ou pleins!

Merci encore au Tanuki!:)