Parisienne mais presque : Je suis allée à Grand Train…

Grand Train

Et je ne comprends pas l’intérêt. A part dire qu’on y est allé, et de se donner un frisson d’underground que ça n’est pas du tout, il n’y a qu’à voir la file d’attente à l’entrée. Faire la queue à 50 ou 100, bonjour l’underground. Le seul aspect warrior, c’est la traversée du quartier pour y arriver. Et avec le bataillon de vigiles pas aimables qui filtrent à l’entrée et quadrillent le secteur, on se sent vachement rassuré. La prochaine fois que je veux me détendre autant, je vais visiter une caserne…

Je l’ai déjà dit, j’apprécie le côté bobo quand ça rime avec bons produits et démarche éthique, mais là, je trouvais l’offre plutôt étique et attrape-bobos. En fait, tout ça dégageait surtout une forte impression de déjà vu. Entre le Comptoir Général (avec son brunch peu fourni servi dans des couverts de cantine défraîchis, au prix d’un vrai dans un bon restaurant – oh tiens, c’est rigolo : au moment où j’écris l’article, leur page Facebook publie des photos d’un shooting de mode pour Vogue Vietnam. On sent le côté alternatif refus du système, là…), la Recyclerie etc, le style « de bric et de broc avec des pointes de culture pop dedans » où on vous fait payer le vieux d’occasion au prix du neuf, ça commence à devenir un gros cliché. Les stands de nourriture, pareil : toutes plus clichés les unes que les autres, avec le burger à 14,50 Eur.

Grand Train

S’il tatoue comme il dessine, non merci

Les animations changent tous les week-ends. Brocante Scandinave – ce jour-là – soit déjà dévalisée, soit pas très fournie. Chanteur qui m’a inspiré « Non mais en fait c’est pas mal les chansons qui ont du rythme » – les siennes n’en ayant pas. Stand de tatouage « flash » : un motif prédéfini à choisir parmi une planche de dessins, fait en 5 mn pour 60 Eur. L’occasion de se singulariser en faisant la même chose que les autres. Slogan : « 5 mn de douleur pour une vie de bonheur ». Punaise, si te faire tatouer un truc que tu n’avais jamais vu avant de venir suffit à éclairer ta vie, c’est qu’il faut que tu te trouves des hobbies… Tout ça pour un taux horaire équivalent à 6-7 fois celui de mon médecin.

Au moins ça m’a donné matière à rire. Jaune, un peu. Ah si, un truc intéressant : les vieilles locos sont sympas. Next.

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Le rouge-gorge

Dans le joli jardin alpin du Jardin des Plantes, j’entends un bruit, et je scrute dans le feuillage bas d’un arbre pour en connaître l’origine. Un oiseau (une merlette?) fouille les feuilles mortes, et quand je me penche pour mieux la voir, s’écarte nerveusement. Je l’observe un moment en lui parlant à voix basse – je pars du principe que ça calme les animaux : faire du bruit volontairement sous-entend qu’on n’est pas à l’affût en attendant de leur sauter dessus. On est juste en train de faire nos trucs d’humain.

Puis j’entends un autre bruissement, qui vient d’au-dessus de moi celui-ci. Doucement je lève la tête, et quasiment à portée de bras, je vois cet autre volatile.

rougegorge

Je crois que c’est la première fois que je suis si près d’un rouge-gorge, surtout en liberté. En plus, il ne prend pas la fuite. Il me regarde, je le regarde, je souris – sans montrer les dents. Doucement, je lève le téléphone avec lequel j’essayais en vain de photographier la merlette, et je prends 3 clichés, dont un à peu près bon. Un moment de grâce (pour de vrai celui-là).

Quatrains du métro – Odyssée N°1 : Pas mon jour

Quatrains du métro parisien.

– Odyssée N°1 : Pas mon jour

En plus du flonflonneur qui nous casse les oreilles,
La folle de Jésus commence à faire pareil.
Elle raconte une histoire de 500g de myrrhe,
Et que le corps du Christ, juste après son martyre,
Fut couvert de bandages avec des aromates.
N’est-ce pas une recette de rôti aux tomates?
Son cerveau abîmé passe du coq à l’âne,
Et fait qu’on a bientôt besoin d’un Doliprane.

Soudain le train s’arrête et la lumière s’éteint.
Ça arrive parfois, mais pourquoi ce matin?
Cette fois l’incident dure. Au bout d’un long moment,
Le conducteur explique qu’ils ont coupé le courant
Suite à une avarie sur un autre métro.
Nous voilà dans le noir, faut pas être claustro.
« Si ça sent le brûlé, ne vous inquiétez pas,
On sait pourquoi. » Ah bon? Ça ne nous rassure pas.

On joue à Candy Crush, on lit, on passe le temps,
Rythmé par des annonces qui n’en disent pas tant.
L’avarie est en cours, un début d’incendie,
On a trouvé la panne, ah non c’est reparti.
Au bout de plus d’une heure, on nous dit de descendre
Sur la voie côté mur, qui nous noircit de cendres.
Talons hauts sur ballast, voire valise pour certains,
On gagne la station en jouant au petit train.

Et si je m’installais au fin fond de la Creuse
Pour élever des chèvres et distiller ma gueuse?

Parisienne mais Presque : geekerie : la roue tourne (et revient au point de départ)

Ironie: le mec qui dit à ses collègues qui discutent de série télé « j’ai dû interpréter ce que vous disiez, parce que moi Games of Thrones je le regarde en anglais » se moque ensuite de la fille qui joue à Candy Crush. Après avoir entendu vos conversations entre collègues au déjeuner, mon gars, ce n’est pas étonnant qu’elle veuille jouer à Candy Crush. Elle a largement du temps de cerveau disponible pour suivre les deux en même temps…

Anna Wintour anim

C’est terrible, après avoir passé mon enfance dans la peau d’une geek et être maintenant assez acclimatée pour faire illusion (voire ne plus trop me sentir geek, parce que mes centres d’intérêt ont changé et que de ce fait, je ne suis plus trop au courant), j’ai l’impression que tous les Moldus se sont transformés en geeks. Et au lieu de me réjouir, ça m’énerve, parce qu’ils sont toujours aussi méprisants (envers tous ceux qui ne geekent pas comme eux). Encore une histoire de mode. De in et out, de cool et pas cool.

hm-geek-underwear

Shorty et T-shirt de sport / nuit Batman et Star Wars chez H&M

 

Par exemple, on trouve des leggings aux motifs comics, on peut s’habiller aux couleurs de Batman ou Spider-man (t’as vu Lost in Chapter 13. Grâce à toi j’ai retenu la leçon!) dans la grande distribution, même pour adultes, y compris des sous-vêtements plus ou moins sexy Star Wars. Par contre, lire des comics, c’est toujours « trop nolife ». Ouate de phoque, je vous le demande… Remarquez, je fais peut-être fausse route. Peut-être que pour les gens en question, la chose incompréhensible et répréhensible n’est pas les comics, mais le fait de lire…

anim_gamin se fait book-lyncher

Truc rigolo (… si on veut) sur le harcèlement de rue : les t-shirts de geekette (super-héros, dessin animé) sont apparemment de vrais repoussoirs (sauf pour les geeks, mais ils sont généralement trop timides pour être agressifs dans leur lourdeur dans la rue : ils gardent les commentaires égrillards pour en discuter entre eux après, comme n’importe quel mec). Et plus on avance en âge, plus c’est le cas, comme si même arborer la plastique sexy de Batgirl dessinée par John Byrne était un symptôme de non-sexytude absolue. Vous me direz que plus on avance en âge et moins on est emmerdé par les harceleurs de rue de toute façon. Mais d’une part, ces messieurs-là semblent être en manque et croire que toute femme est une marie-couche-toi-là qui ne demande qu’à être abordée pour leur ouvrir les cuisses, et d’autre part, une certaine catégorie de ces gars semble espérer tomber sur une bonne poire esseulée qui les entretienne. Notez bien que quand on voit certaines histoires, on se dit qu’ils ont raison de tenter leur chance, il y en a sur qui ça marche. Mais le t-shirt geek, par contre, ça les refroidit. Remarquez, c’est peut-être le même syndrome que le paragraphe au-dessus : la peur des femmes qui lisent. Ou la peur des femmes qui ont pour modèles des super-héroïnes qui te pètent la gueule si tu la ramènes, au lieu d’attendre qu’un prince charmant vienne les sauver.

kigurumi pikachu

Et le clivage est le même pour Pokémon Go. Cad que d’un côté la moitié du monde semble y jouer, y compris des gens pas forcément branchés Pokemon ou jeux vidéos. Et l’autre moitié du monde les traite d’un air condescendant parce que « non mais c’est quoi ce jeu de débiles ». Ben moi, tantôt, j’étais dans le jardin des Halles, en attendant que ma couette finisse de sécher à la laverie. A côté de moi, il y avait un petit groupe d’ados en train de chasser. J’ai failli répondre quand une des filles a demandé à ses potes où était le Bulbizarre (j’étais en train d’essayer de le choper moi-même), mais je me suis retenue. Et 2 mn après; voyant que j’étais toujours là mon téléphone à la main, un des garçons a demandé un peu timidement « Vous jouez aussi? », et a souri quand j’ai répondu oui. Apparemment content de voir que ce n’était pas qu’un truc de sa génération, et qu’il y avait des adultes au look à peu près normal qui y jouent aussi – et qui donc, ne le jugent pas.

Alors vous savez quoi? Moi et tous les autres, on fait ce qu’on aime et on vous em…

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Gourmandise : The Tea Caddy, tea time so British à Paris

Ce qui est sympa quand on a des amies avec qui on a des goûts en commun, c’est que quand l’une est en panne d’adresses, l’autre en a une sous le coude. Entre deux visites improvisées lors des Journées du Patrimoine, on a donc fait une petite pause gourmande pour découvrir The Tea Caddy, un salon de thé so British installé entre Shakespeare & Cie et le square René Viviani.

The Tea Caddy

Fondé en 1928 par Miss Klinklin, en reprenant les boiseries d’origine et, je pense, les beaux vitraux de la devanture, le salon propose depuis cette époque thés, gâteaux et service à l’anglaise : thé servi avec un filtre pour empêcher le thé en vrac de tomber dans la tasse, nappe à carreau, etc. C’est évidemment cosy et assez feutré, sans être collet monté. La carte des boissons chaudes propose des thés, anglais bien sûr (enfin, indiens), mais aussi chinois et japonais, ainsi que des infusions à base de rooibos. J’ai goûté la Juicea digestion, plus pour les ingrédients que par besoin (j’aime le rooibos), parfumée et légère.

The Tea Caddy

Le petit filtre!

Au niveau pâtisserie, beaucoup de choses tentantes, mais les Devon Scones à la confiture de fraise maison étaient incontournables. Très bons, pas lourds, et la confiture était un régal. Le crumble aux figues fraîches était original et lui aussi délicieux, et fait maison. Le tout servi dans de la vaisselle made in England, avec des motifs inspirés de la procelaine de Chine. Sur leur site web, la boutique vend aussi des thés et des filtres. Les tarifs sont un peu élevés (autour de 6 Eur le thé et 8 la pâtisserie), mais vu l’endroit très touristique et la qualité, rien de surprenant.

The Tea Caddy - Devons Scones et crumble aux figues

The Tea Caddy – Devons Scones et crumble aux figues

Pour ne rien gâter, alors qu’on s’attendait à ce que l’endroit soit surtout fréquenté par des dames, j’avais dans mon champ de vision un charmant jeune homme tout seul, avec un faux air de Sting jeune, la trentaine et quelque, je dirais. Il a devisé longuement avec la patronne, et feuilleté un des livres mis à disposition (du Mauriac. Mais non je ne stalke pas. Mais ce n’est pas tous les jours qu’on croise des hommes qui présentent bien et qui en plus semblent avoir bon goût, vu qu’ils fréquentent les mêmes endroits. Tout de suite, ça attire plus que de voir le même physique dans un bar, fin soûl à 14h, en train de bramer devant un match de foot avec des potes tout aussi déglingués. Alors forcément, on en profite. D’autant qu’il était dans mon axe de vision, assis à côté de la fenêtre, alors j’aurais eu du mal à ne pas le voir sans tourner le dos à mon amie. Ce qui est plutôt malpoli). J’ai attendu qu’il soit parti pour prendre la photo du salon de thé, je pense que j’avais été suffisamment pas discrète comme ça…

The Tea Caddy

Le beau jeune homme était à la table du milieu

Il faut que je trouve un axe sur mon blog pour avoir une excuse (et le cran) de me présenter aux gens.

Informations pratiques :
The Tea Caddy
14 Rue Saint-Julien le Pauvre, 75005 Paris
Horaires d’ouverture :
Tous les jours de 11h à 19h

The Tea Caddy

Ma réservation sur Gérard Drouot Productions : anatomie d’un fail

Or donc, la semaine dernière, on nous annonce la prévente dès ce lundi 14h des billets pour la prochaine tournée de Tokio Hotel, le Dream Machine Tour 2017, sur le site de GDP – Gérard Drouot Productions. Comme ça fait plusieurs fois que j’ai des places pourries à cause de leur site qui ne l’est pas moins, je m’attends au pire. Mais comme je veux des places assises, et que je dois aussi passer commande pour des copines occupées loin de leur ordi / smartphone, je m’y colle.

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Dimanche 18 septembre 

Je tente de me connecter sur le site, afin de vérifier que mes identifiants sont à jour. Je rentre l’adresse email, le mot de passe noté dans le carnet kivabien… La fenêtre de connexion se ferme sans message, mais la page derrière indique que je ne suis pas connectée… Je ré-essaie, j’ai peut-être fait une fausse manip. Même résultat.

Donc je me dis que ces gros boulets ont dû me virer, ou simplement purger ou perdre leur base de client… Je tente de me créer un nouveau compte : ils me disent que j’existe déjà. Et là il y a enfin un lien « Avez-vous perdu votre mot de passe? »

A TON AVIS DUCON? Et comment ça se fait que tu n’aies même pas signalé à l’essai de connexion que le mot de passe était faux?

Bref… Donc après plusieurs autres clics sur une interface toute pourrite, ils me renvoient sur mon adresse email un lien vers une page où après encore quelques manips, je peux réinitialiser mon mot de passe. Ca m’a paru très peu ergonomique, comme parcours.

Ce qu’il y a de bien, c’est que je découvre une fois connectée que « En achetant 5 billets, j’ai accumulé XXX TIX », (un nouveau système de points de fidélité, sans doute pour compenser tous les gens qui fuient leur site de merde comme la peste après les mêmes mésaventures que moi), qui doivent me permettre de choisir des cadeaux. Alors ce serait sympa, si 1) la liste en historique ne me rappelait pas que les 5 « billets » sont en fait les 5 COMMANDES pour la dizaine de billets pour Morten Harket… donc xxx « TIX » pour cette merde, d’autant que comme leur site buggait, j’avais dû acheter en plusieurs fois et donc payer plusieurs fois leurs frais de port prohibitifs, c’est pas cher payé… Et qu’en plus sur la page de choix du cadeau, le site me dit que je n’ai aucun TIX.

 anim river flea sucks
Je vais voir sur mon profil que tout est à jour : c’est « rigolo » : j’ai beau enregistrer, saisir « Mme » ou « Mlle », quand je reviens sur mon profil, je suis « M. ». Je suis tentée de commencer à rédiger un dossier d’anomalies avec captures d’écran pour le Jean-Stagiaire développeur de leur site. Assorti de ma facture. 500 Eur pour 2h de recette d’appli web vérolée jusqu’au trognon. C’est pour payer ma psychothérapie pour gestion de la colère, ainsi que mon ordonnance de Xanax.

Lundi 19 septembre 

9h50 : je vais sur le site au cas où. Tiens, le site ne garde pas la session ouverte, les cookies ils ne connaissent pas.
10h : la mise en vente des billets commence à 14h, mais comme d’habitude GDP c’est 10h, je vérifie le site quand même. Billets indiqués « bientôt disponibles ».
10h10 : pareil. Je vérifie tous les quarts d’heure. La confiance règne.
13h : après manger je retourne sur le site. Qui m’a re-déconnectée. Grml. Sur la page du concert, je n’arrive pas à me connecter depuis le téléphone : la page ne s’auto-redimensionne pas et la pop-up de connexion apparaît avec les champs de saisie et le bouton de validation hors écran. >.< Je pense à retourner sur la page d’accueil, d’où j’arrive à me reconnecter, car les paramètres d’affichage sont différents.
13h50 : je commence à rafraîchir le site toutes les minutes.

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14h00 : le site commence à ramer comme une galère avec un seul rameur, arthritique de surcroît. Comme je suis déjà sur la page du concert, je sélectionne vite fait les places des catégories que je veux et clic! … La barre de chargement en haut avance d’un demi-centimètre. Et reste bloquée là. Une minute. Deux.
14h03 : Sur l’ordi du boulot, j’essaie d’ouvrir le site. Premier essai : « not found bug snorglub va te faire foutre ». Deuxième essai : « le site est actuellement surchargé, pour votre confort nous avons mis en place une page d’attente ».
14h05 : pendant ce temps, mon téléphone est toujours bloqué au même niveau de la barre de chargement. Je me dis que c’est mort et je reclique sur le bouton « valider la commande ».
14h07 : MIRACLE! Il affiche la page suivante! Ah merde : ma commande comptait deux types de billets : en recliquant sur la page, il n’a pas doublé la commande, mais à moitié : j’ai le bon compte de billets assis Catégorie 1 au 3e rang, mais le double de billets debout… Féchié. Je clique sur la croix pour annuler le bouton fosse. Je ne vois aucun changement. Je clique sur « valider », tant pis, je trouverai bien preneur pour les places en excès, je préfère ça que risquer de perdre les places assises.
14h07:30 : Hein? Ah ben si tiens, il a pris en compte la suppression des places en double. Je re-clique sur le bouton pour valider.
14h08 : j’arrive sur la page panier avec le fatidique, attendu et redouté message « Votre panier est vide ». PUTAIN DE BORDEL DE NOUILLE CA FAIT PLUS DE 5 ANS QUE VOTRE SITE A LES MEMES BUGS! Enfin non : depuis l’an dernier, vous en avez AJOUTE DES NOUVEAUX. Vous ne pouvez pas vous enlever les doigts du cul et investir dans un serveur capable de tenir la charge pour gérer autre chose que la billetterie de la tombola karaoke-choucroute de la Tremblade, non?

fuck multiple

14h09 : pendant ce temps, l’ordinateur du bureau en est à 7% de la barre de progression sur la page d’attente. Je ré-essaie donc sur le téléphone. Je recharge la page du concert… Et paf, billets catégorie 1 épuisés. Je maudis les résidus de fosse à purin qui « gèrent » (le mot est galvaudé) Gérard Drouot Productions, et je commande des billets Catégorie 2, au fin fond du poulailler. Faudra prévoir les jumelles (bien que ce soit l’Olympia). Je le sais, j’y ai déjà vu un concert depuis sensiblement la même place. Il y en a qui ont sauté au plafond en voyant que le concert aurait lieu dans cette « salle mythique » (même pas vrai d’ailleurs : l’Olympia mythique, il est enseveli à quelques dizaines de mètres de là…), moi j’ai juste eyerollé très fort parce que je ne lui vois rien d’exceptionnel. Ah si, on nous fait payer le placement. Je sais lire un numéro de place, merci.

14h14 : après une certaine attente, me voilà sur l’écran de paiement. Il faut que je saisisse mon adresse (je coche celle pré-saisie la veille) et un moyen de paiement (là, il n’était pas possible d’en pré-saisir. Mais vu le haut niveau de professionnalisme du site, level « Mon petit cousin de 12 ans a fait mieux pour se monter une boutique de coques de portables depuis sa chambre d’écolier », ce n’est peut-être pas un mal qu’ils ne stockent pas mes informations de paiement…). Le site continue à mouliner pour déduire de mon adresse les possibibilités d’envoi : j’ai donc le choix entre retrait au guichet (non, banane : c’est uniquement disponible le jour du concert, enfin je suppose, or je dois filer des billets aux copines qui vont aller en fosse tôt. Moi je viendrai après le boulot) et « envoi suivi étranger ». Pour une adresse à Paris. Aaaaah, leur site serait-il délocalisé en Papouasie Nouvelle-Guinée? Ca expliquerait la connexion défaillante et les 7 Euros dans ma gueule. Je dirais bien qu’ils ont fait faire leur site en Bosnie, mais ils bossent mieux que ça.

anim_ohno_close laptop

14h15 : me voilà en possession d’une confirmation de commande. Yapuka espérer qu’ils arrivent, vu que la Poste aussi est atteinte de Jean-Stagiairite aigüe.
14h16 : je déverse mon ire sur Twitter sur Jean-Stagiaire GDP. Ca ne changera rien vu que GDP, outre leurs services lamentables, ne font jamais de geste commercial pour s’excuser de leur incompétence. Il ne répond pas. Soit il a donné sa démission, soit il est en RTT. C’est vrai qu’un community manager en congé un jour de mise en vente d’artistes internationaux qui ont l’habitude de faire péter les serveurs de MTV, ce serait dans la droite ligne de la gestion habituelle….
14h29 : je me rends compte que l’ordinateur du bureau était resté ouvert sur la page d’attente du site. Qui indique 97% de chargement, ouaiiiiiis! Je narquoise* et je ferme la page.

16h: 2 copines d’un autre fandom qui ont elles aussi eu des déboires me disent que, comme c’est le même coup que précédemment, « pour voir » elles ont essayé de réserver des billets mezzanine, et me demandent si je veux celui dans leur panier.

anim_I am fire

Forcément, comme la moitié des gens se sont retrouvés comme moi avec une première commande de bons billets qui a buggé avec un message « Panier vide » au moment du paiement, les places avaient dû se retrouver bloquées dans le système, qui les a relâchées au cours de l’après-midi. Ce qui fait que les billets Mezzanine qui apparaissaient « épuisés » à 14h10 ne le sont plus du tout à 16h : on en trouve à la pelle.

16h30 : je dégage l’open space en poussant les tables vers les murs, et j’entame sur la moquette le dessin d’un pentacle satanique afin de maudire les « gérants » de GDP sur 12 générations.
16h47 : Satan est dur en affaire. En plus je n’ai pas de premier-né à sacrifier, et mon âme ça fait vilaine lurette que quelqu’un a une option dessus. Tant pis, mes collègues sont partis à la machine à café en me regardant en coin, j’en profite pour récupérer cheveux et rognures d’ongles à leurs bureaux, et je troque leurs âmes rabougries contre la malédiction idoine. Le nombre compense la piètre qualité (dixit Satan).
16h58 : je relis soigneusement le parchemin à la recherche des clauses en petits caractères, avant de le signer de mon sang.
17h19 : VA POURRIR EN ENFER, TOI LE PDG QUI SE CONTENTE D’ENCAISSER L’ARGENT SANS TE SOUCIER DE LA QUALITE DES SERVICES DE TON ENTREPRISE, ET TON CORTEGE –D’OMBRES– DE JEAN-STAGIAIRE!

*Je crée des néologismes si je veux.

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anim_john wick leaves a fire trail

Vis ma vie de consultant : l’afterwork

Moeurs burolières

Mes collègues actuels vont de temps en temps prendre des verres ensemble après le travail. C’est assez inhabituel pour moi, en plus de 15 ans de boîtes diverses. Oh c’est arrivé, mais ça restait rare, pour fêter une occasion (départ, passage d’un ancien, etc). Là, ça a l’air assez récurrent, genre au moins une fois par mois.

Je ne les accompagne pas, parce que :
– j’ai une vie en dehors du travail
– je passe déjà 40h+ par semaine avec eux, c’est suffisant, on n’est pas mariés
– « boire un verre » est une occupation qui à mon sens n’a d’intérêt qu’avec des amis (sans doute parce que je ne bois pas d’alcool), or :
– ils sont sympas, mais sympasansplus. Cad qu’on n’a pas assez de choses à se dire de mon point de vue pour occuper à la fois la pause déjeuner et les pauses cafés, sans que je ne commence à m’ennuyer et me dire que mon temps serait mieux occupé ailleurs. Même si le « ailleurs » consiste à chasser les Pokemon ou grattouiller Bagheera au Café des Chats Bastille.

Une de mes anciennes collègues a de nouveaux collègues qui font ça aussi. Mais les siens sont tous des jeunes, c’est plus « normal » on va dire : ils n’ont pas d’enfants à aller chercher à l’école et autres activités extra-professionnelles qu’ont les gens passé la trentaine (ceux qui n’ont pas d’enfants ont en général des hobbies). Alors que les miens, il y a un peu de tous les âges, dont des chargés de famille.

Loin de moi l’idée qu’à partir du moment où tu as des enfants, tu ne dois plus avoir de vie en dehors. Mais bon, quitte à aller boire un verre, autant que ce ne soit pas avec des gens que tu côtoies déjà par obligation 40h/semaine. Non?


Et ceci explique pourquoi je ne risque pas de sitôt de leur dire que j’ai un blog.

miki-chan whistle

Du coup, je me demande :
C’est très répandu, le côté afterwork?
C’est une question de milieu? (mes nouveaux collègues semblent tous pas mal portés sur le côté « teuf » de la life…)
Ou c’est nouveau? Ou re-nouveau, parce que en fait, ça faisait longtemps que je n’avais pas fait partie d’une équipe où ça se faisait.
C’est moi qui suis asociale, ou bien c’est eux qui se font chier chez eux et cherchent une excuse pour ne pas rentrer? (ou les deux)

Quatrains du métro N°41 : Veni vidi nonmerci

Quatrains du métro parisien.

– N°41. Veni vidi nonmerci

Jour de grève, en galère. Malgré mon long trajet,
J’offre mon strapontin à une dame âgée.
Elle s’assied sans sourire, ni merci ni regard.
Sa fille pourtant ravie me toise sans égards.
Un sourire c’est trop dur? Je n’attends pas des fleurs.
Les entendant parler, je comprend mon erreur:
Encore plus mal élevés que le Français moyen,
Il s’agit d’une famille de touristes Italiens.

Tokio Hotel repart en tournée en 2017 : mise en vente des billets lundi 19 septembre – et GDP-bashing

Coup de tonnerre dans le fandom Tokio Hotel ce mois de septembre : entre une photo de chien et une photo du chanteur Bill Kaulitz dans un Uber sur son Instagram (… comment ça je suis mauvaise langue? Allez voir si vous ne me croyez pas! Bon ok, il poste aussi des photos de ses chaussures. La musique ne nourrit plus son homme, il faut bien trouver des sources de revenus alternatives), leur responsable de la comm’ s’est souvenu qu’ils avaient un compte Facebook officiel. Il a profité de l’anniversaire des jumeaux (le 1er septembre) pour annoncer une prochaine tournée, et de celui du batteur Gustav (le 8) pour annoncer que les dates seraient annoncées cette semaine pour ce Dream Machine Tour 2017.

Tokio Hotel Dream Machine tour 2017

Et pour une fois, ils n’ont pas attendu dimanche soir 23h59 pour faire l’annonce.

Hier en début d’après-midi, donc, nous avons découvert l’information suivante :

Sharing the first ‘Dream Machine’ tour dates with you today is a very special moment to us. Something we’ve been dreaming of for a while now as we are crafting the new show, new songs and artworks, to ring in an all new era with you. We see you guys out there:
12/03/17 UK, London
13/03/17 Belgium, Brussels
15/03/17 Germany, Hamburg
16/03/17 Germany, Frankfurt
19/03/17 Netherlands, Amsterdam
21/03/17 France, Paris => Olympia
22/03/17 France, Lyon => Transbordeur
24/03/17 Germany, Cologne
25/03/17 Germany, Stuttgart
27/03/17 Switzerland, Zurich
28/03/17 Italy, Milan
29/03/17 Italy, Rome
31/03/17 Germany, Munich
01/04/17 Germany, Leipzig
03/04/17 Czech Republic, Prague
04/04/17 Germany, Berlin => Huxleys Neue Welt
06/04/17 Sweden, Stockholm
07/04/17 Norway, Oslo => Sentrum Scene
09/04/17 Finland, Helsinki
10/04/17 Latvia, Riga
12/04/17 Poland, Warsaw
19/04/17 Russia, Novosibirsk
21/04/17 Russia, Ekaterinburg
22/04/17 Russia, Ufa
23/04/17 Russia, Kazan
25/04/17 Russia, St.Petersburg
26/04/17 Russia, Moscow
28/04/17 Russia, Voronezh
29/04/17 Russia, Krasnodar
Ticket sale starts on Monday September 19th, 2pm Berlin time (Except Italy 21st pre sale, 22nd public sale). Venue and ticket links will be available on http://www.tokiohotel.com. Keep checking our social media for further info. Brand new VIP upgrades will be announced soon. Watch Out!

En français et en résumé : nouvel album, nouvelle tournée, nouveaux designs, et une série de dates ma foi assez impressionnante. Vente pour toutes les dates hors Italie : lundi 19 septembre, 14h, heure de Berlin. Des upgrades VIP seront annoncées « soon ».

Certaines dates sont déjà répertoriées chez le promoteur Ticketmaster (rendez-vous sur le forum Tokio Hotel Sekunde pour plus de détails).

J’en ai surtout relevé (et mis en gras dans la liste) 3 pour des raisons personnelles: d’abord, le Huxleys Neue Welt à Berlin, parce que je connais la salle : j’y ai assisté à un concert de Ghost of the Robot en 2004. Dans mon souvenir, c’est moins une salle de concert qu’un hangar à rave avec de belles façades : un parallépipède rectangle avec juste les murs extérieurs, ni gradins ni balcons, mais 2 bars (les priorités allemandes – j’ai le droit de blaguer, j’adore l’Allemagne et je leur fais assez de pub ici même). Le son n’était pas trop mauvais malgré tout.

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Photo prise depuis un tabouret de bar

 

Pour le même genre de raison, la Sentrum Scene d’Oslo : là aussi je connais la salle, j’y étais en 2012 pour voir Morten Harket. Pour le coup, c’est une vraie, jolie petite salle de concert de moins de 2000 places (1750 debout dixit le web), avec des espèces de mini-gradins dans la fosse qui permettent aux rase-mottes comme moi de voir par dessus les têtes des spectateurs norvégiens (grands) arrivés plus tôt. La preuve :

Et puis, il y a la date parisienne, à l’Olympia.

Ceux qui me connaissent doivent saisir toute l’ironie, fortement salée, de la situation.

Tokio Hotel (groupe notoirement connu pour entraîner des pétages de serveur lors de ses mises en vente de billet) revient à Paris pour un concert à l’Olympia dont les billets seront en prévente sur le site de Gérard Drouot Productions.

Ce qui a entraîné ce petit échange sur Twitter :

clash avec GDP sur Twitter

clash avec GDP sur Twitter

Ah tiens, ils ont embauché un Jean-Stagiaire community manager, chez GDP? C’est nouveau? Le pauvre, il aura trinqué pour les autres. Enfin, « les autres »… quand je vois le professionalisme de leurs services, j’ai l’impression que GDP, c’est une seule personne, qui fait ça en deuxième boulot. Jean-Stagiaire, si tu me lis, tu trouveras dans les liens plus haut une partie de l’historique de mes démêlés avec Gérard Drouot Productions. Je ne vais pas me répéter dans les détails, hein… : site mal dimensionné, places aléatoires, frais de port disproportionnés pour une gestion des billets catastrophiques, et dès qu’on a besoin de vous, pfuit, il n’y a plus personne.

Ce n’est pas compliqué : ça m’a tellement soûlé que maintenant, quand je vois que la vente passe par chez vous, je reconsidère mon envie d’acheter un billet. Ce n’est pas juste par préférence pour les petites salles que j’ai tendance à aller voir des concerts ailleurs qu’à Paris.

Donc quand j’écrivais que j’envisageais plutôt Helsinki, ce n’était pas complètement une blague. Je suis effectivement en train de regarder la page Wikipedia de la ville pour savoir si ça vaut le coup de s’y faire un petit week-end de tourisme. Ca m’éviterait de me coltiner vos services.

Mais, étant peu convaincue par le tournant techno-gay de leur musique, et le nouveau logo ne me disant rien de bon dans ce domaine, je ne voudrais pas, comme avec A-ha cette année, acheter des billets pour plusieurs concerts en France et à l’étranger, et au final m’y ennuyer et ne même pas pouvoir faire de tourisme pour cause de timing serré et météo pourrie. J’ai déjà donné, merci… alors les tournées en mars-avril avec mise en vente avant sortie de l’album ou même d’une première chanson : ZUUUUUUTEUUUUUUUH.

merlin