Qu’est-ce que la rock’n’roll attitude pour moi?

Bonne question, que Bee Bop a posé sur son blog. J’y ai répondu là-bas, et comme ça m’a donné l’occasion d’aborder des sujets que je voulais évoquer ici, j’en fais un article – en plus étendu et en ayant corrigé mes fautes de frappe. N’hésitez pas à aller voir les définitions des autres blogueurs et de Bee Bop elle-même, ça vaut son pesant de cacahuètes!
Tout le monde semble avoir sa définition de ce qui est rock’n’roll, et je suis rarement d’accord avec. Par exemple, quand un critique musical parle d’un groupe qui fait du rock « bien sale comme on l’aime ». Parce que si par là il entend 3 accords joués très fort mais pas très bien avec une sono approximative qui délivre une bouillie assourdissante « mais c’est sincère », euh bof. Musicalement, pour moi, le rock c’est ce qui est à base de basse batterie guitare épicétou.
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Au niveau lifestyle, je ne suis pas sûre non plus de me sentir concernée. Si je m’habille de préférence en jean noir et t-shirt de groupe pour les concerts, c’est un peu pour faire couleur locale et un peu parce que si je ne mets pas mes t-shirts Babymetal à des concerts, ce n’est pas au travail que je pourrai le faire.
J’ai eu plus d’une fois des commentaires de gens me disant qu’à me voir, on n’imaginait pas que j’écoutais ce que j’écoute. Oui. Je n’ai ni piercing ni tatouage (cf mon article j’aime pas ça – pour moi, vous faites ce que voulez c’est pas mes oignons), je ne m’habille pas non plus gothique – même si une collègue me trouvait un air parce que, à l’époque, j’avais les cheveux teints en noir et je m’habillais souvent en noir. Mais c’est parce que je n’aime pas le criard en vêtements, j’ai la flemme de galérer pour assortir mes vêtements le matin, et le noir pour le boulot, ça fait tout de suite sérieux. Et ça va avec tout. (Maintenant je mets plus de gris, pour éviter le côté croque-mort. Et brouiller les pistes).
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Comets 2008 : prix de la plus belle meuf de la soirée (et la seule avec un pénis)

Je n’ai jamais considéré que le look devait forcément refléter tous mes goûts, musicaux ou autres. Pour diverses raisons :
– ce n’est pas parce que je trouve intéressant que Bill Kaulitz, par exemple (ci-dessus dans sa phase princesse), reprenne l’héritage des stars du glam rock et se soit créé des identités visuelles successives que j’ai envie de lui ressembler pour autant. Il faut différencier costumes de scène / look destiné à un métier d’image et habits de tous les jours.
– le look, c’est assez accessoire (ah ah) pour moi. J’étais normcore avant l’heure. Si je m’y suis mise un peu c’est dans la mesure où ça me facilite la vie, pas pour me la compliquer.
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Je n’en suis quand même pas à ce point (ni si riche)

– justement, j’ai souvent des goûts inhabituels et je connais les préjugés des gens. Je ne vois pas l’intérêt d’afficher tous mes goûts à la Terre entière, surtout si ça peut me pénaliser. Pour vivre heureux, vivons cachés.
– j’aime souvent en même temps beaucoup de choses différentes, alors si je devais porter une combinaison de tous mes goûts du moment, ce serait sans doute hideux. Et même si on s’habille pour soi et pas pour les autres, j’aime autant ne pas me faire saigner les yeux dans le miroir.
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Si je peux revendiquer un aspect de rock’n’roll attitude, c’est de ne pas tenter de suivre une voie autre que la mienne. Ne pas se laisser enfermer dans des conventions, que ce soit celles des bcbg non rockeux ou celles du rock’n’roll, celles des « mundanes » ou celles des geeks.
La rock’n’roll attitude, c’est ça : sois qui tu veux être, quoi que les autres attendent de toi ou te disent. Que ce soit un rebelz en uniforme d’anticonformiste, un créatif en Vans, une jeune fille sage en jupe plissée ou une cougar en cuir, si ça t’amuse. Tant que c’est réellement ton choix, tes goûts, pas ce qui t’es dicté.
Bref, c’est faire comme cette vieille dame croisée dans la rue : respect madame!
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la vieillesse aux cheveux d’argent… oups?

Post-scriptum : documentaire sur les forteresses de l’Atlantique à voir en replay

RMC Découverte a diffusé récemment un passionnant documentaire sur les forteresses de l’Atlantique voulues par Hitler, qui sont restées des poches d’occupation Allemande durant plusieurs mois après le débarquement. Parmi elles, Royan, la Rochelle, Saint-Nazaire…

J’en avais parlé à l’occasion de la lecture du livre consacré à deux acteurs de cette occupation : le capitaine de frégate Hubert Meyer de la marine française et l’amiral Ernst Schirlitz, de la marine allemande, en charge de la poche de la Rochelle.

Vous pouvez voir ce documentaire jusqu’au samedi 27 mai en replay sur le site de la chaîne. Olivier Lebleu et Robert Kalbach, co-auteurs du livre, font d’ailleurs partie des spécialistes interrogés dans ce documentaire, qui donne aussi la parole à des témoins, membres des FFI ou « empochés » à l’époque.

meyer schirlitz

Portrait de fan (14) : L’inspiré

« Tu as, mon sourire au bout des lèvres

Et mon regard dans tes rêves

Et si ça ne suffit pas

Mon piano fait des chansons pour toi »

Chanson pour une fan – Michel Berger

Description

En ces temps où on ne croit plus en rien, les idoles reprennent parfois leur sens d’origine, en incarnant des modèles auxquels croire et à qui se raccrocher. Cela est d’autant plus vrai que le fan se sent une ressemblance avec elle : des origines communes (ethniques, géographiques, sociales…), une histoire familiale ou sentimentale similaire, ou des aspirations semblables. Contrairement à ce qu’on pourrait penser, cela ne touche pas que les adolescents en quête d’exemples à suivre à un stade où ils se demandent quoi faire de leur vie.

Je citerai par exemple Evelyn McDonnell, une critique musicale qui a écrit la biographie « Björk ; la fée septentrion ». Elle y raconte qu’elle a réellement commencé à admirer et étudier la chanteuse Björk lors d’un voyage en Islande, suite à une brutale rupture d’avec son mari. Jusque là, elle connaissait son œuvre pour l’avoir chroniquée dans son métier, mais sans être fascinée. La rage et l’énergie cathartique de Björk l’ont particulièrement touchée à un moment où elle se trouvait elle-même dans une situation émotionnelle intense, nécessitant un exutoire.

L’idole est alors une béquille spirituelle, qui peut être passagère ou plus durable, et aide à traverser les aléas de la vie.

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Archétype

Fabrice dans le film Jean-Philippe.

Avantages

L’enthousiasme est toujours communicatif.

Dangerosité

Quasi-nulle, sauf si on essaie de lui retirer sa béquille sans compensation.

Phrase fétiche

« Je ne sais pas ce que serait ma vie sans [idole]! »


Ceci clôt ma série de portraits de fans. La semaine prochaine, je posterai un récapitulatif des 14 portraits.

Lundi mon tag : je suis une fangirl

Il y a des tags, rien qu’à voir le titre, on sait d’avance qu’il va se trouver quelqu’un pour vous le lancer telle une patate chaude, en se marrant comme une baleine. Enfin, mi-dragon mi-baleine, et encore mi-dragon par derrière, j’ai nommé June. En fait, je l’ai vu ailleurs, sur un blog d’une copinaute commune, et j’ai presque commencé à préparer mes réponses tellement j’étais sûre qu’il allait vite me retomber sur la poire. Mais j’avais déjà le précédent à finir. Vivement la fin du printemps, parce que les tags tombent encore plus dru que la pluie et les élections…
Mais bon, celui-là, hein, je ne pouvais pas l’esquiver. C’est parti, donc :

Si tu avais la possibilité de correspondre avec un personnage de roman, lequel choisirais-tu ?

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Vetinari dessiné par Paul Kidby

Le Patricien d’Ankh-Morpork, Havelock Veterini. Même si je pense qu’il se désintéresserait de mes réponses au bout de 3 mots. Mais un bonhomme que Pratchett décrit par « à côté de lui, Machiavel est tout juste bon à tenir une baraque à frites », et qui le démontre tome après tome de son magistral gouvernement d’Ankh-Morpork, archétype à la fois du panier de crabes et de la poubelle sous forme de ville médiévale fantastique…

Tu peux inviter un auteur à l’apéro, de qui s’agit-il ?

JK Rowling. Pas tant pour Harry Potter que parce c’est un des rares auteurs dont je vois parfois des échanges sur réseaux sociaux, et que j’aime bien ce qu’elle dit.
Et parce que Terry Pratchett c’est trop tard.
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Si tu devais écrire une fanfiction (une histoire imaginée par un fan, tirée d’un livre déjà existant), de quelle œuvre serait-elle tirée ?

C’est déjà fait (sur les Vampires d’Anne Rice notamment), mais ça date alors ce n’est plus guère d’actualité.
Mais pour une que j’aimerais bien écrire si j’avais le temps et le talent pour être à la hauteur de l’original, j’ai une idée de fanfiction autour d’Ankh-Morpork et de ce qui arriverait à la mort du Patricien. Parce que, comme Sire Terry hélas ne peut pas le faire, ce serait un bon événement pour boucler quelques boucles de divers personnages (Carotte, notamment).

Un de tes livres préféré va être adapté au cinéma (imaginons !), on te propose d’y jouer un rôle, quel personnage choisirais-tu d’interpréter ?

… on va attendre un peu pour que je puisse jouer Mémé Ciredutemps, hein. D’autant qu’elle est censée être grande.
Sinon… je ne vois pas trop.
Il y a bien des personnages que j’aime, ou dont j’aimerais la place (Mara Jade?…), mais je n’ai pas la plastique du rôle.
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Mara Jade par Carlos Ezquerra

Un de tes livres préféré a été adapté au cinéma (réellement), néanmoins tu n’es pas d’accord avec le choix de l’acteur/actrice pour jouer un des personnages, de quel personnage s’agit-il et quel(le) acteur/actrice verrais-tu à la place ?

Armand dans les deux adaptations des chroniques des vampires d’Anne Rice où il apparaît. Interprété dans l’une par Antonio Banderas (sans doute le seul acteur latin auquel ils ont pensé, alors qu’Armand, même s’il a beaucoup vécu en Italie, est d’origine russe. Et il a les cheveux auburn. Encore eut-il fallu lire plus loin que le tome 1 pour le savoir, ce que de toute évidence le réalisateur n’avait pas fait…) et un type que j’ai oublié. Trop vieux pour incarner un vampire transformé à 17 ans, et trop laid aussi. J’imaginais le River Phoenix période Running on Empty, plutôt. Là au moins, je comprendrais pourquoi il arrive à ne pas se faire trucider 20 fois pour sa façon très particulière de gérer les problèmes de relations séduire tout le monde, même Louis, même Lestat. Enfin non, pas Lestat, vu que Lestat est une midinette qui s’amourache de tout ce qui passe.
armand fail

Une de tes séries préférées est terminée mais tu souhaiterais voire une suite publiée. De quelle série s’agit-il ?

Les Princes d’Ambre. Epopée en 10 tomes sur les conflits shakespeariens et multi-dimensionnels entre les 9 princes d’Ambre, la Ville qui inspire toutes les autres. Ca date énormément, je ne les ai pas relus depuis 10 ou 15 ans, mais je me souviens que j’aurais voulu que Roger Zelazny ait le temps d’écrire sa 3e quinqualogie pour en savoir plus sur la Roue Spectrale de Merlin, trop chou (Spectre, pas Merlin, qui est plutôt casse-pieds. J’aimais bien son père Corwin, par contre, dans le genre anti-héros cynique mais pas tant que ça au fond). Il l’avait planifiée, malheureusement il n’avait pas prévu de partir si tôt… Pour en savoir plus, je vous renvoie à l’article de Papy Blues sur le sujet (c’est là que j’ai trouvé le collage des 10 couvertures de Florence Magnin, qui ne sont pas pour rien dans l’attrait initial exercé par la série à sa parution dans Présence du Futur – parenthèse d’ancêtre).
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Voudrais-tu réécrire la fin d’un livre que tu as lu ? Si oui, de quel livre s’agit-il ?

Plein. Mais notamment L’Elégance du Hérisson de Muriel Barbery, qui déjà ne m’a pas plu autant que je l’espérais.
Et je me sens obligée d’y ajouter la même chose en film, avec In the Mood For Love. Ceux qui l’ont vu sauront pourquoi. Rogntudjuu!

Constitue ta famille « livresque » idéale : père, mère, frère et sœur. Choisis bien !

Si je dois en refaire une maintenant, ça risque d’être très Pratchettien encore…
Le père : le commissaire Vimaire post-rencontre avec Dame Sybil. Des principes,  boulot prenant, mais prêt à traverser les mines des nains en pleine crise hallucinogène pour lire à son fils son histoire de 6h du soir. En vrai, j’ai d’ailleurs un peu le même (les tendances alcooliques en moins).
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Le Capitaine (ou commandant?) Vimaire d’Ankh-Morpork

La mère : je dirais bien Esmé Ciredutemps, mais on a en commun l’inaptitude et le manque d’intérêt pour s’occuper d’enfants (et si ça ne vous intéresse pas, franchement, ayez la bonté pour eux de ne pas en faire au lieu d’écouter les couillons qui vous disent que c’est égoïste de ne pas en faire). Hmm… Oh ben pour rester cohérente, je vais choisir Dame Sybil Ramkin, la femme de Vimaire. Son opposé en origines, complètementaire sur bien des points. Mais son égale en caractère, en principe, en justesse de jugement sur les gens.
Le frère : Armand le vampire, mon petit bouchon psychopathe. Sa crise d’adolescence a duré 500 ans, mais il va mieux depuis que je lui ai trouvé un petit ami digne de ce nom (dans les romans il a un goût en hommes déplorable. Nous avons d’ailleurs ça aussi en commun, mais on est plus lucide quand il s’agit des affaires des autres).
La soeur : Elsa, la reine des Neiges. C’est pas une héroïne de film mais OSEF. Sinon je serais tentée de dire Angua, la louve-garou du Guet d’Ankh-Morpork (oui, aussi le Disque-Monde de Terry Pratchett). Badass, sexy sans jouer dessus, avec le côté obscur de rigueur de la famille.
Frozen-Elsa

Pour quelle édition collector dépenserais-tu sans hésiter la moitié de ton salaire ?

? C’est une colle. Je ne fais pas trop attention, j’avoue préférer les livres pour leur contenu, et en général je ne suis pas mécontente du boulot des éditeurs. Et je ne crois pas qu’il existe d’édition collector du Disque-Monde. Ah si tiens. Mais elles ne m’emballent pas. J’aime bien les versions de l’Atalante avec les illustrations originelles de Josh Kirby puis de Paul Kidby.

Nominations :

Par souci de m’économiser des nominations futures à des tags auxquels je mets 6 mois à répondre, je fais l’impasse.

Néanmoins si vous voulez y répondre, je me ferai une joie de lire vos réponses et d’ajouter votre nom ci-dessous.

Portrait de fan (13) : L’aigri

« I guess this is our last goodbye

And you don’t care so I won’t cry

But you’ll be sorry when I’m dead

And all this guilt will be on your head »

Can’t stand losing you – Police

Description

L’aigri ne devrait déjà plus être fan. Mais comme une histoire d’amour qui finit mal et sur laquelle on n’arrive pas à tirer un trait, il ne parvient pas à quitter le fandom. Pourtant, à l’entendre, il n’aime plus rien de ce que fait l’artiste ou de ce qui se passe dans la série, ou si peu.

L’artiste est accusé de négliger ses fans s’il ne fait pas un concert dans l’arrière-cour de chaque fan (quand bien même il n’a pas vendu un album dans le pays en question depuis dix ans). Il trahit ses fans s’il fait une chanson trop rock, ou pas assez, ou si le clip n’est pas rose, ou blanc, ou bleu. S’il tourne dans des salles trop grandes (pas assez intimes) ou trop petites (ça manque de spectacle, et tous les fans ne peuvent pas en profiter). Il devrait organiser (à ses frais bien sûr) des séances de dédicaces, ou plus de séances de dédicaces parce que celles qu’il fait sont trop loin ou que tout le monde n’a pas pu y assister. Il devrait aussi sortir une version française de ses chansons, tiens, puisque tout le monde ne parle pas anglais. Et s’il fait quelque chose pour les fans, c’est forcément démagogique.

Les hyènes

Le fan aigri trouve également à redire à tous les aspects extérieurs à la simple création artistique : la tactique marketing, le design de la pochette… Le choix des acteurs ou des dates de sortie des DVD. La vie privée est également un terrain de discorde, à commencer par ses frontières : les artistes n’ont pas le droit de prendre des vacances loin des caméras, ils devraient toujours en révéler plus, puisqu’ils doivent la vérité à leurs fans. Le compagnon ou la compagne de l’artiste, s’il avoue en avoir un, n’est jamais bon pour lui.

C’est bien simple : tout ce que fait l’artiste est mal et va lui faire perdre encore des fans. D’ailleurs, le fan aigri est lui-même est très déçu par ce comportement et ne peut plus se considérer comme fan de quelqu’un d’aussi [insérer l’adjectif adéquat]. Il menace de quitter le forum, d’arrêter d’aller aux concerts et d’acheter des disques, ou de regarder la série. Pourtant, la semaine d’après, il est encore là, à haranguer les autres fans qu’il accuse d’avaler bêtement ce qu’on leur dit. Six mois plus tard, également. Un an après, on le retrouvera encore au premier rang du concert, et dès le soir même, il retournera sur le forum ou sur son blog pour dire à quel point c’était mauvais.

monkey trap

Le fait qu’il insiste relève du phénomène psychologique bien connu d’engagement[1] : plus on a investi de temps et d’énergie (voire d’argent) dans un projet, plus on a du mal à l’abandonner, même s’il paraît évident qu’il est voué à l’échec ou qu’on n’a plus rien à en tirer. Cf toutes les mauvaises décisions dans lesquelles persistent nombre de dirigeants.

Pour s’en sortir, l’aigri devra passer par un stade de sevrage. Ceci arrive souvent après la goutte d’eau qui a fait déborder le vase (concert ou épisode raté, faux-pas majeur dans une interview…) et qui le poussera à s’éloigner à la fois de l’objet de son intérêt et des forums et cercles de fans qui occupaient une partie de son temps. Là, suivant les cas, l’aigri replongera si son environnement immédiat ne se prête pas à l’arrêt (stress extérieur, familial, travail, ou simplement ennui…). Ou bien, si les conditions sont plus favorables, ou s’il trouve un nouveau terrain de jeu (un nouveau fandom), il parviendra à tourner la page.

Oui, c’est exactement le même type de processus que lors d’un sevrage de produits addictifs (tabac ou autre), ou de relations toxiques. Le fandom est une drogue à sa façon, tout l’art consiste à le maintenir au stade de drogue douce, comme du chocolat.

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Archétype

Syndrome dans les Indestructibles.

Ou moi avec James Marsters, A-ha, et j’en passe (enfin, pour James, je m’étais sevrée en passant à d’autres drogues – Tokio Hotel en l’occurence -, je ne suis replongée dedans que parce que ça alimente le blog avec mes vieilleries. Et A-ha c’est récent, j’ai déjà fait une croix dessus à titre personnel, et j’aurais plus de facilité à ne plus en entendre parler si je n’avais pas encore tant d’amis et connaissances qui sont encore dans le fandom. Mais je ne regarde plus ça qu’avec du popcorn en souhaitant au groupe de couler. Kaaarma).

Avantages

On se dit qu’il y a toujours pire ailleurs et qu’on est donc soi-même encore un fan « raisonnable ».

Dangerosité

Les fans déséquilibrés qui s’en prennent à leurs anciennes idoles sont tous passés par là. Heureusement, la plupart se contenteront de pourrir l’ambiance des forums et des concerts de leurs remarques désagréables. Ce qui certes déplaisant en soi, et pousse les fans plus modérés à aller chercher ailleurs des interlocuteurs moins investis et moins critiques.

Phrase fétiche

« Puisque c’est ça, je m’en vais! » *envolée de cape*

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[1] Robert-Vincent Joule et Jean-Léon Beauvois, Petit traité de manipulation à l’usage des honnêtes gens, Presses universitaires de France, 1987

Crowdfunding : Love U Hiroshima, un court-métrage avec Alban Lenoir – derniers jours!

Pour les fans d’Alban Lenoir (Kaamelott, Hero Corp, Lazy Company), ce court métrage  de Jules-César Bréchet dont il sera la vedette vient d’atteindre son objectif sur Ulule. Il a même été désigné ce 11 mai projet du jour par le site de financement participatif! Joli petit coup

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Mais il a besoin de tous les coups de pouce dans le sprint final pour se donner un peu de marge pour le tournage. Fin du crowdfunding après demain!

Avec à signaler, outre les contreparties classiques (remerciements, téléchargement du film…), d’autres plus originales voire déjantées : écrire une réplique dans le film pour le perroquet Kikko, ou repartir avec une Nissan Almera 5 portes.

Tous les détails sur le site du projet sur Ulule. Vous pouvez notamment y visionner les 6 épisodes de « En attendant Hiroshima », la mini-série tournée pour animer le projet, où Alban, le réalisateur, Christophe Fluder, le perroquet et d’autres vous en diront plus.

Exposition : Kimono, au bonheur des dames, au Musée Guimet

Il ne vous reste plus que quelques jours, jusqu’au 22 mai, pour aller voir l’exposition Kimono, au bonheur des dames au Musée Guimet. Elle bénéficie d’un prêt exceptionnel de la collection Matsuzakaya, l’équivalent japonais du Bon Marché, fabrique de kimonos depuis 1611, qui a rassemblé et conservé depuis 1913 nombre de kimonos anciens, catalogues de motifs et designs.

L’exposition explique la fabrication d’un kimono (à base de 7 bandes de tissu de même largeur, non redécoupés ensuite), et les façons de réaliser les motifs : teinture à la cire, broderie. On évolue à travers les différents styles au fil des années et suivant les catégories sociales – femmes de guerrier, de marchand, de la noblesse.

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En fin d’exposition, une salle expose des réinterprétations modernes de kimonos par de grands couturiers occidentaux (Jean-Paul Gaultier, Franck Sorbier, John Galliano…) ou japonais (Junko KoshinoKenzo Takada, Yohji Yamamoto…). Et revient aussi sur le Japonisme, courant de la fin du 19e siècle qui a vu le kimono, comme d’autres pans de la culture japonaise, inspirer la communauté artistique française – au moment où le Japon, lui, se détournait de ce vêtement traditionnel ressenti comme un vestige du passé.

Plus de photos sur la page Facebook du blog. Sans descriptions parce que ce fichu bouzin les a perdues, et bugge quand j’essaie de les remettre.

Informations pratiques :
Musée Guimet : Kimono, au bonheur des dames
Du 22 février au 22 mai 2017
Horaires :
Du mercredi au lundi, de 10h à 18h.
Tarif plein : 9,50 Eur pour le billet jumelé collections permanentes + expositions temporaires

Concert : Miyavi à l’Elysée Montmartre (+ A-vox)

J’avais beaucoup entendu parler de Miyavi vu qu’il fête quand même les 15 ans de son premier album avec cette tournée. Mais je connaissais peu sa musique. Néanmoins, j’avais besoin de décompresser et on est rarement déçu par les artistes japonais, et ce n’était pas trop cher pour un artiste de cette envergure (30 eur), donc hop!

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L’Elysée Montmartre vient d’être rénovée, et je découvre une salle qui ressemble beaucoup au Trianon voisin, dans un style baroque, mais plus sobre. Déjà, il n’y pas de balcons sur les côtés, et pas de dorures. Niveau acoustique, je ne suis pas monstrueusement emballée, le son est un peu compact. Et surtout : c’est censé servir à quoi le brouillard artificiel, bordel? C’est un concert, pas une soirée mousse! Depuis l’estrade coincée entre le bar et la console lumières, on distinguait à peine ce qui se passait sur scène – et les appareils photos encore moins, d’autant plus perdus par les lumières bleues et rouges devenues omniprésentes sur les concerts.

A-vox

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En première partie, je découvre A-vox, un jeune duo français (frère et soeur) qui délivre une électro rock très péchue. Ils compensent leur faible nombre (ils jouent seuls sur scène) par une débauche d’énergie (surtout Antha la chanteuse, vu que son frère Virgile est un peu coincé par son rôle de batteur, qu’il tient néanmoins parfois debout), et en changeant d’instrumentation, Antha passant d’un espèce de tambour de cuisse aux claviers, puis à la guitare électrique. Vous pouvez lire une intéressante interview ici.
Et une vidéo de la soirée, leur chanson la plus calme dont je n’ai pas capté le titre hélas :

Miyavi

Miyavi est un guitariste virtuose et chanteur japonais, qui sous son air juvénile fête cette année ses 15 ans de carrière solo, après avoir débuté dans un groupe de visual rock nippon (à l’époque où le magazine Tsunami de la librairie Tonkam couvrait ce style de musique). C’est vous dire si ce n’est pas exactement un débutant. Il partage depuis quelques années son temps entre les USA et le Japon, et parle donc couramment anglais, ce qui lui permet entre autres de communiquer avec son public plus spontanément que ses collègues que j’ai vus récemment. Il nous gratifiera à ce titre d’un assez long et chouette discours sur ses rapports avec la France, la salle de l’Elysée Montmartre et la communication entre les peuples via la musique :

En show man expérimenté, il occupe facilement toute la scène, d’autant que 3 micros y sont installés (au milieu, à gauche et à droite de la scène) pour lui permettre de montrer ses talents à tout le public. Il interagit beaucoup avec ses fans, brandissant notamment le drapeau réalisé par eux, ou donnant de l’eau à ceux du premier rang vers la fin avant de faire appel à son équipe pour s’en occuper.

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Etant plus guitariste que chanteur, une partie de ses morceaux est instrumentale, comme cette reprise du thème de la série Mission : Impossible :

Ils sont aussi relativement courts, autour de 2mn30 comme dans le bon vieux temps des 45 tours. C’est qu’il s’agite pas mal en même temps. Sur cet autre morceau, a priori pas encore sorti en disque, il laisse chanter sa femme, Melody, avec qui il l’a composé : Where home is :

Son style actuel est essentiellement rock, mâtiné d’influences US tellement bien digérées que ses récentes compositions passeraient en radio sans que le grand public puisse déceler que ce n’est pas un artiste américain à moins de voir les clips. Témoin ce titre fédérateur, tiré de son avant-dernier album du même nom, sorti en 2015 :

The Others :

Ce qui m’a amusée, c’est qu’il a fini par deux titres en japonais, et que le temps de me dire « Ah tiens, il passe au japonais », j’ai entendu la foule hurler avec autant d’enthousiasme que quand Bill de Tokio Hotel avait chanté Durch den Monsun en allemand, un peu plus tôt dans l’année… Vu que leur évolution (visuelle et auditive) est également parallèle, les fandoms changent mais il y a des choses qui sont les mêmes.

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Je me demande ce qu’il a pu voir pour faire cette tête

Portrait de fan (12) : le coq de basse-cour

« Ils travaillent tout comme les castors ni avec leur mains ni avec leurs… pieds »

Les Playboys – Jacques Dutronc

Description

Ce spécimen se rencontre dans les fandoms composés à 90% ou plus de fans féminins. Il part du principe qu’être l’un des rares mâles présents dans le milieu suffit à le rendre important. Et ce d’autant plus s’il s’agit d’un fandom de musique, car tout le monde sait que les femmes écoutent et jugent la musique avec les ovaires, alors que les hommes, eux, s’y connaissent (le gène de la science infuse en théorie musicale se trouvant sur le chromosome Y, coincé entre celui des compétences en mécanique et celui d’expert en football).

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Vous croyez que j’exagère? Sur un forum dont j’étais l’administratrice, l’un d’eux, arrivé récemment, qui postait très peu, pas très bien, et admettait n’avoir que peu de temps à passer sur le forum, m’a demandé de le nommer modérateur du forum, « en tant que seul membre masculin ». Texto.

Je ne sais pas sur quels critères les autres forums choisissent leurs modérateurs, mais la possession ou pas d’un pénis n’entre pas en ligne de compte, ce n’est pas avec ça qu’on tape sur le clavier. Je privilégie 1) une disponibilité qui leur permette d’être utile, 2) la confiance que je leur fais sur la base de leurs interventions passée, et 3) un bon jugement des gens et des situations.

Or le spécimen ne possédait aucune des qualités pré-citées, et n’en faisait pas mystère. Il a présenté la chose comme si ses attributs étaient une raison suffisante pour obtenir son galon de modérateur, alors qu’il n’aurait pas eu le temps de tenir le rôle. Ce qui, en soi, est un excellent indice qu’il n’est pas fait pour ça : d’expérience, les pires modérateurs sont ceux qui ont demandé à l’être.

you-had-one-job-school

Dans le même genre, il y avait ce fan de James Marsters et habitué des conventions Buffy, qui estimait avoir droit à des privilèges dus à son statut de mâle. Par exemple, il exigeait de pouvoir poser plusieurs questions au Q&A, là où tous les autres n’avaient le droit qu’à une seule. Dans une file d’attente, convié à se déplacer par une jeune femme chargée de l’organisation pour ne pas bloquer les sorties de se secours, il lui a répondu que « ce n’était pas une nana qui allait lui donner des ordres ». Sic.

Certes, ce sont là des cas particuliers. Tous les fans masculins ne sont pas des cuistres, loin de là. Mais il semble que certains, plongés dans un environnement plutôt féminin, se sentent obligés d’en rajouter dans le machisme primaire. Peut-être pour prouver que ce n’est pas parce qu’ils aiment un groupe / une série plutôt suivi par des filles qu’ils sont moins masculins pour autant. Ou bien peut-être choisissent-ils d’être actifs dans ce réseau parce qu’ils peuvent y sortir du lot par le simple fait d’avoir un chromosome Y, faute de pouvoir se distinguer ailleurs par leurs qualités humaines.

Comme pour les BNFs, si ces comportements perdurent, c’est entre autres parce qu’il se trouve assez de gens qui les encouragent pour que cela donne des résultats. Dans ce cas précis, beaucoup de fans du genre féminin entourent d’attentions particulières tout spécimen mâle, qu’il soit ou pas pourvu de qualités propres. Quand il l’est, ça se comprend : les fans ne sont pas asexués, et un concert ou une convention est un lieu de rencontre comme un autre. Mais dans le cas du macho malpoli de mon 2e exemple, il y a de quoi se poser des questions.

Et quand j’ai parlé à des membres assidues de mon forum de la demande du 1er exemple, elles ont pris sa défense et conclu que j’avais un problème avec les mecs (enfin, celles qui, je l’ai su plus tard, communiquaient avec lui via MP hors forum. Ah ben oui mais moi tout ce que je connaissais de lui, c’était ses 3 posts sur le forum… Je ne lis pas dans les pensées). Non, j’ai un problème avec les gens qui demandent à être nommés à des responsabilités comme si c’était juste une médaille du mérite, alors qu’ils n’ont même pas l’intention de faire le travail qui va avec. J’ai aussi un problème avec les gens qui ne se définissent que par leur genre. Si tu ne te considères pas d’abord comme un être humain doté de tout un tas de caractéristiques, dont le genre, il y a des chances que tu traites les autres aussi uniquement sur la base de ce qu’ils ont dans le slip.

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Il semble aussi que certaines femmes aient intégré le sous-entendu négatif qu’une fan compte moins qu’un fan pour la crédibilité d’un groupe, au point qu’elles se sentent valorisées par le fait que leur fandom compte aussi des hommes. En tout cas, un fan (de sexe masculin donc) aura plus de chances de pouvoir discuter d’égal à égal avec un musicien qu’une fan. La fan est toujours soupçonnée de pouvoir virer à l’érotomane hystérique, et de n’être là que pour le glamour. Elle ne sera généralement autorisée à s’approcher que si elle est jolie et que le musicien a besoin qu’on flatte son ego (ou une certaine partie de son anatomie). A moins qu’elle ait quelque crédibilité artistique de son côté – si elle fait elle-même partie d’un groupe ou joue d’un instrument. Busty, elle-même critique musicale, souligne bien le phénomène dans son livre « Groupies! ». Rien de plus qualifiant pour avoir droit au chapitre en coulisses que de maîtriser soi-même un symbole phallique par excellence : la guitare, le micro, à défaut le stylo.

Le pendant féminin du coq de basse-cour se rencontre dans les fandoms plutôt masculins comme les comics, ou les passe-temps comme les jeux de rôle ou les jeux vidéos – encore que le public de ceux-ci soit devenu largement plus mixte depuis une dizaine d’années. Pour citer une geekette interrogée dans le documentaire « Suck my geek »[1], « on peut être féminine et poutrer du zombie ». Cela leur vaut une certaine attention de la part des joueurs et fans mâles, et certaines en jouent – et voient d’un mauvais oeil l’arrivée d’une concurrente. Etant peu présente dans ce type de fandoms, j’ai du mal à estimer l’ampleur du phénomène.

Les poules de basse-cour se rencontrent aussi (voire plus) dans les fandoms féminins, d’après mon expérience, où il y a émulation des tendances girly. Mais dans ce cas, il n’y a plus cet aspect « je suis le seul représentant du sexe opposé dans le groupe et j’ai donc droit à un traitement spécial de ce fait ».

poules et coq

Archétype

Pas encore traité dans la fiction à ma connaissance.

Avantages

Met en valeur les fans civilisés.

Dangerosité

Tendance à se croire irrésistible, et peut-être même tout permis.

Phrase fétiche

« En tant que mec, … »

[1] Documentaire de Tristan Schulmann et Xavier Sayanoff sur la culture geek

Café Musée : le Bar Museo du Suermondt-Ludwig, Aix-la-Chapelle

Le musée Suermondt-Ludwig

Le musée Suermondt-Ludwig d’Aix-la-Chapelle est conçu autour, d’une part, de la collection de Barthold Suermondt, léguée à la ville en son temps, et d’autre part, à une donation des époux Peter et Irene Ludwig, propriétaires de la firme chocolatière Trumpf. Il est installé dans une ancienne villa bourgeoise de style néo-Renaissance, la villa Cassalette, étendue en plusieurs fois en construisant sur l’ancien jardin d’hiver et en ajoutant des extensions. Le résultat est une architecture biscornue où, sans plan, on n’est pas sûr d’avoir tout vu.
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Les collections comportent beaucoup (trop) d’art religieux, de peintures diverses.  Ce n’est pas ce que je préfère, même s’ils ont de belles pièces (à mes yeux), comme des statues en bois de Tilman Heysacker décorant jadis des églises, ou un curieux diptyque d’Adam et Eve où le serpent tentateur est une femme… Lilith?
L’étage du 19 et 20e siècle est accessible, d’après le panneau en bas de l’escalier, « si le nombre de visiteurs le permet ». Oui, et alors, il le permet?… Ca veut dire qu’il faut être au moins 10 à demander ou qu’il n’y ait personne dans les autres salles? On ne saura jamais.

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J’ai préféré le « cabinet de curiosités », où est entassé « le reste », à la façon de ce qui se faisait dans les demeures des fortunés il y a quelques siècles. Hélas pas très bien mis en valeur, donc, ce qui est bien dommage car il y a plus de variété dans cette seule salle que dans tout le reste du musée. Dont une petite vitrine d’inro, stuba et autres trucs japonais (mais pas de netsuke).
La plupart des descriptifs sont écrits en allemand et anglais, ce qui est déjà bien. Si vous voyagez, il va falloir apprendre une langue en plus du français, hein. Un petit effort.
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Stuba, etc

Ce week-end là, le musée présentait en outre « Blut und Tränen » une exposition temporaire sur Albert Bouts, artiste du 15e siècle dont l’atelier était spécialisé dans la production d’art religieux pour les particuliers. D’où une salle entière de portraits de Jésus et Marie (dont un, au format rond, prêté par le Metropolitan Museum de New York). Ainsi qu’une étrange vidéo de Bill Viola montrant une allégorie du Christ sortant du tombeau : a study in emergence.

Le Bar Museo

Après la culture, la confiture, avec le Bar Museo. Il est installé dans un espace jouxtant le musée et communiquant via un meuble qui sert à la fois de bar au café et d’accueil du musée. Très joli travail d’architecture intérieure aussi avec la petite mezzanine « flottante » desservie par un bel escalier sur mesure. Les murs étaient décorés d’une exposition temporaire des peintures de Béatrice von Hanstein. L’espace sert aussi de boutique du musée, mais les articles en sont à payer à l’accueil.
Au menu, pas grand choix en ce week-end de Pâques où les Allemands restent chez eux. Mais on a fait honneur au cream cake aux cerises et au cappuccino. Une formule Kaffee Kuchen (café gâteau) à 4 eur, la Parisienne pleure.

Informations pratiques

Musée Suermondt-Ludwig
Wilhelmstraße 18, Aix-la-Chapelle
Horaires :
Du mardi au dimanche, de 10h à 17h
Tarif : 6 Eur, gratuite jusqu’à 21 ans