Pause estivale : vieux sketch (2) La chauve-souris (Jean-Marie Bigard)

Suite de mon best of de sketchs qui me font toujours rire 10 20 purin déjà?! longtemps après. Comme dirait l’autre, « On savait rire ».

chauve-souris

http://dai.ly/x5bduq

La chauve-souris, par Jean-Marie Bigard

On l’oublie un peu (faut dire qu’il ne fait pas grand-chose pour qu’on s’en souvienne), mais Jean-Marie Bigard n’a pas joué que des sketchs égrillards. Certes, celui-ci, bijou de loufoquerie, n’est pas entièrement de sa plume (co-écrit avec Pierre Palmade), mais son interprétation est à la hauteur.

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Pause estivale : vieux sketch (1) La Lettre (Muriel Robin)

C’est l’été et je n’ai toujours ni le temps ni l’envie de rester des heures devant mon ordinateur-tour qui chauffe la pièce. Mais j’ai quand même envie de continuer à vous faire sourire, et je me suis rendue compte que certains vieux sketchs qui passaient en boucle à la télévision du temps de ma jeunesse sont tombés dans l’oubli de la nouvelle génération (ou de la mienne qui n’a pas forcément le même humour).

muriel robin

D’où une petite sélection personnelle de sketchs qui me font encore rire et que je cite à l’occasion.

Muriel Robin (enfin son personnage) lit et commente ce qu’elle croit être une lettre de son fiancé. Pour les 2 du fond qui seraient trop jeunes pour connaître la référence, il s’agit des paroles de la chanson de Jacques Brel, « Ne me quitte pas ». Texte, timing, diction, tout est parfait. Encore aujourd’hui, je clame à chaque occasion :

« Tu sais ce qu’il te dit le vieux pot?! »

Gourmandise / merch : Hello Kitty au Umami Matcha Café : derniers jours!

Je vous ai déjà parlé du Umami Matcha Café (restaurant / épicerie de cuisine japonaise fusion) sur ce blog. L’endroit, près de la Place de la République à Paris, reste une valeur sûre même si le service pâtit un peu de son succès. Il ne vous reste que jusqu’au dimanche 5 août pour profiter de leur opération en partenariat avec la mondialement célèbre Hello Kitty, la mascotte féline de Sanrio.

Au menu : du macha latte art Hello Kitty, un Kitty Lunch avec une entrée au tofu, un Poke bowl et un cupcake à l’effigie de la petite chatte, un Tea Time avec mini chou à la crème, mini tiramisu macha et mini sablé ganache, etc… (menu complet à consulter sur la page FB de l’événement ci-dessus).

J’y suis allée deux fois (dont une avec une copine) afin de pouvoir prendre en photo tout ça, afin d’exploser mon coefficient « blogueuse lifestyle » sur Instagram (et aussi parce que j’ai une copine à l’étranger qui adore le food porn ET Hello Kitty, et qu’elle ne pouvait pas venir à Paris durant le court mois que durait l’événement).

Sur place, il y a également du merchandising, dont un tote bag, des cartes postales et un petit carnet, ainsi que des sous-verres et des sets de table, à des prix étonnamment doux. Je ne sais pas jusqu’à quand ils auront du stock, mais si ça vous intéresse, dépêchez-vous.

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« Tu manges tout(e) seul(e) ? »

Ca devait arriver, si vous déjeunez dans un restaurant près de votre travail : des collègues ont choisi le même lieu, et comme ce sont des gens qui trouvent que ohmondieu mais c’est trop triiiste de manger solo dehors, ils vous demandent « Tu manges tout(e) seul(e) ? », sur le ton de qui va vous inviter à rejoindre la tablée*. A vous la joie de parler boulot alors que vous vouliez faire un break…

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Cachez votre joie

Souriez, voici une petite liste de répliques pour sauvegarder votre pause dej :

1. J’aimerais bien, oui. // Sobre, bref, direct. SCUD.

2. Ben non, avec Berthold (en désignant une chaise vide). Berthold, je te présente [nom de l’intrus]. // De deux choses l’une : soit votre interlocuteur comprend que c’est une blague destinée à le faire partir, soit il vous croit fou/folle. Dans les deux cas, peu de chances qu’il s’incruste à votre table.

3. Oui, il faut absolument que je termine ce challenge Sailormoon Drops, c’est le dernier jour pour gagner le personnage de ChibiUsa avec les oreilles de lapin. // trop de détails dans la sincérité, c’est une option aussi, mais dangereuse pour votre réputation de sérieux et de maturité.

4. Non, j’attends mon amant. // Comme la solution 2 : si votre interlocuteur ne prend pas ça comme une blague, ça peut être dommageable à votre image professionnelle.

5. Si je veux garder mon appétit, oui. // Méchant. Pas forcément faux, mais méchant.

6. Oh ça devrait aller, ça fait longtemps que je sais me servir d’une fourchette et je ne suis pas encore grabataire. // Suivant l’effet voulu, dosez bien le sarcasme dégoulinant dans la voix.

Ah, et pas d’inquiétude : avec le temps, j’ai découvert que si, le reste du temps, on était enjoué et sympathique, le fait de vouloir par contre déjeuner seul en dehors de quelques occasions particulières passait crème. Les gens prennent note que bon ok vous n’êtes pas hyper sociable, ils trouvent ça un peu bizarre, mais la plupart l’acceptent une fois qu’ils ont compris qu’il n’y a rien de personnel là-dedans. Les seules personnes qui pourraient mal le prendre sont celles avec qui, probablement, vous auriez le moins envie de rééditer trop souvent la chose… Donc vous n’y perdez pas réellement.

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* Je sais que ça part parfois d’un bon sentiment. Mais parfois je pense que c’est aussi juste pour avoir des potins. Et puis, sachant qu’on passe déjà plus de temps avec ses collègues qu’avec ses proches, si on pouvait éviter d’y passer toutes ses pauses déjeuner, hein… Je n’aime pas mélanger privé et professionnel.

La Maison d’Elise : bar à chats à Nantes

Suite de mon tour du monde des neko cafés avec, à l’occasion d’un week-end à Nantes, une visite obligée à la Maison d’Elise, le seul bar à chats qui y reste ouvert depuis la fermeture du Chat l’heureux.

Le salon de thé

 

J’y suis allée peu ou prou à mon arrivée en ville après avoir déposé ma valise à l’hôtel. C’est à 5 minutes à pied de la place Royale et de la place Graslin, jolie balade dans le Nantes historique donc. C’est ouvert, et bien qu’il ne soit pas encore midi, il y a un peu de monde car c’est le jeudi de l’Ascension (oui je suis en retard dans mes articles). L’endroit est très beau, propre, design, et fait neuf contrairement à beaucoup de cafés à chat qui, félins griffus obligent, doivent souvent renouveler leur mobilier et prendre solide et pas cher (souvent recyclé).

Il faut dire qu’à cinq seulement dans une superficie qui me semble à peine inférieure au café des chats de Paris Bastille, ils ont de la place. Ils bénéficient d’une salle au sous-sol où ils peuvent s’isoler, d’une « salle de jeu » avec un parcours en hauteur, et circulent dans le reste du café. Durant les absences prolongées, Elise les ramène chez elle.

Les chats

 

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Ce café à chats présente aussi la particularité d’être dédié aux chats de race Maine Coon : 5 matous imposants vous attendent donc en leur royaume. Ici, les chats sont résidents permanents et appartiennent à la patronne. Ils peuvent snobber un peu, suivant l’heure et l’humeur (ce sont des chats après tout). Mais l’un d’eux a aussi, à mon deuxième passage, fait moult câlins à deux enfants venus avec leur grand-père.

Leiko a fini par squatter mon fauteuil alors que je m’étais levée pour faire un câlin à Jûn, fatigué après avoir longuement chassé une ficelle tirée par des enfants (note : des enfants qui savaient se comporter avec les chats, dans l’ensemble. Ca fait toujours plaisir à voir). En fait, je m’étais installée sans le savoir sur la chaise de Leiko, du moins celle sur laquelle elle aime s’installer pour observer les pigeons d’un peu plus haut. Au bout de 20 mn à partager l’assise et à lui grattouiller la tête, elle se cale dans le petit espace entre moi et le bras du fauteuil avec un Miow dans ma direction. Je prends ça comme une validation de mon brevet de gratte-chat.

Sur la table

 

Le choix de thés est conséquent : une quinzaine de thés bio de la marque Alveus . Le thé vert Rose des Bois est parfumé à la rose et à la fraise, très fruité, quasiment sucré. La petite verrine de tiramisu speculoos maison est bonne. Le financier au macha témoigne, comme les noms des chats, d’un goût pour le Japon et l’Asie. Pour le déjeuner, on peut en outre commander des bagels, préparés sur place et légèrement chauffés. Les prix sont certes un peu élevés, mais tout est fait maison et frais.

Outre la consommation sur place, Elise vend ses thés et ses pâtisseries maison à emporter, des livres d’occasion et des accessoires pour animaux. C’est que même si le personnel est payé en croquettes, il doit revenir cher en litière et frais vétérinaires.

Informations pratiques

La Maison d’Elise – Bar à chats
6 rue Jean de la Fontaine
Nantes, France 44000
Horaires :
du mardi au samedi, de 10h à 19h
Site web
Page Facebook

 

PMP : Les grandes fêtes populaires, j’aime pas ça sauf de loin 

Non, je ne vous jetterai pas la pierre si vous avez vibré devant votre écran aux exploits des Bleus, ou des autres. Je ne vous traiterai pas de moutons, parce que savoir se réjouir n’a aucune corrélation avec l’engagement ou la conscience du monde, quoiqu’en pensent ceux qui veulent se donner bonne conscience. Je suis bien placée pour savoir que plus on est conscient du monde où on vit et plus on a besoin d’échappatoires et de loisirs « futiles » pour ne pas se faire sauter le caisson.

J’ai d’ailleurs regardé le match (un peu distraitement), même si je crois que ce que j’ai préféré, c’est la joie des vainqueurs. C’est toujours communicatif, je trouve. Et le but de Pogba, ma foi bien joué. *

Je suis assez vieille pour me souvenir de 1998, qui avait plus estomaqué, parce que c’était la première fois que la France parvenait à vaincre au plus haut niveau dans son sport de prédilection. A vaincre la malédiction de l’éternel second voire quatrième du podium. A l’époque, il y avait un petit goût de « Maintenant que c’est fait, on pourra le refaire ». Bon, ça a pris 20 ans.

hamster yeah!

Quand je dis « on », ce n’est pas comme si j’avais contribué, hein. Moi à l’école, quand on m’obligeait à jouer au foot en cours de sport, je mettais toujours un joueur adverse entre moi et le collègue qui avait le ballon pour éviter qu’il me le passe. Parce que sinon, comme je ne jouais au foot que contrainte et forcée, je perdais forcément le ballon vu que mon contrôle de balle était nul et mon physique aussi – dans des matchs mixtes, je vous laisse imaginer le résultat. Et d’expérience, je me faisais ensuite engueuler par mes condisciples. Donc autant s’éviter tous ces efforts perdus en m’assurant qu’on ne me passe pas ce fichu ballon qui n’a jamais été mon ami. Ce qui, en soit, demandait une bonne lecture du jeu. Une seule prof de sport s’en est rendue compte durant toute ma scolarité, c’est dire si ça changeait quelque chose.

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Néanmoins, je ne suis pas non plus descendue dans la rue pour suivre les matchs en terrasse ou après la victoire, pour la célébrer à grand renfort de libations et d’exclamations.

Déjà, parce qu’en bonne introvertie, je déteste et je fuis :

– le bruit

– la foule

– la promiscuité non choisie

– les gens bourrés

Ce que la plupart des gens appellent « ambiance » avec enthousiasme, pour moi c’est plutôt un environnement désagréable.

Aussi, vous ne me verrez pas sur les Champs-Elysées un soir de liesse populaire, sauf si Babymetal y donne un concert. Ma seule tentative en ce sens m’a dissuadé de recommencer.

Réveillon, piège à c***

Le réveillon du 31 décembre 1999 est un de mes plus mauvais souvenirs de Paris. Arrivée peu avant dans la capitale, je suis allée avec quelques amis voir (en théorie) le superbe feu d’artifice annoncé à la Tour Eiffel, ainsi que les animations des Champs.

Las, arrivés péniblement au Trocadéro, j’avais devant moi une grande cruche arborant un de ces chapeaux festifs « du nord » de 30 cm. Avec mon format crevette, je ne voyais donc que le dernier étage de la Dame de Fer. Et on était trop serrés pour bouger beaucoup. Je lui ai demandé poliment si elle pouvait enlever son couvre-chef : pas question. J’ai donc vu 1/10e de feu d’artifice, tout en rêvant d’être fumeuse car alors j’aurais eu sur moi un briquet pour mettre le feu à son galure.

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De là, le spectacle terminé, on joue les saumons pour remonter le courant vers les Champs-Elysées. Ou plutôt les sardines, vue la compacité de la foule. Mais les portiques enflammés de Patrick Bouchain s’étaient éteints en même temps que le bouquet final de la Tour Eiffel. Il n’y avait donc plus rien à voir sur les Champs. Par contre, j’ai cru que j’allais mourir étouffée dans les mouvements de foule. Par moments mes pieds ne touchaient plus par terre, et je me disais qu’il ne fallait surtout pas tomber sinon je serais piétinée. C’était il y 18 ans et je m’en souviens encore bien.

Ainsi que des crétins qui jetaient des bouteilles vides et des pétards par terre au moindre trou dans la foule, sans trop se soucier de la sécurité des gens autour. Je suppose que plusieurs cette nuit là ont perdu un doigt ou un oeil, et si ce ne sont que les lanceurs eux-mêmes, on s’en tire bien.

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Il y avait des affiches partout en ville proclamant qu’il y aura des transports jusqu’au bout de la nuit pour l’occasion. Au final, j’ai été obligée de rentrer à pattes depuis les Champs Elysées, parce que ce que les affiches ne disaient pas, c’était que les transports en question, c’était juste les lignes de RER qui avaient quelques trains (1 par heure, de mémoire) desservant « la dernière station intra muros + la banlieue ». Et non la totalité ou même une partie du métro habituel… ni même le RER intra muros. RATP : rentre avec tes pieds.

En résumé : j’ai passé une soirée pourrie entourée d’une foule malpolie pour ne rien voir d’un show dont la pub ne donnait pas les infos essentielles. Les meilleures images du feu d’artifice, je les ai vues aux infos. Autant dire que j’ai entamé le nouveau millénaire en haïssant mon prochain, Paris et la RATP.

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Et encore, je m’en tire à bon compte, vu que lors de la fête de la 1e victoire en Coupe du Monde de foot, sur les Champs-Elysées, une nana qui avait oublié de prendre ses cachets a foncé dans la foule avec sa voiture. Et à un autre réveillon sur les Champs-Elysées, une copine à moi s’est fait piquer son appareil photo. Faites la fête qu’y disaient.

Depuis, quand je passe le réveillon à Paris, je le passe en compagnie choisie loin des lumières des Champs-Elysées et de ses fêtards casse-bonbons.

*Anecdote inutile : le lundi suivant la 2e victoire de l’Equipe de France de football, alors qu’ils étaient attendus sur les Champs, j’ai traversé le Périphérique à pied (sur un pont, bien sûr). Des gens en maillot et brandissant des drapeaux bleu-blanc-rouge étaient massés le long des parapets, et le temps de traverser à la recherche d’un point de vue, j’ai vu les gens se disperser. J’en déduis que le bus des Bleus est passé sous le pont pendant que je le traversais. Je suis passée sur toute l’Equipe de France, quoi.

Le fan-art de la semaine : Captain Tsubasa

Captain Tsubasa funny fan art par Getakichi (DeviantArt)

Happy Birthday Karl

(oui je sais, enfin pour ceux qui sont au courant de ce genre de chose, y a un petit soupçon de yaoi dans l’ambiance. J’y reviendrai si j’ai le temps de parler du (des, en fait) fandoms de Captain Tsubasa).

Des Japonais refont le générique d’Olive et Tom en vrai.

Freaky Friday : Lucile, amour et rock’n’roll + bonus malus

« Lucile, amour et rock’n’roll » est l’une de ces nombreuses séries animées japonaises importées en Europe par Berlusconi sur la 5 de l’époque (à la fin des années 80) sous le titre « Embrasse-moi Lucile« , avant d’être rediffusée dans le club Dorothée en changeant de titre au passage. Lucile est une jeune fille presque banale, orpheline de mère, qui aide son père dans son petit restaurant. Fan d’un groupe de rock local, les Bee Hive, elle est amoureuse du compositeur, Tristan, genre « néo-romantique aux cheveux longs ». Ses premières rencontres avec Matthias, le chanteur à la choucroute bicolore aux costumes de scène parfois Bowie-esques, sont explosives, ce qui évidemment signifie qu’au final ils seront irrésistiblement attirés l’un par l’autre. Ce qui arrange bien le petit Benjamin, un petit garçon qui vient régulièrement attendre au restaurant que son grand frère (Matthias) le ramène à la maison. Violons, grands sentiments, bon clairement ce n’est pas Goldorak.

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Je ne sais même pas pourquoi je la regardais vu que déjà à l’époque, je trouvais ça passablement niais, et dessiné dans un style assez laid, très shoujo avec des jambes et des bras de 2 km et des héros de type bellâtre aux cheveux longs. J’avais beaucoup de temps libre à l’époque. Ce qui était frappant dans Lucile, outre ce design bof, c’était une adaptation française surréaliste : en effet, en dépit des images assez éloquentes, ils n’avaient pas seulement donné aux personnages des prénoms français (quoique peu courants comme Tristan et Matthias) mais aussi transposé l’action en France. De sorte que malgré les ruelles typiquement nippones aux panneaux en idéogrammes, les personnages parlent de lieux français, le père de Lucile vend des « crèpes » dans son restaurant (en fait des okonomiyaki. Oui, ça ressemble, mais la préparation à la spatule et son costume traditionnel… pas du tout).

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Le personnage le plus intéressant de la série, à dire vrai, c’était le chat obèse, un genre de Garfield obsédé par la nourriture.

Et puis les musiques pas trop pourries de Joe Hisaishi essentiellement, sous les paroles françaises un peu… convenues de bluettes pour jeunes filles :

Et Tristan, vexé de ne pas avoir réussi à séduire Lucile, s’est tourné vers le côté obscur et est devenu un des 4 Généraux de la Reine Beryl sous le nom de Nephrite, dans Sailor Moon. Non? Ah bon?

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En fait, je dois avouer que ma principale raison de poster ceci, c’était de vous infliger partager la découverte que j’ai faite par hasard : les Italiens, rois du mauvais goût (ils ont beaucoup perdu depuis la Renaissance…) ont réalisé une version « live » (en prise de vues réelle quoi) de la série, avec un luxe de moyens dignes des séries AB Production.

Je ne résiste pas au plaisir (misery loves company) de vous montrer l’épisode 1 ci-dessous, très fidèle au dessin animé, jusques et y compris la choucroute bicolore du beau gosse de service.

Je vous laisse, je vais me passer les yeux et les oreilles à la Javel…

Trix – un T-Rex à Paris

Direction le Museum d’Histoire Naturelle de Paris, au Jardin des Plantes, pour ce qui est présenté comme l’exposition événement de l’année : un T-Rex à Paris.

En termes de rareté, effectivement c’est exceptionnel, puisqu’à peine une soixantaine de squelettes fossiles de T-Rex ont été découverts dans le monde, et Trix est l’un des 3 plus complets. De plus, ces dinosaures n’ayant vécu qu’en Asie et aux Amériques, aucun musée européen n’en possédait. Du moins jusqu’à ce que Naturalis, le muséum d’histoire naturelle des Pays-Bas, ne monte une expédition pour aller en chercher un aux USA. La première piste n’a débouché que sur quelques fragments d’os, mais les fouilles de la deuxième ont révélé le magnifique spécimen exposé ici. Elle a été baptisée Trix en hommage à Beatrix, la reine des Pays-Bas.

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Trix

On apprend que l’étude de ses os a révélé qu’elle devait être âgée d’une trentaine d’années au moment de sa mort. Qu’elle porte les traces cicatrisées de diverses plaies et maux (morsure d’un congénère à la mâchoire, côtes brisées, inflammation – arthrite?). Que contrairement à certains autres dinosaures, d’après les échantillons de peau fossilisée retrouvés ailleurs, les T-Rex n’avaient pas de plumes (spécial dédicace à Boulet, qui ne lit pas ce blog mais spa grave).

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Comme vous avez de grandes dents, mère-grand!

L’exposition est néanmoins un peu courte, surtout pour le prix (je suppose que cela fait partie de ces expositions qu’on loue fort cher, dont il faut donc rembourser le coût. D’où aussi la boutique de goodies, certes inventifs). Autour de Trix, il y a un film sur la découverte, et des bornes interactives plutôt pour les enfants (essayer de distancer à vélo un T-Rex, coloriage virtuel de T-Rex à la bombe de peinture- virtuelle aussi -, consulter le dossier médical de Trix, bouger comme une parade nuptiale de dino devant un écran façon Just Dance…). La seule que j’ai trouvé pertinente, c’était le tas de cailloux collés parmi lesquels on devait retrouver lesquels étaient des fossiles. Vu que j’ai passé plusieurs après-midi, enfant, à chercher ammonites et bélemnites dans des vallons bleus, ça me rappelait des souvenirs, et je n’ai pas tout perdu.

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Comme vous avez de grandes griffes, mère-grand!

C’est peut-être pour cela que le MNHN l’a complété d’un squelette d’Edmontosaurus jamais encore exposé, sorti de ses réserves, et de quelques autres pièces, ainsi que de photos sur les premiers « chasseurs de fossiles », des aventuriers du Far West plus que des scientifiques, prêts à tout pour s’arroger l’exclusivité de nouvelles découvertes. L’un d’eux avait même légué son corps à la science pour qu’après sa mort, on compare son cerveau à celui de son rival.

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Je suis pour la vulgarisation scientifique, mais ça manquait de contenu pour les adultes. « Munis d’un billet pour l’exposition « Un T. rex à Paris », vos enfants peuvent participer à un chantier de fouilles devant la Galerie de Paléontologie pour mettre au jour un fossile et repartir avec ». Bon OK, mais les adultes qui ne sont pas des parents, ça existe aussi, hein. Et d’ailleurs, malgré les animations high-tech, beaucoup des enfants traînés là par leurs parents n’étaient pas passionnés par l’exposition : entre ceux trop petits pour comprendre, ceux qui se demandent en quoi c’est intéressant ces vieux os…

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Galerie d’anatomie comparée

Heureusement, le billet donne aussi accès à la galerie de Paléontologie et d’Anatomie Comparée voisine. L’occasion d’admirer l’architecture du vieux bâtiment, de voir d’autres squelettes de dinosaures, mais aussi d’animaux plus contemporains, quoique parfois disparus. (Point, reprenez votre souffle) On y voit notamment un squelette de dodo, et c’était gros cette bestiole!
On visite aussi, pour la plus grande joie des tout-petits, la galerie de Tératologie avec ses embryons à deux têtes, sans tête, animaux ou humains, conservés dans le formol… bon appétit. (En vrai, en dessous d’un certain âge, je pense qu’ils ne comprennent pas trop ce que c’est, mais estomacs fragiles s’abstenir)

Informations pratiques :
Trix – un T-Rex à Paris
Museum National d’Histoire Naturelle
Galerie de Minéralogie et de Géologie
Du 6 juin au 2 septembre 2018
Horaires :
du mercredi au lundi, de 10h à 19h
Tarif plein : 14 €
Tarif réduit : 9 €

 

(un peu de) Captain Tsubasa à Japan Expo

Japan Expo, le plus grand salon consacré en France à la culture japonaise sous toutes ses formes, c’est ce week-end, à Villepinte.

L’auteur du manga Captain Tsubasa, Yoichi Takahashi, n’y sera pas, mais il y a des stands qui rendent honneur à nos footballeurs préférés.

Klab Games : éditeur du jeu Captain Tsubasa Dream Team

Je vous ai déjà parlé de ce jeu pour mobile qui permet de jouer avec les joueurs du manga (et plusieurs versions de chaque), et qui fête en ce moment son premier anniversaire avec moult cadeaux. Sur leur stand, un jeu de réalité virtuelle pour tenter de bloquer les tirs spéciaux des meilleurs buteurs du manga. Où ai-je mis ma casquette rouge?… Hall 6, stand F656.

Infos sur le stand de KlabGames

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Qui est l’andouille qui a mis le maillot de la Toho à Schneider? Ah oui c’est moi…

Bragelonne – Castelmore : éditeur du jeu de cartes Olive et Tom Classico

Castelmore, le nouveau label de jeu lancé par Bragelonne, sort pour la Coupe du Monde un jeu de carte sur Olive et Tom. Vous ne savez pas comment on peut jouer au foot avec des cartes? Moi non plus, ce sera donc l’occasion d’aller regarder des démos sur leur stand. Hall 5A, stand D150.

ADN – Anime Digital Network

C’est le site de streaming légal qui diffuse la série 2018 de Captain Tsubasa. Ils auront un corner sur le stand de l’éditeur Kana, Hall 5A, stand E170. Ils y vendront des abonnements mensuels à 2 Eur au site.

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Et parmi une pléthore d’autres invités, il y a aussi :

Nobuyoshi Habara – réalisateur, chara et mecha-designer, animateur

Certains d’entre vous se souviennent peut-être d’une série de football atypique, qui n’a duré qu’une saison en France et parlait autant de gros sous et projets immobiliers que de football, ce qui est assez curieux. Mais j’aimais bien, même si c’était assez incompréhensible. Ca s’appelait Ashita e Free Kick en version originale, Graine de Champion. Et Nobuyoshi Habara était l’un des character designers. Dédicaces et conférences tout le week-end, programme sur le site.

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Enfin, et rien à voir avec le foot :

Mizutama Bijoux

la créatrice de Mizutama Bijoux sera à nouveau au salon avec ses bijoux tout en finesse inspiré des symboles nippons comme les fleurs de cerisier ou de prunier. Hall 5A, stand P136.

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