Gourmandise : Le Jardin d’Hiver du Dôme du Marais

Luxe, calme et « volupthé ».

Il faut oser passer le corridor sombre qui débouche dans la rue des Francs-Bourgeois, pour découvrir une petite cour couverte et lumineuse. Des cages à oiseau, toutes fausses sauf une, décorent les murs blancs. Dans la dernière, deux perruches papotent, tout comme les clients.

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C’est le Jardin d’Hiver du Dôme du Marais, le salon de thé attenant à un restaurant au décor classé, sous le fameux dôme qui lui donne son nom. Un havre de calme au milieu du quartier très animé du Marais. Des formules goûter pas extravagantes niveau prix (considérant l’emplacement et le cadre : 13 Eur) satisfont à la fois le palais et le porte-monnaie. Le mi-cuit au chocolat cappucino, servi dans une tasse avec de la crème fouettée, est fondant à souhait. Le choix de thés et d’autres boissons devrait permettre à tous de trouver leur bonheur.

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Spectacle : Jean-Luc Lemoine au Grand Point Virgule : Si vous avez manqué le début

Je connaissais assez peu Jean-Luc Lemoine avant le spectacle. Disons que je sais qu’il est connu et qu’il est comique, mais je ne savais pas où il officiait et je ne crois pas l’avoir vu beaucoup. (paradoxalement, c’est après le spectacle que je l’ai vu pour la première fois, dans TPMP, qui avait reçu un groupe que je ne citerais plus sinon vous allez fuir). Mais à quelques réglages de mise en scène près, j’ai beaucoup ri.

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Le début a été un peu poussif, malgré une entrée en matière hilarante, avec une salle peut-être un peu fatiguée : le show commence à 21h45 un vendredi soir. Les plaisanteries sur les réseaux sociaux sont pourtant drôles, mais il manquait une pointe de rythme ou d’acidité pour entraîner toute la salle ce soir là.

Le spectacle a démarré vraiment, à mon sens, avec son « journal intime d’une vedette« , que je crois volontiers tiré d’expériences réelles. Les rapports de l’artiste avec son public (et pire encore son non-public qui le reconnaît plus ou moins), c’est très sado-maso. C’est quand le texte devient plus méchant que ça me fait le plus rire, personnellement.

Encore que l’Austin Mini m’ait plié dans ma chaise, alors que Jean-Luc Lemoine se sent obligé d’expliquer en quoi ça devrait faire rire (s’attendant donc à un four à ce stade de son spectacle). Mais là, c’est parce que le jeu de mot était tellement mauvais que ça m’a fait rire (si vous suivez un peu ce blog, vous devez savoir que je suis assez cliente des jeux de mot pourris).

Des études très scientifiques l’ont montré : un des ressorts de l’humour, c’est la surprise, le décalage entre ce qu’on attend et ce qui arrive. Inversement, alors que le sketch du candidat à la télé-réalité soit très inattendu, on rit moins. Parce qu’il est vraiment flippant. Sketch ou exercice d’acteur? J’ai adoré celui de l’animateur de centre commercial, en revanche, très habité…

Informations pratiques :
Jean-Luc Lemoine au Grand Point Virgule
du mardi au samedi à 21h30 jusqu’au 27 juin
8 bis rue de l’Arrivée
(M) Montparnasse

Frozen Free Fall – le jeu sur tablette et smartphones de la Reine des Neiges

Hourra, j’arrive à l’été! Non, je ne pars pas en vacances sous les tropiques… J’ai fini les 285 niveaux de base du jeu Frozen Free Fall sur mon téléphone (les niveaux hiver). Et j’ai donc enfin débloqué les niveaux d’été, présentés par un Olaf rigolard (mais qui rigole moins quand j’échoue sur le niveau).

Frozen le jeu : Elsa enfant

Sous le regard navré, voire réprobateur de mes voisins de métro, et l’oeil perplexe des gamines quand je vais manger au McDo (ne me jugez pas : le choix de cantines est peu engageant là où je travaille).

Oui, je suis une adulte responsable (quasiment), avec un travail sérieux, et malgré cela, ou à cause de cela, je joue au jeu de la Reine des Neiges sur mon téléphone. (non, pas au non officiel où on fait une césarienne magique à Anna…). J’aime les petits jeux de casse-tête, mais je trouve les graphismes des saynètes scénarisées de Candy Crush Saga laids. Je leur ai tout de suite préféré les légumes colorés et souriants de Farm Heroes Saga, autre succès de l’éditeur, King.

Frozen le jeu : Anna enfant
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Exploration urbaine : siège parisien de Boco Haram, les extrémistes ne se cachent plus

C’est avec une horreur sans nom qu’au cours de mes pérégrinations, je suis tombée, à deux pas du quartier culturel de l’Opéra à Paris, rue Danielle Casanova, sur ce nid de terroristes, ce siège d’extrémistes qui ne se cachent même pas, Boco Haram :

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Mais que font les autorités?!

Fandom : 10 compétences que développent les fans

  1. Rechercher de l’information, y compris dans des langues étrangères.
  2. Communiquer avec des gens de tous âges, de toutes origines et de tout milieu socio-professionnel.
  3. Utiliser des outils informatiques de manipulation d’image, de texte, de vidéos.
  4. Naviguer et poster sur les réseaux sociaux, animer des blogs ou comptes Twitter, Tumblr pour faire de la pub à l’artiste ou promouvoir ses fan-actions. Modérer des forums ou communautés en ligne.
  5. Organiser des voyages, y compris à l’étranger, parfois hors des sentiers balisés (Bielefeld…)
  6. Organiser des événements collectifs (meeting de fans, fan-actions…).
  7. Gérer un budget (billets de concert, transports, hébergement, merchandising…).
  8. Gérer les imprévus et s’adapter aux circonstances… Parce que punaise, dans le milieu du spectacle, ça n’a pas l’air d’être des flèches en terme d’organisation et de communication… C’est des intermittents de la logique, même.
  9. Développer des loisirs créatifs autour de ses passions
  10. Faire des comptes-rendus extensifs ou condensés d’événements (mes collègues s’émerveillent de ma capacité à faire un CR à partir de notes brouillonnes, sans faire répéter les gens 3 fois. Ca vient de mon habitude d’assister à des concerts ou des conventions et de prendre des notes dans ma tête pour les mettre en forme dès que possible… Impossible de dire au mec sur scène « Eh, tu peux répéter? J’ai pas bien compris et je voudrais mettre la phrase dans mon article! »).

Bon ok, mais comment on gagne des sous avec tout ça?…

On n’en gagne pas, sauf à devenir community manager ou event planner. Mais si jamais, en milieu professionnel, on essaie de vous signifier qu’être fan c’est idiot, infantile et inutile, vous pourrez argumenter qu’au contraire, c’est un hobby propice pour développer tous ces savoir-faire et ces « savoir être » (formule consacrée pour dire que tu n’es ni complètement autiste ni gaucher des deux mains).

Le groupe A-ha se reforme… pour un album et une tournée

Après s’être séparés en décembre 2010, le groupe norvégien A-ha a annoncé hier lors d’une conférence de presse à Berlin qu’ils se reformaient, du moins pour un album et une tournée. Cette reformation se fait dans la foulée d’un concert événement pour les 30 ans de Rock in Rio et ceux du groupe, en septembre prochain.

Après des mois de silence et de teasers, les nouvelles ont plu d’un coup, car on a maintenant :

L’album :
Il s’appellera Cast in Steel, et sortira le 4 septembre 2015 (du moins en Allemagne, puisque le groupe est toujours signé chez Universal Allemagne. Au passage, coucou à la sécurité…).

La tournée :
03. April 2016 Stuttgart, Schleyerhalle
04. April 2016 Zürich, Hallenstadium (CH)
06. April 2016 München, Olympiahalle
07. April 2016 Leipzig, Arena
09. April 2016 Nürnberg, Arena Nürnberger Versicherung
10. April 2016 Wien, Stadthalle (AT)
13. April 2016 Berlin, Mercedes Benz Arena
14. April 2016 Hamburg, O2 World
16. April 2016 Bremen, ÖVB Arena
17. April 2016 Hannover, TUI Arena
19. April 2016 Halle (Westf.), Gerry-Weber-Stadium ***
20. April 2016 Oberhausen, König-Pilsener-Arena
23. April 2016 Mannheim, SAP Arena
24. April 2016 Frankfurt am Main, Festhalle
26. April 2016 Köln, Lanxess Arena

*** Attention pour Halle : il y a DEUX villes en Allemagne qui s’appelle Halle. L’autre est près de Leipzig, mais celle-ci est à côté de Essen.

Ce qui donne ça : (oh ben pour une fois le gars qui a fait les plans a à peu près casé ça logiquement…)
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Mais d’autres suivront, c’est d’ores et déjà annoncé.

(P.S. : les teasers semblent la nouvelle mode marketing pour les musiciens, ou du moins leurs attachés de presse… Et j’ai un message : VOUS ARRETEZ PUTAIN. Personnellement ça me braque plutôt qu’autre chose. C’est bon, on le sait qu’on est manipulés, mais au bout d’un moment faut arrêter de jouer avec nos nerfs. Je boycotte les petits jeux de piste à la con où on sait très bien qu’on n’aura pas la réponse avant le communiqué de presse, justement. J’ai autre chose à foutre. Je n’ai déjà jamais pu encadrer la série Lost à cause de ça, c’est pas pour faire le jeu de marketeux à 2 balles. Alors si vous avez des infos, vous les balancez, et sinon, vous êtes autorisés à fermer vos gueules).

Café Musée : Le café du Speelklok Museum, Utrecht 

Dans une des principales artères commerçantes du centre historique d’Utrecht, au N°6 de la  Steenweg, se trouve le Speelklok Museum, le musée des instruments de musiques automatiques.

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Cela peut sembler bizarre de se focaliser sur la présence ou pas d’un café pour aller visiter un musée. Mais, tout comme mes autres hobbies, c’est l’occasion de découvertes. Je ne suis pas sûre que j’aurais poussé la porte d’un musée consacré aux automates musicaux, sinon. Ça aurait été dommage : déjà, le musée est installé dans une ancienne église. Outre le cachet que cela donne à l’architecture, on voit des traces de l’ancien édifice par endroit, comme ces reliefs sculptés dans le sol.

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10 (autres) raisons d’aller à Utrecht

  1. Les cafés au bord des canaux à regarder passer les canards, avec comme seuls bruits les tintements des sonnettes de vélos et les conversations des autres consommateurs. Si c’est pas le bonheur, ça…
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  3. Il y a des visites culturelles à faire : la cathédrale, son campanile (ci-dessous), le Musée Central, celui de l’Art Aborigène Contemporain (le seul d’Europe), le musée du Train desservi par sa propre gare, celui des machines musicales sis dans une ancienne église, des châteaux pas très loin, et j’en passe.
  4. Les hôtels coûtent moins cher qu’à Amsterdam. Ça reste les Pays-Bas, donc pas donné, mais pas besoin non plus de vendre un rein pour avoir une chambre correcte au centre ville ou tout près.
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  6. Le centre historique est tout mignon avec ses pavés (les filles, évitez les talons aiguilles), ses fleurs, ses bâtiments historiques, les canaux à canards…
  7. Il s’y passe toujours quelque chose. Le week-end dernier, il y avait un festival d’animation (qui passait notamment Jack et la Mécanique du Coeur) et un marathon.
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La fibre musicale

fjva:

Tiens, j’avais raté le précédent article de la même série… J’ai reconnu des gens XD Thème : les T-shirts de concert.

Originally posted on 2 Garçons, 1 Fille : 3 Sensibilités:

Iron Maiden, Megadeth, Suicidal Tendencies, Sepultura, Ska-P, System of a Down, Less Than Jake, Mastodon, Anthrax, Cypress Hill, Manowar, Trust
Peu importe le style, le sous-genre, la micro-niche musicale : quand tu sors du métro et que tu cherches la salle de concert, contente-toi de suivre les T-shirts. Sauf le mien. À la rigueur, fut un temps, tu pouvais me repérer à la chevelure.

Un concert c’est : du bruit, de la foule, de la bière, des clopes, des cheveux, de la sueur, de la joie, de la bière, des têtes qui bougent et, dans les festivals d’été, de la poussière, et encore plus de bière.
Ça demande pas mal de préparation : des Doc Martens, des vraies, coquées de métal, pour réceptionner le biker de 120 kilos qui saute pas droit

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Tokio Hotel à Utrecht – Feel it All Tour + soundcheck – récit, photos et vidéos

L’attente.

13h : après avoir vainement tenté de me connecter à la wifi de l’hôtel, et ne pas en avoir trouvé au Starbucks du coin, je me décide à faire la queue devant le Tivoli Vredenburg tout récent à deux pas de la gare. Miracle! La salle a une wifi gratuite! Miracle bis! Le soleil apparaît et la bruine cesse pour la journée. Il y a un vent à décorner les chats et il caille, mais ça reste supportable avec le soleil.

Pour l’organisation, je ne sais pas si c’est Adventures in Wonderland qui en est responsable ou la salle, mais c’était carré. Luthérien, même. Une file par catégorie de ticket : normal, pack Great Day, pack Love Who Loves You Back, et Feel it All et Dancing in the Dark dans la même file puisqu’ils entraient en premier pour le soundcheck. Chaque groupe est entré à peu près à l’heure indiquée.

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A 13h30, on nous fait entrer en file indienne, on vérifie nos numéros de pack. (euh… Je l’ai dit que quitte à craquer, j’ai aussi acheté l’upgrade pour un pack DITD? Parce que c’était pas si cher, enfin une fois que tu as payé le billet… J’ai déjà testé (avec d’autres) les Q&A et les photos donc je passe volontiers mon tour, been there, done that, got the T-shirt. Mais je n’avais jamais vu de soundcheck. Enfin, de professionnel. Je veux bien payer pour quelques chansons de plus en petit comité, perso. Si je gagne à l’EuroMillions, je m’offre un concert privé…)

BREF. Donc je re-fais la queue mais à l’intérieur. Le petit gars mignon (mais fatigué) d’Adventures in Wonderland lit mon type de pack et le billet, et dit au gars de la salle que j’ai juste le bracelet et le standard : lanyard et carte plastifiée plus billet souvenir (ceux qui ont acheté le pack ont un billet en plus pour le code barre). Je demande s’il ne lui en resterait pas un de Paris parce que je ne l’avais pas eu, il répond que non a priori, il distribue les excédents à la fin.

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