Lecture : les stars – Edgar Morin

Mes fandoms m’auront fait faire des tas de choses improbables. Et mon livre sur le phénomène des fandoms aussi. Notamment, lire un essai d’Edgar Morin. Le sociologue et philosophe. Tellement connu que même moi j’en avais entendu parler, alors que très franchement, moi et les sciences humaines…

fandom_edgar morin_les stars

C’est en fait un essai sur les stars, et non sur les fans. Le livre date un peu, il traite surtout des stars de cinéma « construites » par les studios de la grande époque d’Hollywood, alors que maintenant on qualifie de star tout neuneu ayant démontré sa bêtise à l’écran. Celles-là, on les « consomme » à un tel rythme qu’à peine fabriqués ils sont prêts à jeter.

Seuls durent ceux qui ont un minimum de talent artistique, et surtout les pieds sur terre, et qui ne se laissent pas trop modeler par les studios.

Néanmoins, on y trouve une intéressante réflexion sur ce qui fait les stars, leur aura, comment c’est utilisé ou fabriqué, ce qu’on projette sur eux, et notre rapport à eux.

Citations

Le fan veut tout savoir, cad posséder, manipuler et digérer mentalement l’image totale de l’idole. La connaissance est ici moyen d’appropriation magique. Elle ne tend pas à constituer un savoir analytique ou synthétique de là star, mais à happer potins, échos, indiscrétions dans une délectable inglutition.

Oui enfin ça sonne un peu condescendant quand même. On entend le « contrairement à nous qui sommes des lettrés… » non dit…

Niaiserie sans doute! Niaiserie dont se détourne le grave regard du sociologue, et voilà pourquoi l’on n’ose étudier les stars. Mais nos savants manquent de sérieux en refusant de traiter sérieusement la niaiserie… La niaiserie est aussi ce qu’il y a de profond en l’homme. Derrière le star system, il n’y a pas seulement la « stupidité » des fans, l’absence d’invention des cinéastes, les combinaisons commerciales des producteurs. Il y a le coeur du monde. Il y a l’amour, autre niaiserie, autre humanité profonde…

Ah tiens? Il remonte dans mon estime.

Ici le rôle de la star est « psychosique » : elle polarise et fixe des obsessions.

Noooon, on ne peut pas vraiment dire ça…

… Oui, bon, one point pour le philosophe…

Carnet de comptoir : service non compris

A la base, ça devait être un article de ma catégorie « Gourmandise », sur les bonnes adresses parisiennes. Sauf que, au final, je ne divulguerai ni le nom ni l’adresse de ce restaurant-salon de thé, parce que d’une part, l’offre gastronomique n’est pas incontournable, et d’autre part, j’ai trouvé plus à dire à observer le service et surtout l’écouter.

Et ça ne m’a pas tellement donné envie d’y revenir. Ni de recommander l’endroit.

J’arrive en milieu d’après-midi, j’ai déjeuné copieusement, et pas tellement envie d’un gros gâteau. Je commande donc un café gourmand pour me donner bonne conscience et alléger la dépense en même temps. Premier couac :

« Ah désolé, on ne les sert qu’avec un repas.

– Ce n’est pas indiqué sur la carte.

– Non effectivement. »

Ni désolé, ni négociation possible. Ayant déjà éclusé les autres adresses du quartier, et comme je comptais refaire le plein de potions aux Pokestops voisins, je prends sur moi et commande un thé et une pâtisserie – dans l’idée d’au moins en faire un article. Cela nous amène quand même au-dessus de 10 Euros. La tarte aux pommes est faite maison, de ce côté pas de doute, mais pas exceptionnelle en dehors de ça. Petit rappel que « maison » n’est synonyme de « qualité » que si on a un cuisinier digne de ce nom. Et le thé n’est pas mauvais, mais à 5 euros la théière à peine suffisante pour se verser un demi-mug, il m’est un peu amer.

service non compris

Peu concentrée sur ma pause goûter, je prends des notes des commentaires du patron agité à son serveur. Le lieu n’est pas plein, mais le patron est speed. C’est plus un signe de mauvaise organisation que de manque de bras, en général. C’est dommage : l’endroit est pittoresque et se veut authentique. Je préférerais, je crois, un peu moins authentique et un peu plus professionnel – d’autant que ce n’est pas la première fois que je viens, et que ce n’est donc pas un défaut due à l’inexpérience : ça colle avec mon souvenir, de plat végétarien sec et fade, et de raté sur l’addition (on nous avait donné celle de la table voisine, à peu près le double…). A se demander pourquoi j’ai voulu leur donner une autre chance. Ah oui : le quartier est sympa, et le décor aussi. Là, ça vire au spectacle comique.

« Je ne sais pas ce qu’ils ont les jeunes, je leur dis de s’asseoir là, ils me disent Ah ben tant pis on voulait s’asseoir là, et ben allez vous faire foutre. »

Ca a peut-être un rapport avec le fait qu’il reste plein de tables libres dans ton restaurant, qu’il est sombre, qu’ils étaient 4 et que tu leur as refusé une des rares tables près de la fenêtre au motif que tu pouvais y mettre 5 personnes. Etant donné qu’on est dans un quartier touristique, ils voulaient sans doute aussi profiter de la vue. Donc la table au fond d’où on ne voit rien, ça ne les intéressait pas.

Un peu plus tard, une tablée du milieu s’en va, sans avoir commandé, et tu t’en étonnes également. Leur seul commentaire est un « Non, on ne va rien dire, ça vaut mieux » avec un demi-sourire. Et tu ronchonnes qu’ils auraient au moins pu te dire ce qui les avait piqués.

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Au choix, de mon point de vue, c’est soit parce que le service est débordé (ça arrive) et qu’ils n’ont pas encore pu commander. Soit parce qu’ils t’ont comme moi vu refuser les 4 clients pré-cités, et aussi que 5 mn après, tu as donné la fameuse table de 5 à une habituée qui n’avait rien demandé, et qui attendait 2 amis. 2 plus 1, pour autant que je sache, ça fait 3, pas 5. Donc tu as laissé partir une tablée de 4 nouveaux clients dans l’espoir d’y en caser 5, pour au final y installer 3 habitués – qui se fichent de la vue puisqu’ils viennent souvent. Je ne suis pas sûre que ce soit un bon calcul, commercialement parlant. D’ailleurs comme je n’ai pas tout suivi, peut-être bien qu’à ceux qui viennent de partir aussi, tu avais refusé la « bonne » table.

Eh bien figure-toi que vue l’offre pléthorique du quartier, il n’y a aucune raison de supporter d’être placé d’office à une table moins agréable que celles disponibles. Quand on sort, c’est pour passer un bon moment, pas jouer les bouches-trous à la gueule du client. Le client n’est peut-être pas roi, mais il n’est pas là non plus à ton service.

Allez hop, on oublie l’adresse… Ca aura quand même fait un article.

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Lundi mon Tag : Thème : Orange

Lorsque Bee Bop m’a taggée sur ce thème, je suis restée perplexe.

Parce que si je dois parler de ce qu’il y a d’orange autour de moi ou que je convoite, ça va être bref : c’est une couleur que je considère presque aussi immettable que le rose pour les vêtements. Et je ne l’aime guère en meubles non plus (vous voyez la tendance vintage revival années 70 avec ses tabourets en plastique Tam Tam? Elle ne passera pas par moi. Je les ai connus, ces fichus tabourets et ces couleurs psychédéliques – même si j’étais gamine, mais comme on était en province, et que contrairement à maintenant, on ne changeait pas ses meubles « pour suivre la mode », ça a duré…).

orange_tabouret tam tam

C’est pep’s, gai, coloré… pas du tout moi. C’est du rouge à qui on aurait ôté l’agressivité et la profondeur.

Je suis donc sauvée de l’article vide par ma récente conversion au Dieu-Renard – vu que dans nos contrées, c’est en orange qu’on représente le petit animal.

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Comme ce porte-étiquettes pour valise qui m’accompagne dans mes pérégrinations. Et que, en fait et bizarrement, j’avais acheté avant de découvrir Babymetal. Comme quoi, le renard me montrait déjà la voie. Mais là, le orange se justifie par le fait que c’est pratique pour repérer la valise sur le tapis des bagages à l’aéroport…

orange_fox mask oxybul

J’ai aussi acheté, faute de trouver un masque d’Inari à mon goût qui ne soit pas hors de prix, ce masque pour enfant chez Oxybul (c’était les soldes. Le vendeur m’a demandé si je voulais la carte de fidélité. Comment vous dire… C’est comme les vendeuses de chez Claire’s quand j’achète des boucles d’oreilles « flocon » ou un diadème de princesse pour un déguisement de Reine des Neiges – ou une tiare pour aller visiter l’expo Titanic en tenue inspirée « Années Folles »).

Et je m’étais aussi bricolé mon serre-tête oreilles de renard, dont vous trouverez le Do It Yourself ici :

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Ah, et il y a aussi, éventuellement, mon avatar de phénix signé le Tanuki, mais ne parlons pas de ce qui fâche : ce n’est pas foncièrement du orange, c’est flamme.

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*se gratte la tête*

*regarde autour*

Bon bon bon…

Ah si! En orange chez moi, il y a aussi le fournisseur d’accès à Internet qui me permet de poster ceci. Comment ça, ça ne compte pas? J’en profite pour vous signaler, si vous êtes chez le concurrent SFR, l’article de Elricou’s expliquant comment SFR « propose » à ses clients une option pré-activée et facturée entre 3 et 5 Eur/mois… Allez donc vérifiez dans vos options pour résilier celle-ci! (sauf si vous avez l’usage des 8 chaînes supplémentaires).

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Et les chats. Pas à moi (c’est la tête d’un pensionnaire du Café des Chats). Mais les chats oranges sont sympas – eeeen géééénééééraaaaal. 🎶🎵🎺

Bon. Désolée, Bee Bop! J’ai fait ce que j’ai pu!

Post-scriptum : un successeur au Figolu?

Vous vous souvenez peut-être que j’avais donné de ma personne en faisant des essais comparatifs des succédanés de Figolu, les vrais ayant été supprimés des rayons par la firme Mondelez (et remplacé par des « barres Figolu » 2 fois plus grosses, 4 fois plus chères et 2 fois moins bonnes…).

Aucune des marques testées alors ne m’a réellement convaincue.

figolu_mcvities figrolls

Mais à l’occasion de vacances en province, j’ai trouvé dans un Leclerc des sablés Fig Rolls de la marque McVities pas mauvais du tout. Un lecteur m’a confirmé sur l’article d’origine qu’il les avait goûtés (trouvés également dans un Leclerc) et qu’il avait effectivement trouvé qu’ils étaient proches du Figolu perdu, et très bons. Seul problème : pour l’instant je n’ai pas réussi à en trouver à Paris…

Donc si vous en trouvez au détour d’un rayon, n’hésitez pas d’une part à les tester vous aussi, et à venir partager ici ce que vous en pensez, et accessoirement où vous les avez trouvé! Ca pourra aider d’autres lecteurs, et encourager peut-être les distributeurs à en vendre dans davantage de supermarchés. Ici près de chez moi, j’ai vu quelques biscuits de la marque McVities, et bien sûr il y a les pubs.

NOUS VOULONS! DES! MCVITIES!

(si on m’avait dit qu’un jour je réclamerai des biscuits anglais…)

Fandom : bibliographie / filmographie sur le phénomène Fans.

Lire le témoignage de Fanny Capel sur son expérience de fan de Prince et sa motivation à la partager pour changer des écrits dédaigneux de chercheurs non-fans m’a rappelé l’existence de cette bibliographie / filmographie (mise à jour), que j’avais rassemblée pour écrire un livre sur le phénomène du fandom en général.

Autant qu’elle serve de base à d’autres… Liste non exhaustive.

 

Bibliographie

Témoignages et auto-portraits

– Pamela Des Barres, Confessions d’une groupie, Editions du Serpent à Plumes, 2006

– Pamela Des Barres, In bed with…, Editions Scali, 2008

– Christophe-Ange Papini, Fou de Mylène Farmer : deux années à l’attendre, Editions K&B, 2007

-Fanny Capel, Prince – fragments d’un discours de fan, Editions La Brune au Rouergue, 2017 (chroniqué sur mon blog ici)

– Elise Costa, Comment je n’ai pas rencontré Britney Spears, Editions Rue Fromentin, 2010

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Portraits de fans

– David Yellen, Too fast for love – Heavy metal portraits, livre de photographies, éditions PowerHouse Books, 2004

– Jocelyn Bain Hogg, Idolâtrisme, livre de photographies, textes de Peter Hamill, Sarah Bailey, Alice Braga,…, Editions Intervalles, 2006

– Eugénie Chidlin (texte) et Andy Julia (photographies), Cosplay, Editions Hugo et Compagnie, 2011

– Eliane Girard et Brigitte Kernel, Fan attitude, Editions Librio, 2002

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Essais, études

– Vincent Rousselet-Blanc, les Fans, Editions JC Lattès, 1994

– Philippe le Guern (collectif), Les cultes médiatiques. Culture fan et oeuvres cultes, Editions PU Rennes, 2002

– Busty, Groupies!, Editions Scali, 2007

– David Harvey, Fans jusqu’à tuer, Editions Scènes de crime, 2005

– Paul E. Mullen, Michele Pathe et Rosemary Purcell, Stalkers and their victims, Cambridge University Press, 2008

– Pascal Pacaly, Rock Addictions, éditions Durand/Peyroles, 2011

(et moins directement centré sur les fans 🙂

– François Jost, De quoi les séries américaines sont-elles le symptôme ?, CNRS Editions, 2011

– Titiou Lecocq et Diane Lisarelli, Encyclopédie de la webculture, Editions Robert Laffont, 2011

– Martin Winckler, Petit éloge des séries télé, Editions Folio, 2012

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Fiction

– Stephen King, Misery, Editions Albin Michel, 1991 (chroniqué sur mon blog ici)

– Eric-Emmanuel Schmitt, Odette Toulemonde, Editions Albin Michel, 2006

– Caroline Vié, Brioche, Editions JC Lattès (chroniqué sur mon blog ici)

– Neil Gaiman (scénario) et divers artistes, Sandman, Editions Panini Comics

– Fabrice Colin, Big fan, Inculte éditions, 2010 (chroniqué ici sur mon blog)

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Filmographie

– La valse des pantins (1983), de Martin Scorsese, avec Robert de Niro, Jerry Lewis (chroniqué ici sur mon blog)

This is Spinal Tap (1984), de Rob Reiner, avec Rob Reiner, Michael McKean, Christopher Guest, Kimberly Stringer

Misery (1990), de Rob Reiner, adapté du roman de Stephen King, avec Kathy Bates et James Caan (chroniqué ici sur mon blog)

Muriel (1994), de P. J. Hogan, avec Toni Collette, Rachel Griffiths et Bill Hunter

Le fan (1997), de Tony Scott, avec Robert de Niro et Wesley Snipes

Perfect Blue (1998), de Satoshi Kon (chroniqué ici sur mon blog)

Velvet Goldmine (1998), de Todd Haynes, avec Christian Bale, Jonathan Rhys Meyers, Toni Collette, Ewan Mc Gregor

Galaxy Quest (1999) de Dean Parisot, avec Tim Allen, Sigourney Weaver et Alan Rickman (chroniqué ici sur mon blog)

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Almost Famous (2000), écrit et réalisé par Cameron Crowe. Avec Kate Hudson, Billy Crudup, Frances McDormand, Jason Lee (chroniqué ici sur mon blog, avec les deux films suivants)

– Rock Star (2001), de Stephen Herek, avec Mark Wahlberg et Jennifer Anniston

Sex fans des sixties (2002), de Bob Dolman, avec Goldie Hawn, Susan Sarandon, Geoffrey Rush.

les Indestructibles (2004), de Brad Bird – film d’animation

Podium (2004), de Yann Moix, avec Benoît Poelvoorde.

Backstage (2005), d’Emmanuelle Bercot, avec Emmanuelle Seigner, Isild Le Besco, Noémie Lvovsky (chroniqué ici sur mon blog)

– Odette Toulemonde (2006) – d’Eric-Emmanuel Schmitt, avec Catherine Frot et Albert Dupontel

Jean-Philippe (2006) de Laurent Tuel avec Fabrice Lucchini, Johnny Hallyday  (chroniqué ici sur mon blog)

Le come-back (2007), de Marc Lawrence, avec Hugh Grant, Drew Barrymore

– Mes stars et moi (2008), de Laetitia Colombani, avec Kad Merad, Catherine Deneuve, Emmanuelle Béart, Mélanie Bernier, Maria de Medeiros  (chroniqué ici sur mon blog)

Elle l’adore (2014), de Jeanne Herry, avec Sandrine Kiberlain, Laurent Lafitte  (chroniqué ici sur mon blog)

Affiche Elle l'adore

Documentaires

Trekkies, Roger Nygard, 1997

Trekkies 2, Roger Nygard, 2004

Suck my geek, Tristan Schulmann et Xavier Sayanoff, 2009, Canal+

The People vs. George Lucas, Alexandre O. Philippe, 2010

et visible sur le site web : http://www.peoplevsgeorge.com

La revanche des geeks, Jean-Baptiste Péretié, 2011

Comic-Con Episode IV: A Fan’s Hope, Morgan Spurlock, 2011

Groupies, les chasseuses de stars, documentaire d’Adrian Stangl, 2011, Arte

Series Addicts, Olivier Joyard, 2011, Canal +

 

J’apprends l’allemand (2) : le stage d’été des cours municipaux de Paris

(voici l’article qui se trouve chronologiquement entre :

J’apprends l’allemand (1)

et

J’apprends l’allemand (3)* : l’appli Duolingo )

Il n’y a pas si longtemps (mais pas cet été), j’ai suivi un stage intensif d’une semaine de cours d’allemand, dispensés par la Mairie de Paris dans le cadre de ses cours municipaux pour adultes. J’avais pris des notes. Pas que des cours, mais aussi de mes impressions au fil du temps, pour ce blog. Bienvenue dans Brazil. Pas Rio, le festival tout ça, hein. Non, plutôt le Brazil de Terry Gilliam, en tout cas pour la partie administrative.

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L’inscription

Après m’être inscrite sur le site de la mairie de Paris, je reçois une convocation pour les tests préliminaires aux cours d’allemand auxquels ils m’ont dit que j’étais seulement en liste d’attente. Le principe, c’est que tu es convoqué le lundi pour un test de niveau de 9h à 10h30, et à 11h ils te disent si tu restes pour la semaine de cours ou si tu restes chez toi (ou, dans mon cas, si je retourne au travail). Comment vous dire… Ca rejoint un peu les organisateurs de concerts, cette manie de considérer que les gens intéressés n’ont que ça à faire de leurs journées, pas de préavis à donner pour prendre congé une semaine, ou autre contrainte de temps.

Il y a des gens qui ont un boulot et une vie, figurez-vous! Et qui ont autre chose à faire que s’organiser au dernier moment parce que vous êtes des brèles en organisation!

Pour continuer dans l’inorganisation, ils envoient une convocation en disant de répondre par retour de mail… Mais le mail est envoyé par un robot, et quand on répond ça dit que les réponses ne sont pas traitées. Champions du Monde!

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Le jour dit : il y a presque autant de monde qui fait la queue que pour un concert de TH. Mais plus varié. (il n’y avait pas que des cours d’allemand).

Pour les tests de niveaux, c’est plus ou moins improvisé, car en fait les modalités de cette première année ont été imposées aux enseignants sans qu’on leur demande leur avis. Or vu le ratio prof / élèves potentiels, il est impossible de faire passer des tests écrits et de les corriger pour donner les réponses avant 11h. Au final, c’est donc à un exercice façon oral du bac qu’on est convié.

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Auto-édition en questions (3) : Jeff Benoit (Baâl, la Caisse, Edition Secrète…)

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L’AUTEUR

1) Peux-tu te présenter en tant qu’auteur?

Bonjour,

Je m’appelle Jeff Benoit, auteur normand de 43 ans essayant d’œuvrer dans la veine fantastique. J’écris tous les jours de 8 heures à 17 heures… Enfin, dans mes rêves les plus fous… En ce moment, c’est plutôt quand j’ai le temps, entre le temps que je consacre avec plaisir à ma famille, mon métier (je suis chef d’équipe en sécurité incendie dans l’hôpital de ma ville), le golf, la lecture, le visionnage de films/séries en tout genre.

2) Publies-tu sous ton vrai nom? (tu n’es pas obligé de donner le vrai si c’est le cas ;))

Je publie sous mon surnom, mon nom complet étant Jean-François BENOIT.

(NDLR : sur Kobo, cherchez JF Benoit)

3) As-tu aussi été édité dans le circuit traditionnel?

Tout à fait. Deux de mes nouvelles ont été sélectionnées pour figurer dans deux recueils de nouvelles des Editions Secrètes : les recueils « Horrible Monde » et « Edition secrète », disponibles à peu près partout en numérique (Amazon, Kobo,…).

4) Si oui, en quoi est-ce différent d’après ton expérience?

Dans le circuit traditionnel, vous n’avez pas à vous soucier de la correction, la mise en page, la couverture, étant donné que l’éditeur gère tout ça. Pour mes deux nouvelles publiées traditionnellement, je n’ai fait que de la promotion sur les réseaux sociaux.

En autoédition, c’est tout le contraire. Il faut tout gérer : la correction, la couverture, la création de la couverture, du livre électronique, de l’impression à la demande, de la promotion, de la vente,… C’est chronophage, fatiguant, stressant. Il faut être solide pour mener un projet à bien par ce biais.

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LES OEUVRES

1) Quelles sont tes œuvres auto-éditées ?

J’ai auto-éditées deux nouvelles : « La caisse » et « Bâal », deux récits fantastiques.

2) Pour quelles raisons avoir choisi l’autoédition?

J’ai choisi l’autoédition pour de mauvaises raisons : j’étais trop pressé de publier quelque chose, trop en recherche de reconnaissance. Je me suis trop bercé d’illusions. Et quand j’ai vu la somme de travail à abattre, j’ai bâclé le travail… Résultat : très peu de ventes, voire pas du tout, des textes qui ne me plaisent pas, mais que je ne renie pas pour autant. Ils font partie de ma vie d’auteur.

3) Dans quelle(s) catégorie(s) tu les situes? (fantastique, science-fiction, polar, romance…)

« La caisse » est  une nouvelle dans le genre fantastique. Quant à « Bâal », c’est plutôt un thriller.

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P.S. : Crowdfunding : Kirby & Me

En février s’achevait avec succès le financement participatif pour le livre d’art dédié à l’un des maîtres fondateurs des comics : Jack Kirby. Les envois par la poste se feront fin août, mais d’ici là, grâce au partenariat de certaines librairies, il était / sera possible de récupérer son précieux opus en avant-première (cf. la page de news sur Ulule pour les heureux contributeurs).

C’est donc le 1er juillet que je me suis dirigée au parc de Bercy afin de farmer des Machocs faire la queue, pour ne pas changer, afin non seulement de récupérer mon exemplaire, mais aussi de le faire dédicacer par une partie des très nombreux participants à cet hommage à Jack Kirby. En effet, c’est en bordure du parc qu’est installé Central Comics, librairie spécialisée dans les super-héros, et partenaire du crowdfunding depuis le début, avec qui s’organisait cette célébration de sortie.

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Mickaël Géreaume (Alain Delaplace est hors cadre, dsl)

Les deux organisateurs du projet, Mickaël Géreaume et Alain Delaplace, donnaient encore de leur personne pour distribuer les packs à une foule nombreuse (enfin, compte tenu des 500 et quelques qui avaient contribué sur Ulule) mais disciplinée. Heureusement que la pluie s’était arrêtée en fin de matinée : vu que les tables de dédicace ne tenaient pas DANS la boutique, les auteurs dédicaçaient dehors, devant. Et dans le cas de certains manquant de table, sur les 2 bancs d’en face. Vu le format « annuaire » du livre, ils ont fait leur musculation des bras pour l’année, et nous aussi! Petit diapo des dédicaceurs (certains sont partis en cours de route, pas pu tous les photographier). Malgré tout le temps qu’ils nous ont consacré, je n’ai pu obtenir que 4 dessins (ce qui est déjà bien, merci).

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Suivez les infos du projet (sorties, photos des contributeurs en gilet moche, etc…) sur Facebook.

Et quand même, petit aperçu du contenu du pavé, qui alterne textes de spécialistes ou amateurs de comics (journalistes, traducteurs, …) et dessins hommages d’une foultitude d’illustrateurs, parmi lesquels des noms presque aussi culte que Kirby, comme Bill Sienkewicz. Ces dessins sont très réussis, plus que ceux pour l’expo Dune si je peux me permettre… Au moins là, on sent que ça a été fait par des gens qui étaient vraiment motivés par le sujet… et qui le connaissaient. Avec des persos un peu plus rares, pas que les 4 Fantastiques ou les X-Men. Beaucoup de Galactus et de Fatalis – Victor Von Doom, certes, mais aussi Kamandi, Big Barda, et plein que je ne connaissais pas, ayant surtout lu la période Marvel un peu tardive et « mainstream ».

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Maintenant que vous avez bien l’eau à la bouche, comment vous procurer ce bel ouvrage?

Eh bien c’est trop tard, il fallait participer quand j’ai posté l’article sur le Ulule.

Enfin presque. Le volume est édité à des fins non commerciales, tous les bénéfices allant à Hero Initiative, qui vient en aide aux auteurs de comics dans le besoin. Quelques volumes surnuméraires ont été imprimés, et seront distribués essentiellement dans les librairies ayant soutenu le projet :

Central Comics
25 rue de l’Ambroisie
75012 Paris

Atomik Strips
Rue du Commerce
32, Andenne, Belgique

Imaginaute
69 Rue du Commerce
37000 Tours

Comics Zone
322 Rue Garibaldi
69007 Lyon

L’Intrépide
11 Rue de l’Etoile
72100 Le Mans

Aventures animalières (2) : le lancer de canetons

Il y a quelques années, je travaillais près d’un lac artificiel. Il y avait aussi un bassin près d’un immeuble de bureau. Il se déversait dans une rigole qui faisait le tour du bassin et se déversait dans une canalisation sous la route… destination inconnue. Sans doute le bassin de l’autre côté, en contrebas.

sursat canard

Aux beaux jours (et aux mauvais aussi), j’observais la faune sauvage (ou presque), à savoir essentiellement les canards. Et quelques mouettes, et occasionnellement un pélican. J’avais remarqué que, alors que toutes autres canes avaient donné naissance à leurs couvées sur le lac artificiel en contrebas, une originale avait élu domicile dans le bassin du haut. Des petits avaient éclos et s’ébattaient comme tous les canetons à la surface du plan d’eau.

Un bel été, en allant déjeuner, je remarquais que la couvée entière de canetons « pédalait » énergiquement dans 10 cm d’eau dans la rigole, pour lutter contre le courant qui les entraînait vers l’inconnu. La mère avait dû les faire « descendre » dans la rigole pour aller dans un bassin de l’autre côté de la route, sans réaliser que pour ça ils allaient devoir passer dans la canalisation (sans savoir si c’était possible, d’ailleurs). Y avait-il une grille, un obstacle, un passage entièrement submergé dans les tuyaux?

canetons

C’était beaucoup plus haut

Moralité, ils essayaient de remonter le courant pour remonter dans le bassin du haut. Mais vu qu’ils n’avaient pas encore de plumes et que c’était un muret à pic haut de 60 ou 80 cm, ils étaient bloqués. La mère, près d’eux, cancanait à tout va en essayant de les aider, mais faute de main ou d’échelle, elle ne pouvait pas faire grand-chose.

Coin coin coin, coin coin coincoin!

J’ai donc enlevé mes sandales pour patauger dans la rigole et aller servir d’ascenseur à caneton. Un à un, je les ai « ramassés » en cueillant de l’eau en même temps dans mes mains en coupe, pour éviter de les toucher directement, et je les ai projetés vers l’avant dans le bassin à 1 ou 2 m du bord, pour éviter qu’ils ne retombent aussi sec (… ou mouillés) dans la rigole, emportés par le courant.

Des gens ont essayé de m’aider avec une planche (instant « Mais non je m’en tire très bien, vous allez leur péter les pattes avec votre planche! » – l’enfer est pavé de bonnes intention), compliquant un peu le peu le processus, surtout parce que c’était embarrassant : j’aurais préféré que personne ne me voie faire.

anim_kitten surrounded by ducklings

Barrez-vous, cons de miiiimeuuuuh!

La mère canard a bien essayé un peu de m’empêcher d’approcher, mais dès que j’ai été trop près, elle s’est envolée pour aller sur le bassin. Elle surveillait de loin… et elle accueillait ses canetons au fur et à mesure qu’ils la rejoignaient. Une fois qu’ils l’ont tous rejoint, elle s’est éloignée avec eux à sa suite (apparemment, les canards savent compter jusqu’à « ça c’est mon dernier bébé »).

Et c’était alors que je jouais à lance-caneton, pieds nus dans l’eau vaseuse, que mon chef est passé pour aller déjeuner au centre commercial voisin et m’a salué. VDM.
Deux jours plus tard, les ouvriers du chantier voisin m’ont interpellé avec bonhomie « C’est vous qui avez sauvé les canetons? C’était vachement gentil de votre part ».
Je n’avais pas vu qu’ils avaient observé mon manège.

Hashtag « les 100 fois où je me suis pris la honte avec mes penchants de Saint François d’Assise ».

anim Les canetons, c'est mignon

Spam spam spaaaam!

J’aimerais bien que cet article soit un hommage aux Monty Python, dont un sketch est à l’origine de l’usage du term « spam » (à l’origine un genre de terrine de jambon apprécié en Angleterre, « Spiced pork and ham ») pour désigner les mails abusifs de pub ou de tentative de hameçonnage vers des sites àlacon.

Hélas, non.

Depuis que la plupart des messageries Yahoo ont été piratées il y a un an ou deux, je subis périodiquement des commentaires automatiques par mail émis, censément, de la boîte mail associée au blog. Sauf que non. Rien dans la boîte d’envoi, anti-virus à jour, j’ai eu beau essayer tous les tutoriels Yahoo pour « nettoyer » et sécuriser mon compte, rien n’empêche ces mails.

De ce que j’ai compris, de toute façon, il y a plein de moyens pour un robot d’envoyer des mails semblant venir d’une adresse email sans même avoir besoin d’avoir réellement accès à l’adresse en question. Or, pour une raison qui m’échappe, WordPress permet à l’admin d’un blog de répondre à ses commentaires en répondant par mail à la notification reçue par le même biais. C’est comme ça que de vieux articles dotés d’une réponse se voient spammés. Akismet, l’anti-spam associé à WordPress, en bloque une partie, mais seulement une partie, et apparemment, de moins en moins.

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Moralité, si vous recevez à de vieux commentaires sur un article une réponse de moi qui commence par « Hi », avec un lien : NE CLIQUEZ PAS DESSUS. C’est évidemment un truc infecté ou frauduleux, enfin en tout cas, ça ne vient pas de moi.

Donc :

  1. Je suis preneuse de conseils pour éradiquer cette m****, mais je doute que ce soit possible : je pense que lors de l’attaque il y a x mois, ils ont siphonné la base des mails des commentaires et y répondent comme ça.
  2. J’ai changé les paramètres de WordPress pour filtrer tous les commentaires avec des liens, et fermer les commentaires sur les articles vieux de plus d’un an.

Du coup, si vous voulez poster un lien en commentaire, normalement il devrait être soumis à modération, et je devrais recevoir une notification pour vérifier et autoriser le commentaire. Ca prendra donc plus de temps.

Si au bout de 2 jours le commentaire n’est pas visible, faites-moi donc un autre comm ou un petit signe sur Twitter, FB ou autre pour me dire qu’il y a un comm bloqué dans les tuyaux.

Et si vous tombez sur un article avec un spam de ce genre, merci de me le signaler.