L’héroïne que le monde attend

Oui, je reviens (enfin j’essaie) car l’actualité ne peut guère attendre. En effet, ce mercredi sortait sur les écrans français le nouvel opus de la saga Marvel Studios. En avant-première mondiale exclusive, je vous présente le teaser de la prochaine :

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Avec une bourrade amicale à Corinne Masiero dont j’adore le boulot, et un remerciement au site fontmeme.com pour m’avoir fait gagner du temps sur le design (bien trop long) de cette aimable connerie.

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Souvenirs de Luke Perry

Un des signes de l’âge, c’est que les gens célèbres que tu connais font plus souvent la une à la rubrique fait divers ou décès que pour un heureux événement de leur carrière, hélas.

Paradoxalement, dans le cas de Luke Perry, j’ai presque plus de souvenirs « en vrai » de lui que de souvenirs du petit écran. Non parce qu’on était proches, mais parce que j’étais trop « snob à rebours » pour regarder Beverly Hills, la série qui l’a rendu célèbre auprès de ma génération. Cad que déjà que je me sentais assez peu concernée par les séries de collège (tout aussi peu que je me sentais concernée par la vie du mien, de collège…), celles sur des ados riches et beaux de Californie m’intéressaient encore moins. Vu le succès de la série, j’en avais quand même entendu parler et je connaissais les grandes lignes. Mais c’est à cause de Buffy contre les vampires que nos chemins se sont croisés (et que j’écris aujourd’hui cet article).

En effet, alors qu’il tournait la série Beverly Hills, Luke Perry a joué dans l’adaptation en film de Buffy avec Kristy Swanson dans le rôle principal. Joss Whedon étant insatisfait de la façon dont son script d’origine avait été transformé, cela l’a conduit à réaliser ensuite sa propre version sous forme de la série avec Sarah Michelle Gellar, qui a eu le succès que l’on sait. A l’époque où j’étais fan de la série et de James Marsters, Luke Perry a été invité en guest star d’une des conventions à laquelle j’ai assisté, à Londres : Halloween Con 2004.

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Luke Perry, la classe

Un peu mieux organisé que d’autres, cette convention avait demandé aux clients d’envoyer à l’avance des questions pour les différents invités, afin de filtrer les questions répétitives et/ou de répartir les interventions des fans. Comme j’essayais de traiter avec autant d’intérêt les invités même si j’y allais surtout pour un (scrupule que j’ai perdu par la suite), j’avais envoyé des questions pour tous. Moralité, si une seule de mes questions avait été retenue pour la totalité des invités stars (James Marsters et David Boreanaz), j’en avais eu une entre autres pour Luke Perry qui était là en second couteau… et comme je connaissais une des filles de l’organisation, elle m’a demandé comme un service de lui en poser quelques autres qu’elle m’a donné sur un petit carton, car il n’avait pas eu beaucoup de candidats et les organisatrices craignaient que son Q&A (Questions & Answers – session de questions réponses) soit pas mal raccourci de ce fait. Ce qui aurait été gênant pour tout le monde.

Il faut dire aussi que les autres invités n’étaient pas des moindres : David Boreanaz alias Angel, donc, qui n’avait pas encore joué dans Bones, James Marsters alias Spike, Juliet Landau alias sa Drusilla (très classe, grande dame), Amy Acker alias Fred dans la série Angel (enceinte jusqu’aux yeux et adorable), ainsi que Jane Espenson, ma scénariste favorite de la série Buffy, très sympa.

Comme l’amie avec qui j’étais allée à la convention était, elle, également fan de Beverly Hills et sincèrement intéressée par Luke Perry, j’ai partagé les questions bonus avec elle. Et nous avons été les premières à nous présenter à sa séance d’autographes du premier jour. En dehors de nous, il y avait quelques nostalgiques de Beverly Hills et des fans complétistes de Buffy, pas vraiment foule mais quand même de quoi l’occuper un peu. Néanmoins, c’était la seule séance d’autographes prévue pour lui ce week-end (ça ne le dérangeait pas outre mesure : il était venu avec son épouse et en profitait pour se faire un voyage romantique en Europe avec elle, nous a-t-il confié).

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J’ai flouté la signature exprès

Histoire de trouver des choses à lui demander, j’avais regardé Jeremiah, la série de science-fiction post-apocalyptique que Luke Perry co-produisait alors et dont il jouait le rôle principal, et qui venait justement de commencer sa diffusion en France. Bonne surprise : c’était une série intéressante, bien fichue, sur un postulat de base utilisé dans plusieurs classiques (un virus a exterminé tous les adultes, et les adolescents ont dû survivre seuls dans un monde ayant perdu la plus grande partie de sa civilisation). Je n’ai donc pas eu à mentir pour lui dire tout le bien que j’en pensais. Il a été charmant avec moi et mon amie (pas charmeur : charmant, humble et sympathique, comme souvent les vrais professionnels du spectacle qui n’ont rien à prouver, au contraire des cabots…), nous disant même quelques mots en français.

Son Q&A était pile sur l’absence de pause déjeuner, plutôt une heure creuse du coup, car la seule disponible pour aller casser la dalle. Mais l’humour et l’intelligence de ses réponses ont peu à peu captivé et conquis le public. J’ai pu lui demander entre autre en quoi consistait son rôle de co-producteur sur la série (sujet qui m’intéressait car j’aime bien connaître les métiers « behind the scene », et je n’avais jamais bien cerné à quoi ça correspondait : simple financement ou rôle actif?).

Dans son cas, vu qu’il était à l’origine de la série, il s’impliquait dans tous les aspects de la production, du choix des lieux au casting et à divers aspects créatifs de la série. L’idée étant bien sûr de se donner un véhicule intéressant, à une époque où les rôles se raréfiaient pour lui. Et d’avoir voix au chapitre, ce qu’il n’avait guère en tant qu’acteur, alors que, ayant commencé à travailler comme acteur tout jeune, il avait acquis une solide expérience dans la plupart des domaines du métier.

Résultat de ce charisme et sa sympathie naturelle : la salle éparse s’est remplie durant son intervention. Il y a même eu de la demande pour des autographes, de sorte que les organisateurs n ont ajouté une 2e session d’autographes, et pour son 2e Q&A, il a fait salle comble. Les échos de lui que j’ai eus par mes « contacts » à l’organisation ont été tout aussi élogieux. Je garde donc de bons souvenirs de cet acteur qui, comme beaucoup, a peiné à égaler le succès de ses débuts, malgré des talents évidents et une intelligence réelle.

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Je n’avais pas d’autre photo de groupe, désolée pour Jane Espenson

C’est pourquoi je voulais reprendre la plume pour lui rendre ce petit hommage.

So long, Luke Perry.

Les 12 articles les plus lus de 2018 : and the winner is

Principe piqué à June : je prends l’article le plus lu chaque mois en question *qui ait été publié dans le même mois* (parce que sur mon blog, ce sont parfois, voire souvent, des articles plus anciens qui se retrouvent, par le hasard des recherches Google, les plus lus).

Janvier : Gourmandise : salon de café McQueen, des parfaits japonais à Paris

Découverte d’un salon de café (et non de thé mais ils en vendent aussi) à Paris où on peut goûter les « parfaits », dessert japonais composé d’un empilement de céréales, glace et ingrédients divers dans une coupe de glacier.

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C’est de ma faute si le sirop a coulé (on le verse soi-même)

FévrierLa Sacher Torte de l’hôtel Sacher (par avion)

Un des articles les plus lus de ce blog est celui consacré au comparatif des Sacher Torte (célèbre gâteau au chocolat originaire de Vienne) qu’on peut trouver à Paris. A l’occasion d’un voyage à Vienne, une amie m’en a ramené un. La classe internationale. Je vous souhaite à tous d’avoir des amis comme ça.

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Mars : Photographie : de l’importance du cadrage

Curieusement, c’est un petit article sans prétention, prétexte à poster quelques photos saugrenues de Paris, qui a été le plus lu de ceux parus ce mois là. Etrange.

Avril : Balade francilienne : Parc de Sceaux et cerisiers en fleurs

Un article à contenu, en avril, avec la contemplation des cerisiers en fleur au Parc de Sceaux et quelques adresses et ressources alternatives pour faire la même chose en région parisienne et ailleurs.

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Hanami : faire abstraction de la foule pour regarder les sakura

Mai : Fandom : la collection Shonen Jump arrive chez Uniqlo!

Je ne pouvais pas rater cette collection qui m’a permis d’acheter un T-shirt Captain Tsubasa (Olive & Tom).

Juin : Fandom : Tokio Hotel Summer Camp

Je ne me considère plus vraiment fan de Tokio Hotel, leur musique actuelle n’étant pas ma tasse de thé, mais je suis de loin leur actualité, et leurs initiatives de monter des événements innovants (enfin… par rapport à juste un concert), comme ce camp de vacances en Allemagne dont vous trouverez les détails dans l’article.

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Juillet : (un peu de) Captain Tsubasa à Japan Expo

Avant la grand messe des fans du Japon et de dessins animés, une liste des stands ayant du contenu lié à Olive & Tom.

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Qui est l’andouille qui a mis le maillot de la Toho à Schneider? Ah oui c’est moi…

Août : Gourmandise / merch : Hello Kitty au Umami Matcha Café : derniers jours!

Finalement ce blog recommence à parler du sujet d’origine : le fandom et ses produits dérivés. Toujours plus loin dans l’inspiration japonaise, le Umami Matcha Café près de la Place de la République a fait une collaboration avec la marque de Sanrio pour proposer une carte de denrées à l’effigie de la petite chatte. Ils vendaient aussi du merchandising dédié.

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Septembre : Vieux sketch (6) : Vertiges (François Rollin)

En septembre, c’est le 6e épisode de ma série consacrée aux sketchs que je considère comme cultes qui a remporté le plus grand succès. Merci au Professeur Rollin et à sa verve poétique.

Comme j’ai plus ou moins arrêté le blog depuis septembre, par manque de temps et d’énergie essentiellement, il n’y a pas d’article en octobre.

Novembre : La meilleure armée du monde

Je n’ai publié qu’un article en novembre donc c’était facile… Même si pour le coup on s’éloigne un peu de mon

EMBARQUES

Décembre : Lundi Mon Tag de Fin d’Année 2018

Idem, le seul article de décembre mais en même temps j’aime bien ce tag 🙂

 

Lundi Mon Tag de Fin d’Année 2018

Le Petit Pingouin Vert avait fait un tag spécial fin d’année en 2016, et depuis le reconduit en comparant ses réponses à celles de l’an dernier. On fait de même – pour ceux qui l’ont fait en 2016 et en 2017 ! Voici ma version 2018, même si j’ai le même problème qu’elle : je ne me souviens que des 3 derniers mois de l’année en gros…

Si ça vous tente, joignez-vous à la troupe!

Selon vous quelle est la personnalité de l’année 2018 ?

2016 : Pikachu.

2017 : Mark Hamill, Babymetal

2018 : Yuimetal par son absence et l’annonce officielle tardive de son départ du groupe Babymetal 

Yuimetal 2017s

Quelle personnalité n’avez vous plus envie de revoir en 2017 ?

2016 : Tous les hommes politiques français (et les femmes aussi).

2017 : Pareil.

2018 : Je crois que je ne changerai pas de réponse d’année en année…

Quelle a été votre plus grosse déception artistique de l’année (Livres, films, musique, etc) ?

2016 : Le groupe A-ha

2017 : Tokio Hotel

2018 : la confirmation du départ de Yui du groupe Babymetal et le fait de n’avoir pas eu de billet pour les concerts de Tokyo. 

Quelle a été votre bonne surprise artistique de l’année 2017 ?

2016 : Babymetal.

2017 : Metallica en concert à Bercy. Le peintre suédois Anders Zorn exposé au Petit Palais.

2018 : le musée Van Gogh à Amsterdam, parce que je ne suis pas fan de Van Gogh, mais que lorsque je l’ai visité, il y avait une expo « Van Gogh et le Japon » avec plein de Hokusai et oeuvres d’autres artistes japonais.

Une chose que vous n’auriez jamais voulu voir en 2018 ?

2016 : l’attentat de Nice

2017 : les gens qui pissent dans la (ma) rue.

2018 : les avis de décès en trop grand nombre dans l’actualité 

Le nombre de livres/films lus/vus en 2017 ?

2016 : Pas compté, pas beaucoup

2017 : 2 tomes de Captain Tsubasa et deux livres en rapport avec les fans.

2018 : J’ai surtout rattrapé mon retard cinématographique dans le vol de retour du Japon, comme l’an dernier en fait. Ce qui m’a permis de découvrir les Animaux Fantastiques peu avant la sortie du 2e film – qui est je crois le seul ou presque que j’ai vu en salles cette année. Donc films : hm, 4-5? Livres : mon cerveau était en surcharge cette année, donc à part Captain Tsubasa…

La série TV de l’année ?

2016 : Je ne crois pas en avoir suivi une seule cette année.

2017 : Transferts, Zone Blanche, Hero Corp

2018 : n’ayant pas Netflix, j’ai découvert The Gifted (spin-off Marvel) sur Cstar en cette fin d’année : dans un univers où les X-Men ont disparu et les mutants sont de plus en plus discriminés, John Proudstar mène une Résistance chargée d’aider les mutants traqués injustement. Franchement un bon recyclage de plein d’éléments des grandes époques du comics : Days of Future Past, les Sentinelles, Lorna Dane modernisée… 

Mon cerveau fatigué souhaite également faire un big up à Barnaby et aux téléfilms de Noël diffusés en novembre, programmes idéaux pour me remettre de mon burn-out.

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La chanson de l’année ?

2016 : Road of Resistance de Babymetal.

2017 : Amore de Babymetal.

2018 : je suis complètement déconnectée de la musique actuelle et pas hyper emballée par les nouvelles de Babymetal. Quoique, faudrait que j’achète et mette sur mon MP3 le single sorti pendant que j’étais au Japon, « Starlight », qui est assez sympa (moins metal par contre) ET un hommage à Mikio, leur guitariste décédé, passionné d’astronomie. 

Vos bonnes résolutions pour l’an prochain ?

2016 : Y a des jours, faut pas me faire chier, et y a des jours tous les jours !

2017 : Suis tes envies, pas celles des autres.

2018 : Lever le pied…

Un mot pour l’an prochain ?

2016 : Apocalypse.

2017 : Profite.

2018 : Relaxe.

2018 en images :

Pas le temps de trier toutes mes photos, et de toute façon 2018 pour moi sera UNE image en particulier… Parce que bon, 12h de vol (dans un état lamentable en plus, mais ça c’est juste la faute à un mauvais timing), et je ne parle pas du prix du voyage… mais franchement ça valait le coup. (coucher de soleil sur la baie d’Enoshima avec le mont Fuji en fond)

fuji san enoshima

La meilleure armée du monde

Il y a quelques années, j’avais regardé un documentaire sur les Navy Seals, corps d’élite de l’armée US. Vous en avez entendu parler, on a fait des films sur eux, toutes les vedettes de film d’action en ont joué.
Ils étaient là à frimer sur leur entraînement sans faille, à dire qu’ils étaient meilleurs même que leur équivalent Israélien de Tsahal (pourtant réputé).
Là, le reporter, français, leur demande « Et la Légion Étrangère? ».
Et là, changement de ton. La queue entre les jambes, plus de frime, les valeureux Navy Seals ne la ramènent plus « Ah oui mais non mais on peut pas comparer, c’est pas pareil, eux c’est des (je ne me souviens plus du terme utilisé, quelque chose comme cinglé ou malade mais moins insultant, des fois qu’ils en croisent un ensuite) ».

C’est un peu la réputation mondiale de la Légion. Ils font peur à tous les corps d’armée de la planète. A raison.

EMBARQUES

Aujourd’hui, je regarde un doc sur un entraînement de survie en forêt équatoriale en Guyane, suivi surtout par des Légionnaires. Parmi eux, quelques intrus venus d’autres régiments de l’armée française. L’un d’eux n’apparaît que visage flouté ou de dos. Il appartient à un corps spécial de renseignement, le 13e régiment de Dragons Parachutistes. D’où la préservation de son anonymat.

La voix off commente « La présence d’un membre des Dragons à un de ces stages est un événement. Ils sont très respectés des Légionnaires. »


Et là, à la lumière de ce que j’ai dit plus haut, tu te dis, « Ah ouais. Quand même. »

Au fil du doc, on le voit prendre le leadership naturellement. Il a aussi l’air, malgré son jeune âge, d’avoir la tête bien faite (contrairement à ce que certains pensent, l’armée a changé et évite d’embaucher les bas du front. Surtout pour ce genre de profil. Mais même les autres sont ok. Mention spéciale au mec du RIMA). Bref, le mec, sans avoir un gabarit aussi mastoc (c’est pas non plus une crevette, hein) que certains de ses camarades, dégage maîtrise, volonté et intelligence.

J’ai quelques anecdotes à raconter sur la Légion et l’armée, bien que n’en faisant pas partie. J’ai côtoyé des militaires ou futurs militaires (hommes et femmes) à l’occasion. La Légion, soyons clairs, faut pas les chercher (et en même temps, soyons clairs : si tu es assez débile pour ne pas reconnaître un Légionnaire alors qu’ils ont l’obligation de rester en uniforme sur le territoire français, et que tu leur cherches des noises, hein… Ca vaut candidature au Prix Darwin).

L’armée française, en ce 11 novembre, que ceci lui soit mon petit hommage.

Vieux sketch (7) : « Les vacances / Koumac » de Patrick Timsit

Je vous ai déjà parlé des platitudes des vacances qui m’agacent, ou des modes en vacances que je ne comprends pas. Dans le genre, il y a les destinations lointaines et sauvages. Quand les gens commencent à parler trek dans le désert, sac à dos, « aventure humaine incroyable », ça me rappelle invariablement ce sketch du début de la carrière de Patrick Timsit (moins rythmé ici que dans mon souvenir : la version qu’il interprétait sur les scènes de télé devait être un peu raccourcie, et elle y gagnait en impact. Malheureusement, impossible de mettre la main dessus).

Et ça ne fait pas rêver. Par contre, ça me fait bien marrer.

Vieux sketch (6) : « Morales » de Didier Benureau

On va rester dans les chansons à texte, avec cette chanson militaire au phrasé résolument typique de l’armée qu’ont connus les appelés (pas la plus brillante). Un hommage posthume, « chanson pour Morales, du 317e bataillon 42e RIMA, compagnon de combot ».

Un festival de liaisons mal-t-à-propos, de conjugaisons approximatives, d’humour plus que noir, qui trouve quand même le moyen de citer Aragon, bon ça ne plaît pas à tout le monde (mais ce ne sont pas les militaires qui détestent le plus).

Déchiqueté-é-euh! Pulvérisé-é-euh!

En prime, maintenant, depuis que je me suis souvenue de ce sketch, à chaque fois que je lirai des tweets en écriture inclusive à point bidulos, je les prononcerai sur cette musique.

Méchanceté-é-euh! Brutalité-é-euh!

Vieux sketch (6) : Vertiges (François Rollin)

Bien avant son rôle de roi Loth d’Orcanie dans Kaamelott, j’avais découvert François Rollin dans l’excellente émission comique à sketchs « Palace » (que les plus jeunes d’entre vous ne connaissent sans doute pas. Pour ceux-là, sachez que les spots de pub de la Maaf, avec ses chorégraphies et ses « Je l’aurais un jour », viennent de là. Vous pouvez vous « culturer » en regardant des épisodes sur Youtube). Il y incarnait le Professeur Rollin, qui dissertait doctement sur divers sujets dans les murs feutrés du Palace.

Les fans de Kaamelott reconnaîtront la verve inventive de Loth… et sa tendance à raconter n’importe quoi avec un bel aplomb (ce dont on est tous ravivis).

Sur ce, je vous laisse, il faut que j’aille au marché avec mon panier à prosions acheter un potiron…

Vieux sketch (5) : fausse pub Pale (les Nuls)

Dans la série « les sketchs qui pour moi sont des références de culture populaire mais que en fait pas tant que ça et je me prends des regards d’incompréhension voire d’appréhension de mes collègues quand je les cite de façon impromptue« , voici une fausse pub de Les Nuls, jouée par Domique Farrugia (dont vous admirerez au passage qu’il est parfaitement capable de bien jouer la comédie et pas seulement les gros ahuris).

A chaque fois que je dis « Mes chaises elles ont un beau poil, parce qu’elles en mangent plein du Pale », c’est le bide. Et ça me navre. Et quand j’explique d’où ça vient, on me répond (enfin on me répondait, j’ai arrêté de le citer. Si je m’y risquais maintenant, les gens ne connaîtraient peut-être même plus le groupe de comiques en question) « Houlà mais on n’avait pas Canal + nous ». Nous non plus, pas le décodeur, mais ça faisait partie des programmes en clair et on préférait ça au JT.

Ou que c’est parisianiste. Euh… A l’époque, je n’avais jamais mis les pieds dans la capitale, mes parents guère plus, et on vivait dans un patelin de moins de 20 000 habitants. Bon ok, je ne m’y sentais pas vraiment à ma place d’ailleurs… Mais la moitié des Nuls a commencé sa carrière sur les télés régionales en province, et, dans leurs sketchs, il y a une chose qui fait défaut à beaucoup de leurs successeurs canalplussiens : l’humanité. Tout le monde en prenait pour son grade, c’était très égalitaire…

En fait je pourrais vous mettre des liens vers une foultitude de sketchs des Nuls qui m’ont fait et me font encore rire. Et ils ont quand même fait des fausses pubs avec James Cameron, Dolph Lundgren et j’en passe. Et cet historique sketch sur les petits chanteurs à la croix de fer.

« 68, c’était hier!

On bouffait du riz cantonais

Et puis soudain ils ont chargé..

Les flics! »

Vieux sketch (4) : Le Slow (Benabar)

 

Ce n’est pas réellement un sketch, en ce sens que c’est une chanson interprétée en concert par un vrai chanteur, même si un certain nombre de ses titres ne sont pas dénués d’humour. Mais vu que sur les 3 vidéos que j’ai déjà postées dans ma série, deux sont des démolitions en règle de chansons d’amour, cela m’a rappelé ce superbe exercice de style. D’ailleurs vous admirerez la transition : il mentionne « Ne Me Quitte Pas » dedans.

Cette petite perle m’a fait pleurer de rire au bureau où je l’ai découvert (à une époque où on partageait sur un serveur nos playlists entre collègues). Parce que, pour être honnête, moi et les grandes envolées violonesques, ça fait deux. Sauf quand c’est chanté par Minmei (ne cherchez pas à comprendre, c’est ironique. Ou bien je suis sensible à la protoculture).

Et mine de rien, pour les béotiens en musique comme moi, il y a une petite déconstruction de poncifs musicaux derrière dont on n’a pas forcément conscience sinon.