Qui mème me suive (1) : Badmoizelle

Premier de ce qui sera peut-être une série documentant des « événements » du web (avec un jeu de mot tout pourri comme j’aime).

Pour ce premier opus, on ne retournera pas trop loin en arrière dans l’histoire, puisqu’il y a un an presque jour pour jour, les réseaux sociaux tremblaient d’indignation en raison d’un « bad buzz », vite répandu sous le hashtag « Badmoizelle« .

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D’après divers témoignages concordant, le boss de Madmoizelle, site web censé être féministe (NDLA : ah? Je n’ai lu que des articles rigolos dessus…), traite ses rédactrices (ah bon mais elles sont payées ? Je croyais que c’était une plateforme de blogs d’humeur de nanas genre Hellocoton, moi!) comme de la merde, les vire quand elles dépassent 25 ans, ou quand elles font un gamin, incite les membres (ah ben tiens, il y avait un forum aussi) et les rédactrices à poster des photos de leur poitrine dans un espace anonyme réservé à ça (il paraît que c’est pour montrer aux filles la diversité des seins et qu’elles arrêtent de complexer dessus. Non mais faut-il être con pour y croire…). Et qu’accessoirement, le site n’a pas franchement réagi quand un forum de mecs a piraté la base pour récupérer toutes les photos de poitrine en question et les reposter chez eux (à l’heure où on trouve du porno gratuit à tous les coins du web, y’a des gens qui se donnent du mal pour pas grand-chose).

Bref. Encore une boîte de merde qui s’assied sur le droit du travail, en profitant du mode start-up « on est tous des jeunes passionnés par notre boulot » et du faux copinage patron-employés pour pressurer leurs salariés comme des citrons. Rien de nouveau sous le soleil.

Mais en remontant les tweets qui en parlaient, j’ai eu presque autant envie de taper sur des types comme le patron que sur les twittos qui répondaient.

Florilège de 20 mn à parcourir le hashtag « Badmoizelle » (c’est tout ce que j’ai tenu) :

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Le patriarcat et Madmoizelle en tremblent dans leurs bottes.

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Ah mais y a des gens qui payaient pour ça en plus?…

Ah pardon! Oui enfin au moins, ça vise le portefeuille, c’est déjà plus efficace. Mais on en reste à la révolte en chaussons.

 

badmoizelle_3Heureusement, il y a des gens qui ne perdent pas de vue les vraies priorités : se battre pour s’attribuer la paternité de l’info.

Et puisqu’on en est à se tirer la bourre à coup de « C’est nous qu’on l’avait dit les premiers, d’abord! », n’oublions pas aussi de bien se flinguer les uns les autres :

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En même temps, le fait est je n’ai pas tellement envie de défendre des gens qui clament haut et fort et en dehors de tout contexte (j’ai vérifié) – et seraient les premiers à dénoncer l’appel à la haine pour la moitié de ça dans l’autre sens (j’ai vu pire d’ailleurs dans le même registre, mais oublié de faire la capture d’écran) :

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En fait, la force du « patriarcat cis-hétéro », c’est surtout de moins se taper sur la gueule que les minorités auto-proclamées, j’ai l’impression…

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Et pour finir une voix dissonante :

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Ayant bossé dans moult boîtes où le droit du travail est assez secondaire qu’on soit homme ou femme, où il y a la course au jeunisme par exemple, ou des incitations à bosser chez soi et consacrer sa vie à la boîte comme c’était plus ou moins demandé aux rédactrices, je suis partiellement d’accord avec lui là… sauf que c’est plus rare qu’on demande à des hommes sur leur lieu de travail de poster des photos de leur bite, sauf s’ils font du porno. Ou qu’ils postulent chez Morandini, me souffle-t-on… (autre scandale du Landerneau médiatique de la même époque).

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Post-scriptum : le crowdfunding Hero Corp : Capitaine Flemme (+Freaky Friday)

Je voulais vous présenter mon super polo Hero Corp, que j’ai reçu en récompense de ma contribution au financement participatif de la saison 5 (et finale) de Hero Corp, la série de super-héros de Simon Astier.

J’en profite pour vous révéler mon identité secrète de super-héros de classe 98, car je suis en réalité : le Capitaine Flemme. (oui alors comme beaucoup, j’avais vu un peu grand pour la taille, M sur mon format de hobbit, c’est pas top)

hero corp capitaine flemme

Origin story : griffée par un chat radio-actif, j’ai acquis une extrême souplesse (ah non) des griffes rétractiles (non plus) le pouvoir incomparable de pouvoir dormir 18h par jour (ce n’est pas très utile au combat, cela dit).

J’ai quand même eu droit à un générique dans les années 80, dont je suis sûre que vous vous souvenez si vous avez connu cette époque – et ce, même si vos souvenirs vous trompent peut-être un peu sur les détails. Voici les paroles exactes, que je vous laisse chanter en karaoke :

Au fin fond de l’Univers, à des années et des années-buross de la Terre,
Roupille celui que le gouvernement intersidéral appelle
Quand il n’est plus capable de trouver une solution à ses insomnies,
Quand il ne reste plus aucun espoir :
le Capitaine FLEMME !

 

Capitaine Flemme tu n’es pas

Du matin ou d’midi

Mais du fond de ton lit 

(Capitaine Flemme )

Tu te couches avant minuit

Tu dors jusqu’à midi

Toujours prêt pour un somme

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Gourmandise : KL Pâtissier

On s’éloigne des arrondissements centraux avec ce salon de thé ouvert l’an dernier, dans les beaux quartiers du 17e.

KL Pâtissier doit son nom à son fondateur, Kevin Lacote, trophée pâtissier Ile de France 2017 du Gault et Millau, y crée des pâtisseries originales, dans la cuisine surélevée visible de la salle via la verrière. On peut bien sûr les emporter, ou bien les consommer sur place dans l’espace salon de thé décoré avec goût et sobrement – au diapason des desserts concoctés ici. On peut les déguster accompagnés de thés des excellentes maisons Jugetsudo et Georges Cannon.

Au son d’une musique douce jazzy, on vous sert une eau détoxifiante menthe-citron.

Pour commencer la découverte, un « entretarte”, le Choco mani, composé d’un sablé au chocolat à la fleur de sel recouvert d’un croustillant à la cacahuète et d’une mousse à la noix de coco, le toit nappé d’un crémeux chocolat relevé d’une pointe de citron vert.

Dans un autre style, le Cerise Muscavado propose un assemblage très complexe, où les saveurs se complètent sans se mélanger. Un très beau travail d’orfèvre sur les produits, qui reste léger et peu sucré pour un dessert.

Bref, si vous cherchez une parenthèse zen où l’accent est mis sur la qualité, vous êtes au bon endroit. Evidemment, c’est un peu cher. Mais ça vaut le coût (oui l’orthographe est choisie).

Informations pratiques
KL Pâtisserie
78 Avenue de Villiers, 75017 Paris
Horaires :
du mardi au vendredi : 8h45 – 19h30
samedi : 9h30 – 19h30
dimanche-lundi : 10h – 18h

Voyage : un week-end à Birmingham : un grand cri d’amour

Depuis des vacances ratées à Berlin parce que je n’avais pas du tout préparé le voyage et que, ne sachant pas quoi visiter, j’avais marché des heures dans des quartiers moches, je m’organise toujours un programme avant de partir quelque part. Pour voir les incontournables centres d’intérêt touristiques, certes, mais parfois aussi pour leur préférer des lieux plus confidentiels mais plus conformes à mes centres d’intérêt.

Par exemple, en 3 (très) courts séjours à Amsterdam, je n’ai toujours pas mis les pieds chez Mme Tussaud, parce que non seulement ces fausses célébrités ne m’attirent pas, mais en plus les simulacres d’humain me mettent mal à l’aise. Par contre, le Cat Cabinet, obscure curiosité citée en fin de liste des guides papier, quand elle l’est (un petit musée sur les chats et leurs représentations dans la culture de l’Egypte ancienne à nous jours), a fait partie du programme de ma première visite (au détriment du musée Van Gogh : je ne suis pas fan et il y en a plein à Orsay…).

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Birmingham, la ville où il n’y a rien à voir?…

Donc pour Birmingham, deuxième ville la plus peuplée d’Angleterre après Londres, j’ai cherché un guide du style « Un Grand Week-end à… » (mes préférés), ou assimilé. Rien. J’avais déjà réservé mes billets d’avion et de concert pour voir les Red Hot Chili Peppers et les Babymetal là-bas, je n’allais pas passer 3 jours à buller dans un pub ou un salon de thé, tout de même?

J’ai vérifié sur Internet, aucun guide papier de la ville. J’ai feuilleté ceux de l’Angleterre, dont le Guide Vert Michelin que je possède (un peu écorné par mes pérégrinations Buffyesques). Il m’arrive pour les petites localités de simplement photocopier les quelques pages les concernant, au moins ça me fournit le plan. L’un des guides expédiait en une page les « 3 villes des Midlands », Birmingham, Coventry et une autre, en disant que les Anglais eux-mêmes les décrivaient comme « grises et brumeuses ». Et les autres ne faisaient guère mieux. Idem pour l’Anglais à qui j’ai demandé, qui m’a dit ne jamais y avoir mis les pieds, qu’il n’y avait rien à y voir et que c’était une ville pour le tourisme shopping.

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Jolie dame égyptienne

… M’enfin? Une ville aussi grande et ancienne ne peut pas être à ce point dénuée d’intérêt ! Un peu d’égards !

Heureusement, de nos jours, il y a Internet, et toutes les villes ont un site. Sur celui de l’office du tourisme, je découvre que la ville est riche de plusieurs musées, dont le principal, le Birmingham Museum and Art Gallery, s’enorgueillit d’une des plus riches collections d’oeuvres Pre-Raphaelites d’Europe – un de mes styles préférés en art. *yeux qui brillent* Merci, ô dieu Renard, de guider mes pas vers ce lieu!

D’autres sites touristiques sont éparpillés assez loin du centre ville, ce qui ne m’arrange guère pour cette fois : les concerts commencent tôt, et il me faut bien compter une heure au total pour retourner en train à l’aéroport puis, de là, à la Genting Arena après un passage par l’hôtel.

Dans le centre de Birmingham, j’ai néanmoins trouvé de quoi m’occuper joyeusement pendant 3 jours :

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Journée du Panda Roux

Non, ce n’est pas une connerie.

Enfin si, mais elle n’est pas de moi, pour une fois, et elle est officielle : le 3e samedi de septembre, c’est la Journée Internationale du Panda Roux (alias International Red Panda Day). L’occasion d’informer et de rassembler des fonds pour la sauvegarde de ce mignon petit animal, mascotte de bien des zoos pour sa bouille adorable.

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Alors on est d’accord, c’est chou, mais c’est pas très fute-fute comme animal, de toute évidence. Et leur habitat rétrécit du fait des activités humaines. Il est donc plus que temps de s’occuper de sauvegarder cette source de gifs rigolos et de photos awwwtropmimi.

Sanrio, la marque derrière Hello Kitty, a lancé en novembre 2016 un nouveau personnage, Aggretsuko (diminutif de « agressive Retsuko »), une jeune panda roux (… rousse?) employée de bureau dans une de ces entreprises déshumanisantes. Si elle supporte vaillamment petites brimades, travail répétitif et métro-boulot-dodo, elle relâche la pression le soir en buvant au karaoke, en chantant du métal en mode berserk. Même le New York Times lui a consacré un article. Personnellement, j’y vois un hommage-pompage de Babymetal en remplaçant le renard par une bestiole qui ressemble (par contre, faut pas rêver, Sanrio ne reverse rien à la protection du panda roux si vous achetez du merchandising kawaii de la bestiole).

Aggretsuko

Sur Paris, si vous voulez en voir, ne vous déplacez donc pas au Zoo ex-de Vincennes devenu parc Zoologique, car les deux pandas roux francilien sont à la Ménagerie du Jardin des Plantes. Vous pouvez assister à une petite présentation par les soigneurs de la Ménagerie tous les samedis (horaires sur le site), et en ce samedi, il y a diverses animations prévues.

J’en profite pour vous indiquer le seul compte Instagram entièrement dédié au panda roux que j’ai trouvé (ce qui est un scandale, il y a un créneau à prendre si vous avez un peu de temps et l’envie de monter un Instagram à visée monétaire) : carsontheredpanda . Il est tenu par une jeune femme qui fréquente assidûment le Woodland Park Zoo de Seattle, où séjourne un panda roux nommé Carson. Le même contenu est également posté sur Facebook. Bon, rien ne vous oblige par contre à lire les textes niais pleins de conseils de vie façon Paulo Coelho…

Only the Fox God Knows news (2) : Septembre 2017

Des nouvelles de Babymetal

En juillet et en août s’est tenu le Festival « The One Big 5 » des 5 couleurs. Détails dans le OTFGKN précédent.
Chaque couleur correspondait à un type de public, et chacun a eu droit à une setlist différente. Détails complets sur le site de référence en anglais pour les jans non-japonais du groupe : Babymetal Newswire. Des concerts courts, d’environ 1h (10 chansons).

Très peu voire pas de photos des concerts, bien que j’ai lu que les filles avaient de nouveaux costumes de scène. Il faut croire que les consignes d’interdiction d’appareils photo sont appliquées consciencieusement. Dommage. (On aura sans doute un DVD dans quelques mois…).

Pour l’occasion et parce que Amuse sait faire du business, 5 nouveaux masques de Kitsune étaient vendus aux concerts – un par couleur.

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Fin septembre et mi-octobre, ce seront les 2 mini-fournées (oui, j’ai bien écrit un F, 2 paquets de 2 concerts je n’appelle pas ça une tournée) du festival d’automne Kyodai, (« les frères » – ne me demandez pas pourquoi, ils n’ont pas expliqué. Peut-être parce que justement, c’est deux paires de concerts à Tokyo et Osaka?) dont j’ai parlé aussi la dernière fois.

A noter que pour ceux qui n’auraient pas eu de billet ou ne peuvent pas s’y déplacer, il a également été annoncé une retransmission en différé du dernier concert, celui du 15 octobre, le lendemain soir dans plusieurs villes… du Japon. Oui, bon, avec ce genre de groupe, si on n’est pas sur place, on ne peut pas assister à grand-chose.

Merchandising kitsunesque

Côté « invasion du renard », j’ai vu ce mignon sac à dos en vitrine du « salon de thé poussette » (cad qui fait à la fois salon de thé pour les adultes et ateliers créatifs pour les enfants, histoire que les mères de familles puissent continuer à voir les copines ou s’offrir des petites pauses gourmandes sans se faire regarder de travers comme ça peut être le cas dans certains endroits) Poule Mouillette, entre la gare de l’Est et le canal Saint-Martin.

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https://www.la-collection.com/shop/produit/sac-a-dos-renard-kawaii-friends-sass-belle/
Il existe seulement en taille enfant « maternelle ». Dommage, mon ordi ne tiendrait pas dedans pour les rendez-vous en clientèle. Et puis ça ne ferait pas très sérieux.

Café Musée : Birmingham Museum and Art Gallery

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Une verrière splendide qui vaut le détour

Le musée

Le Birmingham Museum and Art Gallery (alias BMAG de son petit nom) est une belle bâtisse en pierre de taille, juste derrière l’Hôtel de Ville, de style disparate grandiloquent. Son entrée est gratuite, comme souvent les musées en Grande Bretagne. Des urnes sont disposées un peu partout dans ses couloirs pour recueillir des dons, parfois pour des oeuvres en particulier.

Le musée abrite en fait diverses collections distinctes :

– une de beaux-arts et arts décoratifs, riche, donc, d’oeuvres Pre-Raphaelites, dont une série d’Edward Burne-Jones sur le mythe du sculteur Pygmalion qui tombe amoureux de sa création, la statue Galatée, qui prend vie. Je serais bien partie avec sous le bras, mais ça se serait vu. Le musée s’enorgueillit à juste titre de posséder la plus vaste collection d’oeuvre de Burne-Jones. Les PRB ayant milité pour que la beauté se répande aux objets du quotidien au lieu de rester cantonnée aux peintures et autres expressions des muses, on peut aussi voir divers exemples d’arts décoratifs dessinés par eux.

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– Mais il n’y a pas que ça non plus, et on peut voir de l’art moderne, des grands maîtres italiens, des arts décoratifs de tous les pays et toutes les époques. Les collections sont présentées par thème et non par époque ou style, comme cela devient la tendance. Ils ont quelques belles pièces égyptiennes, et aussi, plus rare, des Amériques.

– une aile est consacrée au « trésor » de Straffordshire, un sac rempli de fragments d’or serti de grenats d’origine encore inconnue, retrouvée il y a quelques années dans la région. Il est encore en cours d’études sur place, et l’exposition présente les conditions de sa découverte, les méthodes des chercheurs pour l’analyser, et des explications sur les Saxons, leur mode de vie, etc.

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Un coffre et un tableau Pré-Raphaelites

– le dernier étage du bâtiment héberge le Musée de la ville de Birmingham, qui raconte donc l’histoire de la ville et comment son passé artisanal et industriel s’inscrit dans celui du pays. Sans doute beaucoup visité par les scolaires, et astucieusement, la muséographie en profite pour glisser des leçons et questions de civisme : qui vote ? Depuis quand ? Doit-on voter et pourquoi? Ou bien incite au dialogue : comment définit-on une communauté ?

– Une exposition temporaire était même consacrée, lorsque je l’ai visitée, aux musulmans du Commonwealth qui ont combattu pour l’Angleterre lors de la Première Guerre Mondiale. Et un autre pan contient une exposition permanente sur les religions et les différentes fois représentées à Birmingham.

Bref, de quoi occuper utilement et joliment 3 bonnes heures. Et encore j’avais raté un bout sur les Arts Décoratifs, et je suis revenue le lendemain pour le visiter (avantage de la gratuité), d’où les photos ci-dessous du restaurant Edouardien quasi vide.

Le Bridge café et le restaurant Edouardien

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C’est en Angleterre qu’est née ma lubie de chroniquer les cafés et restaurants de musées, car c’est là-bas que j’ai découvert les premiers qui m’ont semblé dignes d’intérêt. Il faudrait que je retourne à Londres prendre de bonnes photos de celui du Victoria & Albert Museum, le premier, de pur style Pré-Raphaelite. En attendant, voici un aperçu « Edwardian Tearooms » du Birmingham Museum and Art Gallery, dans le même genre très anglais.

Des banquettes moelleuses, des tables en bois plutôt façon pub que salon de thé, et pas mal de bruit aussi sous le haut plafond. Le long de la galerie se trouve une partie de la collection d’arts décoratifs (ferronnerie, cuivres de cuisine, etc).

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Malheureusement, il y avait foule et le petit déjeuner n’était pas assez loin pour justifier un repas complet. Aussi j’ai opéré une retraite stratégique vers le Bridge Café, plus calme, car situé en bordure du couloir menant à l’aile du musée hébergeant la partie sur l’histoire de Birmingham. Qui de toute évidence attire moins les foules que la section Beaux-Arts, hors des journées scolaires. Le café proposait en outre des prix plus doux que les Tearooms, avec même une offre spécial à 4,95 £ pour un sandwich, une bouteille d’eau et un paquet de chips.

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Vous me connaissez, j’ai plutôt opté pour une part de gâteau… Du Wallnut Cake, pour être précis, bien moelleux. Ils avaient également du Victoria Cake, mais le combo café / noix a emporté le match. La vendeuse était jeune et inexpérimentée mais fort aimable. Ce qui compensait amplement le délai à servir.

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Informations pratiques :
Birmingham Museum and Art Gallery
Chamberlain Square
Birmingham

Horaires :
Du lundi au dimanche : 10h – 17h.
Sauf vendredi : 10h30 – 17h.

Edwardian Tearooms
Du samedi au jeudi : 10h – 16h30
Vendredi : 10h30 – 16h30
(dernières commandes de nourriture à 16h)

The Bridge Café
Du lundi au vendredi : 11h – 15h.
Samedi : 10h – 16h.
(attention : paiement en espèces uniquement)

Le shame shaming

Ami lecteur/trice/indéterminé, connais-tu le fat shaming? Le slut shaming? Etc…?

Ces concepts venus des USA décrivent l’habitude de vouloir faire honte (to shame) aux gens parce qu’ils sont gros (fat), volages (slut en l’occurrence se traduirait plutôt en français par salope), ou autre trait physique, de caractère ou de comportement que la société oppressante considère comme indésirable.

C’est vrai que les préjugés, c’est irritant.

Il y a quelques années, je regardais les Reines du Shopping sur M6. (Ne faites pas de Reinesdushopping-shaming, c’est pas plus mal qu’autre chose pour reposer les neurones après le travail. Et avant que le concept ne commence à tourner en rond, c’était en outre une des rares émissions où on voyait de la diversité, en taille, en âge, en couleur de peau… et en conseils vestimentaires pour s’habiller autrement que si on fait 1,75 m pour une taille 36 et qu’on travaille dans le marketing ou le journalisme – ce qui, au passage, est un peu la même chose à l’heure actuelle. On n’est pas obligé d’être toujours d’accord avec les diktats de Cristina Cordula, même si je suis plus souvent d’accord avec elle qu’avec les candidates).

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Nonobstant, la scène dont je voulais vous entretenir concernait un défi « Ronde, sexy et stylée ». Les 5 candidates étaient donc diversement potelées. L’une d’elle avait opté pour une belle robe fluide, drapée. Elle s’est fait reprocher par une autre que ce n’était pas sexy, car sa contradictrice définissait sexy comme « moulant ». Réponse sèche de l’intéressée : « Parce que pour toi, si je ressemble à un saucisson ça va être sexy? ».

Ses concurrentes l’ont regardées offensée, et celle qui avait dit ça s’est levée pour montrer sa tenue, très courte et très moulante, en demandant si elle avait l’air d’un saucisson.

Rétropédalage maladroit de la candidate pour dire que non elle est très bien, c’est son style, mais qu’elle-même ne se sentirait pas à l’aise comme ça.

Moralité, dans les isoloirs, critiques unanimes que ah la la elle ne doit pas autant assumer ses formes qu’elle le dit, honte sur elle.

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La défense de la candidate était certes maladroite et agressive, elle aurait pu mieux argumenter.

Déjà, je partage l’opinion qu’il ne faut pas nécessairement être habillé moulant pour être sexy. Effectivement, l’effet paupiette, je ne trouve pas ça attirant. Il vaut mieux porter des vêtements qui mettent la silhouette en valeur et dans lesquels on se sent sûr de soi.
Et qu’on soit ronde ou maigre ne suffit pas en soi à décrire si du moulant va vous mettre en valeur. Du très moulant sur un sac d’os, ça fait surtout ressortir les os. Du moulant sur du rond, ça va dépendre. Si vous avez une répartition harmonieuse des formes et qu’elles se tiennent, oui. Sinon, c’est pas de bol, et un peu de fluidité ou une coupe adaptée peut corriger ça.

En plus, il faut que le vêtement soit à votre taille. Que ce soit un 38 qui se compresse pour rentrer dans un 34 ou un 52 dans du 48, ça fait forcément saucisson. Et vu que la candidate était non seulement ronde mais aussi grande, il n’est pas garanti qu’elle ait trouvé beaucoup de vêtements à sa taille dans les boutiques choisies par l’émission.

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Néanmoins, ce qui m’a le plus agacé, c’est qu’on lui reproche que, au motif qu’il faut assumer ses formes, il lui faudrait s’exhiber dans des tenues qui ne sont pas dans son tempérament ou ses goûts (que, d’après ce qu’elle portait, on pouvait aisément évaluer comme assez sobres). Tu n’as pas le droit d’être pudique, ou simplement d’avoir une autre conception de ce qui te met en valeur. Allez hop, double peine.

Du shame-shaming, donc : là où le fat-shaming de la société critique tes bourrelets et veut que tu les haïsses autant qu’elle, tes consoeurs en rondeur te reprochent de ne pas les mettre en avant. Il doit pourtant y avoir des nuances entre se couvrir d’une bâche et s’habiller pour faire le tapin rue Saint-Denis…

Alors c’est sans doute parce qu’elles mêmes ne se sentent pas si bien dans leur peau que ça, si les réserves de la candidate les irritait tant que ça. Ou juste parce que le concept de l’émission consistant à se noter entre elles pour gagner une modique somme à la fin, toutes les critiques sont bonnes pour enfoncer les concurrentes. Mais ça devient franchement n’importe quoi, cette manie de juger tout et son contraire.

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Autre exemple lu sur Twitter : Adam Savage, présentateur de Mythbusters, pose avec Katee Sackhoff, l’actrice qui jouait Starbuck dans le reboot de Battlestar Galactica. Deux commentaires au moins du même genre, « Donnez-lui un sandwich, elle meurt de faim! », et un autre la traitant de cintre sur pattes. Je ne connais pas cette actrice et il est dur sur cette photo de juger de son poids. Aussi j’ai cherché des photos récentes dans Google. … Ben à vue de nez, elle fait du 38. On ne lui voit ni les côtes ni les clavicules, il n’y a vraiment aucun signe de maigreur maladive.

Est-ce que par effet inverse du fat-shaming, on en vient à traiter de squelettes des femmes à la morphologie normale? Ou juste la volonté de se montrer aussi connement arbitraire et agressif que les fat-shamers?

(rappel : la norme, c’est ce qui est défini par une valeur moyenne statistique, ou dans des cas de mesures, un standard établi par décret. Si vous y voyez un jugement de valeur de bien ou de mal, c’est votre projection, pas le sens initial).

courbe de Gauss

La norme, c’est une statistique

Concert : Metallica à Bercy, 8 septembre 2017 – photos, vidéos

On peut se demander parfois comment certains groupes, comme Metallica, parviennent à rester au sommet et continuer de remplir des salles comme Bercy (2 dates d’affilée, hier et demain), après 36 ans de carrière et malgré des critiques pas toujours élogieuses sur leurs albums plus récents.

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A ceux-là, Metallica a apporté la réponse hier :

– une setlist alternant les standards du groupe (Master of Puppets, Enter Sandman, Nothing Else Matters…) et des chansons du nouvel album « Hardwired for Self-destruct » (fort appréciés des habitués d’après les commentaires) afin de contenter tout le monde.

– une scène centrale, bien conçue pour que tout le monde voie, et sur laquelle les musiciens prennent grand soin de circuler pour échanger avec chaque coin de la salle.

– une énergie débordante et positive dans le partage avec la « Metallica Family« , comme l’appelle à plusieurs reprises James Hetfield, le chanteur, avec le batteur Lars Ulrich qui passe presque plus de temps debout qu’assis.

– un show très professionnel dont les trouvailles visuelles (écrans suspendus projetant vidéos et effets lumineux, plus un peu de pyrotechnie et des mini-drones sur Moth Into Flame pour représenter le ballet des lucioles) n’empiètent pas sur le côté rough de « 4 mecs sur scènes qui bourrinent leurs instruments » – un peu le coeur de métier de ce type de musique, avouons-le.

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Une des nombreuses variations du mur d’écrans

– un public debout dès les premières notes de l’intro emblématique d’Enio Morricone (Ecstasy of Gold), et qui ne s’est plus rassis. Il faisait très chaud dans la salle pleine comme un oeuf…

– un petit clin d’oeil au public français quand Kirk Hammett (guitariste) et Robert Trujillo (bassiste) se font un petit interlude seuls en scène en duo, pour jouer quelques riffs de ‘Antisocial‘ de Trust – aussitôt reconnu et entonné par une partie du public.

– distribution de mediators par gobelets entiers à la fin du spectacle, pendant le long au revoir au public. Lars a choisi les fans à qui il a tendu ses baguettes, attendant patiemment que ce soit les bons qui tendent le bras (sans doute des jeunes, je n’ai pas vu). C’est anecdotique, mais c’est représentatif pour moi de la générosité du show et du groupe envers leur public.

– une « drum battle » où chacun des 4 membre a tapé sur son cube, je ne dirais pas quels concerts ça m’a rappelé pour ne pas donner de crise cardiaque aux metalleux qui liraient ces mots.

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Le salut final de Metallica au 5th Member (le public)

A un moment, James Hetfield a demandé de lever la main, d’abord aux gens qui assistaient à un de leurs concerts pour la première fois (j’en fus), et ensuite aux autres (une large majorité, à 90% au moins je dirais à vue de nez). Aux premiers, il a dit bienvenue dans la Metallica Family (appelée aussi le 5th Member dans la communication du groupe). Aux seconds, il a exprimé la gratitude du groupe : « We appreciate that ».

J’ai envie de dire que les actes parlent autant que les mots, et que ça se voit qu’ils ne tiennent pas leur public pour acquis. Plus de 2h de show par soir, en variant les setlists pour éviter la lassitude des musiciens, sans doute, mais aussi des spectateurs qui font plusieurs dates. Respect, chapeau bas, en tant que spectatrice je peux répondre que « we appreciate that, too ».

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Bonsoir, James!

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Application : Sailor Moon Drops sur Android et iPhone

Il y a quelques temps…

« Ho là là, ça prend du temps Pokemon Go, c’est trop addictif ces jeux sur smartphone. Allez, j’arrête de jouer à Frozen Free Fall.

Eh, c’est quoi les captures d’écran de chibi Zoisite sur le compte Twitter de *** ? Ça a l’air récent? Ooh, ils ont fait un jeu sur smartphone pour les 25 ans de la série et la sortie de Sailor Moon Crystal – une nouvelle série qui reprend la trame de la première, mais en restant plus proche du manga de Naoko Takeuchi -. OMG ça existe en anglais pour Android, adieu la productivité ! »

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Le jeu

Sailor Moon Drops, donc, est un classique jeu de casse-bonbons (quoi? On dit casse-briques? Ben non eh, on vise pas des briques avec un vaisseau qui fait pioupiou. On fait des combinaisons comme dans Candy Crush, ici des gemmes). Avec  un habillage kawaii girly. Déjà, Sailor Moon, à la base c’est une magical girl, donc orienté manga « pour filles ». Mais là en plus, ils ont pris des versions chibi des personnages (mimimathyfiés, si vous voulez).

Alors personnellement, je me passerais des détails comme le fait que les niveaux où on peut gagner des bonus spéciaux soient signalés par des napperons de dentelle. Ou les fonds d’écran de téléphone qu’on peut gagner dans le jeu, à tendance très « rose poudré petites étoiles et robe à froufrou ».

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