Nostalgeek : Héroïne de ma jeunesse : Phenicia (Goldorak)

Bien qu’appartenant à la génération Casimir et ayant encore en tête le générique de l’Ile Aux Enfants, je ne me souviens pas bien des émissions pour la jeunesse, jusqu’à l’arrivée de Goldorak sur les écrans. C’est un peu comme Mr Jourdain avec la prose, ou moi avec la musique des groupes d’Europe du Nord : j’ai aimé les dessins animés japonais avant de savoir que c’en était.

Goldorak, donc, au milieu des niaiseries pour bambins à base de gloubiboulga et des dessins animés américains très manichéens, a ouvert mes jeunes années sur les aventures extra-terrestres, la défense de la planète bleue si chère au cœur d’Actarus, et des conflits un peu moins édulcorés que Thierry la Fronde (et encore, c’était plutôt bien, Thierry la Fronde).

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Cerise sur le petit cake: l’arrivée au casting, dans l’épisode 49, de Phenicia. Au début, le seul personnage féminin du côté des gentils est Venusia, la fille de Rigel, le propriétaire du ranch du Bouleau Blanc. C’est la voisine qui ne pense pas grand-chose du garçon de ferme, fils du professeur Procyon, mais qui finit par soupçonner qu’il cache quelque chose. Elle découvre rapidement qu’il est un prince venu de l’espace, et que loin d’être seulement le hippie rêveur qui passe son temps libre à gratter de la guitare sous un arbre, il combat en fait les forces extra-terrestres qui ont ravagé sa planète et conduit à trouver refuge sur Terre. Elle en tombe donc amoureuse. Suite à une attaque qui conduit Actarus à lui faire une transfusion de son sang extra-terrestre, elle se joindra à lui et à Alcor pour combattre Vega, en pilotant son propre vaisseau, le Venusiak. Sympa, mais sans plus.

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Exposition : Hey! Acte III – Halle Saint-Pierre

Nichée au pied de la butte Montmartre, la Halle Saint Pierre est le musée et le lieu d’exposition incontournable de l’art moderne dans ses tendances les plus populaires, à Paris.

Autant dire que plus bobo, c’est dur à trouver.

Non, ne fuyez pas tout de suite: c’est intéressant quand même.

En ce moment, s’y tient la 3e édition d’une exposition organisée par Hey! , le magazine de l’art moderne et de la pop culture, pour présenter une soixantaine d’artistes de 11 pays différents.

Non, ne fuyez pas tout de suite: c’est une très belle exposition.

Les photos étant interdites dans l’enceinte de l’exposition, j’ai pris note de certains artistes et oeuvres en particulier, et je vous renvoie aux liens ci-dessous.

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Dimanche photos : Anvers et ses musées

Je vous ai déjà présenté vendredi ce que j’ai préféré à Anvers, avec un gros album photo sur Facebook.

J’ai préféré faire un album (et un article) séparé pour les musées, dont je fais toujours une grosse « consommation » en voyage.

Donc durant ce week-end, j’ai visité pour vous (enfin, pour moi, mais je partage) :
le musée Plantin-Moretus, plus intéressant à mon goût que la maison Rubens (et qui contient des portraits faits par lui, en plus). Je suis plus sensible à l’architecture, ainsi qu’à l’histoire de l’imprimerie, et c’est un peu plus original il faut bien le dire, ce qui signifie qu’on apprend plus. Je l’ai traité à part, je n’y reviens pas.

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Rêve de bibliophile…

le musée Mayer Van den Bergh et ses jolis netsuke, qui détonnent un peu au milieu. C’était une surprise agréable, je saturais un peu de l’art flamand. Par contre j’aime bien leur cuir doré (espagnol) et leurs vitraux. La collection rassemblée par Mayer Van den Bergh est très variée. Il mériterait une bonne heure en soi.

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Almost célèbre : Michael Ebay

Je commence une petite série bien navrante pour les samedis… Les Almost Célèbres (référence au film Almost Famous dont je vous parlais récemment dans ma série sur les personnages de fans au cinéma).

Michael Ebay, le roi de la surenchère

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Oui alors là, déjà, il faut connaître un peu ses films…

(Michael Bay est le réalisateur-producteur de Armageddon, Pearl Harbor, des Transformers… Et je ne vous présente pas Ebay)

EDIT : pour plus de détails sur son oeuvre (et son style…), je vous renvoie à l’article de June & Cie sur « Ces réalisateurs qui nous rendent fous ».

10 raisons d’aller à Anvers

Anvers est une très jolie ville. J’ai été débordée par le quotidien et je n’ai pas eu le temps d’écrire à son sujet autant que je le souhaitais en en revenant, l’an dernier. Aussi je vous offre un petit best off, en vous invitant à aller consulter mes nombreuses photos sur Facebook pour plus de détails sur chaque point fort.

1- la cathédrale Notre-Dame (lien vers l’article détaillé), qui non contente d’être de toute beauté, et la plus grande cathédrale gothique des anciens Pays-Bas, abrite quelques chefs d’oeuvre de Rubens. Elle montre encore des murs richement peints (rénovés suivant les anciens motifs), comme l’étaient les églises au Moyen Âge.

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2- le Musée Plantin Moretus (lien vers l’article détaillé), classé au Patrimoine Mondial de l’Unesco. Non à cause de sa richesse architecturale (pourtant un magnifique exemple particulièrement bien conservé de maison patricienne anversoise), ni pour son envoûtant jardin à la mode Renaissance. Mais parce que l’imprimeur Christophe Plantin, suivi de ses héritiers (dont Balthazar Moretus 1, 2 et 3, Mickey Donald et moi…), qui y avait ses locaux en plus de ses appartements, a conservé au fil de ses siècles d’histoire des archives, des catalogues et des oeuvres issues des presses d’imprimerie. Or vers cette époque, Anvers était un des coeurs de l’activité intellectuelle en Europe, et Plantin Moretus a édité ou collecté quantité d’ouvrages scientifiques et philosophiques. Un bonheur de bibliophile. Comptez presque 3h avec l’audioguide, instructif.

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Au calme…

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Les fans au cinéma (4) : être fan comme une école de vie

En 2000, Cameron Crowe adaptait ses souvenirs de jeunesse en film, dans Almost Famous (Presque Célèbre), qui fait la part belle aux fans sous deux aspects. D’un côté le héros et narrateur, William (Patrick Fugit), jeune garçon sensible et encore naïf, fan de rock, qui écrit des chroniques de musique pour un journal local, dans les années 70. Il se fait repérer et publier par Lester Bangs, une légende du milieu de la critique. Par suite, le prestigieux magazine Rolling Stone – dont les rédacteurs ignorent son jeune âge – lui commande un article. Censé rédiger une interview de Black Sabbath mais sans accréditation, il se fait refouler à l’entrée du concert. Le groupe devant assurer la première partie, les Stillwater, le repoussent également, car pour eux le journaliste est l’Ennemi. Démontrant qu’il les connaît bien et qu’il aime leur musique, il parvient à obtenir leur confiance et un pass d’accès aux coulisses. Là, il retrouve Penny Lane (Kate Hudson) et sa bande de « groupeuses » : des filles qui rejettent l’appellation de groupies, revendiquant être là pour la musique et non pour coucher avec les musiciens.

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Dans la pratique, Penny et Russell, le guitariste des Stillwater, ont une aventure durant toute la tournée, au grand dam de William. Aventure qui est d’ailleurs la suite de celle qu’ils avaient eue durant la tournée d’avant. Il y a donc bien autre chose que juste la musique entre les filles et les musiciens… Outre la compagnie, et comme le décrit Busty dans son livre « Groupies! », on voit les groupeuses fournir le groupe en bière ou autres substances (même si Penny elle-même est contre la drogue), ou faire leur repassage. Mais Penny et sa bande jettent un regard critique sur la nouvelle génération de groupies, qui débarquent dans le milieu uniquement pour se taper des musiciens, d’après elles.

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Cinéma : Star Wars : le Réveil de la Force

J’ai attendu un mois pour en parler, afin de pouvoir me lâcher sur les spoilers.

Donc ALERTE, SPOILERS CI-DESSOUS.

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Étant une fan de la Guerre des Étoiles, j’attendais ce nouvel opus. Étant une fan déçue par la trilogie de prequels, je ne l’attendais pas avec une impatience démesurée. Chat échaudé craint l’eau froide (chat craint l’eau, de toute façon, il est idiot ce proverbe). Je n’avais pas guetté les infos filtrant sur le making off.

En 1999, quand la Menace Fantôme était sortie, j’étais allée le voir à Londres, où il sortait le 14 juillet (!) alors que la France devait attendre le 13 octobre pour le voir. In English, à l’Odeon de Leicester Square. Parce qu’il était hors de question d’attendre alors que ça passait si près, et que je me fasse spoiler avant de le voir (oui, j’étais déjà pas mal active sur Internet à l’époque, et sur des sites anglophones).

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Je ne regrette pas l’expédition, c’était mon deuxième voyage à Londres et j’en ai bien profité par ailleurs (un petit tour au British Museum, etc). Le film, lui, m’avait moins emballé que prévu. J’en garde surtout le souvenir que les considérations du blocus économique du début du film, in English in the text, c’était un peu ardu. Que les prix des billets de cinéma à Londres étaient prohibitifs. Et que les Anglais sont bruyants et font tomber du popcorn partout.

Ici, loin de réserver mon billet 2 mois à l’avance, et parce que je n’avais pas non plus envie de faire la queue des heures, j’ai attendu mes congés de Noël pour aller le voir en semaine, en journée, plusieurs jours après la sortie. La salle était bondée quand même. Et ce qui me motivait le plus à y aller, c’était de revoir la vieille équipe – Luke, Leia, Han, et même la carpette ambulante (mais je suis partiale aux acteurs qu’on voit. Les robots et les wookies, on pourrait mettre n’importe qui dedans, alors ce n’est pas pareil).

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Parisienne mais presque : l’alcool (j’aime pas ça) 

C’est curieux: depuis quelque temps, lors des questionnaires médicaux de routine, ils ont ajouté la question  « Vous consommez de l’alcool? ». Effet de mode, du développement du binge drinking, de la plus grande conscience des risques pour la santé. Ou bien avec l’âge, j’ai développé une tête de poivrote, je ne sais pas.

Pourtant, je ne bois pas.

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Je ne sais pas s’ils me croient. Ou si, s’ils me croient, ils se demandent si je suis en voie de radicalisation. Ce qui ne risque pas d’arriver, puisque je suis encore plus allergique à la religion qu’à l’alcool.

Non, la raison est plus prosaïque : je bois extrêmement rarement de l’alcool, parce que je n’aime pas ça.

Là, généralement on me répond  « Oh, mais tu peux pas dire ça, ça dépend des alcools, il y en a tellement de différents, et ils n’ont pas tous le même goût ».

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Exposition : le Musée Ephémère de Chaumet

Il y a quelques jours, je me suis rendue place Vendôme, non pour faire les soldes, mais pour visiter le Musée Ephémère de Chaumet.

Musée éphémère - Chaumet

C’était la première exposition de ce genre organisée par le joaillier de la place Vendôme, et ils ont semble-t-il été dépassés par leur succès : environ 80 visites par jour. Ca ne paraît pas beaucoup, mais le lieu ne fait qu’une cinquantaine de mètre carrés au maximum, à vue de nez, dont une bonne partie occupée par des vitrines. Et bien sûr, pour des raisons de sécurité tout autant que de confort, on évite de faire entrer trop de monde en même temps, car il y a quelques bijoux exposés.

Dans une salle, une vidéo présentait des réalisations et l’histoire de la marque (hélas je n’ai pas eu le temps de la voir en entier), ainsi que quelques bijoux napoléoniens. La marque a en effet acquis sa notoriété en réalisant les bijoux du sacre, et ensuite parce que Joséphine – première épouse de Napoléon – a fait d’eux ses fournisseurs officiels. Les emblèmes de la marque en sont restés l’abeille (symbole royal avant la fleur de lys) et l’épi de blé. Et ils ont également une collection de bijoux au nom de Joséphine.

Musée éphémère - Chaumet

Au mur, il y avait également des photos, parfois anciennes, car Chaumet a depuis fort longtemps un photographe attitré qui immortalise les pièces de haute joaillerie avant l’envoi aux commanditaires. Je m’intéressais particulièrement aux dessins préparatoires, car comme pour la mode ou l’architecture, j’ai toujours trouvé que ces dessins à vocation « utilitaire » étaient tout aussi envoûtants que le résultat final. Je ne dois pas être la seule : Chaumet a compté 3 dessinateurs lauréats du Prix de Rome. Vous en verrez d’ailleurs sur le site officiel, entre les photos de bijoux. Dans la salle du fond, d’autres dessins et des « maillechort » (= maquettes de bijoux en alliage maillechort, inventé par messieurs Maillot et Chorier), et quelques bijoux.

Musée éphémère - Chaumet

Entre les deux, un couloir est bordé de pierres encore brutes, dans leurs gangues : quelques émeraudes et spinelles, des pierres fines et des quartz de toutes les couleurs et de toutes les transparences. Près de l’entrée, des articles de haute joaillerie de toute beauté, dont des bagues ornées d’un insecte aux ailes serties de multiples petites pierres. La guide nous a expliqué « D’habitude on ne parle pas de valeur » (tellement peu qu’on ne prononce pas le mot « prix », chez Chaumet?), mais a tout de même indiqué que le prix estimé de ces pièces, non destinées à la vente, tournait autour de 80 000 Eur (du fait des matériaux, certes, mais surtout des 120 ou plus heures de travail méticuleux d’artisans-artistes experts). Et nous a rassuré sur le fait qu’il y avait nettement plus abordable dans les collections Chaumet.

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Un dessin de bijou – source : site Chaumet

Il s’est avéré que c’était le dernier jour d’exposition. Ils avaient dû avancer la date, car sur les sites, elle devait se poursuivre jusqu’au 30 janvier. Vue l’affluence, la visite guidée fut donc un peu abrégée et décousue, je le crains. Et je n’ai guère eu l’occasion de prendre de bonnes photos. On nous a recommandé de venir plutôt en semaine. Difficile quand on travaille, mais si vous avez l’occasion pour la prochaine exposition… vous le saurez!

Car cette exposition était un test, et devant l’intérêt montré par le grand public pour découvrir la riche histoire de leur maison, Chaumet compte bien renouveler l’expérience, avec des thèmes différents à chaque fois. Pour ceux qui ont les moyens, sachez que la boutique est séparée de ce petit musée. Vous pourrez y trouver votre bonheur avant ou après l’exposition.

Dimanche photos : Deauville

Suite de mes albums photos que je mets en ligne sur mon compte Facebook (Fan Actuel) au fur et à mesure :

Deauville 2015, pendant le festival. Tourisme (c’est joli, Deauville), reconnaissance autour du festival, et bien sûr photos de Keanu Reeves… Cf mes articles sur le festival pour avoir les histoires derrière les photos.