Gourmandise asiatique : Crazy Mango

Oui, j’ai décidé de tester toutes les adresses parisiennes où on peut boire du thé Genmaicha. Enfin non. Mais j’avais repéré la devanture de cet espace gourmand il y a quelques mois, qui était fermé car il était tard. J’attendais l’occasion d’y venir. C’est chose faite. (la carte en photo est celle de février)

Au menu, comme son descriptif « Asian dessert café » l’indique, des desserts japonais, hongkongais et taiwanais, dont le désormais fameux mille-crêpes. Également du cheesecake japonais, des dorayaki (pancakes japonais, servis par deux avec une garniture), et divers desserts à base de mangue, de lait de coco, d’azuki (le haricot rouge légèrement sucré souvent utilisé pour les desserts nippons) et de matcha.

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Le thé Genmaicha est servi en sachet de la marque Yamamoto Yama, et non ce n’est pas une erreur : il y a deux fois yama dans le nom. Alors oui du coup, ça veut dire la montagne de la base de la montagne, mais c’est une marque US fondée par Mr Yamamoto. Il n’est pas mauvais, au demeurant, mais je pense que je l’ai laissé infuser trop longtemps.

Le cake aux fruits était heureusement moins lourd qu’il n’en avait l’air: à base de génoise très légère, et même le glaçage et la crème intérieure sont moins sucrés et lourds que ce à quoi nous habitue la pâtisserie française, ou pire, les pâtisseries américaines.

Le service est sympathique, et le décor sobre mais avec de jolis détails comme ces suspensions très originales. Ce n’est pas très grand, donc ne prévoyez pas d’y emmener votre équipe de rugby à 15, mais il y a quand même une vingtaine de couverts environ.

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L’une des spécialités est le bubble tea, ce thé sucré froid ou chaud, généralement servi avec du lait, et surtout agrémenté de billes de tapioca. Une boisson originaire de Taïwan, qui est devenue assez à la mode à Paris depuis son importation il y a quelques années. De mémoire, les premiers spots que j’ai vus qui en vendent, vers la rue Sainte-Anne, y sont installés depuis environ 2013.

Je n’ai jamais testé, pour être honnête, parce que d’une part j’ai horreur du thé avec du lait, et d’autre part, les billes de tapioca qui flottent au fond des gobelets en plastique me rappellent les têtards que je « pêchais » pour rire au fond des bras d’eau stagnante durant ma folle jeunesse dans une région plus sauvage que Paris. C’est mignon, les têtards, surtout quand c’est tout jeune et qu’ils n’ont pas encore les pattes qui poussent : ça ressemble à des gros spermatozoïdes noirs (ou marron foncé suivant les espèces) : une chtite boule molle rigolote avec une longue queue. Et ça gigote dans la main quand on les « cueille », ça fait des chatouilles. Mais ce n’est pas très appétissant… (rassurez-vous : je les relâchais avant de partir).

Informations pratiques:
Crazy Mango
53 rue des Petits Champs 75001 Paris
Horaires :
Du dimanche au jeudi : 13h à 22h
Vendredi et samedi : 13h à 23h

Un article sur les fans dans Serengo

Dans son numéro d’été sorti le 13 juillet (jour du 2e concert de Bruce Springsteen à Bercy, mais ceci est un pur hasard !), le magazine Serengo consacre un sujet à trois fans de chanteurs, dont l’auteur de ce blog. Hélas, un rédacteur en chef peu inspiré de ce mensuel de Prisma Presse destiné aux […]

via Quand « Serengo » confond fans et groupies — Le blog Bruce Springsteen de Laurent Samuel

Parisienne mais presque : le cerveau jukebox

Certains ont une mémoire photographique. La mienne est télévisuelle et auditive. Mon cerveau, c’est un vrai juke-box. Tu mets dix balles, t’as quatre chansons, y en a même une qu’a le son long. ( ©Renaud).

Ah, vous voyez? Ça recommence! Mon cerveau s’auto-court-circuite avec des références de culture populaire, chansons ou pub, à chaque fois que des sons l’asticotent.

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Ça peut poser des problèmes en société. A un collègue qui me demandait comment était une Madame Lapeyre avec qui je venais de tenir une réunion, je n’ai pu répondre que « Y en a pas deux! », avec une ébauche de mélodie. Pourtant, j’ai lutté. Je vous promets, je me rendais compte que c’était débile, et déplacé en milieu professionnel. Mais le temps que mon cerveau se tâte, la langue avait fait le boulot.

Je ne sais pas résister à un bon mot. Ni à un mauvais, du reste. Désolée.

(oui, parce que je ne peux plus dire ce mot autrement qu’en pensant au Guignol de Denisot)

Autre exemple: quand je dois acheter de l’anti-calcaire pour éviter à mes vêtements de finir empesés à l’ancienne à cause de l’eau très dure du bassin parisien, je dois me retenir de chanter dans les rayons du supermarché:

« Anticalcaire, tu perds ton sang-froid! »

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Comment devient-on fan (3) : Le fan en excursion

Etape 3 : Le fan en excursion

Petit à petit, tout de même, la curiosité et l’envie vous gagnent, à lire les expériences de ces aventures de fans. Réaliser le nombre de gens qui s’y adonnent, et voir qu’en dehors de ces expéditions, ce ne sont pas forcément des psychopathes ou des no-life, cela banalise ces comportements. Enfin, certains, et pas forcément pour tout le monde. Mais cela ouvre en tout cas le champ des possibles.

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Oui, se faire un petit week-end de vacances à Strasbourg, Marseille, voire Londres, Bruxelles ou Amsterdam pour conjuguer tourisme et « fanisme », c’est non seulement possible mais enrichissant (sauf pour le portefeuille). Les voyages forment la jeunesse, et distraient la moins-jeunesse. Si votre artiste a la malchance de ne plus guère vendre en France, et qu’il n’y fait pas ou plus de concert, ma foi, vous êtes bien obligé d’envisager de faire votre baluchon pour aller le voir de l’autre côté de la frontière, si vous souhaitez continuer à suivre sa carrière.

A ce stade, la rencontre avec d’autres fans déjà rodés, ou au moins tentés eux aussi par les voyages, joue un rôle primordial : déjà, voyager à plusieurs permet de réduire les frais, en partageant chambres d’hôtel, frais d’essence, de location de voiture, etc. Cela aide aussi les moins expérimentés à franchir le cap de partir à l’aventure dans des contrées plus ou moins inconnues – qui commencent à Paris pour ceux qui n’ont jamais quitté leur province. Pour les voyages à l’étranger, notamment, tout le monde n’est pas bilingue, et il est plus rassurant pour les novices de ne pas s’y hasarder seuls. Même si on ne parle pas la langue, c’est toujours mieux de galérer à deux ou plus que tout seul!

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Plusieurs motivations entrent en compte dans la décision finale. A la base de tout, évidemment, il y a la simple envie de voir l’artiste en concert, au théâtre ou en convention, dans son élément. Et de le voir de ses propres yeux, sans passer par le prisme réducteur et biaisé des médias. Bien sûr, il sera en représentation, et pas absolument au naturel. Mais au moins, vous pourrez capter de petits moments qui auraient été passés sous silence dans le plan comm’. Un sourire, un geste, un regard, une impression qui seront vos souvenirs personnels de cet artiste. Au lieu de subir le choix du réalisateur d’un DVD live, vous choisirez vous-même de porter votre attention sur ce que fait le bassiste ou le batteur. Vous reprenez un peu l’initiative, au lieu d’être un consommateur passif qui gobe ce qu’on lui envoie.

Un spectateur averti en vaut deux, aussi. Aller voir plusieurs concerts, ou au moins deux, c’est s’affranchir un peu de la roulette russe des aléas du direct. Il arrive même aux meilleurs d’attraper une grosse grippe ou un virus qui les empêche de chanter correctement ou de donner leur maximum sur scène. Ou bien d’arriver en retard à une salle pour cause de vague de froid sur l’Europe, de grève des transports ou d’accident sur l’autoroute. Ce qui empêche de monter la scène en entier, ou de faire une balance son correcte, et donc nuit à l’aspect technique du concert (sans parler de l’humeur des artistes).

Elle faisait une tête un peu comme ça pour situer...

Si vous assistez à un concert un peu raté, difficile d’en déduire si l’artiste avait simplement un jour sans, ou s’il est nul sur scène. Si vous en voyez deux, de trois choses l’une :

  • les deux sont bons : vous pouvez vous féliciter d’avoir choisi quelqu’un de motivé et sérieux (même si les puristes du rock ne semblent pas considérer cela comme un compliment). Même s’il a un jour sans ou un imprévu, il arrivera sans doute à rattraper le coup d’une manière ou d’une autre.
  • l’un est réussi et l’autre moins : ça arrive. C’est la glorieuse incertitude de l’art. Il avait peut-être mangé un truc avarié avant de monter sur scène.
  • les deux sont ratés. On peut accorder le bénéfice du doute, certains ont le mauvais oeil. Mais inutile de se leurrer : la chance sourit aux gens préparés, et la guigne poursuit les négligents. Personnellement, je ne prendrai pas (plus…) le risque de voyager bien loin et de risquer une grosse somme dans le billet de spectacle de quelqu’un qui a une tendance trop prononcée à saborder ses performances. Le mythe de l’artiste incompris et autodestructeur me séduit peu, quand c’est moi qui paye. Je suis consciente d’être un consommateur, alors autant en avoir les droits.

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Ca démythifie aussi, sans doute, parce qu’à voir deux concerts quasi-identiques, on se rend bien compte de ce qui relève de la réelle communication de l’artiste avec la foule en face de lui, et des gimmicks préparés à l’avance, et répétés chaque soir. Ce n’est pas un drame : quand on doit assurer deux cent concerts par an, forcément, on ne peut pas être original tous les soirs. Comme le raconte Bono, après avoir improvisé un soir un moment magique, qui a marqué le public, l’artiste essaie de retrouver un moment du même genre [1]. D’une certaine façon, se rendre compte des petits ratés et des répétitions, cela désacralise l’artiste. On n’y perd pas forcément en appréciation, cela permet peut-être de l’apprécier simplement comme un artisan doué, plutôt que comme un être quasi surnaturel et parfait, et donc par là, d’éviter les dérives de l’idolâtrie.

Pour les fans de bande dessinée, les expéditions commencent par les séances de dédicaces dans la librairie de quartier, s’étendent ensuite aux salons régionaux, et culminent au festival d’Angoulême. Pour ceux qui préfèrent les comics (bandes dessinées américaines), le rendez-vous à ne pas manquer est le ComicCon à San Diego. Un peu cher le billet (surtout de transport). Les accros du manga se rassemblent dans les conventions de type Japan Expo, à l’origine souvent organisées par des écoles de commerce comme l’Epita, et devenues leurs propres entités suite à un succès grandissant. Certains vont directement s’approvisionner au Japon, pour avoir un choix plus large, et aussi parce que souvent, l’intérêt pour le manga et l’animation japonaise se combine à une fascination pour la culture de ce pays. Les téléphages ont longtemps dû se déplacer jusqu’en Angleterre, en Allemagne ou plus loin pour rencontrer leurs acteurs préférés, mais depuis quelques années, on trouve également des conventions spécialisées (notamment autour des séries télé) en France.

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Becky et Maliki ou plutôt son papa, Souillon

On suppose qu’il faut être un fan inconditionnel et totalement enamouré pour se lancer dans de telles expéditions. C’est souvent vrai au départ (en tout cas pour l’inconditionnel). Mais on se rend compte en discutant avec les fans que cela devient rapidement une habitude, voire une légère addiction. Une fois qu’on a sauté le pas, psychologiquement parlant, et qu’on a apprécié le facteur supplémentaire de divertissement qu’apporte le dépaysement au simple concert – et inversement, le piment qu’apportent le spectacle et la compagnie de fans amicaux à des vacances loin de chez soi -, on recherche de nouvelles occasions de conjuguer les deux.

C’est qu’en moyenne, un chanteur ne fait guère qu’un album tous les deux, trois, voire cinq ans, et les tournées servent à promouvoir l’album. Ca laisse du temps entre chaque sortie… sans parler des groupes qui se séparent pendant dix ans, ou définitivement. Toutes les séries s’arrêtent, même si cela ne met pas fin pour autant aux conventions où apparaissent leurs acteurs. Il faut donc chercher des « produits » de substitution qui fourniront d’autres occasions de partir sur les routes, de délirer entre amis et découvrir du pays.

On étend ainsi le champ des expéditions à d’autres artistes que celui dont on est méga-fan depuis quinze ans. Ou à d’autres occasions : rencontres de fans, expositions en rapport même vague avec le sujet d’origine, parfois simplement vacances dans les pays et régions qu’on a appris à aimer par l’intermédiaire du fandom. D’autant qu’on se fait de nouveaux amis parmi les fans, et qu’ils n’habitent pas forcément dans le même secteur. Raison de plus pour reprendre la route afin de leur rendre visite.

Cela ne va pas sans entraîner quelques incompréhensions chez les gens peu familiers de ces voyages. Pourtant, on ne leur demande pas, à eux, de se justifier sur leur choix de destinations de vacances, même s’ils vont tous les ans au même camping ou sur la même côte de Bretagne. Qu’importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.

[1] Michka Assayas et Bono, Bono par Bono, Le Livre de Poche, 2007

(à suivre…)

Gourmandise : Café Shakespeare and Company

C’est dans le local attenant à la célèbre librairie internationale Shakespeare and Co qu’un café branchouille a ouvert. Quand je dis célèbre, c’est parce que même si vous n’en avez peut-être jamais entendu parler, elle a sa propre page Wikipédia qui vous éclairera sur l’origine de sa notoriété, et la plupart des touristes étrangers y font un tour.

Le fait est qu’aujourd’hui encore, même en ignorant son histoire, elle a le charme des librairies « à l’ancienne », telles qu’on les imagine : intérieur encombré, murs recouverts d’étagères de livres jusqu’au plafond, étages auxquels on accède par des escaliers étroits et escarpés… Avec au hasard des pièces minuscules, couchettes (la librairie propose aux écrivains de passages de les héberger quelques nuits contre un coup de main à la boutique et une page autobiographique), piano, voire chat (paraît-il. Je ne l’ai jamais croisé). Et pas de photos de l’intérieur, parce que depuis quelque temps, il est interdit d’en prendre..

.Pas étonnant, avec une telle aura de lieu de rencontre, qu’ils ouvrent enfin un café pour désengorger la librairie elle-même. C’est l’an dernier que celui-ci a ouvert. Pas étonnant non plus : la carte est américaine et alternative : bagels, jus bios, quelques gâteaux (crumble de fruits rouges, lemon pie – oui bon, tarte au citron quoi…), corbeilles de fruits et de légumes à l’entrée, mobilier en bois brut et spécialités de cafés. L’équipe est jeune et polyglotte, mais quelque peu désorganisée… (cad qu’il y a 5 personnes entassées derrière le comptoir mais que malgré ça on n’est pas servi très vite). Peut-être eux aussi des écrivains en herbe hébergés contre service par la librairie? Ca expliquerait le côté amateur, sympathique certes, mais faut pas être pressé.

La salle intérieure est petite, alors il vous faut espérer soit passer en semaine, soit viser un jour pas trop pluvieux pour pouvoir profiter de la terrasse, avec vue sur Notre-Dame et la Seine.

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Ce que je fis, après avoir essuyé le banc plein de gouttes de pluie résiduelles avec la serviette de ma glace Berthillon (oui c’était une après-midi gourmande… Je n’avais pas prévu de m’arrêter aussi au café Shakespeare, mais vu que pour une fois il n’y avait pas trop la queue, je me suis dit qu’il fallait en profiter). Le sorbet avait entamé mon appétit, mais voulant quand même tester l’offre pâtissière pour l’article, j’ai opté pour le Cheesecake, dont les parts semblaient assez petites, malgré un prix qui ne l’était guère (4,50 Eur). Ce n’était pas ma meilleure idée.

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Lundi Mon Tag : TFMA #3 : quand j’étais petite, je voulais être… (Nostalgeek : héroïnes de ma jeunesse)

Sans être taggée, j’ai emprunté à Asciena (récemment rebaptisée Mlle Cup of Tea) et Alexia leur 3e opus des TFMA (Top five Marvel Addict, sur le modèle des TFSA et TFDA pour les séries et Disney) : TFMA #3 : quand j’étais petite, je voulais être

Ca me permet de reboucler sur une série d’articles que je voulais approfondir mais que je n’avais pas encore eu le temps de continuer : Nostalgeek : héroïnes de ma jeunesse. En faisant d’une pierre deux coups. Cinq. Voire plus…

(Crédit images : si j’ai mis mon tag dessus, c’est que j’ai scanné de ma collection. S’il n’y a pas de tag, ce sont des images provenant du web récupérées au fil des années, du coup j’ai rarement les sources… mais la plupart je pense viennent de la communauté Scans-Daily à l’époque où elle était sur Livejournal.)

5. Elektra Natchios

Je dirais bien que j’ai un faible pour les héroïnes au destin tragique, mais dans le cas de personnages Marvel, vu qu’il faut occuper un épisode mensuel sur des années, il y a forcément des passages tragiques. Mais Elektra, elle, c’est sa marque de fabrique. Déjà, elle tire son prénom d’une tragédie grecque, une vraie : Electre aide son frère Oreste à venger la mort de leur père, assassiné par leur mère (ou l’amant d’icelle, suivant les versions). Dans le run de Daredevil écrit et dessiné par Frank Miller (un des meilleurs, avant que celui-ci ne vire à la caricature de lui-même), elle est une ancienne petite amie de Matt Murdock, l’avocat aveugle super-héros à ses heures perdues, qu’elle a connu à la fac de droit. C’est la seule personne à qui il avait révélé ses dons à l’époque, en dehors du maître qui lui a enseigné à dépasser sa cécité.

Mais alors qu’ils filent le parfait amour, son père, diplomate grec assassiné par des tueurs à gages, malgré l’intervention de Matt. Elle quitte alors la fac et sort de sa vie. Pour venger son père, elle devient un genre de ninja, formée par la Main (une secte de tueurs). Des années plus tard, devenue une tueuse à gages des plus réputées, elle est engagée par le Caïd (chef de la pègre New-Yorkaise) pour assassiner l’associé de Matt, Foggy Nelson. Elle renonce quand il la reconnaît, mais suite à cet échec, le Caïd la fait exécuter par Bullseye. Elle n’apparaît donc que quelques épisodes dans Daredevil, mais marquera tant les esprits qu’elle sera ressuscitée à plusieurs reprises.

Elle n’a pas de super-pouvoirs à l’origine, seulement des dons de gymnaste de niveau olympique et des capacités de combat dignes d’un film d’arts martiaux. Son arme de prédilection est le Saï (une fourchette géante à deux dents).
Après être apparue sous les traits de Jennifer Garner (alors au top de sa célébrité pour la série Alias) dans le film Daredevil, puis dans un film à son nom, elle est aussi dans la récente série de Netflix. Mais pour moi, c’est pour toujours l’héroïne typée de Frank Miller (qui à l’époque arrivait encore à maîtriser sa tendance au mauvais goût).

4. Illyana Raspoutine (Magik)

Illyana est la petite soeur de Piotr (Peter) Raspoutine, alias Colossus, le X-Man qui se transforme en « acier organique ». A l’origine, elle n’a que 5 ou 6 ans quand son frère de 18 ans est invité par le professeur Xavier à rejoindre les X-Men. Enlevée comme otage par un super-vilain (Arcade), elle séjourne un temps aux USA avec Piotr et les X-Men, dont Kitty Pryde qui adore s’occuper d’elle. Elle est alors kidnappée par Belasco, un démon qui règne sur les Limbes. Elle passe plusieurs années comme son élève dans son royaume, où le temps s’écoule différemment. Il a besoin de pervertir son âme innocente pour créer 5 pierres de sang pour activer un médaillon. Il l’initie donc à la sorcellerie. Une version âgée de Tornade tente de l’initier à la magie blanche pour lutter contre l’influence démoniaque de Belasco, mais elle échoue. A l’âge de 13 ans, le pouvoir de mutante d’Illyana apparaît : elle peut se téléporter dans l’espace et le temps en utilisant des cercles magiques. Cela lui permet de s’enfuir et de rejoindre les X-Men au moment exact où son « moi » enfant a été kidnappé – événements narrés dans le Récit Complet Marvel Belasco.

Au début, elle cache à son frère et aux X-Men ce qui lui est arrivé durant les années passées dans les Limbes. Elle rejoint les Nouveaux Mutants, équipe récemment créée de mutants adolescents, version « light » des X-Men. Elle conserve une épée magique très puissante, et plus tard tuera Belasco, devenant de facto la reine des Limbes, son royaume magique. Elle a aussi une armure étrange qui la protège, mais qui change toute seule.

C’est un personnage ambivalent, mutante et magicienne, d’une part. Adolescente mais ayant vécu plus que beaucoup d’adultes, donc avec un certain recul. Et comme d’autres, elle doit lutter en permanence contre un côté obscur dont elle connaît fort bien l’existence puisqu’il a été encouragé par un vrai démon. Il se manifeste d’ailleurs par une forme semi-démonique qu’elle adopte parfois quand elle doit utiliser beaucoup de ses pouvoirs et notamment son épée : avec cornes, pattes de chèvre et queue fourchue.

Son personnage subira comme les autres de multiples avanies, alors je vous laisse consulter la version anglaise de sa page Wikipedia pour plus de détails…

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Topito des attentats : les 22 phases en cas d’événement terroriste

Et ça continue, encore et encore, c’est que le début, même si je suis pas d’accord.
(l’ordre peut varier)

Phase 1 : apprendre qu’un attentat est en cours.

Phase 2 : actualiser Twitter et les sites d’infos (les chaînes d’info à la télé si on est à la maison) pour savoir ce qui se passe, et si le danger se rapproche.

Phase 3 : prévenir ses proches qu’on est en sécurité et s’enquérir qu’il en est de même pour eux.

Phase 4 : les sites d’infos font du bouche-trou pour assurer le direct, en interviewant passants, experts, toutes personnes qui n’ont rien de pertinent à dire puisqu’on ne sait pas encore bien ce qui se passe.

Phase 5 : quidams en quête de cyber-notoriété et chaînes d’infos avertissent des mouvements des forces de l’ordre et du nombre de personnes prises en otage, mettant en danger les uns et les autres car ils avertissent aussi les terroristes qui suivent les émissions dont ils sont les vedettes. Mais OSEF, bébé, faut informer.

Phase 6 : intervention des forces de l’ordre.

Phase 7 : éparpillage des terroristes.

Phase 8 : débrief sur les sites et chaînes d’infos, toujours dans le flou et le supputatif, vu que les infos précises ne sont pas encore connues.

Phase 9 : premiers tweets et messages FB « Surtout, évitez les amalgames, je crains pour les jours prochains pour mes amis musulmans ». Moi je crains la balle intentionnelle, vu que je passe régulièrement dans le quartier Oberkampf. Chacun ses priorités.

Phase 10 : premiers tweets de bougies / messages / dessins en hommage aux victimes.

Phase 11 : apparition de photos de profil hommage de type Je suis YYYY / drapeau.

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Phase 12 : premiers tweets et messages FB islamophobes. (le fait que ça apparaît bien après la phase 9 est peut-être dû à la nature de mon réseau… perso j’en vois même assez peu à dire vrai)

Phase 13 : premiers tweets et messages FB de moralisateurs « Vous êtes tous des hypocrites / des égoïstes, là vous faites vos pleureuses pour l’attentat à YYYY, mais aucun de vous n’a changé sa photo de profil pour les morts de ZZZZZZ ». Toi non plus ducon.

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Phase 14 : premiers tweets et messages FB d’hommages aux forces de l’ordre.

Phase 15 : réactions des politiques, chacun dans la ligne habituelle de son parti. Autant dire que ça brasse assez de vent pour alimenter la France en électricité éolienne pendant 1 an.

Phase 16 : les vraies infos commencent à sortir.

Phase 17 : comme elles ne suffisent pas à assurer 3h d’antenne quotidienne, le sujet est décliné sous toutes les coutures dans les médias : « Où les terroristes faisaient-ils leurs courses? » – « Jeux vidéos et terrorisme : la montée de la violence » – « Etonnant : la recette de cuisine préférée des terroristes ».

Phase 18 : interviews des rescapés, des familles des victimes, des familles des rescapés, des voisins des familles des rescapés. Si tu postes sur Twitter que ton gamin est traumatisé, attends-toi à être contacté par Canal + ou iTélé pour témoigner. Prépare un oignon pour que ton gamin puisse pleurer à la demande devant la caméra, ça rend mieux.

Phase 19 : interviews des proches et familles des terroristes « je vous jure j’en savais rien, je croyais qu’il était allé en Syrie pour les paysages ». « Wallah c’était un bon garçon, il était pas radicalisé, chien d’infidèle, et fais sortir ta chienne impure de collègue de ma maison! ». C’est comme les tueurs en série, les pédophiles, et les suicidaires : de bons voisins sans histoire.

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Phase 20 : interpellations, voire éparpillations.

Phase 21 : articles tire-larmes sur « la dérive d’une jeunesse en mal de repères à qui la société n’offre aucune perspective ».

Phase 22 : dilution dans le quotidien.

En fait, depuis 2001, entre les bidasses qui se baladent le FAMAS à l’épaule, les explosions récurrentes de valises de chaussettes sales, mars 2012, le plan Vigipirate en dents de scie, les alertes au colis suspect dans les transports, et évidemment janvier 2015, novembre 2015 (j’avais écrit ce texte à l’époque mais pas osé le poster), Bruxelles, etc, c’est devenu une routine. Une routine mortelle, hélas. Un stress de plus dans une ville où (j’en parlais précédemment) on se sent déjà agressé par les autres plus souvent qu’à son tour – mais rarement à la kalachnikov il est vrai, jusqu’à cette année.

Je me sens impuissante à y changer quoi que ce soit, aussi.

Nombreux sont ceux qui parlent (à chaque fois) d’un sentiment d’horreur, qu’un palier de plus a été franchi. Certes.

Mais il fallait que ça arrive à des gens qui étaient potentiellement vos potes pour qu’enfin vous vous sentiez menacés? Parce que Charlie, liquider des gribouilleurs satiristes dont la moitié connaissaient mieux le Coran que les dhihadistes ou que vous, c’est normal? Les clients de l’Hypercacher, après tout c’est des juifs donc c’est normal qu’ils se fassent buter par des islamistes? Je sais pas, je demande. Je me demande pourquoi tant de gens ont toujours l’air de débarquer en pleine stupéfaction. On a beaucoup parlé de « sidération » après novembre 2015, mais on a déjà eu des morts à l’arme lourde à Paris. Les autres, vous les aviez déjà zappés?

Quand le même genre de tarés a pris pour cibles des gamines, au Nigeria ou au Pakistan (cf. Malala Yousafzai) parce qu’elles osent aller à l’école apprendre autre chose que le Coran, vous ne vous êtes pas sentis menacés dans votre mode de vie? Vous pensiez qu’ils allaient s’arrêter à la frontière, comme le nuage radio-actif de Tchernobyl?
Quand des petits cons même pas sortis de l’école primaire tuent pour un regard de travers ou parce qu’ils ont l’impression qu’on leur a manqué de respect, eux qui n’en montrent envers rien ni personne, vous ne vous sentiez pas en danger?

Eh ben vous aviez bien de la chance…

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Ah ben oui mais les pauvres c’est pas leur faute, c’est la faute à la misère et la dérive d’une jeunesse en manque de repères, et au colonialisme de la France.

Non. Ils n’ont pas de conscience politique autre que les 3 slogans dont on leur a bourré le crâne, ces pauvres cons. Ils n’ont pas de conscience tout court, aucun recul, aucune volonté de s’informer par eux-mêmes, ils ne font qu’avaler la propagande qui va flatter leur ego et excuser leur médiocrité.
C’est l’envie de faire chier le monde, l’égoïsme forcené de l’enfance dont ils ne sortent jamais complètement, parce que médias et associations les entretiennent dans leur victimisation et l’idée que s’ils ont des problèmes, c’est forcément à cause de leurs origines.

Tu veux donner un sens à ta vie? Engage-toi dans l’armée, ou la police, ou dans les multiples métiers de la santé, ou dans les ONG. C’est pas le boulot qui manque. Il y a des vies à sauver et à reconstruire.

A mon époque, les ados mal dans leur peau et mal intégrés se contentaient de se suicider, sans essayer de tuer le reste du monde (il y a bien eu la fraction Armée Rouge, mais c’était avant mon époque, je ne suis pas si vieille). Ceux en mal de rébellion se faisaient faire des tatouages sans l’autorisation des parents, ou portaient des vêtements décorés de têtes de mort. Les filles de bonne famille allaient épouser des ouvriers, les enfants de prolos lisaient de la poésie et essayaient de s’arracher à leur condition par l’éducation ou l’argent, ils partaient vivre en hippie faire le tour du monde tester la beuh de tous les pays.
Maintenant pour faire chier sa famille et la société, on se met à porter la burqa ou la barbe, et on fugue en Syrie. En mode tro rebelz de la laife tu ouas.

La débilité profonde des convertiEs m’échappe, en particulier. Il faut vraiment être cruche et n’avoir aucun conscience du monde réel pour ne pas comprendre qu’à partir sans compétence, sans plus-value, dans un pays en guerre, tu vas seulement servir de pute à soldat (et encore, les putes se font payer et ont une liberté relative. Il faut croire que certains, la liberté leur fait peur. Y compris la liberté des autres). Si c’est ton objectif de vie, ma foi, c’est un but comme un autre… Mais j’imagine que ce n’est pas dans cette idée qu’elles partent, dans l’ensemble.

Je préférais les tatouages et les suicides *non accompagnés de bombes*, personnellement. Ca faisait de la peine aux familles, mais à quand même un peu moins qu’avoir donné naissance à un assassin, et ça mettait moins de gens en deuil.

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Comment devient-on fan (2) : Le fan en chambre d’immersion

Etape 2 : Le fan en chambre d’immersion

Après avoir discuté à un concert avec d’autres fans, vous vous rendez compte que faute d’en être informé, vous avez raté un showcase de votre artiste préféré à deux pas de chez vous. Ou bien, personne autour de vous n’étant fan, vous n’avez personne avec qui vous enthousiasmer pour ce nouveau single, ou débattre de l’interprétation à donner à telle scène clé de la série en cours.

anim sad anna

A écouter les fans parler de leur cercle d’amis-de-fandom, on retrouve souvent ce sentiment de manque d’interlocuteurs dans la vie de tous les jours pour partager cette passion-là, même s’ils ont par ailleurs famille, amis etc. Le sentiment est d’autant plus fort que le groupe, la série ou le genre est peu connu, et qu’on ne trouve donc ni son quota d’information dans les médias traditionnels, ni de gens qui connaissent le sujet (ou ne le jugent pas sévèrement…) dans l’entourage proche.

Ce n’est pas un hasard si les premiers à s’être emparés d’Internet comme outil de communication étaient les jeunes passionnés de science-fiction, de manga et de culture populaire dite « de genre » : outre qu’ils étaient souvent eux-mêmes déjà familiers de l’ordinateur dès les années 80, avant même l’arrivée du « World Wide Web » (que plus personne n’appelle ainsi), et en âge d’être à l’université où ils disposaient d’un accès au réseau avant sa démocratisation, leurs sujets de prédilection étaient peu couverts par les médias traditionnels. Quand ils l’étaient, c’était le plus souvent pour les réduire à un facteur aggravant dans un cas de folie meurtrière, ou alerter sur les dangers de ces étranges passe-temps. Se regrouper en clubs puis en réseaux a donc été le moyen pour eux de s’organiser et de se faire entendre.

Become friends with people who aren't your age

Plus souvent, vous êtes trop impatient de savoir ce qui se passe après le cliffhanger de fin de saison (le rebondissement à suspense, par exemple qui a tiré sur J.R. dans Dallas?) pour attendre la diffusion de la saison suivante en version française à la télé. Il arrive aussi, pour les séries télévisées, qu’elles soient diffusées comme bouche-trou sans souci de l’ordre des épisodes, ou avec des scènes tronquées pour ne pas heurter le public susceptible d’être devant son écran à l’heure de diffusion. Donc vous vous la procurez en version originale par internet (ouh que c’est vilain! Bon, vous avez pu l’acheter en DVD à l’étranger aussi… vu le délai de diffusion de la version française).

Vous décidez donc de vous tenir mieux au courant, pour éviter de rater de nouvelles occasions, et pouvoir discuter avec d’autres fans. Les médias traditionnels sont par trop en retard, du fait des délais de publication, et condamnés par leur généralisme à ne pas parler de tout, et notamment pas de ce qui vous intéresse.

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Vous voilà donc en quête d’informations, que vous trouverez sans doute dans la bibliothèque d’Alexandrie du nouveau millénaire : Internet. Des forums de fans, il y en a sur quasiment tous les sujets, plus ou moins actifs évidemment. Maintenant, ils sont plus souvent remplacés par des communautés Facebook. Le web n’étant plus seulement parcouru par les universitaires, les étudiants et les informaticiens, tout le monde peut maintenant ouvrir un forum ou une communauté gratuitement, en quelques clics, sur n’importe quel centre d’intérêt.

La difficulté consiste plutôt à le faire connaître – et, de l’autre côté, à le dénicher. Mais si le sujet porte un nom qui ne prête pas à ambiguïté dans un outil de recherche (… non mais franchement, qui a cogité « Tokio Hotel »? Sans l’orthographe allemande – et même avec -, et les idéogrammes japonais, vous savez combien de fois je suis tombée sur des sites d’hôtellerie nippone?…), les fans le trouveront d’autant plus facilement que le sujet sera méconnu, paradoxalement. Pour les sujets très en vogue, au contraire, il est dur de faire son trou, et pour les fans, difficile de trouver un site de référence, bien mis à jour. La pléthore d’offres éclate le public potentiel, qui se répartit suivant d’autres affinités : niveau d’écriture, âge (ou maturité, celle-ci n’étant pas toujours liée à l’âge), angle d’intérêt pour le sujet… La difficulté alors n’est pas de trouver un forum, mais d’en trouver un qui vous corresponde, et qui soit mis à jour avec toutes les informations qui vous seront utiles.

Une fois trouvé ce site, vous commencez en lisant les échanges des autres fans, les avis, et vous découvrez un monde inconnu. Au début, vous êtes sûrement surpris, voire effaré, par le degré d’implication que tout cela suppose. Aller à quelques concerts, passe encore, mais à plusieurs de la même tournée? Est-ce qu’on ne s’éloigne pas de la musique pour virer à l’obsession? Connaître le nom du chauffeur, l’âge du chien et les métiers de tout le staff, n’est-ce pas démesuré? Ne faut-il pas être un tantinet obsessionnel pour se souvenir des noms de tous les acteurs jouant les seconds rôles dans votre série fétiche, quand vous-même avez bien du mal à retenir les noms des personnages principaux?

Si vous vous égarez dans la partie fan-fiction, les histoires écrites sur les personnages de fiction ou même sur les acteurs sont parfois très loin du bon goût… Quant à aller attendre à la sortie des salles de concerts ou pire, devant les hôtels, non merci. C’est manquer de respect aux artistes de les déranger ainsi, à la limite du harcèlement. Et puis vous avez trop d’amour-propre pour ça.

(à suivre…)