Mes aventures de fan : je suis l’éloquence faite femme (ou pas)

J’ai un petit défaut: j’ai beaucoup d’amour propre et je refuse de m’abaisser à des manoeuvres faciles pour me faire remarquer. Voire même aux habituels ronds de jambe destinés à mettre du liant dans les relations sociales artificielles comme celles entre artistes et fans.

Résultat : vif succès, on ne me remarque pas du tout… Ou alors pas en bien.

Pour preuve de mon handicap, ci-dessous un récit de mon fabuleux échange avec le batteur après le concert d’un artiste dont je tairais le nom.

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Je reste à l’affût pendant que la poétesse lui tient le crachoir (une fan qui, elle, fait ce qu’il faut pour se faire connaître d’un groupe : poster régulièrement des commentaires lyriques sur leurs pages Facebook,  avec une photo d’elle en avatar. Comme ça, quand ils signent des autographes à la sortie, comme ce soir là, ils savent que c’est une fan assidue).

Elle finit par poliment me laisser sa place.
Le batteur se tourne vers moi avec un sourire. Gros blanc dans ma tête, je lui tends la main en disant bonjour.
Il la serre en répondant bonjour, mais apparemment, vu son ton et son air perplexe, ce n’est pas vraiment le salut habituel dans ces circonstances.
Du coup, je dis « Ca se voit que je ne sais absolument pas me comporter dans ce cadre, même si j’ai un peu l’habitude? ».
Lui « Comment ça? ».
– Ben, après le concert, tout ça ».
– Oh ben c’est pas grave ».
Moi, essayant de combler la conversation « Du coup on va faire dans le classique, hein, avant que je dise d’autres conneries. Si vous pouviez me signer ceci, merci », en lui tendant mon billet avec un feutre.

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Il signe en dessinant une batterie, sa petite touche perso.
Moi « Ah si, j’avais un truc à vous demander : vous avez changé la rythmique, non?
– Comment ça? ».
– Il m’a semblé que le son était plus musclé qu’avant.
– On a changé les orchestrations, oui. C’était pas bien?
– Si si, mais comme on était à côté des baffles, on a bien senti que c’était plus costaud qu’à [nom de la salle du dernier concert d’eux que j’avais vu]… »
Il répond : « Ah mais faut jamais se mettre à côté des baffles »
Je me retiens de dire « Ben je me mets là où je peux voir et prendre des photos », parce que je pense que c’est un truc qu’un musicien regarderait de travers.

Mais perso, si c’est pour avoir juste le son, je ne vois pas l’intérêt de se fader un concert, autant écouter un bon live. Et j’évite aussi de dire qu’en fait, le son ainsi boosté était désagréable à mes oreilles, et que les bouchons de concert ne le filtraient pas bien non plus, donc c’était soit bof parce que trop écrasé, soit bof parce que déformé par les écouteurs.

Je sors une banalité, je remercie et je laisse ma place.

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Bon ben… C’est pas comme ça que je vais devenir leur pote.

Les conversations sur le beau temps, ça n’a jamais été mon fort. Je n’aime pas non plus répéter des platitudes, j’ai l’impression de perdre mon temps et de leur faire perdre le leur. Si c’est pour dire comme les 50 avant moi « Merci c’était super », enfin je le fais, mais là même si j’avais dit ça, ça n’aurait pris que 5 secondes, et il était planté devant moi comme pour une longue discussion. Je sentais venir le silence inconfortable de toute façon…

Quelque part, je me demande ce que la poétesse pouvait bien trouver à leur dire. Déjà elle parlait de les revoir sur un festival. Ce qui fait toujours un peu « Aimez-moi aimez-moiiii, je suis une cliente régulière! ». Et rien que comparer le son entre leurs deux prestations, c’était le max que je pouvais prononcer dans ce sens, j’ai dû me forcer un peu.

Aventures animalières (1) : harcèlement de rue en 5 actes

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Toute ressemblance avec des personnes réelles existant ou ayant existé n’est hélas pas du tout une coïncidence. Enfin, quand je dis « personne »… la méthode étant à la portée du pigeon, je m’avance un peu.

A chaque fois que je vois que je vois un gars rouler des mécaniques, je pense à la parade du pigeon, qui gonfle le torse (et les plumes).

Lundi Mon Tag : Le Questionnaire de Marcel Proust

Alors moi, je sors couverte, je prends des parapluies pour éviter les giboulées de lancer fumier, mais rien n’y fait, June m’a encore taggée. Cette fois avec un grand classique :

Le Questionnaire de Marcel Proust.

Et il est LONG, en plus! (comme du Proust, quoi). Bon ben c’est parti…

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Ton principal trait de caractère : indépendante.

La qualité que je désire chez un homme : une tête bien faite. Ce n’est pas une question d’études, c’est un équilibre entre curiosité, raison et morale.

La qualité que je préfère chez une femme : la même chose.

Ce que je préfère chez mes amis : leur enthousiasme à être aussi barrés que moi, et leur tolérance quand nos folies divergent.

Mon principal défaut : La procrastination. (Ça fait combien de temps que June m’a taggée déjà ?…). Et la tendance à me disperser, qui va de pair puisque j’ai toujours 200 projets/idées « en cours » et très peu de finies…

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Mon occupation préférée : ça change régulièrement. C’est que quand je suis occupée, pour reprendre l’expression de June « Mon cerveau arrête de faire des bulles dans tous les sens et ça c’est bien ». Comme en plus mon cerveau s’ennuie facilement, il faut lui changer régulièrement le « fond d’écran » qui l’empêche de virer à la névrose. En ce moment, c’est la chasse au Pokemon.

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Mon rêve de bonheur : je vais m’inspirer de June et The Cosmic Sam en changeant la ville et quelques détails : une maison assez proche de Paris pour y retourner quand il s’y passe des trucs, avec un joli bureau et la possibilité de vivre en ne faisant pas grand-chose (non parce que même l’écriture, pour en vivre, ça deviendrait plein de contraintes et donc ce ne serait plus un plaisir). Avec de la place pour des chats. Plein de chats. Des tas et des tas de chats.

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Art by Kangel on Deviant Art and Tumblr

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Only the Fox God Knows news (1) : Kyodai FOX Festival

Only the Fox God Knows, c’est la formule consacrée par laquelle répondent les filles de Babymetal lorsqu’on leur pose des questions auquel elles n’ont pas de réponse -ou pas le droit de répondre.

Alors Only the Fox God Knows News, c’est un nouveau rendez-vous mensuel (on va essayer) pour parler de l’actu et des projets de Babymetal, et, comme on est un peu en manque, du merchandising à l’effigie du renard sans lien avec Babymetal.

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Des nouvelles de Babymetal

Après avoir assuré la première partie des Red Hot Chili Peppers (oui, encore) sur une partie de leur tournée US en avril, les filles et le Kami Band ont également assuré celle de plusieurs concerts de Korn en juin. Entre les deux, elles ont eu leur propre show en groupe principal au Palladium, à Los Angeles. Et en fin de tournée, une participation au festival Kisw Pain In The Grass.

Yui et Moa, les benjamines, ont toutes les deux fêté leur 18e anniversaire, à quelques semaines d’écart. (Faut que j’arrête de suivre des fandoms qui me font dire « Mes bébés sont devenus grands! » avec une petite larme). Il va falloir songer à changer le nom du groupe en Ladymetal, Koba-Metal.

Le 1er avril dernier (le Fox Day), Babymetal a annoncé la tenue du « The ONE Big 5 » Festival du Renard cet été : 9 dates entre Tokyo, Nagoya et Osaka, avec des conditions d’admission différentes : un concert pour les hommes, un autre pour les femmes, un dans lequel les gradins sont réservés aux fans en âge d’aller au collège et aux « Silver Fox » (les fans de plus de 60 ans), et un pour les collégiens et lycéens (entre 10 et 19 ans). Les autres sont ouverts à tous, mais avec un dress code demandant de se peinturlurer le visage en blanc.

Ces dates ont récemment été annoncées complètes.

Cet été, elles seront aussi présentes aux deux dates du Summer Sonic Festival :

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Le Kyodai FOX Festival d’automne

A la fin du mois de mai, le site officiel a donc annoncé un mini festival d’automne, le Kyodai Fox Festival : 2 dates fin septembre à la Saitama Super Arena, une grande salle d’environ 40 000 places en banlieue de Tokyo, et 2 autres mi-octobre au Castle Hall d’Osaka.

Moi qui trouvait les réservations compliquées avec Gérard Drouot Productions, c’est un autre type de pression pour ce genre de concert (d’après les copines fans de musique nippone, c’est assez courant là-bas). Ca se passe en 4 phases :
– 1e phase : pendant 2 semaines, pré-réservation, réservée aux membres de ce qu’ils ne veulent pas en appeler un fanclub mais qui en est un, The One. Pour les billets en fosse, demande limitée à un billet par membre. Pour les gradins, 2 billets par personne (le « plus un » peut donc être un païen).
– 2e phase : après tirage au sort parmi les demandes, qu’on suppose plus nombreuses que les places disponibles, le site enverra aux heureux gagnants la confirmation des places.
– 3e phase : les gagnants paient leurs billets.
– 4e phase : s’il reste des billets, ouverture de la billetterie standard, pour les incroyants.

… Eh ben c’est pas gagné cette histoire… surtout en japonais.

Mais bon, au moins, on est averti des dates et de la mise en vente plusieurs jours à l’avance. De quoi se renseigner sur les tarifs des voyages, les salles, la faisabilité, voire qui d’autre serait intéressé. On n’est pas condamné à avoir de mauvaises places ou pas de places du tout si on ne peut pas être devant son ordi à l’ouverture de la billetterie, en pleine semaine aux heures de bureau. On ne perd pas une matinée à tenter d’atteindre la page de paiement tout en SMS-ant frénétiquement les copines pour savoir si c’est ok de prendre des billets gradin parce que la fosse est déjà sold out. Et on ne perd pas 6 mois d’espérance de vie à force de crise de nerfs sur un site buggé.

Et sinon et ça n’a rien à voir, avez-vous des conseils sur ce qu’il ne faut surtout pas rater dans la région d’Osaka?…

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Merchandising

Plus facile et moins onéreux : le Renard continue à se répandre parmi nous.

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Trophées de renard en papier par Agent Paper , fabricant et distributeur d’objets de décoration en papier éco-responsable.

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Sur le site Cmachambre (mais en fait j’en ai vu à la librairie MK2 de la Villette), ils vendent des boîtes en plastique gigogne à motifs d’animaux (dont le renard).  Ainsi que tout un tas d’autres accessoires pour enfants à l’image de Rusty le Renard.

Pylones continue sa collection de gadgets au motif de goupil avec… une planche à découper.

Café Musée : le Kaffee Bar du Ludwig Forum, Aix-la-Chapelle 

Le Ludwig Forum

Le Ludwig Forum est un musée d’art moderne installé dans une ancienne usine de parapluies, à 10 mn du centre historique d’Aix-la-Chapelle. Cela donne un cachet particulier au lieu, entièrement rénové et repeint en blanc mais conservant quelques poutrelles et verrières d’origine. En outre, son architecture interne biscornue offre à la fois grands espaces pour les oeuvres monumentales, et petits pour les projections de diapos de street art.

Tout comme le musée Suermondt-Ludwig, il est principalement fondé autour d’un legs des époux Ludwig, Peter et Irene. A ce sujet, lire l’intéressant article du magazine anglais The Independant à l’occasion du décès de Peter Ludwig.

 A ce moment, trois petites expositions  temporaires se disputaient l’espace en plus des oeuvres permanentes :

Pop art et hyper-réalisme : patchwork de ces deux styles, avec des oeuvres d’artistes mondialement connus comme Andy Warhol (avec un portrait triple de Peter Ludwig), Jeff Koons (que personnellement je considère comme un des plus grands escrocs du milieu, mais bon…), Roy Lichtenstein et d’autres moins connus mais plus intéressants à mes yeux.

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Interieur et Exterieur : (in Französich in der Text) sélection d’oeuvres représentant des extérieurs et des intérieurs dans différents mediums. (je crois que j’ai mélangé les 2 ci-dessus)

photos d’Armin Linke : peut-être la plus surprenante, car Armin Linke est moins un photographe d’art qu’un photo journaliste, il me semble. De sa longue carrière, des scientifiques, journalistes et artistes ont choisi des clichés exposés ici en grand format, et on peut écouter des interviews (en anglais) où ils expliquent leurs choix. Piste de ski couverte du Ski Dome de Tokyo au Japon (détruite depuis et remplacée par un IKEA…), salle des marchés de BNP Paribas, campement du mouvement Occupy Wall Street, ancien hangar à Zeppelin dont le dôme sera reconverti en centre de loisirs, musée d’histoire naturelle… le spectre est large.

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Hangar à Zeppelin, Berlin, par Armin Linke

Der Kaffee Bar

Le café du musée se trouve juste après l’entrée. Il partage son espace avec la boutique et un coin pour les enfants avec des jeux. La boutique vend, outre les habituelles cartes postales et des gadgets comme le mug groin de cochon, des objets de design innovants exposés au dernier étage. La petite table en bois qui s’attache sans vis ni fixation à un poteau m’a bluffée. Elle est issue d’un partenariat du musée avec des étudiants en design, dont on voit les résultats au dernier étage (notamment les lampes molles présentées en tête d’article).

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Peu de choix à la carte, en dehors des traditionnels Kaffe/Kuchen, mais ça dépanne dans un quartier un peu éloigné du centre et pauvre en offres culinaires. De surcroît, les prix sont très raisonnables – cf la carte. Le mobilier, à base de bois recyclé, peut être acheté – mais sans doute pas quand on vient de loin… Et en prime et sans supplément, on vous fait une petite tête de bonhomme en cacao sur votre cappuccino. Joie.

Informations pratiques
Ludwig Forum Aachen – art contemporain
Jülicher Strasse, 97-109
Horaires :
Du mardi au dimanche : 10–17h
Nocturne le jeudi : 10–20h
Fermé le lundi
Tarif : 6 Eur
Il existe une carte pour visiter 6 musées de la ville pour 14 Eur sur une durée de 6 mois, la Six for Six- Karte. Permet l’accès aux musées municipaux : Centre Charlemagne, Couven-Museum, Internationales Zeitungsmuseum, Suermondt-Ludwig Museum, Ludwig Forum et Hôtel de Ville.

Fandom : Tokio Hotel Sekunde : 14-07-2007 – 14-07-2017

Pour profiter à fond d’un fandom et se sentir vraiment fan, il faut la conjonction de plusieurs facteurs :

1) un objet. Un groupe de musique, une série de romans ou une série télévisée, peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.

2) du temps. Pour non seulement écouter les albums, ou visionner ou lire l’objet, mais aussi pour se tenir au courant des nouveautés, entretenir la flamme. Cf le Renard du Petit Prince.

3) last but not least, d’autres fans et un lieu d’échange (réel ou virtuel) pour partager : les infos, certes, mais aussi les moments d’enthousiasme (« tu as vu, le nouveau [titre, single, épisode…] sort demain ! »), les déprimes post-tournée/fin de saison (« c’est quand la prochaine?…😭 »), les débats entre spécialistes…

Bref, pouvoir se monter le bourrichon (spécial dédicace à mes consoeurs fans de mots surannés) à plusieurs, au lieu de ne rencontrer qu’un silence poli, au mieux, ou des railleries, le plus souvent, quand on parle de notre fandom à des « mundanes » (des moldus de la geekery. Les gens sans passion, quoi).

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Le forum TH Sekunde (TH pour Tokio Hotel, Sekunde en référence à Leb die Sekunde, un de leurs premiers titres), c’était ça pour ses membres fans de Tokio Hotel, les Sekundiennes.

La fondation du forum est originale, et en soi un bel exemple de ce que des fans peuvent faire ensemble en peu de temps quand ils s’unissent…

Fondation de TH Sekunde : du fo’ off au fo’ bis…

A l’époque, avant THS, en 2006 2007, il y avait certes une pelletée de forums de fans, et puis il y avait « le fo’ off », comprenez le forum officiel.

Un forum tenu par un certain Yannick. Et qui, je ne sais comment ni quand, avait obtenu de la maison de disques Universal d’être appointé le forum français officiel. Cela lui valut quelques concours pour gagner des places de concert, des rencontres, etc. Qui, bien sûr, étaient équitablement répartis entre… les membres de l’équipe de modération.

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Auto-édition en questions (2) : Megane Lopez (Comme un battement de coeur, Le voyage des élus)

On se retrouve pour le 2e opus de ce rendez-vous qui doit devenir mensuel. Aujourd’hui, c’est une jeune auteur de 23 ans, Megane Lopez, qui a répondu à mes questions sur son expérience de l’auto-édition.

Et là je me demande : mais qu’ai-je fait de ma vie? (j’ai « un peu plus » de 23 ans on va dire, et toujours rien de publié… même pas auto-édité).

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L’AUTEUR

1) Peux-tu te présenter en tant qu’auteur?

Bonjour, je m’appelle Megane Lopez, j’ai vingt-trois ans et j’aime écriture plus que tout au monde, c’est ma passion.

2) Publies-tu sous ton vrai nom? (tu n’es pas obligée de donner le vrai si c’est le cas)

Je publie effectivement sous mon vrai nom mais j’emploie également un nom de plume, Sam Olzy, pour certains de mes livres.

3) As-tu aussi été éditée dans le circuit traditionnel?

Non je n’ai pas été éditée.

 

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Luah, la mascotte du blog de Megane

LES OEUVRES

1) Quelles sont tes œuvres auto-éditées?

J’ai publié deux œuvres en auto-édition :

Comme un battement de cœur

Voici le synopsis : Lena se rend à une fête dans un entrepôt de la ville. Le lendemain matin, son appartement est occupé par une jeune fille qui lui ressemble étrangement. Cette mauvaise surprise devient un véritable cauchemar lorsque plus personne ne la reconnaît. Entre réalité et fiction, son esprit va devoir repousser les limites de l’entendement. Parviendra-t-elle à lever le voile sur ce mystère ?

Le voyage des élus : sous les étoiles de Laponie

Voici le synopsis : Dans la province de Laponie, Elléa, une petite fille du peuple sàmi admire les aurores boréales avec son ami Nils, un renne un peu particulier. Guidés par les forces et les esprits mystiques de la nature, ils vont connaître ensemble la plus grande aventure de leur vie. Elle leur permettra d’atteindre le village du Père Noël et de percer les mystères des terres sacrées. Leur voyage extraordinaire va les mener au-delà de leur imagination et bien plus encore…

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Gourmandise : Oni Coffee Shop (10e arrondissement)

Dans ce bout de boulevard Saint-Martin en cours de gentrification (en clair mais toujours pas français : ça se boboïse à vue d’oeil) mais dont la métamorphose n’est pas encore achevée, ce salon de thé au nom de démon japonais m’a tendu une chaise au milieu d’une chasse au pokemon un jour de cagnard (oui j’ai habité dans le Sud. Pour les septentrionaux, j’ai mis la traduction en lien – définition 6).
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J’ai bien fait. Bon, le service des boissons dans des bocaux, je sais que c’est tendance mais ça m’horripile. Le buvant n’est pas confortable (quand il existe) et j’ai l’impression de boire dans un bocal de cornichons. Mais passons sur ce désagrément : le iced latte est bien rafraîchissant. Pour l’accompagner, une tranche de chiffon cake citron vert saupoudré de noix de coco. Très léger, c’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim.
En dehors de ça, malgré le nom d’origine nippone, l’inspiration culinaire lorgne plutôt du côté des USA, avec carrot cake, banana bread et muffins, entre autres. Les sablés  « leopard » sont plus rigolos à regarder qu’intéressants à manger. Les muffins citron sont parsemés de citron confit.
La salle est sympathique avec une déco , le service aussi – bien qu’il vaille mieux ne pas être pressé -, et les prix doux (l’inflation bobo n’a point trop encore gagné le quartier). En plus, il y a une terrasse surélevée par rapport à la rue, ce qui atténue les nuisances de circulation.
Et si vous culpabilisez d’avoir craqué sur le brownie meringué, prenez donc rendez-vous « next door » au N°8 du boulevard : le Wild Pole Studio est un cours de pole dance tenu par deux nanas, Anna et Elodie. Je n’ai pas testé, je me fais déjà mal au dos en restant assise, mais avis aux amateurs!
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Informations pratiques
Oni Coffee Shop
10 Boulevard Saint-Martin
(M) République / Strasbourg Saint-Denis
Horaires :
du mardi au samedi : 8h00 – 20h00
dimanche : 9h00 – 20h00

J’apprends l’allemand (3)* : l’appli Duolingo

L’application

N’ayant pu me réinscrire aux cours d’allemand de la mairie de Paris pour cause de planning et situation géographique inappropriée, et étant passée d’un Windows Phone à un Android, j’ai enfin pu télécharger il y a quelques mois une méthode de langues pas trop approximative.
Duolingo, donc, que je n’ai sans doute pas besoin de présenter. Ils proposent des cours dans un large éventail de langues  (même si certaines n’existent qu’avec une  traduction en anglais). Certes, on ne peut réviser que du vocabulaire, il n’y a pas de leçon de grammaire. Mais comme je vous l’ai expliqué dans le 1er épisode, ce n’est pas un problème pour moi, vu que j’ai déjà des bases et que c’est surtout le vocabulaire qui me fait défaut pour pratiquer l’immersion.
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Je dois avoir pareil en swahili…

L’application commence par un assez long test de niveau. Elle vous propose d’en publier le résultat sur votre profil LinkedIn, mais vu que le mien semble buggé (ci-dessus), je me suis abstenue.
Une fois cela fait, vous arrivez à l’écran de progression, où les leçons dont, d’après le test, vous maîtrisez le contenu, sont déjà validées (en jaune). Et là, je vois qu’ils me gratifient de 41% de maîtrise, ce qui, après 5 ans de cours dans mon cursus scolaire, 1 de cours du soir, plus 10 ans d’écoute de Tokio Hotel et environ 10 (brefs, certes) séjours en Allemagne, est plus rassurant.
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Chaque palier est divisé en petits modules de questions réponses, plusieurs par thème. Il faut soit taper ce qu’on a entendu (en allemand donc), ou la traduction, ou sélectionner les mots dans ceux figurés en bas de l’écran. Il y a donc une part de reconnaissance orale. L’application teste aussi votre prononciation, mais on peut désactiver cette partie. Ce que j’ai fait parce que 1) je ne pense pas avoir besoin de travailler ma prononciation et 2) je révise généralement devant mon petit déjeuner ou au déjeuner, la bouche pleine.
La régularité étant la clé de l’acquisition, l’application vous propose plusieurs durées d’exercices quotidien. A vous de choisir celui qui vous convient. Ils recommandent « sérieux », 30 XP par jour, ce qui correspond grosso modo à 3 exercices de 5mn. Vous pouvez aussi faire en sorte que l’appli vous envoie un rappel quotidien à une certaine heure si vous n’avez pas encore rempli votre objectif quotidien. Evidemment, vous pouvez toujours réaliser plus d’exercices que le minimum que vous vous êtes fixé.
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Une phrase pas facile à caser en Allemagne.

Attention : une fois validés, les modules perdent parfois en « force » au fil du temps, et vous devez les repasser régulièrement sur vos points faibles.

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Mes aventures de fan : la chasse au Kaulitz (revient au galop)

Pourtant, cela fait plusieurs fois que, le vent des fandoms tournant, je n’avais pas réellement cherché à voir Bill Kaulitz avec ou sans ses compères lors de leurs derniers séjours à Paris. Trop d’efforts, pas le temps, pas assez de motivation.

Mais le fandom est un hobby. Un hobby pour lequel, comme beaucoup d’activités de loisirs, on est plus assidu quand on peut le pratiquer à plusieurs. Effet d’entraînement, etc.

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Or donc, mercredi 21 juin, le Landernau Tokiohotelien s’agite : Bill Kaulitz, chanteur du groupe, a posté sur son Instagram une story de son arrivée à Paris avec le hashtag Paris Fashion Week. Renseignements pris, la PFW « mode masculine » se tient en effet du 21 au 26 juin. Si Bill multiplie les tenues bizarres sur et hors scène, ce n’est pas juste par admiration pour David Bowie, mais aussi parce qu’il aimerait bien faire son trou dans la mode. D’où la tendance « blogueuse mode » de son Instagram, à coup de « hashtag Dior » et de « merci Buffalo » quand des marques lui font des cadeaux. Cirage de pompes à tous les étages.

Et voilà comment, malgré mon peu d’intérêt pour ces pratiques et le blogging sponsorisé, je me retrouve à quand même être au courant des us et coutumes du milieu. Bon, comme je le disais, les fandoms, ça sert aussi à apprendre des choses… Y compris des choses pour lesquelles on ne se passionnerait pas sinon. C’est de la culture générale, c’est toujours bon à prendre.

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Bill à la Paris Fashion Week

Chassera, chassera pas?

Ce coup-ci, canicule aidant, j’erre bien un peu le jeudi soir après le travail dans les beaux quartiers que je traverse normalement en métro pour rentrer chez moi. Mais c’est autant pour chasser le Pokemon ou l’Emma Watson. (En effet, celle-ci, le même jour, joue les Book Fairies pour l’association du même nom en semant dans Paris des exemplaires de la Servante Écarlate, roman uchronique visionnaire et glaçant où les rares femmes encore fertiles sont asservies pour servir de pondeuses aux puissants. Tout le monde ne peut pas se satisfaire de faire le kéké à des défilés de mode. Bref.) Lire la suite