Once Upon a Time in Shaolin… Disponible à la vente dans 88 ans…

fjva:

Une idée novatrice de… marketing? Je ne sais pas si on peut encore parler de marketing à ce stade. Un concept en tout cas.

Originally posted on ZanyBao:

Le nouvel album du Wu-Tang Clan existe en un seul exemplaire (vendu aux z’enchères…).

31 titres…

« Au bout de cette durée, le copyright, qui comprend les droits de diffusion publique et de commercialisation, sera automatiquement transféré au propriétaire de l’œuvre. Il pourra alors choisir de le diffuser ou non », explique Cilvaringz, le producteur de l’album.

Rendez-vous dans presque cent ans…

88…

(source)

Je vous z’en reparle dans 88 ans, en 2103…

Si ZanyBao existe encore… Si internet existe encore… Si WordPress.com existe encore…

Il y a tellement de « si » que j’en conclus que le futur est incertain…

Vous ne croyez pas que je vous z’en reparle en 2103, le 02 janvier 2103 à 0h01 exactement…

OK !!

Je vous prouve le contraire avec cette capture écran du tableau de bord de ZanyBao que je viens d’effectuer :

Et là, une fois de plus, vous n’êtes pas calmé ?

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Nostalgeek (3) : les geeks contre-attaquent

Paradoxalement, c’est quand ce qu’on a appelé brièvement la japanimation s’est vue censurée et attaquée de toute part que les amateurs ont commencé à vouloir la défendre, et à se fournir directement à la source pour éviter les intermédiaires indélicats. Les plus âgés, fortunés et/ou débrouillards des fans se sont donc lancés à la découverte des mangas en version originale, soit en allant les acheter sur place au Japon, soit en passant par les librairies spécialisées. A Paris, il y avait déjà une librairie japonaise pour les expatriés et les touristes en vadrouille, Junkudo, rue des Pyramides. Les non-japonais purent y faire leurs premières emplettes. Il y avait également Tonkam, qui avant de devenir un éditeur, était une librairie de manga rue Keller (devenue, depuis, la rue des fanas du cosplay).

Certes, il fallait se mettre à l’étude de la langue japonaise pour espérer comprendre un minimum ce qui se passait, mais même ceux qui n’avaient pas accès à des cours de japonais dans leurs lycées et universités s’y sont mis, un dictionnaire dans une main et un décrypteur de kanjis – les idéogrammes – dans l’autre. Imaginez, on n’avait pas encore Google Translate ni les sites de traduction / scanlation à l’époque. Ni de moyen de trouver de l’aide facilement sur Internet en contactant des Japonais ou des gens comprenant la langue via email.

Oui, je faisais des jaquettes à la mimine pour mes VHS pirates...

Oui, je faisais des jaquettes à la mimine pour mes VHS pirates…

Mais on se débrouillait quand même… plus ou moins bien. Il y a d’ailleurs des mangas que j’ai préférés avant de pouvoir lire la version française, qui ne permettait plus de se faire d’illusions sur la niaiserie des dialogues. Parfois, l’histoire qu’on s’inventait d’après les jolies images était mieux que la vraie.

Assez vite, des boutiques de comics ou de bande dessinées franco-belges se diversifièrent pour capter ce nouveau public – parfois le même. Mais pas toutes, car certains puristes voyaient d’un très mauvais oeil ces bandes dessinées de petit format, même pas en couleur, produites en grande quantité en feuilleton (en moyenne 15 à 20 pages par mois, comme les comics, là où la moyenne de production franco-belge était plutôt d’un album de 60 pages par an pour les auteurs prolifiques), au graphisme souvent confus et très éloigné de la ligne claire. A tel point que lors des premiers Comics Expo, il fallait séparer la partie BD du reste, les vendeurs de BD refusant de se mélanger au monde manga… (bien mal leur en a pris : il y avait nettement plus de monde et de transactions côté manga que dans leurs allées poussiéreuses).
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Café Musée : le Café du Palais, Musée des Beaux-Arts de Lille

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Le Palais des Beaux Arts de Lille a la réputation d’être un des musées a la collection la plus riche hors de Paris. Je ne les ai pas encore tous vus, mais le fait est qu’il ne manque pas d’attraits. Comptez trois heures de visite pour les trois niveaux, et encore, quand il n’y a pas d’exposition temporaire. (celle sur Sésostris III avait fermé ses portes quelques semaines auparavant).

Logique, donc, qu’ils aient prévu un café proposant également de la restauration rapide. Ca fait un petit break bienvenu entre deux étages.

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Le Café du Palais est installé dans un angle de l’atrium central, qui offre une vue sur la galerie du premier étage tout autour. L’espace central est curieusement dégagé… Je me demande si c’est toujours le cas, ou s’il est réservé ainsi pour des occasions particulières, parce que ce serait un bel écrin pour de grandes statues. Pour tout dire je l’ai trouvé un peu vide. Enfin du coup, le café est calme.

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Cinéma : Kingsman : un film avec la manière

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Ça commence très très bien. Par un générique très inventif sur fond du Money for Nothing des Dire Straits (qui signifie quelque chose comme « dans la dèche », incidemment), avec l’attaque dans les années 90 d’une forteresse au Moyen Orient par un commando très stylé. Autant dire que pour moi, c’était emballé dès l’intro de la musique.

Le reste ne m’a pas déçu. Certes, le coup du jeune homme un peu rebelle et largué mais avec un bon fond, pris en main par un (pas si) vieux briscard pour devenir, ici, un espion, et qui devient un crack, on l’a vu 100 fois. Mais ce qui compte, c’est l’exécution. Comme le dit le personnage de Colin Firth, aristocrate espion, « Manners maketh man », les manières font l’homme, et la manière fait le film.

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Et la manière, le film l’a, oh oui. Décalé mais bien construit, brillant et drôle, il réussit ce délicat mélange des genres d’une comédie d’action bien ficelée, avec des personnages caricaturaux mais attachants. L’espion dandy, le prolo englué par son milieu, le méchant mégalo (Samuel L. Jackson zozotant), l’aristocrate snob… Bien sûr, le film joue des références aux autres films d’espion. Le méchant a une acolyte / exécutrice aux armes redoutables que je vous laisse découvrir, qui l’apparentent à une super vilaine (Sophia Boutella).

Le héros, Eggsy (joué par Taron Egerton, plus ou moins inconnu avant ça), est plutôt insignifiant au début, mais gagne en présence au fil de son apprentissage. A la fin, il m’a rappelé le charme canaille du Leonardo DiCaprio d’il y a 10 ans. Et ce n’est pas la princesse Tilde de Suède qui va me contredire… (dans le film)

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Les seconds rôles (Merlin, Roxy…) sont tous impeccables. N’étant pas au courant de sa présence, j’ai reconnu avec surprise Mark Hamill, alias Luke Skywalker de la Guerre des Étoiles. Avec surprise et un peu d’appréhension, à l’idée qu’il va jouer dans les prochains films de la franchise. Parce que j’étais plutôt une Lukette qu’une Hanette (so sue me : j’ai découvert la série par le Retour du Jedi, que Han commence à l’état de décoration d’intérieur alors que Luke est un Jedi confirmé et plus un paltoquet aux oreilles pleines du sable de Tatooine). Et qu’il a bien morflé, Mark Hamill.

Enfin bon, c’est vrai que c’est parfois terrible de vieillir, mais c’est toujours mieux que l’alternative.

(petite pensée pour Leonard Nimoy, qui nous a quitté ce week-end).

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P.S. : étant donné que l’actualité mondiale a été phagocytée par une histoire de robe bleue et noire que la moitié des gens voyaient blanche et dorée, j’ai trouvé amusant le logo de Marv, la société de production de Matthew Vaughn qui co-produit le film :

Logo de Marv

Parce que si vous ne lisez pas de mot sur le fond, c’est que vous êtes sans doute daltonien.

Comment ranger quand on est bordélique et qu’on a le syndrôme du hamster? La Méthode à Gilles (le hamster)

Je fais partie des traumatisés du « faut pas gâcher, y’a des enfants qui meurent de faim dans le monde ». Enfin je préfère ça que d’être accro à la consommation, mais il faut en toute chose mesure garder.

Gilles le Hamster

Gilles le Hamster

Le syndrôme du hamster (ou de l’écureuil)*, c’est cette manie de tout garder « parce que ça peut servir un jour » ou « parce que ça me rappelle des souvenirs » – d’une personne, d’un événement, de belles vacances… J’ai aussi une certaine conscience environnementale qui fait que je n’aime pas jeter des choses qui peuvent encore servir. Ceci est doublé au fait que quand j’étais étudiante, je n’avais pas beaucoup de thunes. Au fil du temps, je les ai surtout dépensées dans mes hobbies du moment. J’ai tendance à avoir PLEIN de hobbies du moment, parce que je m’intéresse à beaucoup de choses. Certains hobbies étant plus ou moins confidentiels, et datant d’avant l’âge du web, j’ai eu du mal à me procurer ces artbooks japonais / VHS d’anime en version anglaise / magazines US sur River Phoenix (si si, à Toulouse à l’époque, j’en ai trouvé d’occasions, vu que son décès datait déjà)/ VHS de « Jamming with Flea« …

Or, comme je vous en ai déjà touché deux mots dans un article précédent, du fait de la théorie de l’engagement, plus on a déployé d’efforts pour obtenir quelque chose (plus on s’est engagé donc), et plus on s’y accroche ensuite. Aussi, même l’intérêt passé pour ce sujet, on en garde les souvenirs, ne serait-ce que parce qu’on en a bavé pour les trouver. (enfin dans le cas de River Phoenix, l’intérêt n’est pas passé. C’est juste que comme il est mort depuis plus de 20 ans maintenant, niveau actualités il n’y a pas grand-chose de neuf à en dire ou à cogiter dessus).

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Alors au fil des années, on stocke, on entasse, on empile. A moins d’être Paris Hilton et d’avoir un dressing de la taille de mon appart, arrive le moment où on se dit qu’on n’arrivera jamais à dépiler. Et où on a surtout envie de changer d’air et de regagner un peu d’espace. Où on découvre l’existence du syndrome de Diogène (le cran au dessus du hamster) et on se dit que bon quand même, il va peut-être falloir prendre des mesures tant qu’il est encore temps…

Là, on peut faire appel à une émission de téléréalité et / ou un coach pour tout virer. Mais si, comme moi, vous êtes territorial(e) et détestez qu’on prenne les décisions à votre place, ça revient à payer quelqu’un qui va tout mettre dans des bennes, pour ensuite le foutre à la porte à coups de pompes dans le train, et récupérer dans la benne tout ce que le malotru y a jeté alors que « MAIS JE VEUX LE GARDER, CA! ».

Non, il faut faire avec son cerveau (de hamster).
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Luxe, calme et volupté : le bar l’Echiquier du Couvent des Minimes

J’ai un péché mignon (parmi d’autres) : les bars d’hôtels de luxe. Vivant à Paris, je suis environnée de bruit et de monde dès que je mets un pied hors de chez moi. Il y en a qui en raffolent et recherchent des ambiances animées. En bonne introvertie que je suis, j’aime la compagnie, mais choisie, et je sature très vite du bruit et de la promiscuité. Les endroits chics offrent à Paris le comble du luxe: le calme, l’espace (vous n’avez pas l’impression de déjeuner à la table du couple d’à côté), le temps (aucun serveur malaimable ne viendra vous signifier qu’il serait temps de finir votre assiette pour libérer la table pour le pigeon suivant), et en général, la qualité.

Couvent des Minimes - le quai du Wault

J’avais renoncé à créer une rubrique pour en parler, parce que leur spécialité, ce sont les cocktails. Et ni mon palais ni mon estomac n’apprécient l’alcool.

Mais finalement… A force de passer sur ce quai, situé entre la salle de spectacles et mon propre hôtel, et donc devant l’entrée de cet hôtel 4 étoiles…

Couvent des Minimes

Durant ce week-end à Lille, il faisait trop froid pour se balader le nez au vent très longtemps. Aussi, fourbue par mon long samedi bien rempli, je me suis laissée tenter : mon petit guide (le Lonely Planet, pour l’occasion) mentionnait que le hall-bar du Couvent des Minimes méritait le coup d’oeil. Les prix du bar affichés à l’extérieur avec une mention « entrée libre » sont venus à bout de mes dernières hésitations. Evidemment, pour ceux qui veulent alcool ou cocktails, les prix sont un peu plus élevés… et je vous fais grâce de la carte des vins et des champagnes. Mais je ne visais qu’une boisson chaude et un petit en-cas.

Couvent des Minimes
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