Silbermond à la Maroquinerie – 15 mai 2012

Vous aimeriez bien réviser un peu votre allemand en écoutant de la musique, mais les vieux de Rammstein sont trop bruyants, et vous ne vous êtes toujours pas remis d’apprendre que la mignonne chanteuse de Tokio Hotel était un garçon?

Découvrez donc Silbermond. Promis, la chanteuse et auteur, Stefanie Kloß (pour ceux qui ont fait espagnol deuxième langue, ça se prononce Kloss, le ß correspondant en allemand à un double s), est réellement de sexe féminin (même si on s’en fiche un peu). Avec elle, on trouve les deux frères Johannes Stolle (basse) et Thomas Stolle (guitare), et Andreas Nowak à la batterie, tous entre 25 et 30 ans. C’est loin d’être un nouveau groupe, ils se sont formés il y a plus de dix ans. C’est seulement en 2004 qu’ils ont sorti leur premier album, Verschwende Deine Zeit.

Thomas le guitariste, et une Stefanie floue

Depuis, ils en ont sorti trois autres, dont le 4e, Himmel Auf, en mars dernier. Dans les pays germanophones (Allemagne, Autriche et Suisse), ils ont vendu des centaines de milliers de disques. Et leur tournée 2012 les verra jouer dans une quinzaine de salles de grande taille (équivalent Zénith ou Bercy) en Allemagne cet automne, après un tour de chauffe en mai juin et quelques festivals cet été.

Et en France? Ben, pas grand-chose. Ils ont donné hier leur tout premier concert dans l’Hexagone, à la Maroquinerie, salle sympathique mais pas énorme (environ 500 places). Ce n’était pas plein, il devait y avoir environ 300 personnes, et la grande majorité semblait être des Allemands ayant profité de l’occasion pour faire une escapade Paris.

Stefanie à peu près nette (ça manque de spots à la Maroquinerie)

Cela n’a pas empêché le groupe de se donner à fond, pour un concert d’un peu plus d’une heure et demie, au cours duquel ils ont essentiellement déroulé leur nouvel album Himmel Auf, donc, ainsi que repris leurs anciens singles les plus connus, comme Durch Die Nacht, Das Beste ou Ich Bereue Nichts. Le tout avec du bon gros son qui dépote, bien chanté, et Stefanie nous a même gratifié d’un stage diving sur la fin. Deutsche Qualität! (qualité allemande, comme on dit dans la pub).

L’émotion était aussi au rendez-vous, parce que c’était le premier concert du groupe hors de leur habitat naturel, et ils étaient agréablement surpris d’y trouver un public qui les aimait et connaissait leur répertoire. L’interlude accoustique de Weiße Fahnen (Drapeaux blancs), où le batteur a rejoint ses camarades devant la scène pour ponctuer le morceau sur iPad, était également un moment touchant.

Andreas, le batteur, quasiment net.

L’éclairage un peu faiblard de la salle m’a empêché de prendre de bonnes photos, n’ayant pas l’équipement adéquat, aussi vous devrez vous contenter de ces clichés avec un seul musicien net à la fois – sauf la dernière. Leur français étant plus limité encore que mon allemand, après avoir lu quelques phrases d’une anti-sèche, ils ont surtout communiqué avec le public dans leur langue natale, surtout après avoir eu une réponse positive à « qui parle allemand dans la salle? ». Mais bon, la musique est un langage universel.

Leur pop rock efficace et lyrique passerait très bien en radio, si ce n’était la barrière de la langue. Mais vu le nombre de gens qui écoutent des chansons en anglais sans en comprendre un mot, est-ce vraiment un obstacle? On se le demande.

De gauche à droite : Thomas, Stefanie, Andreas et Johannes

Si vous aussi, vous voulez les voir sur pièce, il faudra soit faire un saut à Amsterdam demain, à Bruxelles le 18 ou à Londres le 19, où ils donneront là aussi leurs premiers concerts dans ces pays respectifs. Sinon, ma foi, il reste l’Allemagne.

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