Ex-fan de Tokio Hotel, ça devrait figurer sur le CV

Avec une bonne dose d’auto-dérision, Mary-Eunice revient pour le site Madmoizelle sur ses années d’adolescente fan de Tokio Hotel, en n’oubliant pas de revenir sur ce que cela lui a apporté, de galères et de moqueries, certes, mais aussi de sens de l’organisation et autres effets secondaires de se retrouver dans un fandom hyper compétitif et un poil extrême : le sens pratique, l’organisation de camping, de voyages, de partage en ligne à coup de gifs animés flashouilles, et de jouer des coudes pour bien se placer dans les fosses de concert.

http://www.madmoizelle.com/fan-tokio-hotel-158679

Extrait :

Aller à un concert de Tokio Hotel revenait un peu à jouer à « Et toi tu emporterais quoi sur une île déserte ? » avec des milliers de personnes tout autour de toi. Tout était prétexte à élaborer une stratégie. Un plan génial pour avancer de quatre virgule six millimètres vers la scène, pour montrer son plus beau bracelet à message lorsqu’un rayon de lumière se posait sur toi pendant quelques instant. Voir les « T.H » (prononcer [téache] ) relevait d’une manœuvre commando : il fallait être là bien avant, calculer sa place, l’angle de vue, le champ, le contre-champ, sa coiffure, son t-shirt, pouvoir couvrir huit octaves et sautiller sur place pendant une heure, ne pas tomber dans les pommes, prendre LA photo à poster sur son Skyblog et repartir en trouvant le meilleur moment pour éviter les bouchons (aussi longs que devant Disneyland à 9h du matin, un samedi d’août). Voilà comment, à seize ans, je devenais l’adolescente la plus coordonnée et prévoyante de la planète Terre.

A transposer sans modération, parce que même si les fans de ce groupe sont bien placées dans le top des plus dévoués et inventifs, ils n’en ont pas l’exclusivité.

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