Ouvre moi la porte, toi qui as la clé (une main suffira)

Occupés sur Twitter à pépier, les clients ne voient pas le moineau prisonnier du café. Obstiné, il volète vers la porte d’entrée. Bien fermée. Pas d’arrivant en vue. D’un coup d’aile il retourne à la porte du fond.  Il y a peu de clients et encore moins s’en vont. Occupée à épier le petit agité, je ne vois pas ma boisson arriver. Le barista m’appelle. Je pose mon plateau sur la table qui jouxte la sortie. Le moineau me voyant s’enfuit. Depuis la porte d’entrée, il m’épie. J’ouvre en grand la porte du fond et pépie. L’oiseau bondit et me file sous le nez, droit vers la liberté. Pas si bête la cervelle de moineau.

Je referme et m’assieds, évitant le regard de clients étonnés. Un petit pas pour moi, un peu d’hygiène en plus, un prisonnier en moins.

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