Exposition : le mythe Cléopâtre à la Pinacothèque

La Pinacothèque, à deux pas de la place de la Madeleine à Paris, présente
jusqu’au 7 septembre 2014 une exposition consacrée à la reine Cléopâtre et au mythe qu’elle est devenue dans la culture populaire.

L’exposition est divisée en deux parties distinctes : la première rassemble des pièces de l’époque ptolémaïque. Celle-ci désigne les 3 siècles où l’Egypte a été gouvernée par la dynastie issue d’Alexandre de Macédoine, dit Alexandre le Grand. Elle débute avec le règne de Ptolémée 1er, et s’achève avec le suicide de la Cléopâtre que nous connaissons, en réalité Cléopâtre VIIe du nom, Théa Philipator.

On admire donc divers Sphynx, bustes et pièces permettant de découvrir ou redécouvrir les visages de Cléopâtre, Jules César, Marc- Antoine ou Arsinoé. Soeur de Cléopâtre, c’est elle qui était co-régente sur le trône d’Egypte avec son demi-frère Ptolémée XIII, quand Jules César et son armée ont marché sur Alexandrie. Cléopâtre, alors âgée de 19 ans seulement, a déployé ses charmes et son intelligence politique pour faire de Cesar son allié, et conserver à l’Egypte son autonomie, avec elle en co-régente.

On peut rendre hommage au talent des artistes inconnus qui ont gravé les fines figures des camées présentés, dont un de toute beauté d’Alexandre sur un char tiré par des tritons. On admire également l’état de conservation de certains bustes, qui semblent sortir de l’atelier du sculpteur.

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La 2e partie de l’exposition se trouve dans l’autre bâtiment de la Pinacothèque, de l’autre côté de la rue de Sèze. Elle se concentre sur l’influence de Cléopâtre sur les époques modernes, où son histoire, redécouverte et réhabilitée à la Renaissance, s’est muée en légende. Ne pas rater, à l’entrée du bâtiment, dans une cour carrée protégée par une verrière et menant aux toilettes, une belle statue de Girolamo Masini.

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Cléôpatre par Girolamo Masini

 

Ensuite, à l’étage, l’exposition ayant été conçue en Italie, elle fait la part belle aux peintures italiennes. Elle se poursuit par des costumes et dessins tirés de pièces ou d’opéras dédiés à la Reine d’Egypte. Une vidéo présente les adaptations filmées, expliquant comment le faste de la version de Joseph Mankiewicz a instantanément convaincu les auteurs d’Astérix de consacrer leur prochain tome à Cléopâtre. Enfin, cerise sur le gâteau, après avoir admiré la robe d’apparat portée par Elizabeth Taylor dans la scène de l’arrivée spectaculaire de Cléopâtre à Rome sur un Sphynx géant, vous pourrez la contempler en vrai. Conservés après le tournage à Cinecitta, plusieurs de ces robes sont à découvrir dans la dernière salle, avec une de celles portées par Monica Bellucci dans Asterix et Cléopâtre. Du magnifique travail de designer et de couturière, avec un sens du détail qui fait rêver.

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La Reine Elizabeth

Bémols à la visite :
– le prix élevé pour une visite assez courte et avec assez peu d’explications.
Cela s’explique en partie par le fait que la Pinacothèque est un musée privé.
– le catalogue n’était pas encore disponible, et il y avait peu de cartes
postales de l’expo, et pas sur les pièces qui m’intéressaient, comme d’habitude.
Qui dit exposition temporaire dit photos interdites, donc j’ai trouvé les quelques illustrations de cet article sur le web (celle de la statue vient d’ici, où vous en trouverez plus).

Pour en savoir plus :

Reportage sur le sujet du magazine Entrée Libre (France 5).

Article sur l’exposition sur le blog Graffiti, qui a eu (ou pris?) le droit de prendre de photos.

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2 réflexions au sujet de « Exposition : le mythe Cléopâtre à la Pinacothèque »

  1. Bonjour,
    pour votre information, la presse a le droit de prendre des photos sans flash sauf oeuvres signalées. Par exemple, pour l’exposition: « Moi Auguste, Empereur de Rome » au Grand Palais, seules 3 oeuvres n’étaient pas libres de droit. Pour l’exposition « Paris 1900, ville spectacle » au Petit Palais et concernant la presse, seul le contenu d’ une vitrine ne pouvait pas être photographié.
    Cordialement,
    N.L., administratrice du blog GRAFFITI

    • Bonjour,
      merci pour cette information. Il faut donc que j’obtienne une carte de presse 😉
      Cordialement

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