Concert : Morten Harket et Corson à l’Olympia – 14 mai 2014 – compte-rendu, photos, vidéos

Les fans l’attendaient de pied ferme devant l’entrée des Artistes de l’Olympia
en cette belle journée du mois de mai, la première sans giboulée depuis une
semaine. A croire que le soleil brille toujours sur… Plus A-ha, donc, mais
leur chanteur en solo, Morten Harket. Lorsqu’un gros van aux verres fumés s’arrête devant la
porte, les conversations des retrouvailles s’arrêtent : est-ce lui?

Le van mystère

Fausse alerte : des hommes inconnus en sortent. Un brouhaha de déception agite
la petite foule. Ramassant leurs instruments en souriant à l’arrière du van, les
musiciens lancent un timide et bon enfant « On est la première partie quand
même ».

Bon public, les fans les ovationnent et donnent à Corson et son équipe une
arrivée digne de leur passage en ce lieu mythique.

Corson aux portes de la gloire

Corson et son musicien à chapeau aux portes de la gloire

Le soleil poudroie, nos peaux rougeoient, et les fans rigoloient, mais pas l’ombre d’un Norvégien en vue. Il se fait trop tard pour la balance son, et on se résigne à l’idée que Morten a pris une autre entrée. Après une pause au café du coin hors de prix, on entre dans la salle du mythique Olympia (enfin, pas tout à fait puisque la vraie a été démolie en 1997 et celle-ci a été reconstruite à l’identique à quelques mètres de l’emplacement d’origine. Un peu comme la Cavern à Liverpool).

Corson et Morten Harket à l'Olympia

Corson et Morten Harket à l’Olympia

Pour ce concert, je ne sais pas s’ils prévoyaient que le public commencerait à se faire vieux, mais elle était entièrement installée en places assises. Moyenne d’âge : 40 ans. Mais ça va de 10 ans à bien plus.

A 20h pile, le noir se fait et des bruits étranges au synthé annoncent l’arrivée de Corson, encadré par un violoncelliste et un clavieriste à chapeau. Je ne sais pas si le chapeau aide à jouer, par contre il avait aussi un ordinateur à pomme devant lui, vraisemblablement pour piloter les effets sonores qui étoffent l’orchestration. Le public écoute avec
attention. Après écoute d’un ou deux morceaux, quand Corson avait été annoncé en
première partie, le consensus avait été que « c’était pas mal », sur le forum et
dans la foule avant le concert.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En live, cette bonne opinion s’est vue confirmée et amplifiée : les chansons sont bonnes, l’orchestration aussi (ça change du sempiternel basse-guitare-batterie). Et mazette (oui, je suis vieille – pour une blogueuse – et j’aime les mots désuets, et alors?), le chanteur a du coffre! Et une sacrée tessiture, chose que les fans de Morten Harket apprécient, celui-ci
étant connu pour sa grande amplitude de notes.


We’ll come again

Vous me rétorquerez que ça ne fait pas un chanteur. Non, mais ça influence la composition. Un auteur-compositeur interprète comme Corson, qui sait pouvoir aller dans les graves et les aigus, pourra s’écrire des mélodies exploitant les deux spectres. Alors
qu’un Renan Luce, par ailleurs auteur de jolis textes, aura plus de mal à les
illustrer de musiques variées, limité par son registre vocal moins étendu.


Raise me up

Bref. En tout cas, je suis sensible aux voix versatiles et expressives. Et la démonstration de Corson l’a rangé en 2 chansons dans ma case « Ah oui quand même. A suivre ». Les deux dernières, We’ll come again et son single Raise me up, déjà connu, ont achevé de conquérir la salle. Les 3 musiciens sont partis sous des applaudissements nourris.

Ensuite, les lumières se sont rallumées, et le message enregistré habituel nous a signalé un entracte de 20 minutes. Une poignée d’entre nous en ont profité pour aller prendre une photo de la batterie et immortaliser la grosse caisse au nom de l’idole.

Pour la suite, nous étions dans l’expectative. Nous avions appris des premiers concerts de la tournée que Morten Harket avait remplacé 2 sur 3 des musiciens qui l’accompagnaient, voulant tourner la page de la « grosse machinerie » de A-ha. Son nouvel album, Brother, est également très différent du précédent, Out of my hands, sorti en 2012. Là où son premier effort solo depuis la séparation du groupe (il en avait sorti d’autres durant le long break du groupe de 1994 à 1998) était un exercice de pop synthétique et dansante léger (un peu trop, même), Brother est plus intimiste et, semble-t-il plus personnel. Personnellement, je le trouve même un tantinet monotone. Mais les billets pour le concert étaient déjà achetés. Et puis, une chanson un peu molle sur un CD peut prendre une tout autre dimension sur scène, avec la bonne orchestration.

J’avoue ne pas avoir été fan de l’instrumentation de sa performance mercredi soir. L’orchestration manquait d’épaisseur. Après une heure d’attente, il a chanté a cappella. Enfin, pas vraiment chanté, il n’y avait pas d’air. C’était plutôt du slam. Sans rimes.

Parce qu’il est monté sur scène 3 minutes, enroué, pour nous confirmer ce qu’avait annoncé un officiel de l’Olympia, à savoir qu’il avait une extinction de voix et que le concert était annulé. Et nous promettre qu’il reviendrait sur cette scène pour redonner le concert prévu.

L’intégrale du concert le plus court du monde.

Déception… Surtout pour ceux venus de loin, et qui ne sont pas sûrs de pouvoir revenir à la prochaine date, quand elle sera annoncée. On se console aux paroles d’un vigile qui confiait qu’en général, les artistes qui annulent les laissent se dém… sans venir annoncer eux-mêmes la mauvaise nouvelle (enfin, la plupart du temps, ils savent devoir annuler avant que les gens soient dans la salle, pour leur défense).

On se console aussi avec les retrouvailles de la journée avec les fans qu’on connaît déjà.

Et je me console (et je sais ne pas être la seule) avec la découverte d’un nouvel artiste que je compte bien suivre désormais.

Comme on n’arrivait pas à décamper de devant l’Olympia après le concert car cela signifiait la fin de cette journée sur une queue de poisson, on a eu la chance de voir Corson sortir de la salle. Et donc, après son humour (à son arrivée), son talent (sur scène), on a pu apprécier sa gentillesse et sa disponibilité. Il est resté un certain temps pour signer des autographes, se laisser prendre en photo et discuter avec nous. Il a même posté un gentil message le lendemain sur son Facebook / Twitter officiel.

A l’heure où j’écris ces lignes, il doit être en coulisses du Trianon, après avoir fait la première partie de Lisa Stansfield.

10 réflexions au sujet de « Concert : Morten Harket et Corson à l’Olympia – 14 mai 2014 – compte-rendu, photos, vidéos »

  1. Nous avons passé la même journée, et je l’ai vécu comme toi ! Joli article et beau souvenir (quand même !). Dilou

  2. Oui pareil on a attendu Morten , on l’a quand même vu!et on reviendra!corson très sympa belle surprise en effet musicalement on a fait qq photos!Bel article Nadege

  3. Merci pour cet article qui rend bien compte de la soirée du 14 mai et surtout qui est TRES bien écrit, sur le fond et sur la forme (que ça fait du bien !). Sunny

  4. Tres bon recit cetait exactement cela, ca fait bizarre de relire le deroulement de cette journee magique qui finit avec un gout amer mais on le sait tres bien Morten reviendra des que cela sera possible et la nous pourrons tous ensemble profiter a nouveau de nos retrouvailles, car nous habitons en effet aux quatres coins de la France et revoir bien sur notre Idole. Je salue vraiment son courage d etre monte sur scene pour nous rassurer. Alors a bientot tout le monde et Morten prend soin de toi !!!!! BEATRICE G.

  5. Ping : Un T-shirt pour Corson | Fan Actuel

  6. Ping : Morten Harket à l’Olympia, le retour (5 juillet) : et cette fois, il chante! | Fan Actuel

  7. Ping : La fan-action du jour : Corson en première partie de A-ha le 1er avril prochain? | Fan Actuel

Les commentaires sont fermés.