Parisienne, mais presque : la cuisine (j’aime pas ça)

Ce n’est pas que je n’aime pas faire la cuisine. Mais il faut que le résultat soit à la hauteur des efforts déployés. Je ne regarde pas trop les émissions de cuisine, ça ne me fait pas rêver : ça me fatigue.

Ma conception de la cuisine, c’est « tout couper en gros morceaux, ajouter des herbes, du bouillon, un ou deux ingrédients spécifiques et un peu d’eau, et mettre à cuire ».

Mine de rien, ça permet des tas de variations. Un filet mignon seul dans un plat fermé au four avec 3 gouttes d’huile et des aromates, 50 mn. A la moitié vous rajoutez des patates coupées en deux ou trois, et à table. Plus compliqué : dans une cocotte-minute, balancez du sauté de porc (ou de veau), pommes de terre, carottes, oignons, eau, et hop! Un bon plat sain pour 2 jours. Vous remplacez le porc par du boeuf, vous ajoutez du vin rouge, des lardons et des oignons : Ta-daaaa! Vous obtenez un boeuf bourguignonEn prime, vous pouvez en préparer pour deux ou trois repas, ça ne prend pas plus longtemps et c’est encore meilleur réchauffé.

C’est pas de la fainéantise, c’est de l’op-ti-mi-sa-tion. La taylorisation de la cuisine. Parce que quand on vit à Paris, on optimise. Le temps, l’espace, l’argent. On n’a pas le choix.

Ce soir j'attends Madeleine

Ce soir j’attends Madeleine…

Un jour, je me suis résolue à faire des madeleines maison, parce que je ne retrouvais pas dans le commerce le goût de celles que je mangeais enfant. En particulier la texture de croûte légèrement plus sucrée de quatre-quart sur l’extérieur. Ma madeleine de croûte, si vous voulez. Celles du commerce, conçues pour être conservées, sont toujours ou trop sèches ou trop grasses par rapport à la même tout juste sortie du four.

N’ayant ni ambition de devenir cordon bleu, ni de recevoir régulièrement, je ne voulais pas acheter un moule en métal à 40 euros pour faire des madeleines trois fois et oublier le moule dans un placard. Oui, je suis réaliste sur le destin de mes lubies.

En cherchant, j’ai trouvé des moules mous. Pas des mous moules, qui évoquent un surnom affectueux quoique peu sexy pour une portion d’anatomie. Des moules en silicone colorés. Je fais la pâte, ça allait encore, ce n’était pas trop compliqué. Le plus long, c’était de remplir le moule. Oui, parce que pour faire de la pâtisserie une fois tous les 3 ans, je n’ai pas non plus encombré mes placards avec des poches à douille.

Comme j’ai un petit four (format studio d’étudiant parce que, again, moi et la cuisine hein… ça vaut pas la peine d’acheter le « piano » de compétition), il m’en fallait deux pour faire des fournées en alternance jusqu’à écluser toute la pâte. J’ai pris un moule normal et un à mini-madeleines, histoire de varier un peu. Pendant que la première fournée cuisait, j’ai rempli la seconde (enfin, à la cuillère, ça m’a pris plus que les 5 mn de cuisson pour remplir les mini-moules). Pendant que la deuxième cuisait, j’ai lavé et re-rempli le premier moule en me disant que décidément, les recettes de cuisine s’adressent à des familles nombreuses. Et je me suis arrêtée à mi-moule pour sortir du four les mini-madeleines roussies, car elles cuisent plus vite que les normales, oups.

Je fus néanmoins récompensée de tous ces efforts par la dégustation de mes premières madeleines maison pur beurre toutes chaudes, fleurant bon l’eau de fleur d’oranger, légèrement croûtesques, quasiment comme celles de mon enfance… Délicieuses.

Deux semaines plus tard, au hasard de mes balades, je m’arrête dans une boulangerie Eric Kayser et décide de tester ses madeleines. En lesquelles je retrouve quasiment l’identique des miennes. Arg.

Sachant cela, est-ce que ça vaut vraiment la peine de passer deux heures en pâtisserie (et vaisselle) à retourner ma cuisine pour faire des madeleines pour 3 jours (ou prendre 3 kilos), quand je peux acheter un petit sachet des mêmes n’importe quand?

Pour moi, non.

(sauf quand il faut amener des machins faits maison au bureau ou chez des amis)

(encore que des fois, je me demande)

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4 réflexions au sujet de « Parisienne, mais presque : la cuisine (j’aime pas ça) »

    • Ce n’est pas super long, mais entre la préparation et ensuite le nettoyage etc, ça prend quand même pas mal de temps. Quand on peut acheter quasiment les mêmes pas loin de chez soi, c’est dissuasif 🙂

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