Concert : Revolverheld à la Cigale – 29 janvier 2015

Revolverheld est un (assez) jeune groupe de rock allemand originaire de Hambourg, composé de 4 jeunes hommes, ou cinq, j’ai du mal à savoir s’ils considèrent le nouveau bassiste comme un membre officiel. Passablement inconnu en France, ils sont pourtant régulièrement dans le top 10 des ventes en Allemagne, depuis leur création en 2003. Mais comme ils chantent en allemand, il ne semble pas y avoir eu beaucoup d’efforts d’exportation en dehors des pays germanophones. Ou alors en vain.

De gauche  à droite : Kristoffer Hünecke, Arne Straube, Johannes Strate, Jakob Sinn, Chris Rodriguez et Niels Grötsch

De gauche à droite :
Kristoffer Hünecke, Arne Straube, Johannes Strate, Jakob Sinn, Chris Rodriguez et Niels Grötsch

Ce 29 janvier, ils donnaient leur tout premier concert à Paris, à la Cigale. Une jolie petite salle historique, et bien remplie. Ce qui me surprend un peu, car il y a deux ans et demi, leurs compatriotes de Silbermond peinaient à remplir la Maroquinerie, deux fois plus petite, alors qu’ils sont régulièrement premiers des ventes avec leurs propres albums.

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La fosse se remplit tardivement, surtout de très jeunes, entre 15 et 25 ans. Normal : la soirée est organisée par l’OFAJ, l’Office Franco-Allemand pour la jeunesse. La galerie courant autour de la fosse, et bientôt les fauteuils des balcons, accueillent un public plus âgé, et quelques très jeunes. Un rapide sondage à main levée par le chanteur confirmera ce que les conversations dans la salle avant l’extinction des lumières laissaient entendre : la moitié environ des présents sont des Allemands. Ce qui laisse quand même une proportion respectable de fans et spectateurs français.


Arrivée du groupe et Immer in Bewegung

Un peu en retard et sans première partie, le groupe débarque sur scène avec le titre de leur dernier album: Immer in Bewegung. Un tube entraînant qui met d’emblée l’ambiance et dégage une bonne énergie. C’est normal, vu qu’il traite de la vie trépidante (le titre signifie « toujours en mouvement »*) de la ville.

Un petit boeuf (un veau, quoi)

Un petit boeuf (un veau, quoi)

Quand un jeune groupe de rock se forme, tous les garçons ou presque veulent être le chanteur ou le guitariste. (si vous voulez être sûr de toujours trouver des gens avec qui jouer, optez donc plutôt pour la basse ou la batterie). Revolverheld a résolu ce problème: sur les 4 musiciens fondateurs, 3 sont chanteurs ET guitaristes. Il y a un chanteur principal, Johannes Strate, qui du coup passe un peu moins de temps sur ses guitares, puisqu’il doit aussi assurer la majorité des interactions avec le public. Kristoffer Hünecke et Niels Grötsch gèrent les guitares lead et les choeurs. Le batteur Jakob Sinn assure la moitié de la rythmique. Pour l’autre moitié, le bassiste d’origine, Florian Speer, ayant quitté le groupe en 2013, il est remplacé par Chris Rodriguez. Un 6e larron, Arne Straube tient les claviers (dont un à bandoulière pour aller sautiller sur scène avec les potes, apparemment une marque de fabrique du groupe) et complète la formation de scène.


Revolverheld à Paris – Hinter der Elbe New York

Après quelques chansons, on découvre qu’en plus de bien maîtriser l’aspect musical et spectacle du show, Johannes a aussi de bons restes de ses cours de français du lycée, bien qu’ils datent de 1999. Il doit quand même les mixer avec de l’anglais, avec lequel il semble plus à l’aise, mais les interludes parlés seront assez drôles. Le groupe semble heureux d’être sur scène « loin de chez eux » (euh, c’est pas si loin que ça quand même… C’est limitrophe, même. Bon, 3h en avion pour Hambourg qui est franchement à l’est, mais rien d’insurmontable).

La Cigale, pleine comme un oeuf

La Cigale, pleine comme un oeuf

Outre quelques plaisanteries en anglais ou allemand, ils introduisent certaines chansons en expliquant leur genèse. Pour ??, Johannes dit qu’elle parle des transformations que subit actuellement Hambourg, où les petits bars sympas ferment pour être remplacés par des immeubles de bureaux et des lieux à hipsters. (soit dit en passant, vu le look actuel des 3 frontmen – barbe bien taillée et petite coupe branchouille -, et en particulier celui aux jeans retournés, je ne suis pas bien sûre qu’ils soient bien placés pour critiquer les hipsters, mais bon…) En ajoutant que même quand ils disent ça dans un patelin de 500 habitants de la cambrousse profonde, le public acquiesce genre »Ah oui, les Starbucks et les buildings c’est terrible ».


Revolverheld in Paris – le groupe parle, puis interprète Bands deiner Jugend

A un autre moment, s’émerveillant qu’ils aient rempli la salle, le chanteur mentionne qu’il y a plus d’Allemands à Paris que dans son village natal. (… Lui aussi il vient de Loitsche?). Une autre chanson vieille de 5 ans avait été écrite pour une copine, qui a depuis ouvert son café.

L'OFAJ a lancé quelques ballons

L’OFAJ a lancé quelques ballons

En écoutant leur dernier album, Immer in Bewegung, j’avais bien accroché en particulier sur un titre qui s’avère être un single, Lass Uns Gehen (comme quoi ils ont bien choisi). Je comptais l’enregistrer en vidéo. Malheureusement, une jeune femme avec une caméra officielle sur trépied est venue nous dégager de notre bonne place au balcon pour 2-3 titres. Et pas de bol, parmi eux, il y avait Lass Uns Gehen.

Un autre petit boeuf

Un autre petit boeuf

Cela m’aura permis de voir que nos voisines venaient de Cologne, car elles se manifestaient sur le nom de leur ville à chaque refrain, qui dit :

« Lass uns hier raus
Hinter Hamburg, Berlin oder Köln
« .
(« Sortons et allons à Hambourg, Berlin ou Cologne »*)

(oui, j’étais contente d’avoir compris ça de la chanson).


La salle reprend le choeur sur la fin de « Spinner », et le groupe joue ensuite « Ich werde nie erwachsen » (je ne veux pas grandir *)

Le public doit être composé à parts égales de vrais fans et de gens qui, comme moi, ont découvert le groupe récemment. En tout cas, la salle reprend quand même bien certaines chansons anciennes. Après presque deux heures de musique péchue, Revolverheld finit sur « Freunde bleiben », dont le refrain scande « Scheisse auf ‘Freunde bleiben' », (« merde à ‘Restons amis' »*, je pense que ça indique bien le thème de la chanson).

Une interview en anglais pour la route.

Revolverheld_le salut à la fin du concert triomphal

Et une dernière vidéo, qui s’appelle, ça tombe bien, « Neu Anfangen » (« prendre un nouveau départ »*)

* (Traductions sous réserve de mon allemand niveau « terminale 2e langue mais ça remonte à longtemps »)

PS : un grand merci à Sophie!

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