Concert: Corson à la Péniche, Lille – 7 février 2015 – review, vidéo et setlist

Samedi dernier, Corson clôturait à Lille sa première tournée française en tête d’affiche. C’était la deuxième fois qu’il jouait à la Péniche. Plusieurs des présents l’y avaient vu à cette occasion, il y a environ un an. Mais cette fois, le concert était complet, depuis plusieurs semaines. Entre temps, 2014 a vu la carrière de Corson exploser, même si énormément de gens connaissent ses chansons sans savoir qui les chante. Beaucoup le prennent pour un chanteur anglais. Ses singles (Raise me up, Loud, the Rainbow…) passent en radio, il a écrit un duo avec Sophie Tith, sa chanson We’ll come again illustre la nouvelle pub de la Française des Jeux, il multiplie les premières parties (dont Calogero)…

Corson et son manager (au premier plan)

Corson et son manager (au premier plan)

Bref, si toutes les dates n’étaient pas complètes sur cette tournée (mais les autres salles étaient nettement plus grandes), il y a gros à parier que c’est la dernière fois. Et que bientôt, il jouera dans des salles de capacité supérieure. Un concert est déjà en vente pour mai à la Cigale à Paris, après un concert bouillant au Café de la Danse en novembre.

Les petits pépins de voix du Café de la Danse étaient loin derrière, Corson a pu donner toute la mesure de sa voix sur une setlist qui a balayé tout son jeune répertoire. Deux reprises en acoustique: Hurt de Johnny Cash et Sunday Bloody Sunday. Et un titre qui n’est ni sur l’album ni sur le EP digital: Still. Au total, 17 titres.

La Péniche

Avec lui sur scène, des musiciens qui l’accompagnent souvent: Manu Rodier à la guitare, Fabrice Ach à la basse, Olivier Baldissera à la batterie, et un 4e que je n’ai pu identifier, vu que Corson a oublié de le présenter (hou que c’est vilain) et que je n’ai pu l’apercevoir qu’au salut final. (EDIT : apparemment, il s’agissait de Fred Adrignola au clavier).

Corson a « présenté » Manu ainsi :

« La prochaine chanson s’appelle The Rain. Ah non, c’est le moment qu’a choisi Manu pour faire un strip-tease » (je suppose qu’il enlevait sa veste, mais je n’ai pas vu).

On parle toujours de la chaleur des gens du Nord : autant ça s’est vérifié tout au long de mon week-end touristique, autant en milieu-fin de salle où j’étais, j’ai trouvé que le public était long à chauffer. Certes, il faisait frisquet dans la Péniche à notre arrivée, au point que quand Corson après deux chansons a demandé « Il fait chaud ou c’est moi? », la réponse collégiale a été « C’est toi, on caille ». D’où un « Ah bon. Ben merci, ça pose l’ambiance… » dépité.

Il a vite dégelé l’ambiance, entre autres en remerciant les gens qui lui offraient bières ou bonbons. Et en faisant monter sur scène une jeune femme dont c’était l’anniversaire (flashback « L’école des fans »).


Le début de Still, pris avec mon Lumia 930. Qui est normalement bien, mais là,
pour les photos à cette distance avec ce peu de lumière… il cale.

Il a indiqué que Start the War était une chanson sur ces moments dans une relation de couple où on dit juste un mot, et la femme en face de vous explose façon troisième guerre mondiale. Pour Lost in the Air, c’est une chanson sur les gens qu’on a perdu, mais dont on a l’impression qu’ils sont toujours là à flotter près de vous. Je vois très bien. (D’ailleurs fais gaffe, c’est bas de plafond et tu viens de passer à travers un fantôme).

Après le concert, il a invité le public à rester discuter et boire des coups. (soit il veut encourager les gens à continuer à le payer en bière, soit il a un deal avec le club pour booster les consos, moi je dis…)

Quoi qu’il en soit, beaucoup ont suivi son invitation, dont moi-même. Parce que bon, à notre époque où de plus en plus, il faut payer pour avoir une dédicace et échanger 3 mots avec un chanteur / musicien, ça ne se refuse pas. Et puis on ne va pas le snobber non plus! Même si je n’ai pas demandé de photo (j’en ai déjà eu 2, à l’Olympia, en mai et juillet… Je n’ose pas insister).

Le tampon de la boîte

Le tampon de la boîte

Bref, une excellente soirée sauvée par la musique de Corson en dépit de circonstances contraires. Ca devient une habitude.

Setlist :
1 Make a stand
2 Let it go
3 Made of pain
4 Raise me up
5 The Rain
6 The Other Side
7 Still
8 Hurt
9 Sunday bloody Sunday
10 Lost in the air
11 We’ll come again
12 Eldorado
13 The Rainbow
14 Start the war
15 Forever young
16 Loud
17 Raise unplugged

Et pour expliquer l’inhabituelle indigence iconographique de cette review de concert… :

Mon point sur la Deûle.

La Deûle est la rivière qui traverse Lille, et sur laquelle est amarrée une péniche bien particulière, bien qu’elle ne porte que le nom commun de « La Péniche ». En effet, elle abrite une toute petite salle de concert – la capacité de l’embarcation étant limitée à 90 personnes, même si le site de la salle annonce 100 places. Forcément, on ne peut pas pousser les parois. Ni le plafond, assez bas, de sorte que la scène n’est surélevée que de 50 ou 60 cm.

Va à Lille, je me disais. C’est pas loin, je me disais (ceci fera l’objet d’un prochain post sur la relativité des distances Paris Province). C’est une petite salle alors même si tu n’es pas au premier rang, tu seras près quand même, je me disais.

Hélas, il serait dit que ce concert serait pour moi placé sous le signe du fail. Déjà, bien que plus portée vers le Nord de l’Europe que vers les rythmos latinos, je supporte mal le froid. Et le vent glacial de la semaine a fait que j’entamais le week-end avec un genre de bronchite. Hors de question que je fasse la queue dehors par ce temps, donc. D’autant que j’avais prévu de faire du tourisme. Et que Corson n’est pas (encore) escorté par le service de sécurité de Universal Allemagne (private joke).

Je me suis même demandé si j’allais assister au concert, la perspective de la marche à pied de 10-15 mn par ce temps jusqu’à mon hôtel, après avoir transpiré dans une petite salle pleine de fans surexcités, me refroidissant à l’avance ( <= effet comique). D’autant que j’avais sottement oublié chez moi, à Paris, le sac où, prévoyante, j’avais rangé ensemble mon T-shirt Corson (pour ne pas trop transpirer), le CD à faire dédicacer « au cas où »… Et mon appareil photo de concert. Car pour qu’il soit chargé à bloc le soir, dans la journée je m’étais contentée de mon appareil « de secours », un modèle qui suffit en extérieur mais montre vite ses limites dès que la lumière baisse, et a un micro nul. Parfaitement inutile en concert, donc.

La pluie s’étant mise à tomber, radoucissant les températures, et le dieu Fervex ayant amélioré mon état, je me suis décidée à y aller malgré tout, en pull, mais toujours sans faire la queue. Moralité, arrivée 15 mn avant l’ouverture des portes par un froid de canal ( <= effet comique), la queue ressemblait à ça. Il n’y a rien à faire à Lille?

Le point sur la Deûle

Pour une Cigale, ça ne serait pas grand chose, mais pour une péniche où on rentre 5 personnes par rangée au forceps, ça voulait dire que je serai peu ou prou au fond de la salle. Ça me rappelait un peu le Joseph’s Well de Leeds ou le Showcase sous le pont Alexandre III (à Paris). De fait, voilà ma vision au moment du concert. Enfin, quand j’avais un créneau entre les têtes. Parce qu’en plus, les Ch’tis sont grands ( <= nouvel effet comique).

Oh la belle vue!

Oh la belle vue!

*soupir* L’avantage de ce concert placé sous le signe du Fail (en ce qui me concerne. Sur scène, rien à redire), c’est que, n’ayant ni caméra, ni copines dont préserver les oreilles, j’ai pu brailler tout mon soul, sans crainte de pourrir mes vidéos. Tant pis pour mes voisins.

Mais bon, vu que le grand benêt devant moi a passé la moitié du concert à regarder l’écran sur le côté où défilait la liste des futurs concerts, j’avais envie de dire que s’il était si peu intéressé par le show, il aurait pu aller derrière au bar au lieu de boucher la vue de ceux qui voulaient en profiter. Il y avait aussi des fans venus du pays de Galles (4 allers-retours au bar pour chercher des bières. Le taulier a dû les adorer) et des Belges.

On m’objectera que j’aurais pu m’approcher, mais non, je ne pouvais pas. Les premiers rangs étaient trop denses pour se faufiler (quelques uns de vrais fans, sans doute). Et quand on fait ma taille, on y voit moins bien collé derrière des grands que si on peut laisser un petit espace (question d’optique). Or là, pour avoir un espace sans qu’il soit tout de suite rempli par d’autres spectateurs, j’ai dû rester au niveau de la console son. Cela dit, ça m’a été utile pour récupérer le titre de la chanson que je ne reconnaissais pas.

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