Fail de pub : les 40 ans de Franck Provost

Au cinéma, je découvre une longue pub qui commence par le slogan « depuis 40 ans, je leur dois tout ». S’ensuivent d’interminables images de femmes qu’on finit par identifier au nombre de 3 (parce qu’avec un slogan comme ça et un montage de micros-scènes, je m’attendais à défilé de tout un tas de clients de quoi que ce soit que vendait la marque).

Elles se réveillent, elles rient, elles s’habillent, elles rient, elles sortent de chez elles cheveux au vent, en faisant chavirer les coeurs des passants, elles rient, elles jouent de la guitare, elles rient, elles travaillent, elles rient. Il y en a même une qui balade des enfants au parc, mais ça ne doit pas être les siens vu qu’aucune des scènes de réveil n’a montré une course effrénée pour lever, habiller et faire déjeuner des petits monstres tout en se faisant belle afin d’être à l’heure pour les déposer à l’école avant d’arriver au boulot. Peut-être que son hobby, c’est d’aller dans des parcs pour kidnapper des enfants en riant, les cheveux au vent.

Franck Provost

Et elles finissent la journée par une soirée entre filles. En riant.

La vidéo finit sur la tête de Franck Provost qui dit merci. Heureusement qu’il gagne sa vie dans la coiffure, parce que sans être aussi cataclysmique que le PDG de Rozana, ce n’est pas un très bon acteur.

Je ne sais pas trop comment interpréter la pub.

– on met du cannabis dans le shampoing chez Franck Provost? Pourquoi elles rient tout le temps?

– depuis 40 ans il leur doit tout, mais il ne le leur rend guère : il n’y a que des clientes de moins de 40 ans dans la pub. T’as vu, y a de la diversitay : une blonde, une brune, une rousse. Bon, que des bonnasses de 30 piges qui ont l’air d’avoir une vie facile et sans souci (les mannequins ne vont pas chez Franck Provost, pourtant), mais c’est un début de diversité. Les plus jeunes n’ont pas les moyens d’aller chez lui? Les plus vieilles préfèrent les salons plus chers? Les nanas qui ont des vrais métiers, ou des enfants qui n’apparaissent pas habillés-lavés-nourris au parc comme par enchantement, elles ne vont pas chez le coiffeur? Et ne parlons pas des minorités (in)visibles.

Vends-nous du rêve, Franckie!
Mais arrête un peu de nous prendre pour des quiches s’il te plaît…

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