Parisienne mais presque : Corson au festival de Mouilleron-le-Captif, le 6 septembre 2015

Hors de Paris point de salut : le chanteur Corson (interprète de « Raise me up » et « The Rainbow », entre autres), sponsorisé par l’Office du Tourisme des Départementales de France, continue sa tournée des patelins improbables de nos régions. Après le festival « Car’scène Rock son » à Carcen-Ponson le 25 avril dernier, il sera donc le 6 septembre (c’est un dimanche) au festival de Mouilleron-le-Captif (je vous jure que c’est un vrai nom, je ne l’ai pas inventé. Je n’aurais pas pu, même mon imagination a des limites, aussi surprenant que ce soit), près de la Roche-sur-Yon – à une grosse encâblure de Nantes, donc.

Etant fan, mais aussi une Parisienne typique sans voiture, j’ai regardé si c’était accessible en transports en commun. Le site de la commune indique fièrement que depuis 2010, les communes de Mouilleron-le-captif « bénéficient du réseau de transport en commun ». Chouette. Il y a même un plan des arrêts. Mais ils ne disent pas quelle ligne. Je vous passe mes déboires avec le site Impulsyon, qui est celui des transports en commun de l’agglomération de la Roche-sur-Yon. Enfin non, tiens, c’est croquignolet : ayant remarqué que le festival est sis à Beaupuy, j’entre dans le moteur de recherche d’itinéraire départ : gare de la Roche-sur-Yon (il doit bien y en avoir une), arrivée Beaupuy. Il m’indique bien un code postal, mais étant nulle en géographie, je n’en tiens pas compte. De toute façon, c’est le site du réseau de transports Vendéen, ça doit être le bon, non? Ben non : il me répond tranquillement 7 heures de trajet en bus.

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La carte m’indique pourquoi : bizarrement, il a décidé de m’amener à Beaupuy en Haute-Garonne. On s’éloigne un peu de la Vendée…

Nouvelle tentative en indiquant destination Mouilleron-le-Captif, et une date un dimanche : je vous laisse juges du résultat, ci-dessous. J’adore « l’itinéraire alternatif ». Qui suppose au passage qu’on soit à la Roche-sur-Yon en vélo, donc soit qu’on y habite, soit qu’on a voyagé avec dans le train, dans le pire des cas. En résumé, sans voiture, soit il faut faire un semi-marathon, soit il faut aller en train samedi à la Roche-sur-Yon, pousser en bus jusqu’à Mouilleron (dernier bus : 18h, faut pas se louper ni espérer trop visiter la Roche-sur-Yon, pour le cas où il y aurait des choses à y voir), y passer la nuit, aller voir le festival, passer une 2e nuit à l’hôtel, et repartir le lundi quand le service de bus reprend. Et encore on a de la chance : il y A des hôtels. Dont des hôtels de chaîne pas chers. Je soupçonne que la commune est en bordure d’autoroute et que ce sont les hôtels desservant le gros bourg voisin, je reconnais le schéma.

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Notez bien, ça pourrait faire un super week-end musical en passant les deux jours au festival, mais j’ai un autre problème : j’aime pô les festivals. Enfin, ce n’est pas que je n’aime pas ça. C’est qu’en terme de musique, il y a environ 2% de ce que j’entends que j’aime beaucoup (beaucoup beaucoup genre en boucle, d’où sans doute les distances que je suis prête à parcourir pour voir les dits artistes en concert), 8% que j’aime bien, 20% que je supporte, et tout le reste qui me tape sur les nerfs. Du coup, dans un festival, statistiquement, pour un artiste que je voudrais voir, il y en a 9 qui me gonflent ou m’indiffèrent, et peut-être un ou deux que je serai contente de découvrir ou d’entendre en live.

Ce qui, d’une part n’est pas très rentable au niveau du billet. Et d’autre part, sous-entend soit de rester debout dans la foule près de la scène à me coltiner des artistes que je n’aime pas en attendant le passage de Artiste-que-je-suis, soit de batailler pour se rapprocher de la scène juste au moment de son passage, soit de voir ça de loin c’est à dire pas du tout (autant se passer des vidéos chez soi à ce compte).

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Ah oui, parce que je sais que normalement, un attrait des festivals, c’est le côté festif des grands rassemblements, communion dans la musique, flower power tout ça… Mais je suis une introvertie avec zéro confiance en mon prochain. La foule, ça ne me fait pas ressentir de communion, à quelques exceptions près (quand tout le Trianon chante Rette Mich au lieu de Rescue Me par exemple. Là oui). Au mieux je fais abstraction, mais ça me soûle assez vite : c’est bruyant, ça a tendance à boire et donc à avoir des comportements encore moins rationnels et prévisibles que d’habitude, bref ce n’est vraiment pas ce que je préfère dans l’humanité. Ca a plutôt tendance à me faire ressentir que je suis une alien. Ou une anthropologue.

C’est pour ça aussi que les discours « gnagna prendre des photos en concert c’est MAL, vivez l’instant présent », hein, ça ne s’applique pas à tout le monde… Avec mon cerveau, ça ne marche juste pas, sauf si je me concentre sur ce qui se passe sur la scène. Mais encore faut-il que ce soit suffisamment intéressant (et visible, d’où l’importance d’être bien placé) pour que je ne décroche pas… C’est sans doute pour ça que j’ai besoin de connaître les chansons quasi par coeur pour pouvoir vraiment apprécier un concert, histoire de monopoliser plus de ressources cérébrales et de façon active, pour pouvoir les chanter en même temps, pas juste en récepteur passif. Du coup, avec des artistes que je ne connais pas… Ca ne marche pas trop.

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