La méthode à Gilles : hamster et souvenirs de vacances

On est des foules sentimentales (de hamsters) et matérialistes, pour la plupart. Outre les belles images dans notre mémoire et les photos, on aime ramener des souvenirs tangibles de nos voyages.

anim hamster_circus_4

Mais voilà… Si on n’a pas une maison spacieuse, et/ou si on voyage beaucoup, on ne peut guère ramener un tambour du Bronx ou un authentique bouclier masai à chaque fois, au risque de voir l’espace vital se réduire singulièrement. Et puis les bibelots, comme nid à poussière et à espace perdu, il n’y a pas pire : contrairement aux livres ou aux CD, DVDs et vêtements, ça ne s’empile pas proprement. Autre piège : les mugs (excellent strip de Boulet). Je résiste férocement, à chaque voyage, à la tentation d’acheter le mug local de Starbucks (qui est souvent un point de chute en attendant un train, un avion, un bus)… depuis le temps, elle serait bien fournie, mais des mugs souvenirs, j’en ai déjà quelques uns, et j’en casse moins que j’en ai sauvés. Le seul que j’ai acheté, c’est celui ci-dessous, mais j’avais craqué pour son joli design – oui et du coup je l’ai pris en double au cas où je le casserais, ils faisaient une promo, vous voyez pourquoi j’essaie de prendre des mesures contre mon hamster intérieur…

hamster starbucks mug 2011

Accessoirement, il faut bien se rendre à l’évidence : plus ça va et plus les souvenirs de vacances, devenus un business rentable, sont des babioles made in Taiwan sans aucune authenticité, qui n’ont vu du pays d’achat que l’aéroport. Alors côté couleur locale, on a vu mieux.

Ma solution (qui n’a pas à être la vôtre, je ne fais que lancer des idées en l’air) :

les cartes postales. Au début j’en envoyais, mais l’usage se perd. Mes séjours sont souvent trop brefs pour que j’ai le temps de me poser pour écrire les banalités habituelles dessus (je réserve ça à Facebook ou à mon blog), et encore plus pour trouver une poste ouverte… (surtout si le séjour finit un dimanche). On en trouve partout, c’est plat, pas encombrant, pas cher, et j’essaie de prendre des vues que je ne peux pas reproduire avec mes propres photos.

les souvenirs « utilitaires » : outre un petit sac de touriste (vous savez, les sacs en tissu noir, avec le nom de la ville marqué dessus de toutes les couleurs?) de Vienne dont j’avais eu besoin sur place, j’ai ainsi ramené un coupe-ongles bleu et jaune de Stockholm (moins encombrant, je n’ai pas trouvé), un imper acheté à Stratford-upon-Avon un jour de pluie (nettement plus utile qu’un poster de Shakespeare), un sweat-shirt de Toronto qui m’a surtout servi à liquider mes derniers dollars Canadiens et à éviter de geler au retour dans l’avion comme je l’avais fait à l’aller, sur une compagnie qui chauffait peu sa carlingue et était radine en couvertures, et j’en passe… Déjà, sur place, ça rend service. Et comme c’est un objet du quotidien, à chaque fois que vous vous en servez, ça vous rappelle le voyage en question. Ce qui est bien le but d’un souvenir, et qu’on n’obtient pas forcément si l’objet dort en haut d’une étagère où on ne le voit plus à force d’habitude, voire au fond d’un carton.

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les trucs qui se mangent. Notamment pour les souvenirs qu’on achète pour ramener aux proches. Parce qu’ils peuvent aussi manquer de place, d’une part, surtout pour des objets qu’ils n’ont pas choisi. Et parce que même offerte avec amour, la chope à bière Munichoise à couvercle, représentant un bavarois en sandales aux mollets velus, on a plutôt envie de la casser malencontreusement… (à moins d’être collectionneur de chopines). Alors qu’un truc qui se mange, ça relève quasiment du cadeau utile, et on est sûr que ce sera apprécié (si ce n’est par le destinataire, il trouvera forcément preneur, passe à ton voisin…). Attention néanmoins aux spécialités culinaires : autant certaines villes en sont dotées en toute légitimité (par exemple les calissons d’Aix-en-Provence), autant depuis la moitié du 20e siècle, le moindre patelin paumé s’est inventé une spécialité locale pour faire fonctionner le tourisme. Y compris les GROS patelins, comme Lyon et son « coussin » inventé en 1960 par le chocolatier Voisin.
Ce n’est pas forcément un mauvais produit pour autant, mais question authenticité et rapport qualité/prix, on se fout parfois un peu de notre gueule sous couvert de terroir… Et là vous allez me dire : « Oui mais comme on les mange, on n’en profite qu’une fois ». C’est là qu’intervient à nouveau la marotte de la photographie (oui, je fais partie des casse-gonades qui photographient leur plat au restaurant – quand il est bien présenté. Je ne le poste pas forcément sur Instagram). Garder un fichier d’un méga octet, c’est quand même moins encombrant que l’objet correspondant. Par contre, il faut prévoir des sauvegardes régulières…

Une petite partie de mon butin...

Une petite partie de mon butin…

les carnets. Ca, c’est vraiment une marotte personnelle : je tiens un genre de journal papier, qui est d’autant plus complet que j’ai de temps de transport pour aller au travail… (autant dire que quand j’ai beaucoup de trajet assis, la densité de trucs intéressants dans le carnet décroit beaucoup. Mais je m’en fiche, c’est un aide-mémoire pour moi, pas un exercice de style ni un journal destiné à la postérité. Sauf si ça intéresse la postérité de savoir quand j’ai rempli ma déclaration de revenus, ou de lire ma liste de trucs à faire du 12 juin 2009). Comme il ne quitte pas mon sac, je passe aussi souvent mon trajet de retour d’un voyage à y consigner le résumé du séjour et mes impressions. Surtout que j’ai le temps : que ce soit dans le hall d’attente de l’aéroport ou de la gare, ou dans l’avion / le train. Et puis sur papier, on n’est pas embêté par la batterie ou par les interdictions d’appareils électroniques dans les avions. J’ai remarqué qu’ainsi, je mémorisais mieux ce qui s’était passé. Et si jamais ma mémoire me fait défaut, j’ai toujours les traces écrites pour m’y référer plus tard. C’est bon pour le moral, quand on écrit les souvenirs de parties de rigolade (c’est même recommandé dans plein de guides pour mieux vivre, de noter 3 bonnes choses de la journée chaque soir). Et je pardonne à mes ennemis, mais je garde les noms.
Je ne dois pas être la seule, parce que ça fait partie du « merchandising » le plus répandu dans les boutiques de souvenirs des musées et des villes. Ce qui permet, donc, que le carnet soit aux couleurs du musée, ou de l’exposition, ou de la région. Et comme je les remplis au fur et à mesure, j’en profite plusieurs mois, et ensuite je les conserve. Je note quand même qu’en gamme de prix, en France on se paye un peu sur la bête (de touriste)… Parce qu’autant les carnets ici sont rarement à moins de 10 eur, voire 12 ou 14, avec une nouvelle mode pour les lots de 3 mini-carnets de 50-60 pages à couverture souple (pas du tout pratique), autant ça me fait tout drôle d’en trouver à 6, voire 4 eur outre-Quiévrain ou outre-echt.

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2 réflexions au sujet de « La méthode à Gilles : hamster et souvenirs de vacances »

  1. Coucou! Je te laisse deviner qui c’est 😉
    Ahhhh, ce que j’aime lire ton blog. ^^
    Bon, d’accord, j’ai l’air folle à me marrer toute seule devant mon écran mais j’assume xD
    Je sens que je vais appliquer à la lettre tes conseils pour mes prochains voyages ^^ (je peux même résister aux mugs starbucks, d’ailleurs je n’en ai qu’un chez moi, si si…).
    A vrai dire, je n’achète plus de babioles non plus. Les utilitaires et la bouffe au final, je trouve que ça reste le mieux. ^^
    Il faut que je me convertisse aux sacs et aux carnets par contre xD
    Bonne soirée!

    • J’ai eu un doute jusqu’à lire l’autre commentaire 😉 Oh les sacs c’est seulement si j’en ai besoin sur place, hein. Mais ça m’est arrivé deux fois (l’autre, c’était pour un concert : je préfère un mini-sac à bandoulière pour les fosses, au lieu de mon sac à main normal. Et j’avais oublié le mien en faisant la valise).

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