Tintin et les droits d’auteur de Moulinsart

C’est un retournement de situation bien cocasse qui anime le Landernau de la bande dessinée depuis lundi. Moulinsart, la société gérée par la veuve de Hergé et son mari pour administrer les droits sur l’oeuvre de l’auteur, poursuit depuis des années tout ceux qui souhaitent utiliser les images de Tintin, y compris à des buts non commerciaux.

Parmi eux, un club de lecture néerlandais de fans de Tintin, Hergé Genootschap, qui publie un fanzine tri-annuel illustré de vignettes de la bande dessinée.

Coup de théâtre et mille sabords : les avocats de l’association de fans ont produit un contrat datant de 1942, dans lequel Hergé cède les droits d’exploitations des textes et des vignettes à l’éditeur Casterman. Le contrat n’ayant jamais été cassé ou renégocié est toujours valable, et la cour a donc tranché en faveur de l’association.

D’autre part, le jugement portant sur l’utilisation non commerciale, qui peut faire jurisprudence, signifie que toute personne ou association ayant jusqu’ici versé des droits d’auteur à Moulinsart n’avait pas à le faire… et peut en réclamer le remboursement à Moulinsart, via Casterman. Ca serait drôle qu’ils le fassent.

Morale de l’histoire :

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Quand karma fâché, lui toujours faire ainsi…

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