Plus fort qu’Hubble : je viens de découvrir…

A l’occasion d’un débat télévisé, je découvre Jean-Yves Camus, présenté par une liste de titres pompeux, dont directeur de L’Observatoire des Radicalités Politiques de la Fondation Jean Jaurès… Pourquoi ai-je l’impression que le dit Observatoire est constitué d’un seul homme auto-proclamé spécialiste? En tout cas ça marche : il est sur le plateau de C dans l’air en tant qu’expert.

ORAPAu temps pour moi, ils sont 12. Eléments de langage, enfumage généralisé sur un sujet porteur, absence totale de verbe d’action (mesurer, étudier, cerner…) – ce qui est cohérent avec un observatoire me direz-vous -…

Je crois que je viens de trouver un des milieux autorisés où on s’autorise à penser, chers à Coluche…

Eh, dites, un doute m’assaille, comme on dit au Kenya : avec un tel Observatoire de pointures chargé d’étudier les Radicalités Politiques (ah oui, je traduis pour les deux du fond qui ne maîtriseraient pas la langue de bois : ça veut dire le Front National), comment diable se fait-ce-t-il que l’Extrême-Droite continue malgré tout sa progression, alors même que la Fondation Jean Jaurès semble liée au mouvement socialiste au pouvoir? Hein?
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Je ne peux m’empêcher de penser à un autre grand penseur et fin observateur de la société, qui disait : « Un imbécile qui marche va plus loin qu’un intellectuel assis ». Michel Audiard.

Surtout quand l’intellectuel n’essaie même pas d’avancer et veut juste un petit placard bien payé…

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2 réflexions au sujet de « Plus fort qu’Hubble : je viens de découvrir… »

  1. Ping : Les milieux autorisés où l’on s’autorise à penser (2) : Diversum | Fan Actuel

  2. Hahaha! Je ne me rappelais plus cette citation d’Audiard! Justement, le propre d’un observatoire est d’observer dans « le milieu naturel », à l’image des anthropologues, ils n’ont pas à d’intervenir pour empêcher la radicalité, pour ne pas perturber leur sujet d’étude qui doit leur valoir de précieuses subvensions! 😉 Sans ces radicalisme, ils ne pourraient plus bosser – enfin « s’autoriser à penser » sur des plateaux de télévision! 😉
    Pour tout te dire, j’ai obtenu un diplôme à l’IRIS, et pourtant, malgré plus de 5000€ l’année à l’époque où j’y étais (ç’a dû encore augmenter), j’ai été surprise par le prêt-à-penser, l’indigence des cours et discours de ces messieurs-dames des « milieux autorisés ». Le plus drôle, c’est que pas mal des professeurs et « chercheurs » de cet institut « indépendant » reconnu d’utilité publique sont de grands habitués de « C dans l’air » – émission qui pour moi devrait plutôt s’intituler « C du vent ».

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