Pourquoi je revends les livres que je ne compte pas relire

8. Parce que j’ai dû être bibliothécaire dans une vie antérieure (peut-être à Alexandrie s’il faut respecter le trope des réincarnations glamour).

ook-librarian

7. Pour l’argent (ça rapporte rien ou presque, sauf les livres récents et encore. 1h de transport, 1h de queue et 2 librairies pour ramener 3 Eur contre 3 kilos de bouquins, c’est minable, ça paye même pas le cappuccino Starbucks à côté de Gibert Saint-Michel).

6. Parce qu’il faut pas gâcher.

guyroux_faut pas gacher

5. Pour faire de la place sur mes étagères pour les prochains.

4. Pour faire de la place dans ma tête aussi.

3. Pour être une consommatrice responsable, qui recycle au lieu de jeter après consommation.

anim_gamin se fait book-lyncher

2. Pour les gens qui, comme moi, recherchent des trucs improbables parus il y a 15 ans et jamais réédités. Et qui sont bien contents que quelqu’un les ai conservés jusque-là.

Mais surtout :

1. Parce que quand je jette un livre ou que je détruis un document écrit, j’ai l’impression d’être un Nazi faisant un autodafé. Et ça, c’est mal. Mal à peu près comme un petit cake de la taille d’un gros petit cake.

indiana jones hitler

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8 réflexions au sujet de « Pourquoi je revends les livres que je ne compte pas relire »

  1. On a de la chance chez nous existe une donnerie. Vous donnez, un point c’est tout, sans recevoir nécessairement, autrement dit, sans contrepartie. Les gens donnent, entre autres, du matériel de bureau, des luminaires, des nappes, des rideaux, des trucs informatiques, tout ce que vous n’utilisez plus ou pas, des sièges d’enfants, des meubles, ce qui vous passe par la tête et que vous ne voulez plus. Mais aussi des livres nouveaux et plus anciens, et certains membres de la donnerie organisent des journées spéciales « donnerie livres » où chacun amène ce qu’il veut et où chacun emmène également ce qu’il veut. Notre donnerie, comme la servicerie (on se rend des services, donc), ou la prêterie (on se prête des choses, des objets, des outils, mais je signale qu’il n’y a pas de baiserie) fonctionne très bien : nous sommes plus de 1000 membres actifs dans notre région et ces services se multiplient d’autres villes et villages en Belgique. A vous de jouer, pourquoi pas ?

    • A Paris il y a des boutiques solidaires et les habituelles associations type Emmaüs, Croix Rouge etc. Je donne aussi à ce genre d’organisations, mais elles sont mal desservies, plus mal que le quartier des librairies d’occasion. Et les livres, c’est lourd à transporter, je n’ai pas de voiture et j’ai vite mal au dos.
      Alors je préfère soit les laisser sur la boîte aux lettres de l’immeuble pour les voisins (ce que je fais le plus souvent), soit aller dans les boutiques pour les trucs qui n’intéressent personne au bout de 2-3 jours.

      • Ben oui, encore un autre avantage de la donnerie, les gens viennent chercher chez vous et on ne se déplace pas ! Bref, que du bon ! Je vous comprends, la ville, si les citoyens ne l’organisent pas eux-mêmes à leur profit et comme ils le veulent, reste la ville…

    • Ah oui, ça peut être pas mal. Ici Emmaüs peut éventuellement se déplacer, mais ils ne le font que pour les dons importants, et encore, ils ne prennent pas tout! Je sais que des gens qui ont fait appel à eux ont fini par tout laisser aux Encombrants parce qu’au final les meubles n’étaient pas du goût de l’association. Je comprends qu’ils aient des soucis de stockage et ne veuillent prendre que des choses qu’ils peuvent revendre rapidement, mais c’est un peu décourageant quand on essaie de faire oeuvre utile!
      Ceci étant, il y a un autre système, pas réservé à Paris, mais via Internet, un site et des newsgroups appelées Freecycle. C’est pas secteur géographique, Paris, grandes villes, département. On poste le descriptif de ce qu’on veut donner, et si des gens sont intéressés on convient d’un rendez-vous pour qu’ils viennent chercher les objets. C’est bien aussi, mais comme la vente sur Leboncoin et autres, ça demande du temps pour répertorier les objets, prendre des photos pour tout ce qui est meuble, déco etc… Temps qu’on ne trouve pas facilement quand on travaille.

      • Avec « Les Petits Riens » (+/- Emmaüs) c’est le même topo : un jour, j’ai trouvé un joli petit meuble sur les poubelles, je l’ai pris et ne voulant pas le jeter, je l’ai d’abord proposé en vente au enchères sur un site qui m’a coûté 1 euro et aucune réponse. Je suis ensuite allée le porter (il n’était pas tout petit en plus) chez Troc International que vous connaissez peut-être et qui l’a refusé car il était en contreplaqué et que ça ne se vend plus. Les Petits Riens ont refusé pour la même raison. Résultat : je l’ai ramené aux Encombrants ! J’en ai même fait une chronique tellement c’était drôle !

        • En fait je pense que c’est le résultat de notre surconsommation d’objets produits à bas prix : plus rien n’a de valeur non plus… Et il y a tellement de ces objets, même jolis et encore en état de servir qui se retrouvent à la benne, que même les associations n’en ont pas l’usage, sauf dans quelques cas.
          En France, on a Leboncoin.fr pour vendre des objets même à bas prix, c’est gratuit pour la mise en vente. Si c’est pour recycler et se débarrasser, en mettant l’objet peu cher c’est toujours facile. Et comme on met la localisation de l’endroit, on peut acheter à des gens qui habitent pas loin et éviter les frais de port ou le déplacement. C’est pratique!

    • Apparemment il est interdit maintenant aux bibliothèques municipales d’accepter les dons de particulier. Ils ont dû être submergés de vieux machins (quand on voit ce qu’on essaie de vendre aux librairies d’occasion). Je sais que depuis longtemps le site de la ville de Paris n’indique, pour la reprise de livres, que des Boutiques Solidaires et associations diverses, rien qui ne relève des bibliothèques municipales.
      Le problème, c’est que c’est encore plus mal desservi que le quartier Saint-Michel où se trouvent les librairies d’occasion, et avec des horaires d’ouverture plus contraignants vu que tenu par des bénévoles. Et même eux ne veulent pas forcément tous les livres.
      Je donne aussi à ce genre d’organisations. Mais pour des livres, après quelques déconvenues, comme c’est lourd à transporter (je n’ai pas de voiture et j’ai vite mal au dos) je préfère soit les laisser sur la boîte aux lettres de l’immeuble pour les voisins (ce que je fais le plus souvent), soit aller dans les boutiques pour les trucs qui n’intéressent personne au bout de 2-3 jours.

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