Fandom : la malédiction du fan qui fait

Je parlais récemment des fans qui veulent qu’on leur livre tout sur un plateau sans remuer un orteil. A l’inverse, il y a ceux qui se bougent pour faire des choses. Plus dégourdis, plus motivés, plus désespérés, plus de moyens à l’origine?…

Si on laisse de côté les pistonnés à qui, effectivement, tout peut tomber tout cru dans les mains, la plupart de ceux qui assistent à des concerts, des émissions télé ou obtiennent un autographe ou un meet&greet ont commencé comme les autres au fond de leur fauteuil, à se demander si un jour ils pourraient vivre le même genre de choses que racontaient les autres fans sur les forums et les réseaux sociaux.

Et puis un jour, ils ont fait un premier pas, à l’occasion d’un concert pas loin de chez eux, d’une rencontre avec un(e) autre fan qui les a encouragés à y aller ensemble, d’une célébrité moins connue qui passait dans le coin et s’est arrêté pour signer un autographe, ou d’un événement qui leur a fait réaliser que la vie était courte et qu’il fallait en profiter même si ça demande de sortir de sa zone de confort.

comfort zone

Après, ça fait boule de neige, et comme dans d’autres secteurs de la « vraie vie », plus on fait de choses, plus on prend conscience que d’autres ne sont pas si hors de portée qu’elles le semblaient a priori. Et plus on prend confiance, et plus on va loin.

Et pour ceux qui sont enclins à ça, on partage son expérience sur le web, pour prolonger un peu l’état d’euphorie en parcourant ses photos et en la revivant par le récit. Et pour s’en imprégner d’autant plus, parce que raconter les événements permet de mieux les graver dans sa mémoire. Et en souvenir des expéditions qu’on a ratées et où on était bien contents de voir les photos et lire les comptes-rendus de ceux qui y étaient, pour les vivre par procuration.

Et là, c’est le drame.

anim_dracula_hiss

Parce que voyez-vous, dans le fandom (comme en dehors d’ailleurs) :

– si vous racontez vos expériences, il se trouvera toujours des gens pour penser que vous postez vos photos exprès pour les rendre jaloux et vous la péter. Ce qui en dit plus long sur leur mentalité que la vôtre. C’est pourtant plutôt facile de faire la différence entre ceux qui se la pètent et ceux qui partagent, je trouve.

– si vous les gardez pour vous, ceux-là, ou d’autres, dans la même proportion, vous accuseront d’être égoïstes et de ne pas vouloir en faire profiter tout le monde. Et ce, même si on vous pique et on re-tagge vos photos dans la journée en s’en attribuant la paternité, ou en se moquant de vous au passage, ce qui a tendance à refroidir un peu sur le partage…

En anglais, on dit « Damned if you do, damned if you don’t ».

comfort-zone_2
(source de cette image, variation de la première)

De toute façon dans la vie de tous les jours, c’est pareil. Si vous visitez un musée, on vous trouvera intello / snob / prétentieux. Si vous visitez Disney, on vous trouvera immature / riche (oui ça coûte un bras, mais vu le dépaysement ça les vaut). Si vous sortez, vous avez droit à un grinçant « Ah ben moi je peux pas, j’ai les enfants ». Si vous ne sortez pas parce que vous faites des trucs chez vous, vous êtes un nolife.

Donc faites comme vous le sentez. Partagez, ou gardez pour vous. Et laissez dire les mauvaises langues.

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