15 août – un p’tit beurre, des Tokio : c’est l’anniversaire de Tokio Hotel

Aujourd’hui, on célèbre (enfin, « on ». Les fans de Tokio Hotel) les 10 ans officiels du groupe, puisque le 15 août 2005 sortait leur premier single, Durch den Monsun.

… En l’écrivant, je me prends quand même un gros coup de vieux : mes « bébés » sont un vieux groupe maintenant. Ouch.

Et donc pour fêter ça, je voulais partager avec vous ma playlist « TéHache » :
La totalité des 3 premiers albums sauf Schrei, Thema N°1 et Automatisch, plus 4 chansons du dernier.

Non je déconne.
Enfin non. La « liste » ci-dessus correspond à toutes les chansons qui, quand elles sortent sur mon baladeur MP3 (je ne dis pas mon iPod parce que c’est un Sony), me font penser « Oh oui elle est trop bien celle-là! ».
Mais comme ça ne vous avance pas, petite playlist sélective quand même :

1er album : Schrei

Durch den Monsun : sans doute le seul titre que vous connaissez si vous n’aimez pas le groupe. Il existe aussi en version anglaise (Monsoon) et chanté 1 ton en dessous par Bill en pleine mue, et même en version « japonaise avec un peu d’allemand dedans », Monsun o koete avec un remix un peu space. Cette version-ci avait été enregistrée avant sa mue, d’où sa voix de chaton éraillée (moi j’aime bien, ça change un peu). C’est pas que ce soit une de mes préférées, mais ils la jouent à tous les concerts car c’était leur premier single et la chanson qui leur a permis de percer. La madeleine de ProusTH, en somme.
Alors oui, je sais, elle est aussi sur un jeu de guitare sur console, et fait rigoler les amateurs parce qu’elle est trop trop simple. Ouais, mais ils avaient 15 ans quand ils la jouaient devant 10 000 ou 20 000 personnes, ce qui complique un peu la donne par rapport à jouer sur une fausse guitare en plastoc devant sa Wii.

Rette Mich : la première chanson d’eux qui m’a fait tendre une 2e oreille. Existe aussi en version 2007 « à mi-mue », celle du clip, d’ailleurs. Et en version anglaise (Rescue Me). Sing like you mean it. Il se trouvera peut-être des gens pour dire que c’est une voix « maniérée », ce que j’interprète vu le contexte comme « chanter avec de l’émotion, au lieu de brailler comme un putois qu’on égorge ». Il faut vous y faire, il y a des gens qui préfèrent ça. Dont moi.

Gegen meine Willen : la chanson à texte, si on veut, sur le divorce. Je ne sais pas si c’est pour ça qu’elle dégage un feeling particulier même sans comprendre les paroles. En lien, je vous ai mis une version live de décembre 2005. Où Bill et Tom avaient 16 ans et quelques, et Bill était en train de muer, donc ce n’est pas parfait, vu que Bill doit chanter un peu plus bas que la chanson n’était prévue. Néanmoins, voir eux et leurs deux acolytes gérer la salle pleine d’Oberhausen – 12 650 spectateurs – à cet âge-là, c’est assez bluffant.

Unendlichkeit : par sa différence de ton et de rythme, c’est celle du premier album qui m’a fait soupçonner qu’il y avait peut-être du potentiel autre que « plaisir coupable » à la musique du groupe, et à une évolution de leur part au-delà du teenage band.

Ben tiens, pendant que vous êtes rendus là, vous pouvez écouter à la suite (si Youtube vous fournit la même suite que moi) Ich Bin Nicht Ich, favorite des fans de l’époque.

Face B :
Wir Schliessen Uns Ein : elle n’est pas sur un album, c’est bien dommage. Elle a une ambiance toute particulière et marquait la transition de Schrei à Zimmer 483 vers un son un peu plus sombre.

2e album : Zimmer 483

Wir sterben niemals aus : … on arrive dans les chansons que je vais avoir du mal à décrire autrement que « Oh celle-là je l’aime d’amour ». Mais je ne saurais pas vous dire pourquoi. Les paroles, les souvenirs de concert (c’est une chanson d’union entre le groupe et les fans, « quelque chose de nous restera pour toujours grâce à vous », en résumé), la musique… Ici en version acoustique studio.

Nach dir kommt nichts : ma petite préférence pour des raisons purement personnelles. Malheureusement, ils ne l’ont jamais jouée en live. Il vaut peut-être mieux pour mes nerfs : j’ai failli faire une crise cardiaque quand Tom et les autres en ont joué quelques notes au soundcheck. Eh, Adventures in Wonderland, vous me le faites à combien le showcase privé où j’ai le droit de choisir ma setlist?…

An deiner Seite (Ich bin da) / By Your Side : vu l’effet anti-dépresseur de leur musique, les paroles « je serai toujours là pour toi » font plus mouche que je ne pensais à la première écoute. Elle servait de chanson de fin de concert sur deux tournées, alors j’ai toujours l’oeil un peu humide quand je l’écoute trop attentivement. Je revois les lancers de confettis et Bill, Tom et Georg qui viennent sur l’avancée au milieu de la fosse, juste avant que tout ça ne retombe et qu’on doive retourner à l’hôtel (et/ou aller squatter devant le leur, à l’occasion). Trop de feels. (oui, Tokio Hotel réveille en moi l’ado émo que je n’ai jamais été). Et en plus ces sadiques l’ont illustrée pour le clip d’images des tournées 2007! Ils veulent notre mort ou quoi?!

Ich brech aus / Break Away (je m’en vais / je me casse) : avant que Disney ne ponde « Libérée délivrée », c’est ce que je me chantais intérieurement pour me motiver à démissionner, ou sortir d’une situation / relation désagréable. Très cathartique. L’intro ayant servi de générique à leurs vidéos hebdomadaires de coulisses sur Youtube (TH TV), elle déclenche d’autant plus d’adrénaline. Chez les fans dont moi, j’entends. En version allemande interprétée devant le Champ de Mars blindé de 500 000 personnes le 14 juillet 2007… (bon, ok, beaucoup venaient voir Polnareff, mais tout le début de fosse était là pour eux).

Schwarz / Black : j’aime le côté introspectif de celle-ci. Existe en anglais. Conjugué au speech de Bill au Goldene Kamera, apprendre qu’ils la jouaient dans leur setlist US 2008 m’a fait sauter dans l’avion pour New York (si si. Bon il y avait d’autres facteurs aussi, le tourisme, la vie perso etc, mais les deux déterminants, c’était ça).

3e album : Humanoid
Sur celui-là franchement j’ai du mal à choisir, je squee à peu près sur toute la durée…

Komm / Noise : chanson de début de concert sur la tournée Humanoid City Tour. Me fait toujours un schboum dans la tête depuis. Et en version allemande, c’est toujours rigolo de chanter « Sensationell, Tom » (c’est le prénom du guitariste) au lieu de « Sensationell, Komm ».

Sonnensystem : Hallooo Raumschiffkapitän! Autant il y a des chansons pour lesquelles je me suis habituée bon gré mal gré (pour arriver sur la fin) aux versions anglaises, autant là, les paroles complètement barrées science-fiction de la version allemande me plaisent plus que celles plus communes de l’anglaise. Pis t’façon je trouve l’allemand plus expressif, na.

Humanoid : chanson éponyme de l’album que je sous-titre en mon for intérieur « aliénation de la nation alien ». Ils commençaient à mal vivre les inconvénients du succès à l’époque (dont les stalkeuses), ça se sent dans les thèmes et l’ambiance claustrophobe.

Geisterfahrer : chanson que j’aime pour raisons personnelles. En plus, ils la jouaient en acoustique en concert. Coeur coeur xo xo coeur coeur. Je l’ai enregistrée à chaque fois du coup. Je ne suis que tristesse à l’idée qu’ils ne la jouent plus.

That day : chanson bonus claustrophobe. Vraiment rien d’enfantin là-dedans. Pas de lien, parce qu’après un certain temps de recherche vaine, impossible de mettre la main sur une version conforme au CD… J’imagine que les ayant-droits sont particulièrement tatillons et que seules les versions trafiquées y échappent. Tant pis pour vous. En plus c’est un bonus de l’album donc pas dispo sur les versions standard, de mémoire.

4e album : Kings of Suburbia

We Found Us : goût acquis essentiellement en concert. Et au soundcheck. En fait, en ce qui me concerne, moins il y a de falbalas autour et mieux c’est, pour s’attacher à une chanson.

Masquerade : pour être tout à fait honnête, je commençais vraiment à désespérer de l’album à la première écoute quand je suis arrivée à celle-là. Elle reste une de mes deux favorites de KoS.

Great Day : chanson de fin de concert et de fin de relation. Je pensais que ce serait pour moi la dernière chanson que je verrais d’eux avant de quitter le fandom, moralité j’ai rempilé pour (au moins) un concert. Faudrait vraiment que je comprenne un jour pourquoi ils me sont si addictifs. C’est franchement mystérieux.

Et avant ces albums…
de leur prime jeunesse sous le nom de Devilish avant qu’ils ne signent chez Universal, d’un EP auto-produit :
Grauer Alltag : la routine grise (c’est la traduction du titre) des ados ex-est-allemands dans un petit patelin. C’est cro mignon. Non mais blague à part, je trouve que cette chanson avait déjà un truc. C’était brut de décoffrage et approximatif, mais…

Il y a toujours des fans qui vous disent qu’en fait ils connaissent le groupe depuis cette époque. Ce qui est de la pure mythomanie, sauf s’ils habitaient dans le même patelin à l’époque. Soyons clairs, moi j’ai récupéré ça sur le web en 2006 ou 2007, quand j’ai commencé à plonger dans le fandom et que je collectionnais tous les MP3 qui circulaient. Mon baladeur contenait alors au bas mot 4 ou 5 versions de certaines chansons (avant mue, post mue, acoustique, symphonique, live…).

(rassurez-vous, j’ai les CDs officiels chez moi, achetés en magasin et tout).

P.S. En fait j’avais commencé cet article sur mon téléphone, mais je mets 3h à le le finir, parce que je réécoute tout au fur et à mesure, en cherchant des versions complètes pour vous les faire écouter (VEVO, je te vomis, heureusement que tu as arrêté de tronçonner les vidéos… Et Universal fait la chasse aux vidéos officielles repostées, donc plein de liens sont HS, sans parler des versions ralenties ou trafiquées, précisément pour éviter d’être repérées par les algorithmes de Youtube…). En kiffant la voix de chaton de Bill, et en me gondolant devant l’esthétique des clips à coups de ralentis, de flamme qui s’éteint dans les ténèbres et de regards perdus dans le lointain. Attendez attendez, je ne vous ai pas montré Spring Nicht, c’est LE summum du clip cliché gothisant! Mais je digresse…

Oui, j’ai oublié de vous dire : j’aime, non-ironiquement, Tokio Hotel. Sérieusement, sans vouloir faire ma hipster snob ni rien. Néanmoins, une des raisons pour lesquelles je les aime, c’est que s’ils sont très pros dans leur boulot, c’est aussi un groupe fun. En grande partie exprès, ce qui me fait joyeusement glisser sur le comique involontaire dû au fait que je ne suis pas dans la cible.

Parce qu’à mon avis, si tu fais une blague bon enfant sur un aspect de Placebo devant Brian Molko, tu te manges une beigne. Si tu fais ça devant TH, ils vont surenchérir. Ils se rendent très bien compte quand on se fout de leur gueule ou qu’on est juste d’humeur à vanner comme entre potes, on leur a souvent fait la première sur les plateaux télé. Du coup ils sont blindés et jouent plutôt sur le registre de l’auto-dérision. Et puis ils ont l’âge de leurs chansons et de leurs clips. Un quadra qui ferait le coup de la bougie noire, ça ferait un peu Sean Penn dans This Must Be The Place. Un minot de 15 qui fait la même chose, c’est normal. Et puis ça vaut mieux que le côté boy next door. C’est du spectacle, c’est pas fait pour être normcore.

Danke für alles, Bill, Tom, Georg und Gustav!
Viel zu viel Liebe an der Musik…
Plus beaucoup de frontières à traverser depuis 2005…

Publicités

2 réflexions au sujet de « 15 août – un p’tit beurre, des Tokio : c’est l’anniversaire de Tokio Hotel »

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s