Ma playlist (légèrement homicide) de A-ha

A quelques jours de la sortie prévue de leur nouvel album Cast in Steel (le 4 septembre prochain), revoyons ensemble un choix totalement partial des moments forts de leur discographie.

(cette playlist n’est pas représentative de leurs différents styles, parce que j’ai tendance à préférer leurs chansons sombres et celles où Morten Harket chante dans les graves. Il est connu pour avoir une tessiture étendue dans les aigus aussi – taaake oooon MEEEEEEE, c’est lui -, mais je le préfère dans les graves. Et bien que, de nos jours, les trois membres du trio composent, les chansons que je préfère sont généralement celles écrites par Paul Waaktaar-Savoy – le guitariste taiseux maigrichon qu’on a tendance à ne pas remarquer. Magne Furuholmen écrit des chansons avec souvent des paroles… hm, parfois acerbes, parfois perchées, souvent pêchues, mais j’accroche moins. Et sur celles de Morten je m’ennuie).

1er album – Hunting High and Low :


The sun always shines on T.V. : power pop à donf. J’aime les chansons qui ont une ampleur lyrique. Sur celle-là, tu peux décoller et traverser la galaxie. Enfin, tu pourrais si on ne vivait pas dans un monde dénué de magie.


Hunting High and Low : quand je suis d’humeur chamallow. Pour un slow, il est tendu, quand il n’est pas réinterprété par Chris Martin. Et les envolées de l’orchestre, ça claque un peu.


Soft Rains of April : quand j’étais ado, je rembobinais ma cassette audio juste pour réécouter en boucle le dernier « Oveeer » (quand la musique s’arrête et que ça fait ressortir la voix). Chanson d’exil. On ne sait pas pourquoi « on » lui a donné 4 ans (de prison?), mais ça ne doit pas être bien gai.

2e album – Scoundrel Days

Scoundrel Days : parfaite bande-son pour un film d’horreur de zombies. Je ne vais pas vous mâcher le travail à chaque fois, écoutez les paroles.


The Swing of Things : I know that I’ll need this for the rest of my life… (la musique, personnellement. Et autre chose).


I’ve been losing you : j’ai tout un clip dans la tête, qu’il vaut mieux ne pas réaliser parce qu’on ne me laisserait plus assister à aucun concert / spectacle…

Vous aurez compris à quelques indices subtils que c’est mon album préféré du groupe…
En homicide qui me plaît moins mais dont les paroles sont drôles parce qu’en contradiction totale avec la mélodie pop guillerette (« Peut-être que je plaisantais quand je t’ai jeté de la voiture à pleine vitesse, peut-être peut-être », etc):
Maybe maybe

3e album – Stay on these roads :


The Blood That Moves The Body : … « covers the ground », ainsi que se finit la chanson (« le sang qui anime ton corps recouvre le sol »).


Out of Blue Comes Green : My wings are clipped, see the steps that made me trip.


Hurry Home : équivalent norvégien du Daysleeper de R.E.M., en nettement plus fébrile.

J’ai commencé à décrocher un peu de A-ha au 3e album, qui me plaisait moins (cad que Scoundrel Days, si je vous en postais toutes les chansons que j’adore, il y en aurait 7 sur 10. Alors que pour Stay on These Roads, il n’y en aurait que 3. Les premiers extraits de East of the Sun, West of the Moo ne m’ont guère plu non plus et je n’avais pas acheté l’album. Après, je ne suis retombée dans le fandom qu’au moment de l’album Analogue. D’où mon peu d’attachement, peut-être, aux albums suivants.

4e album – East of the Sun, West of the Moon :


Sycamore leaves : « Out there by the roadside, something’s buried under sycamore leaves… » – là dehors, au bord de la route, quelque chose est enterré sous les feuilles de platane (bizarrement, « platane » sonne beaucoup moins sinistre que « sycamore »…)

5e album – Memorial Beach :

Dark is the night for all : la chanson est triste et sert souvent à finir les concerts, mais encore, ça passe. C’est le clip (la version non censurée) qui est flippant.

5e album : Minor Earth, Major Sky :
Summer Moved On :
« Friendships move on until the day you can’t tag along »
Les amitiés passent jusqu’au jour où on ne peut plus suivre. Pas homicide, mais tellement vrai que ça fait mal au coeur quand même. A noter que cette chanson est au Guinness Book pour la plus longue note tenue sans bidouillage son sur un album. Et qu’à chaque concert on essaie tous de soutenir Morten sur la note (à 2min50 de la vidéo), mais qu’en général on doit la chanter en 2, voire 3 fois…

Velvet :
« Her touch would be tender, her lips would be warm,
But when we’re together, I’m always alone. »

(ses caresses pourraient être douces, ses lèvres pourraient être chaudes,
mais quand on est ensemble, je suis toujours seul »)
Et la chanson pourrait être romantique, mais elle est inquiétante à la place… Enfin, quand on comprend les paroles. Ou quand on voit le clip, carrément flippant, même s’il est introuvable sur Youtube en bonne qualité… *grommelle*

6e album – Lifelines :

Forever not Yours : « je serai bientôt parti, à jamais pas-à-toi ». Le clip, lui, est un mini-film de SF qui colle bien le bourdon! (regardez jusqu’au bout).


Did Anyone Approach You? : cette chanson là est plutôt sinistre par les implications de ce qui est arrivé au destinataire, à qui l’interprète demande ce qu’il lui est arrivé pour qu’il/elle soit renfermé. « You’ve got issues that go way back ».

8e album – Analogue :


Don’t do me any favours : essentiellement parce que les paroles me parlaient à ce moment-là, au point que j’en ai fait une parodie adaptée à mon fandom de l’époque…

C’est l’histoire d’un malentendu. On peut penser que je suis fan de A-ha parce que je suis une ex-ado niaise amoureuse du chanteur, alors qu’en fait c’est mon côté psychopathe qui parlait depuis le début…

Au passage je me rends compte que je préfère toujours les versions CD aux versions live. Peut-être parce que j’ai grandi avec, peut-être parce que je ne trouve pas les bons lives… C’est ballot, j’ai déjà 3 concerts prévus…

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3 réflexions au sujet de « Ma playlist (légèrement homicide) de A-ha »

  1. Outre le fait que j’apprécie une partie des vieux morceaux de A-ha parce que ma douce frangine m’en a soigneusement bercée enfant, j’adore ta conclusion du  » en fait c’est mon côté psychopathe qui parlait depuis le début. » XD

    • Oh, moi je le savais. C’était juste pour clarifier les choses pour le reste du monde, vu que A-ha tend à avoir une image très lisse auprès des non-fans. (ce qui explique sans doute le nombre de clips hyper glauques que j’ai redécouverts en préparant ce post).

  2. Ping : Corson + A-ha au Zénith, 1er avril 2016  | Fan Actuel

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