A la recherche de Keanu à Deauville : épisode 3 – moins de Keanu en personne, beaucoup à l’écran

Samedi, lever tôt mais pas autant qu’initialement prévu: je croyais aller à la séance de 8:30 de Knock Knock au cinéma Morny, indiquée en bleu sur le programme, donc normalement accessible au grand public, mais indiquée « Projection presse ».

Le programme et le précieux pass

Le programme et le précieux pass

Par acquit de conscience, j’avais demandé à une personne du CID la veille ce qu’il en était. La jeune femme m’avait répondu que les projections presse étaient de fait réservées à la presse. Comme je ne voulais pas incendier le messager, j’ai gardé pour le blog la réponse que « Dites donc, Deauville, vous pourriez être plus clairs dans votre comm sur ce festival?… ». D’autant que plus tard dans la journée, j’ai demandé au Morny : en fait, aux projections presse du matin, ils laissent rentrer les festivaliers sauf si la salle est déjà remplie de journalistes, ce qui n’arrive quasiment jamais.

Enfin du coup, ne le sachant pas, je suis passée au plan B :
– 11h : John Wick (au Morny donc)
– 14h : Tentative de voir la conférence de presse de Knock Knock sur les Terrasses du CID
– 15h : By Sidney Lumet, documentaire sur le réalisateur de 12 hommes en colère
– 17h : tentative d’assister à la première officielle de Knock Knock au CID bien que je n’ai qu’un pass journée, donc en fin de priorité derrière les accrédités, les VIP, les sponsors, et les pass festival.
– 20h30 : tentative d’assister à la projection de Life d’Anton Corbijn au cinéma du Casino, celle au CID avec l’équipe du film étant réservée aux VIP.

Ce qui m’a laissé le temps de faire le tour du marché avant le premier film. Où l’on vend des carrés Hermès d’occasion. Ça c’est Deauville…

deauville_morny

J’entame donc ma journée au cinéma le Morny avec la projection de John Wick, que j’avais raté à sa sortie. J’ai été très agréablement surprise par le film. Comme souvent dans ces cas-là, on redécouvre qu’on peut faire un bon film original sur un pitch déjà vu. L’introduction du personnage et de son drame personnel est expédiée rapidement mais de façon assez claire pour en dire assez. Mention spéciale à la lettre laissée par la femme de John, qui en peu de mots fait passer à la fois les informations nécessaires à l’histoire et un vrai sens de complicité entre eux deux, sans aller dans le mélo. D’autres dialogues réussiront à faire passer des infos sans besoin de prendre le spectateur pour un débile. Les acteurs sont tous impeccables, et j’ai apprécié de revoir Willem Dafoe, toujours nickel.

J’ai aussi apprécié la mise en scène des scènes d’action: là où d’autres réalisateurs confondent vitesse et précipitation, et accumulent les plans au détriment de la lisibilité de l’action, ici on suit bien ce qui se passe. Et John Wick a beau être une légende de la mafia russe, un tueur quasi invincible, le croquemitaine, il reste humain. Pas de scène capillotractée où le héros échappe à la mort par une acrobatie impossible sans effets spéciaux. Il prend des coups. Et parfois pour se tirer vivant du combat, c’est plus du combat de rue que de la dentelle. Mais du coup, on y croit.

John Wick alias Baba Yaga

John Wick alias Baba Yaga

Cerise sur le petit cake : il finit toujours ses adversaires d’un coup mortel dans la tête ou le coeur avant de partir. Pas de scène à rallonge où le type laissé sur le carreau se relève parce que le crétin de héros a oublié de l’achever. Je considère ce cliché comme une ficelle véreuse pour ajouter un retournement de situation. Et après je râle « Mais achève-le, abruti, c’est quand même pas compliqué de tuer quelqu’un?! », et les gens me regardent bizarrement.

L’autre trouvaille, c’est tout le monde souterrain des mafieux qu’on entrevoit, où John Wick replonge pour régler ses comptes, où on paye en « jetons » d’or. Service de « nettoyage » des cadavres, boîte de nuit à niveaux secrets, et même un hôtel dédié aux tueurs à gages de haute volée et autres gangsters, où la règle est de ne pas faire de business. Qui m’a d’autant plus amusé qu’il portait le nom de l’hôtel où je venais de passer la nuit (qui était bien, quoique moins luxueux que celui du film, mais au moins aucun tueur à gages ne m’y a réveillé en pleine nuit).

deauville_continental

Bref, bien que n’étant pas forcément fan de castagne pure, je ne me suis pas ennuyée un seul instant.

Après avoir couru pour éviter une forte averse, et acheté un parapluie parce qu’elle semblait destinée à durer, pause déjeuner vite expédiée à la crêperie la Licorne, à côté du Normandy. Un peu chère (quoique toujours moins que le Normandy Barrière, qui est un hôtel 5 étoiles…), même selon les standards parisiens, mais on y est vite servi et avec le sourire.

Une interview intéressante de Keanu Reeves sur le site du Nouvel Obs, pour finir.

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