A la recherche de Keanu à Deauville : épisode 4 – conférence de presse de loin et By Sidney Lumet

Direction les Terrasses (cad les bars et autres installations sur la plage en face du Casino Barrière) afin de découvrir où aurait lieu le photo-call et la conférence de presse de Knock Knock, et s’il serait possible d’en voir quelque chose sans carte de presse. Je vois des gens agglutinés devant une grande tente en plastique transparent, ça doit être là. Je sympathise avec une anglaise venue de Birmingham pour la semaine, et une Estonienne venue de Bruxelles. Nouvelles à ce genre d’exercice, elles ont toutes les deux raté les occasions de voir Keanu la veille. Ça confirme mon opinion que pour être fan sur le terrain, il faut beaucoup de préparation en amont et une bonne dose de chance pour ne pas systématiquement passer à côté des trucs.

Pas terrible comme vue...

Pas terrible comme vue…

A savoir car ce n’est expliqué quasiment nulle part: les conférences de presse à Deauville sont éventuellement accessibles au public, dans la limite des places disponibles, une fois que tous les accrédités et « partenaires » (représentants des sponsors) sont entrés. Dans le cas de Knock Knock, il ne restait guère de places, et nous sommes presque tous restés dehors.

Les plus réactifs (dont moi), au lieu de se disperser à l’annonce que plus personne ne rentrerait, se sont déplacés aux barrières 30m plus loin à l’arrière de la « salle » temporaire. Une fois les gens du fond de salle debout, on ne voyait plus les invités qu’entre deux paires de fesses, mais on a quand même entendu une partie des échanges. Notamment l’imitation d’Al Pacino en diable dans L’associé du Diable par Eli Roth, survolté et très drôle. Lorenza Izzo, la jeune actresse brune, et Colleen Camp, actrice et réalisatrice, étaient là également.

Il fait grimper les femmes au rideau

Il fait grimper les femmes au rideau

Et ce fut l’occasion de voir que si les fans ont tendance à poser des questions où il parlent d’eux ou se faire remarquer, même si c’est en mal, les journalistes accrédités ne sont pas forcément mieux… Je vous laisse deviner dans la vidéo ci-dessous pour qui je dis ça.

Je surveillais l’heure, car je voulais assister à la séance de 15h. Heureusement, ça devait être prévu, et la conférence de presse s’est arrêtée 15 mn avant. On a couru un peu pour contourner les buissons et arriver à la « sortie des artistes » de la salle avant l’équipe. Pas de chance, la pluie a recommencé à tomber à ce moment là. Sorti le premier, Keanu a juste salué avant de s’engouffrer dans la voiture. Lorenza Izzo, sa co-star dans le film, s’est attardée le long des barrières pour signer des autographes, protégée de la pluie par un assistant / garde du corps. Ce fut très rapide. Pas le temps de prendre de photos en ce qui me concerne.

By Sidney Lumet
Pas plus mal, car même si le documentaire By Sidney Lumet était projeté dans le cinéma du Casino Barrière de l’autre côté de la Promenade, ça nous a juste laissé le temps d’y aller, sous un début de déluge.

Il fait partie d’une série de documentaires sur les réalisateurs. Celui-ci est de Nancy Buirski. Son originalité est qu’il n’y a pas de narrateur ou d’intervieweur, seul Sidney Lumet racontant sa carrière, illustrée d’extraits de films et d’émissions télévisées. Lumet a commencé enfant comme acteur pour son père dans un des théâtres juifs de New York. Devenu adulte, il a suivi les cours de l’Actor’s Studio des origines, avant de s’en faire virer pour avoir suggéré d’explorer d’autres styles de jeu.

Il a alors créé son propre atelier d’acteurs, et ses élèves lui ont suggéré de se relayer à la mise en scène, en commençant par là. C’est Yul Brynner, alors réalisateur pour la télévision, qui lui a conseillé de venir y travailler. Il a réalisé une série racontant des faits historiques comme s’il s’agissait d’informations contemporaines, « You are there ». Par la suite, Henry Fonda lui a confié la réalisation de l’adaptation en film de la pièce de théâtres « 12 hommes en colère », parce que l’auteur l’avait suggéré et lui avait vu une des pièces qu’il avait mises en scène off Broadway.

Martha Plimpton, River, Judd Hisrch et Christine Lahti

Martha Plimpton, River, Judd Hisrch et Christine Lahti

Sidney Lumet évoque aussi son père, acteur et réalisateur yiddish, qui lui a appris la valeur du travail mais n’était pas un tendre. Les relations familiales sont pour lui le coeur des grandes tragédies au théâtre. Le documentaire montre comment ses films traitent souvent de conflits parents – enfants. Notamment dans Running on Empty avec River Phoenix (hm? Non, je ne raterai jamais une occasion de parler de lui). Ce film tourne aussi autour d’un autre thème récurrent de Sidney Lumet : les conséquences des engagements des parents sur les enfants. Et l’engagement tout court. Lumet dit honnêtement qu’il n’a pas, comme certains de ses collègues artistes, participé à des actes radicaux. Mais il est heureux d’avoir fait exister de tels personnages à l’écran.

Nous nous sommes éclipsées avant la fin, car nous savions qu’il nous faudrait faire la queue assez tôt pour avoir une chance d’entrer au CID. On arrive en même temps qu’une impressionnante vague de spectateurs qui prend la file… Sans doute la sortie du film précédent.

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