A la recherche de Keanu à Deauville : épisode 5 – Knock Knock, y’a quelqu’un?

C’est un peu surprises de notre bonne fortune que, après 20 minutes de queue, on entre dans l’immense salle du CID (1500 places), déjà à moitié pleine alors que la foule se presse encore dehors. Il y a quelques VIP dans la salle pour assister à la première de Knock Knock.

La grande salle du CID

La grande salle du CID

Bientôt, après l’installation des derniers spectateurs et du jury, la salle est comble et le noir se fait. On commence à se demander si l’équipe du film va venir, quand oui, ils arrivent. Ils sont ensuite invités à descendre sur la scène: Eli Roth, le réalisateur, Lorenza Izzo, actrice, Colleen Camp, actrice et productrice, et enfin Keanu Reeves. Ils ont droit à quelques questions posées par l’animatrice du festival, et plaisantent ensemble, avant de « lancer » le film et de s’éclipser.

L'équipe de Knock Knock

L’équipe de Knock Knock

J’avais lu le pitch de Knock Knock : un architecte marié et bon père de famille, resté seul pour le week-end, ouvre la porte à deux jeunes femmes mal intentionnées. Ça débute comme le portrait craché d’une famille modèle * : époux architecte, épouse artiste contemporaine à succès, enfants blonds adorables, belle maison sur les hauteurs de Los Angeles **. Je m’attendais à un thriller très gore, d’autant que le réalisateur avait jusqu’ici fait uniquement des films d’horreur. Eli Roth a annoncé en préambule qu’il y avait en fait une seule goutte de sang dans le film.

Le fait est que s’il y a des scènes violentes, elles sont rarement gore, et la violence psychologique est tout aussi importante. Le malaise vient du fait qu’il apparaît trop facile à quelqu’un de déterminé et sans scrupule de ruiner la vie d’autrui en peu de temps. Après ce film, si des jeunes filles en détresse vous demandent de l’aide, vous les laisserez sous la pluie.

Heureusement, pour alléger l’ambiance, il y a des scènes comiques inattendues. Et si on en juge à la conférence de presse, le tournage a dû être plutôt drôle aussi. Le film est plus ou moins un remake mis à jour (le personnage de Keanu utilise Uber et Facetime) de Death Game, dans lequel jouait Colleen Camp en 1977. Au final, un film assez inclassable, mais prenant et bien joué.

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Les deux actrices principales, Lorenza Izzo et Ana de Armas, la brune et la blonde, de charmantes et sexy à la fois, deviennent franchement effrayantes quand il s’avère qu’elles ont un gros grain. On comprend qu’Evan, joué par Keanu Reeves, soit tenté. Et contrairement à ce que je pensais d’après le pitch, il résiste bien. Elles lui tendent carrément un traquenard, avant de vouloir lui faire payer d’avoir trompé sa femme. Euh…

Mais quand même, pauvre Evan… Il ne méritait vraiment pas ça! (et je ne dis pas ça parce qu’il est joué par Keanu). Sa femme et ses enfants non plus, d’ailleurs…

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Après le film, on sort du CID. La suite du programme, c’est Life (pas tout à fait biopic de James Dean par Anton Corbijn) au cinéma du Casino. Mais d’une part on a faim (il est 19h), et d’autre part c’est dans une heure. On passe devant le cinéma pour estimer la file d’attente, et on décide de tenter d’aller acheter un truc à emporter. Dans le coin, je ne connais guère que la crêperie la Licorne pré-citée, la plupart des commerces étant encore un peu plus haut sur la rue Eugène Colas. On y commande donc, et on est un peu étonnées de se voir servir le « à emporter » dans des plateaux en alu avec des couverts. Ça part d’une bonne intention, mais pour manger debout ce n’est pas pratique du tout… On s’attendait à des crêpes roulées à manger à la main. Comme de surcroît, on s’est rendu compte que la séance du Casino est à 20h30 et non 20h, on décide de manger sur place vite fait. Fatale erreur.

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Quand on revient au cinéma du Casino, il y a au moins une bonne centaine de personnes de plus dans la file, qui s’étend à présent jusqu’à la Maison (une boutique de déco / cadeaux). Fatalement, bien que la file avance, on nous annonce que la salle est pleine alors qu’il reste au moins 30 personnes devant nous, et largement le double derrière…

Comme il n’y a que 3 salles, on n’a guère le choix pour continuer cette soirée sous le thème du cinéma. On va donc au Morny, où est projeté Man of Tai-Chi (avec et DE Keanu, donc). Ça fait mon 3e film avec Keanu Reeves de la journée, mais celui-ci je l’avais déjà vu. Je ne vous ferai donc pas une deuxième critique, cf. celle de l’an dernier. Je n’irais pas jusqu’à dire que je commence à me lasser, les 3 films étant très différents les uns des autres même si les 3 sont plutôt des films d’action. Mais d’habitude je ne suis pas trop du genre à revoir des films x fois même si je les aime. S’ils passent à la télé et que j’ai le choix entre un film que j’ai apprécié et des trucs dont je suis sûre qu’ils ne me plairont pas plus, je les re-regarde. Mais je vais rarement me les repasser exprès.

Je me fais la réflexion que je préfère Keanu en méchant maléfique qu’en victime de nanas psychopathes – si je devais choisir. Pas que je préfère les bad boys aux nice guys, mais au moins quand l’ultra-méchant se fait taper dessus, on n’a pas mal au coeur pour lui. Mais entre les trois, je préfère John Wick, méchant mais pas trop.

Au moins, ça m’aura permis de me souvenir des questions que je voulais poser à Keanu sur le sujet. Plus une: j’avais raté la ressemblance entre la scène où Donaka Mark se présente à Tiger Chen, dans son bureau à vue panoramique sur Hong Kong, et celle où Al Pacino recrute Keanu dans son cabinet d’avocats dans l’Associé du Diable.

Keanu et Lorenza (photo pas de moi)

Keanu et Lorenza (photo pas de moi)

Voilà qui met fin à cette journée type de festivalier. Ce fut sportif. Presque 4 films, une conférence de presse et pas mal de galopades et d’attente entre chaque événement.

* référence à un film de Ron Howard dans lequel jouait Keanu Reeves

** lors des plans d’introduction du film, je me disais que c’est semble-t-il dans ces quartiers résidentiels cossus nichés dans les replis des rues en colimaçon des collines que vivent les jumeaux Kaulitz.

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2 réflexions au sujet de « A la recherche de Keanu à Deauville : épisode 5 – Knock Knock, y’a quelqu’un? »

  1. A reblogué ceci sur JUNE and CIEet a ajouté:
    Le cinquième et dernier épisode des aventures de Fan Actuel au Festival du Film Américain de Deauville.

    Comment ça il manque le 3 et le 4 ?

    C’est pour ménager le suspens et vous inciter à aller voir son blog, bande de petits malins !

    Oui je suis une fouine.

    Un chipmunk exactement selon Ju la Belette.

    Plongeons donc avec notre fan professionnelle dans l’aventure de la course aux projections.

    De la problématique de la crêpe à emporter à la polémique sur le meilleur de Keanu Reeves, méchant maléfique ou victime de psychopathes, une fin de festival agitée et en beauté !

    Moi je dis vivement le prochain festival où envoyer notre fan préférée !

  2. Ping : Best of Fan Actuel 2015 | Fan Actuel

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