Freaky Friday : Princesse Sarah

Miracle! Mirakuru Romansu, même! Je réussis enfin à publier un Freaky Friday ( (C) June & Cie ) en bonne et due forme, et un vendredi en plus!😉

Princesse Sarah est l’une des innombrables adaptations de classiques de la littérature jeunesse occidentale en dessin animé japonais. En l’occurrence, un roman de l’Anglaise Frances Burnett, La Petite Princesse, adapté par Nippon Animation, responsable aussi de Heidi ou Tom Sawyer.

L’histoire se passe dans l’Angleterre victorienne, celle aussi de David Copperfield (le gamin des rues, pas le prestidigitateur). Saraw Crew est une petite fille choyée par son père, après le décès prématuré de sa maman. Son père la confie à un pensionnat de Londres pendant qu’il va superviser l’exploitation des mines qu’il vient d’acquérir dans les Indes lointaines. La directrice Mlle Mangin, ravie de compter une héritière parmi ses pensionnaires, lui octroie la meilleure chambre, lui assigne la petite bonne Becky comme servante, lui permet d’avoir le poney que son père a demandé… Sarah, d’un naturel gentil et simple, conquiert  le coeur de tous ceux qu’elle croise, ou presque: sa camarade d’école Lavinia (une espèce de Nelly Olson en plus jeune) la jalouse car jusque-là elle était la fillette la plus riche et elle aimait l’étaler. Mme Mangin n’aime personne. Et le couple de serviteurs non plus.

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Las (oui, écrire sur des histoires qui se déroulent dans le passé accentue mon goût pour les tournures démodées), quelques semaines plus tard, de tristes nouvelles arrivent d’Inde. Son papa est tombé malade en cherchant un nouveau filon, sa mine étant épuisée. Et la maladie l’a emportée. Voilà Sarah à la fois orpheline et ruinée.

La directrice, apprenant la nouvelle, ne perd pas un instant. Elle fait à Sarah la charité de la garder, mais comme bonne, en échange du gîte et du couvert. Sarah doit donc quitter sa chambre douillette pour emménager dans une soupente voisine de celle de Becky, pendant que Mme Mangin revend toutes ses affaires. Et la voilà employée de tôt le matin à tard le soir à faire le ménage, la lessive, les courses, s’abimant les mains dans l’eau froide en hiver, sous les moqueries de Lavinia.

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Sarah reste aimable dans l’adversité, et les amis qu’elle s’est fait parmi les  « petites gens » l’aident comme ils peuvent. Mais elle devra affronter de nombreux revers avant que la « routourne » ne tourne à nouveau en sa faveur.

C’est niais à souhait, dégoulinant de pathos et de bons sentiments. Ça transmet aux enfants l’idée qu’on doit serrer les dents et faire contre mauvaise fortune bon coeur. Et que si on est bon avec son prochain, on est récompensé (idée loufoque que la vraie vie se chargera de piétiner dès que les chères têtes blondes et brunes sortiront de l’école). En fait, c’est surtout agréable à regarder en se disant que même si notre vie n’est pas le paradis, on est quand même mieux lotis qu’elle.

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Je n’aurais pas dû regarder ce dessin animé. Déjà, même quand j’avais l’âge de ce genre de séries, je m’identifiais plus à Phenicia (ci-dessous), la petite soeur aventureuse d’Actarus qui pilotait le Fossoirak pour aller casser du Golgoth dans Goldorak, qu’aux errances romantico-tragiques de Candy.

Phenicia dans Goldorak

Mais bizarrement, j’ai suivi la série, en grande partie parce que j’adorais chanter son étrange générique, de ma plus belle voix de crécelle. Il y a une excuse, pour une fois, aux paroles approximatives : elles sont signées Alessandra Valeri Manera, l’équivalent italien des Porry-Porry-Salesses (Porry est le pseudonyme sous lequel Azoulay, le A d’AB Productions, signait à la chaîne les chansons de Dorothée et les génériques des séries diffusées dans le club Dorothée). J’imagine que c’est une traduction littérale du générique italien pondu pour la diffusion sur les chaînes de Berlusconi, qui fut, via la 5, le second principal  « dealer » de dessins animés japonais pour ma génération.

« Une fleur qui est forte et qui restera bien levée », comme de la pâte à pizza?…

Le générique est chanté par Cristina D’Avena, avec un fort accent italien, et elle ne semble pas bien comprendre ce qu’elle chante. Mais bizarrement ça me le rendait encore plus amusant à imiter.

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L’autre raison qui m’a fait suivre la série, c’est que si le chara design sans surprise était assez caractéristique des adaptations de classiques par la Nippon Animation (un peu Miyazaki -esque – normal, il y a débuté), j’étais hypnotisée par la façon dont ils coloraient les yeux de Sarah. Avec toujours au moins deux teintes d’un bleu limpide, plus l’ombre de la pupille et le reflet qui donne à un dessin d’oeil toute son expressivité, c’était clairement un détail auquel ils accordaient une grande attention.

Source : toutes les images viennent de la page consacrée à la série sur le site Topkool.

6 réflexions au sujet de « Freaky Friday : Princesse Sarah »

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