(Fan-fiction) Saint Seiya : Changement de tactique

(j’ai retrouvé une autre de mes vieilles oeuvres. Ne me dites pas merci)

 Changement de tactique

L’émergence d’un cosmos surpuissant réveille les Chevaliers de par le monde…

Japon :
– Seiya, chargé comme un âne de victuailles diverses, laisse tout tomber dans l’escalier : « Faut que j’y aille, Mylène, la princesse Saori a besoin de moi! »
– Mylène « Moi aussi ! C’est qui qui va les porter, mes packs d’eau minérale?! Tu trouves toujours une excuse pour te défiler, sale type, coureur de jupons! »

Japon, bis :
– Shun, sa nudité couverte d’une serviette et dégoulinant d’eau, jaillit de la salle de bains : « Zuteuh! Pourquoi toujours quand je suis sous la doucheuh? »
– Ikki « Paske t’y passes la moitié de ton temps, dans cette fichue salle de bains! »

Chine, les 5 Pics : (il fait nuit – c’est le décalage horaire)
– Shunrei : « Ben Shiryu keskyspass? »
– Shiryu : « Désolée , chérie, le devoir m’appelle. »
– Shunrei : « Dis-lui de te rappeler aux heures ouvrables, rogntudju! Tu pourrais pas raccrocher quand on est occupés?! »

Sibérie :
– Hyôga : « Comment ça, plus de roses? Mais c’est un scandale! Importez-en alors! »
– Le marchand primeur-épicier fleuriste local : « Désolé Mr Hyôga, en cette saison les roses ne fleurissent plus que dans l’hémisphère sud, ça coûte trop cher d’en importer… »
– Hyôga, transpercé par l’écho du cosmos maléfique : « … Bon, je vais y aller, vu que la princesse rembourse les transports, j’en profiterai pour ramener des fleurs pour môman… »

Nos valeureux héros se retrouvent devant la demeure somptueuse de Saori Kido, alias la réincarnation d’Athéna. Elle n’est pas là. Sur la table de la cuisine, elle a laissé un mot pour eux, écrit sur du papier rose pâle décoré de petits chatons.

 

fic_lettre saori
A la lecture de la lettre, Ikki se tape le front.

« Ah la conne! Elle aurait pas pu nous attendre, non?! Elle est encore allée se foutre dans le pétrin! »
Silence gêné mais vaguement approbateur des autres.
Shiryu toussote « Ouais, bon, mais si on y va pas, notre ennemi va détruire le monde. »
Ikki « Je l’emmerde, le monde. Il me fait chier, d’abord, le monde… »
Traînant un Ikki râlant et ronchonnant, les Chevaliers retournent le contenu de tous les placards pour mettre la main sur les clés du jet, et s’embarquent pour le trajet jusqu’à une île grecque.


Quelques milliers de km plus loin. Le jet s’est posé au pied d’une haute montagne escarpée, le long de laquelle grimpe une volée d’escaliers en pierre parsemée d’édifices rappelant des temples miniatures.
Hyôga (époussetant farine et débris de feuille de thé de son T-Shirt) : « Bon, elle est où la greluche qu’on puisse aller faire les boutiques? »
Shun : « Je sens le cosmos de la Princesse tout près de celui de notre ennemi, tout en haut de la montagne. »
Ikki, sarcastique : « Sympa, ils nous ont attendu pour commencer, ça nous change… »
Seiya, perplexe : « Qu’est-ce que tu veux dire? »
Ikki : « Ben ça crève les yeux (je ne dis pas ça pour toi, Shiryu) : elle attend qu’on rapplique pour nous jouer la grande scène tragique de l’acte II, et vas-y que je me sacrifie pour le monde, comme ça elle est sûre qu’on est motivés pour faire le boulot à sa place. »
Shun : « Roôôôh, t’exagères, elle est pas comme ça! »
Ikki : « Petit frère, c’est pas une nouvelle, t’y connais rien aux femmes. Elles sont TOUTES comme ça. Prêtes à tout pour te mener par le bout du nez – et je suis poli! »

Seiya devient rouge de honte et de colère en pensant à Mylène et ses packs de flotte.

Mais il n’a pas le temps de réagir, car une bande de zozos en armure dévalent la tripotée de marches qui leur fait face, fonçant droit sur eux. Ils s’arrêtent en bas des escaliers monumentaux, à 10 mètres des Chevaliers, et les deux groupes se toisent en chiens de faïence. Celui qui semble être le chef des nouveaux arrivants s’avance.
« Voici donc les Chevaliers d’Athéna. Vous n’êtes que cinq? »
– Seiya (véhément) : « C’est largement assez pour vous piler! »
– Shiryu (tempérant son ami) : « La valeur n’attend pas le nombre des années, ni des chevaliers, enfin je me comprends… »
– Hyôga : « En fait, on est 128 en tout. Mais allez savoir pourquoi, c’est toujours les mêmes cinq poires de service qui se dévouent pour faire le ménage. A propos, vous ne sauriez pas où je peux trouver un fleuriste dans le coin? Je ne voudrais pas avoir fait le déplacement pour rien. »
– Ikki : « Plus tard les courses, tu veux? Bon, j’ai pas que ça à faire, résumez-nous la situation qu’on puisse vous latter la gueule et rentrer chez nous. »

Leurs adversaires se regardent, en pleine confusion : la réaction de leurs adversaires n’a pas toute la solennité requise. Décontenancé, le chef reprend.
« Ah, heu, bein… Alors en gros, notre seigneur, Shub-Niggurath, veut conquérir la Terre. Et il nous a invoqués pour vous combattre, et si vous n’arrivez pas à tous nous vaincre avant que les douze Clepsydres des Profondeurs ne soient vides (en clair d’ici douze heures), votre Athéna périra dans d’atroces souffrances. »
– Ikki : (triomphant) « Ah! Keske j’avais dit?! »
– Shiryu (c’est lui le culturé du groupe) : « Shub-Niggurath? C’est pas un dieu Grec, ça? »
– le chef : « Ah ben non. Y’en a plus des Dieux Grecs en activité. Vous les avez tous bannis, tués, renvoyés à l’oubli… Et les dieux hindous aussi (et pourtant y’en avait un paquet), et les Egyptiens. Alors on s’est dit que c’était le moment pour nous de tenter un come-back, vous comprenez? »
– Ikki : « Mais vous êtes qui, alors? »
– le chef : « Ben, Shub-Niggurath, c’est un grand Ancien, comme Cthulhu. La Chèvre Noire du Bois aux Mille Chevreaux. Et nous on est ses Rejetons. »
– Hyôga : « Les Mille Chevreaux? »
– le chef : « C’est ça. Au figuré, bien sûr. En fait on est ses Sombres Rejetons, des sortes de démons. A forme humaine parce que c’est plus facile à dessiner, et avec des armures pour faire plus guerrier. Et en fait on est seulement deux cent, pas mille. Ca coûtait trop cher en charges sociales, l’intendance, tout ça… »
– Seiya, les yeux exorbités : « SEULEMENT deux cent?! C’est une blague?! Comment on est censés écraser deux cent démons et grimper cette fichue montagne en douze heures? »
– Hyôga : « Ils ont même pas mis d’escalator, ces couillons. On va se taper de ces crampes à l’arrivée, je vous raconte pas… »
– Shun : « N’y a-t-il pas d’autre solution que la violence? »
Silence.

En haut de la montagne, silence pareil.
Shub-Niggurath triomphe devant Athéna, enchaînée à un mur mais toujours digne dans l’épreuve.
« Ah ah, petite déesse, ton pouvoir n’est rien! Tu vas assister à la mort de tes Chevaliers, puis je t’achèverai! »
– Athéna : « J’ai confiance en mes fidèles compagnons, ils sauveront le monde de ton emprise démoniaque! »
– Shub-Niggurath : « Ca m’étonnerait, mes deux cent Sombres Rejetons doivent déjà leur faire mordre la poussière… »
Il a un geste grandiloquent vers le bord du précipice, marque une pause.
 » Tiens oui, d’ailleurs… Leur avion s’est posé il y a presque une heure, on devrait entendre les échos de la bataille depuis un moment… »
Il fait quelques pas jusqu’à la falaise pour scruter les tours et détours de l’escalier le long de la paroi. Personne. Aucun bruit à l’horizon.
« Ben qu’est-ce qu’y foutent? »

Il claque des doigts, Athéna accrochée à un pan de mur s’envole. Il la précède en lévitant dans le vide. Ils descendent, ils descendent, ils arrivent presque en bas, et toujours rien.
Finalement, touchant le sol au niveau de l’avion, ils entendent des éclats de voix.

Au détour d’un rocher, ils découvrent un curieux spectacle : Chevaliers et Rejetons sont assis en demi-cercle sur des débris de colonnades, et ont tous les yeux tournés vers Shun, lequel se tient debout au centre du demi-cercle en question, tenant à bout de bras sa Chaîne Nébulaire bizarrement enchevêtrée façon « tas de trombones emmêlés en mouvement ». Les commentaires hachés et surexcités des Chevaliers ne font qu’ajouter à la confusion des 2 divinités.
« La tour Eiffel!
– Nan, c’est trop bas. Beaubourg?
– Un Meccano géant?
– Un égouttoir à vaisselle en alu?
– Arrête de déconner, Ikki, c’est sérieux! »
Shub-Niggurath bondit au milieu de l’assemblée et gueule : « Qu’est-ce que c’est que ce cirque?! »
Shun, tirant la langue dans sa concentration pour affiner les contours de son « oeuvre » :
« Mais non, c’est pas un chapiteau, c’est l’Acropole, enfin! Oups, je l’ai dit… »
Athéna, toujours accrochée à son pan de mur, sautille vers eux.
« L’Acropole? Mais qu’est-ce que vous faites?! Le monde est en danger et vous… »
Ikki l’interrompt.
 » Ouais ouais, on connaît la chanson. Mais douze heures de combat, c’est long et douloureux. Et puis douze heures ça semblait un peu juste pour expédier les deux cent gusses, là. Alors on a fait un deal avec eux : on joue ça au Pictionary, c’est plus rapide. »

Fin (honteuse et confuse)

proverbe_saori_cruche

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