Introduction à Babymetal : Ijime, dame, zettai

Dans deux semaines, le groupe de kawaii metal japonais Babymetal se produira à nouveau en France pour un unique concert de leur tournée Metal Resistance – lors du premier Download Festival français, à Longchamp. Elles auront l’honneur du main stage, samedi 11 juin, à 18h.

C’est l’occasion de vous reparler d’elles, après l’article que je leur avais consacré en mars dernier. Pour cela, penchons-nous un peu sur leur titre Ijime, Dame, Zettai, qui est représentatif du concept. Qu’est-ce que le kawaii metal? Du japonais kawaii = mignon, et de l’anglais metal, qui évidemment fait ici référence au courant musical et non à l’élément, il s’agit d’un nouveau courant hybride dont le groupe est l’inventeur et, à ma connaissance, l’unique représentant : un mélange de pop japonaise chanté par de choupinettes jeunes filles en jupettes, sur fond de gros son de metal (joué par d’authentiques musiciens dans le fond, sobrement appelé le Kami Band, le groupe des Dieux / divinités).

Ijime, Dame, Zettai commence tout doucement, par une intro au piano sur laquelle la petite voix de Su-Metal (la chanteuse principale et aînée) chante du-du-duuu, du-du-duuu, du-duu du-duu du-duuuuuuu…

du-du-duuu, du-duuu,

du-du-duuu, du-duuu,

du-du-duuu, du-duuu, du-du-du-du-duuuuuuu…

Et puis le Kami Band commence à tout dépoter à fond les ballons, les filles alignent les poses en rythme, et Su-Metal gueule « Waaaaaaaaaaaaaaaaaaaaah » alors que ses deux cadettes, Moametal et Yuimetal, commencent à courir d’un bout à l’autre de la scène à toute allure. C’est le moment, dans la fosse, de se faire un petit mosh pit, si le public connaît son affaire. A partir de là, c’est engagé pour 3 bonnes minutes de chant, danse et musique à un rythme frénétique, dégageant une énergie proche du mégatonne à la seconde (ce n’est pas pour rien que Su-Metal vient d’Hiroshima, oui c’est de mauvais goût comme comparaison). Sur le refrain, Moametal et Yuimetal ponctuent les paroles de Su-Metal, toujours à un rythme rapide, par exemple :

Su-Metal : Ijime! (harcèlement)

Moametal et Yuimetal : Dame! (jamais)

Et puis les petiotes chantent des damedamedame.

Pour la petite histoire, il s’agit d’une chanson à texte : la description de la vidéo officielle explique « Message of this song, we hope the world without « イジメ »(bullying). » : le message de cette chanson est qu’on espère un monde sans harcèlement (scolaire entre autres). En effet, l’ijime, ce qu’on appelle bullying en anglais est également une plaie, sous une forme un peu différente, au Japon, et cause d’un grand nombre de suicide parmi les écoliers japonais.

Après s’être bien dépensés en s’agitant dans tous les sens et en dansant un semi-marathon, la chanson s’apaise et les filles se rejoignent au centre de la scène, pouce en avant, en scandant des mots mélancoliques (j’avais même reconnu kokoro – coeur – avant de lire les paroles). Et ensuite, on repart pour un final DUMDUMDUM damedamedame!

En concert (cf la 2e vidéo, ci-dessus), la chanson finit généralement avec des séries de 4 :

Su-Metal : We are!

Moametal et Yuimetal : Babymetal!

(pour le cas où quelqu’un aurait loupé l’info…), et un See you! final. C’est tout mignon. Codifié, mais tout mignon.

babymetal

De gauche à droite : Yui, Suzuka et Moa

Voilà.

Jolies mélodies, chant kawaii mais non sans puissance, danse, choupinitude, rythmique d’enfer et gros son, c’est un bon résumé de Babymetal. Au début ça surprend, mais on s’y fait étonnamment bien. La mélodie (audible) et le chant (itou) font que même les non-métalleux peuvent y trouver leur compte, et l’énergie convoyée à la fois par le rythme et l’accompagnement instrumental du Kami Band font qu’on est embarqués sans peine dans leur délire. En fait, si on peut penser que le groupe est fabriqué, il est indéniable qu’ils sont à 100% engagés dans l’interprétation, ce qui est tout de même mieux que l’inverse.

Et c’est à voir en concert (déjà, on en trouve plusieurs en qualité moyenne sur Youtube, mais des DVDs officiels sont également disponibles. Le Live in Budokan est ce qui m’a convaincue de me pencher un peu plus sur leur cas). Donc si vous êtes en Ile-de-France dans 15 jours, et que vous n’êtes pas allergiques aux festivals, je ne saurais trop vous encourager à aller juger de vous-mêmes sur place au Download Festival. Car on ne sait pas quand le groupe pourra revenir en France. 49 Eur le billet journée, et plein de groupes de metal et assimilés parmi les meilleurs se produisent également tout le week-end (du vendredi au dimanche), sur 3 scènes.

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8 réflexions au sujet de « Introduction à Babymetal : Ijime, dame, zettai »

  1. Alors là, comme tu as convaincu ma fille, elle piaffe pour y aller ^^
    (et moi, je viens de voir Apocalyptica le même jour et ….ouiiiinnnn, Maiden, la veille….). Clairement, je ne sais plus quoi dire……

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