Mes aventures de fan : River Phoenix

Ainsi que je l’ai raconté dans l’article sur sa soeur Summer, j’ai découvert l’existence de River Phoenix à l’annonce de sa mort. Aussi je n’ai évidemment pas pu le rencontrer. Notez bien qu’encore à ce jour, une partie de moi est intimement persuadée que si on s’était rencontrés, on ne se serait pas entendus du tout, donc je ne sais pas si je dois le regretter. Et même s’il avait vécu, les probabilités qu’on se serait croisé pour autre chose qu’un échange de 10 mots comme avec Keanu Reeves sont infinitésimales.

Par contre, depuis son décès, pour quelqu’un que je n’ai jamais rencontré, il s’invite régulièrement dans ma vie. Non que je m’en plaigne. Je suis un peu hantée. Mais dans le bon sens du terme. Enfin, de mon point de vue. Il n’a pas l’air de s’en plaindre non plus. Il faut croire qu’il a plus d’humour qu’on ne le pense habituellement.

Petit best of. Avec une bande-son (en cliquant sur les titres des « chapitres »). Oui, j’invente l’article avec bande originale. Parce qu’outre son métier d’acteur, River était aussi (et surtout, si on parle de passion) musicien.

1. Allow me to introduce myself, I am a man of wealth and taste

(vous ne l’attendiez pas, celle-là, je suis sûre…)

Donc, j’ai découvert River à l’annonce de sa mort, qui m’a inspiré un commentaire fort peu charitable alors que je révisais mes cours de fac en écoutant la radio. Pourquoi je me souviens encore distinctement de ce moment, alors que toute la période « fac » de ma vie se résume à peau de chagrin dans ma mémoire, c’est un mystère.

C’est une amie qui m’a reparlé de lui quelques mois plus tard, avec à l’appui une coupure de journal télé sur du mauvais papier, en me disant que, s’il n’était pas mort, il aurait été pas mal pour interpréter un personnage de vampire qui m’avait tapé dans l’oeil dans un roman. J’ai regardé la photo, où il ne ressemble pas à grand-chose (oui, un point commun des objets de mon attention artistique est leur sens du style très, très personnel…) et probablement dit « Ah oui? Peut-être ». Pas le coup de foudre, donc.

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Le fait qu’il soit mort jeune, et d’une overdose, ne le gratifiait pas à mes yeux d’une aura romantique. C’était plutôt un handicap. Un gros. Mais cela faisait un moment que je passais en revue jeunes acteurs, chanteurs et mannequins à la recherche d’une tête pour dessiner le dit personnage, et aucun ne trouvait grâce à mes yeux. Pas assez beau, pas assez jeune, trop articifiel, et surtout l’air trop superficiel pour incarner un immortel ayant vécu des choses que peu de mortels traversent. Lui, il était jeune, il était beau, il sentait bon le sable chaud dégageait un truc particulier. Comme j’avais Internet à la fac, j’ai cherché davantage d’informations sur lui – autres photos, filmo, etc. A l’époque, le web balbutiait, on ne pouvait pas télécharger 15 films rares et les PDF de toutes les biographies piratées. On mettait déjà 5 mn à charger une pauvre photo scannée en définition toute pourrie.

Mais il y avait un site, notamment, qui hébergeait des articles de magazines. Les articles d’avant sa mort, décrivant un jeune homme brillant, idéaliste et anti-drogue, semblaient en contradiction avec les circonstances de sa mort. Ca m’intriguait. Comme je suis d’un tempérament de tête chercheuse qui aime bien comprendre, j’ai continué à creuser. Jusqu’à tomber sur un très long article biographique en anglais, qui m’a inspiré des sentiments contradictoires. Notamment le malaise de voir autant de choses privées pas forcément glorieuses déballées ainsi, l’interrogation de me demander si elles étaient vraies, comment je pourrais le savoir un jour puisque je n’avais pas de source proche de lui – et que de toute façon il semblait avoir assez bien réussi à dissimuler ses vies parallèles à ses proches.

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En contrepoint, une espèce d’angoisse qui m’est tombée dessus comme le parpaing de la réalité sur la tartelette aux fraises de mes illusions – mais ne semblait pas mienne. Sentiment très bizarre. Dissonance cognitive ou dissociation. Un genre de « Choquée? Tu vas laisser tomber? » cynique et désespéré à la fois.

Je n’ai pas laissé tomber.

Il m’a fallu un moment pour digérer, mais c’est depuis cet instant que je suis hantée.

2. Stand by me

J’habitais dans une grande ville de province, où je ne pensais pas trouver beaucoup de ressources internationales. Mais en fait si, en cherchant un peu : il y avait une librairie / maison de presse en centre ville, achalandée avec quelques titres de presse UK et US. Et puis j’ai trouvé un bouquiniste / vendeur de disques d’occasion, qui avait un stock de magazines de cinéma étranger, notamment des Première version US (aujourd’hui disparu). J’ai passé une bonne heure à ma première visite à passer en revue toute la pile, accroupie, en me bousillant les genoux, à la recherche de la moindre mention sur River. Je cherchais en particulier les magazines parus juste après son décès, me doutant que vu son jeune âge, les articles les plus élaborés et sérieux seraient sans doute ses éloges funèbres. J’allais partir avec quelques maigres critiques de films, quand mon regard a été attiré par un des numéros en vrac sur les bacs de disques, que je n’avais pas regardés de près car trop récents. Mais un coin dépassait, et c’était le coin en haut à droite de cette couverture :

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A ce jour, l’un des articles les plus intéressants que j’ai trouvés sur lui, constitué de moult témoignages de collègues et d’amis (sans parler d’une photo d’ouverture de toute beauté, signée Nancy Ellison, où il était le portrait craché, expression comprise, de ce vampire à l’origine de ma lubie). Photo datant de 1988, avec cette légende de Nancy Ellison qui en dit long : « I don’t know if I ever knew for certain if I was getting real River or false River ». (« Je ne sais pas si j’ai jamais su si je photographiais le vrai River ou le faux River ») 23 ans après, je pourrais en dire autant…

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Avance rapide, je m’installe à Paris pour travailler. Joie, bonheur, WH Smith (librairie anglaise) et Junku (librairie japonaise) me fournissent à l’occasion des magazines où figure River, ainsi que deux bios en anglais. Rien que de très normal, c’est leur boulot. Je farfouille aussi dans les boutiques de cinéma (alors assez nombreuses et bien fournies) à la recherche d’autres magazines et pépites divers, comme des press kit et autres photos de films. Ma petite collection grandit.

Je trouve aussi, chez un bouquiniste / disquaire d’occasion, une VHS importée d’une leçon d’improvisation de guitare de Flea (ci-devant guitariste des Red Hot Chili Peppers), dont l’intervieweur pour l’occasion n’est autre que River (ils étaient amis, et c’est en grande partie pour les voir que River est allé au Viper Room le soir fatidique. C’est Flea qui est monté avec lui dans l’ambulance le soir de sa mort). Là, j’étais un peu plus étonnée : comme rareté, ça se pose là. Le fait d’avoir soudain sous la main pléthore de sources afin d’alimenter ces obsessions confidentielles ne fut pas pour rien dans mon adaptation à la vie parisienne, et à me faire aimer et adopter la ville.

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VHS de la leçon d’improvisation de Flea, avec River

Septembre 2000 : le destin, pour ne pas dire autre chose, me livre Summer Phoenix sur un plateau à Paris pour une brève rencontre.

3. Under the bridge downtown

En 2003, après ma première convention Buffy, je décide d’aller voir James Marsters en concert à Los Angeles fin septembre. Quel est le rapport? Le rapport, c’est que je ne l’aurais jamais envisagé si je n’avais pas, à la base, plutôt songé à aller à Los Angeles le mois d’après, fin octobre, pour le 10e anniversaire de la mort de River. Sauf que, outre que c’est complètement siphonné, ça me semblait morbide et inutile. Il n’y avait rien de prévu de spécial, pas de rencontre de fans, pas de memorial particulier… Donc je me suis dit que quitte à y aller, il vaudrait mieux le faire pour voir un concert d’un artiste vivant (enfin pas n’importe qui non plus… un que je voulais voir) que pour une minute de silence devant le lieu de décès d’un artiste mort. Et puis ça tombait pas loin de mon anniversaire. Et je venais de décréter que quitte à gagner sa vie en faisant un travail qui n’est pas une passion, autant s’offrir une folie de temps en temps.

Je brave donc ma peur de traverser l’Atlantique pour aller seule dans une ville qui ne me faisait pas franchement rêver. Heureusement, via le forum de fans de James où je traînais mes guêtres, une universitaire qui avait l’habitude, pour son métier, d’accueillir des visiteurs étrangers, s’est proposé pour me servir de guide. J’arrive en fin d’après-midi, elle me récupère à l’aéroport, me conduit à l’hôtel et m’explique où je peux prendre le bus pour le retour quelques jours plus tard. On va dîner à pied pas très loin (comme quoi si si, on peut marcher à L.A.. Mais pas partout). Avec le décalage horaire, je ne me souviens pas de grand-chose, si ce n’est qu’à peine installées dans le restaurant, les hauts-parleurs diffusent Stand By Me. Of course.

L’hôtel qu’elle m’a conseillé, pas loin de son travail à UCLA, est dans un quartier calme qui me réconcilie rapidement avec la ville.

Le concert de Ghost of the Robot se passe sans événement notable, si ce n’est qu’a posteriori, on m’a dit que c’était un des meilleurs qu’ils aient fait à LA.. James fête un joyeux anniversaire à un de ses musiciens. Dommage, mes copines de fandom ne sont pas comme celles de cette nana à qui ses potes avaient obtenu d’aller backstage en arguant que alleeeez, c’est son anniv. Donc je rentre sur un « simple » concert, assez bref (il y avait 3 groupes, GoTR jouait le set du milieu, de moins d’une heure). Enfin non, j’ai échangé 2 phrases avec son jeune guitariste qui traversait la salle, mais comme je n’étais pas assez jeune et court vêtue pour l’intéresser plus de dix secondes, ça n’a pas duré. Mais j’aurais au moins entendu « Over now » dans sa plus belle version.

Le lendemain, ma guide propose de me balader en voiture où je veux, même si elle devra me laisser en milieu d’après-midi pour aller voir des amis. Je n’ai pas parlé de River, je ne veux pas passer pour davantage cinglée qu’une nana qui traverse la moitié de la planète pour un concert d’un type qui a du mal à chanter juste. Donc je demande si on peut remonter le Sunset Boulevard, de la plage de Santa Monica au Viper Room, club vaguement mythique pour avoir appartenu à Johnny Depp, où a joué Ghost of the Robot.

Santa Monica, c’est histoire de voir le Pacifique, que je n’ai encore jamais vu. Quitte à être là, hein. James habite dans le coin, mais je ne sais pas où et je n’ai pas l’intention de le stalker. L’Océan Pacifique est gris et froid. Je suis tombée un des rares jours de septembre où le ciel de LA était couvert et le temps venteux. Au temps pour la carte postale. J’ai trempé un orteil dans l’eau histoire de dire que je l’avais fait, on a marché un peu le long de la célèbre plage qui ne m’a pas vraiment impressionnée, puis on a pris la voiture.

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En chemin, elle me désigne l’hôtel Château Marmont, « très célèbre ». Oui, je connais : John Belushi y est mort d’overdose, et la moitié des rockers y ont dormi – ou fait nuit blanche. Ca me rappelle surtout que River et Keanu Reeves y ont donné leurs interviews pour la promotion de My Own Private Idaho – et fait la séance de photos ci-dessus avec Bruce Weber. Je souris. Je vois un panneau annonçant une fête pour Halloween. On passe devant plusieurs salles où ont joué les GotR. Où joueront plus tard les Tokio Hotel.

La circulation jusqu’alors fluide commence à bouchonner comme on arrive au Viper Room. Tant pis pour la discrétion, je sors mon appareil photo pour choper un cliché au vol. Serviable, ma guide se gare à une place libre pile devant le club et me dit que je peux descendre prendre des photos si je veux. Je la remercie et suis son conseil. Je prends quelques clichés de la devanture, noire et si peu spectaculaire. Je tourne au coin de la rue pour voir la porte de service/secours – c’est par là, d’après ce que je sais, que les amis et frère et soeur de River l’ont fait sortir quand il a commencé à se sentir mal, et c’est sur ce trottoir, et non sur celui du boulevard, qu’il a convulsé. Il a été déclaré mort à l’hôpital du Cedars Sinaï, mais c’est ici que tout s’est joué.

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Je ne pensais pas pouvoir venir, je n’avais même pas amené une fleur ou un hommage quelconque, et je ne suis pas très portée sur le dépôt d’objet sur la voie publique. Je me demande ce que je ressens. Ce que je devrais ressentir. Je sais que j’ai bien fait de ne pas venir juste pour ça, parce que c’est effectivement morbide. Je ressens surtout l’inutilité d’être là, 10 ans trop tard. Ce n’est pas comme si je pouvais le ramener. Et ce n’est pas à moi de le faire, on ne se connaissait pas. Et puis, ce n’est, finalement, que l’endroit où il est mort. Pas le meilleur endroit de sa vie. Pas celui dont on devrait se souvenir. Il n’y a passé que quelques soirées. Je fais un quart de minute de silence, et je remonte en voiture en remerciant ma guide, qui ne pose pas de question. Je suppose qu’elle a deviné.

On termine notre balade et elle me ramène à l’hôtel. Je suis trop fatiguée et perturbée par le décalage horaire pour avoir très faim ou envie de dîner seule dehors. Je ressors acheter quelques bricoles à grignoter à la boutique la plus proche, je me balade un peu dans le quartier tout vert tant qu’il fait grand jour (ah tiens, David Geffen a un théâtre? C’est le producteur d’Entretien avec un Vampire, le film dans lequel devait tourner River après Dark Blood), et je rentre à l’hôtel. Je mets la télé en fond sonore, et tant qu’à faire, même si les probabilités sont infimes, je zappe les 15 chaînes de télé-achat à la recherche d’une chaîne où potentiellement je pourrais apercevoir River. Je trouve E!Channel (pour Entertainment!Channel), dont je sais qu’elle a produit un doc sur River et autres morts célèbres quelques années avant. Va pour ça. En plus, c’est une émission sur les 100 plus grands scandales d’Hollywood, alors il y a une chance. Une chance mince : ils en sont déjà au N°20 en remontant vers le 1, et quand même, il doit se trouver dans la longue histoire du cinéma américain plus de 20 faits divers plus scandaleux qu’une énième overdose, qui est un peu la « mort naturelle » dans ce milieu. Je m’installe sur le lit pour prendre des notes sur mon expédition.

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Au bout d’un quart d’heure et x pages de pub, un énième changement de musique me fait lever les yeux sur l’écran. Y défile une vue panoramique de L.A. by night – prise depuis le Griffith Observatory de la Fureur de Vivre, sans doute. Pas très étonnant pour des scandales « d’Hollywood », mais je me dis « Ah, River. ». Un constat. Qui se vérifie quand le titre apparaît : « N°16 : the sudden death of River Phoenix », ou quelque chose dans le genre. Je souris. Je suis gratifiée de quelques minutes de mon fantôme préféré, avec un bout d’interview rétrospectivement flippante, où il dit qu’il aimerait arrêter le cinéma tant que ça marche pour lui, « There’s no need to overstay your welcome ». Si si, there’s a need, ou plutôt tu as understayed ton welcome… Mais c’est gentil d’être (re)venu.

« Magic’s just a question of focusing the will. » – Boy (le personnage de River Phoenix dans Dark Blood, son dernier film)

4. Don’t Speak, I know what you’re thinking

En février 2008, je décide d’aller à New York pour voir 2 concerts (successifs) de Tokio Hotel. On ne dirait pas à m’entendre raconter mes péripéties de fandom comme ça, mais je suis une flipette de première, surtout quand il s’agit de voyager loin et seule. L’Europe de l’Ouest, passe encore, ce n’est pas trop loin, et c’est civilisé. Pour moi, New York, à l’époque, je la connais certes par pleins de films, de séries et de comics, mais beaucoup de séries policières avec 40 meurtres à la seconde, des rues glauques où Spider-Man et Daredevil peinent à faire régner un semblant de justice… Bref : c’est pour ça que je n’y suis jamais allée avant (pas super envie, non plus. Ce n’est pas une ville qui me fait rêver). Mais bon, faut pas mourir idiot, il paraît que c’est une ville à voir, et puis c’est « juste » 8/7h d’avion.

Pas de bol : la société qui vend les billets a réservé la vente aux résidents des USA et du Canada. Une copine qui a fait la même chose a fait passer ses billets par une connaissance canadienne, mais moi, je m’y prends trop tard (je me suis décidé du lundi pour le samedi suivant). Coup de bol : dans une communauté de fans en anglais sur Livejournal, je vois qu’une fille de Chicago cherche à vendre 1 billet pour chaque soir, en échange de trouver une room-mate qui peut réserver l’hôtel (la copine avec qui elle devait faire le voyage lui ayant fait faux-bond). Pour les coïncidences heureuses, il y a les fantômes farceurs, et pour tout le reste, il y a American Express. Le voyage se passe sans anicroche majeure ni chose notable… sauf qu’à l’occasion d’une pause dans un Starbucks, on tombe sur Tom Kaulitz (ci-devant guitariste du groupe). SUNSHIIINE! (j’y reviendrai dans un article sur eux). On fait le premier concert, au balcon, et le deuxième en fosse, 3e rang. J’ai chopé un genre de pneumonie à faire la queue des heures pour le 2e concert dans le froid, donc le dernier jour, au lieu de faire du tourisme jusqu’au dernier moment (mon vol part à 20h), je file à l’aéroport après avoir rendu ma chambre – et après un petit tour par le Starbucks magique, on ne sait jamais, mais Tom n’y est pas.

Un gentil monsieur de la sécurité m’encourage à passer directement dans la zone post-contrôles tant qu’il n’y a pas trop de monde – parce qu’après, ce sera l’heure de pointe. C’est une bonne idée, parce que tous les commerces et restaurants sont dans la fameuse zone de transit, en fait… J’en profite pour regarder si mes bibouillous (Tokio Hotel) ont eu droit à quelques retours de la presse sur leurs concerts : oui, ils sont même en couv du NY Times! Bon, en tout petit avec renvoi vers un article d’un quart de page à l’intérieur, mais c’est déjà bien. Et puis tant que j’y suis, je regarde les magazines cinéma et people.

C’est que depuis mes premières expéditions Marsteresques, à chaque fois que je suis allée en Angleterre pour un de ses concerts (et il y en a eu), j’ai trouvé un truc sur River dans les magazines locaux. Souvent pas grand-chose, évidemment, mais c’est devenu un rituel.

Là, je n’ai même pas à chercher pour trouver ça, en tête de gondole :

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« Tiens, River. Mais que suis-je étonnée d’être surprise. »

Enfin si, un peu quand même. Ca fait un bail que je n’avais pas trouvé d’article aussi long sur lui. Au moins, j’ai de quoi m’occuper en attendant mon vol et en cuvant ma pneumonie. Equivalent fantômatique du « bisou qui guérit ». J’ai aussi un avion aux 3/4 vide pour revenir à la maison, donc je peux m’étaler sur la rangée de 3 sièges avec un bon Fervex pour dormir, et arriver quasi guérie.

5. Carnival – Have I been blind have I been lost

Août 2008 : je retourne aux USA pour voir d’autres concerts de TH, cette fois avec deux copines fans, histoire de partager les frais et de se faire « une virée entre filles ». Notre périple doit durer une semaine, de San Francisco au House of Blues de l’hôtel Mandalay Bay à Las Vegas, en passant par Los Angeles, retour le 23 août (anniversaire de River). J’aurais bien prolongé d’un jour histoire de faire plus de tourisme, et accessoirement, pour passer tout le 23 août aux USA. Symboliquement, et parce qu’à force je m’attends à un « cadeau » de River ce jour-là (oui, les cadeaux, ce n’est pas que pour mon anniversaire, c’est aussi pour le sien). Tiens au fait, le saviez-vous? : les House of Blues, c’est une chaîne de clubs / restaurants / salles de spectacle montée à la base par Dan Aykroyd, avec des potes et investisseurs du show business. Dont River, dont c’était a priori le seul investissement en dehors de racheter des hectares de forêt amazonienne.

Mais mes deux copines n’ont pas voulu : l’une d’elles doit absolument rentrer le dimanche pour être au travail le lundi, et l’autre, qui laisse son mari et son fils seuls une semaine, ne veut pas étirer davantage : « Tu comprends, toi tu t’en fous tu n’as pas de contrainte, mais bon, il faut faire des concessions quand on part en groupe. Et puis je trouve que tu manques d’enthousiasme alors qu’on va partager un super truc ». Oui. Parce que déjà, moi, je voulais plutôt profiter du voyage pour faire du tourisme, et je n’avais pas envie d’aller à Las Vegas – date ajoutée en cours de route -, ville qui m’intéressait beaucoup moins que L.A.. Donc déjà, j’ai fait la grosse concession qu’on va passer moins de 24h à Los Angeles (enfin, en banlieue de, à Anaheim, le temps de voir le concert au House of Blues de Disneyland) pour ensuite passer 2 jours à Vegas. Des concessions de leur côté, je n’en vois point.

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Un kitsch! (la « vieille » ville de Vegas)

A 1 semaine du départ, alors que je suis loin de chez moi car je dois régler un sérieux et coûteux pépin familial (oui, c’est pas parce que tu n’as pas d’enfant que tu n’as pas de contrainte familiale. A bon entendeur…), ces gros boulets de PR du groupe annoncent une séance dédicace à Las Vegas. Le lendemain du concert. Le 23 août donc. Quand on sera dans l’avion.

Ma tête : :[
Les têtes de mes copines : O)))))

On a déjà vécu beaucoup de truc autour de TH, des sorties d’hôtel plus ou moins réussies, mais jamais de « vraie » séance dédicace organisée avec l’espoir d’échanger quelques mots et regards : en Europe, ça fait longtemps que c’est trop l’émeute pour qu’ils s’y risquent. Elles commencent à faire des plans dans notre groupe de conversation en ligne. C’est curieux, d’un coup leurs « contraintes » de boulot / enfant ont disparu. Nos billets d’avion sont bien sûr non échangeables, mais l’une trouve un retour le 24 août à 900 Eur (à prendre EN SUS de notre semaine de vacances, ce qui revient environ à la moitié du prix). Pendant mes 5 mn de connexion, je leur signale qu’elles font ce qu’elles veulent mais que vu le contexte du pépin qui m’arrive, et même sans ça, il est hors de question que je claque 900 Eur de plus (hors hôtel) juste pour « Bonjour, j’aime beaucoup ce que vous faites, au revoir », qu’on n’est même pas sûres d’avoir car les places pour la dédicace seront limitées et à retirer la veille du concert à une boutique de Vegas. Pas de réponse.

Le jour du départ, à l’enregistrement, l’hôtesse nous remet nos billets : rangée 23. Je plaisante à mes copines « Ah tiens, comme l’anniversaire de River, c’est un signe : je vous avais dit qu’il fallait passer son anniversaire sur place, si on l’avait fait on aurait pu aller à la dédicace. » Les deux se regardent, puis regardent leurs pieds, et gênées, me disent que oui alors en fait elles savaient pas trop comment me le dire et puis de toute façon j’avais des problèmes plus importants à régler, mais qu’en fait justement elles ont pris leurs billets pour rentrer le lundi, pour pouvoir assister à la dédicace.

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Curieux, je n’ai pas vu un mot de leur décision sur notre groupe de conversation privé. Celui où, vous savez, on planifiait le voyage? Notez que ce n’est pas le fait qu’elles assistent à la dédicace et pas moi qui me gonfle : c’est le fait qu’après m’avoir obligée à des concessions au nom du « on n’y va pas que pour les concerts, c’est aussi une occasion de cimenter notre belle amitié », elles fassent ça dans mon dos. Ce qui était d’autant plus con que j’allais bien m’en rendre compte à un moment donné.

Et vous comptiez me le dire quand, si je n’avais pas blagué sur le sujet à l’embarquement là? Au moment de prendre le taxi pour le vol de retour à Vegas?…

Mon humeur passablement douchée par l’info, je tais mon sentiment profond, vu que de toute façon je dois passer toute la semaine avec elles, que je ne vais pas me gâcher pour elles cette évasion plus que jamais nécessaire, et que de toute façon, ça ne sert à rien de discuter (non, la discussion ne résoud pas les problèmes. Jamais, dans mon expérience. Elle les envenime, plutôt, et elle fait perdre du temps). Je n’ai d’ailleurs, du coup, pas l’intention de beaucoup leur parler durant le trajet. D’autant plus que je ne suis rentrée chez moi que la veille après un long trajet en train d’un séjour déjà stressant, et pour refaire une valise que je n’avais pas eu le temps de préparer à cause d’un départ en catastrophe. J’ai du sommeil à rattraper, et ce n’est pas avec notre programme de tarées (7 jours, 3 villes, 3 concerts) que je pourrais le faire.

On a des écrans individuels dans l’avion. Je regarde le programme des films et émissions disponibles, fourni : ooooh, Stand By Me! Je l’ai déjà vu bien sûr, mais vues les circonstances, hein… Ca me mettra du baume au coeur. (re-bisou qui guérit de fantôme). Non mais en fait, les amis IRL c’est over-rated, et beaucoup moins fiable que les fantômes de compagnie.

On fait escale à Houston. Houston, j’ai un problème, avez-vous un truc pour me remonter le moral? Je regarde les magazines, même si j’ai déjà eu droit au « signe » que je m’attendais à avoir. Après, bon, People Magazine a déjà fait un article sur River dans leur numéro spécial de mars, ils ne vont quand même pas en refaire un si tôt apr…

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Noooon. Si? Ah si. Merci?

A l’enregistrement du vol Houston-San Francisco, on nous attribue des sièges sur des rangées séparées. C’est dom-maaaaage, on se faisait une telle joie de notre virée entre copines. En plus, comme ma rangée est celle donnant sur la sortie de secours, juste avant le décollage une hôtesse vient nous demander si ça ne nous dérange pas que le monsieur apte à procéder en cas d’urgence à l’ouverture manuelle du sas, reste seul sur la rangée. Quand aux deux autres passagers (dont moi), en échange de notre bonne volonté  elle nous installe chacun sur une rangée vide, alors que l’avion est quasi plein. C’est pas comme si j’en avais quelque chose à faire d’être rangée 17 ou 42, donc je n’allais pas taper un scandale, non plus. Mais comme quoi, c’est toujours mieux de ne pas gueuler sur les gens qui font leur travail. En temps normal, j’aurais invité mes deux « copines » à s’y regrouper. Là, j’ai préféré en profiter pour m’allonger sur les 3 sièges et dormir un peu.

Sur place, ça continue dans la même veine, avec une conception de la concession assez répandue qui est « On fait comme JE dis, et TU fais des concessions ». Mais avec des compensations : tomber sur les jumeaux en goguette (et se comporter comme des gourdasses hystériques incapables de les aborder). Avoir un premier rang à Frisco. Et un autre à Las Vegas (je l’ai déjà raconté dans cet article). Quelques heures après avoir entendu le Carnival de Natalie Merchant lors d’une escapade seule dans le dédale des couloirs du Mandalay Bay. (Natalie Merchant, assez peu diffusée en France, me rappelle toujours River, vu que dans l’album dont est issu Carnival, elle lui avait dédié une chanson – elle le connaissait via leur ami commun Michael Stipe, chanteur-auteur de REM).

Moi je vous dis, un fantôme de compagnie, c’est plus fort qu’un ange gardien (mais ça ne protège pas des gens).

De toute façon, j’avais bien raison de garder mes sous : pour le prix du billet d’avion que je n’ai pas voulu acheter, je me suis payé le week-end à Liverpool 2 mois plus tard (autographes à la sortie de l’hôtel + tourisme à Liverpool et retrouvailles avec une copine à Manchester) et celui à Cologne pour leur retour un an plus tard (presque exactement), avec vraie séance dédicace (gratuite), moins tendue que celle de Vegas, showcase acoustique et goodies. Et re-tourisme.

[1 dédicace] vs [2 dédicaces + showcase + tourisme avec des copines qui ne m’ont pas fait de mesquines cachotteries] : je pense que j’y ai laaaargement gagné au change. Question d’expérience : je savais très bien que 900 eur, c’était le prix de 2 beaux week-ends en Europe avec concert. Et je savais aussi très bien que voir les bibouillous en dédicace ne déboucherait pas sur autre chose que 10 secondes de platitudes. J’ai assez payé avec James pour le savoir…

Mais la prochaine fois, je suivrai quand même plutôt les signes de mon fantôme de compagnie que les discours culpabilisants de « copines ». Il me paraît plus fiable…

6. Celebrate the contradiction 

Janvier 2009 : Alors fan de Tokio Hotel, j’apprends que le « it store » (et prétendument inventeur du concept de concept store) Colette, rue Saint-Honoré, héberge une exposition de photos de James Mollison sur les fans. Vu que je suis en train de rassembler du matériel pour écrire un livre sur les fans (prélude à ce blog), cela me décide à sortir de ma zone de confort et aller dans ce haut lieu de la branchitude parisienne. L’expo, à l’étage, ne présente pas de photos de fans de Tokio Hotel, mais un assortiment de photos de divers groupe, plutôt sélectionnés à vue de nez sur leur volonté de se looker comme leurs idoles. Je repère aussi un très beau petit blouson en cuir blanc tout doux, je regarde le prix, je me dis « Tiens, ils ont oublié la virgule », et puis je vois que la marque sur l’étiquette c’est Dior ou Yves Saint-Laurent, et en fait non, ils n’ont pas oublié la virgule. Quand un prix se compte en dizaine de milliers d’euros, on ne met pas de centimes. Je redescends explorer la boutique, qui vend aussi des sachets de bonbons Haribo à 1 Eur (pour les gens qui veulent pouvoir dire qu’ils ont acheté un truc chez Colette?), et en particulier l’espace librairie/presse, consacré exclusivement aux beaux livres et aux magazines de tendances/design « pointus ». Une couverture en noir et blanc me saute aux yeux.

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« … River, qu’est-ce que tu fiches en couverture d’un magazine japonais? ». De ma jeunesse mangaphile, j’ai conservé la capacité de déchiffrer les katakana, le syllabaire japonais utilisé pour écrire en phonétique les mots étrangers (non-japonais, quoi). En particulier River Phoenix (Ri-Ba- Fenikusu). En feuilletant le magazine, je comprends donc que c’est un magazine photo/design, et que la couverture illustre une interview de Gus Van Sant à l’intérieur, à l’occasion de la sortie d’un livre rassemblant les portraits Polaroïd qu’il réalisait lors de ses rencontres de casting. D’où, donc, celui de River. Que les Japonais aiment beaucoup (il a fait un ou deux voyages de promotion de ses films là-bas. Au moins deux, en fait, un pour Idaho et un plus jeune, ça devait être pour Stand by Me). Okay. Vendu. Moi aussi j’aurais acheté un truc chez Colette, et je m’y sens, de ce fait, un peu plus à ma place.

Le fandom pour gagner en confiance en soi et sortir de sa zone de confort : il y aurait une thèse à écrire là-dessus. Ou au moins un article.

7. It’s probably me

(dans le choix des chansons, il y a du premier, second, troisième niveau de private joke)

Mars 2011 : mon CE organise un voyage à Stockholm. D’habitude je préfère voyager en solo, mais j’ai envie de tenter le voyage « pieds sous la table, je laisse quelqu’un faire les réservations ». Si ça avait été moi, j’aurais pris un hôtel plus près du centre ville, ça aurait évité de passer d’abord une heure de bus à y aller pour ensuite passer 45mn de métro en sens inverse pour y retourner. On arrive donc assez tard au centre de Stockholm. La majorité des musées y fermant à 17h, trop tard pour les visiter… sauf celui d’Art Moderne, le Moderna Museet, dont justement, dans l’avion, j’ai vu une pub vantant une exposition de photos d’Yves Saint-Laurent.

L’art moderne et contemporain, c’est très irrégulier. Alors autant les musées des Beaux-Arts sont en tête de ma liste quand je visite une ville, autant les musées d’art moderne/contemporain, c’est nettement plus bas dans la dite liste… Mais là, je fais une exception, vu que d’une part tout le reste va fermer, que j’ai encore 2-3 heures à tuer avant de chercher un restau, et que l’exposition sur YSL me paraît intéressante. De fait, elle l’est, et le reste du musée aussi. En plus, c’est la soirée d’inauguration de la nouvelle exposition (une autre), alors il y a champagne et petits fours. Je ne me sers pas, mais l’ambiance chic m’amuse. J’aime bien les nouvelles expériences. Je passe à la boutique-librairie. J’adore les librairies. Surtout de musées.

Une couverture en noir et blanc me saute aux yeux (un sentiment de déjà vu? Moi aussi… On s’habitue).

amagazine_cover_dec2010
« … Alors de deux choses l’une : soit un photographe a vu la même série de photos de River que moi et s’en est inspiré. Soit c’est un gros plan de River avec une perruche sur le nez. »
Je vérifie les crédits photos : c’est bien la photo de River, par Michael Tighe.
Je cherche l’explication dans le mook, A magazine curated by Giambattista Valli (un « magazine-book », gros magazine proche du livre d’art) : c’est un magazine semestriel dont chaque numéro fait appel à un artiste différent comme « curateur » (terme issu du monde des musées pour désigner une personne qui organise une exposition en choisissant notamment les pièces à exposer). Le thème de ce numéro est la beauté, et le curateur, Giambattista Valli, a choisi la photo de River pour faire la couv’. Loin de moi l’idée de le lui reprocher, mais il ne fournit aucune explication à ce sujet. En tout cas, ça me fait un souvenir de Stockholm. Pas très typique. Mais que j’ai plus envie de garder qu’un tire-bouchon en forme de queue de renne.

8. I’ll Stand by you

Top absolu (… pour l’instant) :

Septembre 2012 : j’ai pu assister à l’avant-première de son dernier film, Dark Blood, à l’occasion du festival du film néerlandais à Utrecht, en présence du réalisateur, George Sluizer, et d’une partie de l’équipe. Ce n’est pas qu’un coup de chance, c’est aussi le résultat de pas mal de boulot et d’une participation au financement participatif du film. Mais quand même… Je n’aurais déjà pas pensé que ce film (ou ce qui en a été filmé) serait un jour projeté en public, et encore moins que j’y serai. En plus, ça tombait le week-en de mon anniversaire. Sacré cadeau.

Et puis je jetterais aussi dans le lot ma balade à Deauville l’an dernier pour voir Keanu Reeves, vu que j’y suis allée avec mon tote bag à l’effigie de River (un cadeau), et que même si j’ai commencé à m’intéresser à Keanu avant de connaître River, le fait que leurs chemins se sont plus que croisés (ils ont tourné deux films ensemble) a cimenté mon intérêt conjoint pour eux deux. Et que tout s’est déroulé comme sur des roulettes.

Même que. (à 9mn30)

C’est quand même paradoxal, vous l’avouerez, que le fandom où j’ai été le plus gâtée soit celui où dont le sujet était déjà mort quand je suis devenue fan…

Si vous avez lu l’article jusqu’ici (*criquets*)… ah bon.

Enfin terminons : je sais qu’à ce stade je parais cinglée, mais pas plus que tous ceux qui croient en quelque chose d’intangible. Et puis hier dimanche, après avoir terminé mon article, je suis partie chasser les Pokemons à la Villette, en chantonnant les diverses chansons dont j’ai accompagné l’article. Je suis revenue par le canal, chemin que je n’avais jamais pris, et je suis passée devant un cinéma MK2, équipé d’une librairie. Où je suis entrée, vu que librairie + cinéma + Halloween. Et j’ai trouvé ça :

river_badge_

Unseven, une boîte franco-allemande, s’est lancée dans la fabrication d’objets en hommage aux icônes disparues : T-shirts, tote bags et badge au sigle « I miss », avec en vrac Lady Diana, Amy Winehouse, Lemmy, Prince etc… et donc (mais uniquement en badge) River Phoenix. Etonnant non?

7 réflexions au sujet de « Mes aventures de fan : River Phoenix »

  1. C’était vraiment super ! Merci beaucoup pour ce carnet de voyage super intéressant.
    Bon là je dois avouer le détail embarrassant : je n’ai absolument aucune idée de qui est River Phoenix. Mais ça ne m’a nullement empêché d’apprécier ce récit très personnel. D’ailleurs c’est marrant mais je ne m’attendais pas à lire quelque chose d’aussi long, d’habitude tu fais des articles courts ou au pire tu découpes mais tout le récit en une seule fois ici, j’ai vraiment aimé (en même temps vu la taille de mes articles, ça se comprend).

    Et puis, je m’étonnais toujours de voir tous tes nombreux voyages, pour des concerts ou autres événements, alors que j’avais quand même l’impression qu’on se ressemblait sur le sujet. Maintenant je comprends mieux et de fait, je te porte encore plus d’estime pour tout ça.

    • J’avais un article plus généraliste sur lui il y a deux ans😉 :
      https://fjva.wordpress.com/2014/10/31/river-phoenix-mon-fantome-dhalloween/
      C’est pour ça que je ne voulais pas refaire la même chose cette fois. J’ai choisi un angle plus personnel qui allait avec la série que j’ai commencée récemment.

      Pour les voyages, c’est clairement un goût acquis! J’étais hyper casanière et flipée de la vie en arrivant à Paris… C’est vraiment pour les fandoms que j’ai commencé à voyager. A force, ça a diminué mon angoisse au moins de voyager, et augmenté ma confiance en moi (notamment de gérer des galères, ou de faire pour le fandom des trucs qui me paraissaient hors de portée ou qui ne m’intéressaient pas, mais dont je me rends compte que finalement, je sais gérer aussi).
      Du coup, maintenant c’est un peu l’inverse, cad que j’aime bien voyager mais pas n’importe où et j’ai parfois la flemme d’organiser. Du coup, les fandoms sont l’élément déclencheur qui fait que je me décide à organiser le séjour. Par exemple Babymetal à New York.
      Donc tu vois, c’est pas perdu non plus😉 C’est juste qu’il faut trouver LA motivation qui marche!

    • Ah, et pour la longueur, j’ai envisagé de découper, mais dans cet article, c’est l’accumulation qui fait l’effet. Et encore je n’ai parlé que des trucs les plus frappants, mais y’en a bien plus.

  2. Merci!
    J’avais déjà compris l’importance de River – mais en effet, c’est une hantise!
    Perso, je me souviens bien de l’annonce de son décès, le Viper, Flea (assez fan des Red Hot, ceci explique aussi cela), Johnny Depp et le Viper….. J’avais vu River à l’écran, donc, oui, c’est encore assez frais dans ma mémoire. Moins frais que l(‘annonce de la mort de Kurt Cobain (alors, là, oui, je suis hantée:! ).

    • Oui, en même temps c’est un fantôme très occupé, il hante beaucoup de gens si j’en crois certains commentaires🙂 Et il a été bien accueilli, alors c’est comme les chats : si tu ouvres la porte, il s’incruste😄

      Leurs deux décès (River et Kurt) n’étaient séparés que de 6 mois, en plus. Ils avaient plusieurs amis en commun (plus ou moins proches), et naviguaient un peu dans les mêmes cercles sans s’être croisés apparemment.

  3. Toutes mes félicitations pour cet article !
    Le ton, l’ambiance et l’âme bienveillante de River m’ont transporté ; -)
    Moi aussi je le connais mal mais à te lire,
    j’envie cette fascinante coïncidence à le rencontrer si fréquemment alors qu’il n’est plus… Troublant, je l’avoue.

    • En général les gens sont (légitimement) sceptiques quand j’en parle, et puis au bout d’un moment quand ils voient des coïncidences se produire, ils commencent à trouver ça bizarre aussi😉

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