Parisienne mais presque : les sports d’hiver (j’aime pas ça)

D’après un sondage rapporté dans les journaux qui s’ennuient entre deux attentats, « Seulement 8% des Français partent aux sports d’hiver ». C’est vrai que c’est étonnant compte tenu de la couverture médiatique accordée au marronnier des départs au ski, des premières neiges, des dernières neiges, de la météo des neiges, des patrons de station de ski qui trouvent à occuper les touristes quand il n’y a que de l’herbe qui poudroie, et que la saison elle est pas terrible, mais qu’elle est pas si mauvaise comparée à il y a 2 ans, et autres lieux communs. A croire que les journalistes de télévision font tous partie des 8%, et s’étonnent donc quand un sondage leur remet sous le nez qu’ils sont une minorité dans ce cas.
Sans doute que les autres :
– n’ont pas assez de congés
et/ou
– n’ont pas assez d’argent
et/ou
– n’ont pas envie d’aller se geler les miches ni de manger de la raclette
anim_anna walks frozen
Du ski, je n’en ai fait qu’une fois : du ski de fond en classe de neige au primaire quand j’habitais dans le massif Central. Je me souviens d’avoir détesté me traîner des ski lourds alors qu’en marchant j’aurais avancé plus vite, et m’être retrouvée les fesses mouillées de neige fondue après une chute de trop. Peut-être qu’Elsa, « the cold never bothered her anyway », mais moi, il me bother vachement beaucoup. J’en ai eu ma claque : j’ai déchaussé, mis les skis sur l’épaule et je suis retournée à la station en laissant mes camarades finir le circuit.
anim_red panda in snow
C’est mon meilleur souvenir d’école : d’abord, me retrouver seule dans la forêt hivernale, à marcher sur de la neige encore intacte. Sentir craquer sous mes grosses bottes de ski les branchettes et la couche de neige givrée, seuls bruits dans le calme de la nature que ne troublaient plus les ordres des profs de gym, ni le blabla des autres élèves. Et une fois rentrée au gîte, les voir tous revenir trempés et fourbus, devant faire la queue pour rendre leur matos. Alors qu’étant arrivée 1h avant le groupe, je n’avais mis que 2mn à rendre mes skis honnis au stand de location… Moi, j’étais déjà en train de boire mon chocolat chaud, à y tremper mes Choco BN réglementaires de collectivité (vous savez, ceux en sachet « individuel » de deux), emmitouflée dans des vêtements secs  et chauds. Le bonheur. J’en souris encore. Ah les cons!
anim_chocolate_Frozen
Je crois que je me suis faite engueuler par le prof quand ils sont revenus (il n’avait pas vu que je partais), mais je ne m’en souviens pas, je ne regrettais pas DU TOUT. Ca a été instructif, notez  : j’ai appris à la fois que je détestais le ski de fond et que des fois, se rebeller et faire ce qu’on voulait, c’était la meilleure chose à faire. Notez bien que je n’ai de toute façon jamais considéré « faire comme les autres » comme une bonne raison de faire quelque chose.
anim_miley cyrus_who you are

Mais?! Je suis d’accord avec Miley Cyrus?! Oo

Depuis que je travaille à Paris, je suis environnée de collègues qui, pour beaucoup, attendent impatience l’hiver pour partir au ski. Et je comprends encore moins : à Paris, on passe son temps entassés à piétiner dans des files d’attente : pourquoi payer un SMIC pour aller faire la même chose dans le froid et la neige ? Oui ok il y a les descentes, mais c’est comme à Disneyland, 1h d’attente pour 5mn de ride. Sauf qu’en plus tu te gèles, la réverbération du soleil sur la neige fait mal aux yeux, et tu paies des prix exorbitants pour des services nuls. Autant rester à Paris. Et aller à Disneyland.
(et sinon, j’ai découvert en cherchant à illustrer cet article qu’il est sorti en 2006 un film d’horreur intitulé Black Sheep, sur un mouton tueur créé par manipulations génétiques.
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