Guide : un concert de Babymetal au Japon

Petit guide à l’intention du gaijin paumé qui wakarenai le nihongo, mais qui tenterait bien l’aventure pour voir son groupe préféré dans son pays d’origine (valable aussi pour d’autres groupes nippons, a priori). (c’est à dire ce que j’aurais aimé lire avant de partir histoire d’apaiser la control freak en moi)

Un concert de Babymetal au Japon, c’est comment ?

C’est extrêmement bien organisé. Déjà, je trouvais les avant-concerts de Tokio Hotel très bien organisés quand c’était les VSD Hamburg qui s’en chargeaient (maintenant avec leur nouveau staff… not so much). Mais là, on atteint un autre niveau.

Première étape : les billets

La mise en prévente des billets réservée aux fans s’est faite par tirage au sort, déjà expliquée dans un article précédent. Ensuite, les billets restants étaient proposés en vente « normale ».

Pour le retrait des billets, c’est à faire le jour même, au guichet, muni de la copie de la confirmation de votre commande et d’une pièce d’identité (et de la carte qui a servi à la commande, d’après le mail envoyé pour expliquer les modalités de retrait, mais dans les faits, ils ne la demandent pas). Le personnel parle assez bien l’anglais pour la tâche.

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Il est précisé que personne d’autre ne peut retirer les billets, même muni des pièces ci-dessus. Il ne faut pas avoir d’empêchement. Il est aussi précisé que les billets sont nominatifs et qu’ils vérifient à l’entrée, mais vu que je n’y ai pas eu droit, je suppose que ce n’est vrai que pour les billets en fosse (mosh’sh pit dans le jargon Babymetalien, version soft du mosh pit). En effet, celui-ci est réservé aux membres The One, qui doivent donc présenter leur « carte de membre » (ou copie d’écran, telle que représentée ici au-dessus à gauche du panneau) en sus des autres éléments.

Pour les désespérés qui cherchent une place au dernier moment : il faut suivre sur Twitter les « big name fans » qui sont sur beaucoup de concerts, comme Papimetal, ou regarder les communautés de fans. La vente étant censément interdite, ça se passe par réseau et sur place après retrait des places. Donc il faut demander à la cantonade. C’est facilité par le fait que, les concerts étant souvent le week-end, les fans se regroupent sur place même sans faire la queue, juste pour papoter. Et que les fans de Babymetal sont franchement sympa. Le matin du concert, après une semaine à me sentir quand même décalée à 10 000 km de chez moi, j’arborais un T-shirt BM dans le métro (il faisait encore chaud). Je commence à croiser plusieurs fans qui comme moi en portaient, et aussitôt, d’un bout à l’autre d’une rame, ou d’un quai, on a échangé des sourires et des signes du renard. D’un coup, je me suis sentie chez moi…

A savoir : beaucoup de fans viennent les bras chargés de petits cadeaux « babymetalisés » faits main. La prochaine fois, je ferai de même pour avoir quelque chose à leur donner.

Les goodies et l’avant-concert

Ça, c’était la partie facile. Parce qu’après, il y a la queue pour le merchandising. Si. Si les fans de Babymetal font la queue, ce n’est pas pour l’accès à la fosse, mais pour les stands de merchandising. « Gu dzu » en katakana (pour « Goods »).

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Avant même d’arriver à l’île du château d’Osaka, y’a la queue…

Ceci pour plusieurs raisons :

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Capsules de Japon : (3) les toilettes

Les toilettes japonaises hyper modernes multi-fonction sont très connues. J’appelle ça les toilettes à la Bonaldi. Des boutons pour se doucher le cucul, le concon, désodoriser, faire du bruit pour couvrir les bruits inconvenants, chauffer le siège…
Par contre, pour tirer la chasse, c’est toujours le système à l’ancienne derrière du bouton-poussoir, voire de la tirette. Vintage.

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C’est aussi flippant quand vous avez le modèle luxe qui relève l’abattant quand vous passez devant. Ou qui déclenche une mini-chasse d’eau quand vous vous asseyez (pas top non plus si vous êtes pris d’une envie nocturne et que vous ne vouliez pas réveiller votre voisin de chambre). Ou si vous restez trop longtemps dessus.

Les toilettes nippones, c’est 50l d’eau gaspillées et 2 mini crises cardiaques par jour.

Ce qu’on sait moins, c’est que dès qu’on s’éloigne des centres commerciaux, « toilettes japonaises », ça veut dire ça :

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Grosso modo des toilettes à la Turque, en moins salissant pour les pieds.
Dans ces lieux là, il faut chercher le bocal « western » pour trouver un siège.

C’est sans doute pour cette raison qu’on trouve fréquemment, dans les dites toilettes, un mode d’emploi, en japonais, en anglais, en coréen, et (si je ne m’abuse) en deux dialectes de chinois (mandarin et cantonais?) :

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Je suppose que, l’occidentalisation du Japon s’étant faite à vitesse grand V, mais pas partout au même rythme, il peut encore y avoir des personnes âgées ayant peu croisé de toilettes à l’occidentale, et que c’est prévu pour eux, ainsi que pour les touristes.

Exemple parfait du cliché « Japon, entre modernité et tradition » (et ouate de phoque)…

Autre particularité moins connue : beaucoup de « box » de toilettes publiques sont équipées de sièges bébé pour caler votre bambin en toute sécurité pendant que vous faites votre petite affaire. Et, plus surprenant car jusqu’ici je l’avais surtout vu dans les pays nordiques, des « espaces bébé / change » unisexe et non seulement dans les toilettes des dames. Comme quoi…

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Marchés de Noël originaux à Paris (2017)

Je reprends le concept inauguré l’an dernier, en mettant à jour les dates et informations, et en complétant avec de nouvelles adresses. Je n’aime pas les marchés de Noël parisiens (et je suis bien contente que celui des Champs Elysées ait été annulé cette année, c’est un piège à pigeons), il y a quelques exceptions dans le lot : ceux spécialisés (dans des domaines que j’aime bien).

Marché(s) de Noël Japonais

MARCHE DE NOEL JAPONAIS
Expo-vente Idées cadeaux style japonais organisée par l’association Jipango – qui organise aussi les expos-vente Idées Japon, il me semble, que j’avais chroniqués ici.
Du mercredi 6 au samedi 9 décembre
11h30 à 19h30 Entrée libre.
Espace Cinko : 12 – 18 Passage Choiseul, Paris 2e.
(Métro : Pyramides / Quatre Septembre)

SALON WAFU
Du lundi 27 novembre au dimanche 3 décembre
du lundi au samedi 11h à 20h
dimanche 10h à 18h Entrée libre
la Galerie Sainte Opportune
1 Place Ste.Opportune 75001 Paris
(Métro : Châtelet / Sortie Ste. Opportune) 

Et pour des pays où la tradition de Noël est plus vivace et plus authentique :

Marché de l’Eglise Suédoise
Du 1er au 3 décembre 2016
Eglise Suédoise de Paris
9 Rue Médéric, 75017 (M) Courcelles
Ce marché a lieu tous les ans dans l’Eglise Suédoise de Paris, et est initialement destiné aux expatriés, afin qu’ils retrouvent les décorations traditionnelles (nettement plus évocatrices de Noël que celles du supermarché! Les matières naturelles dominent), il est ouvert à tous. On y trouve aussi des spécialités culinaires, et même de la coutellerie (j’y avais repéré une petite dague ouvragée la première année, jamais revue hélas). En prime, pendant ce week-end, il est possible de faire une petite pause café gourmande dans l’église, où des volontaires vendent gâteaux maison et boissons chaudes afin d’alimenter les caisses de la paroisse. Si vous avez toujours rêvé de piquer-niquer sur un banc de messe… c’est assez familial et pittoresque.
Vendredi 1er décembre de 11h à 20h (si ce sont les mêmes horaires que l’an dernier)
Samedi 2 décembre de 11h à 19h
Dimanche 3 décembre de 12h à 17h

Si vous n’y trouvez pas votre bonheur nordique, vous pourrez tenter votre chance à la boutique voisine Affären, au 3, bis rue Léon Jost. Ou à la boutique de bonbons suédois Karämell.

Marché de Noël à l’Église norvégienne
Oups, désolée, c’était le week-end dernier… je m’y suis prise trop tard pour l’article. Deuxième chance avec :

Marché de Noël du Cercle Norvégien de Paris
Samedi 2 et dimanche 3 décembre 2017
Deskopolitan, 48 Rue du Chateau d’Eau, 75010 Paris
Le Cercle Norvégien organise cette année à nouveau son marché de Noël, mais cette fois dans le 10e arrondissement. Si c’est comme le précédent, vous y trouverez des spécialités culinaires norvégiennes comme le saucisson d’élan et du Fenlår pour l’apéro, du saumon et du fromage pour le repas, de la bière et du Cognac pour le digestif, des produits artisaneaux de tradition : peaux de renne, peaux de mouton, des pulls et bonnets tricotés, des bijoux et des objets de design éco-responsables, des livres d’auteurs norvégiens, du chocolat… Et sur place, vous pourrez déguster des gâteaux fait maison, des roulés à la cannelle, des gaufres norvégiennes et du vin chaud.

 

Et si vous cherchez encore des décorations ou des victuailles originales pour Noël, il y a toujours :

Marché de Noël alsacien à la gare de l’Est
Du lundi au samedi de 9h à 20h et le dimanche de 10h à 19h, du 1er au 16 décembre.
Sur le parvis de la gare de l’Est, toutes les spécialités gastronomiques alsaciennes.

L’épicerie allemande Tante Emma Laden

La librairie-épicerie anglaise WH Smith

COMPLEMENT :

Le blog Tu Paris Combien a fait sa propre liste des marchés de Noël parisiens, et on n’en a pas un seul en commun! Alors pour la suite de la visite, direction son article.

Le Petit Bonheur Hebdomadaire #6

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

J’ai eu beaucoup de petits bonheurs fandomesques très nostalgiques cette semaine.

Dans le jeu BFB Champions, j’ai enfin obtenu mon premier joueur Captain Tsubasa de niveau 7* [SP], un niveau rare et élevé… et c’est mon jeune bosquet préféré (Genzô Wakabayashi).

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C’est peut-être un détail pour vous, mais pour moi ça veut dire beaucoup. Ca veut dire que j’ai un gardien de but qui dépote et que je peux maxer sans craindre d’avoir gaspillé mes Esprit 7* [SP] pour rien, déjà.

Et puis c’est idiot, mais ça m’amuse de jouer au sélectionneur, surtout que pour une fois je connais une partie des capacités des joueurs. Avant Captain Tsubasa, le foot pour moi c’était « 20 couillons qui courent après un ballon ». Et je me retrouve à me dire « Il vaut mieux que je renforce Sawada, il est plus polyvalent comme milieu de terrain que machin truc » (oui il y a quand même des joueurs pour lesquels je n’ai pas re-mémorisé le nom encore…).

Et c’est pas près de s’arranger, parce qu’un autre jeu mobile de foot va débarquer sur les téléphones Android et iPhone, intégralement dédié à Captain Tsubasa celui-là : CaptainTsubasa Dream Team de sortira le mois prochain, en multilingue dont le français sur iOS et #Android !

Twitter officiel :

Chaîne officielle YT :

(avec une interview de Yôichi Takahashi, l’auteur du manga)

Site Web officiel

Le fandom, ça vous change!

Nostalgeek : Touch (Théo ou la batte de la victoire

Le sport en manga, c’est passionnant

La semaine dernière, je vous parlais de Captain Tsubasa (Olive & Tom), et je signalais en passant qu’il faudrait que je vous parle de Touch un jour. Je vais le faire dès aujourd’hui, parce que ce sera moins long que les tartines que j’ai commencé à rédiger sur Captain Tsubasa.

Malgré un style graphique de personnages assez particulier (auquel on s’habitue très bien en fin de compte, et ses décors, eux, sont très réalistes), Mitsuru Adachi est un auteur qui a probablement bercé votre jeunesse si vous êtes de ma génération, que vous le sachiez ou non. Adachi est surtout connu en France pour les adaptations en dessin animé de ses oeuvres : Miyuki alias « Tommy et Magali« , Touch alias « Théo ou la batte de la victoire« , et « Hi Atari Riyoko«  alias « Une vie nouvelle »

Si vous n’en avez vu aucune, vous pouvez découvrir son ton unique, toute en délicatesse, humour et sport (eh si, c’est un mélange qui existe, et qui marche très bien!) dans les recueils d’histoire courtes parus en français chez Tonkam, « Short Program ». C’est touchant, frais, drôle, inattendu, bref une suite de petites bulles d’air pur.

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Pour ces mêmes raisons, à moins de lire couramment le japonais, les mangas de Mitsuru Adachi perdent beaucoup de leur intérêt sans traduction – au contraire de pas mal de ses confrères qui misent sur des arguments plus tape-à-l’oeil (aieuh). Enfin n’exagérons rien, même une brêle en japonais comme moi comprend certains gags, ne serait-ce qu’aux mimiques des personnages.

Fort heureusement, des éditeurs français ont traduit certaines de ses oeuvres, dont Glénat, qui publie celle dont je vais vous parler ici : Touch.

Touch, ou comment j’ai appris les règles du base-ball (aussi)

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Personnellement, j’avais été fort surprise par la série Touch, qui débutait comme une classique série sportive opposant deux frères jumeaux : Kazuya (Kim en version française), doué en tout, et Tatsuya (alias Théo), plus en retrait, qui se laisse vivre sans vraiment s’intéresser à quoi que ce soit – du moins en apparence. Entre les deux, leur voisine depuis l’enfance, Minami (Debbie), dont Kazuya est très amoureux et dont tout le monde pense qu’ils se marieront un jour. Les sentiments de Minami sont plus incertains, bien qu’on ne voie pas bien ce qui pourrait l’attirer chez le paresseux et sans relief Tatsuya – qui est considéré par tout le monde comme un gentil loser, y compris par ses parents, qui sont trop amoureux comme au premier jour et trop loufoques cependant pour le lui reprocher.

L’équipe de base-ball du lycée, dont Kazuya est le lanceur vedette, vient de se qualifier pour la finale du championnat départemental, et Kazuya se fait plus clair dans ses intentions vis-à-vis de Minami, quand soudain la série change de ton.

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Kazuya est renversé par une voiture sur le chemin du stade et meurt. Sans avertissement, comme dans la vraie vie quand ce genre de drame se produit. Et de triangle amoureux classique, l’histoire devient plutôt celle d’un deuil à plusieurs niveaux. Comment vaincre un souvenir? Et déjà, faut-il le vaincre?

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Capsules de Japon : (2) Les Kitkat bizarres

C’est un des clichés sur le Japon, qui comme d’autres se vérifie puissance 10 : les KitKat aromatisés bizarres. Exemple :
Goût matcha, hojicha, pomme, « pudding de Kobe », mais aussi cheesecake au fraise, ou wasabi. (Liste non exhaustive)

Ils font même du sake au goût de Kitkat! Oo

Par contre, pour trouver des KitKat standard au chocolat au lait, rouges… impossible.

Je n’en ai goûté que quelques uns :
– hojicha : sucré, le goût de thé, assez âcre, se révèle en fin de bouche après que celui de chocolat (blanc?) soit passé.
– macha : commence par un petit goût d’herbe et finit sur un goût de thé, moins prononcé que le hojicha.
– kobe pudding : apparemment un genre de crème caramel à la vanille, si j’en juge au goût du KitKat.
– shinshu apple : goût de pomme un peu chimique façon yaourt sans morceau.

Lundi mon Tag : Autumn Tag

Oh ben tiens ça faisait longtemps dites donc! J’ai été taggée par ma copinaute June pour un petit tag de saison…

1) QUELLE EST VOTRE BOISSON CHAUDE PRÉFÉRÉE EN AUTOMNE?

Le chocolat chaud! Même s’il ne faut pas en abuser parce que ça tient chaud sur le long terme en s’accumulant de façon subreptice et sous-cutanée… >.<
Le chocolat chaud, pour moi, c’est une bonne cuillère de Van Houten en poudre dans un mug de lait bien chaud, avec un sucre. Enfin, quand je le fais moi-même. Je n’ai pas la patience de faire chauffer du chocolat noir pour faire la version luxe…

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2) QUEL EST LE VÊTEMENT QUE VOUS PRÉFÉREZ PORTER EN AUTOMNE ?

Les gros pulls. Les gros chaussons « père noël ». Le sol est trop froid chez moi, même les grosses chaussettes ça ne suffit pas…

3) QUELLE SENTEUR DE BOUGIE PRÉFÉREZ-VOUS EN AUTOMNE?

Ah, je ne suis pas franchement bougie… Ca m’oppresse assez vite en fait. Et encore pire si elles sont parfumées.

4) AVEZ-VOUS UN FILM FÉTICHE À REGARDER POUR HALLOWEEN ?

Non, je n’ai jamais trop regardé de film par tradition. Ou alors un film de River Phoenix histoire de marquer le coup et de profiter que la frontière entre le monde des morts et celui des vivants est plus ténue pour lui faire coucou.
Même si bon, fondamentalement, lui n’a pas besoin de voir ses propres films, hein. Il sait ce que ça raconte, il y était…

5) EN QUI/QUOI VOUS DÉGUISER(I)EZ-VOUS POUR HALLOWEEN CETTE ANNÉE?

En… moi. J’aurais bien sorti le « casual cosplay » de Leia version Hoth (et non hot), mais il faisait trop froid pour ça, et il est possible que j’aurais eu du mal à rentrer dans le jean blanc… (on mange bien au Japon).

Star wars old school

6) QUEL EST VOTRE PLAT PRÉFÉRÉ EN AUTOMNE?

La soupe de butternut, c’est pas mal. Ou la soupe de légumes, moins pénible à faire (non paske découper la butternut, ça fait mal aux bras…).

7) QUELLE EST VOTRE ACTIVITÉ PRÉFÉRÉE EN AUTOMNE ?

C’est la saison de tester les salons de thé avec les copines! Non parce qu’on aime bien marcher, chasser les Pokemons, faire des balades culturelles… mais quand il pleut, on a une bonne excuse pour papoter plutôt autour d’un combo thé/gâteau.

8) UN PAYSAGE QUE VOUS TROUVEZ MAGNIFIQUE EN AUTOMNE ?

L’automne à Paris, c’est pas terrible question paysages… Mais dans certains quartiers, avec un bon cadrage, on arrive à se souvenir que c’est l’automne.

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9) UN CHANTEUR/GROUPE QUE VOUS ÉCOUTEZ PLUS EN AUTOMNE ?

En fait je suis passablement hermétique au temps qui passe ^^ (sauf mon corps). Cad que quelle que soit la saison, j’écoute la même chose, je fais un peu les mêmes choses. Ce qui explique mes difficultés à remplir ce tag… Et j’ai horreur des chansons de Noël, ça m’exaspère. Etant donné qu’on y est exposés dans les magasins, je ne vais pas m’infliger ça chez moi, hein…

10) QU’AIMEZ-VOUS EN AUTOMNE ?

La fin des canicules qui font transpirer et assomment? ^^
Le fait qu’avec les températures qui descendent, les couillons arrêtent d’ouvrir les fenêtres dans le métro et le RER?

Bon allez, la lumière pour les photos, peut-être..

 

Et donc je tagge…

Akatsukinomanga – qui vous parle de l’actu mangas et aussi de jeux vidéos qui en sont tirés comme Sailormoon Drops.

LadyButterfly – qui vous parle de Nantes, de nature et poste de belles photos – vous pourrez même bientôt lui commander des calendriers.

Nostalgeek : Captain Tsubasa (1)

Captain Tsubasa, c’est un peu un OVNI dans mes goûts. Je n’ai jamais aimé le sport, j’ai fait le désespoir de tous mes profs d’EPS par mon manque d’implication. Un prof de collège en 3e avait voulu me nommer arbitre de matchs de volley, pour la dernière journée, parce que mes camarades tenaient aussi peu à m’avoir dans leur équipe que moi à y jouer. Il n’en était pas revenu que je ne connaisse toujours pas les règles, d’autant qu’en dehors du sport, j’avais des facilités, comme on dit. Mais bon, moi, j’ai une bonne mémoire, certes, mais très sélective…

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Moi au collège

C’est donc probablement l’effet de ma perméabilité au zeitgeist qui fait que, d’un coup, je me sois passionnée pour Olive et Tom (qui passait alors sur la 5), peu avant ou après l’Olympique de Marseille époque Papin-Waddle-Boli. D’ailleurs ça m’a fait bien plaisir de revoir JPP dans un documentaire sur le sujet « le foot est-il un art? », récemment.

En quelques matchs (vrais et dessinés) assortis de questions à mon paternel et des explications de Roberto (le coach d’Olivier / Tsubasa dans la série), je suis devenue une pro des coups francs, penaltys, hors jeu et autres 4-4-2. Comme quoi, la motivation, y’a que ça de vrai pour stimuler les capacités cérébrales…

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Hyuga marquant un but à Wakabayashi dans les OAV Shin Captain Tsubasa

Alors oui, je sais. Avec le recul, Olive et Tom (Captain Tsubasa), ce sont des graphismes sommaires et irréguliers, des remontées de terrain qui durent un épisode (20mn – apparemment les terrains de foot de benjamins font 5 km de long au Japon), aussi long que la préparation d’un Kamehameha sur la planète Namek. Ce sont des joueurs de 15 ans qui arrivent à percer des filets depuis le milieu du terrain, des techniques interdites par la FIFA (la catapulte infernale des jumeaux Derrick). Des équipes de benjamins (11 ans) qui jouent devant des stades pleins de supporters en délire, que le Vélodrome à côté on dirait le stade communal de Jouy-en-Josas un jour de pluie, avec un chroniqueur au micro qui en remontrait à Thierry Roland question enthousiasme…

Mais justement, c’est cette démesure, cette débauche de spectaculaire qui rendait passionnant un sport qui, dans la vraie vie, est souvent ennuyeux. Surtout quand on le joue au collège (ma passion éphémère n’a en rien changé mon attitude vis-à-vis de la pratique du football par moi-même…).

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L’OM de l’époque s’en rapprochait, au niveau du souffle épique. Gestes techniques improbables, Boli le défenseur qui vient marquer des buts, Waddle qui se prend un coup dans la tête, marque un but juste après, et rentré au vestiaire après le match dit à ses confrères « On va les battre! », ce qui leur a fait réaliser qu’il avait une commotion cérébrale et qu’il avait oublié le match… on se rapproche de Tarô Misaki (Ben Becker) se mangeant le poteau pour dégager un tir devant les cages.

C’est simple : les joueurs de la série terminaient chaque finale aussi éclopés que les Chevaliers du Zodiaque à la fin d’une opération de sauvetage de Saori « la quiche » Kido. A côté du tournoi européen, l’ultime-promis-c’est-la-dernière bataille du Sanctuaire, c’est une promenade de santé pour mémère à chienchien. Et ils avaient des « background stories » presque aussi tragiques (que je me ferai une joie de vous raconter dans un prochain épisode, parce que sinon cet article ferait 40 pages).

Depuis l’article que j’ai écrit sur le jeu pour smartphone où on peut les faire jouer, je me passe des épisodes trouvés sur Youtube, et j’alterne entre crises de rire et le même enthousiasme qu’à la première diffusion. Cette série, c’est trop. Trop de rivalités martiales entre hommes (enfin, garçons, mais à 14 ans ils sont dessinés comme des mecs de 20), trop de noblesse d’âme, trop de sacrifices héroïques pour l’équipe ou pour leurs rêves, trop de portnawak, trop de scènes impossibles. Trop de love sur eux.

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Et sur toi en particulier, jeune bosquet.

La série a marqué toute une génération de petits japonais, popularisant le football au pays du sumo et du baseball (faudra que je vous parle de Touch un jour, tiens). On lui doit certainement la position actuelle du Japon dans le foot mondial. A elle… et au footballeur réel qui a inspiré la série : la série va fêter ses 35 ans en 2018, lui a encore marqué un but en foot pro à… 50 ans cette année.

Certes, le Japon n’est pas le Brésil, mais ce n’est plus non plus la honte, ils sont régulièrement qualifiés. Et les seuls matchs de Coupe du Monde que je regarde, quand ça passe à un horaire décent, ce sont ceux des « Bleus » nippons (que jamais on ne prendra à faire la grève… jdcjdr). Par nostalgie, certes, et parce qu’ils aiment jouer avec du style.

captain tsubasa_screencap_wakabayashi vs hyuga

Le goal qui pique le ballon à l’attaquant adverse, narmol.

Curieusement, je crois que c’est la seule série se passant dans l’univers scolaire qui m’ait donné envie de me projeter dedans. Parce que sinon, l’école, sans en avoir la phobie, je m’y ennuyais plutôt, je préférais rester chez moi. D’ailleurs en fait, j’ai plus de nostalgie en parlant de ça qu’en revoyant pour de vrai les établissements (voire les villes) où j’ai grandi. Et je me souviens mieux des noms, mêmes nippons, des personnages, que de la plupart de mes camarades de classe. (remarquez, vu l’article qui a ouvert la semaine, ce n’est pas bien étonnant…)

J’ai aussi découvert, en rechutant dans ce fandom bien vivant et actif sur Facebook et Twitter grâce à ses fans, que même en dehors du Japon, de nombreux footballeurs de la génération actuelle et précédente (dont Zidane, tout de même) ont été inspirés par ce dessin animé. D’ailleurs sur Youtube, il peut être compliqué de trouver une version en français ou en anglais, puisque des fans ont aussi bien publié des versions en indonésien, en turc, en portugais, et j’en passe…

Que lors de la cérémonie de clôture des JO, la présentation de Tokyo 2020 a montré des images de Captain Tsubasa (à la 25e seconde et une seconde fois un peu plus tard) entre les images de vrais sportifs et celles d’icônes de la pop culture japonaise comme Hello Kitty ou Mario.

Et que toute la série animée des origines était disponible officiellement et gratuitement sur Youtube, sur la chaîne Olive et Tom | Officiel. Alors on dit quoi?

Olive et Tom
Ils sont toujours en forme
Tom Olivier
Sont super entraînés 
Olive et Tom
Ils sont venus pour gagneeeeeeeeeeer!

(c’est cadeau, c’est pour moi, pour vous pourrir votre week-end. Moi ça fait 2 semaines que j’ai ça en tête et que je mate de vieux épisodes et que je découvre les OAV et films que je n’avais jamais vus…)

 

Le fan-service du jour : Mark Hamill dans le Star Tours

Des fois, être fan, c’est décevant, parce que les stars ne sont que des êtres humains.

Et puis des fois, être fan, c’est du bonheur, parce que les êtres humains même célèbres peuvent faire des trucs sympas. (Même si parfois en service commandé. Et puis il y a la manière)

C’est le cas de Mark Hamill (si vous ne savez pas qui c’est => dehors), qui a fait hier une petite surprise aux passagers du Star Tours de Disneyland en Californie, à Anaheim (en banlieue de L.A.). Vidéo ici par un membre du personnel Disney :

https://platform.twitter.com/widgets.js 

J’adore les geeks en hyperventilation XD

J’en profite pour vous recommander le compte Twitter de Mark, @HamillHimself  , qui a un sens de l’humour fort divertissant. Et en plus il aime les chiens. Pour le nom du compte, il a pris celui-ci parce que le nom MarkHamill était déjà pris par un fan…

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Capsules de Japon : (1) les Gatchapon

Je me suis demandé comment partager ma visite au Japon… Un compte-rendu linéaire serait parti dans tous les sens de toute façon. Alors je ferais des articles plus détaillés sur certains points forts de mon séjour, quand j’aurais plus de temps pour trier et traiter les photos… mais en attendant, j’ai préféré vous parler de petits aspects anodins, parfois connus voire clichés (après tout, c’est mon premier voyage au pays de Soleil Levant, c’est donc le temps de la confrontation entre ce que j’en savais ou croyais en savoir et de la réalité…), parfois moins. Aperçus mono-thématiques et light d’une première visite au Japon.

1) les Gatchapon

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Ce sont les gadgets qu’on trouve un peu partout dans des distributeurs, en aussi grand nombre que les distributeurs de boissons. Oui, je sais, on en trouve aussi un peu en France, dans les allées des centres commerciaux et les aires d’autoroutes. Bizarrement, ceux du Japon sont plus tentants. Et surtout plus variés, allant comme souvent du kawaii cromignon au wtf complet.

Il y en a même quelques uns à l’aéroport pour se débarrasser de ses pièces avant de quitter le Japon – mais j’ai préféré les utiliser dans le fauteuil massant.

Aperçu…