Fan-art de la semaine : Evgenia Medvedeva patine en Sailor Moon

Il y a des gens qui dessinent du fan-art.

Il y a des gens qui écrivent des fan-fictions.

Il y a même des gens qui font des fan-films.

Mais ce n’est pas tous les jours qu’une championne du monde de patinage artistique fait un fan-programme libre entier sur un dessin animé. Avec transformation. C’est pourtant ce qu’a fait Evgenia Medvedeva, patineuse de 18 ans déjà connue des fans d’anime sur Twitter pour ses nombreuses références à l’animation, lorsqu’elle a révélé le numéro ci-dessous. Interpréter Sailor Moon à Tokyo, il faut du cran.

En plus, ce numéro est innovant, puisqu’elle le commence avec des accessoires, en jouant plus qu’elle ne patine, et a trouvé le moyen de se changer d’écolière japonaise en Sailor guerrière, reproduisant la séquence de henshin (la transformation classique de super-héros) *durant le numéro*! On applaudit bien fort.

On applaudit encore plus fort en voyant à quel point elle a réussi, sur patins, à coller au début de la série et au générique nippon (Moonlight no Densetsu), ainsi que le montre la youtubeuse ci-dessous :

Chapeau bas, laisse flotter tes couettes mademoiselle!

(référence à Babymetal)

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Exposition : Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs – Musée Cernuschi

En ce moment, au musée Guimet, il y a une exposition événement sur les Daimyo, seigneurs de guerre japonais (tip : si vous y allez, il y a deux parties : une dizaine d’armures dans la Rotonde du bâtiment principal, et toute une partie dans l’hôtel d’Heidelbach au 19 avenue d’Iéna. Chose que le personnel du musée ne précise pas…). Et à l’autre musée de Paris spécialisé dans les arts et cultures asiatiques, le musée Cernuschi, il y a également une belle exposition sur un thème peut-être moins vendeur : Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs.

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Il s’agit d’une collaboration entre le musée Cernuschi (qui fait partie des musées de la ville de Paris), le musée de Shanghai qui a prêté des oeuvres de toute beauté, et les parfums Dior. Des bornes olfactives permettent de sentir des re-créations de formules chinoises anciennes traduites par le conseiller scientifique de l’exposition Frédéric Obringer, réinterprétées par le parfumeur-créateur de la maison Dior Parfums, François Demachy.

Le gros de l’exposition est évidemment composé de brûles parfums et de divers ustensiles pour préparer et diffuser divers encens. Cela n’a rien de répétitif, puisqu’au travers des époques, des régions et des usages, ils ont emprunté des formes et des matières très différentes. Il y a également des peintures représentant des lettrés utilisant ces encens (terme ici utilisé au sens générique de substances odorantes utilisées par combustion).  Les textes de présentation expliquent l’importance de l’encens dans la culture chinoise, en particulier dans la bonne société, où il est signe de raffinement.

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Informations pratiques :
Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs
Musée Cernuschi
Du 9 mars au 26 août 2018
7 avenue Vélasquez
75008 Paris
(M) Villiers ou Monceau
Horaires :
Du mardi au dimanche
De 10h à 18h
Tarif de l’exposition temporaire : 9 Eur
(les collections permanentes sont gratuites)

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Avez-vous vu cette glacure magnifique?

You had one job : le distributeur

Burn-out? Plein les burnes? « Ca rentre pas dans les cases-ite« ? Vengeance de David Douillet après avoir trouvé un job chez Selecta?

Tentative d’enrichissement des prisonniers de la RATP pour varier leur environnement et les forcer à se creuser la tête pour trouver leur pitance, après avoir trop regardé Une Saison au Zoo?

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Quelle qu’en soit la raison, la personne qui a rempli ce distributeur ne voulait pas qu’on les mange, ces Kinder Bueno…

 

Le Petit Bonheur Hebdomadaire #22

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine. Retrouvez le sien et les autres ici.

Mon petit bonheur de la semaine a été de découvrir un compte Twitter loufoque et qui promet autant de sourire quotidiens que le compte Duck of the Day dont je vous avais déjà parlé. Ca s’appelle « Keanu doing things », et comme son nom l’indique, ça poste des photos de l’acteur Keanu Reeves faisant des trucs.

Des photos pas toujours récentes, des trucs anodins pour la plupart, parfois inattendus (Keanu, c’est Keanu…). D’où l’intérêt. Parce que je n’ai pas à vous rappeler l’importance de l’inattendu dans la santé du cigare.

Bon, Keanu étant Keanu, ça donne aussi un peu envie de lui envoyer une gouvernate parfois, ou d’aller lui faire un câlin en lui demandant s’il va bien et en lui offrant un choco-BN – ainsi que des chaussures neuves et un nouveau costume parce que bon, en voilà un qui croit moins à la mode qu’aux vêtements qui durent, ce n’est décidément pas un matérialiste -.

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Mais comme, par ailleurs, il sait gérer ses affaires comme le grand garçon qu’il est (il a des parts dans une société qui fait des motos, une boîte de production de cinéma, etc, etc), on va s’en tenir là.

(normalement, le syndrome de l’infirmière commun à beaucoup de mes consoeurs, qui les fait fondre devant les hommes en détresse en pensant qu’il est de leur devoir de les sauver, je ne l’ai pas du tout. J’ai plutôt le syndrome du coup de pied au cul, personnellement. Mais Keanu, c’est Keanu).

Par ailleurs, la pâtisserie allemande spécialisée dans les Käsekuchen, House of 3 Brothers (dont j’ai déjà parlé ici), réalise pour les week-ends jusqu’à Pâques une Sacher Torte! Qu’il faudra donc que j’aille tester.

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House of 3 Brothers
25, rue de Lancry
Mardi-vendredi : 11h-14h30 ; 15h30 – 19h30
Samedi : 11h – 20h
Facebook

Fanwork de la semaine : fancam du concert de Tokio Hotel à l’Olympia

Il y a plusieurs niveaux dans la fan-vidéo. Un « talent » qui se répand de plus en plus consiste à créer un équivalent de DVD de concert en montant des vidéos de fans trouvées sur Youtube et Dailymotion. On avait un spécialiste de ça dans le fandom de A-ha, que j’ai toujours exécré parce qu’il ne disait jamais à qui il avait piqué les vidéos.

C’est la deuxième fois que je vois quelqu’un faire le même genre de travail pour Tokio Hotel (pas la même personne), et les deux fois ces personnes ont indiqué dans la description les noms des chaînes Youtube. (dans les deux cas il y avait des vidéos à moi, mais ce n’est pas étonnant puisque que j’ai regardé les montages de vidéos de concerts auxquels j’avais assisté).

C’est quand même drôle, vu que le fandom de Tokio Hotel n’est pas exactement connu ni pour son fair-play ni pour sa capacité à s’empêcher de « piquer » du matos. Mais là il fait mieux que le fandom A-ha.

Captain Tsubasa : souvenir d’Okinawa

Alors que certains se demandent quel est le clash footballistique le plus mémorable entre celui de Hyuga (Mark Landers) et son coach, ou Anelka contre Domenech,

le débat fait encore rage. Alors oui, c’est vrai, l’entraîneur de la Tôhô avait des raisons d’être contrarié que son buteur vedette et capitaine disparaisse durant des jours sans donner signe de vie. Même si celui-ci était parti pour s’entraîner avec acharnement, et pas pour se dorer la pilule sur les plages d’Okinawa (qui est la principale destination de vacances balnéaires du Japon).

Néanmoins, soyons honnêtes : Hyuga n’est pas un grand communiquant, et s’il avait envoyé des nouvelles, ça aurait peut-être ressemblé à ça :

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Non mais ne rien dire, c’est bien aussi. Au moins on n’écrit pas d’ânerie.

(oui je sais, je devrais suivre mes propres conseils).

Photographie : de l’importance du cadrage

En photo, il y a deux choses essentielles. La lumière et le cadrage.

Illustration de comment le cadrage peut changer drastiquement le message transmis par une photographie.

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A Paris, la disette est telle qu’on mange du rat

Des rats morts (et l’on s’aimera encore, lorsque l’amour ce rat mot… 🎶🎵) Voilà qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire. Peste, famine, guerre etc (et Ringo). A moins que…

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boutique de destruction de nuisibles

Ah ben oui, forcément, avec la photo entière, c’est pas pareil. Même si ça surprend toujours les touristes (et pas qu’eux) de trouver, à côté des Halles donc au coeur d’un quartier commerçant, une vitrine pleine de pièges à souris, poison et assortiment de muridés pendus, donc.

Plus léger, une photo datant du pic de la crue de la Seine cet hiver.

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Quelle ville moche et sale et où tout est interdit!

 

C’est encombré, peu lisible, avec une barrière de fortune pour interdire l’accès aux bords de la Seine en pleine crue – ce qui n’est pas très pratique pour les photos. Ca va, le niveau de l’eau ne monte pas si vite qu’on puisse se faire surprendre. Pff… faut toujours gâcher la liberté des uns pour préserver les autres contre leur propre idiotie.

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Quelles belles lumières sur cette rivière en crue!

 

 

 

Le Petit Bonheur Hebdomadaire #21

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine. Retrouvez le sien et les autres ici.

Je l’ai eu mon Mewtwo! (Cf la semaine dernière). Et en plus une joueuse avait fait des crêpes pour tout le monde. Yapuka choper le Mewtwo pour les autres comptes maintenant…

Mais comme, autre petit bonheur, il a fait beau et tiède, ça fait plaisir de recommencer à se balader quel que soit le motif (même si ce week-end on va à nouveau pokemoner en moufles sous la neige a priori).

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Autre petit bonheur : qui dit retour des beaux jours dit réouverture de Spaghettina! Le seul lieu à Paris (voire en France?) où manger les « spaghettis de glace » si emblématiques de l’Allemagne. Si si, je vous jure.

Autre petit (moyen grand?) bonheur : les places de leur concert à Utrecht s’étant arrachées en une demi-heure, Babymetal va assurer une seconde date au TivoliVredenburg, le lendemain 6 juin, cette fois dans la salle Ronda (qui est plus grande). Oui parce qu’il y a plusieurs salles de concert dans ce complexe, commodément situé pas loin de la gare, du centre historique et du coeur vivant d’Utrecht. (dépêchez-vous, les places partent vite)

Je vous avais chanté les louanges de cette petite ville néerlandaise quand j’y étais retournée pour voir Tokio Hotel en concert, au Tivoli (salle Ronda aussi, de mémoire. En tout cas je sais que j’avais regretté que ce ne soit pas dans la salle Pandora : ça m’aurait fait une excuse pour m’y pointer déguisée en Na’avi, vu qu’en plus TH appelle ses fans des Aliens…). Je suis ravie que le Dieu Renard me fournisse le prétexte d’y aller une 3e fois. Et je squee à l’idée que je vais revoir mes chouquettes en jupette et le Kami Band en toge (même si on ne reverra plus Mikio hélas 😦 . On aura une pensée pour lui…).

Aventures animalières : le chat Ranma, ou le pouvoir des noms

Quand j’étais au lycée dans une ville de province, ma famille habitait en maison de ville avec un petit jardin. Une fois mon chien emporté par la maladie, un chat a commencé à nous rendre visite, comme cela arrive souvent avec ces animaux. C’était un chat de gouttière tigré, soit le même genre que le seul et unique matou qu’on avait eu jusqu’ici (lui aussi avait choisi notre maison pour y séjourner de sa propre initiative). Il faisait beau, la porte de la cuisine restait souvent ouverte sur le jardin, il allait et venait en toute liberté en quémandant câlins et grattouilles au passage. On lui avait installé deux gamelles, mais il était encore à moitié errant.

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Ranma garçon et Ranma fille

A l’époque, le dessin animé Ranma 1/2 (« Moitié soleil et moitié pluie » 🎵🎶 *) passait à la télé. J’aimais beaucoup les histoires de Rumiko Takahashi, loufoques et sensibles. Ranma 1/2, c’est l’histoire d’un adolescent (Ranma) entraîné par son père depuis l’enfance aux arts martiaux. Suite à une chute dans une source magique, il se transforme en jeune fille dès qu’il est aspergé d’eau froide (à l’image de la dernière créature s’étant noyée dans la source). Il reprend sa forme masculine au contact de l’eau chaude.

Pour quelque raison (son agilité? Son sans-gêne à s’incruster?), j’ai décidé de baptiser notre petit visiteur velu Ranma.

 

Un beau jour ensoleillé, je rentre à la maison par la cuisine. J’y trouve le chat, en train de manger ses croquettes tranquillement. Je lui grattouille le popotin et je passe au salon. Où je vois le chat enroulé sur le canapé, plongé dans un sommeil félin de bûche.

Je m’arrête, saisie d’un vertige existentiel. Ne viens-je pas de voir notre matou tigré à la cuisine ? M’aurait-il doublé sans que je le voie? Ai-je oublié de me réveiller et suis-je en train de rêver?

Je me retourne : le chat est toujours en train de manger, la truffe dans la gamelle. Je regarde à nouveau le canapé : le chat y dort encore.

Un… plus… un…
« Alaaaaaaarme! On a deux chats! »

Café des Chats Bastille

Je n’ai pas de photo d’eux mais un mélange aurait donné ça

En rapprochant les deux, on se rend compte qu’ils ne se ressemblent pas tant que ça : d’un côté, un jeune mâle tigré gris joueur et sociable, le chat idéal. De l’autre, une petite femelle trapue un tantinet caractérielle, au pelage marbré tirant sur le brun.

Mais comme ils avaient dû venir séparément jusque-là, se comportant tous deux comme s’ils étaient chez eux, on n’avait pas imaginé qu’il y avait 2 Ranma. Un mâle, une femelle. Un grand, une petite.

J’ai songé un moment les appeler Ranma-kun (pour le mâle) et Ranma-chan comme dans le manga, mais au final ça a été Ranma et Akane (du nom de la fille que Ranma est censé épouser). En partie parce qu’ils n’arrêtaient pas de se fritter, comme leurs alter-egos de papier.

Ranma et Akane

(on a su plus tard que la vieille dame de la maison voisine nourrissait régulièrement Ranma avec les autres chats errants du quartier, mais il nous a adoptés. Quand à Akane, elle « appartenait » à des gens un peu plus loin dans la rue, chez qui elle retournait dormir tous les soirs. C’est juste qu’elle préférait passer l’essentiel de sa journée chez nous…)

Moralité : méfiez-vous des noms que vous donnez. Ne baptisez pas votre fils Hannibal si vous ne voulez pas aller lui rendre visite en prison de haute sécurité pour avoir cuisiné des mets spéciaux. Et ne l’appelez pas Profion sous peine de le voir devenir un mage maléfique.

*Tu l’as vu passer, le Freaky Friday sournois en tapinois?

dungeons-and-dragons-damodar profion

Gourmandise / instant Thé : Plaisir d’EquiThé

Cet article rejoint la série mensuelle Instant Thé de June et Cie. Découvrez d’autres adresses ici.

Au rayon « salons de thé », il y a ceux qui ressemblent à une émission de déco design, ceux qui adoptent le look cosy-brocante, et puis les autres. Plaisir d’EquiThé rentre définitivement dans la dernière catégorie – et c’est à peu près la seule. Derrière une façade banale où le nom n’apparaît même plus, on se croirait dans l’antre du professeur Trelawney dans Harry Potter. Bijouterie, bibliothèque ou salon de thé? Les trois mon général.

Aux murs de la première section de la salle toute en longueur, et sous les plateaux vitrés de la plupart des tables, un amoncellement de bijoux fantaisie sont à vendre. Dans la deuxième section, ce sont des théières dans tous les styles (du plus kitsch au plus épuré pour le thé japonais) qui s’entassent sur les étagères, ainsi que les thés de la carte, que l’on peut aussi acheter au poids à emporter. Vers le fond, des rayonnages de livres qui réjouiront les yeux des bibliophiles.

Une bonne idée pour rentabiliser l’espace tout en le décorant.

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Dans l’assiette, quiches et gâteaux du jour, tous faits maison : ma tarte tatin pomme-poire était fort bonne et riche en fruits, pour un prix raisonnable (ce qui n’est pas toujours le cas dans le quartier).

Pour les thés, le choix est vaste et de qualité : que des thés bio et équitables, noirs, rooibos, verts et tisanes, tous à 4,50 Eur la petite théière. Je me suis laissée tenter (ten-thé?) par le seul thé blanc de la carte, le nom me paraissant approprié : Avec les Anges.  Aussi parfumé que le vante la carte, il est doux et peut se boire sans fin.

Le service est tout aussi accueillant que l’insolite salon. Une adresse à découvrir à quelques pas de la place de la Bastille, mais qui a déjà ses nombreux connaisseurs.

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Informations pratiques :
Plaisir d’Equi’Thé
12 Boulevard Beaumarchais, 75011 Paris
(M) Bastille, Chemin Vert
Horaires :
Tous les jours de 10h à 20h