Post-scriptum : Oscar Wilde au Petit Palais, conférence et vidéos 

One should never make one’s debut with a scandal.

Dans le cadre de la belle exposition Oscar Wilde au Petit Palais, en début d’année 2017, une conférence était donnée par Merlin Holland, qui n’est autre que son petit-fils. Ainsi qu’il doit l’expliquer à chaque fois, il ne s’appelle pas Wilde parce que, lorsqu’Oscar Wilde a été emprisonné, l’affaire a tant fait scandale que sa grand-mère, née Constance Lloyd, a dû changer de nom pour être tranquille. En Suisse où elle s’était réfugiée avec ses deux jeunes fils, un hôtel où elle séjournait lui avait demandé de partir quand des clients avaient découvert qui elle était. (Belle mentalité : quoi qu’on puisse penser des actes d’un homme, sa femme et ses enfants n’en sont pas responsables). Elle a donc pris le nom de Holland, issu d’une branche de sa famille.

wilde_holland_conference

Merlin Holland a longtemps eu du mal à s’accommoder de l’héritage pesant de son illustre ancêtre, qu’il n’a pourtant pas connu – Oscar Wilde n’ayant jamais pu revoir ses 2 garçons après son emprisonnement, et étant mort bien avant que Vyvyan Holland, le père de Merlin, n’épouse la mère de celui-ci. Mais il a fini par trouver sa propre légitimité en devenant un spécialiste de son oeuvre et en travaillant à sa réhabilitation tardive – dont l’exposition parisienne est un exemple.

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Sa conférence, qui a fait salle comble, s’est tenue en français, semée de bons mots et d’anecdotes rates sur Oscar Wilde. Hélas, il ne restait plus assez de temps pour la séance de questions réponses, mais il a pris son temps pour répondre aux visiteurs lors de la séance de dédicaces qui a suivi à la librairie-boutique du musée.

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A la base, j’avais préparé ce post-scriptum pour poster la vidéo de la conférence, dont on nous avait dit qu’elle serait mise en ligne sur le site du musée. Hélas, plus d’un an après, je n’y compte plus trop…

Vidéo de l’interview qui était projetée lors de l’exposition.

Interview de Merlin Holland au Figaro.

We have really everything in common with America nowadays, except, of course, the language

Constance_Lloyd_by_Louis_Desanges_1882

Portrait de Constance Lloyd par lord William Desanges (collection Merlin Holland). L’épouse d’Oscar Wilde parlait plusieurs langues et était une grande lectrice de poésie.

« Oscar Wilde n’est pas suffisamment sérieux pour être pris au sérieux » [par les critiques] – Merlin Holland  (petit-fils de Wilde). C’est son accessibilité au public qui le rend suspect.

 

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