Cinéma : Solo, a Star Wars Story

Entre préparatifs et retours du voyage aux Pays-Bas, j’ai un peu traîné à voir ce nouvel opus du nouvel univers étendu de la Guerre des Etoiles. Il faut dire que bizarrement, malgré le nouvel espoir insufflé par Les Derniers Jedi, les premiers visuels, l’acteur choisi et le tournage semé de changements m’avaient plutôt fait craindre une grosse bouse. Eh bien pas du tout! C’est en voyant le générique que j’ai compris pourquoi : il semble que Ron Howard, appelé pour terminer le tournage (et qui au final a re-tourné 80% des scènes), a sauvé le scénario de Lawrence et Jon Kasdan (le premier étant le scénariste de l’Empire Contre-Attaque, donc bon, il connaît…) d’une exécution au sens mercenaire du terme.

qi-ra-et-han-solo-dans-solo-a-star-wars-story

On devrait toujours aller au cinéma avec des attentes faibles, ça augmente les chances de passer un bon moment. L’acteur choisi pour incarner Solo jeune,  Alden Ehrenreich, peine un peu à trouver ses marques et exister, jusqu’à se retrouver face à Woody Harrelson et Thandie Newton, des mercenaires, et à rencontrer un Wookie qui nous est familier… Comme s’il fallait que le duo soit réuni pour que l’alchimie prenne.

solo-glover-01-480x320

Le film est aussi l’occasion de pallier un manque de Rogue One : enfin faire intervenir un Lando Calrissian jeune, interprété avec brio et classe par Donald Glover. Emilia Clarke (que les fans de Games of Thrones connaissent mieux sous la perruque blonde de Daenerys) joue Qi’Ra le « love interest » de notre jeune Han. Une demoiselle à l’opposé de Leïa dans les origines, mais qui dépote pas mal. Hélas, on la voit peu se battre réellement, volonté du réalisateur d’éviter les scènes de violence dans un film Disney, ou bien l’actrice n’est pas crédible dans les scènes de combat?

En fait, ce film est un mélange de Star Wars et Indiana Jones. Esprit pulp, pirates, courses-poursuites sur un train de mine qui n’est pas sans rappeler celles des Indy 1 et 3 mais avec des drones volants au lieu des nazis ou des pilleurs de tombes.

solo_falcon

Alors certes, le film ne révolutionnera ni le cinéma, ni l’univers Star Wars, vu qu’il se contente d’étoffer le Kessel Run et quelques bribes de dialogue des premiers films pour broder une histoire autour. Ca ajoute un peu de background à Solo (dont on ne savait tellement rien qu’il y avait matière) et à quelques personnages bien connus. C’est plus un feel good movie de Star Wars. Mais franchement, ça me va, parce que pour moi, Star Wars n’est ni un chef d’oeuvre, ni un culte dont on doit respecter le mot à la virgule près. C’est la maison de ma jeunesse. Pleine de potes avec des private jokes. J’ai passé un bon moment.

3 réflexions au sujet de « Cinéma : Solo, a Star Wars Story »

Les commentaires sont fermés.