La mort du petit commerce, c’est pas que la faute de Bezos

Concurrence du commerce en ligne, centres commerciaux des périphéries, chute du pouvoir d’achat : beaucoup de facteurs sont évoqués pour expliquer les fermetures de commerce en centre ville. On en oublie un : ceux qui ne font pas leur boulot et te dégoûtent de te déplacer dans de « vraies » boutiques.

Ce week-end j’ai fait 2 « bijouteries/horlogeries » aux Halles pour faire remplacer la pile de ma montre. Il n’y avait personne d’autre dans la boutique. Le premier me dit qu’il ne peut pas, boîtier trop petit, et me renvoie vers l’autre boutique. La vendeuse regarde et me dit qu’elle risque de l’abîmer parce que le contour du verre est trop fin. Il faut l’envoyer en atelier, ça prend 4 jours et 29 Euros. Vu qu’on m’a déjà changé la pile en 5mn sur ce modèle plusieurs fois (et pour moins cher), je le lui dis et je me barre.

Enfin !

Heureusement, j’ai trouvé pas très loin de chez moi un petit bijoutier horloger de quartier à l’ancienne. Un jeune homme (sans doute le fils de la maison) m’a aimablement changé la pile, 3mn montre en main (jeu de mots), 10 Euros. Et sans matériel de pointe, hein. Parce que l’excuse de la vendeuse c’était « on n’a pas tous le même matériel« . Non, vous n’avez pas tous la même formation. Toi tu as un BTS vente, et la chaîne qui t’a recrutée ne s’est pas donné la peine de te former à autre chose qu’à fourguer des montres bling bling. Moralité, tu n’apportes aucune plus value par rapport à une boutique en ligne, parce que tu vendrais aussi bien (ou aussi mal) des chaussettes ou des surgelés. Même pas sûr que tu saches mettre un bracelet de montre à la taille de l’acheteur. Du coup, pourquoi se déplacer ?

Dans le même registre, j’ai sillonné plusieurs magasins pour trouver un article apparemment rare : des baskets en cuir. Parce que depuis quelques temps, la mode est aux matières « respirantes », cad du textile à trous qui fait qu’on a les pieds trempés à la première averse, et froid aux pieds dès que le temps rafraîchit. Sachant que personnellement, je ne cours pas. Les baskets, c’est l’alternative été / mi saison aux bottines pour le boulot et les week-ends passés à crapahuter dans Paris entre bus en rade et métros crados. Bref, il me faut une paire pour les jours de pluie. En cuir donc. En vrai cuir, parce que le faux, ça fait puer des pieds et ça file des ampoules (oui je suis un canari de mineur, je ne supporte rien. Je ne suis pas seulement hypersensible côté cerveau, le corps aussi).

Et l’étiquette bordayle !

Or, donc, lasse de regarder les étiquettes de matières parfois cachées par des embauchoirs àlacon, je demande carrément aux vendeuses si elles vendent des baskets en cuir. « En vrai cuir ? ». Ben oui. Et là, soit il y a tellement peu de modèles qu’elles sont capables de me les indiquer du doigt (mais aucun à ma taille), soit ils n’en vendent carrément aucun.

Qu’on ne me dise pas que c’est parce que le prix du vrai cuir a augmenté : ça ne gêne pas les fabricants même de « marques » un peu réputées de vendre du synthétique à 80 ou 100 balles. Effet du veganisme ? Ou juste de la tendance grandissante à vendre de la mauvaise qualité au prix de la bonne ? Sans parler des tendances de la mode…

Je veux du noir, sobre…

Je ne sais pas si vous avez vu cette pub extrêmement nulle pour une voiture, où un cliché ambulant bobo interchangeable veut acheter des baskets (pardon, des sneakers) et comme on ne lui propose que des dégradés de blanc, il va s’en faire customiser une paire d’éclaboussures rouges pour être raccord avec sa voiture. Les marketeux qui ont pondu cette pub n’ont pas dû voir de « sneakers » depuis 10 ans. Parce que ça fait un bail que les modèles ressemblent à des arc-en-ciels (et encore là c’est le rayon femmes, plutôt pastel. Les mecs c’est carrément flashy, fluo, criard).

Et sinon au rayon moins sportif et plus « sportswear », pour les femmes, il y a les modèles « banlieue » boule à facettes : du bling, du doré, des imprimés léopard ou tigre sur semelles compensées… Euh… Ouais mais non. Je ne sais pas si c’est la mode et je m’en cogne, je ne mettrai pas plus ça que des claquettes en fourrure, merci.

C’est pas la pire..

Au ffinal, je n’ai pas encore trouvé, mais par contre, niveau conseil, c’est dans une boutique de quartier, pas une chaîne, que j’ai reçu ceux les plus professionnels. Et d’un monsieur d’un certain âge.

BREF : allez dans vos petits commerces à l’ancienne tant qu’ils existent. Sinon vous devrez payer 30 balles et attendre une semaine pour un simple changement de piles…

La 203e de Kaamelott pour Arnaud Klein et le Guinness

J’avais parlé ici de la tentative de record du monde Guinness d’Arnaud Klein : c’est donc samedi dernier qu’il attaquait en grande pompe le 203e visionnage de Kaamelott : premier volet. Pourquoi 203? Parce que le précédent record, établi par l’Américain Augustin Alanis, était certes « seulement » de 191 séances de Avengers, mais parce que le Guinness n’avait pas compté 11 séances vues dans un cinéma fermé peu après. Et pour la blague, « jamais 203« .

Au passage, saluons l’esprit chevaleresque du tenant du titre, qui n’a pas été avare de conseils envers son challenger. Et en retour celui d’Arnaud, qui n’a pas hésité à ajouter quelques séances à son programme pour ne pas « voler » le record en s’arrêtant au seul nombre enregistré.

Si ça c’est pas la classe (des deux)

Depuis mon premier article, Arnaud a certes enchaîné les séances, et eu nombre d’apparitions médiatiques. Mais il a surtout pu rencontrer deux fois Alexandre Astier : la première sur le plateau de Quotidien, légèrement intimidé. Puis à quelques séances de la fin, notre bon roi a tenu la promesse faite via Twitter et est allé à Reims tenir compagnie à Arnaud et discuter entre quatre-z-yeux.

Cet article récapitule bien l’aventure :
https://www.francelive.fr/article/france-live/kaamelott-13-kilos-de-perdu-plus-aucune-vie-sociale-mais-record-battu-pour-celui-qui-aura-visionne-le-film-203-fois-7079026/

Et celui-ci la rencontre entre le fan et le créateur :
https://france3-regions.francetvinfo.fr/grand-est/marne/reims/reims-arnaud-klein-a-vu-kaamelott-pour-la-202e-fois-avec-alexandre-astier-on-vous-raconte-les-coulisses-2253829.html

L’Opéraims, beau cadre

Saluons aussi le cinéma l’Opéraims, qui voyant qu’Arnaud avait du mal à trouver 4 séances « pratiques » par jour dans les salles du réseau national dans lequel il avait sa carte d’abonnement (et qu’on ne citera pas, bouuuuuh), au fil des semaines et de la diminution des séances du film, lui a proposé de venir continuer son défi chez eux. Ils ont continué leur soutien moral et logistique avec l’organisation de cette 203ème, qui a vu environ 250 fans se masser pour faire un triomphe au film, certes, mais surtout à Arnaud et à son projet. Très belle salle, au passage, mirez donc ce cadre…

Classe.

Au programme : avant le film, interviews devant le cinéma par divers médias, rencontres avec les fans venus de toute la France et de la Belgique voisine. Dans la salle (vous admirerez le superbe « carton » de présentation projeté à l’écran), un genre de discours remerciant un peu tout le monde, et en particulier ses parents, sa soeur pour avoir parlé de son projet à la journaliste qui a fait le premier sujet sur lui, et à son épouse, qui lui a apporté un soutien sans faille. Et l’annonce qu’une vidéo de la journée (incluant la séance donc) serait faite par Nicko de la chaîne Find n Geek, qui l’avait suivi toute la journée.

Le carton avant film

La projection a commencé avec pas mal de cris du public, qui se sont déchaînés quand le son s’est arrêté au moment où Lancelot cède l’île de Thanet (la colère des dieux, sans doute). Heureusement, il est revenu au bout de 5mn, non sans une tentative un peu ratée de doublage d’Arnaud. Comme quoi, 203 visionnages n’avaient pas suffi.
A la fin du film, une standing ovation, et une photo de groupe (en théorie, je suis dessus, mais heureusement c’est trop flou donc même moi je ne me retrouve pas).

A la sortie, Fun Radio a organisé une petite haie d’honneur sur le passage, alors qu’une partie des spectateurs se rendaient au Dropkick Bar. Arnaud a répondu à d’autres sollicitations médiatiques avant de les rejoindre.

Et donc, après avoir tergiversé un moment, j’ai saisi l’occasion d’aller découvrir Reims, et d’apporter ma pierre à l’édifice, avec un ticket de cinéma de plus pour Kaamelott et couvrir l’événement à mon modeste niveau. Surtout que ce blog, à l’origine, avait pour thème la fan attitude (l’URL est fjva pour « Fans Je Vous Aime », mais j’ai changé de titre au bout de quelques jours, parce que je suis une quiche en marketing…). Et là, quand même, on est sur du level qui méritait bien un salut en personne. Ramener en France, pour un film français, le record mondial de séances au Guiness Book… Vivement l’homologation.

Étant toutefois (et, ai-je appris tout récemment, comme Alexandre Astier) peu portée sur la boisson, les grandes fiestas bruyantes, et comme le Dropkick m’amenait loin de mon hôtel qui était au contraire proche de l’Opéraims, j’ai préféré faire l’impasse sur l’after pour aller manger un bout au calme relatif du restaurant voisin de la salle. Ce qui m’a permis, de façon imprévue, d’assister à la petite célébration du staff de la salle, avec quelques pétards et une photo de groupe.

Le défi de trop ?

Arnaud continue ses visionnages pour sécuriser le record. Bon courage à lui. Il envisage aussi de donner suite au défi de JC Hembert d’ajouter à son palmarès le record du nombre de représentations théâtrales vues, avec son Capitaine Fracasse… J’adresse un salut consoeural (…. Ça se dit ça) à son épouse, qui certes lui rend là la pareille d’un autre projet solo à elle qu’elle a pu faire grâce à lui il y a quelques années, mais ça va mieux en le disant. C’est beau, le travail d’équipe.

SJW = marketing débile

La dernière trouvaille débile et inutile des SJW* : un jeu de cartes égalitaire et multi racial où toutes les cartes ont la même valeur. C’est vrai que le jeu de cartes, c’est un instrument d’oppression du patriarcat blanc. Comme sans doute la fourchette, l’oreiller et la pile AAA.

Et puis ça va être pratique pour jouer aussi. C’est pas comme si quasiment tous les jeux de cartes étaient basés sur les valeurs (spéciale dédicace à Perceval).

*SJW = Social Justice Warriors. Auto-appointés défenseurs du bien, le plus souvent pour se victimiser ou récupérer des avantages, notamment en se plaçant politiquement (la politique restant le meilleur moyen de gagner de l’argent sans rien faire. Ceux qui essaient de faire sont généralement dégoutés au bout de quelques années), ou ici en développant des produits concepts fumeux. Tant qu’y a des cons qui paient..