Des raisons d’être fan de River Phoenix 

Parfois, on me demande pourquoi je suis fan de River Phoenix.
(Par commodité de conversation, je ne re-discuterai pas ici l’inadéquation du terme « fan ». Disons qu’il occupe plus souvent mes pensées que l’humain lambda)
Parfois, étant, par nature, cynique et allergique au concept d’idolâtrie, je me le demande aussi.

river_nancy ellison_venice CA 1990

C’est qu’on n’a pas grand-chose en commun :
– il était humaniste; j’aimerais l’être mais je n’ai aucune confiance en l’être humain donc dans les faits… je suis plutôt misanthrope.
– il était végan; j’aime trop la viande et pas assez les alternatives pour m’en passer.
– on le vendait comme un boy scout new age; cette philosophie me fait plutôt rire quand ses tenants actuels ne m’horripilent pas.
– les collègues de ses frère et soeurs en activité dans le monde du spectacle ont plutôt tendance à me faire lever les yeux au ciel, quand je les croise sur les réseaux sociaux. (Ses frère et soeurs eux-mêmes, ça va. Certes ce sont d’incurables « artistes bohèmes multi-projets », mais ils agissent plus qu’ils ne prêchent. Rain chante dans les hôpitaux. Liberty a fondé une société pour commercialiser des matériaux de construction sains, après avoir perdu un bébé intoxiqué par sa maison. Faute de retrouver des rôles après ses 3 grossesses, Summer alterne les projets, pas toujours dans les médias : boutique de fripes revisitées, décoration d’intérieur… et quand elle parle, elle est terre à terre).

Je n’ai donc pas l’impression qu’on s’entendrait si bien que ça s’il était en vie et qu’on se rencontrait. Quoique, c’est là que je découvre ce commentaire de Gus Van Sant, réalisateur de My Own Private Idaho…

He’d get into shouting matches with people, where they were both screaming `You fucking moron!’ but he’d end up liking them. He liked people who didn’t let him get away with things. »
– Gus Van Sant on River Phoenix

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Fous-toi de ma gueule…

Je ne suis même pas hyper fan de la plupart de ses films. Notez bien que Kirk Douglas s’estimait très chanceux de pouvoir dire qu’environ un quart de ses films était bon. Ca relativise la réussite d’une carrière d’acteur.

Sur les 14 qu’a tourné River, je dirais que 2 sont populaires à juste titre (Stand By Me et Indiana Jones 3), et ont une chance de passer l’épreuve du temps. 3-4 sont connus dans certains cercles où ils conservent une certaine aura (Mosquito Coast, My Own Private Idaho, Running on Empty, I love you to death…). Les autres sont rarement diffusés et deviennent de plus en plus durs à trouver. Quoique certains connaissent une renaissance tardive à l’occasion d’une sortie de Director’s Cut (Jimmy Reardon). Certains sont méconnus alors qu’ils sont pas mal du tout, mais traitent de sujets pas très porteurs en France (The Thing Called Love, Dogfight). Ou ne refont parler d’eux que quand leur réalisateur décède, comme ce fut le cas récemment pour Silent Tongue, écrit et réalisé par le talentueux Sam Shepard

Mais je ne passe pas mon temps à les regarder en boucle. En même temps, j’avais adoré Titanic à sa sortie et je ne l’ai jamais revu en entier. Le film que j’ai vu le plus de fois, c’est Terminator 2, et plus parce que je reste scotchée devant l’écran à chaque rediff que pour l’avoir cherché exprès.

river phoenix polaroid by gus van sant

River Phoenix polaroid by Gus Van Sant

Heureusement, il y a des fans plus dévoués que moi. En l’occurrence, la personne qui tient l’Instagram river.phoenix7. Ou celles derrière les Tumblr Riverphoenixislove et A boy named River Phoenix.

Les trois postent régulièrement, et inlassablement, photos et documents sur River, accompagnés d’extraits d’interviews, de lui ou de ceux qui l’ont côtoyé. Petite sélection ci-dessous, tirées du premier compte.

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Et là, force est de constater que je me souviens. Ce n’est pas seulement le joli minois, c’est le fait que les yeux ne mentent pas : ça cogitait dur derrière. Surtout en mettant en perspective le fait qu’il tenait ces propos dans les années 80-90, à 20 ans. A une époque pas très aware encore, ayant pour l’essentiel oublié les aspirations hippie et pas encore découvert celles des hipsters.

Et puis l’empathie démontrée par les témoignages, soulignée par tous (y compris dans les paroles de quelques chansons des Red Hot Chili Peppers). C’est, bizarrement, un feel good fandom de lire ça… Malgré l’aspect nostalgique. Et je découvre encore des choses, en plus de tout ce que j’ai déjà appris à travers lui.

« Les ombres auxquelles on pense encore dans le monde des vivants, celles dont on honore la mémoire et sur lesquelles on pleure, sont lumineuses. Elles avancent vers le néant imperceptiblement. Les autres, les morts oubliés, se ternissent et glissent à toute allure vers le centre de la spirale. » La porte des Enfers – Laurent Gaudé

River by lance staedler dark

just as long as you stand, stand by me…

Aparté

Il paraît qu’une récente émission télé sur le surnaturel prétend avoir trouvé au Viper Room (le club appartenant à l’époque à Johnny Depp, dans lequel il a consommé le cocktail mortel) le fantôme de River. Qui aurait été coincé là depuis 24 ans, inconscient qu’il était mort, et qu’ils ont pu le libérer en lui expliquant et en déposant une guitare. Chouette fanfic, mecs! Mélo et tout, j’ignorais qu’on pouvait les commercialiser. Vous auriez dû en faire un épisode de The Ghost Whisperer, si la série existait encore.

Je ne m’inquiète pas trop pour le fantôme de River. J’ai l’impression qu’il sait très bien où il est (et dans quel état), qu’il voyage pas mal (l’avantage d’être un fantôme, c’est qu’on peut traverser l’Atlantique avec un bilan carbone nul. Il faut juste trouver des ancres par-ci par-là pour se repérer et ne pas dériver. *), et qu’il n’est pas pressé de partir (même si je ne suis pas bien sûre de pourquoi. Peut-être qu’il attend que ceux auxquels il tient soient eux aussi de l’autre côté. Ca m’arrange, personnellement. *poke*).

anim_chibird_thank you for being you

Bon anniversaire.

*NDLR : Je vous ai déjà raconté mon rêve de quand j’étais morte? Il date de 20 ans au bas mot, mais je m’en souviens très bien : je me faisais exploser, et après je réalisais que j’étais devenue un fantôme. Si je ne me concentrais pas, j’avais tendance à me « diluer », et la lumière du jour accélérait le phénomène. Par contre, je pouvais flotter au-dessus du sol, moins bien au-dessus de l’eau, et je décidais d’aller en Floride voir comment allait la famille de River… Bon, après ça devient moins « cohérent » : je me perdais en y allant (pas facile de s’orienter en plein océan) et j’arrivais dans à Londres dans un hôtel pour fantômes, où je tombais sur Josiane Balasko. Ce qui n’avait pas grand sens dans le contexte. Jusqu’au jour où j’ai, de fait, rencontré Josiane Balasko au festival du cinéma d’Utrecht, à la projection de Dark Blood, parce que son mari, George Aguilar, avait joué un indien Navajo dans le film – détail que j’ai appris ce jour-là. D’après Wiki d’ailleurs, ils ne se connaissaient pas à l’époque.

*musique de X-Files*

Lundi mon Tag : Music is my life

Je me suis encore faite dragoniser par June. Elle est maso, je ne vois pas d’autre explication – surtout pour un tag *musical*. A moi. Musical. Non mais lol. Tu veux vraiment encore du Babymetal, du Tokio Hotel et des génériques de dessins animés japonais des années 90, June?

Une chanson pour danser

YMCA des Village People. Ca, Beyonce et Babymetal, ce sont à peu près les 3 seuls types de musiques qui arrive à me faire bouger mon popotin.

Une chanson pleine de douceur

Attends, je cherche. Je n’écoute pas beaucoup de chansons douces. Et il est hors de question que je mette une vidéo d’Henri Salvador. Que je n’aimais déjà pas beaucoup avant d’apprendre ses embrouilles avec Jean-Marie Périer.

Oh allez, un peu d’allemand ne nuit pas :

In die Nacht, Tokio Hotel 

Pour la petite histoire, c’est la vision de ce live acoustique pour Europe 2, la Trabendo Session, qui m’a fait basculer de « C’est trop lolilol ce petit groupe, j’aime bien écouter en MP3 même si je voudrais pas qu’on lise ma playlist » à « … Eh mais en fait ils sont vachement meilleurs que James en live Oo Je devrais peut-être aller les voir pour de vrai ».

En live accoustique, elle met bien les poils.

IfRed Hot Chili Peppers

Eh oui, les Red Hot, ce n’est pas que des guitares qui fonkent et des mecs qui font de la scène en chaussette (pas aux pieds, les chaussettes, d’où le singulier…). C’est aussi ça.

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Lecture : les stars – Edgar Morin

Mes fandoms m’auront fait faire des tas de choses improbables. Et mon livre sur le phénomène des fandoms aussi. Notamment, lire un essai d’Edgar Morin. Le sociologue et philosophe. Tellement connu que même moi j’en avais entendu parler, alors que très franchement, moi et les sciences humaines…

fandom_edgar morin_les stars

C’est en fait un essai sur les stars, et non sur les fans. Le livre date un peu, il traite surtout des stars de cinéma « construites » par les studios de la grande époque d’Hollywood, alors que maintenant on qualifie de star tout neuneu ayant démontré sa bêtise à l’écran. Celles-là, on les « consomme » à un tel rythme qu’à peine fabriqués ils sont prêts à jeter.

Seuls durent ceux qui ont un minimum de talent artistique, et surtout les pieds sur terre, et qui ne se laissent pas trop modeler par les studios.

Néanmoins, on y trouve une intéressante réflexion sur ce qui fait les stars, leur aura, comment c’est utilisé ou fabriqué, ce qu’on projette sur eux, et notre rapport à eux.

Citations

Le fan veut tout savoir, cad posséder, manipuler et digérer mentalement l’image totale de l’idole. La connaissance est ici moyen d’appropriation magique. Elle ne tend pas à constituer un savoir analytique ou synthétique de là star, mais à happer potins, échos, indiscrétions dans une délectable inglutition.

Oui enfin ça sonne un peu condescendant quand même. On entend le « contrairement à nous qui sommes des lettrés… » non dit…

Niaiserie sans doute! Niaiserie dont se détourne le grave regard du sociologue, et voilà pourquoi l’on n’ose étudier les stars. Mais nos savants manquent de sérieux en refusant de traiter sérieusement la niaiserie… La niaiserie est aussi ce qu’il y a de profond en l’homme. Derrière le star system, il n’y a pas seulement la « stupidité » des fans, l’absence d’invention des cinéastes, les combinaisons commerciales des producteurs. Il y a le coeur du monde. Il y a l’amour, autre niaiserie, autre humanité profonde…

Ah tiens? Il remonte dans mon estime.

Ici le rôle de la star est « psychosique » : elle polarise et fixe des obsessions.

Noooon, on ne peut pas vraiment dire ça…

… Oui, bon, one point pour le philosophe…

Auto-édition en questions (3) : Jeff Benoit (Baâl, la Caisse, Edition Secrète…)

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L’AUTEUR

1) Peux-tu te présenter en tant qu’auteur?

Bonjour,

Je m’appelle Jeff Benoit, auteur normand de 43 ans essayant d’œuvrer dans la veine fantastique. J’écris tous les jours de 8 heures à 17 heures… Enfin, dans mes rêves les plus fous… En ce moment, c’est plutôt quand j’ai le temps, entre le temps que je consacre avec plaisir à ma famille, mon métier (je suis chef d’équipe en sécurité incendie dans l’hôpital de ma ville), le golf, la lecture, le visionnage de films/séries en tout genre.

2) Publies-tu sous ton vrai nom? (tu n’es pas obligé de donner le vrai si c’est le cas ;))

Je publie sous mon surnom, mon nom complet étant Jean-François BENOIT.

(NDLR : sur Kobo, cherchez JF Benoit)

3) As-tu aussi été édité dans le circuit traditionnel?

Tout à fait. Deux de mes nouvelles ont été sélectionnées pour figurer dans deux recueils de nouvelles des Editions Secrètes : les recueils « Horrible Monde » et « Edition secrète », disponibles à peu près partout en numérique (Amazon, Kobo,…).

4) Si oui, en quoi est-ce différent d’après ton expérience?

Dans le circuit traditionnel, vous n’avez pas à vous soucier de la correction, la mise en page, la couverture, étant donné que l’éditeur gère tout ça. Pour mes deux nouvelles publiées traditionnellement, je n’ai fait que de la promotion sur les réseaux sociaux.

En autoédition, c’est tout le contraire. Il faut tout gérer : la correction, la couverture, la création de la couverture, du livre électronique, de l’impression à la demande, de la promotion, de la vente,… C’est chronophage, fatiguant, stressant. Il faut être solide pour mener un projet à bien par ce biais.

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LES OEUVRES

1) Quelles sont tes œuvres auto-éditées ?

J’ai auto-éditées deux nouvelles : « La caisse » et « Bâal », deux récits fantastiques.

2) Pour quelles raisons avoir choisi l’autoédition?

J’ai choisi l’autoédition pour de mauvaises raisons : j’étais trop pressé de publier quelque chose, trop en recherche de reconnaissance. Je me suis trop bercé d’illusions. Et quand j’ai vu la somme de travail à abattre, j’ai bâclé le travail… Résultat : très peu de ventes, voire pas du tout, des textes qui ne me plaisent pas, mais que je ne renie pas pour autant. Ils font partie de ma vie d’auteur.

3) Dans quelle(s) catégorie(s) tu les situes? (fantastique, science-fiction, polar, romance…)

« La caisse » est  une nouvelle dans le genre fantastique. Quant à « Bâal », c’est plutôt un thriller.

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P.S. : Crowdfunding : Kirby & Me

En février s’achevait avec succès le financement participatif pour le livre d’art dédié à l’un des maîtres fondateurs des comics : Jack Kirby. Les envois par la poste se feront fin août, mais d’ici là, grâce au partenariat de certaines librairies, il était / sera possible de récupérer son précieux opus en avant-première (cf. la page de news sur Ulule pour les heureux contributeurs).

C’est donc le 1er juillet que je me suis dirigée au parc de Bercy afin de farmer des Machocs faire la queue, pour ne pas changer, afin non seulement de récupérer mon exemplaire, mais aussi de le faire dédicacer par une partie des très nombreux participants à cet hommage à Jack Kirby. En effet, c’est en bordure du parc qu’est installé Central Comics, librairie spécialisée dans les super-héros, et partenaire du crowdfunding depuis le début, avec qui s’organisait cette célébration de sortie.

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Mickaël Géreaume (Alain Delaplace est hors cadre, dsl)

Les deux organisateurs du projet, Mickaël Géreaume et Alain Delaplace, donnaient encore de leur personne pour distribuer les packs à une foule nombreuse (enfin, compte tenu des 500 et quelques qui avaient contribué sur Ulule) mais disciplinée. Heureusement que la pluie s’était arrêtée en fin de matinée : vu que les tables de dédicace ne tenaient pas DANS la boutique, les auteurs dédicaçaient dehors, devant. Et dans le cas de certains manquant de table, sur les 2 bancs d’en face. Vu le format « annuaire » du livre, ils ont fait leur musculation des bras pour l’année, et nous aussi! Petit diapo des dédicaceurs (certains sont partis en cours de route, pas pu tous les photographier). Malgré tout le temps qu’ils nous ont consacré, je n’ai pu obtenir que 4 dessins (ce qui est déjà bien, merci).

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Suivez les infos du projet (sorties, photos des contributeurs en gilet moche, etc…) sur Facebook.

Et quand même, petit aperçu du contenu du pavé, qui alterne textes de spécialistes ou amateurs de comics (journalistes, traducteurs, …) et dessins hommages d’une foultitude d’illustrateurs, parmi lesquels des noms presque aussi culte que Kirby, comme Bill Sienkewicz. Ces dessins sont très réussis, plus que ceux pour l’expo Dune si je peux me permettre… Au moins là, on sent que ça a été fait par des gens qui étaient vraiment motivés par le sujet… et qui le connaissaient. Avec des persos un peu plus rares, pas que les 4 Fantastiques ou les X-Men. Beaucoup de Galactus et de Fatalis – Victor Von Doom, certes, mais aussi Kamandi, Big Barda, et plein que je ne connaissais pas, ayant surtout lu la période Marvel un peu tardive et « mainstream ».

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Maintenant que vous avez bien l’eau à la bouche, comment vous procurer ce bel ouvrage?

Eh bien c’est trop tard, il fallait participer quand j’ai posté l’article sur le Ulule.

Enfin presque. Le volume est édité à des fins non commerciales, tous les bénéfices allant à Hero Initiative, qui vient en aide aux auteurs de comics dans le besoin. Quelques volumes surnuméraires ont été imprimés, et seront distribués essentiellement dans les librairies ayant soutenu le projet :

Central Comics
25 rue de l’Ambroisie
75012 Paris

Atomik Strips
Rue du Commerce
32, Andenne, Belgique

Imaginaute
69 Rue du Commerce
37000 Tours

Comics Zone
322 Rue Garibaldi
69007 Lyon

L’Intrépide
11 Rue de l’Etoile
72100 Le Mans

Only the Fox God Knows news (1) : Kyodai FOX Festival

Only the Fox God Knows, c’est la formule consacrée par laquelle répondent les filles de Babymetal lorsqu’on leur pose des questions auquel elles n’ont pas de réponse -ou pas le droit de répondre.

Alors Only the Fox God Knows News, c’est un nouveau rendez-vous mensuel (on va essayer) pour parler de l’actu et des projets de Babymetal, et, comme on est un peu en manque, du merchandising à l’effigie du renard sans lien avec Babymetal.

babymetal five fox festival

Des nouvelles de Babymetal

Après avoir assuré la première partie des Red Hot Chili Peppers (oui, encore) sur une partie de leur tournée US en avril, les filles et le Kami Band ont également assuré celle de plusieurs concerts de Korn en juin. Entre les deux, elles ont eu leur propre show en groupe principal au Palladium, à Los Angeles. Et en fin de tournée, une participation au festival Kisw Pain In The Grass.

Yui et Moa, les benjamines, ont toutes les deux fêté leur 18e anniversaire, à quelques semaines d’écart. (Faut que j’arrête de suivre des fandoms qui me font dire « Mes bébés sont devenus grands! » avec une petite larme). Il va falloir songer à changer le nom du groupe en Ladymetal, Koba-Metal.

Le 1er avril dernier (le Fox Day), Babymetal a annoncé la tenue du « The ONE Big 5 » Festival du Renard cet été : 9 dates entre Tokyo, Nagoya et Osaka, avec des conditions d’admission différentes : un concert pour les hommes, un autre pour les femmes, un dans lequel les gradins sont réservés aux fans en âge d’aller au collège et aux « Silver Fox » (les fans de plus de 60 ans), et un pour les collégiens et lycéens (entre 10 et 19 ans). Les autres sont ouverts à tous, mais avec un dress code demandant de se peinturlurer le visage en blanc.

Ces dates ont récemment été annoncées complètes.

Cet été, elles seront aussi présentes aux deux dates du Summer Sonic Festival :

babymetal summer sonic festival

Le Kyodai FOX Festival d’automne

A la fin du mois de mai, le site officiel a donc annoncé un mini festival d’automne, le Kyodai Fox Festival : 2 dates fin septembre à la Saitama Super Arena, une grande salle d’environ 40 000 places en banlieue de Tokyo, et 2 autres mi-octobre au Castle Hall d’Osaka.

Moi qui trouvait les réservations compliquées avec Gérard Drouot Productions, c’est un autre type de pression pour ce genre de concert (d’après les copines fans de musique nippone, c’est assez courant là-bas). Ca se passe en 4 phases :
– 1e phase : pendant 2 semaines, pré-réservation, réservée aux membres de ce qu’ils ne veulent pas en appeler un fanclub mais qui en est un, The One. Pour les billets en fosse, demande limitée à un billet par membre. Pour les gradins, 2 billets par personne (le « plus un » peut donc être un païen).
– 2e phase : après tirage au sort parmi les demandes, qu’on suppose plus nombreuses que les places disponibles, le site enverra aux heureux gagnants la confirmation des places.
– 3e phase : les gagnants paient leurs billets.
– 4e phase : s’il reste des billets, ouverture de la billetterie standard, pour les incroyants.

… Eh ben c’est pas gagné cette histoire… surtout en japonais.

Mais bon, au moins, on est averti des dates et de la mise en vente plusieurs jours à l’avance. De quoi se renseigner sur les tarifs des voyages, les salles, la faisabilité, voire qui d’autre serait intéressé. On n’est pas condamné à avoir de mauvaises places ou pas de places du tout si on ne peut pas être devant son ordi à l’ouverture de la billetterie, en pleine semaine aux heures de bureau. On ne perd pas une matinée à tenter d’atteindre la page de paiement tout en SMS-ant frénétiquement les copines pour savoir si c’est ok de prendre des billets gradin parce que la fosse est déjà sold out. Et on ne perd pas 6 mois d’espérance de vie à force de crise de nerfs sur un site buggé.

Et sinon et ça n’a rien à voir, avez-vous des conseils sur ce qu’il ne faut surtout pas rater dans la région d’Osaka?…

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Merchandising

Plus facile et moins onéreux : le Renard continue à se répandre parmi nous.

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Trophées de renard en papier par Agent Paper , fabricant et distributeur d’objets de décoration en papier éco-responsable.

petit modèle

grand modèle

Sur le site Cmachambre (mais en fait j’en ai vu à la librairie MK2 de la Villette), ils vendent des boîtes en plastique gigogne à motifs d’animaux (dont le renard).  Ainsi que tout un tas d’autres accessoires pour enfants à l’image de Rusty le Renard.

Pylones continue sa collection de gadgets au motif de goupil avec… une planche à découper.

Auto-édition en questions (2) : Megane Lopez (Comme un battement de coeur, Le voyage des élus)

On se retrouve pour le 2e opus de ce rendez-vous qui doit devenir mensuel. Aujourd’hui, c’est une jeune auteur de 23 ans, Megane Lopez, qui a répondu à mes questions sur son expérience de l’auto-édition.

Et là je me demande : mais qu’ai-je fait de ma vie? (j’ai « un peu plus » de 23 ans on va dire, et toujours rien de publié… même pas auto-édité).

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L’AUTEUR

1) Peux-tu te présenter en tant qu’auteur?

Bonjour, je m’appelle Megane Lopez, j’ai vingt-trois ans et j’aime écriture plus que tout au monde, c’est ma passion.

2) Publies-tu sous ton vrai nom? (tu n’es pas obligée de donner le vrai si c’est le cas)

Je publie effectivement sous mon vrai nom mais j’emploie également un nom de plume, Sam Olzy, pour certains de mes livres.

3) As-tu aussi été éditée dans le circuit traditionnel?

Non je n’ai pas été éditée.

 

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Luah, la mascotte du blog de Megane

LES OEUVRES

1) Quelles sont tes œuvres auto-éditées?

J’ai publié deux œuvres en auto-édition :

Comme un battement de cœur

Voici le synopsis : Lena se rend à une fête dans un entrepôt de la ville. Le lendemain matin, son appartement est occupé par une jeune fille qui lui ressemble étrangement. Cette mauvaise surprise devient un véritable cauchemar lorsque plus personne ne la reconnaît. Entre réalité et fiction, son esprit va devoir repousser les limites de l’entendement. Parviendra-t-elle à lever le voile sur ce mystère ?

Le voyage des élus : sous les étoiles de Laponie

Voici le synopsis : Dans la province de Laponie, Elléa, une petite fille du peuple sàmi admire les aurores boréales avec son ami Nils, un renne un peu particulier. Guidés par les forces et les esprits mystiques de la nature, ils vont connaître ensemble la plus grande aventure de leur vie. Elle leur permettra d’atteindre le village du Père Noël et de percer les mystères des terres sacrées. Leur voyage extraordinaire va les mener au-delà de leur imagination et bien plus encore…

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J’apprends l’allemand (3)* : l’appli Duolingo

L’application

N’ayant pu me réinscrire aux cours d’allemand de la mairie de Paris pour cause de planning et situation géographique inappropriée, et étant passée d’un Windows Phone à un Android, j’ai enfin pu télécharger il y a quelques mois une méthode de langues pas trop approximative.
Duolingo, donc, que je n’ai sans doute pas besoin de présenter. Ils proposent des cours dans un large éventail de langues  (même si certaines n’existent qu’avec une  traduction en anglais). Certes, on ne peut réviser que du vocabulaire, il n’y a pas de leçon de grammaire. Mais comme je vous l’ai expliqué dans le 1er épisode, ce n’est pas un problème pour moi, vu que j’ai déjà des bases et que c’est surtout le vocabulaire qui me fait défaut pour pratiquer l’immersion.
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Je dois avoir pareil en swahili…

L’application commence par un assez long test de niveau. Elle vous propose d’en publier le résultat sur votre profil LinkedIn, mais vu que le mien semble buggé (ci-dessus), je me suis abstenue.
Une fois cela fait, vous arrivez à l’écran de progression, où les leçons dont, d’après le test, vous maîtrisez le contenu, sont déjà validées (en jaune). Et là, je vois qu’ils me gratifient de 41% de maîtrise, ce qui, après 5 ans de cours dans mon cursus scolaire, 1 de cours du soir, plus 10 ans d’écoute de Tokio Hotel et environ 10 (brefs, certes) séjours en Allemagne, est plus rassurant.
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Chaque palier est divisé en petits modules de questions réponses, plusieurs par thème. Il faut soit taper ce qu’on a entendu (en allemand donc), ou la traduction, ou sélectionner les mots dans ceux figurés en bas de l’écran. Il y a donc une part de reconnaissance orale. L’application teste aussi votre prononciation, mais on peut désactiver cette partie. Ce que j’ai fait parce que 1) je ne pense pas avoir besoin de travailler ma prononciation et 2) je révise généralement devant mon petit déjeuner ou au déjeuner, la bouche pleine.
La régularité étant la clé de l’acquisition, l’application vous propose plusieurs durées d’exercices quotidien. A vous de choisir celui qui vous convient. Ils recommandent « sérieux », 30 XP par jour, ce qui correspond grosso modo à 3 exercices de 5mn. Vous pouvez aussi faire en sorte que l’appli vous envoie un rappel quotidien à une certaine heure si vous n’avez pas encore rempli votre objectif quotidien. Evidemment, vous pouvez toujours réaliser plus d’exercices que le minimum que vous vous êtes fixé.
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Une phrase pas facile à caser en Allemagne.

Attention : une fois validés, les modules perdent parfois en « force » au fil du temps, et vous devez les repasser régulièrement sur vos points faibles.

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Mes aventures de fan : la chasse au Kaulitz (revient au galop)

Pourtant, cela fait plusieurs fois que, le vent des fandoms tournant, je n’avais pas réellement cherché à voir Bill Kaulitz avec ou sans ses compères lors de leurs derniers séjours à Paris. Trop d’efforts, pas le temps, pas assez de motivation.

Mais le fandom est un hobby. Un hobby pour lequel, comme beaucoup d’activités de loisirs, on est plus assidu quand on peut le pratiquer à plusieurs. Effet d’entraînement, etc.

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Or donc, mercredi 21 juin 2017, le Landernau Tokiohotelien s’agite : Bill Kaulitz, chanteur du groupe, a posté sur son Instagram une story de son arrivée à Paris avec le hashtag Paris Fashion Week. Renseignements pris, la PFW « mode masculine » se tient en effet du 21 au 26 juin. Si Bill multiplie les tenues bizarres sur et hors scène, ce n’est pas juste par admiration pour David Bowie, mais aussi parce qu’il aimerait bien faire son trou dans la mode. D’où la tendance « blogueuse mode » de son Instagram, à coup de « hashtag Dior » et de « merci Buffalo » quand des marques lui font des cadeaux. Cirage de pompes à tous les étages.

Et voilà comment, malgré mon peu d’intérêt pour ces pratiques et le blogging sponsorisé, je me retrouve à quand même être au courant des us et coutumes du milieu. Bon, comme je le disais, les fandoms, ça sert aussi à apprendre des choses… Y compris des choses pour lesquelles on ne se passionnerait pas sinon. C’est de la culture générale, c’est toujours bon à prendre.

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Bill à la Paris Fashion Week

Chassera, chassera pas?

Ce coup-ci, canicule aidant, j’erre bien un peu le jeudi soir après le travail dans les beaux quartiers que je traverse normalement en métro pour rentrer chez moi. Mais c’est autant pour chasser le Pokemon ou l’Emma Watson. (En effet, celle-ci, le même jour, joue les Book Fairies pour l’association du même nom en semant dans Paris des exemplaires de la Servante Écarlate, roman uchronique visionnaire et glaçant où les rares femmes encore fertiles sont asservies pour servir de pondeuses aux puissants. Tout le monde ne peut pas se satisfaire de faire le kéké à des défilés de mode. Bref.) Lire la suite

Lecture : HHhH de Laurent Binet (ou : Je n’aurai jamais le Prix Goncourt)

Je n’aurai jamais le Prix Goncourt.

Je n’y comptais pas d’ailleurs. Mais je me suis fait cette réflexion en lisant un best-seller de ces dernières années, HHhH de Laurent Binet. HHhH, en allemand « le cerveau de Himmler s’appelle Heydrich », raconte la genèse de l’attentat à Prague contre celui dont c’était le surnom, Reinhard Heydrich, chef de la Gestapo, des services secrets et du RSHA. Le cumul des mandats ne l’effrayant pas, il était alors en poste de « Protecteur adjoint du Reich en Bohême-Moravie », titre que l’Histoire a moins retenu que son surnom de Bourreau de Prague. Laurent Binet s’attache à raconter le parcours des deux soldats tchèque et slovaque qui ont mené l’opération, autant que celui de Heydrich. Chronique d’une histoire vraie, roman de guerre et d’espionnage autant qu’historique, le récit ne peut que pousser à tourner les pages. Et de ce côté, il remplit son contrat.

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L’originalité du roman, qui a fait une part de son succès sans doute, est le parti pris de l’auteur de partager son cheminement dans l’écriture de ce roman. En particulier, il revient souvent sur son refus de trop romancer, justement, pour ne pas trahir la gravité du sujet, et la mémoire des protagonistes qui ont risqué leur vie pour abattre l’un des pires dignitaires nazis.

En quatrième de couverture, cela promettait d’être intéressant. Au fil des pages, ça l’est beaucoup moins. Qu’il raconte ses promenades dans sa ville adorée de Prague avec sa très jolie petite amie tchèque, ce qui lui permet de récolter une abondante documentation, ça sonne un peu comme une justification, mais soit. On a ainsi une visibilité sur ce dont il est sûr ou ce qu’il est contraint d’inventer.

Mais les digressions se font de plus en plus agaçantes à mesure qu’on se rapproche de l’instant crucial et qu’il s’éloigne du sujet du livre. A quoi sert le passage où il parle de sa lecture du Jan Zizka de George Sand, si ce n’est à se vanter de l’avoir lu, comme un élève de terminale qui cherche à caser un maximum de citations dans sa dissertation? Les tensions de son couple avec Natacha (sa petite amie d’après, pas la Tchèque) ont-elles réellement leur place dans le récit? Surtout que le sujet principal de son histoire, je vous le rappelle, n’est pas une bluette à la Amélie Poulain : on passe en revue une série d’exactions dont Heydrich est coupable, directement ou en les ayant dirigées à distance.

La tirade nombriliste suivant le discours de Heydrich contre le corps enseignant tchèque, pour justifier de prolonger la fermeture des universités, en est un bel exemple. Le discours est typique des exhortations nazies à se méfier des opposants intellectuels et à favoriser la rééducation par l’exercice physique – un grand classique des dictatures, certes. Il faut des soldats et donc du muscle pour mener des guerres et étouffer les résistances.

De là à conclure que le sport est « quand même une belle saloperie fasciste », même moi qui suis fâchée avec l’exercice physique, je n’aurais pas osé. Et puis l’ode à l’Education Nationale… ça va les chevilles? Heureusement que tout le livre repose sur la tentative de rester humble pour raconter de tels actes!

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A la rubrique du devoir d’école, on sent aussi le poids de l’auto-justification que non, ce n’est pas par sympathie envers le nazisme qu’il écrit ce livre (contrairement à ce qu’auraient pu penser les libraires chez qui il commandait de la documentation sur la période). Pour preuve, il insiste plusieurs fois sur le fait que Heydrich a beau être blond aux yeux bleus comme un bon Aryen, il n’est pas très beau, il a même un visage chevalin. En clair, c’est un vilain méchant pas beau.

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