Nostalgeek : touche pas à mon Actarus

Dans notre série « on peut pu rien dire », je garde sous le coude cet échange vu ce jour sur un groupe sur Goldorak, pour le renvoyer à la gueule de ceux qui crient au facho à chaque fois qu’on déplore un changement majeur fait à un personnage emblématique pour coller à la mode…

C’est surtout que quand on a des souvenirs nostalgiques d’un personnage chéri, on a tendance à vouloir les conserver tels quels. Y compris ceux aussi futiles que la couleur du costume (même si ici il s’avère que ce n’est pas une « relecture » mais le design du pilote, inédit chez nous, mais néanmoins « légitime » d’un point de vue créatif). Ou la cigarette de Lucky Luke. Ou la bedaine de Groquik.

Parce qu’on nous vend de la graisse de boeuf au prix du caviar pour « lutter contre les premiers signes de l’âge », mais les plus douloureux signes de l’âge, ce ne sont pas les rides, c’est perdre les uns après les autres ce et ceux à qui tient. Et ça, aucun élixir de L’Oréal n’y peut rien. Les souvenirs de fiction, c’est la seule chose vers laquelle on peut toujours se retourner… Donc on n’apprécie pas que des margoulins les massacrent pour se donner bonne conscience ou pour vendre leur camelote.

Belated review : Babymetal at the Warfield Theater, San Francisco, October 4th, 2019

Doors opened at 7pm, we were in line at something past 6pm and there was already quite a line. Note : we went to see Babymetal, not the other ladies show… In the morning, we had passed by the venue to check the itinerary, because the center of San Francisco seemed to have become less safe since I had been there the last time, and I didn’t want to walk through shady streets at night. As it turned out, it gave us the opportunity to walk by 2 tour buses that probably were Babymetal’s. I didn’t see any known face and I didn’t stay around, but it was a nice start to the day anyway.

Good surprise : though the few streets around are gross and feel unsafe, the Warfield Theater itself is a wonderful old-fashioned theater with golden balconies and, wonder of wonders : a floor in levels! So I stuck behind a guy leaning against the rail-thingy (with space for drinks) of the second level, which still was quite close from the stage but guaranteed me that I would see (I’m only one inch or two taller than Moametal). Yaye!

Opening band was the Swedish metal band Avatar, delivering great melodies with a freak show (singer Johannes has Joker-like make-up clown), very fun, quite loud too but the sound balance was excellent. If the singer sang instead of growling, I might listen to it more. In the end, the singer said it was their last show of this tour and they’d come up with an idea for their upcoming album, requiring a crowd shouting a word. So he asked us to shout « Silence« , several times. « I you don’t consent to be recorded, then just don’t shout. Shouting now is your consent. If you agree now and change your mind later, then good luck finding your voice and saying ‘I want you to remove my voice’. I’m gonna make you stars. Now you make me famous. »
So, fingers crossed, if they do as planned, I’ll be featured on a metal song 😁

Next came up our little fox ladies, Babymetal. The 3rd (rotating) girl who replaces Yuimetal for the dance part was Riho Sayashi, like in London. Thanks to our spot and this yaye-venue, I was able to see all of the choreography from close, which is rare. Double yaye! Because usually I only get to see from far, or between a sea of arms / heads, so it’s either a fragmented view of details, or an ensemble from far. Here I had the best of both worlds because I was close enough to see the artists expression AND the whole dance routines from Mikiko, their choreographer. I recorded some videos (though they’ll probably be struck at some point, but we’re all Babymetal deprived these days so I hope you’ll get to enjoy them) :

Babymetal at the Warfield – San Francisco – Shanti Shanti – YouTube

I had left my camera at the hotel, not knowing if they were allowed, so I only took pics and videos with my Huawei. And because I was close enough and the lighting was as awesome as always, it was enough to capture okay shots on the 2 songs I did. I failed to get a really good pic of Riho though, because when she was on the left, there was often a guy blocking the view.

Since they were on time, we were out by 10:30pm and had dinner in a slightly upscale Izakaya nearby, Ginto, because… We were fed up with bad food and hadn’t been to a proper restaurant since we had arrived in California almost a week before. Besides, it was a nice fitting end to that day to have proper Japanese food (tempura yaye!).

River Phoenix, la vérité un jour?

On ne s’attend pas à voir beaucoup d’actualité sur un acteur mort depuis plus de 20 ans. Et pourtant ça arrive.

Certes, un an après avoir sorti son album inspiré de lui, la plus âgée des soeurs de River, Rain Phoenix, continue son podcast musical engagé, Launchleft, où elle interviewe des artistes établis qui lancent des artistes moins connus. Elle a fait sur Instagram un appel à témoignage pour les 30 ans de My Own Private Idaho (en septembre prochain), un film culte de la filmographie de River, demandant aux gens de témoigner si et comment le film les avait aidés à faire leur coming out, ou s’ils ont une autre connexion au film. Ils vont également vendre des cartes postales en édition limitée sur leur boutique en ligne, au bénéfice d’une association LGBT.

Ils se sont aussi associés pour le mois avec le River Phoenix Center for Peacebuilding, l’association montée par sa mère en Floride.

Mais il n’y a pas si longtemps, j’ai découvert le compte Facebook de William Richert, un réalisateur est l’auteur de A Night in the Life of Jimmy Reardon, un des premiers films où River avait la vedette, à 16 ans, et que River a ensuite convaincu de jouer le rôle du « protecteur / souteneur » de la bande de jeunes prostitués mâles dans My Own Private Idaho. Il y milite d’une part pour les droits des auteurs à Hollywood, et d’autre part pour faire entendre sa vérité au sujet de River, à savoir des informations assemblées par divers témoignages de proches, dont Samantha Mathis, qui était la petite amie de River à l’époque. C’est long et si vous lisez l’anglais, tout est détaillé ici avec également les informations fournies par le rapport d’autopsie (disponible en ligne, si vous voulez vérifier…);

En résumé, bien que la mort de River ait été présentée en général comme un malheureux accident de junkie, son autopsie ne révèle aucun signe de consommation régulière et assidue de drogue. Ce qui vient plutôt à l’appui des témoignages disant qu’il était un consommateur occasionnel, et de celui de son dernier réalisateur, George Sluizer, qui était persuadé que River était clean sur le tournage de Dark Blood (au fin fond du désert près de Salt Lake City). Et que contrairement à ce qui a été raconté à l’époque, il ne s’est pas fait un shoot au Viper Room, mais a consommé le contenu non identifié d’un gobelet en carton filé par un guitariste de ses amis avec le commentaire « Prend ça, tu vas te sentir d’enfer ». Ce qui n’est quand même pas exactement la même chose.

La dernière séance photo, par Michael Tighe

Là où ça devient encore plus glauque, c’est que le musicien en question, John Frusciante, aurait menacé de le tuer quelques semaines plus tôt quand River l’avait forcé à aller en cure de désintoxication. Et que l’enquête sur la mort de River aurait été arrêtée à la demande sa mère, Heart Phoenix. On se demande bien pourquoi. On se demande si ça a un rapport avec le fait que leur avocat est le même que celui des Red Hot Chili Peppers, dont John Frusciante était le guitariste à l’époque. Il a d’ailleurs quitté le groupe peu après (il n’était de toute façon pas en état de jouer pendant plusieurs années ensuite), y est revenu, en est reparti (pour les mêmes raisons)… Et pour être tout à fait honnête, je n’étais pas mécontente que lorsque j’ai enfin saisi l’occasion d’aller voir le groupe, à Birmingham (en partie pour voir les Babymetal en première partie), il était remplacé par le jeune et talentueux Josh Klinghoffer.

Bref… je ne dis pas que c’était un ange. Mais juste que l’image qu’il s’est colletée pendant 20 ans est tout aussi fausse que les étiquettes portées de son vivant.

Cinéma : Kaamelott Premier Volet

La partie sans spoiler

Le lendemain de la validation de mon pass sanitaire, j’ai posé mon après-midi pour aller voir Kaamelott le film. Préambule : j’aime beaucoup Kaamelott, je regarde volontiers les rediffusions, mais peut-être pas au point de me définir comme fan, comparé à ceux que je croise. Donc ce film, je l’attendais, certes, mais plus patiemment que ceux là.

Notre bon pas roi

Ressenti initial : moyens démesurés, images magnifiques (mais je regrette les steadycam…), décors grandioses (on voit que les moyens ne sont pas les mêmes), costumes extravagants (limite trop. Je sais qu’on n’est pas forcément sur du réalisme, mais des guerriers avec des tenues dans lesquelles ils ont du mal à bouger, ça fait un peu tiquer), belle musique, qui rappelle celle de John Williams, et sur la toute fin, la BO de Dune par Toto. C’est un festival, voire une avalanche, et clairement on en prend plein les mirettes et les oreilles. ). Beau cameo de Sting, qui en impose (mais il n’a pas dû pratiquer le français depuis un moment), bon film, mais des petits « mais »…

On est content de retrouver les personnages qu’on a suivis si longtemps… Mais la mayonnaise a du mal à prendre.

Ça fait assez bizarre de retrouver les personnages et les vannes de la série dans des décors réels variés, avec des costumes extravagants.

Malgré 2h de film, un peu de mal aussi à faire exister tous les personnages (en dehors d’Arthur évidemment). Si vous avez des préférés, vous aurez du bol s’ils sont à l’écran plus de 2 mn. je pense que le film pâtit un peu d’un mal récurrent des comédies françaises : l’accumulation de personnages soit pour le plaisir (du réalisateur /scénariste) de jouer avec tel ou tel acteur, soit pour des raisons marketing (mais là j’en doute…).

Passe encore pour Clovis Cornillac et Guillaume Galliene, dont le rôle est nécessaire à l’intrigue, au moins. Mais entre le fait de caser tous ses enfants (hors celui né durant la post prod) et les gags annexes, il y en a, on se je vraiment à quoi ils servent. C’est un équilibre compliqué à trouver d’élargir un univers pour qu’il sorte du cadre de la télé (et qu’on ait bien l’impression qu’il y ait une population, notamment qui souffre du joug de Lancelot) sans qu’on y perde en cohérence de la narration.

Et idem un équilibre compliqué entre un narratif tragique (c’est pas spoiler, c’est dans la bande annonce : Lancelot gouverne Kaamelott en tyran) et des scènes de l’humour habituel de la série. Mais sans le poin poin pour changer d’épisode, je trouve ça un peu rude des fois…

Attention spoilers

En discutant à la sortie avec l’ouvreuse qui me demandait mon avis (je pense que c’est encore une personne qui a mal vécu le chômage partiel et la désocialisation de la pandémie), j’en suis venue à réaliser que… Je ne comprends pas l’intérêt des flash backs.

Je pense que le film serait plus clair et mieux sans. On le sait qu’Arthur n’aime pas l’injustice, on le sait qu’il aime les jolies brunes. Ça nuit à la narration sans ajouter grand chose (à part un rôle pour un des gamins d’Astier).

Quelqu’un sur le Neurchi de Kaamelott a partagé cette intéressante interview du Bulletin, où Alexandre Astier explique qu’il a voulu révéler qu’Arthur portait le poids d’avoir tué quelqu’un et abandonné son premier amour, et que ça expliquait sa réticence à tuer et son refus de l’esclavage. Alors je suis passée complètement à côté, d’une part parce que je n’avais pas compris que Shedda était une esclave (je pensais que c’était la fille de Furadja), et que en contexte, je suis peut être psychopathe, mais un élève légionnaire qui tue quelqu’un qui a blessé quelqu’un qu’il aime, je ne vois pas le traumatisme. Mais bon, j’avoue que je me sentais très peu intéressée par les états d’âme d’un Arthur ado ENCORE amoureux (et pourtant j’avais adoré l’arc avec Aconia, mais là j’overdose).

L’interview explique aussi les 3 jeunes pignoufs qui rejoignent la résistance, sauf que personnellement, je les classe dans les personnages qui rajoutent inutilement du fouillis à l’histoire. Avec la sœur de Leodagan.

La scène du Robobrol, outre un énième personnage pochette surprise, est interminable. Seul la dernière action la sauve, à mon goût, mais j’aurais nettement préféré voir plus 3mn de plus d’une autre scène. J’aurais aussi préféré voir moins de conneries de Perceval et Karadoc, ce qui m’étonne vu que dans la série j’aime beaucoup, mais là j’avais juste envie que Merlin leur claque la gueule. Ou n’importe qui d’autre. J’ai perdu énormément de patience vis-à-vis des boulets quand la situation est critique…

Mais bon, personnellement je suis d’avis que non seulement Peter Jackson a bien fait de ne pas mettre Tom Bombadil dans les films du Seigneur des Anneaux, mais aussi que les romans bénéficieraient nettement d’un élagage de ce passage, de celui sur l’herbe à pipe et du retour des Hobbits à la Comté quand ils retrouvent Saroumane…

Heureusement, il y a la belle évolution de Guenièvre, celle de Merlin (en voilà un qui a la chance que, même s’il a peu de temps à l’écran, ça sert le personnage ET l’intrigue), la nouvelle table ronde (le concept, parce que la présentation des pseudo chevaliers était pas mal lourdingue), le duc d’Aquitaine (un peu Deus ex Machina mais ça passe). Les Saxons sont bien. Étonnamment, car je n’aurais pas parié une cacahouète dessus, les Burgondes ne sont pas là que pour le fan service (très bonne idée, peut être la meilleure de tout le film). Comme quoi, il est possible de reprendre des personnages qui n’étaient que comiques pour les intégrer à l’histoire autrement que pour un gag dispensable.

J’y ai aussi trouvé, dès le début, une grosse influence Star Wars. Dans l’ouverture avec le résumé de la situation, pas mal de scènes, la mise en scène, la musique, et puis l’histoire (abattre un roi/empereur malfaisant). Le point culminant étant le combat entre Arthur et Lancelot, qui m’a semblé calqué sur celui de Luke contre Darth Vader dans le Retour du Jedi. Sans parler du costume de Lancelot qui le fait ressembler à Vader sans casque.

En bonus, l’interview Topito d’Anne Girouard avec Alexandre Astier et François Rollin, où d’une part, on voit qu’Astier ne considère pas Guenièvre comme idiote (c’était pas évident dans la série… Du moins les premières saisons). Et où on découvre que François Rollin ne savait pas qui était Sting…

Un fan de Kaamelott va voir le film 200 fois- dont une au lion

Arnaud Klein, un fan rémois de la série Kaamelott, a décidé de mettre à profit le temps que lui laisse la pandémie, qui freine fortement sa reconversion dans le cinéma, pour se lancer un défi : battre le record du monde Guinness du nombre de séances de cinéma pour voir le même film. Il est actuellement détenu par un américain qui a vu 191 fois Avengers : the Endgame, le record.

Questionné régulièrement sur ses motivations, il répond (attention, n’allez pas sur son compte Twitter si vous fuyez les spoilers) :

Et de citer aussi cette réplique culte de la série « C’est systématiquement débile, et toujours inattendu ».

Face à ce défi certes démesuré et gratuit, comme souvent les défis et encore plus les records Guinness, il peut compter sur des soutiens d’autres fans… Mais aussi une avalanche de commentaires en mode « Gneu gneu y en qui ont les moyens, ça va faire 2000 euros de billets ! », et « C’est du temps perdu ! », parfois assorti d’un « Pourquoi ne pas plutôt faire du bénévolat », qui m’ont bien gavée.

Déjà, si tu es sur les réseaux sociaux à commenter une info de ce genre, c’est que tu n’as vraiment de leçon à donner à personne sur le temps perdu (moi la première).

Zut

Et ensuite, tant qu’on ne porte préjudice à personne, j’aimerais bien que tout le monde se mette dans la tête qu’on est bien libre de faire ce qu’on veut de son temps ET de son argent (même si ici, avec une carte illimitée, c’est pas trop le sujet, ça va lui coûter 30 eur par mois). Au passage, je suis sidérée de découvrir le nombre de gens qui, en 2021, ignorent encore l’existence des abonnements de cinéma illimités.

En l’occurrence, ici, c’est aussi une manière comme une autre de se faire connaître, et pas plus con qu’une autre (coucou les influenceuses qui vendent leur Q à Dubai).

Surtout qu’au final, en se montrant pas trop débile en interview et dans ses vidéos, ça peut déboucher sur des trucs sympas

Bref, bye bye les rageux, essayez de mener votre vie pour vous et pas en fonction des autres. Vous verrez, ça rend moins aigri.

Love that portrait of 95′ Keanu Reeves by Jackie Sun

I’m currently KonMari-ing my computer of the 30 years of combined backups it holds. I had Internet early when I was at university, and at the time when it was still difficult for me to find good reads about my favorite celebrities (River Phoenix and Keanu Reeves), I saved articles about them. A lot of them went to the bin because they’re irrelevent so much later. But upon reading that one, unfortunately saved without the source, just the author’s name (Jackie Sun. If you read these lines, I hope you don’t mind me sharing your article. I loved it but I will remove it if you want), and since it doesn’t seem to be available online anywhere, I figured I should « save » it on this blog to share that insightul portrait of Keanu Reeves.


KEANU REEVES BELONGS IN THE CLOUDS
Keanu Reeves is a reactive actor. Keanu Reeves is a physical actor. Keanu
Reeves is a star. A Walk in the Clouds confirms that all three statements
are true.

Reeves is best in movie roles, where he mainly reacts to other characters or
events. He uneasily initiates action, but he exudes far more confidence as a
gorgeous, but modest object of desire. Gus Van Sant knew this in My Own
Private Idaho, when he made Reeves the callous object of River Phoenix’s
unrequited longing. Kathryn Bigelow knew this in Point Break, when she shot
the opening scene of Reeves expertly handling a rifle, in a black T-shirt,
tightened by the pouring rain. Jan De Bont knew this in Speed, when he
included that shot of intertwined Reeves and Sandra Bullock careening their
graceful way out from an exploding bus, onto the airport tarmac through a
tangle of gorgeous blood red ribbons. Alfonso Arau knows this in A Walk in
the Clouds.

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Financement participatif : Heinrich König, né en 1886 à Weimar en Allemagne

Une fois n’est pas coutume, je partage le financement participatif d’un projet historique :

HK Destins / Schicksale

Une enquête historico-photographique par Arno Gisinger et Pierre Rabardel

Je l’ai découvert via l’appel sur Facebook de la fille de Pierre Rabardel, lui-même petit-fils de Heinrich König, dont ce livre illustré de photos originales doit retracer le parcours atypique.

« Le destin de HK traverse les événements majeurs des relations franco-allemandes au siècle dernier. Mobilisé en aout 1914 dans l’infanterie du deuxième Reich, grièvement blessé dès l’automne 1914, HK devient militant syndical dans les mines de la Ruhr puis, dans les années 1920, élu socialiste à Weitmar, Bochum et Münster.

En mars 1933, alors que Hitler obtient les pleins pouvoirs et ouvre le camp de concentration de Dachau, Heinrich König fuit avec sa famille en Sarre d’où il devra de nouveau s’enfuir vers la France en janvier 1935 pour échapper à la réunification de ce territoire avec l’Allemagne nazie.

Déchu de sa nationalité allemande, résistant, HK est arrêté par la police de sûreté française en janvier 1943. Aussitôt livré à la Gestapo, il est déporté en Allemagne, où il trouve la mort sous la torture à Bochum, sa ville natale, en mai 1943.

Après la guerre, HK est déclaré mort pour la France, reconnu résistant, et nommé sergent de l’armée française à titre posthume »

Un itinéraire engagé, et un projet familial qui tombe à un moment où mémoire et transmission me parlent. C’est toujours important de conserver ce type d’histoire qui permettent de revisiter la grande histoire à hauteur d’homme (ou de femme), et de le faire tant qu’il reste encore des traces.

Mais ce projet ne relevant pas de pop culture manque de relais, aussi je vous serais reconnaissante de le partager même si vous ne participez pas, afin qu’il trouve son public. Merci 🙂

PS : des participations importantes dans la dernière ligne droite ont permis d’atteindre l’objectif des 9000 Euros. Merci pour eux 🙂

Journaliste, c’est un métier (feat. Keanu Reeves)

Il y a quelques années, j’avais acheté Libération parce qu’ils consacraient leur Portrait à Keanu Reeves, à qui je voue un intérêt poli. (c’est crédible ?) Quand je l’ai lu, je me suis demandé s’il y avait vraiment des gens payés pour écrire ce genre de papier, ou s’ils avaient envoyé la stagiaire. De 3e, la stagiaire, hein.

Décomplexée, la journaliste de Libération, pour faire originale, n’hésite pas à révéler à quel point elle s’attend à un traitement de faveur du fait de son statut (« l’absence de flagornerie de celui qui n’a pas à séduire jusqu’à la stagiaire »), et qui se voit opposer un silence de taiseux. Etant donné que les x interviews et le Q&A que j’ai vues m’ont montré un Keanu, pas volubile mais très coopératif, force m’est de suggérer à cette dame qu’elle obtiendrait sans doute de meilleurs résultats si elle posait des questions moins crétines et convenues. Et en rapport avec le film, accessoirement.

D’autant plus que j’ai assisté au festival des Champs-Elysées aux deux séances de film + questions / réponses données par Keanu Reeves, notamment pour voir le Documentaire Side by Side, pour lequel Keanu est allé interviewer de grands noms du cinéma et de moins connus, de réalisateurs comme David Lynch et James Cameron, à des directeurs de la photographie et des monteurs, pour retracer quels changements l’arrivée du numérique amène au cinéma. Quand on s’intéresse un tant soit peu au 7e Art, c’est absolument passionnant. Que la « journaliste » ci-dessus le mentionne à peine dans l’interview, ça veut dire qu’elle s’en fiche complètement. Ce qui est étonnant, quand on se retrouve chargé d’aller interviewer un acteur. Franchement, même à Gala on doit faire des papiers plus pertinents…

DVD : Metallica S&M

Il y a un mois, j’ai commandé un DVD sur le site de Metallica (ils ont décidé de se passer d’intermédiaire, ils ont plus de stock que les marchands en ligne) pour accompagner mon télétravail. Mais le colis est bloqué au centre de tri d’USPS à l’aéroport de Chicago depuis un mois.

Heureusement, samedi j’ai trouvé ça à Bookoff, pour un prix dérisoire.

Metallica S&M, non, pas pour sadomaso, mais Symphony and Metallica. C’est un live de Metallica avec un orchestre symphonique, dites donc. Moi qui adore les orchestrations symphoniques mais qui m’ennuie un peu avec le vrai classique, ça tombait bien. Ça date de 1999, autrement dit Metallica jeune. Enfin quasiment. La dernière apparition de leur ancien batteur, déjà (avant Kirk Hammett).

Ils s’amusent bien tous (y compris les musiciens classiques pour qui c’est une récréation) : « Our parents are very proud ». Les arrangements symphoniques sont du chef d’orchestre, Michael Kamen, qui a le premier proposé l’idée au groupe, plusieurs années auparavant. Et l’orchestre est celui de San Francisco, qui, comme le dit le chanteur, « had the balls to come up here with us ». Ça dépote tout en étant plus… Calme ? Non, mais moins bruhtaaal que d’habitude.

Michael Kamen, chef d’orchestre métal

Étonnamment, il y a zéro espace de sécurité entre la fosse et le bord de la scène, qui est haut d’1m20 à vue de nez. Les spectateurs pourraient cirer les pompes de James Hetfield tellement ils sont près. Ah, c’est parce que c’était assis à la base, mais ils se sont levés, et y a pas un mec de la sécu. Il est vrai que 1) si t’es là c’est que tu es fan et 2) vu le gabarit de Hetfield, il pourrait régler son compte lui-même à un éventuel nuisible.

Quatre des chansons sont en multi-angle, où on peut choisir la caméra qu’on veut regarder. Vu que l’option est tombée en désuétude (ce qui est fort dommage : pour un concert, c’est top, de pouvoir suivre un musicien au choix, ou le grand angle, plutôt qu’être tributaire des choix du monteur), c’est un peu galère à trouver sur un lecteur moderne. Mais bien cool.

En fait, la moitié du groupe est différente de la formation que j’ai vu à Bercy : le bassiste aussi a changé depuis. L’image n’est pas de très bonne qualité sur ma télé (meilleure quand même que les photos que j’en ai faites avec le portable, je n’ai pas de lecteur sur mon ordi…), bien que le concert ait fait l’objet d’une sortie en salles de cinéma à l’époque. Et en fait je soupçonne que je trouve le son en dessous de ce que j’attendais parce que ces temps ci, j’ai pas mal passé sur le même lecteur le DVD du concert symphonique de Sting à Berlin. Qui date de 11 ans après et était enregistré avec le Royal Philharmonic Orchestra (anglais donc).

Post-scriptum : concert de Matsuzaki Nao et son compte Twitter

Dans mon précédent article, je faisais l’éloge de la chanson qui clôt les documentaires 72 Heures de la chaîne NHK World (l’équivalent nippon de TV5, cad une chaîne représentant le pays à l’étranger. Les programmes sont diffusés en anglais et non en japonais), une ballade nostalgique de Matsuzaki Nao, intitulée « Kawaberi no ie », la maison près de la rivière.

En l’écoutant sur Youtube, le célèbre site m’a suggéré un petit concert accoustique de la dame de 2014. Sympa! Sur la chaîne Hakoniwamarking :

Et elle a un compte twitter : @naonks

Et un site web : https://matsuzakinao.com/

Ce qui permet de voir qu’elle est encore en activité. Elle y a récemment posté un lien vers une autre performance disponible sur YouTube, enregistrée en concert en janvier dernier, avec son groupe Shika no Ichizoku :

Cerise sur le petit cake, on peut même acheter un peu de sa musique en ligne (Amazon, Spotify…). Apparemment, Kawaberi no Ie est son tube, la chanson qui est reprise à chaque fois. Mais le reste est agréable à écouter aussi. Merci NHK World.