Le Petit Bonheur Hebdomadaire #17

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.
J’aime bien dessiner, mais je n’ai plus guère le temps et l’occasion de le faire. Et faute de pratique, quand je le fais, c’est très approximatif.
Aussi le tutoriel de Sandrine Garage pour faire une « carte de désaveu » de Saint Valentin, posté sur son compte Twitter mercredi en parallèle de son atelier « en vrai », a été pour moi l’occasion de bidouiller un truc avec quelques feutres pas encore complètement secs et mon « talent » de dessinateur à peu près dans le même état.
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C’est pas du grand art mais ça fait plaisir de faire une activité manuelle créative.
Et puis j’ai attrapé 2 Leveinard pour mon petit compte Pokemon Go., puisqu’ils ont un peu augmenté le taux de pop de cette bestiole rare (et rose) pour la Saint Valentin. Et pour le Nouvel An Chinois, grand lâcher de chiens, donc outre les Snubbull bien rares… Des Evolis tout partout! ❤ Gouzi gouzi! (
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Convention : Paris Manga (Scifi) Show

Il fallait bien tout mon regain de nostalgie pour me pousser vers la Porte de Versailles en ce dimanche gelé. Pas tant pour les mangas proéminents dans le nom de l’événement : Paris Manga & Sci-fi* Show, mais pour la rubrique en encarté sur le côté annonçant la venue de Bob McLeod.

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Qui n’est pas un Immortel cousin de Connor McLeod, non non. Il fut le premier dessinateur et, avec Chris Claremont, co-créateur des Nouveaux Mutants. Une équipe d’adolescents mutants que le professeur Xavier accepte de prendre dans son école alors qu’il est en plein deuil des X-Men portés disparus. Cette série série de X (aucun rapport avec le porno, à l’époque les comics Marcel étaient soumis au rigoureux Comics Code) a bercé mes jeunes années.

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Voyant son nom, je suis allée consulter les autres invités comics, et je découvre le nom d’Alan Davis, dessinateur et co-concepteur d’une autre série spin-off des X-Men, Excalibur, avec ma chouchoute Rachel.

Bon ben on y va alors…

Débouchant du métro, l’absence de signalisation pour le salon me perd, jusqu’à ce que je voie une fille en kimono rose. Un indice… En la suivant, je tombe sur la longue file d’attente (avec et sans billets mélangés) pour le salon. Ca avance vite néanmoins, et en 20mn on est entrés. Une photo des plans à l’entrée et je pars en repérage vers le stand de Central Comics (la boutique près du parc de Bercy qui avait déjà organisé la dédicace pour Kirby & Me).

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Ca m’évoque plus le Parrain que le merveilleux, perso…

Je me perds en route et je tombe sur des têtes familières : celles de Maliki, ses chats et ses potes. Et derrière le stand étrangement délaissé, Souillon (le créateur de Maliki) et Becky (sa coloriste-community manager-gestion des relations publiques-intendante des goodies) : ah ben oui, les dédicaces sont finies pour le matin, ils allaient partir en pause déjeuner. Pas grave : en tant que tippeuse, j’ai déjà moult objets signés et les 2 tomes du blog avec les goodies du crowdfunding, ainsi que le tableau d’Electrocute. Donc je n’avais pas prévu de leur demander une autre signature, vu qu’il y a toujours la queue à leur stand. Là, je peux sans piétiner dire bonjour et acheter les nouvelles figurines de Fëanor et Fleya.

 

Je retrouve mon chemin. Alan Davis est en pause déjeuner, d’après le panneau à sa table. Je vais donc voir Bob McLeod, qui a quelques clients mais pas la foule. Joie : il a des mini-artbooks couleur, « Art of Bob McLeod vol 2 », qui contiennent divers croquis et dessins commentés, dont la couverture variante du numéro de lancement des Nouveaux Mutants dont la version print me faisait de l’oeil (mais je n’ai plus guère de place sur les murs). Va pour le portfolio, qu’il me signe cordialement. Je lui glisse que j’ai de très bons souvenirs des Nouveaux Mutants, on se serre la main. Il vend aussi quelques prints, mais c’est volumineux, et fait des croquis à la demande, mais je n’avais pas prévu assez de liquidités. Et il n’y a pas de distributeur de billets dans le pavillon 7, damned.

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Je reviens après un tour des stands divers : accessoires de cosplay, dessinateurs, youtubeurs (mon moment « mais qui c’est ça?), la DeLorean de Retour vers le Futur et des voitures de Transformers, acteurs (contente que ça m’ait passé : il y avait beaucoup de files d’attente et ça coûte toujours un bras).

Petite liste de noms notés :
– les spécialistes du latex moulé pour les cosplay, Pandorarts – ils organisent aussi des ateliers pour partager leur savoir-faire.
– ‎les macarons de Mon Macaron d’Amour en forme de Sailor Moon, Pikachu ou Harry Potter – bientôt disponibles dans le Marais?
– ‎les magnifiques grimoires antiques (enfin presque mais on s’y croirait) de Grimoires et Légendes – de quoi décorer vos bibliothèques ou accessoiriser un jeu de rôle.
– ‎les bestioles mignonnes dessinées par Lorene Barioz au stand Dragibuz.

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Enfin je reviens au stand d’Alan Davis, en train de dessiner pour un petit veinard une Rachel / Phoenix. Je ne suis pas la seule à la demander, bien qu’il ait dessiné à peu près tous les personnages de Marvel et même certains de D.C. Comics. Pas grave, la prochaine, ce sera « ma mienne ». Il me demande si je la veux avec ou sans ses tatouages. Je ne m’étais pas posée la question, j’opte pour sans : certes elle est moins reconnaissable ainsi, mais historiquement, ces marques sont celles qui lui ont été faites quand, dans le futur dystopique dont elle vient, elle était « chien de chasse » (Hellhound) et traquait les autres mutants pour le compte du gouvernement qui les exterminait. Je la préfère libre (oui je suis un poil trop investie dans un personnage dont je ne lis plus les aventures depuis 20 ans…).

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… En fait c’est la première fois que je demande une commission à un auteur de comics. Je me demande si John Byrne fait des conventions? Et dire que j’ai raté les Pini la semaine d’avant ;__;

Je refais un petit tour en ne reconnaissant pas la moitié des personnages, mais en ayant bien profité de mon petit tour au pays du wtf, celui où les fans rencontrent les artistes et où parfois les artistes eux-mêmes s’avèrent fans, où la créativité n’est pas bridée par le quotidien morose, où on se demande si Blanche-Neige a perdu une pantoufle de vair sur un escalator (en panne), bref, là où les doux dingues semblent plutôt plus sains d’esprit que le monde au dehors.

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Blanche-Neige a perdu sa pantoufle de vair?

*Sci-fi c’est le diminutif de Science-fiction.

Dommage qu’il y ait quelques ratés mercantiles de récupération au niveau de la restauration (non parce que le samoussa et les nems, comme spécialités japonaises, hein…) :

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Freaky Friday / Nostalgeek : mélodies de ma jeunesse 

Nouvelle participation au concept de Freaky Friday de ma copinaute June.
Aujourd’hui, on ne chante pas, on siffle et on meumeume. Il y a des airs sans paroles qui, à force de répétition et / ou d’intérêt, vous restent dans la tête à perpétuité.
Au détour de la rédaction d’un peu palpitant compte rendu de comité de pilotage, vous vous surprenez à le fredonner, et vous vous demandez « Mais d’où ça sort cette vieillerie, pourquoi j’ai ça en tête? ».
Allez savoir : envie d’évasion, neurones qui s’ennuient, cerveau qui a décidé de vous auto-pourrir (et de vous coller la honte), ou, très couramment dans mon cas, association de sons.
Par ordre d’apparition sur l’écran noir de vos pauses goûters :
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Wattoo Wattoo
Sifflotez ces petites notes à n’importe qui ayant grandi en France dans les années 80, et il vous regardera comme si vous étiez dérangé ou en plein burn-out cela lui évoquera sans doute cet étrange dessin animé sans paroles où un oiseau sans pattes appelait par ce biais ses confrères. On ne se souvient plus trop du reste – il s’agissait de résoudre divers problèmes écologiques. Mais le petit air nous hante encore (rassurez-moi et dites moi que je ne suis pas la seule…).
L’ocarina de Stellie dans Albator
Bizarrement, j’ai dû recourir à Google pour retrouver le nom du personnage qui jouait cet air dans la série animée nippone du pirate de l’espace, alors que je me souvenais de l’air. Mais d’elle, guère. J’avais un très vague souvenir d’une petite fille triste, mais impossible de me rappeler son lien avec Albator (c’est la fille de son meilleur ami et de la femme pirate Esmeralda, dont les deux parents sont morts en demandant qu’elle soit élevée sur Terre. Du coup elle grandit dans un orphelinat, seule, avec des visites occasionnelles d’Albator qui ne veut pas l’emmener de peur qu’elle ne soit en danger. Alors qu’elle est régulièrement la cible de ses ennemis. Tu m’étonnes qu’elle soit triste). Par contre, c’est là que j’avais appris le mot ocarina, que je n’aurais peut-être jamais entendu sinon.
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Thémis et Noumaïos.

L’air de flûte de Thémis dans Ulysse 31
Aaah, Ulysse 31, mélange parfait de mythologie et de space opéra. Une fois n’est pas coutume, j’aimais bien Thémis, le personnage de petite fille ajouté pour l’identification des tites gnenfants. Parce qu’elle avait la peau bleue, des yeux de chat, des oreilles pointues, des pouvoirs psychiques et un grand frère canon. Et qu’elle roxxait du poney, sauvant Télémaque, Ulysse et toute la troupe régulièrement par sa sagesse (elle porte le nom de la déesse grecque de la justice), sa débrouillardise et ses pouvoirs. Et donc, elle jouait aussi de la flûte, rien de spectaculaire mais un petit air entêtant que j’ai bien des fois reproduit sur la flûte réglementaire de l’éducation nationale.
J’en profite pour vous infliger partager avec vous ce monument que, pour le coup, j’avais oublié : la chanson sur Thémis qui se trouvait sur le 33 Tours de la bande originale.
Le chant du Mogwaï dans Gremlins
J’aime bien chanter des trucs d’une voix bizarre, alors le petit vibrato aigu de Gizmo, le Mogwaï, dans Gremlins*, je l’ai fredonné plus d’une fois. Il eût d’ailleurs été préférable pour mon entourage qu’il soit plus long, pour éviter la lassitude.
*Rappel de vocabulaire : le Gremlin, c’est le nom de la forme « maléfique » du Mogwaï, après qu’il ait mangé après minuit.

Only the Fox God Knows news (4) : on connaît l’objet The One 2018

Only the Fox God Knows News, c’est un rendez-vous (presque) mensuel pour parler de l’actu et des projets de Babymetal, et, comme on est un peu en manque, du merchandising à l’effigie du renard sans lien avec Babymetal.

Février 2018

En dehors de quelques festivals, pas beaucoup d’annonces sur le programme officiel de 2018 de nos métalleuses en jupette pour l’instant.
Il est vrai que l’essentiel de la communication du mois de janvier a concerné le décès accidentel du « petit Kami » Mikio Fujioka, et les divers hommages émouvants de ceux qui l’ont côtoyé, dont de longues évocations de ses collègues du Kami Band, et de petits tweets de Chad Smith et d’autres. Pas de quoi se réjouir.

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A ce propos, pour soutenir sa veuve indirectement, plusieurs solutions :
– le EP du Kari Band, le groupe constitué de 3 membres du Kami Band, disponible sur iTunes.
– ‎son album « Trick Disk » va également faire l’objet d’une réédition qu’on peut commander sur CDJapan. Il est aussi sur iTunes.

Pour une fois qu’on peut acheter des trucs officiels relatifs à Babymetal (même si de loin) sans enrichir les escrocs d’UPS…

En parlant d’eux, une annonce officielle est quand même tombée le 31 janvier, sous forme d’un email envoyé aux The One et repris en tweet.

Je vous livre une partie de la traduction de Google, étant toujours incapable de lire le japonais moi-même :

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Capsules de Japon (10)/nostalgeek : l’école de foot Captain Tsubasa à Osaka

Ce qui est curieux, quand tu suis tes fandoms, c’est qu’ils se recoupent de façon parfois très étrange. Pour mon séjour à Osaka, j’avais choisi mes hôtels sur 3 critères : l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement. Cad que pour les soirs de concert de Babymetal, j’avais pris un hôtel juste à côté de la salle Osaka Jô Hall, pour m’éviter le trajet le soir fourbue (dans la pratique, les concerts finissaient à 9h30, et étant en gradins, je n’étais pas aussi moulue quand lors de concerts en fosse. Mais au moins j’ai pu profiter de la fan-party à laquelle je me suis inscrite impromptue sans m’inquiéter de comment rentrer).

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Parc Tennouji, Osaka

Pour le reste de la semaine, j’avais identifié non sans mal qu’il serait plus pratique de séjourner près de la gare de Tennouji. Celle-ci est en effet desservie à la fois par la ligne de train Hanwa qui joint l’aéroport du Kansai à Kyôto, la ligne Yamatoji qui permet d’aller à Nara (la ville aux cerfs), et la ligne circulaire d’Osaka (la Loop Line), ainsi que quelques autres. Idéal pour aller un peu partout autour d’Osaka, donc, et située de plus à côté du grand parc Tennouji, de son zoo, du temple bouddhiste Shi Tennou Ji (qui donne son nom au quartier et à la station), du musée des Beaux-Arts de la ville et dans un quartier commerçant, pas trop loin du centre mais pas non plus dans le brouhaha.

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Musée des Beaux-Arts d’Osaka

Accessoirement, le nom me rappelait mes vilains de Sailor Moon, le Shitennou, baptisés ainsi en référence aux 4 Rois Célestes, gardiens des 4 point cardinaux dans la tradition bouddhique. Et j’aime bien suivre les signes, surtout quand ils vont dans le même sens que le raisonnement. Et c’est comme ça qu’espérant voir des netsuke et autres objets d’art nippon, je suis tombée en fait sur l’exposition « Disney, l’art du mouvement » que j’avais raté lors de son passage à Paris. … Libérééééée, délivréeee! Ca c’est fait (peu de Frozen dans l’expo).

Or donc, alors que je traversais le parc du Tennouji pour aller voir le musée des Beaux-Arts, je suis par hasard tombée sur ça :

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un complexe de 3 terrains de futsal (aux noms d’Oozora Tsubasa, Tarô Misaki et Genzô Wakabayashi, les 3 héros de la première époque) et une école de foot « Captain Tsubasa ».

Qui affiche en ses murs, outre des portraits dédicacés des personnages, les « authentiques » maillots des capitaines de la finale de la seconde époque, entre l’équipe de Nankatsu (Newteam) et la Toho (idem en VF, c’était écrit en lettres ils n’ont pas pu tricher). Complets jusqu’au détail de la manche arrachée de Tsubasa et de celles de Hyûga toujours roulées. Que de feels à cette vision pour moi, qui fut tant fan de cette série.

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Les maillots de la finale des collègues !

Oui je sais, c’est un dessin animé, et ces maillots des faux customisés. Malheureusement, c’était fermé quand je suis passée, et comme je l’ai découvert trop tard, je n’ai pas pu y retourner afin de me renseigner davantage – ou de prendre de meilleures photos ou voir s’ils avaient des goodies à vendre.

Pour info, on peut apparemment se procurer en France maillots, blousons et sacs de certaines équipes, sur le site Okawa Sport. Je n’ai pas testé.

 

Le Petit Bonheur Hebdomadaire #15

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

1) Mark Hamill a liké mon retweet de son tweet. Mark « Luke Skywalker » Hamill, héros de mon enfance, dont je vantais les louanges il y a peu, pour ses tweets souvent drôles et également touchants lorsqu’il parle de Carrie Fisher et autres disparus. C’est pas grand-chose mais ça fait plaisir, et la copie d’écran ira rejoindre celle du like de Carrie Fisher.

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2) J’ai trouvé totalement par hasard un carnet qui me va comme un gant (ce qui est dommage pour un carnet mais vous comprenez l’idée). C’est fait par le studio Félicie aussi, qui crée aussi des bijoux fantaisie rigolos et d’autres animaliers, dont colliers et boucles d’oreille renard. Kitsune, kitsune, watashi wa megitsune. (Disponible à Paris dans les boutiques Le Corner, du moins jusqu’à fermeture de la boutique rue Tiquetonne).

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3) Petit moment de ouate de phoque assortie d’un sourire niais quand j’ai reconnu l’hôtel de Hambourg où descend la sélection Japan Youth dans Captain Tsubasa (Olive & Tom). Je re-visionnais un bout de Shin Captain Tsubasa (les OAV qui suivent la série diffusée dans les années 80), où l’équipe se fait laminer par l’équipe de Hambourg où jouent Genzô et Karl-Heinz Schneider. Il y avait marqué Air sur la façade cossue.

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Aucun hôtel de ce nom à Hambourg, mais la façade me rappelait quelque chose. Je regarde dans le manga, qui a moins de problème de droits, et tadaaa: il y a marqué Atlantic à la place. L’auteur a fait descendre l’équipe junior du Japon au 5 étoiles Atlantic Kampinski qui donne sur la rive du lac Alster dans le quartier huppé! Donc Hyuga/Landers pratique son tir du Tigre en manches déchirées contre les arbres du parc d’un 5*, narmol.

Du coup maintenant j’ai envie de retourner à Hambourg et d’y descendre à cet hôtel, mais à 200 Eur la nuitée minimum, ça fait cher de la plaisanterie…

Capsules de Japon : (9) / nostalgeek : Sailor Moon, Dragon Ball and co…

Si j’avais fait ce voyage au Japon il y a 20 ans, j’aurais dépensé 2 ou 10 fois plus en merchandising, mangas et autres (et moins en hôtel pour assurer un certain confort à mes vieux os). Aussi ce n’est pas plus mal que j’ai perdu de vue les actus manga/anime (Babymetal m’a coûté bien assez cher en goodies comme ça).

Néanmoins, entre Sailor Moon qui fête ses 25 ans (enfin, l’an dernier), Captain Tsubasa ses 35 ans, Dragon Ball sa nouvelle série dirigée par Toriyama himself, j’ai quand même vu des têtes connues au détour des boutiques, non seulement spécialisées, mais aussi ailleurs.

 

Comme par exemple la chaîne de vêtements mode et bon marché G.U. (une filiale d’Uniqlo), qui avait lors de mon séjour une collection capsule Sailor Moon toute mimi (et non je n’ai pas craqué, ce n’est pas vraiment le côté girly que j’apprécie le plus dans la série, mais ça m’a quand même fait sourire. Notamment le sac à main Artemis – en forme de tête de chat. Alors à défaut d’encombrer ma penderie avec, j’ai encombré la mémoire de mon appareil photo).

Et puis le pays célébrait en grande pompe le tome ultime de l’interminable One Piece, que, sans lire, je connais de nom.

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Ce qui a fait de cette expédition un voyage dans le temps, mais dans tous les sens, parce que je suis passée :

  • de l’hiver (il faisait 12°C à Paris quand je suis partie) à l’été (30°C et un soleil de plomb la première semaine à Kyôto),
  • du passé ancien avec des lieux historiques bien conservés comme les sanctuaires ou le château d’Himeji, au futur avec les centres commerciaux pleins de high-tech et les multiples petits gadgets,
  • Et j’ai aussi fait un bond de 20 ou 30 ans en arrière pour me retrouver nez-à-nez avec les héros de ma jeunesse…

Le Petit Bonheur Hebdomadaire #14

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

Lundi matin, mère nature m’a gratifié d’un joli ciel en nuances de rose, jaune, mauve et bleu à l’heure où je partais au travail (bon ok c’est parce que j’étais à la bourre sinon il eut été plus sombre. Mais ça fait plaisir quand même et j’ai quand même pris le temps de prendre la photo parce que ça sert à rien d’aller bosser si c’est pour le faire aux dépens de prendre 10 secondes pour en profiter).

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Côté fandoms « j’ai 10 ans dans ma tête », grâce à la première édition du Community Day Pokemon Go qui sera un événement mensuel de Niantic, j’ai enfin pu attraper un Pikachu shiny (pour chacun de mes comptes en plus… oui j’ai plusieurs comptes, mais je joue en legit dessus, un compte à la fois. J’en avais juste marre de devoir attraper du Roucool à la pelle sans guère plus voir évoluer le compte principal une fois passé le niveau 32 et quelques). Et j’ai aussi attrapé mes premiers Kyogre lors de raids en équipe (depuis l’été, Niantic sort un pokemon Légendaire par mois à attraper en raid, cad en combat d’équipe sur une arène).

Et puis dans une veine nostalgique encore plus ancienne, hier, j’ai pu voir, la dernière heure du dernier jour à la galerie Huberty & Breyne, l’exposition-vente des planches de Rahan, la bande dessinée créée par le scénariste Roger Lécureux et le dessinateur André Chéret, qui a bercé ma jeunesse de ses aventures des âges farouches, entre peuplades préhistoriques et animaux fantastiques. Ca ne me rajeunit pas, mais ça n’a pas vieilli et ça m’a fait remonter plein de souvenirs, j’avais dû lire la plupart des histoires dont les planches étaient tirées.

Daniel Balavoine, 31 ans déjà

Alors que depuis quelques années, nos stars des années 80 (adieu France Gall) et avant, voire après (pensées pour Mikio Fujioka), tombent dru, nous rappelant amèrement le temps qui passe et notre propre mortalité, je me souviens du premier artiste que j’ai « perdu ».
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C’était au matin du 15 janvier 1986, au milieu des informations oubliées depuis, qu’on apprend qu’un accident d’hélicoptère a endeuillé le rallye Paris-Dakar – qui, à l’époque, reliait encore ces deux villes. 5 victimes sont à déplorer : Thierry Sabine, l’organisateur du rallye, Nathalie Odent, journaliste, François-Xavier Bagnoud, le pilote, et Jean-Paul le Fur, technicien radio. Et enfin le chanteur Daniel Balavoine.
Je ne suis pas un héros (écrite pour Johnny Hallyday)
« Pour mourir célèbre il ne faut rien emporter
que ce que les autres n’ont pas voulu garder »
C’était sa 3e participation au rallye Paris-Dakar. La première, en simple concurrent, lui ayant fait découvrir la misère de certaines régions traversées par le rallye, il y était revenu pour conjuguer la course à un engagement humanitaire, en tant qu’ambassadeur de l’association des Paris du Cœur, co-fondée avec Thierry Sabine. L’idée était de fonder une organisation qui utiliserait la logistique du Paris-Dakar pour acheminer le matériel destiné aux populations, histoire que ce rallye ne soit pas qu’un rêve d’aventure pour occidentaux. Ca s’est perdu depuis. L’accident, resté inexpliqué, aura brisé ses projets musicaux en plein élan, à l’âge de 33 ans.
Vivre ou survivre
A l’époque, Balavoine fait partie des artistes français qui sont régulièrement dans le Top 50 (alors sur Canal + en clair), avec Jean-Jacques Goldman, Johnny Hallyday et quelques autres. Il s’est fait connaître par le succès simultané de la comédie musicale française Starmania où il interprète Johnny Rockfort, et de son 3e album Le Chanteur. La chanson éponyme – ci-dessous – est encore, de nos jours, un modèle d’ironie sur le parcours type du chanteur à succès. Je vous invite à bien écouter les paroles, c’est un monument, tout y passe : travers des artistes, du public et des médias, résumés en 3mn59.
Les nouvelles de l’école, diront que j’suis pédé
Que mes yeux puent l’alcool, que j’fais bien d’arrêter
Il est aussi connu pour avoir osé reprocher son manque de propositions pour la jeunesse à François Mitterrand qui n’était pas encore président mais déjà premier secrétaire du Parti Socialiste, lors d’un débat télévisé dont on diffuse encore régulièrement cet extrait. On sent le léger ébahissement des présents en mode « Mais il se prend pour qui, celui-là ? ». (et la gêne qu’il aborde un tas de sujets effectivement glissés sous le tapis par la presse). Pour les plus jeunes, ça paraîtra banal, mais à l’époque, sans réseaux sociaux, il était peu courant que les gens des hautes sphères doivent faire face à de la contradiction, en dehors des débats entre adversaires politiques. Le pire étant qu’en dehors de ça, la situation qu’il déplore ne s’est pas beaucoup améliorée depuis…
Starmania : S.O.S. d’un Terrien en détresse
Il a été parmi les premiers à mobiliser les artistes français de l’époque pour des oeuvres humanitaires, co-organisant le premier concert solidaire « Chanteurs Sans Frontières » avec Michel Berger, France Gall, Jean-Jacques Goldman et Renaud. Coluche a concrétisé son idée de banque alimentaire sous la forme des Restos du coeur.
Ce sont ses chansons traitant de sujets de société qui ont vraiment emporté l’adhésion populaire, comme Mon fils, ma bataille sur les querelles de garde d’enfant lors des divorces. Suivront des textes sur la tolérance, la condition des femmes, la torture…
J’étais moins cynique à l’époque, mais déjà trop pour que ce soit le coeur de mon intérêt pour lui. Encore que son investissement semblait sincère et personnel. Il ne se contentait pas de faire la morale aux gens depuis son exil fiscal, il donnait de sa personne.
L’Aziza, un des rares titres à avoir bénéficié d’un vrai clip 
Personnellement, j’accrochais surtout à ses chansons, mâtinées de pop rock aux arrangements sophistiqués, et dont les paroles avaient le bon mélange de musicalité et de sens pour plaire à mes oreilles pourtant difficiles (je trouve 90% des paroliers français insupportables). Il y a aussi l’urgence et l’amplitude dans sa voix haut perchée, qui les rend aussi cathartiques à chanter que la pop rock scandinave que j’écoute à l’époque.
En prime, ses nombreuses références au désert, aux héros qui n’en sont pas et autres me faisaient penser à Dune, l’un de mes fandoms/idées fixes du moment.
Tous les cris les S.O.S. 
Contre le passé y’a rien à faire
Il faudrait changer les héros
Dans un monde où le plus beau reste à faire
Après l’inévitable pic des ventes suivant sa mort, son répertoire a plus ou moins disparu des radars pendant les années 90 et 2000, il me semble (en même temps, je n’écoute plus guère la radio depuis que j’ai fini mes études, cad il y a un moment…). Années plus cyniques peut-être, et puis trop dur à chanter considérant sa tessiture particulière.
Jusqu’à ce que la vague de nostalgie des années 80 et des reprises tous azimuts pousse une maison de disques à faire enregistrer un album hommage à une nouvelle génération d’artistes. Argh. Il y a néanmoins des exceptions, comme Marina Kaye, toujours bluffante de maturité et de talent, qui reprend la version anglaise de Tous les cris les S.O.S. :

Vous je ne sais pas, mais à moi ça m’a fait du bien de me replonger dans sa discographie pour cet article. Et ça m’a collé le bourdon aussi. Au moins il nous reste les albums, qui n’ont pas trop vieilli parce qu’il innovait à l’époque.

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Cette photo n’est pourtant pas si vieille 😦

R.I.P. Mikio Fujioka, guitariste de Babymetal, aka le « petit dieu » du Kami Band

Je change la programmation du blog pour laisser la place à un hommage que j’aurais préféré ne pas avoir l’occasion de faire. Hier est arrivée la nouvelle du décès accidentel de Mikio Fujioka, plus connu des fans de Babymetal sous le nom du « Petit Dieu » (Small God / Kogami) de la guitare du Kami Band, le groupe qui accompagne Babymetal sur scène pour leur fournir l’orchestration depuis 2013. On le connaissait également sous son pseudo Twitter, Mikio158cm, car il plaisantait couramment sur sa petite taille, qui le rendait facilement reconnaissable, notamment dans les vidéos.

Ici en bas de la vidéo, qui est celle de la traditionnelle intro qui permet à chaque Kami de faire un petit solo et une démonstration de ses talents devant le public conquis.

Plus de détails sur son parcours avec et sans Babymetal sur le site de référence Babymetal Newswire. Car outre ses prestations en toge blanche et sous le maquillage blanc et noir des Kamis, Mikio a participé à plusieurs groupes, dont le Kari Band formé en 2016 avec 2 de ses compères du Kami Band, Takayoshi Ohmura et Boh, et donnait des séminaires de guitare. Sa marque fétiche et partenaire était ESP, il a d’ailleurs collaboré à la création de la ESP « Spéciale Babymetal ».

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Mikio Fujioka sans maquillage de Kami

Il laisse derrière lui deux petites filles, dont il parlait souvent sur Twitter, et une épouse, qui a mis un petit mot sur Twitter pour confirmer la triste nouvelle et remercier les fans de leur soutien.

Sa bonne humeur et son talent nous manqueront. Petite galerie de photos de Mikio prises aux concerts auxquels j’ai assisté.

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