Nostalgeek : Captain Tsubasa (1)

Captain Tsubasa, c’est un peu un OVNI dans mes goûts. Je n’ai jamais aimé le sport, j’ai fait le désespoir de tous mes profs d’EPS par mon manque d’implication. Un prof de collège en 3e avait voulu me nommer arbitre de matchs de volley, pour la dernière journée, parce que mes camarades tenaient aussi peu à m’avoir dans leur équipe que moi à y jouer. Il n’en était pas revenu que je ne connaisse toujours pas les règles, d’autant qu’en dehors du sport, j’avais des facilités, comme on dit. Mais bon, moi, j’ai une bonne mémoire, certes, mais très sélective…

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Moi au collège

C’est donc probablement l’effet de ma perméabilité au zeitgeist qui fait que, d’un coup, je me sois passionnée pour Olive et Tom (qui passait alors sur la 5), peu avant ou après l’Olympique de Marseille époque Papin-Waddle-Boli. D’ailleurs ça m’a fait bien plaisir de revoir JPP dans un documentaire sur le sujet « le foot est-il un art? », récemment.

En quelques matchs (vrais et dessinés) assortis de questions à mon paternel et des explications de Roberto (le coach d’Olivier / Tsubasa dans la série), je suis devenue une pro des coups francs, penaltys, hors jeu et autres 4-4-2. Comme quoi, la motivation, y’a que ça de vrai pour stimuler les capacités cérébrales…

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Hyuga marquant un but à Wakabayashi dans les OAV Shin Captain Tsubasa

Alors oui, je sais. Avec le recul, Olive et Tom (Captain Tsubasa), ce sont des graphismes sommaires et irréguliers, des remontées de terrain qui durent un épisode (20mn – apparemment les terrains de foot de benjamins font 5 km de long au Japon), aussi long que la préparation d’un Kamehameha sur la planète Namek. Ce sont des joueurs de 15 ans qui arrivent à percer des filets depuis le milieu du terrain, des techniques interdites par la FIFA (la catapulte infernale des jumeaux Derrick). Des équipes de benjamins (11 ans) qui jouent devant des stades pleins de supporters en délire, que le Vélodrome à côté on dirait le stade communal de Jouy-en-Josas un jour de pluie, avec un chroniqueur au micro qui en remontrait à Thierry Roland question enthousiasme…

Mais justement, c’est cette démesure, cette débauche de spectaculaire qui rendait passionnant un sport qui, dans la vraie vie, est souvent ennuyeux. Surtout quand on le joue au collège (ma passion éphémère n’a en rien changé mon attitude vis-à-vis de la pratique du football par moi-même…).

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L’OM de l’époque s’en rapprochait, au niveau du souffle épique. Gestes techniques improbables, Boli le défenseur qui vient marquer des buts, Waddle qui se prend un coup dans la tête, marque un but juste après, et rentré au vestiaire après le match dit à ses confrères « On va les battre! », ce qui leur a fait réaliser qu’il avait une commotion cérébrale et qu’il avait oublié le match… on se rapproche de Tarô Misaki (Ben Becker) se mangeant le poteau pour dégager un tir devant les cages.

C’est simple : les joueurs de la série terminaient chaque finale aussi éclopés que les Chevaliers du Zodiaque à la fin d’une opération de sauvetage de Saori « la quiche » Kido. A côté du tournoi européen, l’ultime-promis-c’est-la-dernière bataille du Sanctuaire, c’est une promenade de santé pour mémère à chienchien. Et ils avaient des « background stories » presque aussi tragiques (que je me ferai une joie de vous raconter dans un prochain épisode, parce que sinon cet article ferait 40 pages).

Depuis l’article que j’ai écrit sur le jeu pour smartphone où on peut les faire jouer, je me passe des épisodes trouvés sur Youtube, et j’alterne entre crises de rire et le même enthousiasme qu’à la première diffusion. Cette série, c’est trop. Trop de rivalités martiales entre hommes (enfin, garçons, mais à 14 ans ils sont dessinés comme des mecs de 20), trop de noblesse d’âme, trop de sacrifices héroïques pour l’équipe ou pour leurs rêves, trop de portnawak, trop de scènes impossibles. Trop de love sur eux.

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Et sur toi en particulier, jeune bosquet.

La série a marqué toute une génération de petits japonais, popularisant le football au pays du sumo et du baseball (faudra que je vous parle de Touch un jour, tiens). On lui doit certainement la position actuelle du Japon dans le foot mondial. A elle… et au footballeur réel qui a inspiré la série : la série va fêter ses 35 ans en 2018, lui a encore marqué un but en foot pro à… 50 ans cette année.

Certes, le Japon n’est pas le Brésil, mais ce n’est plus non plus la honte, ils sont régulièrement qualifiés. Et les seuls matchs de Coupe du Monde que je regarde, quand ça passe à un horaire décent, ce sont ceux des « Bleus » nippons (que jamais on ne prendra à faire la grève… jdcjdr). Par nostalgie, certes, et parce qu’ils aiment jouer avec du style.

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Le goal qui pique le ballon à l’attaquant adverse, narmol.

Curieusement, je crois que c’est la seule série se passant dans l’univers scolaire qui m’ait donné envie de me projeter dedans. Parce que sinon, l’école, sans en avoir la phobie, je m’y ennuyais plutôt, je préférais rester chez moi. D’ailleurs en fait, j’ai plus de nostalgie en parlant de ça qu’en revoyant pour de vrai les établissements (voire les villes) où j’ai grandi. Et je me souviens mieux des noms, mêmes nippons, des personnages, que de la plupart de mes camarades de classe. (remarquez, vu l’article qui a ouvert la semaine, ce n’est pas bien étonnant…)

J’ai aussi découvert, en rechutant dans ce fandom bien vivant et actif sur Facebook et Twitter grâce à ses fans, que même en dehors du Japon, de nombreux footballeurs de la génération actuelle et précédente (dont Zidane, tout de même) ont été inspirés par ce dessin animé. D’ailleurs sur Youtube, il peut être compliqué de trouver une version en français ou en anglais, puisque des fans ont aussi bien publié des versions en indonésien, en turc, en portugais, et j’en passe…

Que lors de la cérémonie de clôture des JO, la présentation de Tokyo 2020 a montré des images de Captain Tsubasa (à la 25e seconde et une seconde fois un peu plus tard) entre les images de vrais sportifs et celles d’icônes de la pop culture japonaise comme Hello Kitty ou Mario.

Et que toute la série animée des origines était disponible officiellement et gratuitement sur Youtube, sur la chaîne Olive et Tom | Officiel. Alors on dit quoi?

Olive et Tom
Ils sont toujours en forme
Tom Olivier
Sont super entraînés 
Olive et Tom
Ils sont venus pour gagneeeeeeeeeeer!

(c’est cadeau, c’est pour moi, pour vous pourrir votre week-end. Moi ça fait 2 semaines que j’ai ça en tête et que je mate de vieux épisodes et que je découvre les OAV et films que je n’avais jamais vus…)

 

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Portrait de fan (5) : le professionnel

« J’aurais voulu être un artiste

Pour avoir le monde à refaire

Pour pouvoir être un anarchiste

Et vivre comme un millionnaire »

J’aurais voulu être un artiste (Blues du businessman) – Luc Plamondon et Michel Berger

Description

C’est le rêve de beaucoup (et peut-être plus encore de leurs conjoints) : le fan qui réussit à vivre de sa passion, au lieu de dépenser tout son salaire en produits dérivés. Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent.

Certains écrivent des livres ou deviennent journalistes, en élargissant le spectre de leur passion à des sujets voisins afin de pouvoir en vivre. La plupart des chroniqueurs de cinéma et de musique sont avant tout des fans. Cameron Crowe, journaliste à Rolling Stone, s’est inspiré de sa propre histoire de tout jeune fan de rock devenu pigiste au culot sur la tournée d’un groupe, pour écrire le scénario du film Presque Célèbre.

D’autres ouvrent un magasin ou tiennent un petit musée consacré à leur idole. On citera par exemple Elvis My Happiness, le fan-club ayant pignon sur rue avec une boutique (9 Rue Notre Dame des Victoires, dans le 2e arrondissement de Paris) entièrement dédiée au King. Cette communauté de fans organise également des voyages aux USA permettant notamment d’aller visiter Memphis, Graceland et autres lieux cultes de l’histoire d’Elvis Presley. On trouve également le gérant de Lucky Records, une boutique consacrée à Madonna, qui avec le temps a étendu son domaine à tout ce qui est albums collectors et artistes des années 70, 80 et actuelles. Il édite aussi le magazine du même nom, sur les mêmes sujets.

Dans les années 90, le marché du manga et de l’animation japonaise en France s’est développé essentiellement sous l’impulsion de passionnés, comme Dominique Véret, à l’origine de la boutique puis de la maison d’édition Tonkam (rachetée depuis par Delcourt). Anime Land, actuellement le magazine référence d’animation japonaise en France, a commencé comme simple fanzine photocopié en noir et blanc. Certains des contributeurs actuels font partie de l’équipe d’origine, à commencer par le rédacteur en chef.

Evidemment, il faut pour cela non seulement une énorme dose de passion, de bonnes qualités de gestion, mais aussi que cette passion soit partagée par assez de monde pour que le marché en soit rentable.

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Almost Famous

Archétype

Ceux cités en exemple.

Avantages

En tant que professionnel : il connaît bien son sujet (on aimerait pouvoir en dire autant de tous les vendeurs et journalistes). En tant que fan : il a de meilleurs accès que le fan lambda.

Dangerosité

Nulle.

Phrase fétiche

« J’ai là une pièce rare. »

Les fans au cinéma (5) : Perfect Blue, de Satoshi Kon

Suite et fin du dossier. Les articles précédents :

Les fans au cinéma (1) : fans dangereux

Les fans au cinéma (2) : fans salvateurs

Les fans au cinéma (3) : fans obsessionnels

Les fans au cinéma (4) : être fan comme une école de vie

A l’origine, je voulais parler de ce film dans le 3e article de la série, sur les fans obsessionnels, mais il mérite un article à part.

« Perfect Blue », de Satoshi Kon, est un film d’animation japonaise dépeignant la difficile reconversion d’une idol en actrice, au grand dam de ses fans. Mima, l’héroïne, est membre des Chams, des idols japonaises : un groupe de trois jeunes filles chantant de la pop acidulée, vêtues de costumes rose bonbon et aux chorégraphies gentillettes. Mima a été approchée pour un petit rôle, et son producteur y voit pour elle l’opportunité de s’ouvrir une nouvelle carrière avant que le succès des Chams ne s’étiole. Ce qui, d’après lui, ne tardera pas à arriver, les groupes d’idols étant par nature éphémères.

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Malgré ce qu’on pourrait penser, leur public n’est pas composé d’enfants ou d’adolescentes, mais plutôt de salary men et d’étudiants. Outre la production musicale et visuelle hyper travaillée, les chorégraphies réglées au cordeau et le marketing impeccable, ils apprécient chez les idols le côté femme-enfant de lolitas aux costumes suggestifs, mais pas outrageusement sexys – là où les jeunes chanteuses américaines laissent peu de place à l’imagination…

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Nostalgeek : Héroïne de ma jeunesse : Phenicia (Goldorak)

Bien qu’appartenant à la génération Casimir et ayant encore en tête le générique de l’Ile Aux Enfants, je ne me souviens pas bien des émissions pour la jeunesse, jusqu’à l’arrivée de Goldorak sur les écrans. C’est un peu comme Mr Jourdain avec la prose, ou moi avec la musique des groupes d’Europe du Nord : j’ai aimé les dessins animés japonais avant de savoir que c’en était.

Goldorak, donc, au milieu des niaiseries pour bambins à base de gloubiboulga et des dessins animés américains très manichéens, a ouvert mes jeunes années sur les aventures extra-terrestres, la défense de la planète bleue si chère au cœur d’Actarus, et des conflits un peu moins édulcorés que Thierry la Fronde (et encore, c’était plutôt bien, Thierry la Fronde).

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Cerise sur le petit cake: l’arrivée au casting, dans l’épisode 49, de Phenicia. Au début, le seul personnage féminin du côté des gentils est Venusia, la fille de Rigel, le propriétaire du ranch du Bouleau Blanc. C’est la voisine qui ne pense pas grand-chose du garçon de ferme, fils du professeur Procyon, mais qui finit par soupçonner qu’il cache quelque chose. Elle découvre rapidement qu’il est un prince venu de l’espace, et que loin d’être seulement le hippie rêveur qui passe son temps libre à gratter de la guitare sous un arbre, il combat en fait les forces extra-terrestres qui ont ravagé sa planète et conduit à trouver refuge sur Terre. Elle en tombe donc amoureuse. Suite à une attaque qui conduit Actarus à lui faire une transfusion de son sang extra-terrestre, elle se joindra à lui et à Alcor pour combattre Vega, en pilotant son propre vaisseau, le Venusiak. Sympa, mais sans plus.

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Freaky Friday : Robotech / Macross

Quand June a lancé le concept de Freaky Friday, à savoir des articles sur des souvenirs musicaux traumatisants ou honteux de notre jeunesse, ma première idée a été pour les bandes originales de ce dessin animé : Robotech alias plus ou moins Macross.

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Oh, le dessin de Haruhiko Mikimoto qui illustrait mon premier numéro d’Anime Land!

Les? Oui, au pluriel. Parce qu’à l’époque, dans les années 80, les Américains ont vendu sous le nom de Robotech ce qui était en fait la compilation de 3 séries japonaises distinctes : Super Dimensional Fortress Macross, Super Dimensional Fortress Southern Cross et Genesis Climber Mospeada. Ceci avait pour but d’atteindre les environ 80 épisodes nécessaire pour pouvoir vendre la série en syndication, cad la revente en « pack » pour les réseaux de chaînes locales aux USA. Ils préfèrent des séries longues pour pouvoir faire des rediffusions quotidiennes sans retomber sur les mêmes épisodes au bout de deux mois. Pour unifier un peu ces séries qui avaient uniquement en commun une histoire mêlant robots géants, invasion extra -terrestre et chanson, ils ont créé de toutes pièces une bande-son plutôt rock. Celle-ci a nettement contribué au succès de la série aux USA (où des fans se mobilisent encore pour en faire un film) et en Europe.

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Fêtons Noël avec le Tag Disney

Dans un esprit de fêtes et la trêve de confiseurs, j’ai conservé pour le 24 décembre ce tag qui ne surprendra guère ceux qui me connaissent (parce que je les ai soulés avec le sujet depuis le 8 décembre 2013).
Tant qu’à faire, j’ai corrigé les fautes de celui où je l’avais trouvé.

1♡ QUEL EST TON FILM DISNEY FAVORI ?

La Reine des Neiges.

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2♡ QUELLE SCÈNE D’UN DES FILMS AURAIS-TU VOULU VIVRE ?

Quand Peter Pan permet aux enfants de s’envoler grâce à la poussière de fée de Clochette.

Ou ça (oui, je suis légèrement mégalomaniaque) :

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Calendrier de l’Avent des idées cadeaux pour Noël N°23

La batterie de la Reine des Neiges.

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A offrir à la petite fille dont les parents ont donné à votre fils une épée laser qui fait pioupiou, il y a quelques mois…
Parce que c’est bien connu, la reine Elsa dans son palais d’Arendelle adore faire des solos de batterie. Elle va monter un groupe de métal, Frozen on the Rock, avec Sven le renne à la basse et Chamallow à la guitare.

Non mais bon c’est pas grave, hein, au moins c’est un cadeau pas sexiste : les petites filles AUSSI ont le droit de s’initier à la batterie. Et les garçons ont le droit de le faire sur une batterie Reine des Neiges.

Fender a bien sorti des guitares Hello Kitty (des vraies hein, pas des jouets, mais des Stratocaster – modèle assez réputé chez les musiciens. Elles sont même pas mal notées sur le site en lien).

Ne pas confondre : escalator et Skeletor

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Ne pas confondre : Escalator et Skeletor.

Déjà, si vous essayer de monter sur le second, il risque de vous arriver des bricoles. Y’en a qui ont essayé, ils ont eu des problèmes.

(fan-art de Skeletor par Nightwing1975, chouette pseudo au passage)

Post-scriptum : un costume d’Elsa pas cher pour Halloween

La marque suédoise à petits prix H&M récidive, et donc moi aussi, pour mettre à jour mon article de janvier dernier une robe d’Elsa pour Mardi Gras. Votre fille est toujours aussi accro à la Reine des Neiges? Vous avez acheté la robe bleue « princesse » H&M en janvier (ou pas)? Cette année, H&M propose ce qu’ils avaient oublié : la cape!

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En version bleue taille unique à 12,99 Eur, ou en version blanche à flocons vendue hélas uniquement avec la robe assortie (qui a grosso modo la coupe de celle d’Elsa, mais pas la couleur pour éviter le procès), pour 29,99 Eur. Les capes sont retenues par un velcro au cou, pratique et sécurisé pour les petites princesses turbulentes ou maladroites : attaché et détaché en une seconde et sans risque d’étranglement.

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Il existe également une version dorée avec capuche, pour 9,99 Eur (je pensais que c’était inspiré de Cinderella, mais non. Je ne dois pas connaître la référence). Il y a aussi toujours des produits dérivés officiels Disney, comme une tresse blond platine Elsa qui tient avec un élastique.

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Les garçons ne sont pas en reste, et quand je vois ça je me dis que j’aimerais bien être un petit garçon : le sweat à capuche Batman! Avec des « crètes » sur les bras et des oreilles pointues sur la capuche.

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Tant que j’y suis dans les Elsateries, j’en profite pour signaler que les oeufs en chocolat Zaini sont à nouveau de sortie eux aussi, avec quelques nouvelles surprises Frozen, et toujours les petites figurines. C’est moche de me faire ça alors que j’avais décidé de ne plus acheter de friandises tant que je n’aurais pas fini celles que j’ai ramenées de mes précédents voyages… J’ai passé des heures à en chercher l’hiver dernier pour trouver des Elsa – que j’ai fini par avoir respectivement via des copines et sur Leboncoin. Là mon bataillon de Chamallow s’agrandit encore…

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