Cinéma : Solo, a Star Wars Story

Entre préparatifs et retours du voyage aux Pays-Bas, j’ai un peu traîné à voir ce nouvel opus du nouvel univers étendu de la Guerre des Etoiles. Il faut dire que bizarrement, malgré le nouvel espoir insufflé par Les Derniers Jedi, les premiers visuels, l’acteur choisi et le tournage semé de changements m’avaient plutôt fait craindre une grosse bouse. Eh bien pas du tout! C’est en voyant le générique que j’ai compris pourquoi : il semble que Ron Howard, appelé pour terminer le tournage (et qui au final a re-tourné 80% des scènes), a sauvé le scénario de Lawrence et Jon Kasdan (le premier étant le scénariste de l’Empire Contre-Attaque, donc bon, il connaît…) d’une exécution au sens mercenaire du terme.

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On devrait toujours aller au cinéma avec des attentes faibles, ça augmente les chances de passer un bon moment. L’acteur choisi pour incarner Solo jeune,  Alden Ehrenreich, peine un peu à trouver ses marques et exister, jusqu’à se retrouver face à Woody Harrelson et Thandie Newton, des mercenaires, et à rencontrer un Wookie qui nous est familier… Comme s’il fallait que le duo soit réuni pour que l’alchimie prenne.

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Le film est aussi l’occasion de pallier un manque de Rogue One : enfin faire intervenir un Lando Calrissian jeune, interprété avec brio et classe par Donald Glover. Emilia Clarke (que les fans de Games of Thrones connaissent mieux sous la perruque blonde de Danerys) joue Qi’Ra le « love interest » de notre jeune Han. Une demoiselle à l’opposé de Leïa dans les origines, mais qui dépote pas mal. Hélas, on la voit peu se battre réellement, volonté du réalisateur d’éviter les scènes de violence dans un film Disney, ou bien l’actrice n’est pas crédible dans les scènes de combat?

En fait, ce film est un mélange de Star Wars et Indiana Jones. Esprit pulp, pirates, courses-poursuites sur un train de mine qui n’est pas sans rappeler celles des Indy 1 et 3 mais avec des drones volants au lieu des nazis ou des pilleurs de tombes.

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Alors certes, le film ne révolutionnera ni le cinéma, ni l’univers Star Wars, vu qu’il se contente d’étoffer le Kessel Run et quelques bribes de dialogue des premiers films pour broder une histoire autour. Ca ajoute un peu de background à Solo (dont on ne savait tellement rien qu’il y avait matière) et à quelques personnages bien connus. C’est plus un feel good movie de Star Wars. Mais franchement, ça me va, parce que pour moi, Star Wars n’est ni un chef d’oeuvre, ni un culte dont on doit respecter le mot à la virgule près. C’est la maison de ma jeunesse. Pleine de potes avec des private jokes. J’ai passé un bon moment.

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Cinéma : Avengers – Infinity War + Free Comic Book Day

Le jour du jour : Star Wars Day et Free Comic Book Day

Aujourd’hui on est le 4 mai, jour de la Force / Star Wars (parce que May the Fourth be with you…). Même RTL fait une page dessus. Sinon il y a toujours l’agenda du site français Planete Star Wars. Mais je n’avais rien en stock. Néanmoins, les librairies ci-dessous, si, pour la plupart.

Et demain, c’est le Free Comic Book Day : un événement organisé pour que le public aille voir leurs libraires spécialisés, avec des comics gratuits à gagner. Liste des librairies participantes sur la page Facebook de l’événement.

A Paris, il y a notamment :

Central Comics, la librairie spécialisée à côté du parc de Bercy, dont je vous avais déjà parlé pour un des nombreux événéments qu’ils organisent ou auquels ils participent.

– l’excellllllente La Dimension Fantastique, qui, par ailleurs, cherche un nouveau libraire passionné pour remplacer un des membres du binôme (dans le 10e arrondissement de Paris).

Et à Toulouse, les toujours excellents Bédéciné – dont j’avais aussi parlé.

Parce que quand même, il ne faut pas oublier que les films qui en ce moment cartonnent au cinéma sont basés sur ces bandes dessinées auparavant domaine réservé des geeks (en gros, un geek, c’est quelqu’un qui est en avance, quoi…)

Cinéma : Avengers – Infinity War

J’avoue avoir un peu décroché des multiples sorties Marvel, mais l’avalanche d’enthousiasme pour cet opus et l’absence de ma prof de Feldenkrais / Pilates font que je suis allée voir celui-là.

L’avantage d’avoir grandi en geek (je ne suis pas sûre d’encore mériter ma carte), c’est que même si je rate des épisodes, l’univers Marvel m’est suffisamment familier pour que je raccroche quelques wagons. Pas besoin d’avoir vu le film Docteur Strange pour savoir qui c’est, ni d’avoir vu Black Panther pour reconnaître T’Challa et me sentir en terrain connu au Wakanda – les réseaux sociaux m’avaient présenté sa soeur Shuri. Ces deux films servant surtout d’introduction aux personnages, je savais pouvoir m’en passer. Par contre, pourquoi Thor, Loki et Hulk se baladent dans l’espace en tout début de film… mystère. Mais ce n’est pas très important.

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Quand T’Challa rencontrait Storm des X-Men dans les comics…

Cinématographiquement, ce film fonctionne uniquement grâce au projet titanesque de la franchise de sortir en un temps rapproché des films dédiés à chaque personnage ou groupe de l’univers Marvel, afin de pouvoir les utiliser avec tout leur background sans perdre le spectateur.  Cela permet de consacrer 80% du film à l’action et la présentation du seul enjeu dramatique (Thanos et sa quête des 5 pierres de l’infini) tout en s’appuyant sur le lien affectif déjà bâti avec les personnages et entre eux, malgré leur foultitude*. Sans cela, je ne suis pas sûre que ça fonctionnerait. Mais là, si, et pas que sur moi si j’en crois l’affluence et les critiques.

Quoique. Quelques tweets lus de ci de là m’incitent à penser que pas mal de spectateurs sont allés voir le film sans avoir vu un seul des films précédents, et encore moins lu les comics, et se sont plaints de l’absence de backstory. Hmmm… Je ne suis moi-même pas de très près les informations, j’ai appris la 3e grossesse de Kate Middleton au moment où elle a accouché, mais… On a récemment libéré des milliers de malheureux qui vivaient dans des cavernes depuis 10 ans et on leur a filé des comptes Twitter, ou quoi? Qui sont ceux qui vont au cinéma sans s’être renseignés un minimum sur le film qu’ils allaient voir? Qu’ils n’aient pas vu les autres films, ok, mais qu’ils semblent ignorer leur existence ou ne pas comprendre que la fameuse backstory est peut-être dedans?… Ca me sidère toujours qu’il y ait des gens qui aient assez d’argent et de temps à perdre pour aller voir un film comme ça. Bref.

Attaquons-nous maintenant aux spoilers :

(c’est maintenant qu’il faut arrêter de lire si vous comptez aller voir le film)

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Dark Blood, le dernier film de River Phoenix enfin en DVD

Je vous ai déjà parlé plusieurs fois de l’histoire mouvementée de Dark Blood, ce film dont le tournage a été interrompu par le décès prématuré de River Phoenix. Le réalisateur George Sluizer, après un accident cardiaque, a tenu à achever un montage où il remplace les scènes non tournées par un récit en voix off sur plans fixes. Cet objet cinématographique singulier a été présenté à divers festivals, avec une avant-première au festival du film néerlandais à Utrecht (mon compte-rendu ici). Et également au festival de Berlin. Il a fait l’objet d’une diffusion limitée au Japon durant la Golden Week il y a quelques années.

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L’an dernier, il a également été projeté dans quelques salles en Allemagne. En janvier de cette année, le distributeur allemand, Missing Films, lui consacre enfin une sortie en DVD, ce qui permettra aux cinéphiles et aux fans de River Phoenix de visionner son dernier rôle. Ses rôles d’adulte ne sont pas si nombreux et pas les plus connus. Cela rend celui-ci d’autant plus précieux pour le sortir de son image d’adolescent idéaliste, de surcroît en raison de l’ambiguïté de son personnage.

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Le DVD est accompagné d’un petit livret (dont j’ai extrait quelques photos pour illustrer cet article, mais pas tout) présentant l’équipe, la carrière du réalisateur avec des photos de tournage inédites (enfin, inédites pour ceux qui n’ont pas comme moi contribué au financement participatif… mais vu le faible nombre qu’on était, ça reste quasi inédit donc), ainsi qu’une double page de script annoté d’un story board.

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Au niveau bonus, outre le film, le DVD contient une interview de George Sluizer, une du directeur de la photographie Ed Lachman (qui a été nommé deux fois aux Oscars), la conférence de presse du film à la Berlinale, une galerie photo et la bande-annonce.

Infos sur le site du distributeur.

Disponible sur Amazon Allemagne (ils envoient en dehors d’Allemagne).

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Le Petit Bonheur Hebdomadaire #15

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine.

1) Mark Hamill a liké mon retweet de son tweet. Mark « Luke Skywalker » Hamill, héros de mon enfance, dont je vantais les louanges il y a peu, pour ses tweets souvent drôles et également touchants lorsqu’il parle de Carrie Fisher et autres disparus. C’est pas grand-chose mais ça fait plaisir, et la copie d’écran ira rejoindre celle du like de Carrie Fisher.

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2) J’ai trouvé totalement par hasard un carnet qui me va comme un gant (ce qui est dommage pour un carnet mais vous comprenez l’idée). C’est fait par le studio Félicie aussi, qui crée aussi des bijoux fantaisie rigolos et d’autres animaliers, dont colliers et boucles d’oreille renard. Kitsune, kitsune, watashi wa megitsune. (Disponible à Paris dans les boutiques Le Corner, du moins jusqu’à fermeture de la boutique rue Tiquetonne).

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3) Petit moment de ouate de phoque assortie d’un sourire niais quand j’ai reconnu l’hôtel de Hambourg où descend la sélection Japan Youth dans Captain Tsubasa (Olive & Tom). Je re-visionnais un bout de Shin Captain Tsubasa (les OAV qui suivent la série diffusée dans les années 80), où l’équipe se fait laminer par l’équipe de Hambourg où jouent Genzô et Karl-Heinz Schneider. Il y avait marqué Air sur la façade cossue.

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Aucun hôtel de ce nom à Hambourg, mais la façade me rappelait quelque chose. Je regarde dans le manga, qui a moins de problème de droits, et tadaaa: il y a marqué Atlantic à la place. L’auteur a fait descendre l’équipe junior du Japon au 5 étoiles Atlantic Kampinski qui donne sur la rive du lac Alster dans le quartier huppé! Donc Hyuga/Landers pratique son tir du Tigre en manches déchirées contre les arbres du parc d’un 5*, narmol.

Du coup maintenant j’ai envie de retourner à Hambourg et d’y descendre à cet hôtel, mais à 200 Eur la nuitée minimum, ça fait cher de la plaisanterie…

Star Wars 8 : Les Derniers Jedi: ce que certains fans n’ont pas aimé

Après avoir vu le film, j’ai lu quelques articles (dont celui de Lady Butterfly, qui m’a donné l’envie de détailler plus certains points de vue) et découvert que certains fans ont détesté (et qui expliquent qu’ils trouvent que cet épisode est le pire de la série. Ils n’ont pas dû revoir les épisodes 1, 2 et 3 depuis longtemps…

Attention, spoilers détaillés derrière le lien :

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Cinéma : Star Wars 8 : les derniers Jedi

J’ai attendu un certain temps avant d’aller voir ce 8e opus (sans compter Rogue One) de la trilogie Star Wars. Enfin, la trilogie de trilogies. Plus un. Pour l’instant. Et m…

Bon, c’est une des raisons pour lesquelles je ne me suis pas précipitée en salle dès la sortie, en plus des préparatifs des fêtes et d’un emploi du temps chargé : les précédents opus et toute la surexploitation médiatique associée ont quelque peu érodé ma foi en Star Wars. Oui ok, quand je suis assise à regarder défiler les cieux étoilés au son de l’orchestre symphonique de John Williams, j’ai toujours l’impression de rentrer chez moi (et la larme qui monte à l’oeil).

Sauf que ces derniers temps, quand je rentrais « chez moi », j’avais du mal à reconnaître les lieux : ils avaient changé la déco en capharnaüm kitsch, c’était plein de dialogues niais, d’incohérences grosses comme Jabba le Hut (en images de synthèse en plus, bouiiiin!), et de personnages au mieux difficiles à aimer, et généralement insipides ou irritants (s’il n’y avait que Jar Jar Binks, mais même Anakin et les Jedis devenaient pénibles!). Et la Guerre des Clones, on l’a finalement vue dans la sequel Le Réveil de la Force, qui était un copier-coller d’Un Nouvel Espoir en moins bien, à mon avis.

Alors j’ai un peu traîné les pieds pour y aller. Comme pour le précédent, j’ai attendu mes congés de Noël. Par hasard, c’était le 27 décembre. 1er anniversaire de la disparation de Carrie Fisher, « our princess », Leia. Le matin même, avant d’aller voir le film, je lis ce tweet de Mark Hamill :

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Alors bon, déjà, j’aborde le film avec un sentiment particulier, celui que ce sera le dernier que je verrai de Carrie Fisher, et un espoir qu’il soit à la hauteur, parce que sinon ce serait encore plus triste.

Spoiler : il l’est. En tout cas, à mes yeux.

L’attaque des spoilers

Elle commence ici. Parce que c’est un peu difficile de parler d’un film sans rien divulguer, vous en conviendrez. Comme la dernière fois, j’ai réussi à éviter tout spoiler avant de voir le film. Joie.

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Alors par où commencer?

D’abord, punaise que ça fait du bien de retrouver la connivence des vieux personnages! Ils ont réussi à ne pas me gâcher Luke Skywalker. Non parce que je suis sentimentalement attachée à ce personnage, moi. Mais à défaut d’être éternellement jeune et beau, il vieillit avec auto-dérision et une certaine grâce. Ce qui est déjà pas mal (on peut en dire autant de l’acteur). La Générale Leia Organa est top et a plusieurs belles scènes. Et comme c’est étrange, mais les pointes d’humour, quand elles viennent d’eux, paraissent tellement plus naturelles. Déjà parce qu’ils ont l’âge de se permettre d’être cynique et de se moquer des petits jeunes. Et puis ils avaient déjà ce petit côté « oui d’accord on mène un combat désespéré contre des forces supérieures en nombre, mais si en plus on doit faire la gueule, autant se flinguer tout de suite ». Et d’arriver à se balader avec désinvolture dans l’univers à l’époque totalement nouveau de George Lucas comme s’ils y avaient vraiment baroudé. Du coup, avec eux, j’ai vraiment l’impression d’être de retour à la maison.

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Rian Johnson a certes parsemé son film de clins d’oeil et de références aux précédents opus (et aussi à d’autres : le 5e Elément et Jurassic Park dans les scènes du casino, par exemple. Les Porgs font autant penser à Plif le Hoojib qu’aux Tribbles de Star Trek qui s’installent partout, mais ils restent discrets). Mais il a une écriture plus organique (comme il le décrit lui-même : il faut que ça coule de source) que ses prédécesseurs, donc ça passe mieux. Il raconte une histoire, qui est un tissage d’histoires, dont certaines sont un peu délaissées faute de temps, mais qui arrivent en peu de temps à donner un peu de substance aux nouveaux personnages. Même si seuls les fans auront remarqué celui consistant à donner à Billie Lourd, la fille de Carrie Fisher, un rôle dans la Résistance avec même une coiffure inspirée de celle de Leia dans le premier film.

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Bon, je prédis à Rose d’être la nouvelle mascotte des fans geeks (surtout des filles et surtout de celles qui n’ont pas la plastique de Daisy Ridley), elle a le rôle parfait pour ça. Les autres ont enfin un peu plus de temps d’écran pour se développer. Rey m’agace toujours, surtout parce qu’avoir été élevée sur Jakku n’est pas une raison pour être malpolie : quand on démolit les murs d’une maison, on s’excuse! Sinon c’est la porte ouverte au côté obscur, hein. Le côté « gamin mal embouché » de la plupart des jeunes personnages m’agace (Rey, mais aussi Kylo Ren, Hux alias « le méchant de la famille Weasley »…). Je ne suis pas sûre que ce soit l’âge (le mien).

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Les images sont splendides. C’était finalement assez rarement le cas dans les précédents épisodes. Certes, il y a eu des plans emblématiques, celui d’ouverture sur le défilement du croiseur, les étendues glacées de Hoth, les déserts, etc… mais là, le dernier tiers en particulier est un festival de visuels à couper le souffle. Les scènes sur la planète où Luke s’est réfugié sont belles aussi, même si je me demandais ce qu’il faisait sur Caladan. Hein? Pas la bonne planète? Ah bon.

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Et puis l’esprit. Certes, cet épisode central de trilogie est, comme dans la première, le plus sombre : la Nouvelle République a été balayée, la Résistance est réduite à sa portion congrue, qui elle-même se voit mise à mal durant le film… On est à deux doigts de Rogue One (j’y reviendrai, je l’ai enfin vu durant mon vol de retour d’Osaka) dans le registre « Tu te tires une balle tout de suite ou tu attends la fin du film? ». Sauf que là, au moins, l’esprit de la Résistance survit dans l’idéalisme de Rose (même si son action d’éclat est très bête, on peut apprécier l’idée), dans les actions de Luke, et on en voit le résultat dans les images finales. Un nouvel espoir. On y revient. Tout comme l’esprit de la trilogie originelle est présent tout au long de ce film, ce qui n’était pas forcément le cas dans la « trilogie Anakin » ni dans les films qui ont suivi.

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Finalement, c’est à moi que ce film a donné un nouvel espoir : celui que la franchise a encore de belles choses à nous donner, à condition d’être confiée à des gens qui ont du talent en plus d’aimer l’univers d’origine (même si ça va être dur sans Han, sans Leia…).

Le fan-service du jour : Mark Hamill dans le Star Tours

Des fois, être fan, c’est décevant, parce que les stars ne sont que des êtres humains.

Et puis des fois, être fan, c’est du bonheur, parce que les êtres humains même célèbres peuvent faire des trucs sympas. (Même si parfois en service commandé. Et puis il y a la manière)

C’est le cas de Mark Hamill (si vous ne savez pas qui c’est => dehors), qui a fait hier une petite surprise aux passagers du Star Tours de Disneyland en Californie, à Anaheim (en banlieue de L.A.). Vidéo ici par un membre du personnel Disney :

https://platform.twitter.com/widgets.js 

J’adore les geeks en hyperventilation XD

J’en profite pour vous recommander le compte Twitter de Mark, @HamillHimself  , qui a un sens de l’humour fort divertissant. Et en plus il aime les chiens. Pour le nom du compte, il a pris celui-ci parce que le nom MarkHamill était déjà pris par un fan…

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Des raisons d’être fan de River Phoenix 

Parfois, on me demande pourquoi je suis fan de River Phoenix.
(Par commodité de conversation, je ne re-discuterai pas ici l’inadéquation du terme « fan ». Disons qu’il occupe plus souvent mes pensées que l’humain lambda)
Parfois, étant, par nature, cynique et allergique au concept d’idolâtrie, je me le demande aussi.

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C’est qu’on n’a pas grand-chose en commun :
– il était humaniste; j’aimerais l’être mais je n’ai aucune confiance en l’être humain donc dans les faits… je suis plutôt misanthrope.
– il était végan; j’aime trop la viande et pas assez les alternatives pour m’en passer.
– on le vendait comme un boy scout new age; cette philosophie me fait plutôt rire quand ses tenants actuels ne m’horripilent pas.
– les collègues de ses frère et soeurs en activité dans le monde du spectacle ont plutôt tendance à me faire lever les yeux au ciel, quand je les croise sur les réseaux sociaux. (Ses frère et soeurs eux-mêmes, ça va. Certes ce sont d’incurables « artistes bohèmes multi-projets », mais ils agissent plus qu’ils ne prêchent. Rain chante dans les hôpitaux. Liberty a fondé une société pour commercialiser des matériaux de construction sains, après avoir perdu un bébé intoxiqué par sa maison. Faute de retrouver des rôles après ses 3 grossesses, Summer alterne les projets, pas toujours dans les médias : boutique de fripes revisitées, décoration d’intérieur… et quand elle parle, elle est terre à terre).

Je n’ai donc pas l’impression qu’on s’entendrait si bien que ça s’il était en vie et qu’on se rencontrait. Quoique, c’est là que je découvre ce commentaire de Gus Van Sant, réalisateur de My Own Private Idaho…

He’d get into shouting matches with people, where they were both screaming `You fucking moron!’ but he’d end up liking them. He liked people who didn’t let him get away with things. »
– Gus Van Sant on River Phoenix

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Fous-toi de ma gueule…

Je ne suis même pas hyper fan de la plupart de ses films. Notez bien que Kirk Douglas s’estimait très chanceux de pouvoir dire qu’environ un quart de ses films était bon. Ca relativise la réussite d’une carrière d’acteur.

Sur les 14 qu’a tourné River, je dirais que 2 sont populaires à juste titre (Stand By Me et Indiana Jones 3), et ont une chance de passer l’épreuve du temps. 3-4 sont connus dans certains cercles où ils conservent une certaine aura (Mosquito Coast, My Own Private Idaho, Running on Empty, I love you to death…). Les autres sont rarement diffusés et deviennent de plus en plus durs à trouver. Quoique certains connaissent une renaissance tardive à l’occasion d’une sortie de Director’s Cut (Jimmy Reardon). Certains sont méconnus alors qu’ils sont pas mal du tout, mais traitent de sujets pas très porteurs en France (The Thing Called Love, Dogfight). Ou ne refont parler d’eux que quand leur réalisateur décède, comme ce fut le cas récemment pour Silent Tongue, écrit et réalisé par le talentueux Sam Shepard

Mais je ne passe pas mon temps à les regarder en boucle. En même temps, j’avais adoré Titanic à sa sortie et je ne l’ai jamais revu en entier. Le film que j’ai vu le plus de fois, c’est Terminator 2, et plus parce que je reste scotchée devant l’écran à chaque rediff que pour l’avoir cherché exprès.

river phoenix polaroid by gus van sant

River Phoenix polaroid by Gus Van Sant

Heureusement, il y a des fans plus dévoués que moi. En l’occurrence, la personne qui tient l’Instagram river.phoenix7. Ou celles derrière les Tumblr Riverphoenixislove et A boy named River Phoenix.

Les trois postent régulièrement, et inlassablement, photos et documents sur River, accompagnés d’extraits d’interviews, de lui ou de ceux qui l’ont côtoyé. Petite sélection ci-dessous, tirées du premier compte.

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Et là, force est de constater que je me souviens. Ce n’est pas seulement le joli minois, c’est le fait que les yeux ne mentent pas : ça cogitait dur derrière. Surtout en mettant en perspective le fait qu’il tenait ces propos dans les années 80-90, à 20 ans. A une époque pas très aware encore, ayant pour l’essentiel oublié les aspirations hippie et pas encore découvert celles des hipsters.

Et puis l’empathie démontrée par les témoignages, soulignée par tous (y compris dans les paroles de quelques chansons des Red Hot Chili Peppers). C’est, bizarrement, un feel good fandom de lire ça… Malgré l’aspect nostalgique. Et je découvre encore des choses, en plus de tout ce que j’ai déjà appris à travers lui.

« Les ombres auxquelles on pense encore dans le monde des vivants, celles dont on honore la mémoire et sur lesquelles on pleure, sont lumineuses. Elles avancent vers le néant imperceptiblement. Les autres, les morts oubliés, se ternissent et glissent à toute allure vers le centre de la spirale. » La porte des Enfers – Laurent Gaudé

River by lance staedler dark

just as long as you stand, stand by me…

Aparté

Il paraît qu’une récente émission télé sur le surnaturel prétend avoir trouvé au Viper Room (le club appartenant à l’époque à Johnny Depp, dans lequel il a consommé le cocktail mortel) le fantôme de River. Qui aurait été coincé là depuis 24 ans, inconscient qu’il était mort, et qu’ils ont pu le libérer en lui expliquant et en déposant une guitare. Chouette fanfic, mecs! Mélo et tout, j’ignorais qu’on pouvait les commercialiser. Vous auriez dû en faire un épisode de The Ghost Whisperer, si la série existait encore.

Je ne m’inquiète pas trop pour le fantôme de River. J’ai l’impression qu’il sait très bien où il est (et dans quel état), qu’il voyage pas mal (l’avantage d’être un fantôme, c’est qu’on peut traverser l’Atlantique avec un bilan carbone nul. Il faut juste trouver des ancres par-ci par-là pour se repérer et ne pas dériver. *), et qu’il n’est pas pressé de partir (même si je ne suis pas bien sûre de pourquoi. Peut-être qu’il attend que ceux auxquels il tient soient eux aussi de l’autre côté. Ca m’arrange, personnellement. *poke*).

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Bon anniversaire.

*NDLR : Je vous ai déjà raconté mon rêve de quand j’étais morte? Il date de 20 ans au bas mot, mais je m’en souviens très bien : je me faisais exploser, et après je réalisais que j’étais devenue un fantôme. Si je ne me concentrais pas, j’avais tendance à me « diluer », et la lumière du jour accélérait le phénomène. Par contre, je pouvais flotter au-dessus du sol, moins bien au-dessus de l’eau, et je décidais d’aller en Floride voir comment allait la famille de River… Bon, après ça devient moins « cohérent » : je me perdais en y allant (pas facile de s’orienter en plein océan) et j’arrivais à Londres dans un hôtel pour fantômes, où je tombais sur Josiane Balasko. Ce qui n’avait pas grand sens dans le contexte (je n’avais jamais mis les pieds à Londres et je n’avais pas de raison particulière de penser à Balasko). Jusqu’au jour où j’ai, de fait, rencontré Josiane Balasko au festival du cinéma d’Utrecht, à la projection de Dark Blood, parce que son mari, George Aguilar, avait joué un indien Navajo dans le film – détail que j’ai appris ce jour-là. D’après Wiki d’ailleurs, ils ne se connaissaient pas à l’époque.

*musique de X-Files*

Champs Elysées Film Festival 2017 : les courts-métrages US

 C’est au cinéma Le Lincoln que j’ai assisté à la 1e projection des courts métrages américains du Champs Elysées Film Festival 2017. Pour sa 6e édition, ce festival reste abordable pour le grand public, qui peut y voir en avant-première des films français et américains indépendants.
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Enfin un bulletin de vote alléchant!

Les courts-métrages

The Robbery 
Une jeune droguée fumeuse de crack passe une très mauvaise journée. On louche du côté de Tarantino (ce qui venant de moi n’est pas un compliment : les personnages bêtes et méchants, je n’aime pas perdre du temps à les regarder). Malgré le pitch et l’hyper glauquitude, c’est pourtant plutôt drôle. Âmes sensibles s’abstenir.
The Rabbit Hunt
Comme son nom l’indique, on suit une chasse au lapin, qui fuient un champ de maïs en cours de moisson. Une famille de noirs américains les attendent en lisière du champ, armés de bâton.
… Mais encore? Apparemment ce n’est pas une fiction mais un documentaire.
C’est à peu près aussi glauque que le précédent, l’humour en moins.
Casa de mi Madre
Court minimaliste entre une femme d’âge moyen et un gamin de Cuba, dans ce que j’aurais appelé les favelas sauf que ça ne se passe pas à Rio. Le film a été écrit et tourné en très peu de temps à Cuba, lors d’un stage avec le réalisateur Abbas Kiarostami, d’après un « prompt » de celui-ci. Chaque stagiaire devait ensuite broder autour du prompt reçu, la pitcher à Mr Kiarostami et tourner son histoire avec les moyens du bord. Au final, ça raconte bien quelque chose en peu de moyens, même si je me serais passée des plans floutés / défloutés et que l’ambiance met mal à l’aise (mais peut-être seulement moi, parce que j’ai du mal avec les gens mentalement instables…).
Antartica
Une femme mariée asthmatique en voyage se laisse tenter par une aventure d’un soir. L’actrice, Lorraine Farris Sage, est très vraie. Un film d’atmosphère avec de belles images, qui change de ton brutalement au twist final.
Même si j’ai eu du mal à ne rire en pensant à la Cité de la Peur quand ils regardent un documentaire sur l’accouplement des phoques en prenant un verre. So cliché.
Les dialogues moyens n’étaient pas aidés par des sous-tires en français à une faute par ligne (au moins).
Game
Un nouveau un peu frêle débarque dans un lycée pour les qualifications de l’équipe de basket-ball. Il est bon, motivé, mais il a un problème – en dehors du meneur de l’année d’avant qui voit d’un sale oeil la concurrence.
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Black Holes
Cet unique court-métrage d’animation de la sélection est l’histoire déjantée du premier vol habité vers Mars, avec la sélection de Dave et d’un melon, réincarnation d’un créateur de mode. C’est complètement barré, parfois limite graveleux (un autre personnage principal est le Dr Finger, proctologue de son état, qui fait subir des… tests à Dave), et truffé de références à 2001, l’Odyssée de l’Espace.
Projeté à Sundance, c’est un aperçu (« pas tout à fait un pilote » dixit les producteurs lors du Q&A suivant la projection) de la série en 10 épisodes que prévoient de faire les créateurs.
Across My Land
Un père et son fils adolescent vont la nuit, armés, patrouiller en voiture le long de la frontière des États-Unis avec le Mexique, pendant que la mère et la petite fille restent à la maison. Une famille sans histoire, qui récite le bénédicité et apprend à son fils à remonter un fusil d’assaut.
Jolies images du sud des USA (et la présence de Summer Phoenix dans le rôle de la mère). Fait écho sans doute involontairement à The Rabbit Hunt, sauf qu’ici ce ne sont pas des lapins qui sont pourchassés.
Fanny Pack
Une jeune fille de bonne famille américaine, d’origine Indienne, part à New York où elle doit exposer des photos et ainsi lancer sa carrière d’artiste. Son père, équipé de son sac banane, la suit jusqu’à l’aéroport pour la convaincre de reprendre ses études de médecine.
Ce film de fin d’études est drôle et mené tambour battant (l’idéal pour une comédie). On ne se rend pas compte des difficultés à filmer dans l’aéroport qu’a racontées Uttera Singh, la réalisatrice et actrice principale.
Homing In
Dans une banlieue tranquille et anonyme, une femme range sa maisonnée comme tous les soirs. L’homme qui gare sa voiture et qu’elle trouve dans le salon n’est pas son mari.
Film minimaliste dans ce qui se passe mais très tendu, images très construites.
Grace Period
En hiver à New York, une femme peine à élever seule ses 4 enfants. Son grand fils tente de l’aider, mais pas de façon légale.
5e film de la sélection sur les classes défavorisées. Plus 2 sur les classes moyennes / aisées mais qui sont des thrillers glaçants. Il faut avoir un bon moral pour être cinéphile!

Le Q&A

Après la projection a eu lieu un Q&A car 7 sur 10 des réalisateurs étaient présents. Celui de The Rabbit Hunt, absent, sera présent à la 2e projection mardi 20 (demain) à 14h au cinéma le Lincoln. Les intervenantes du festival ont souligné que c’était exceptionnel, car le festival n’a pas les moyens de les faire venir.
Je n’ai pas retenu les noms et identités de tout le monde, désolée, surtout celle qui n’a finalement pas eu la parole ou celui pour qui je n’ai pas réussi à faire le lien avec un film (apparemment il était au même stage avec Abbas Kiarostami que Frank Mosley).
Du coup, c’était un peu court car tout le monde n’avait pas le temps de parler. On aura appris les anecdotes semées plus haut, et aussi que :
Jeannie Donohoe a eu beaucoup de mal à trouver l’interprète de son court métrage, que la directrice de casting a finalement trouvé dans un supermarché. Que le film n’est pas tiré d’une histoire vraie mais inspirée de plusieurs choses qu’elle a vues ou vécues.
Black Holes est un film américain car conçu, écrit et réalisé entièrement à L.A., mais par des Français.
Parker Hill a été inspirée par des photos de maison de Todd Hido, et de la saturation des couleurs de Todd Haynes.
Que tourner à New York en plein hiver, ce n’est pas facile non plus (Simon Hacker).
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Votez à votre tour

8 de ces 10 courts-métrages sont visibles jusqu’au 22 juin sur le site d’Universciné .
(Les courts The Robbery et Across My Land manquent à l’appel, les réalisateurs n’ayant pas souhaité participer au prix du public UniversCiné).
Sur ce site, où vous pouvez également participer au vote du public, comme nous l’avons fait vendredi soir en salle (enfin, si le formulaire est réparé).

Crowdfunding : Love U Hiroshima, un court-métrage avec Alban Lenoir – derniers jours!

Pour les fans d’Alban Lenoir (Kaamelott, Hero Corp, Lazy Company), ce court métrage  de Jules-César Bréchet dont il sera la vedette vient d’atteindre son objectif sur Ulule. Il a même été désigné ce 11 mai projet du jour par le site de financement participatif! Joli petit coup

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Mais il a besoin de tous les coups de pouce dans le sprint final pour se donner un peu de marge pour le tournage. Fin du crowdfunding après demain!

Avec à signaler, outre les contreparties classiques (remerciements, téléchargement du film…), d’autres plus originales voire déjantées : écrire une réplique dans le film pour le perroquet Kikko, ou repartir avec une Nissan Almera 5 portes.

Tous les détails sur le site du projet sur Ulule. Vous pouvez notamment y visionner les 6 épisodes de « En attendant Hiroshima », la mini-série tournée pour animer le projet, où Alban, le réalisateur, Christophe Fluder, le perroquet et d’autres vous en diront plus.