River Phoenix, la vérité un jour?

On ne s’attend pas à voir beaucoup d’actualité sur un acteur mort depuis plus de 20 ans. Et pourtant ça arrive.

Certes, un an après avoir sorti son album inspiré de lui, la plus âgée des soeurs de River, Rain Phoenix, continue son podcast musical engagé, Launchleft, où elle interviewe des artistes établis qui lancent des artistes moins connus. Elle a fait sur Instagram un appel à témoignage pour les 30 ans de My Own Private Idaho (en septembre prochain), un film culte de la filmographie de River, demandant aux gens de témoigner si et comment le film les avait aidés à faire leur coming out, ou s’ils ont une autre connexion au film. Ils vont également vendre des cartes postales en édition limitée sur leur boutique en ligne, au bénéfice d’une association LGBT.

Ils se sont aussi associés pour le mois avec le River Phoenix Center for Peacebuilding, l’association montée par sa mère en Floride.

Mais il n’y a pas si longtemps, j’ai découvert le compte Facebook de William Richert, un réalisateur est l’auteur de A Night in the Life of Jimmy Reardon, un des premiers films où River avait la vedette, à 16 ans, et que River a ensuite convaincu de jouer le rôle du « protecteur / souteneur » de la bande de jeunes prostitués mâles dans My Own Private Idaho. Il y milite d’une part pour les droits des auteurs à Hollywood, et d’autre part pour faire entendre sa vérité au sujet de River, à savoir des informations assemblées par divers témoignages de proches, dont Samantha Mathis, qui était la petite amie de River à l’époque. C’est long et si vous lisez l’anglais, tout est détaillé ici avec également les informations fournies par le rapport d’autopsie (disponible en ligne, si vous voulez vérifier…);

En résumé, bien que la mort de River ait été présentée en général comme un malheureux accident de junkie, son autopsie ne révèle aucun signe de consommation régulière et assidue de drogue. Ce qui vient plutôt à l’appui des témoignages disant qu’il était un consommateur occasionnel, et de celui de son dernier réalisateur, George Sluizer, qui était persuadé que River était clean sur le tournage de Dark Blood (au fin fond du désert près de Salt Lake City). Et que contrairement à ce qui a été raconté à l’époque, il ne s’est pas fait un shoot au Viper Room, mais a consommé le contenu non identifié d’un gobelet en carton filé par un guitariste de ses amis avec le commentaire « Prend ça, tu vas te sentir d’enfer ». Ce qui n’est quand même pas exactement la même chose.

La dernière séance photo, par Michael Tighe

Là où ça devient encore plus glauque, c’est que le musicien en question, John Frusciante, aurait menacé de le tuer quelques semaines plus tôt quand River l’avait forcé à aller en cure de désintoxication. Et que l’enquête sur la mort de River aurait été arrêtée à la demande sa mère, Heart Phoenix. On se demande bien pourquoi. On se demande si ça a un rapport avec le fait que leur avocat est le même que celui des Red Hot Chili Peppers, dont John Frusciante était le guitariste à l’époque. Il a d’ailleurs quitté le groupe peu après (il n’était de toute façon pas en état de jouer pendant plusieurs années ensuite), y est revenu, en est reparti (pour les mêmes raisons)… Et pour être tout à fait honnête, je n’étais pas mécontente que lorsque j’ai enfin saisi l’occasion d’aller voir le groupe, à Birmingham (en partie pour voir les Babymetal en première partie), il était remplacé par le jeune et talentueux Josh Klinghoffer.

Bref… je ne dis pas que c’était un ange. Mais juste que l’image qu’il s’est colletée pendant 20 ans est tout aussi fausse que les étiquettes portées de son vivant.

Cinéma : Kaamelott Premier Volet

La partie sans spoiler

Le lendemain de la validation de mon pass sanitaire, j’ai posé mon après-midi pour aller voir Kaamelott le film. Préambule : j’aime beaucoup Kaamelott, je regarde volontiers les rediffusions, mais peut-être pas au point de me définir comme fan, comparé à ceux que je croise. Donc ce film, je l’attendais, certes, mais plus patiemment que ceux là.

Notre bon pas roi

Ressenti initial : moyens démesurés, images magnifiques (mais je regrette les steadycam…), décors grandioses (on voit que les moyens ne sont pas les mêmes), costumes extravagants (limite trop. Je sais qu’on n’est pas forcément sur du réalisme, mais des guerriers avec des tenues dans lesquelles ils ont du mal à bouger, ça fait un peu tiquer), belle musique, qui rappelle celle de John Williams, et sur la toute fin, la BO de Dune par Toto. C’est un festival, voire une avalanche, et clairement on en prend plein les mirettes et les oreilles. ). Beau cameo de Sting, qui en impose (mais il n’a pas dû pratiquer le français depuis un moment), bon film, mais des petits « mais »…

On est content de retrouver les personnages qu’on a suivis si longtemps… Mais la mayonnaise a du mal à prendre.

Ça fait assez bizarre de retrouver les personnages et les vannes de la série dans des décors réels variés, avec des costumes extravagants.

Malgré 2h de film, un peu de mal aussi à faire exister tous les personnages (en dehors d’Arthur évidemment). Si vous avez des préférés, vous aurez du bol s’ils sont à l’écran plus de 2 mn. je pense que le film pâtit un peu d’un mal récurrent des comédies françaises : l’accumulation de personnages soit pour le plaisir (du réalisateur /scénariste) de jouer avec tel ou tel acteur, soit pour des raisons marketing (mais là j’en doute…).

Passe encore pour Clovis Cornillac et Guillaume Galliene, dont le rôle est nécessaire à l’intrigue, au moins. Mais entre le fait de caser tous ses enfants (hors celui né durant la post prod) et les gags annexes, il y en a, on se je vraiment à quoi ils servent. C’est un équilibre compliqué à trouver d’élargir un univers pour qu’il sorte du cadre de la télé (et qu’on ait bien l’impression qu’il y ait une population, notamment qui souffre du joug de Lancelot) sans qu’on y perde en cohérence de la narration.

Et idem un équilibre compliqué entre un narratif tragique (c’est pas spoiler, c’est dans la bande annonce : Lancelot gouverne Kaamelott en tyran) et des scènes de l’humour habituel de la série. Mais sans le poin poin pour changer d’épisode, je trouve ça un peu rude des fois…

Attention spoilers

En discutant à la sortie avec l’ouvreuse qui me demandait mon avis (je pense que c’est encore une personne qui a mal vécu le chômage partiel et la désocialisation de la pandémie), j’en suis venue à réaliser que… Je ne comprends pas l’intérêt des flash backs.

Je pense que le film serait plus clair et mieux sans. On le sait qu’Arthur n’aime pas l’injustice, on le sait qu’il aime les jolies brunes. Ça nuit à la narration sans ajouter grand chose (à part un rôle pour un des gamins d’Astier).

Quelqu’un sur le Neurchi de Kaamelott a partagé cette intéressante interview du Bulletin, où Alexandre Astier explique qu’il a voulu révéler qu’Arthur portait le poids d’avoir tué quelqu’un et abandonné son premier amour, et que ça expliquait sa réticence à tuer et son refus de l’esclavage. Alors je suis passée complètement à côté, d’une part parce que je n’avais pas compris que Shedda était une esclave (je pensais que c’était la fille de Furadja), et que en contexte, je suis peut être psychopathe, mais un élève légionnaire qui tue quelqu’un qui a blessé quelqu’un qu’il aime, je ne vois pas le traumatisme. Mais bon, j’avoue que je me sentais très peu intéressée par les états d’âme d’un Arthur ado ENCORE amoureux (et pourtant j’avais adoré l’arc avec Aconia, mais là j’overdose).

L’interview explique aussi les 3 jeunes pignoufs qui rejoignent la résistance, sauf que personnellement, je les classe dans les personnages qui rajoutent inutilement du fouillis à l’histoire. Avec la sœur de Leodagan.

La scène du Robobrol, outre un énième personnage pochette surprise, est interminable. Seul la dernière action la sauve, à mon goût, mais j’aurais nettement préféré voir plus 3mn de plus d’une autre scène. J’aurais aussi préféré voir moins de conneries de Perceval et Karadoc, ce qui m’étonne vu que dans la série j’aime beaucoup, mais là j’avais juste envie que Merlin leur claque la gueule. Ou n’importe qui d’autre. J’ai perdu énormément de patience vis-à-vis des boulets quand la situation est critique…

Mais bon, personnellement je suis d’avis que non seulement Peter Jackson a bien fait de ne pas mettre Tom Bombadil dans les films du Seigneur des Anneaux, mais aussi que les romans bénéficieraient nettement d’un élagage de ce passage, de celui sur l’herbe à pipe et du retour des Hobbits à la Comté quand ils retrouvent Saroumane…

Heureusement, il y a la belle évolution de Guenièvre, celle de Merlin (en voilà un qui a la chance que, même s’il a peu de temps à l’écran, ça sert le personnage ET l’intrigue), la nouvelle table ronde (le concept, parce que la présentation des pseudo chevaliers était pas mal lourdingue), le duc d’Aquitaine (un peu Deus ex Machina mais ça passe). Les Saxons sont bien. Étonnamment, car je n’aurais pas parié une cacahouète dessus, les Burgondes ne sont pas là que pour le fan service (très bonne idée, peut être la meilleure de tout le film). Comme quoi, il est possible de reprendre des personnages qui n’étaient que comiques pour les intégrer à l’histoire autrement que pour un gag dispensable.

J’y ai aussi trouvé, dès le début, une grosse influence Star Wars. Dans l’ouverture avec le résumé de la situation, pas mal de scènes, la mise en scène, la musique, et puis l’histoire (abattre un roi/empereur malfaisant). Le point culminant étant le combat entre Arthur et Lancelot, qui m’a semblé calqué sur celui de Luke contre Darth Vader dans le Retour du Jedi. Sans parler du costume de Lancelot qui le fait ressembler à Vader sans casque.

En bonus, l’interview Topito d’Anne Girouard avec Alexandre Astier et François Rollin, où d’une part, on voit qu’Astier ne considère pas Guenièvre comme idiote (c’était pas évident dans la série… Du moins les premières saisons). Et où on découvre que François Rollin ne savait pas qui était Sting…

Un fan de Kaamelott va voir le film 200 fois- dont une au lion

Arnaud Klein, un fan rémois de la série Kaamelott, a décidé de mettre à profit le temps que lui laisse la pandémie, qui freine fortement sa reconversion dans le cinéma, pour se lancer un défi : battre le record du monde Guinness du nombre de séances de cinéma pour voir le même film. Il est actuellement détenu par un américain qui a vu 191 fois Avengers : the Endgame, le record.

Questionné régulièrement sur ses motivations, il répond (attention, n’allez pas sur son compte Twitter si vous fuyez les spoilers) :

Et de citer aussi cette réplique culte de la série « C’est systématiquement débile, et toujours inattendu ».

Face à ce défi certes démesuré et gratuit, comme souvent les défis et encore plus les records Guinness, il peut compter sur des soutiens d’autres fans… Mais aussi une avalanche de commentaires en mode « Gneu gneu y en qui ont les moyens, ça va faire 2000 euros de billets ! », et « C’est du temps perdu ! », parfois assorti d’un « Pourquoi ne pas plutôt faire du bénévolat », qui m’ont bien gavée.

Déjà, si tu es sur les réseaux sociaux à commenter une info de ce genre, c’est que tu n’as vraiment de leçon à donner à personne sur le temps perdu (moi la première).

Zut

Et ensuite, tant qu’on ne porte préjudice à personne, j’aimerais bien que tout le monde se mette dans la tête qu’on est bien libre de faire ce qu’on veut de son temps ET de son argent (même si ici, avec une carte illimitée, c’est pas trop le sujet, ça va lui coûter 30 eur par mois). Au passage, je suis sidérée de découvrir le nombre de gens qui, en 2021, ignorent encore l’existence des abonnements de cinéma illimités.

En l’occurrence, ici, c’est aussi une manière comme une autre de se faire connaître, et pas plus con qu’une autre (coucou les influenceuses qui vendent leur Q à Dubai).

Surtout qu’au final, en se montrant pas trop débile en interview et dans ses vidéos, ça peut déboucher sur des trucs sympas

Bref, bye bye les rageux, essayez de mener votre vie pour vous et pas en fonction des autres. Vous verrez, ça rend moins aigri.

Love that portrait of 95′ Keanu Reeves by Jackie Sun

I’m currently KonMari-ing my computer of the 30 years of combined backups it holds. I had Internet early when I was at university, and at the time when it was still difficult for me to find good reads about my favorite celebrities (River Phoenix and Keanu Reeves), I saved articles about them. A lot of them went to the bin because they’re irrelevent so much later. But upon reading that one, unfortunately saved without the source, just the author’s name (Jackie Sun. If you read these lines, I hope you don’t mind me sharing your article. I loved it but I will remove it if you want), and since it doesn’t seem to be available online anywhere, I figured I should « save » it on this blog to share that insightul portrait of Keanu Reeves.


KEANU REEVES BELONGS IN THE CLOUDS
Keanu Reeves is a reactive actor. Keanu Reeves is a physical actor. Keanu
Reeves is a star. A Walk in the Clouds confirms that all three statements
are true.

Reeves is best in movie roles, where he mainly reacts to other characters or
events. He uneasily initiates action, but he exudes far more confidence as a
gorgeous, but modest object of desire. Gus Van Sant knew this in My Own
Private Idaho, when he made Reeves the callous object of River Phoenix’s
unrequited longing. Kathryn Bigelow knew this in Point Break, when she shot
the opening scene of Reeves expertly handling a rifle, in a black T-shirt,
tightened by the pouring rain. Jan De Bont knew this in Speed, when he
included that shot of intertwined Reeves and Sandra Bullock careening their
graceful way out from an exploding bus, onto the airport tarmac through a
tangle of gorgeous blood red ribbons. Alfonso Arau knows this in A Walk in
the Clouds.

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Journaliste, c’est un métier (feat. Keanu Reeves)

Il y a quelques années, j’avais acheté Libération parce qu’ils consacraient leur Portrait à Keanu Reeves, à qui je voue un intérêt poli. (c’est crédible ?) Quand je l’ai lu, je me suis demandé s’il y avait vraiment des gens payés pour écrire ce genre de papier, ou s’ils avaient envoyé la stagiaire. De 3e, la stagiaire, hein.

Décomplexée, la journaliste de Libération, pour faire originale, n’hésite pas à révéler à quel point elle s’attend à un traitement de faveur du fait de son statut (« l’absence de flagornerie de celui qui n’a pas à séduire jusqu’à la stagiaire »), et qui se voit opposer un silence de taiseux. Etant donné que les x interviews et le Q&A que j’ai vues m’ont montré un Keanu, pas volubile mais très coopératif, force m’est de suggérer à cette dame qu’elle obtiendrait sans doute de meilleurs résultats si elle posait des questions moins crétines et convenues. Et en rapport avec le film, accessoirement.

D’autant plus que j’ai assisté au festival des Champs-Elysées aux deux séances de film + questions / réponses données par Keanu Reeves, notamment pour voir le Documentaire Side by Side, pour lequel Keanu est allé interviewer de grands noms du cinéma et de moins connus, de réalisateurs comme David Lynch et James Cameron, à des directeurs de la photographie et des monteurs, pour retracer quels changements l’arrivée du numérique amène au cinéma. Quand on s’intéresse un tant soit peu au 7e Art, c’est absolument passionnant. Que la « journaliste » ci-dessus le mentionne à peine dans l’interview, ça veut dire qu’elle s’en fiche complètement. Ce qui est étonnant, quand on se retrouve chargé d’aller interviewer un acteur. Franchement, même à Gala on doit faire des papiers plus pertinents…

Cinéma : Une affaire de famille, de Hirokazu Kore-Eda

Vu sur Arte « Une affaire de famille » de Hirokazu Kore-Eda, palme d’or à Cannes 2018. Ken Loach était absent sans doute alors ils ont trouvé un autre pays pour parler de la misère, et le Japon on n’a pas l’habitude. Il paraît d’ailleurs que le film a été assez mal accueilli là bas par le gouvernement et une partie de population car perçu comme encourageant le vol et autres comportements déviants- au passage, la traduction du titre japonais est « La famille des vols à l’étalage ».

Une famille idéale ou presque

Le pitch: une petite famille (en apparence) survit de petits boulots et de la pension de la grand-mère Hatsue dans la vieille maison traditionnelle de celle-ci : Osamu le « père » travaille sur des chantiers et apprend le vol à la tire au jeune Shota. Nobuyo la « mère » perd son boulot à la blanchisserie en cours de film. La jeune Aki fait des strip tease dans un peep show. Un soir d’hiver, Osamu et Shota découvrent la petite Yuri, 5 ans, bloquée dehors sur un balcon. Ils la ramènent chez eux pour qu’elle dîne au chaud, et découvrent des marques de coup sur ses bras. Ils essaient de la ramener chez elle en pleine nuit, mais les bruits de dispute musclée entre les parents les dissuadent (« Moi non plus j’en voulais pas de cette gosse ! »). Ils gardent donc l’enfant, qui ne semble pas pressée non plus de retrouver ses parents biologiques.

Au fil du film, dont l’action s’étend sur une année, on apprend que tous ces gens ont pour seul point commun un itinéraire cabossé et manquant d’amour, et qu’ils se sont adoptés les uns les autres.

Spoilers ci-dessous.

Parenthèse à la mer

Mais la réalité finit par les rattraper et la société japonaise, qui ne reconnaît que les liens du sang, sera intraitable avec leur famille de cœur.

Film moins déprimant que ne le suggère le résumé, sauf vers la fin, parce qu’on s’attache à ces cœurs cassés sans les juger, en dépit de leurs petits et gros travers- l’immaturité d’Osamu, ses manœuvres avec Nobuyo pour profiter de la pension de la mamie, elle-même allant soutirer de l’argent au fils de la 2e femme de son ex-mari…. Les acteurs sont tous géniaux, y compris la toute petite Yuri/Shuri/Rin.

Le documentaire qui suit le film, sur Arte, met en lumière à quel point les liens du sang et la famille « normale » sont encore considérés comme incontournable et la seule norme là bas. Rien que dire que les liens du sang ne sont pas toujours top, c’est tabou. A croire que l’adoption ils ne connaissent pas. (pourtant ils pratiquent depuis très longtemps même et surtout dans les lignées nobles pour assurer la continuité de la maison, et dans les commerces également, pour la transmission qui est très importante. Donc famille « choisie » au lieu de génétique).

« S’ils t’ont dit qu’ils te frappaient parce qu’ils t’aimaient, ils mentaient »

A ce titre, les paroles de l’enquêtrice à Nobuyo « On ne peut pas être mère sans avoir accouché » sont extrêmement violents pour tous les parents adoptifs de la planète. Alors que je suis bien d’accord avec la phrase de Nobuyo à laquelle elle répondait « Vous croyez qu’il suffit d’accoucher pour devenir mère ». Pour moi il y a les géniteurs et les parents, dans la plupart des cas ce sont les mêmes, mais pas toujours.

Autre différence culturelle expliquée par la spécialiste française : le concept de charité n’existe pas vraiment dans la société japonaise. Ceux qui ne réussissent pas, c’est forcément qu’ils n’ont pas assez « ganbaru », persévérer. Et une grosse tendance à mettre un couvercle sur les problèmes (de maltraitance, de pauvreté…). Une étude a montré de plus que les enfants maltraités chez eux étaient aussi plus souvent victimes de harcèlement à l’école- comme s’ils portaient sur eux une étiquette de souffre-douleur.

Bref, il n’y a effectivement pas beaucoup de films japonais qui montrent ces gens là. Mais ce film montre une période de répit pour cette petite bande hétéroclite.

May the Fourth (be with you)

A propos of nothing

Aujourd’hui on est le 4 mai et c’est l’occasion d’enfin trouver le moyen de faire cette image qui me trotte en tête depuis un moment. Toute ressemblance avec une situation du monde réel existant ou ayant existé serait modérément fortuite.

The Dark Side is quicker, easier, more seductive…

Where do I sign in?

Frozen II : Le retour de la Reine

A la base, j’étais allée voir la Reine des Neiges (le premier film) parce que les graphismes promotionnels me plaisaient. J’aime bien Disney mais sans excès (si ce n’est que depuis, ils ont racheté peu ou prou toutes les franchises de mon adolescence, avec des résultats divers). Je ne m’attendais pas à en ressortir autant emballée et bouleversée. C’est qu’au fil des années, il devient difficile d’être surpris ou autant enthousiaste que quand on est enfant ou adolescent.

Elsa est entrée avec fracas dans le top 10 de mes personnages préférés toutes catégories confondues, pour plusieurs raisons :

  • les références nordiques me rappelaient de récents voyages en Norvège et en Suède (avant que ces souvenirs ne soient un peu ternis par la débâcle A-ha…), ainsi que de plus lointains souvenirs de fiction (les guerriers divins d’Asgard, entre autres).
  • les chansons sont hyper cathartiques à chanter (un jour, je ferai un pot de départ en mettant Let It Go en musique de fond…).
(paroles non contractuelles)
  • j’adore les personnages dotés de pouvoirs surpuissants, et Frozen est, en quelque sorte, la meilleure adaptation à l’écran de l’histoire du Dark Phoenix des X-Men, mais en version glace et princesse Disney. Pardon, la seule reine Disney qui soit une héroïne.
  • ce n’est pas un hasard si je parle des X-men : le thème principal du film, c’est la différence, dont les mutants étaient une métaphore et Elsa une autre. Ce qui en a fait une icône gay, alors que n’importe qui ne se sentant pas comme les autres peut se reconnaître dans son personnage. Même si, malheureusement, je ne peux pas tuer des gens avec des icebergs. Juste les assassiner verbalement.
  • l’histoire faisait plein d’échos à celle de ma Mary Sue préférée (vocabulaire de fandom : une Mary Sue est un personnage fictif qui représente l’auteur, inséré dans des fan-fictions. Terme généralement péjoratif car le « cas » qui lui a donné son nom était un personnage pas intéressant, présenté comme parfait et devenant grosso modo sans raison le personnage central de l’univers, celui de Star Trek en l’occurrence. Personnellement, j’utilise ce terme pour tous les « moi fantasmé » qu’on peut s’inventer, que l’on rédige leurs aventures ou qu’elles restent dans nos têtes).
  • le film m’avait même donné l’envie de recommencer à écrire une fan-fiction, mais je n’ai pas eu le temps.
Nouveaux looks pour une nouvelle vie

Or doncques, après avoir soûlé tous mes proches et mes voisins à chanter Let it Go pendant 6 ans, y compris à pleins poumons lors du light show de Disneyland sous le regard perplexe d’une gamine, m’être tartiné Cendrillon le film en salles rien que pour voir le court métrage Frozen qui le précédait, et avoir suivi la montée de la hype de la suite via les extraits diffusés sur le compte Twitter officiel du 2e film, je ne pouvais manquer d’aller voir la suite des aventures d’Elsa et de sa frangine Anna. Non sans craindre une déception.

Que nenni ! La suite a frappé aussi fort que l’original, en allant un peu plus loin dans les thématiques initiales d’acceptation de sa différence et de développement personnel. Et en intégrant de nouveaux thèmes qui me parlent particulièrement en ce moment :

  • le temps qui passe sans qu’on ne puisse le retenir
  • le deuil
  • la recherche des origines
Arendelle s’agrandit…

Le pitch : Elsa est reine depuis 3 ans et quelques mois (on est passé de l’été à l’automne). La vie se déroule paisiblement dans une Arendelle ouverte sur le monde. Depuis quelques temps, Elsa entend une voix mystérieuse qui l’appelle, semblant venir du nord. Elle craint aussi la montée en puissance de ses pouvoirs de glace. Anna lui rappelle une histoire que leurs parents leur avaient raconté : leur grand-père, le père du roi Agnarr, avait fait construire un barrage loin au nord du royaume en cadeau pour les Northuldra, la population locale, connue pour ses liens avec la nature et les 4 esprits élémentaires (air, feu, terre, eau). Mais au moment de signer le traité de paix, les Northuldra avaient attaqué la délégation. Agnar s’en était sorti sans savoir comment, alors que son père et une bonne partie de la délégation restaient introuvables, morts ou prisonniers du nord du pays, bloqué depuis lors par un brouillard magique infranchissable.

Lors d’une scène spectaculaire au son de la chanson Into the Unknown (Dans un autre monde, en VF), Elsa réveille les 4 esprits des éléments. Ils semblent ensuite attaquer Arendelle, et la population doit se réfugier sur les falaises. Elsa décide d’aller au nord chercher des réponses. Anna lui impose de l’accompagner (dans une scène très drôle où elle soutient que sans pouvoir, elle a déjà sauvé Elsa), avec Kristoff, Olaf et Sven…

Des décors somptueux

J’ai particulièrement apprécié qu’ils étoffent les scènes d’enfance d’Elsa et Anna, pour retrouver leur complicité des jours heureux- elles sont trop choupinettes les frangines. J’aime aussi beaucoup les personnages de leurs parents. Même s’ils ont mal géré les pouvoirs d’Elsa faute de trop savoir comment l’en protéger, ils ont au moins fait ce qu’ils ont pu avec amour (et on comprend mieux avec ce parcours pourquoi ils n’ont pas été trop effrayés par ses dons).

Par contre, il m’a fallu voir des vidéos de fans sur Youtube pour comprendre enfin pourquoi ils avaient cru que ce serait une bonne idée de couper Elsa de tout contact après l’entrevue avec le roi des Trolls : étant habituée aux personnages surpuissants qui perdent le contrôle de leurs pouvoirs (Phoenix, la sorcière rouge, etc), pour moi c’était évident que quand le roi des Trolls a dit à Elsa « La peur sera ton ennemie », il parlait de sa peur à elle. Mais en fait les parents l’ont interprété comme le fait qu’elle serait menacée si la population apprenait qu’elle avait des pouvoirs. Au passage, les problèmes d’Elsa en saison 1 sont aussi une bonne métaphore des crises d’angoisse.

Les scènes coupées entre les deux futurs roi et reine (ci-dessous, qu’il me semble pourtant avoir vu au cinéma, mais qui ne figurent pas dans le DVD) nous en disent un peu plus sur eux, mais pas encore assez à mon goût.

Le film se situe en automne, symbolisé notamment par des momiji (érables au feuillage rougi par l’automne), visuel très japonais qui souligne bien le message du temps qui passe et de ce qu’on perd.

Le scénario s’éloigne du trope du royaume de conte de fées où tout le monde est beau et gentil. Le royaume nordique d’Arendelle devient un peu plus qu’un beau décor- même si apparemment sa population doit être équivalente en nombre à celle de Lancre, pour tenir grosso modo dans la petite bourgade qu’est la capitale… plus quelques bûcherons.

Kristoff a un rôle secondaire, en dehors d’un numéro de chant qui fait surtout rire les gens ayant connu les slows des années 80-90, mais quand il intervient, c’est pour confirmer qu’un tailleur de glace pragmatique vaut mieux qu’un prince charmant pour une princesse aussi active et déterminée qu’Anna.

Toutes les références à la rivière Ahtohallan, y compris dans la berceuse. Mais ça c’est perso.

Bruni, la salamandre

Les nouveaux costumes (il y en a plein) sont très beaux, et, ô joie, les tenues de voyage des deux princesses sont pratiques. En plus d’être belles. Il y a enfin des gens intelligents aux manettes. D’autant que, les graphismes par ordinateur ayant fait d’énormes progrès, ce sont de vrais costume designers qui s’y attellent désormais, pour des tenues dont on « sent » le poids des tissus, lourds ou légers, les ourlets, la texture. Je ne suis pas très portée sur les cosplays, mais j’ai envie de collectionner toutes les tenues d’Elsa. Ci-dessous un article qui leur donne la parole.

Anna, Elsa and the Costume Designers Who Create Their Looks – The New York Times (nytimes.com)

Et bien évidemment, visuellement on en prend plein les yeux, et les chansons restent bien en tête. Into the Unknown bien sûr, mise en avant car sans doute révélant moins de choses que Show Yourself, qui vient plus tard dans l’histoire. Et la berceuse de leur mère Iduna. On a aussi droit à 2 nouvelles versions du chant polyphonique traditionnel Sami qui ouvrait le premier film, et, sous le nom de Northuldra, à un peu plus de connaissance de leur culture.

Avec mon oeil cynique, j’ai aussi remarqué que Disney avait tenu compte des critiques des SJW sur le premier film concernant son casting « trop blanc », en ajoutant le lieutenant Mathias. Son personnage est plutôt réussi, alors ça va, mais je n’ai pas pu m’empêcher de noter aussi que bon, ok, ajouter un noir à Arendelle avec un poste de gradé pour faire plaisir aux partisans des quotas, ils veulent bien, mais que par contre, ils lui ont collé une ébauche de liaison avec la seule autre non-blanche d’Arendelle. Parce que faut pas pousser mémé dans les orties, les relations inter-raciales aux USA ça a encore du mal à passer.

MÉGA

SPOILER

CI-DESSOUS

Elsa et le Nokk

La cerise sur le gâteau, c’était le message de la chanson Show Yourself, malheureusement essentiellement perdu dans la VF. Elsa passe l’essentiel du film à courir après la mystérieuse voix qui pourrait lui révéler pourquoi elle a ses pouvoirs, espérant un peu qu’elle vienne de quelqu’un comme elle, comme elle le chante dans « Into the Unknown » : « or are you someone out there who’s a little bit like me, who knows deep down I’m not where I’m meant to be ». La différence, c’est toujours difficile, même quand on a trouvé des gens qui vous acceptent avec.

Au final, il s’avère que la voix est un écho de celle de sa mère quand celle-ci avait appelé à l’aide les esprits élémentaires (et notamment Gale, l’esprit du vent) pour sauver Agnarr lors de la bataille entre les soldats d’Arendelle et les Northuldra. Elle voit apparaître sa mère (comme le dit la berceuse d’Iduna au début, « Where the northwind meets the sea, there’s a mother full of memory« ) qui lui dit avec amour « Montre-toi, assume ton pouvoir. Évolue en quelque chose de nouveau. Tu es celle que tu as attendu toute ta vie ». Bref, pas la peine de chercher en quelqu’un d’autre l’absolution pour ta différence, assume toi. Surtout que bon, Elsa, ta différence elle est hypra cool, tu es l’élément qui fait la jonction entre les esprits et les humains, et tu es canon, tout le monde est tombé raide dingue de ton nouveau look cheveux détachés. Bisous.

De façon amusante, le début de la chanson décrit assez bien mon état d’esprit en regardant Frozen : l’impression de rentrer à la maison, en quelque sorte, et de retrouver une vieille amie que je ne connaissais pas avant le 1er film. C’est un peu l’effet qu’a Star Wars sur moi en général. Ça ne m’arrive plus si souvent, et c’est pour ça que j’ai autant accroché.

Bref : je n’ai pas fini de vous soûler avec ça. Et j’aimerais bien une prequel sur les parents, même s’il semble, d’après les références en ligne sur les romans autour du film, que l’histoire officielle développée est qu’Iduna n’avait pas révélé à Agnarr qu’elle était une Northuldra, ni que c’était elle qui l’avait sauvé. Ce que je trouve étrange, parce que dans le film, quand Agnarr commence à parler de la Forêt Enchantée, ils échangent un regard comme si cela les concernait au premier chef tous les deux. Et accessoirement parce que vu qu’il semble y avoir 300 habitants à Arendelle, difficile de cacher ça.

Un nouveau single d’Aleka’s Attic pour célébrer le 50e anniversaire de River Phoenix

Aujourd’hui donc, River fêterait ses 50 ans, s’il n’avait pas eu l’imprudence de faire confiance à un pote en boîte de nuit, alors qu’il y était allé pour faire plaisir à son petit frère venu exceptionnellement à Los Angeles.

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Moralité : la drogue, c’est mal. Être gentil, aussi. (je ne me reconnais pas exactement dans le portrait que fait Rain Phoenix, sa soeur, des fans de River dans ce long et intéressant article. Je suis nettement plus cynique).

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River Phoenix et Samantha Mathis par Michael Tighe- le dernier photoshoot de River

Pour célébrer cet anniversaire, Rain a fait appel à plusieurs amis artistes de River, dont Michael Stipe (de REM), Flea (des Red Hot Chili Pepper), et ses propres frère et soeurs, et sortira d’ici quelques heures (à 8h23pm du 23/8) un nouveau single réarrangé et inédit du groupe qu’elle formait avec son frère, Aleka’s Attic.

Lien ci-dessous :

https://linktr.ee/LaunchLeft

Bon anniversaire, j’espère que ça te va. Ils sont quand même mieux placés que moi pour « keep your memory alive », comme on dit. (la bd n’est pas de moi mais elle colle bien à la situation…)

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La prélogie Star Wars aurait pu être mieux

En faisant du tri dans mes archives, je suis tombée sur une ébauche de scénario de la prélogie Star Wars que j’avais écrite pour tenter d’être plus crédible que la vraie. Si elle n’avait pas été écrite par George Lucas pour « des garçons de 12 ans » (et aussi *par* un pré-ado boutonneux, non?). C’était en anglais parce qu’à l’époque je bloguais pour un public plutôt anglophone. Et je n’ai guère le temps de la traduire alors je la partage telle quelle.

Les épisodes 1 et 2 ne sont pas très développés (la bluette entre les 2 tourtereaux, ce n’est pas ma tasse de thé), d’autant que faute d’histoire dans le 2, il faudrait carrément inventer une intrigue. Par contre, je me suis surprise moi-même des idées que j’avais trouvées pour l’épisode 3 (en toute modestie. Enfin c’est surtout que je ne suis pas sûre que j’aurais encore l’inspiration pour écrire quelque chose dans ce genre à l’heure actuelle). Si quelqu’un a quelques dizaines de millions de dollars pour racheter les droits et tourner ma version afin que Darth Vader récupère une « origin story » digne de ce nom et qu’il y ait moins d’incohérences avec la trilogie originelle, qu’il se manifeste.

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Episode I (bis) : The Teenage Menace

– Anakin is 12 years old and Padme 18 when they meet. The situation is pretty much the same, but a little more believeable… (I figure Lucas wanted young heroes to « capture » the audience of kids, but a 14-yrs old ELECTED Queen? And an 8 yrs old human kid who annihilates a destroyer by accident, even with the midichlorians thingy?)

– the drama of the separation doesn’t lie in the fact that he’s too young a boy to leave his mother, but more because he considers himself the man of the household and responsible for her protection (and a big part of her income, through his work).

– on the other hand, it enforces the parallel between Anakin and Luke, about their desire to live a « bigger life » than being trapped on Tatooine, becoming spaceship pilots and travel across the galaxies.

– Anakin’s impulse to help Qui-Gon Jinn and Padme is all the stronger (and his crush more believeable) from the fact that he’s nearing puberty and wants to impress Padme. Most 8 years old boys think girls are boring.

– during the last fight between Qui-Gon Jinn, Obi-Wan and Darth Sidious, after Qui-Gon Jinn’s death, Obi-Wan is shortly tempted by the Dark Side. That’s actually how he manages to overcome Darth Sidious (I mean seriously, otherwise how come Qui-Gon Jinn would have been sliced, and not him?…)

– after Qui-Gon Jinn’s death, Obi-Wan receives the title of Jedi, but has to submit to some extra training by Yoda, partly so he could train Anakin. Yoda has to cool him down a bit, because he didn’t really appreciate his mentor’s death and the Council’s refusal to follow his advices regarding Anakin (insist on parallel between those 4 Jedis : Qui-gon, Obi-Wan, Anakin and Luke are all guys with their own ideas that have problems accepting blindly the authority’s orders, and are sometimes right in that – PS du moi de 2020 : en fait le parallèle était déjà assez évident comme ça).

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Episode II : Attack of The Clown

– Anakin is 18 yrs old and Padme is 24 yrs old, more or less like in the canon

– remove the silly fluffy « Ingalls family » scenes… Really one can write a love story that isn’t hopelessly ridiculous.

– add some scenes showing Anakin’s glorious moments – the source of his arrogance (just a mention from Obi-Wan’s mouth early in Ep III doesn’t quite cut it…) -, his disagreements with the Jedis, and how Palpatine backs him up often when it happens. In other words : show, don’t tell. First and most important advice for any writing.

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StarWars - Revenge-of-the-Sith

Episode III (bis) : Revenge of the Script

– Padme doesn’t want children as long as she’s a member of the Senate, as she knows it would be too difficult to hide. Anakin does want children as soon as possible, despite their situation. His frustration towards the Council makes him fancy raising children not in the way of the Jedi, too coy and limited by bureaucracy in his opinion, but allowing them to develop their full potential (since he considers that the Council is bridling his own).

– during the fight to rescue Palpatine from Count Dooku, Obi-Wan is injured differently (because he really should have his backbone broken from the fall of this metal platform on his back…). He’s trapped, but not unconscious.

– he sees Anakin killing Dooku while this one is unarmed, and when they’re back, he has Anakin judged by the Jedi Council about it.

– Anakin is ordered to follow some « rehabilitation » course with Yoda, but resents doing it, mostly for fear that Yoda would read in his heart his ongoing affair with Padme. Palpatine casually offers him advices on how to hide thoughts and feelings from inquisitive minds… Pretending that it’s a talent he developed for politics, as some alien races have mind-reading abilities (no mention is made of the Sith but at least he has a good excuse ready this time :P).

– Palpatine pressures the Jedi Council so they would reintegrate Anakin.

– despite her contraception, Padme gets pregnant soon after Anakin comes back on Coruscant (at the beginning of the movie). She strongly suspects that the Force and Anakin’s desire to have children have something to do with it.

– as a consequence, she also starts wondering if her love for Anakin isn’t influenced by the Force. Since he can manipulate weak minds at his will, wouldn’t he be able to twist her emotions, either consciously or not. Wanting her so much to reciprocate his love that he would have « enhanced » her feelings for him?

– Anakin starts having nightmares of Padme dying, attacked by Clone troopers. Since they are (so far) under the Jedis’ command, this reinforces his distrust towards the Order. He asks to be assigned to her protection and inquires about that possible attack, but the Council refuses.

– Padme decides to leave Anakin before he finds out that she’s pregnant. Her surprise pregnancy and his talks about his projects for their kids to raise them outside of the Jedi Temple and guidance have made her suspicious.

– also, Palpatine plots against her and she got word of it. He wants Anakin as an apprentice, but he’s afraid that his loyalty for his family might overcome his loyalty for him. And that were he to have children with similarly high rates of midi-chlorians, he might think of taking over him to put in command a lineage of powerful Jedis of his blood. Which, actually, Anakin did think of already…

– Palpatine organizes an attack of Padme’s ship by Clone troopers, under cover of a false information that it hosts rebels. Padme escapes, but uses the occasion to let Palpatine and Anakin believe that she’s dead. She finds asylum on Alderaan where she’ll later give birth to the twins.

– the news of Padme’s death sends Anakin overboard in his hatred for the Jedi Council. Palpatine reveals himself as a Sith to him, and converts him. Anakin defends Palpatine against Mace Windu (who he sees as the main responsible of Padme’s death, since he always refused to let him inquire about the threats on her life) and falls into the Dark Side.

– Anakin accepts Palpatine’s mission to kill the guys on the volcanic planet. I really ought to find another way to end the fight that him stupidly jumping over Obi-Wan to get his legs cut, and Obi-Wan mercilessly leaving him to burn near the lava. No, really. Symbolism or not, that was beyond ridiculous. And cruel.
« Farewell, you who were my beloved student, you are lost to us because you gave in to the Dark Side, and thus I can no longer save you. And I won’t even put an end to your sufferings by killing you while you’re reduced to a burning chicken. That’s the way of the Bright Side of the Force. Mercy, compassion and Sith-kebab. »

– when Padme gives birth to his children, Bail Organa and his wife immediately adopt the girl. Padme remains near her but under a false identity (she’s used to fake being a servant, after all). Obi-Wan soon brings Luke on Tatooine, because he fears that if they stay together, their combined influence on the Force might clue in the Emperor. Padme gets involved in the Rebellion more actively, and finds a quick and anonymous death in some space battle before Leia gets very old. Because really, there were enough grandiose deaths like that. Hence the few vague memories of her that Leia mentions to Luke in Return of the Jedi (or the mere fact that she is not surprised when he asks if she remembers « her real mother » even though she never said she was adopted. Is that public knowledge in the Rebellion? Leia « adopted » Organa?).

TA-DAA!