Convention : Paris Manga (Scifi) Show

Il fallait bien tout mon regain de nostalgie pour me pousser vers la Porte de Versailles en ce dimanche gelé. Pas tant pour les mangas proéminents dans le nom de l’événement : Paris Manga & Sci-fi* Show, mais pour la rubrique en encarté sur le côté annonçant la venue de Bob McLeod.

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Qui n’est pas un Immortel cousin de Connor McLeod, non non. Il fut le premier dessinateur et, avec Chris Claremont, co-créateur des Nouveaux Mutants. Une équipe d’adolescents mutants que le professeur Xavier accepte de prendre dans son école alors qu’il est en plein deuil des X-Men portés disparus. Cette série série de X (aucun rapport avec le porno, à l’époque les comics Marcel étaient soumis au rigoureux Comics Code) a bercé mes jeunes années.

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Voyant son nom, je suis allée consulter les autres invités comics, et je découvre le nom d’Alan Davis, dessinateur et co-concepteur d’une autre série spin-off des X-Men, Excalibur, avec ma chouchoute Rachel.

Bon ben on y va alors…

Débouchant du métro, l’absence de signalisation pour le salon me perd, jusqu’à ce que je voie une fille en kimono rose. Un indice… En la suivant, je tombe sur la longue file d’attente (avec et sans billets mélangés) pour le salon. Ca avance vite néanmoins, et en 20mn on est entrés. Une photo des plans à l’entrée et je pars en repérage vers le stand de Central Comics (la boutique près du parc de Bercy qui avait déjà organisé la dédicace pour Kirby & Me).

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Ca m’évoque plus le Parrain que le merveilleux, perso…

Je me perds en route et je tombe sur des têtes familières : celles de Maliki, ses chats et ses potes. Et derrière le stand étrangement délaissé, Souillon (le créateur de Maliki) et Becky (sa coloriste-community manager-gestion des relations publiques-intendante des goodies) : ah ben oui, les dédicaces sont finies pour le matin, ils allaient partir en pause déjeuner. Pas grave : en tant que tippeuse, j’ai déjà moult objets signés et les 2 tomes du blog avec les goodies du crowdfunding, ainsi que le tableau d’Electrocute. Donc je n’avais pas prévu de leur demander une autre signature, vu qu’il y a toujours la queue à leur stand. Là, je peux sans piétiner dire bonjour et acheter les nouvelles figurines de Fëanor et Fleya.

 

Je retrouve mon chemin. Alan Davis est en pause déjeuner, d’après le panneau à sa table. Je vais donc voir Bob McLeod, qui a quelques clients mais pas la foule. Joie : il a des mini-artbooks couleur, « Art of Bob McLeod vol 2 », qui contiennent divers croquis et dessins commentés, dont la couverture variante du numéro de lancement des Nouveaux Mutants dont la version print me faisait de l’oeil (mais je n’ai plus guère de place sur les murs). Va pour le portfolio, qu’il me signe cordialement. Je lui glisse que j’ai de très bons souvenirs des Nouveaux Mutants, on se serre la main. Il vend aussi quelques prints, mais c’est volumineux, et fait des croquis à la demande, mais je n’avais pas prévu assez de liquidités. Et il n’y a pas de distributeur de billets dans le pavillon 7, damned.

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Je reviens après un tour des stands divers : accessoires de cosplay, dessinateurs, youtubeurs (mon moment « mais qui c’est ça?), la DeLorean de Retour vers le Futur et des voitures de Transformers, acteurs (contente que ça m’ait passé : il y avait beaucoup de files d’attente et ça coûte toujours un bras).

Petite liste de noms notés :
– les spécialistes du latex moulé pour les cosplay, Pandorarts – ils organisent aussi des ateliers pour partager leur savoir-faire.
– ‎les macarons de Mon Macaron d’Amour en forme de Sailor Moon, Pikachu ou Harry Potter – bientôt disponibles dans le Marais?
– ‎les magnifiques grimoires antiques (enfin presque mais on s’y croirait) de Grimoires et Légendes – de quoi décorer vos bibliothèques ou accessoiriser un jeu de rôle.
– ‎les bestioles mignonnes dessinées par Lorene Barioz au stand Dragibuz.

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Enfin je reviens au stand d’Alan Davis, en train de dessiner pour un petit veinard une Rachel / Phoenix. Je ne suis pas la seule à la demander, bien qu’il ait dessiné à peu près tous les personnages de Marvel et même certains de D.C. Comics. Pas grave, la prochaine, ce sera « ma mienne ». Il me demande si je la veux avec ou sans ses tatouages. Je ne m’étais pas posée la question, j’opte pour sans : certes elle est moins reconnaissable ainsi, mais historiquement, ces marques sont celles qui lui ont été faites quand, dans le futur dystopique dont elle vient, elle était « chien de chasse » (Hellhound) et traquait les autres mutants pour le compte du gouvernement qui les exterminait. Je la préfère libre (oui je suis un poil trop investie dans un personnage dont je ne lis plus les aventures depuis 20 ans…).

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… En fait c’est la première fois que je demande une commission à un auteur de comics. Je me demande si John Byrne fait des conventions? Et dire que j’ai raté les Pini la semaine d’avant ;__;

Je refais un petit tour en ne reconnaissant pas la moitié des personnages, mais en ayant bien profité de mon petit tour au pays du wtf, celui où les fans rencontrent les artistes et où parfois les artistes eux-mêmes s’avèrent fans, où la créativité n’est pas bridée par le quotidien morose, où on se demande si Blanche-Neige a perdu une pantoufle de vair sur un escalator (en panne), bref, là où les doux dingues semblent plutôt plus sains d’esprit que le monde au dehors.

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Blanche-Neige a perdu sa pantoufle de vair?

*Sci-fi c’est le diminutif de Science-fiction.

Dommage qu’il y ait quelques ratés mercantiles de récupération au niveau de la restauration (non parce que le samoussa et les nems, comme spécialités japonaises, hein…) :

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Star Wars 8 : Les Derniers Jedi: ce que certains fans n’ont pas aimé

Après avoir vu le film, j’ai lu quelques articles (dont celui de Lady Butterfly, qui m’a donné l’envie de détailler plus certains points de vue) et découvert que certains fans ont détesté (et qui expliquent qu’ils trouvent que cet épisode est le pire de la série. Ils n’ont pas dû revoir les épisodes 1, 2 et 3 depuis longtemps…

Attention, spoilers détaillés derrière le lien :

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Cinéma : Star Wars 8 : les derniers Jedi

J’ai attendu un certain temps avant d’aller voir ce 8e opus (sans compter Rogue One) de la trilogie Star Wars. Enfin, la trilogie de trilogies. Plus un. Pour l’instant. Et m…

Bon, c’est une des raisons pour lesquelles je ne me suis pas précipitée en salle dès la sortie, en plus des préparatifs des fêtes et d’un emploi du temps chargé : les précédents opus et toute la surexploitation médiatique associée ont quelque peu érodé ma foi en Star Wars. Oui ok, quand je suis assise à regarder défiler les cieux étoilés au son de l’orchestre symphonique de John Williams, j’ai toujours l’impression de rentrer chez moi (et la larme qui monte à l’oeil).

Sauf que ces derniers temps, quand je rentrais « chez moi », j’avais du mal à reconnaître les lieux : ils avaient changé la déco en capharnaüm kitsch, c’était plein de dialogues niais, d’incohérences grosses comme Jabba le Hut (en images de synthèse en plus, bouiiiin!), et de personnages au mieux difficiles à aimer, et généralement insipides ou irritants (s’il n’y avait que Jar Jar Binks, mais même Anakin et les Jedis devenaient pénibles!). Et la Guerre des Clones, on l’a finalement vue dans la sequel Le Réveil de la Force, qui était un copier-coller d’Un Nouvel Espoir en moins bien, à mon avis.

Alors j’ai un peu traîné les pieds pour y aller. Comme pour le précédent, j’ai attendu mes congés de Noël. Par hasard, c’était le 27 décembre. 1er anniversaire de la disparation de Carrie Fisher, « our princess », Leia. Le matin même, avant d’aller voir le film, je lis ce tweet de Mark Hamill :

2017-12-27_Mark Hamill_twitter_Carrie

Alors bon, déjà, j’aborde le film avec un sentiment particulier, celui que ce sera le dernier que je verrai de Carrie Fisher, et un espoir qu’il soit à la hauteur, parce que sinon ce serait encore plus triste.

Spoiler : il l’est. En tout cas, à mes yeux.

L’attaque des spoilers

Elle commence ici. Parce que c’est un peu difficile de parler d’un film sans rien divulguer, vous en conviendrez. Comme la dernière fois, j’ai réussi à éviter tout spoiler avant de voir le film. Joie.

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Alors par où commencer?

D’abord, punaise que ça fait du bien de retrouver la connivence des vieux personnages! Ils ont réussi à ne pas me gâcher Luke Skywalker. Non parce que je suis sentimentalement attachée à ce personnage, moi. Mais à défaut d’être éternellement jeune et beau, il vieillit avec auto-dérision et une certaine grâce. Ce qui est déjà pas mal (on peut en dire autant de l’acteur). La Générale Leia Organa est top et a plusieurs belles scènes. Et comme c’est étrange, mais les pointes d’humour, quand elles viennent d’eux, paraissent tellement plus naturelles. Déjà parce qu’ils ont l’âge de se permettre d’être cynique et de se moquer des petits jeunes. Et puis ils avaient déjà ce petit côté « oui d’accord on mène un combat désespéré contre des forces supérieures en nombre, mais si en plus on doit faire la gueule, autant se flinguer tout de suite ». Et d’arriver à se balader avec désinvolture dans l’univers à l’époque totalement nouveau de George Lucas comme s’ils y avaient vraiment baroudé. Du coup, avec eux, j’ai vraiment l’impression d’être de retour à la maison.

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Rian Johnson a certes parsemé son film de clins d’oeil et de références aux précédents opus (et aussi à d’autres : le 5e Elément et Jurassic Park dans les scènes du casino, par exemple. Les Porgs font autant pensé à Plif le Hoojib qu’aux Tribbles de Star Trek qui s’installent partout, mais ils restent discrets). Mais il a une écriture plus organique (comme il le décrit lui-même : il faut que ça coule de source) que ses prédécesseurs, donc ça passe mieux. Il raconte une histoire, qui est un tissage d’histoires, dont certaines sont un peu délaissées faute de temps, mais qui arrivent en peu de temps à donner un peu de substance aux nouveaux personnages. Même si seuls les fans auront remarqué celui consistant à donner à Billie Lourd, la fille de Carrie Fisher, un rôle dans la Résistance avec même une coiffure inspirée de celle de Leia dans le premier film.

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Bon, je prédis à Rose d’être la nouvelle mascotte des fans geeks (surtout des filles et surtout de celles qui n’ont pas la plastique de Daisy Ridley), elle a le rôle parfait pour ça. Les autres ont enfin un peu plus de temps d’écran pour se développer. Rey m’agace toujours, surtout parce qu’avoir été élevée sur Jakku n’est pas une raison pour être malpolie : quand on démolit les murs d’une maison, on s’excuse! Sinon c’est la porte ouverte au côté obscur, hein. Le côté « gamin mal embouché » de la plupart des jeunes personnages m’agace (Rey, mais aussi Kylo Ren, Hux alias « le méchant de la famille Weasley »…). Je ne suis pas sûre que ce soit l’âge (le mien).

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Les images sont splendides. C’était finalement assez rarement le cas dans les précédents épisodes. Certes, il y a eu des plans emblématiques, celui d’ouverture sur le défilement du croiseur, les étendues glacées de Hoth, les déserts, etc… mais là, le dernier tiers en particulier est un festival de visuels à couper le souffle. Les scènes sur la planète où Luke s’est réfugié sont belles aussi, même si je me demandais ce qu’il faisait sur Caladan. Hein? Pas la bonne planète? Ah bon.

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Et puis l’esprit. Certes, cet épisode central de trilogie est, comme dans la première, le plus sombre : la Nouvelle République a été balayée, la Résistance est réduite à sa portion congrue, qui elle-même se voit mise à mal durant le film… On est à deux doigts de Rogue One (j’y reviendrai, je l’ai enfin vu durant mon vol de retour d’Osaka) dans le registre « Tu te tires une balle tout de suite ou tu attends la fin du film? ». Sauf que là, au moins, l’esprit de la Résistance survit dans l’idéalisme de Rose (même si son action d’éclat est très bête, on peut apprécier l’idée), dans les actions de Luke, et on en voit le résultat dans les images finales. Un nouvel espoir. On y revient. Tout comme l’esprit de la trilogie originelle est présent tout au long de ce film, ce qui n’était pas forcément le cas dans la « trilogie Anakin » ni dans les films qui ont suivi.

starwars-Luke

Finalement, c’est à moi que ce film a donné un nouvel espoir : celui que la franchise a encore de belles choses à nous donner, à condition d’être confiée à des gens qui ont du talent en plus d’aimer l’univers d’origine (même si ça va être dur sans Han, sans Leia…).

Idée cadeau (3) : les romans des auteurs auto-édités interviewés sur le blog

Je continue mes suggestions d’idées cadeaux avec l’évocation des sujets traités sur le blog cette année. J’ai particulièrement apprécié de pouvoir interviewer des auteurs s’étant lancés dans l’auto-édition, afin de partager leur expérience riche en enseignements : sur tous les aspects que doit prendre en charge l’auteur dans cette aventure, mais aussi sur leurs méthodes d’écriture, leurs influences.

Je ne dis pas ça parce que c’est publié sur mon blog, mais je suis super fière de ces articles 😉 (et je le dis sans m’en attribuer le mérite vu que ce sont leurs réponses qui en font l’intérêt).

En suivant les liens suivants, vous pouvez donc découvrir ces auteurs et leurs oeuvres. Allez donc voir si certaines feraient de bons cadeaux sous le sapin! (la plupart sont disponibles à la fois en format papier et électronique)

Therianthropia - mini-aventure

Fred Marty : Sherona, les chroniques de Gabriel : aventures fantastiques de héros au sortir de l’adolescence, teintées de légendes basques, soit dans notre monde, soit dans un monde fantastique
Megane Lopez : la benjamine a déjà écrit et auto-publié deux romans, l’un de fantastique urbain et l’autre d’aventures en Laponie.
Jeff Benoit : nouvelles fantastiques en auto-édition et également chez les Editions Secrètes
J.L. Treuveur : l’univers fantastique de Theriantropia, plein de dryades et autres créatures féériques, décliné en romans et en mini-aventure jeunesse
Olivier Saraja : nouvelles et novelas de science-fiction, anticipation et aventures occultes

 

Le fan-service du jour : Mark Hamill dans le Star Tours

Des fois, être fan, c’est décevant, parce que les stars ne sont que des êtres humains.

Et puis des fois, être fan, c’est du bonheur, parce que les êtres humains même célèbres peuvent faire des trucs sympas. (Même si parfois en service commandé. Et puis il y a la manière)

C’est le cas de Mark Hamill (si vous ne savez pas qui c’est => dehors), qui a fait hier une petite surprise aux passagers du Star Tours de Disneyland en Californie, à Anaheim (en banlieue de L.A.). Vidéo ici par un membre du personnel Disney :

https://platform.twitter.com/widgets.js 

J’adore les geeks en hyperventilation XD

J’en profite pour vous recommander le compte Twitter de Mark, @HamillHimself  , qui a un sens de l’humour fort divertissant. Et en plus il aime les chiens. Pour le nom du compte, il a pris celui-ci parce que le nom MarkHamill était déjà pris par un fan…

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Fan-fiction Dragonlance : L’appel des ténèbres (4/4)

Chapitre 4

Quelques mois à peine après son arrivée, les couloirs bruissaient d’agitation. En ce jour, une Epreuve aurait lieu. Habituellement, tous les apprentis, et sauf exception les Mages eux-mêmes, se souvenant de leur propre examen de passage, priaient chacun la lune de leur ordre de protéger celui qui risquait sa vie pour obtenir plus de pouvoir. Cette fois les paris circulaient à voix basse entre apprentis, et la plupart espéraient la défaite -la mort- du candidat. Cela n’étonnait plus Dalamar. Non plus que la présence insolite d’un étranger dans la Tour en un jour si spécial, où d’ordinaire l’accès en était plus protégé encore.

Le candidat de l’Epreuve du jour était le jeune homme en Robe Rouge qui avait accueilli, plutôt mal, Dalamar à son arrivée. L’elfe noir avait fini par comprendre d’une part que c’était Galathus qui aurait dû s’en charger, d’autre part que celui-ci s’était déchargé de sa tâche sur un apprenti en noir, Jalenth. Lequel, à son tour, peu enthousiaste à l’idée d’écarter les esprits gardiens du Bois de Wayreth, avait confié la corvée de ramener le nouveau au jeune homme en Robe Rouge. Il n’était pas étonnant dans ces conditions que celui-ci n’ait pas été aimable. Non qu’il le soit beaucoup plus au naturel, comme Dalamar avait ensuite eu l’occasion de le constater.

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Fan-fiction Dragonlance : L’appel des ténèbres (3/4)

Chapitre 3

Dalamar se tordit sur le sol en essayant de se redresser. Le paysage changeait autour de lui. Malgré sa douleur et les phosphènes qui dansaient devant ses yeux, il était sûr que ces sapins n’étaient pas là quand il avait perdu conscience, mi-dormant mi-assommé par le sang qu’il avait perdu. Et encore moins les yeux fantômatiques qui apparaissaient entre eux, flottant sinistrement dans la pénombre. Au moins il avait réussi à se débarasser de ceux qui l’avaient laissé en si piteux état. Ces Qualinesti ne se risqueraient plus à s’en prendre à un elfe noir sans prévoir de sort à la hauteur.

Une silhouette en robe rouge apparut à la limite de son champ de vision et Dalamar tourna brusquement la tête vers elle, pour le regretter immédiatement quand un haut-le-coeur menaça de terrasser. Son malaise s’apaisant, il releva les yeux vers le mage. Non, se reprit-il, l’apprenti. Il portait à son cou l’insigne que Talikath avait décrit comme étant celui des mages attendant de passer l’Epreuve. Ce n’était qu’un jeune homme mince, aux cheveux bruns, au visage creusé par la fatigue de longues heures d’études, qui l’observait sans aménité. Sa voix n’était guère plus qu’un murmure où pointait l’agacement.

 » Tu cherchais la Tour de Wayreth? Elle t’a trouvé. Suis-moi. »

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Fan-fiction Dragonlance : L’appel des ténèbres (2/4)

Chapitre 2

Jusque dans la nuit, le rire atroce tinta à ses oreilles. N’y tenant plus, il se leva pour marcher dans les jardins publics, essayant de chasser ce son de sa mémoire. La douceur de la nuit ne lui apporta guère la paix, car il ne put s’empêcher de repenser à Shalinar. Ses brûlures étaient en voie de guérison, mais il serait plongé dorénavant dans une nuit permanente. Les flammes en attaquant ses yeux l’avaient rendu aveugle, et personne n’avait rien pu y faire. Cela dépassait les capacités des mages du Silvanesti. Dalamar serra les poings. Si seulement il avait eu le pouvoir de neutraliser le mage noir avant qu’il lance son sort, s’il n’avait pas eu à l’attaquer avec sa simple épée, il aurait peut-être pu l’empêcher de rendre Shalinar invalide. Si Kerenthas n’avait pas tant attendu avant d’utiliser sa magie pour le contrer…

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Fan-fiction Dragonlance : L’appel des ténèbres (1/4)

Préambule : je songe à créer une catégorie « Contes de la crypte » pour ces vieilles fan-fictions ressorties de mes tiroirs… Néanmoins, en retrouvant celle-là, il m’a semblé qu’elle n’avait pas trop vieilli. Comme souvent mes fan-fictions, elle est centrée sur un personnage secondaire et ambigu : le mage noir Dalamar – qu’on rencontre, dans la série de romans principales de DragonLance, quand il est l’assistant d’un des personnages les plus intéressants : Raistlin. Je lui ai écrit des origines. L’avantage, c’est que vous n’avez pas besoin de déjà connaître l’univers de Dragonlance et ses personnages pour comprendre l’histoire, puisque j’y ré-introduis les concepts utiles. Retour vers le passé, à double titre…

Chapitre 1 :

Sur un geste de leur officier, les soldats elfes tirèrent leurs flèches sur le groupe de soldats qui traversait la passe. L’adresse des archers trouva les failles des armures noires, et la moitié des guerriers, y compris le commandant qui marchait à leur tête, s’effondrèrent avant de savoir ce qui leur arrivait. Bien entraînés, les survivants réagirent immédiatement et se dissimulèrent sous le moindre surplomb de roche. Un homme en robe noire resta seul au milieu de la passe, étendant les bras en psalmodiant des sons étranges. Les flèches ne l’atteignaient pas. A son signal, les soldats surgirent de leur abri, protégés par le bouclier magique, et se ruèrent à l’assaut des hauteurs où se dissimulaient les elfes.

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Auto-édition en questions (5) : Olivier Saraja

Je ne sais pas si vous appréciez autant que moi cette série d’interviews, mais personnellement, je découvre à chaque fois des expériences d’auteurs riches, avec des vécus très différents. Olivier Saraja est, pour l’instant, le plus expérimenté à accepter de répondre à mon questionnaire. Il avait déjà été édité hors fiction avant de se lancer dans l’auto-édition, et cela colore son approche très réfléchie et très professionnelle sur ce processus – qui se rapproche un peu de celle de Fred Marty. Cursus scientifique oblige? 😉 C’est aussi le premier interviewé à utiliser Tipee au lieu de se contenter de la vente « à la pièce ». Suivez le guide, il a, encore une fois, beaucoup à nous apprendre… 

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L’AUTEUR

1) Peux-tu te présenter en tant qu’auteur ?

Je m’appelle Olivier et dans le civil, je travaille pour l’industrie aéronautique, du côté de Toulouse. Après avoir exercé ma plume dans le domaine des jeux de rôle dans ma jeunesse puis dans la presse informatique lors de mon engagement pour le logiciel libre, je profite de ma maturité 😉 pour désormais me consacrer à la fiction. J’affectionne les genres de l’imaginaire, et côté écriture, surtout la science-fiction, l’anticipation, le fantastique. Des textes qui s’alimentent de la veille technologique que je mène au quotidien sur les sujets qui me passionnent. Les dernières années ont été très riches en progrès extraordinaires : l’exploration martienne, par exemple, mais aussi les découvertes fondamentales comme le boson de Higgs, la compréhension de notre univers, de ses limites, de sa structure. Plus localement, les progrès en matière de nanotechnologie, de bio-ingénierie, d’intelligence artificielle. Les inquiétudes quant au climat, la pollution, l’extinction massive de vies animales qui se profile… Tous ces sujets alimentent mon inspiration, le but n’étant pas seulement d’écrire des histoires, mais aussi et surtout d’interpeller, d’alerter et, indirectement, par la prise de conscience du microcosme fragile dans lequel nous vivons, de changer les habitudes et redonner de l’espoir.

2) Publies-tu sous ton vrai nom ? (tu n’es pas obligé de donner le vrai si c’est le cas;) )

Pourquoi se cacher ? Je suis fier de ce que j’écris et de la destination que je cherche à donner à mes textes. Je suis plus inquiet quand je vois des noms de plume farfelus ou américanisés à outrance qui s’emparent des réseaux sociaux dans des démarches marketing plutôt agressives.

3) As-tu aussi été édité dans le circuit traditionnel ?

Quelle est ta définition de circuit traditionnel ? Si c’est au format papier en collaboration avec un éditeur, oui. Côté jeux de rôle, j’ai été publié à plusieurs reprises par la défunte maison d’édition Oriflam. En tant que pigiste, j’ai été publié par Diamond Editions dans divers de leurs magazines consacrés à Linux et sa nébuleuse du Libre (Linux Magazine, Linux Pratique). Je suis également l’auteur d’un guide d’utilisation d’un logiciel libre de création d’images de synthèse chez Eyrolles. On peut donc dire qu’avant de m’investir dans la fiction, oui, j’ai pas mal travaillé avec des éditeurs, que j’ai tous trouvé formidables, d’ailleurs… Côté fiction, j’ai eu un coup de cœur pour Walrus, qui a publié un de mes titres et qui va prochainement proposer le second.

4) Si oui, en quoi est-ce différent d’après ton expérience ?

Ce n’est pas si différent, dans la mesure où même en auto-édition, par respect envers ses lecteurs, on se doit d’avoir une démarche professionnelle. D’avoir des textes bien fagotés. Impeccablement écrits. Exempts de coquilles ou, pire, de fautes d’orthographe ou de français. C’est le rôle de l’éditeur que de veiller à cette partie-là de notre travail, mais les auteurs autoédités ont appris à s’entourer de bêta-lecteurs, avec plus ou moins de bonheur. Là où la différence est notable, c’est qu’en auto-édition, le travail ne s’arrête pas à l’écriture. L’auteur doit souvent jongler avec plusieurs casquettes : mise en page, illustration, communication, marketing, représentation, vente, service après-vente… La liste est longue et demande beaucoup plus de résilience, d’abnégation et de… régularité.

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