Auto-édition en questions (3) : Jeff Benoit (Baâl, la Caisse, Edition Secrète…)

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L’AUTEUR

1) Peux-tu te présenter en tant qu’auteur?

Bonjour,

Je m’appelle Jeff Benoit, auteur normand de 43 ans essayant d’œuvrer dans la veine fantastique. J’écris tous les jours de 8 heures à 17 heures… Enfin, dans mes rêves les plus fous… En ce moment, c’est plutôt quand j’ai le temps, entre le temps que je consacre avec plaisir à ma famille, mon métier (je suis chef d’équipe en sécurité incendie dans l’hôpital de ma ville), le golf, la lecture, le visionnage de films/séries en tout genre.

2) Publies-tu sous ton vrai nom? (tu n’es pas obligé de donner le vrai si c’est le cas ;))

Je publie sous mon surnom, mon nom complet étant Jean-François BENOIT.

(NDLR : sur Kobo, cherchez JF Benoit)

3) As-tu aussi été édité dans le circuit traditionnel?

Tout à fait. Deux de mes nouvelles ont été sélectionnées pour figurer dans deux recueils de nouvelles des Editions Secrètes : les recueils « Horrible Monde » et « Edition secrète », disponibles à peu près partout en numérique (Amazon, Kobo,…).

4) Si oui, en quoi est-ce différent d’après ton expérience?

Dans le circuit traditionnel, vous n’avez pas à vous soucier de la correction, la mise en page, la couverture, étant donné que l’éditeur gère tout ça. Pour mes deux nouvelles publiées traditionnellement, je n’ai fait que de la promotion sur les réseaux sociaux.

En autoédition, c’est tout le contraire. Il faut tout gérer : la correction, la couverture, la création de la couverture, du livre électronique, de l’impression à la demande, de la promotion, de la vente,… C’est chronophage, fatiguant, stressant. Il faut être solide pour mener un projet à bien par ce biais.

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LES OEUVRES

1) Quelles sont tes œuvres auto-éditées ?

J’ai auto-éditées deux nouvelles : « La caisse » et « Bâal », deux récits fantastiques.

2) Pour quelles raisons avoir choisi l’autoédition?

J’ai choisi l’autoédition pour de mauvaises raisons : j’étais trop pressé de publier quelque chose, trop en recherche de reconnaissance. Je me suis trop bercé d’illusions. Et quand j’ai vu la somme de travail à abattre, j’ai bâclé le travail… Résultat : très peu de ventes, voire pas du tout, des textes qui ne me plaisent pas, mais que je ne renie pas pour autant. Ils font partie de ma vie d’auteur.

3) Dans quelle(s) catégorie(s) tu les situes? (fantastique, science-fiction, polar, romance…)

« La caisse » est  une nouvelle dans le genre fantastique. Quant à « Bâal », c’est plutôt un thriller.

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Auto-édition en questions (2) : Megane Lopez (Comme un battement de coeur, Le voyage des élus)

On se retrouve pour le 2e opus de ce rendez-vous qui doit devenir mensuel. Aujourd’hui, c’est une jeune auteur de 23 ans, Megane Lopez, qui a répondu à mes questions sur son expérience de l’auto-édition.

Et là je me demande : mais qu’ai-je fait de ma vie? (j’ai « un peu plus » de 23 ans on va dire, et toujours rien de publié… même pas auto-édité).

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L’AUTEUR

1) Peux-tu te présenter en tant qu’auteur?

Bonjour, je m’appelle Megane Lopez, j’ai vingt-trois ans et j’aime écriture plus que tout au monde, c’est ma passion.

2) Publies-tu sous ton vrai nom? (tu n’es pas obligée de donner le vrai si c’est le cas)

Je publie effectivement sous mon vrai nom mais j’emploie également un nom de plume, Sam Olzy, pour certains de mes livres.

3) As-tu aussi été éditée dans le circuit traditionnel?

Non je n’ai pas été éditée.

 

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Luah, la mascotte du blog de Megane

LES OEUVRES

1) Quelles sont tes œuvres auto-éditées?

J’ai publié deux œuvres en auto-édition :

Comme un battement de cœur

Voici le synopsis : Lena se rend à une fête dans un entrepôt de la ville. Le lendemain matin, son appartement est occupé par une jeune fille qui lui ressemble étrangement. Cette mauvaise surprise devient un véritable cauchemar lorsque plus personne ne la reconnaît. Entre réalité et fiction, son esprit va devoir repousser les limites de l’entendement. Parviendra-t-elle à lever le voile sur ce mystère ?

Le voyage des élus : sous les étoiles de Laponie

Voici le synopsis : Dans la province de Laponie, Elléa, une petite fille du peuple sàmi admire les aurores boréales avec son ami Nils, un renne un peu particulier. Guidés par les forces et les esprits mystiques de la nature, ils vont connaître ensemble la plus grande aventure de leur vie. Elle leur permettra d’atteindre le village du Père Noël et de percer les mystères des terres sacrées. Leur voyage extraordinaire va les mener au-delà de leur imagination et bien plus encore…

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Auto-édition en questions (1) : Fred Marty (Sherona, les chroniques de Gabriel)

J’entame ce que j’espère être une série d’interviews d’auteurs qui ont choisi l’auto-édition. A tout seigneur tout honneur, puisque c’est en lisant les avancées des différentes phases d’écriture de Fred Marty sur Twitter que m’est venue l’idée de recueillir et partager les expériences de ces auteurs dans la jungle périlleuse de l’auto-édition. Il a gentiment accepté de répondre à mes (nombreuses) questions.

Et ça tombe d’autant mieux que j’ai tellement tardé à mettre en forme et publier cet article, que cette semaine sortait son nouveau roman, le tome 2 des Chroniques de Gabriel. On va dire que c’était fait exprès.

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L’AUTEUR

1) Peux-tu te présenter en tant qu’auteur?

Auteur de 40 ans, j’ai été biberonné très tôt aux littératures de l’imaginaire en commençant par le jeu de rôle et les livres dont vous êtes le héros. Je m’y suis mis dès mes 8 ans et j’y joue encore aujourd’hui. J’ai été très majoritairement Maître de Jeu (Œil Noir, Terres de Légende, Donjons & Dragons, INS/MV*…) donc je crée des histoires depuis très longtemps, sous une forme interactive où il est surtout important de savoir rester cohérent quelles que soient les idées tordues des joueurs.
Cela conditionne aujourd’hui ma manière d’écrire des romans où je définis les personnages, l’endroit où je veux les amener, mais où je me laisse porter sur le chemin à parcourir en les « écoutant ». Du coup, je me vois presque plus comme un scénariste que comme un romancier
😉

En parallèle du JDR, j’ai énormément lu de Fantasy qui reste mon registre préféré. Les auteurs marquants pour moi sont David Eddings (la Belgariade et la Mallorée), Margareth Weis & Tracy Hickman (DragonLance, le cycle des portes de la Mort), Terry Pratchett et Neil Gaiman. De grands récits d’aventure aux personnages forts et nombreux, je suis fasciné par les groupes de personnages et les possibilités sans fin qui surviennent en les laissant interagir entre eux.

2) Publies-tu sous ton vrai nom?

J’ai longuement hésité parce que je voulais publier sous mon vrai nom à la base, mais j’ai choisi un pseudo. C’est pour faire une séparation entre ma vie pro d’informaticien et ma vie d’écrivain (où est aussi mon compte Twitter perso).

C’est assez facile de me reconnaître, pour ceux qui me connaissent IRL, le seul objectif est de dire :

* recherche Google sur mon vrai nom => résultats Viadeo, LinkedIn, informatique

* recherche sur mon nom de plume => mon site web, Babelio et les chroniques des blogueuses sur mes livres (modulo les homonymes, je n’avais pas vérifié au préalable :p)

3) As-tu aussi été édité dans le circuit traditionnel?

Non et je n’ai pas essayé avant ces romans en fait. J’ai eu beaucoup de mal à virer tous les blocages qui m’empêchaient d’écrire mon premier roman et je craignais beaucoup de perdre la main sur mon projet en le soumettant à des maisons d’édition. Déjà, parce que le délai de réponse est très important, très souvent négatif, et j’aurai eu l’impression de ne pas être allé au bout de mon idée.

Du coup, j’avais choisi l’auto-édition très tôt pendant l’écriture. A force de parler sur Twitter, j’ai appris beaucoup de choses sur le monde du livre qui me conforte dans l’idée de me faire mes expériences et de m’aguerrir tout seul en premier lieu. Un peu comme une recherche d’emploi informatique : j’avais un CV vierge, sans expérience, ni formation. Envoyer des candidatures spontanées à Microsoft / Google / Apple, c’est mignon, mais ça a très peu de chances de marcher(et on est hyper nombreux à le faire).

Pas la peine de s’illusionner à cause du mec sur 10 000 qui y arrive. Donc, je me crée mes expériences pro tout seul 😉 Comme ça, je sais ce dont je suis capable sur la conception d’un livre (écriture, correction, couverture, mise en page, impression, diffusion, marketing, etc…). Je connais mes capacités propres et je sais aussi où il est préférable de rémunérer un pro. J’apprécierai d’autant plus le service pro d’une maison d’édition que je sais ce que je peux faire seul. Après tout, je paye ce service cher en réduisant fortement mes droits d’auteur. Il faut que la relation pro soit équilibrée et saine, ni moi qui supplie d’être édité, ni qui fais ma diva en réclamant les à valoir de JK Rowling 😉

Mon objectif est d’être hybride, avec des titres en auto-édité et des titres en maison d’édition. Par exemple, j’ai écrit un livre dont vous êtes le héros qui a été soumis à une maison qui en cherchait spécifiquement. Si je file ma métaphore de la recherche d’emploi, je réponds à une annonce, je ne fais pas une candidature spontanée. C’est très différent dans l’approche.

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Exposition : Jodorowski’s Dune à la French Paper Gallery

La French Paper Gallery, près du musée des Arts et Métiers est spécialisée dans le « geek art ». A l’occasion de la sortie du DVD du documentaire sur l’adaptation jamais achevée du Dune de Frank Herbert par Alejandro Jodorowski, il était logique qu’ils consacrent une brève (une semaine) exposition à ce monument de la science-fiction.

Au menu : les illustrations et esquisses réalisées par H.R. Giger pour définir les concepts visuels de Giedi Prime, la planète des Harkonnen – ça lui allait bien… et ce n’est pas pour tous les yeux. Les images sont accompagnées d’explications de l’auteur, à la fois sur les circonstances de la création (on sent qu’il a peu apprécié la maigre rétribution au vu du budget colossal prévu pour le film, et le traitement cavalier de son art). Des documents – affiches prévues pour promouvoir le film, etc.

Le gros de l’exposition était consacré à des tableaux et dessins réalisés tout exprès par des illustrateurs contemporains, et qui sont également reproduits dans le livret de l’édition collector du DVD. Je salue l’initiative, mais clairement certains ont été plus inspirés que d’autres. Déjà, et en particulier (mais pas que) chez les français, beaucoup avouent n’avoir jamais lu Dune. Comme ça, cash, sans honte. L’hommage en mode YOLO. Au mieux ils connaissent le film de David Lynch, et au pire ils ont seulement entendu parler du projet de Jodorowski – sans doute parce que celui-ci est aussi scénariste de BD, et parce que Moebius était impliqué dans le projet. Alors pour cirer les pompes de Jodorowski, ça y va, mais pour la pertinence derrière des oeuvres, on y perd… car certains font plus dans l’hommage à Moebius ou à l’Incal.

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Reverend Mother Helen Gaïus Mohiam par Guy Davis

Heureusement, il y a aussi ceux qui non seulement ont lu Dune, mais qui ont été autant marqués que moi par cette lecture. Ce qui donne entre autres cette très impressionnante Révérende Mère Helen Gaius Mohiam présentant la Boîte à Paul Atreides, par Guy Davis. Un baron Harkonnen répugnant par Ladrönn. Un ver issant sur fond de désert rougeoyant signé Bill Sienkewicz (que j’avais découvert quand il travaillait chez Marvel, notamment sur les Nouveaux Mutants et Elektra). Une belle affiche de ce qu’aurait pu être le film par Antoine Carrion. Et une évocatrice Sainte Alia du Couteau par David Mack (qui a lui aussi travaillé sur Daredevil chez Marvel, mais dont l’oeuvre phare est plutôt Kabuki), dont j’aurais bien acheté un tirage sauf qu’ils ne vendaient que l’original, à 5000 Eur. Gloups.
Heureusement, comme je n’étais pas la seule à me montrer intéressée, un tirage en édition limitée de print à 35 Eur a été éditée.

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Sainte Alia du Couteau par David Mack

De toute façon, si on en est aux opinions hérétiques (de Dune), je fais partie de ceux assez contents que le film ne se soit pas fait. Déjà parce que embaucher Dali comme acteur, à prix d’or de surcroît, méritait au minimum un naufrage. Et j’ai bien décelé des influences du projet sur des oeuvres ultérieures de Jodorowski, mais assez pour préférer qu’il les aient gardées dans ses travaux à lui.

Vendrediff de l’Avent

Vendrediff, ce sont les rediff du vendredi. Parce que c’est la fin de l’année, l’heure est aux rétrospectives et aux courses aux cadeaux. Et autant vous renvoyer vers les articles que vous avez peut-être raté.

Ici en particulier, plutôt que me répéter en me créant un marronnier, j’avais l’an dernier floodé mes lecteurs doublé mes articles habituels d’un « calendrier de l’Avent des idées de cadeaux« . La plupart sont encore valables, en tout cas dans les thèmes :

Geek geek2

avent_sw_coloriage

(vus cette année dans les livres de coloriage pour adultes : Harry Potter / Les Animaux Fantastiques – chez WH Smith notamment -, et le disque-monde de Terry Pratchett illustré par Paul Kidby, aux toujours excellentes éditions l’Atalante)

Cocooning Cocooning2 Cocooning3 (vue que cette année encore, les marques redoublent d’idées)

BD (pour les fans de chat); BD2 (pour les stagiaires exploités); BD3 (pour tout ceux qui veulent comprendre pourquoi il y a des stagiaires exploités)

yatuu

Papetophile

Arts créatifs

Pour avoir des cadeaux vraiment personnalisés, rien de tel que les artisans qu’on peut maintenant contacter en ligne! Pour parler de deux personnes dont j’ai vu et apprécié le travail :

Le Tanuki, qui réalise des étoles, trousses, cartes postales d’inspiration japonaises, ainsi que des stickers à motif geek. Le plus? Elle peut aussi décliner les motifs suivant vos lubies. Par exemple, à ma demande, elle a adapté son motif de kitsune (le renard magique japonais, également emblème de Babymetal) en transfert pour T-shirt pailleté flashy (ma photo est pourrie, mais c’est juste la photo :o) :

kitsune tanuki tshirt

Ou en sticker pour téléphone :

tanuki_carte_portable

Elle m’a aussi créé un fort joli logo, que, grande procrastinatrice devant l’éternelle (Bastet?), je n’ai pas encore pris le temps de mettre en ligne pour customiser mon blog… Oups! ^^ Vous le découvrirez donc un autre jour (parce que bon, il mérite bien un article pour lui tout seul!). N’hésitez donc pas à la contacter directement.

Dans un style différent, Croc’Odile Créations fabrique à la main des sacs à main en skaï, avec une grande variété. Et comme le Tanuki, elle peut adapter ses créations à vos souhaits de couleurs, matières, motifs… Découvrez ses créations sur sa page Facebook, ou dans les marchés créatifs en région parisienne où elle est de plus en plus présente.

crocodile_sac papillon

Sac et pochette Papillon

Bonnes oeuvres

Après le Galactic Pingouin de l’an dernier, la peluche de cette année vendue par Sephora au profit de l’association Toutes à l’école est Mister Carotte. Et si vous voulez faire une double bonne action, après l’avoir acheté, offrez-le donc par exemple à l’association Main dans la Main, qui oeuvre à améliorer le quotidien des enfants hospitalisés.

Exposition Didier Graffet: Effluvium par Daniel Maghen – Espace Commines

J’ai découvert le travail de Didier Graffet en couverture de l’excellente série de romans de la Compagnie Noire par Glen Cook, aux éditions l’Atalante (excellentes aussi). Je fais partie des 12 personnes en France imperméable à Games of Thrones, mais apparemment c’est aussi lui qui illustre leur édition française. Je ne sais plus comment j’ai appris que cette brève  exposition aurait lieu, sans doute via une des librairies fantastiques que je suis sur les réseaux sociaux. Mais c’était une bonne occasion de voir des originaux.

Didier Graffet excelle dans le steampunk (genre réinventant le passé récent si la science avait favorisé la vapeur au lieu de l’électricité), ayant manifestement un goût prononcé pour les navires (volants), les grosses machineries et l’architecture 1900. Son sens du détail y fait merveille, rendant crédible des scènes fantastiques d’affrontements quasi-mythologiques. La  plupart des tableaux exposés sont des acryliques sur bois. En vrai et en grand format, c’est encore plus bluffant qu’en reproduction.

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(D’habitude je ne mets pas de gros tag moche en travers de mes photos, juste un petit en marge, mais là j’ai un peu peur que l’artiste ne se fasse piquer ses oeuvres. Parce que même en petit format, elles dépotent. Donc j’ai pris les devants).

Sont aussi exposées 3 maquettes, dont une du Nautilus du Capitaine Nemo, où le socle est lui aussi une oeuvre d’art. Une voiture volante et une grosse loco victorienne, ainsi que leurs plans, complétaient l’îlot central.

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Mais j’avoue avoir craqué pour la dernière pièce, un peu cachée sous la galerie, Troie, qui n’est pas une peinture mais un vitrail peint rétro-éclairé (co-réalisé avec la vitrailliste Emmanuelle Andrieux Lefèvre). Jugez ci-dessous. Elle évoque plus l’Art Nouveau, pour le coup. Je peux lancer un financement participatif pour me le faire offrir? 6 000 Eur, pas chère l’applique murale.

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L’exposition ne durait que jusqu’au 6 novembre, mais une partie tableaux (hors ceux vendus, et faute de place, sans doute pas tous en même temps) seront exposés à la galerie Daniel Maghen du 9 au 26 novembre. Les prix vont de 5 000 Euros pour les « petits » (qui font déjà 2-3 feuilles A4) à 30 000 Euros pour les plus grands (100x130cm). Il n’y a pas de catalogue : après celui de l’exposition précédente il y a 2 ans (De Vapeur et d’Acier), la galerie Daniel Maghen a préféré plancher sur un artbook qui devrait sortir en 2017. En revanche, il y a des affiches cartonnées à 20 Eur (deux modèles), et un carton d’invitation très beau.

Pour ceux qui l’ignorent, la galerie Daniel Maghen s’est spécialisée dans la vente et l’exposition d’artistes issus de la bande dessinée et de l’illustration. Il y a fort fort longtemps, j’avais acquis une très jolie fée de Béatrice Tillier en lithographie, signée en leurs locaux.

Informations pratiques :
Exposition Didier Graffet du 9 au 26 novembre
Galerie Daniel Maghen
47 quai des Grands Augustins (M) Saint-Michel
Du Mardi au Samedi de 10h30 à 19h00

 

Concours Philippe Ebly : les résultats

Ta-daaa! Il est l’heure d’annoncer les gagnants de mon concours Nostalgeek pour faire gagner des tomes des séries de science-fiction pour ado de Philippe Ebly, devenues introuvables après avoir bercé les enfances de beaucoup. C’est un peu l’Ecole des Fans : vu qu’il y avait autant de participants que de romans à gagner, plutôt que de tirer au sort j’ai essayé de contenter tout le monde au mieux.

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Et les grands vainqueurs sont donc :

Les Conquérants de l’Impossible :

– L’éclair qui effaçait tout => Thierry Joffredo

– La grande peur de l’an 2117 => LadyButterfly

– L’ordinateur qui semait le désordre => Kik des Lectures de Kik

Les Évadés du Temps

– Volontaires pour l’inconnu=> Véro

– Objectif: nulle part => Mayia

 

Merci de m’envoyer vos coordonnées par MP sur Twitter ou Facebook, car apparemment l’adresse email que j’ai fournie a un « petit problème » (merci Orange…).

(en rappelant bien votre pseudo, pour ceux qui en ont un)

Ecole des fans

Concours Nostalgeek : la science-fiction YA de Philippe Ebly

Je combine cet épisode de Nostalgeek avec la 3e édition de l’opération : « Le 1er septembre, j’achète un livre de SFFFH francophone (3ème édition) » .

1er-septembre-2016

Je suppose qu’on est de nombreux lecteurs à avoir grandi avec la Bibliothèque Rose puis la Bibliothèque Verte des éditions Hachette. Avec les aventures de Oui-Oui, pour les débuts de lecture, puis Fantômette*, le Club des 5 (Michel Pagel en a même écrit une suite glaçante publiée cette année, « Le Club »), Langelot l’espion au visage trompeur de chérubin…

Étant depuis toujours plus attirée par les histoires extraordinaires que celles censées me rappeler mon quotidien **, j’ai vite découvert les séries de fantastique et de science-fiction jeunesse d’un auteur belge, Philippe Ebly.

J’en suivais deux en particulier :

Les Conquérants de l’Impossible

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Serge, le blond, fils d’un scientifique dont un ami qui  les héberge découvre par hasard un moyen de voyager dans le temps. Son premier voyage, involontaire, en Rome Antique, était comme une balade dans un volume de « La vie quotidienne au temps […] » insérez ici l’époque choisie.

On le découvre flanqué de Xolotl, un jeune Indien du Mexique adopté par son père. Dans un autre roman, ils ramènent du Moyen Âge Thibaut, fils de châtelain – qui est « ramené » du passé en quelque sorte par décongélation de l’azote liquide dans lequel il était tombé. Hibernatus en jeune.

Tardivement, Serge et sa bande rencontrent dans le futur la jolie Souhi, voyageuse temporelle également, mais venue d’un lointain futur. Les circonstances l’empêchent de rentrer chez elle, et plutôt que de rester à l’époque où ils se rencontrent, qui est en pleine régression barbare, elle rentre avec eux à notre époque. Elle rejoint l’équipe de voyageurs, se révélant un allié de choix, à l’instar de Laureline dans las aventures de Valérian.

Une touche de féminité bienvenue, parce que rétrospectivement, c’est vrai que ces romans laissaient peu de place aux personnages féminins… On en croisait bien quelques uns, plutôt positifs, mais jusqu’à Souhi, c’était des personnages secondaires.

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Post-scriptum : libraire de ma jeunesse

Je vous parlais brièvement mardi de la libraire qui tenait la librairie spécialisée dans le fantastique que je fréquentais ado à Toulouse, Ailleurs. On n’était pas très proches (je me suis arrangée mais je suis plutôt ours quand je ne suis pas hamster…), mais j’appréciais sa boutique, le fait qu’elle essaie de mettre en avant ses coups de coeurs, de personnaliser ses conseils. Le genre de libraire qui vous donne envie d’aller acheter en librairie. C’est bien après, en y repensant, que j’ai découvert son nom, Cathy Martin, en voyant qu’en 2011, elle avait eu les honneurs du dossier Libraire du site Actusf. Vous pouvez donc lire sa très instructive et drôle interview sur son métier ici :

http://www.actusf.com/spip/Dossier-Libraire-Album-a-Toulouse.html

Bonne nouvelle (?) : cela fait longtemps que je n’ai plus l’occasion de retourner à Toulouse, mais si j’ai bien compris, ce n’est plus Album qui est à la barre, et la librairie Bédéciné a retrouvé son nom et son enseigne.

Et Cathy y officie encore, si j’en crois le blog de la librairie :

Avec le dernier Roman du Disque-Monde, Du Bonus chez Bédéciné

Bon, moi je faisais partie des clients anonymes, n’étant guère causante à l’époque, mais je voulais lui tirer mon chapeau ainsi qu’à l’équipe de Bédéciné (que je fréquentais aussi). Gràce à eux, le paysage culturel Toulousain est resté fantastique.

Tant que je suis dans les considérations sur les métiers du livre :

Non à la précarité des correcteurs dans l’édition : signez la pétition sur http://correcteurs-wesign.it/fr via @wesignit

Nostalgeek : fan de Star Wars, certes, mais lequel? (2)

(première partie ici)

J’ai aussi lu quelques uns des romans de l’Univers Étendu, pas beaucoup, mais ceux qu’il fallait, si je puis dire: essentiellement la trilogie Thrawn, écrits par Timothy Zahn (récemment rééditée en un volume, et qui avaient fait l’objet d’une belle adaptation en BD dessinée par le français Olivier Vatinen, dessinateur d’Aquablue). Ces romans ont été, durant presque 20 ans, la suite officielle des films. Jusqu’à ce que Lucas vende son oeuvre et son âme à Disney. Elle met en scène nos héros peu après la chute de l’Empire, dans les années frustrantes où les combattants de la liberté essaient de mettre en place une Nouvelle République en lieu et place de la dictature.

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L’empire étant vaste, il reste des poches de résistance contre la Nouvelle République, des armadas entières même, et la plus dangereuse est commandée par le Grand Amiral Thrawn. Un méchant éminemment réussi, autrement plus original et intéressant que le Voldemort du pauvre du Réveil de la Force. Un Amiral intelligent, qui par exemple, étudie la culture des peuples pour les vaincre. Un Machiavel à la peau bleue. Un équivalent galactique du Patricien d’Ankh-Morpork, le tyran du Disque-Monde inventé par Terry Pratchett. Franchement, il avait autrement plus de panache et exsudait une menace bien plus glaçante que Kylo « Biactol » Ren ou que son maître.

Il est à noter que cette série de romans amenait également à Luke une compagne à sa hauteur, en la personne de Mara Jade, dite la Main de l’Empereur. Une jeune femme formée à l’usage du Côté Obscur de la Force, qui exécutait des tâches (et des gens) pour le compte de l’Empereur de façon secrète. Jusqu’à ce que Luke Skywalker retourne Dath Vader contre l’Empereur et qu’elle perde ainsi son mentor. Elle s’était reconvertie dans la contrebande, où ses talents de combattante étaient bien utiles. Après des débuts houleux, elle et Luke ont formé un couple solide.

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Mara Jade par Carlos Ezquerra

L’annonce que la nouvelle suite officielle ne suivrait pas les livres a entraîné une vague de protestations, notamment parce qu’elle renvoyait au néant Mara Jade, devenu un personnage fétiche pour beaucoup, aussi importante que ceux des films (pour vous dire : même moi je l’aimais bien, malgré mon gros béguin pour Luke à l’époque où j’ai lu la trilogie – il y a prescription, j’étais jeune).

C’est peut-être pour ça que je trouve Rey un peu fade.

Heureusement, malgré la sortie du nouvel opus filmé, la trilogie Thrawn est récemment ressortie en un seul gros volume chez Pocket dans la collection « Star Wars – Légendes – L’intégrale ».
L’intégrale, Tomes 7-9 : La croisade noire du Jedi fou

Le comics dont est tiré le dessin ci-dessus est également paru en français aux éditions Delcourt, dans la collection Légendes : le côté obscur (tome 6).

Une bonne occasion pour vous de découvrir des personnages devenus quasiment aussi importants, pour les fans de l’univers étendu, que ceux de trilogie d’origine.

Pour en savoir plus sur l’Univers Etendu des romans, dont je ne sais finalement pas grand-chose d’autre, je vous renvoie au dossier très complet que mon confrère Lost in Chapter 13 lui a consacré :

L’Univers Etendu de Star Wars, 1e partie 

L’Univers Etendu de Star Wars, 2e partie