Lecture : Actors Anonymous, de James Franco

Acteur, réalisateur, monteur, poète et écrivain, James Franco semble avoir décidé de pousser à l’extrême le cliché de l’acteur multi-casquettes. Tiens, je ne crois pas qu’il se soit essayé à la musique?

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L’auteur

Pour être tout à fait honnête, loin de faire partie de ses fans, je le trouve plutôt agaçant. Mais nous avons un point commun : il fait partie des quelques personnes encore plus obsédées que moi par River Phoenix. Quand il a tourné avec Gus Van Sant, il lui a demandé de visionner les rushs de My Own Private Idaho. En discutant avec lui, il a obtenu son accord pour tirer de ces heures de pellicule, non utilisées dans le film, deux longs métrages expérimentaux, dont l’un entièrement centré sur le personnage de River, Mike, et qu’il a baptisé My Own Private River (récemment projeté à la Cinémathèque de Paris dans le cadre de l’exposition Gus Van Sant, et avant ça, seulement montré dans diverses expositions. Des fans avaient lancé une pétition pour demander la sortie en DVD/Bluray, avant de découvrir que GVS y était opposé, et James Franco aussi). Il lui a aussi consacré un texte dans son recueil de poésies, « Directing Herbert White ». Et lorsque 2 auteurs demandent à des écrivains (dont lui, allez savoir ce qu’il fait là-dedans) de leur raconter leur premier « celebrity crush » (béguin pour une célébrité? Pas terrible comme traduction), c’est évidemment de River qu’il choisit de parler. Ce serait limite inquiétant s’il n’était pas mort.

Aussi, quand j’ai vu qu’il avait sorti un roman traitant des acteurs, je me doutais qu’il y mentionnerait River. Je ne me trompais pas : il y a carrément 4 poèmes parlant de lui dans un chapitre dédié. Cinq pages. Ça, c’est fait (je ne m’aventurerai pas à les commenter).

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Le roman

Le texte est bizarre : au lieu d’un roman classique, il s’agit d’un puzzle présenté sous la forme d’un guide de principes pour les apprentis acteurs, pour survivre à la machine à broyer les egos. Le narrateur évoque en seconde intention la volonté de partager avec le grand public ce qu’il a appris de la réalité des coulisses de Hollywood. Les chapitres portent chacun en titre un des principes édictés au début, qui dérivent apparemment de ceux des Alcooliques Anonymes. Ces chapitres racontent, souvent à la première personne, différents personnages et leurs histoires : une starlette, un acteur à succès, un loser en cure de désintoxication alcoolique…

La narration joue en permanence avec les a prioris du lecteur, qui peut y déceler, à tort ou à raison, des échos directs de la vie et la voix de Franco. A ce titre, les fragments sur l’acteur à succès qui profite de sa célébrité pour se trouver une (jeune) fan dans chaque -port- ville laissent songeur, quand on a eu vent de quelques rumeurs / débordements le concernant via la presse.

Il essaie de dégonfler les mythes autour de la machine à rêves d’Hollywood, et peut-être son propre melon. Le résultat est souvent glauque, parfois trash. Mais sans doute plus réaliste que les biographies aseptisées. Pour moi qui n’ait jamais trop fantasmé sur le quotidien des staaaars, rien de surprenant, sauf peut-être la mentalité de certains personnages. On pourra s’amuser à essayer de deviner si ses histoires sont celles de personnes réelles, et si oui qui. Mais sans être dans le milieu, je doute qu’on trouve ces clés de lecture là.

En conclusion

Un étrange objet littéraire, pas inintéressant, mais surtout pour qui s’intéresse à la psyché des gens de cinéma.

Informations pratiques :
Actors Anonymous
Auteur : James Franco
Editeur : Little A / New Harvest; Faber & Faber
(pas de version française pour l’instant)

Throwback Thursday Livresque #17 : un livre invisible (dont on ne parle pas assez)

Le Throwback Thursday Livresque est un rendez-vous littéraire organisé par BettieRose Books and Pin-up. Vous pouvez retrouver tous les liens des participant(e)s sur son blog. Chaque semaine, un thème est associé et le principe est de parler d’une lecture en rapport avec ce thème, un livre qui n’est pas dans l’actualité mais dont vous aviez envie de parler.

Comme Lost in Chapter 13 la semaine dernière, il s’agit cette semaine de ma première participation à ce rendez-vous. N’étant pas bloggueuse littéraire, je n’ai pas prévu de le faire régulièrement, mais en voyant le thème de cette semaine, c’était l’argument idéal pour rédiger un article qui me trottait en tête depuis un moment.

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Le livre : Mauvais génie, de Marianne Denicourt et Judith Perrignon

Ce tout petit volume, co-écrit par l’actrice Marianne Denicourt et la journaliste Judith Perrignon est idéal dans la catégorie du livre invisible, parce qu’en essayant de trouver plus d’informations pour écrire dessus, a posteriori, j’ai eu bien du mal à en trouver. Peu de critiques littéraires ou d’articles, et encore moins qui aient eu la curiosité de se renseigner auprès des auteurs, en dehors de celui-ci.

Désintérêt pour ce qui apparaît dans certaines critiques comme moins un objet littéraire qu’une vengeance qui aurait dû rester privée? Ou copinage qui leur fait garder le silence pour ne pas froisser le sujet du récit?

Si je me souviens bien, c’est l’un des rares livres pour lesquels je m’étais fendu d’un commentaire sur la Fnac, qui fut curieusement supprimé (ou jamais validé). Pourquoi, mystère.

Heureusement, Wikipédia en fait une petite mention dans la page de l’actrice, dans une rubrique « Polémique » :

Alertée par Juliette Binoche et estimant que Rois et Reine d’Arnaud Desplechin, son compagnon au début des années 1990, s’inspire largement de sa vie, Marianne Denicourt publie, en 2005, Mauvais génie, un livre coécrit avec la journaliste Judith Perrignon dans lequel elle lui reproche d’avoir exploité des éléments douloureux de sa vie privée et de leur vie commune. Elle le poursuit ensuite en justice, en 2006, lui réclamant 200 000 euros de dommages-intérêts, mais elle est déboutée le 3 avril 2006 par le tribunal. Celui-ci estime que l’œuvre de Desplechin, même si elle s’inspire largement de la personnalité et de l’histoire de Marianne Denicourt, voire de ses proches, constitue une œuvre de fiction non réductible à ces faits réels sans qu’il y ait « atteinte à la vie privée ». Par ailleurs, Marianne Denicourt n’est pas condamnée en retour, à la suite de la plainte du producteur, par le même tribunal qui considère que cette dernière a pu « souff[rir] de voir ces événements douloureux de sa vie privée utilisés par son ancien compagnon ».

L’histoire

Arnold Duplancher est un réalisateur adulé du microcosme parisien. Certes, ses films ne remplissent pas forcément les salles, mais en revanche, les critiques de cinéma lui réservent toujours un accueil de choix. Et quand un critique à un festival ne semble pas aimer son film, il fait l’objet d’une « explication » sur ce qu’il n’a pas compris de la grandeur du film en question, assiégé au bar du Martinez par Arnold et son producteur jusqu’à ce qu’il se soit rangé à leur avis.

Cela ne suffit pas à guérir les multiples névroses d’Arnold, et il vit notamment dans la paranoïa de la vengeance de plusieurs de ses anciens proches. Ils ont tous le même reproche à lui faire : les avoir manipulé et avoir pillé leur histoire personnelle pour en nourrir ses films. La dernière en date, c’est une ex-compagne, qui reconnaît dans son dernier scénario la mort tragique et accidentelle du père de son enfant, alors qu’elle était enceinte, et la maladie et la mort de son propre père. Elle n’est d’ailleurs pas la seule à y voir une ressemblance, puisque c’est par une amie actrice qui l’avait remarqué qu’elle a eu accès au script.

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Mon avis

J’ai lu ce roman quelques années après avoir assisté à une avant-première d’un autre film d’Arnaud Desplechin, « Esther Kahn », en présence du réalisateur, ainsi que je le raconte ici. Ni le film (dont la version souffrait de longueurs prétentieuses dont certaines n’avaient pas été coupées de la version courte), ni le réalisateur ne m’avaient fait grande impression. Aussi j’étais curieuse de lire enfin un témoignage qui changerait du monde merveilleux des bisounours du cinéma français où tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil, et surtout tu ne dis pas de mal des gens qui ont la cote auprès d’une certaine presse, sinon tu ne bosses plus jamais…

Je n’ai pas été déçue : le portrait est acerbe, drôle, et dresse un étonnant profil psychologique pathologique de créateur persuadé que son art l’autorise à tout. Je me suis étonnée que certains tombent à bras raccourcis sur Marianne Denicourt pour cela, puisque le personnage de créateur torturé est un poncif, et que Woody Allen en a fait la moitié de sa filmographie avec un grand succès auprès du même public germano-pratin. « Arnold Duplancher » n’est pas le seul à en prendre pour son grade, d’ailleurs : ce qui est montré en filigrane, c’est aussi tout le système de renvois d’ascenseurs de ce monde fermé, qui fait que quoi qu’il fasse, il n’est jamais réellement contredit parce qu’il sait quels fils tirer. Ce qui l’entretient dans ses manipulations perverses du malheur des autres.

Contrairement à certains critiques, je n’ai pas trouvé que cela manquait de style. C’est bref, certes, mais mordant, enlevé, et cela a au moins le mérite de lever un coin de voile sur un univers d’initiés. Et je comprends et partage son sentiment cathartique. Quand à savoir si c’est mesquin ou pas : elle a fait exactement la même chose qu’Arnaud Desplechin : transformer une histoire vraie en personnages de fiction. Si elle a déformé la réalité, je doute que ce soit plus que lui, et son livre est drôle et instructif, deux qualités qui font défaut au peu que j’ai vu des films de Desplechin (j’ai tenu la moitié d’un autre, si je me souviens). Je ne vois pas au nom de quoi elle aurait moins que lui le droit de le faire.

Comme le dit Marianne à la fin de l’article cité plus haut,

Peu importe que Mauvais génie soit lu ou non, qu’il incite à aller voir le film ou pas : je devais l’écrire pour les cinq personnes qu’Arnaud Desplechin a fait souffrir à dessein. Ce n’est pas un livre contre lui, c’est un livre “pour”. Pour résister et mettre en lumière un certain processus de création.

Pour finir, à un moment le personnage de Marianne, dans le livre, se demande si, finalement, « Arnold » ne l’a courtisée que parce qu’il avait entendu parler de son histoire et voulait en savoir plus pour se nourrir de cette douleur. Elle répond peut-être à une question que je me posais depuis longtemps : comment et pourquoi diable Desplechin avait-il choisi Summer Phoenix comme héroïne de son film? Elle n’avait eu que des rôles mineurs, ou secondaires dans des films obscurs. Il prétendait en interview l’avoir vu dans un film jamais sorti ici et très confidentiellement aux USA. Je soupçonnais qu’il voulait capitaliser sur son nom, mais après la lecture du roman, je me demande s’il n’espérait pas aussi tirer de la collaboration une nouvelle victime pour sa manie de s’inspirer des malheurs des autres.

Lecture / comics : The Wicked + the Divine

Je ne lis plus très souvent de comics, mais le pitch de celui-ci et sa chaude recommandation sur la page Facebook de la librairie Bédéciné via un article du cridutroll m’a intriguée. J’avoue, cette histoire de divinités revenant périodiquement sur Terre sous forme d’adolescents ou de jeunes gens charismatiques, pour être adulés 2 ans avant de devoir mourir et repartir pour un cycle, m’a fait songer à River Phoenix. Son image de sensibilité à fleur de peau et ses convictions (humanitaires et végétariennes) font que ses fans sont prompts, sinon à le déifier, du moins à transformer en figure messianique (aidés en cela par ce qui semblait être la volonté première de ses parents).

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Laura

Après lecture de ce premier tome traduit en français, néanmoins, c’est moins à lui qu’à mes plus récentes idoles adolescentes que j’ai pensé, en tout cas concernant les réactions des fans tels que dépeints dans le comics.

Citation :
« Nous sommes leur inspiration – autrement dit rien »

L’histoire

Laura, ado métisse londonienne banale (cad avec des cheveux bariolés et qui est en rébellion-mais-pas-trop contre ses darons), sort en douce pour aller assister, maquillée façon glam, à un concert d’Amaterasu, idole pop aussi jeune que son public moyen. Elle s’évanouit en fin d’un set intense passé au premier rang. Elle est réveillée en coulisses par Luci (diminutif de Lucifer bien sûr), autre jeune chanteuse, au look très reminiscent de David Bowie période Thin White Duke. Celle-ci l’emmène à une soirée où se retrouvent Amaterasu et 2 autres membres d’un groupe de 12 jeunes artistes à la mode, qui se fait appeler le Panthéon. Là, une journaliste spécialisée en religions les questionne sur leur prétendue nature divine, et les pouvoirs qu’ils prétendent avoir sans jamais les montrer. Plan comm’ gonflé, ou façon de se cacher en pleine lumière ?

Une tentative d’assassinat vient apporter une démonstration de la réponse…

Luci se retrouve accusée de meurtre, et Laura, seule, essaie de la disculper, en allant enquêter auprès des autres membres du Panthéon.

Ce volume raconte une histoire complète, mais on devine qu’il y a une suite.

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Luci

Mon opinion

Le comics abonde en références à la pop culture, que je vais supposer toutes voulues. J’ai déjà précisé que Luci était fortement inspirée de Bowie, c’est même souligné par la journaliste Cassandra dans le récit. Elle me rappelle aussi beaucoup Desire, de la série de comics de Neil Gaiman « Sandman ». Encore l’histoire d’un groupe d’immortels (les Endless), comics culte des années 90. Dans l’interview de l’auteur qui préface le livre, ils parlent du décès début 2016 de Bowie et de Prince, qui a lui aussi inspiré un des personnages.

Quelqu’un dit d’une des Déesses chanteuses, Tara (« fucking Tara ») qu’on ne sait pas si c’est celle de Buffy contre les vampires. Dans ce premier tome, on ne la rencontre pas, on n’en saura donc rien.

Le dessin, clair et très coloré, évoque autant le Londres des années glam que les comics des années 80. Je pense que j’achèterai aussi la suite, même si, de mon point de vue, le comics manque de personnage attachant (façon polie de dire que la moitié sont des têtes à claques). Ce qui est amusant quand je lis d’autres critiques de lecteurs qui soulignent au contraire qu’enfin dans ce comics ils peuvent s’identifier à tel ou tel personnage. Je dois être trop vieille.

Informations pratiques
Auteur : Kieron Gillen
Dessinateur : Jamie McKelvie
Editeur VF : Glénat
Editeur VO : Image Comics

Lundi Mon Tag : Autumn Book Tag

Tiens, encore un tag de June… (alors oui : je les case quand je peux. Du coup on n’est plus vraiment en automne. Encore un peu et je le postais à l’automne d’après. De toute façon, c’était ça ou rompre la trêve des confiseurs…)

TROUVEZ UNE COUVERTURE QUI VOUS FAIT PENSER À L’AUTOMNE.
dragonlance_automneDragons d’un crépuscule d’automne, de Weis et Hickman
Punaise, je n’avais pourtant pas repensé à Dragonlance depuis bien longtemps (enfin, depuis que j’avais posté cet article de blagues vieilles de 15 ans au bas mot…), mais autant pour certaines choses j’ai une imagination débridée, autant pour d’autres, je suis bassement littérale. Et c’est le seul qui m’est venu en tête.
Les 4 tomes principaux de cette série d’heroic fantasy inspirée d’un jeu de rôles, et qui en a inspiré un autre, avaient chacun le nom d’une saison. Pas forcément de rapport avec l’histoire, plutôt avec l’ambiance générale, si je me souviens.

UN LIVRE PARFAIT POUR LIRE AU COIN DU FEU.

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The Unadulterated Cat, Terry Pratchett.
Parmi les oeuvres les moins connues de Sir Terry, il y a ce petit volume où, en amoureux des chats, il décrypte leurs travers avec l’humour qu’on luit connaît. Ce n’est pas son meilleur travail, mais comme feel-good lecture, des chats par Pratchett… voilà quoi.

UN LIVRE QUE TU UTILISERAIS POUR ALLUMER LE FEU.

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The Vampire Armand, d’Anne Rice.

Là encore, je ne l’ai pas relu depuis longtemps (jamais relu du tout, en fait, depuis sa sortie). Mais je me souviens encore distinctement comment, en le finissant, alors que je suis contre la destruction des choses écrites, j’estimais qu’il faudrait n’en garder que 30 pages et arracher tout le reste pour le jeter au feu. C’est l’un des romans qu’a écrit Anne Rice pour expliquer le background  (la « origin story », si c’était des super-héros ) des personnages de sa saga Entretien avec un Vampire. Problème : cet opus ressemble plutôt à une mauvaise fan-fiction vaguement érotique, dont les relations sont  essentiellement de consentement douteux, de surcroît impliquant un mineur (Armand, alias Amadeo, alias Andrei, étant enlevé enfant à sa famille). Si c’était raconté comme un témoignage façon Syndrome de Stockholm, ça aurait pu être intéressant. Mais là, la relation entre Armand et son « initiateur », Marius, vampire de 1500 ans (soit 100 fois plus qu’Armand au moment où il l’achète dans un bordel après qu’il ait été enlevé de sa Russie natale) est présentée comme une grande histoire d’amour. Excusez-moi, j’ai un peu de vomi qui remonte rien que d’en reparler… Et la plupart de ses couillonnes de lectrices en parlaient de la même façon! Ah croyez-moi, E.L. James n’a décidément rien inventé avec ses 50 nuances de daube! (accessoirement, Armand, c’est mon personnage préféré des Chroniques des Vampires. Donc le premier qui y touche se prend un pieu dans la margoulette. Le dernier aussi. Capisce?)

UNE COUVERTURE AVEC DU BRUN COMME COULEUR PRINCIPALE OU DES FEUILLES SUR LA COUVERTURE.
Je n’en sais rien, j’écris ça dans le métro histoire de faire du stock parce que je n’ai plus le temps de bloguer comme je voudrais. Alors je n’ai pas ma bibliothèque sous le coude.

COMME QUAND VOUS GUÉRISSEZ APRÈS UNE LONGUE PÉRIODE PENDANT LAQUELLE VOUS AVEZ ÉTÉ ENRHUMÉ, UN LIVRE QUE VOUS ÉTIEZ CONTENT D’AVOIR FINI.
Je lutte encore avec, le roman Actors Anonymous de James Franco. Oui, l’acteur. C’est un roman, pas une autobiographie (quoique). Il faudra que je fasse un article dessus. Si je le finis. Et que je trouve le temps.

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UN FILM QUE VOUS AIMEZ REGARDER ENCORE ET ENCORE QUAND LE FROID REVIENT S’INSTALLER.
Un jour sans fin. Bill Murray, Andie McDowell, scénario et réalisation de Harold Ramis. En plus ça se passe en hiver sous la neige.

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QUELLE SÉRIE DE LIVRES AIMERIEZ-VOUS LIRE CET AUTOMNE ?
Ah ah ah…
J’aimerais déjà bien avoir le temps de finir UN livre, mais entre un boulot à plein temps et le mal de dos associé au fait de bosser sur un ordinateur ET d’essayer d’y tenir un blog sans être envahie de tags, quand je ne suis pas au taf, j’essaie de rester debout et de m’activer (et pour ça, PokemonGo est une bonne motivation).

UN LIVRE QUI VOUS FAIT VOYAGER.
Ben tous ceux que je choisis de lire, c’est un peu le principe des livres, non?
Je ne vais pas lire un livre sur le quotidien d’une consultante informatique qui fait des PowerPoint en mode Agile à longueur de journée, sinon il y aura  un incident voyageur de plus sur ma ligne… Elle est con cette question.

Voilà. J’en profite pour signaler, en suite à la réponse de l’avant-dernière question, qu’il est inutile de me tagger sur d’autres tags de lecteurs : primo je n’ai pas le temps de lire les quelques livres que j’achète encore, secundo ça m’agace de me rappeler que je n’ai pas le temps (même si une autre raison de ne plus lire autant est le manque de motivation parce que peu arrivent à me captiver), et je n’ai vraiment pas besoin de ça pour me mettre de mauvaise humeur, et tertio je n’ai pas non plus le temps d’écrire tous les articles que je veux écrire.

Du coup soyez soulagés, je ne taggerai personne ici non plus. Mais si le tag vous inspire, n’hésitez pas à le piquer.

Concours Philippe Ebly : les résultats

Ta-daaa! Il est l’heure d’annoncer les gagnants de mon concours Nostalgeek pour faire gagner des tomes des séries de science-fiction pour ado de Philippe Ebly, devenues introuvables après avoir bercé les enfances de beaucoup. C’est un peu l’Ecole des Fans : vu qu’il y avait autant de participants que de romans à gagner, plutôt que de tirer au sort j’ai essayé de contenter tout le monde au mieux.

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Et les grands vainqueurs sont donc :

Les Conquérants de l’Impossible :

– L’éclair qui effaçait tout => Thierry Joffredo

– La grande peur de l’an 2117 => LadyButterfly

– L’ordinateur qui semait le désordre => Kik des Lectures de Kik

Les Évadés du Temps

– Volontaires pour l’inconnu=> Véro

– Objectif: nulle part => Mayia

 

Merci de m’envoyer vos coordonnées par MP sur Twitter ou Facebook, car apparemment l’adresse email que j’ai fournie a un « petit problème » (merci Orange…).

(en rappelant bien votre pseudo, pour ceux qui en ont un)

Ecole des fans

Concours Nostalgeek : la science-fiction YA de Philippe Ebly

Je combine cet épisode de Nostalgeek avec la 3e édition de l’opération : « Le 1er septembre, j’achète un livre de SFFFH francophone (3ème édition) » .

1er-septembre-2016

Je suppose qu’on est de nombreux lecteurs à avoir grandi avec la Bibliothèque Rose puis la Bibliothèque Verte des éditions Hachette. Avec les aventures de Oui-Oui, pour les débuts de lecture, puis Fantômette*, le Club des 5 (Michel Pagel en a même écrit une suite glaçante publiée cette année, « Le Club »), Langelot l’espion au visage trompeur de chérubin…

Étant depuis toujours plus attirée par les histoires extraordinaires que celles censées me rappeler mon quotidien **, j’ai vite découvert les séries de fantastique et de science-fiction jeunesse d’un auteur belge, Philippe Ebly.

J’en suivais deux en particulier :

Les Conquérants de l’Impossible

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Serge, le blond, fils d’un scientifique dont un ami qui  les héberge découvre par hasard un moyen de voyager dans le temps. Son premier voyage, involontaire, en Rome Antique, était comme une balade dans un volume de « La vie quotidienne au temps […] » insérez ici l’époque choisie.

On le découvre flanqué de Xolotl, un jeune Indien du Mexique adopté par son père. Dans un autre roman, ils ramènent du Moyen Âge Thibaut, fils de châtelain – qui est « ramené » du passé en quelque sorte par décongélation de l’azote liquide dans lequel il était tombé. Hibernatus en jeune.

Tardivement, Serge et sa bande rencontrent dans le futur la jolie Souhi, voyageuse temporelle également, mais venue d’un lointain futur. Les circonstances l’empêchent de rentrer chez elle, et plutôt que de rester à l’époque où ils se rencontrent, qui est en pleine régression barbare, elle rentre avec eux à notre époque. Elle rejoint l’équipe de voyageurs, se révélant un allié de choix, à l’instar de Laureline dans las aventures de Valérian.

Une touche de féminité bienvenue, parce que rétrospectivement, c’est vrai que ces romans laissaient peu de place aux personnages féminins… On en croisait bien quelques uns, plutôt positifs, mais jusqu’à Souhi, c’était des personnages secondaires.

Lire la suite

Nostalgeek : une nouvelle de science-fiction perdue…

Dans ma jeunesse, j’ai lu énormément de science-fiction. Une courte nouvelle en particulier me revient en mémoire. Pas de la science-fiction à gros budget à coups de vaisseaux spatiaux et d’aliens gluants, c’était une histoire purement humaine, mais qui nécessitait un cadre SF pour fonctionner.

Une petite colonie humaine s’est installée sur une planète lointaine au climat particulier : une épaisse couverture nuageuse et pluvieuse dissimule en permanence le ciel aux colons. Un phénomène météorologique fait que celle-ci se dissipe en moyenne une fois tous les 7-8 ans. Ce sera cet après-midi. A l’école, la plupart des bambins étaient trop petits pour s’en souvenir. Comme souvent à cet âge, ils rivalisent d’inventions et de « Mon père, il dit que… » pour expliquer à quoi ça ressemble, le soleil. L’une d’entre eux est arrivée avec ses parents il y a seulement deux ou trois ans, et se souvient donc très bien, avec regret, de la sensation du soleil sur sa peau. Comme c’est l’âge bête, ses camarades s’offusquent de ce qu’elle en sait plus qu’eux, l’interprètent comme de la vantardise (excuse bien pratique pour justifier leur cruauté dûe à leur orgueil mal placé), et la querelle de cour d’école dégénère, ils l’enferment dans un placard.
La maîtresse n’a rien vu, elle rassemble les élèves dans la cour pour le grand événement : la pluie s’arrête, les nuages s’écartent… le ciel apparaît et au milieu le soleil, qui est bien comme l’a dit le nouveau, jaune, chaud et tellement agréable.
Ca dure le temps d’une éclipse, et puis les nuages reconquièrent les cieux. C’est reparti pour sept ans de pluie et de grisaille.

Et c’est seulement à ce moment que les gamins, coupables, se souviennent de leur camarade, qu’ils retrouvent en larmes au fond du placard sombre, privée de soleil.

Je me demande bien pourquoi je repense à cette histoire dont j’ai oublié l’auteur.

*regarde par la fenêtre*

Ah si, ça me revient.

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(une recherche dans Google m’apprend qu’il s’agit d’une nouvelle de Ray Bradbury, « Et l’été ne dura qu’un jour », disponible dans « L’heure H et autres nouvelles »

Lecture : Agnes Grey, par Anne Brontë (Challenge des 100 livres)

4e livre du challenge des 100 livres.

Agnes Grey est une jeune fille studieuse, élevée avec sa soeur aînée par leurs parents, un pasteur de milieu modeste, et sa femme, issue d’un milieu aisé mais qui a renoncé à la fortune de sa famille pour épouser l’homme qu’elle aimait. Quand un revers de fortune plonge la famille dans la dette, Agnes, désireuse également de découvrir le monde au-delà de leur village, trouve une place de gouvernante dans une famille bourgeoise. Hélas, cela ne se passe pas si bien que prévu, les jeunes enfants de la maisonnée étant mal élevés, et les parents ne donnant à Agnes aucun moyen de faire pression sur eux d’aucune sorte, contrariant même ses tentatives. Sa deuxième expérience est tout aussi frustrante concernant le peu de latitude qu’elle a pour défaire chez les deux jeunes filles à sa charge de fâcheuses inclinations déjà bien enracinées. Néanmoins, elle y fait la connaissance de Mr Weston, l’aide du pasteur local, auquel elle trouve, malgré un physique peu avenant, esprit et gentillesse, denrées rares dans son entourage.

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L’histoire commence sur ces mots :

Toute histoire vraie comporte un enseignement, même si ce trésor peut, dans certains cas, être difficile à découvrir, et si, une fois découvert, se révéler de si piètre grosseur que l’amande rabougrie et racornie compense à peine le mal qu’on s’est donné pour briser la coquille. Que cela s’applique ou non à mon histoire, je suis mal placée pour en juger. 

Je me suis également posé la question. La substantifique moëlle du roman, s’il y en a une, c’est que la tâche de gouvernante n’est pas aisée quand on tombe dans des familles où les enfants sont pourris gâtés par leurs parents, et que l’héroïne valeureuse et modeste se consume en silence pour un homme intelligent et plein de compassion qu’elle craint de voir séduit – purement par jeu et sadisme – par l’élève à qui elle essaie en vain d’inculquer quelques principes moraux. C’est un peu léger. Ca donne aussi un peu envie de bousculer tout le monde. Même si j’imagine que pour l’époque, c’était déjà bien que l’héroïne se prenne en main, trouve du travail et résiste vaillamment aux quolibets des nobles qui auraient pu l’écraser si elle s’était rebellée trop ouvertement.

Je suppose aussi que le roman a pour but l’éducation des jeunes filles, d’une façon ou d’une autre. Elle contient diverses considérations comme celle-ci, entre autres longues réflexions sur l’amour de Dieu et les valeurs morales dont tout un chacun devrait faire preuve :

Que ceux qui soient beaux soient reconnaissants, et fassent bon usage de leur beauté, comme de n’importe quel talent ; ceux qui en sont dépourvus, qu’ils se consolent et se passent d’elle aussi bien qu’ils le pourront.

Je commence à penser que la littérature anglaise non-contemporaine n’est pas pour moi. On sent que ça a été écrit à une époque où les gens n’avaient ni télé, ni internet, mais beaucoup de longues soirées d’hiver à occuper (et aussi de longues journées pluvieuses sans pouvoir sortir parce que c’est l’Angleterre), surtout dans les milieux aisés où les corvées étaient effectuées par des serviteurs. La narratrice s’adresse fréquemment au lecteur en se demandant s’il s’intéressera à ceci ou cela, tantôt l’avertissant qu’elle ne va pas lui épargner le menu détail d’un événement qui ne l’intéressera peut-être pas, tantôt lui disant au contraire qu’elle lui en fait l’économie. Et à chaque fois, je me disais « En fait ce serait bien de rester concentré sur le sujet, qui n’est déjà pas transcendant d’intérêt, au lieu de se perdre en commentaires hors-texte qui le délaient encore ».

Je ne peux pas dire que la lecture soit désagréable, le style est joli, un peu désuet, avec des mots dont on serait tenté de chercher la définition dans le dictionnaire (suffragant?) s’ils avaient une quelconque utilité de nos jours et dans nos contrées (apparemment c’est un adjoint de pasteur). Mais j’ai un peu de mal à me passionner pour ce genre de récit, car même sans en avoir lu beaucoup, j’ai une impression de déjà lu. Notamment quand la famille perd son investissement via un naufrage de navire de commerce (j’ai vu je ne sais plus quelle version de La Belle et la Bête récemment… Ah non, pardon, c’était Cendrillon!). En fait, je ne comprends pas pourquoi ce liste fait partie de la liste des 100? Il n’est pas un peu redondant avec les Jane Austen et les livres des autres soeurs Brontë?

J’avais choisi ce roman pour le challenge sur la base de la 4e de couverture, mais il s’avère que le passage décrit sans doute plus probablement un autre personnage (Mrs Murray pour être précise) que l’héroïne. Petit problème de traduction ? Car la narration est à la première personne et Agnes n’y déroge jamais.

Etat du challenge : 23/100

Nostalgeek : fan de Star Wars, certes, mais lequel? (2)

(première partie ici)

J’ai aussi lu quelques uns des romans de l’Univers Étendu, pas beaucoup, mais ceux qu’il fallait, si je puis dire: essentiellement la trilogie Thrawn, écrits par Timothy Zahn (récemment rééditée en un volume, et qui avaient fait l’objet d’une belle adaptation en BD dessinée par le français Olivier Vatinen, dessinateur d’Aquablue). Ces romans ont été, durant presque 20 ans, la suite officielle des films. Jusqu’à ce que Lucas vende son oeuvre et son âme à Disney. Elle met en scène nos héros peu après la chute de l’Empire, dans les années frustrantes où les combattants de la liberté essaient de mettre en place une Nouvelle République en lieu et place de la dictature.

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L’empire étant vaste, il reste des poches de résistance contre la Nouvelle République, des armadas entières même, et la plus dangereuse est commandée par le Grand Amiral Thrawn. Un méchant éminemment réussi, autrement plus original et intéressant que le Voldemort du pauvre du Réveil de la Force. Un Amiral intelligent, qui par exemple, étudie la culture des peuples pour les vaincre. Un Machiavel à la peau bleue. Un équivalent galactique du Patricien d’Ankh-Morpork, le tyran du Disque-Monde inventé par Terry Pratchett. Franchement, il avait autrement plus de panache et exsudait une menace bien plus glaçante que Kylo « Biactol » Ren ou que son maître.

Il est à noter que cette série de romans amenait également à Luke une compagne à sa hauteur, en la personne de Mara Jade, dite la Main de l’Empereur. Une jeune femme formée à l’usage du Côté Obscur de la Force, qui exécutait des tâches (et des gens) pour le compte de l’Empereur de façon secrète. Jusqu’à ce que Luke Skywalker retourne Dath Vader contre l’Empereur et qu’elle perde ainsi son mentor. Elle s’était reconvertie dans la contrebande, où ses talents de combattante étaient bien utiles. Après des débuts houleux, elle et Luke ont formé un couple solide.

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Mara Jade par Carlos Ezquerra

L’annonce que la nouvelle suite officielle ne suivrait pas les livres a entraîné une vague de protestations, notamment parce qu’elle renvoyait au néant Mara Jade, devenu un personnage fétiche pour beaucoup, aussi importante que ceux des films (pour vous dire : même moi je l’aimais bien, malgré mon gros béguin pour Luke à l’époque où j’ai lu la trilogie – il y a prescription, j’étais jeune).

C’est peut-être pour ça que je trouve Rey un peu fade.

Heureusement, malgré la sortie du nouvel opus filmé, la trilogie Thrawn est récemment ressortie en un seul gros volume chez Pocket dans la collection « Star Wars – Légendes – L’intégrale ».
L’intégrale, Tomes 7-9 : La croisade noire du Jedi fou

Le comics dont est tiré le dessin ci-dessus est également paru en français aux éditions Delcourt, dans la collection Légendes : le côté obscur (tome 6).

Une bonne occasion pour vous de découvrir des personnages devenus quasiment aussi importants, pour les fans de l’univers étendu, que ceux de trilogie d’origine.

Pour en savoir plus sur l’Univers Etendu des romans, dont je ne sais finalement pas grand-chose d’autre, je vous renvoie au dossier très complet que mon confrère Lost in Chapter 13 lui a consacré :

L’Univers Etendu de Star Wars, 1e partie 

L’Univers Etendu de Star Wars, 2e partie

Lecture : Charlie et la chocolaterie, par Roald Dahl  (Challenge des 100 livres)

3e livre du challenge des 100 livres.

Je me suis rendu compte en cherchant quel livre lire pour continuer ce challenge qu’en ce moment, je suis à la fois déprimée et hypocondriaque. Aussi, je n’ai aucune envie de lire des trucs tristes (même si ce sont des chefs d’oeuvres) à base de drames et de morts. Ça va singulièrement raccourcir la liste des livres de ce challenge que je compte lire, et au diable ma culture littéraire et les best-sellers « qu’il faut avoir lus ».

Donc, j’ai opté pour un classique jeunesse, d’autant que je n’avais jamais lu de Roald Dahl. Je sais, ça peut paraître surprenant, vu qu’il est un classique dans les pays anglophones depuis des lustres (je n’ai pas réussi à caser nonobstant, je compense).

Mais à l’époque de mon enfance, il me semble qu’il était encore confidentiel dans notre contrée (non, je ne suis pas contemporaine de la Comtesse de Ségur, bande de chenapans!). Depuis, entre la mondialisation de la culture et l’adaptation en film de plusieurs de ses films, comme Mathilda ou Charlie et la Chocolaterie, il est devenu une valeur sûre de la littérature jeunesse ici aussi.

challenge_charlie chocolaterie

Charlie Bucket est un jeune garçon qui vit avec ses parents et ses quatre grands-parents dans une petite maison. Ils sont pauvres, au point que Charlie ne peut manger de chocolat qu’une fois par an, une petite barre qui est son unique cadeau d’anniversaire. Ils deviennent encore plus pauvres quand Mrs perd son travail de visseur de tubes de dentifrice. Un jour, le mystérieux Willy Wonka, patron de la chocolaterie devant laquelle Charlie passe tous les jours, lance un concours: les 5 enfants qui trouveront les 5 tickets d’or dans ses barres de chocolat auront droit à une visite guidée de l’usine. Avec sa pauvre barre par an, Charlie a peu de chance de gagner, et pourtant…

Mon avis

Disons le clairement: j’aurais sans doute plus apprécié ce livre si je l’avais lu à 10 ans. Et encore. La morale assénée à coup de gourdin, j’ai toujours trouvé ça lourd. Là, les quatre premiers enfants à gagner ont chacun un gros défaut: l’une est gâtée pourrie par ses riches parents, l’autre mange trop et est aussi pourri par sa mère qui lui passe tout, la troisième mâche son chewing-gum à longueur de journée (le même depuis 3 mois, beurk), et le dernier regarde trop la télé et les histoires de gangster. Qu’on leur coupe la tête! (pardon, je me suis trompée de classique)

Évidemment, comme ce sont des têtes à claques, ils sont punis de leur désobéissance, alors que le pauvre et méritant Charlie est récompensé. Ok. Super. Non mais c’est bien comme message pour les enfants, ça leur donne de l’espoir.

Pour être honnête, je n’ai pas l’impression que beaucoup aient lu ou cru Roald Dahl, parce que je croise plus de Veruca Salt ou de goinfres figuratifs qui veulent tout, tout de suite, pour rien, dans la génération qui a grandi avec lui. Mais il faut dire que le monde réel a tendance à récompenser les escrocs et les égocentriques sans scrupules plus que les gens vertueux qui respectent les règles. C’est dur de garder un sens moral dans ces conditions.

Certes, il y a de la fantaisie et de l’inventivité dans le récit, on sent que c’est la même culture qui a donné naissance à J.K. Rowling et sa bièraubeurre (il y a d’ailleurs une friandise à la bière parmi les inventions que concocte Willy Wonka. Comme quoi, les Anglais et la bière, ce n’est pas qu’un cliché).

Les dessins (dont celle de la couverture) sont celles de Quentin Blake, qui accompagnaient les éditions originales, apparemment. C’est étonnant, parce que… ce n’est pas non plus ma tasse de thé. On dirait du Sempé en moins expressif.

Etat du challenge : 22/100

(pour l’instant j’en suis à un par mois… sans compter les autres lectures. Je serais ma foi déjà satisfaite si je garde ce rythme sur le reste de l’année).