Application : Sailor Moon Drops sur Android et iPhone

Il y a quelques temps…

« Ho là là, ça prend du temps Pokemon Go, c’est trop addictif ces jeux sur smartphone. Allez, j’arrête de jouer à Frozen Free Fall.

Eh, c’est quoi les captures d’écran de chibi Zoisite sur le compte Twitter de *** ? Ça a l’air récent? Ooh, ils ont fait un jeu sur smartphone pour les 25 ans de la série et la sortie de Sailor Moon Crystal – une nouvelle série qui reprend la trame de la première, mais en restant plus proche du manga de Naoko Takeuchi -. OMG ça existe en anglais pour Android, adieu la productivité ! »

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Le jeu

Sailor Moon Drops, donc, est un classique jeu de casse-bonbons (quoi? On dit casse-briques? Ben non eh, on vise pas des briques avec un vaisseau qui fait pioupiou. On fait des combinaisons comme dans Candy Crush, ici des gemmes). Avec  un habillage kawaii girly. Déjà, Sailor Moon, à la base c’est une magical girl, donc orienté manga « pour filles ». Mais là en plus, ils ont pris des versions chibi des personnages (mimimathyfiés, si vous voulez).

Alors personnellement, je me passerais des détails comme le fait que les niveaux où on peut gagner des bonus spéciaux soient signalés par des napperons de dentelle. Ou les fonds d’écran de téléphone qu’on peut gagner dans le jeu, à tendance très « rose poudré petites étoiles et robe à froufrou ».

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Mon logo phénix par le Tanuki

En cette année 2016 morose, je me suis offert un petit plaisir pour mon anniversaire : un logo personnalisé. Comme j’aimais bien son renard stylisé, dont je lui avais déjà commandé une version en transfert pour T-shirt et une autre pour coque de portable, j’ai donc demandé au Tanuki si elle pouvait me concocter un dessin de phénix dans le même genre.

Très réactive, elle m’a fait quelques propositions, et après quelques échanges et affinages du cahier des charges via MP sur Twitter (« plus rapace que féerique », éventuellement avec des flammes), elle a réalisé ceci :

phoenix-by-tanuki-for-fanactuel

Vu que je n’avais pas trop réfléchi à l’usage que j’en ferai (et que j’avais la flemme de refaire l’habillage de mon blog), j’ai traîné plusieurs semaines voire mois avant d’enfin m’en servir. Mais pour clore cette année sur une note plus positive qu’elle n’a commencé (ce ne sera pas bien dur…), je me décide.

Pourquoi le Phénix? Inconstante comme je le suis dans mes goûts, c’est un peu le fil rouge qui me suit depuis très longtemps.
Entre les comics, avec les deux incarnations de Phoenix dans les X-Men:

Dark Phoenix by Gabriele Dell'Otto

Les dessins animés nippons, avec entre autres Ikki dans Saint Seiya :

saint seiya old

Le cinéma avec River Phoenix :

Arte magazine hebdo - River Phoenix

Et puis c’est un symbole à la fois d’espoir et, souvent, de pouvoir. Pour une control freak comme moi dont, tout bien pesé, le seul vrai rêve serait d’avoir des pouvoirs surnaturels de l’ampleur de ceux du personnage éponyme de comics… ça reste.

Adresse : où trouver un onesie / kigurumi Pikachu ou Totoro à Paris?

Comment ça, vous ne vous posez pas la question? Même pas pour aller donner votre démission en chantant « Au revoir, au revoir, présideeeent »?

D’abord, expliquons ce qu’est un kigurumi, aussi appelé Onesie sur les sites anglophones : des espèces de combinaisons-pyjama, en molleton ou en polaire, avec capuche, et à l’effigie de bestioles mignonnes. Il existe des modèles Pokemon, Totoro, mais aussi dragon rose ou vert, licorne, tigrou, girafe, panda, Minion…

kigurumi pikachu

Evidemment, vous pouvez toujours les commander en ligne. Mais pour certaines choses, et en particulier l’habillement, et en particulier fabriqué pour une clientèle asiatique, j’aime bien voir sur pièce, ne serait-ce que pour juger de la taille et de la qualité.

Et donc, il est possible de les trouver sur Paris. J’ai trouvé récemment des adresses pour cela :

My Bootik
35 rue de la Roquette
75011 Paris
(M) Bastille
Ou bien, non loin :

Mangadori :
23 et 29 Rue Keller
75011 Paris
(M) Bastille

Black Sugar (spécialisé dans le cosplay) :
27 Rue Keller
75011 Paris
(M) Bastille

kigurumi panda

Si vous y passez, regardez donc les autres boutiques manga / cosplay de la rue Keller : certaines étaient fermées ce jour-là et je n’ai donc pas pu voir ce qu’ils avaient en magasin.

Dans la série « nostalgeek », à l’époque où je suis arrivée à Paris, la rue Keller c’était LA rue pour les fans de manga, vu que c’était là qu’était Tonkam, la principale librairie faisant de l’import de mangas et de artbooks (origine Japon à l’époque, pas les copies made in Taiwan). Ca fait longtemps que Tonkam a fermé, il reste des boutiques de mangas (version française surtout), mais ça a plus glissé vers le cosplay… pendant que les mangas, eux, sont maintenant traduits et en vente dans les librairies traditionnelles.
Et même la boutique Harajuku de style lolita qui s’était installée vers la rue Dante a eu le temps d’ouvrir et de fermer aussi, depuis ce temps.

(/mode « je vous parle d’un temps que les moins de 20 ans… »)

(oui, j’ai taggé cet article dans la mode. Na)

Nostalgeek : Fermeture de Bookoff japonais à Opéra (Paris) 

Ça ne dira rien à beaucoup de monde, mais Bookoff, une des rares librairies / disquaires permettant de s’approvisionner en imports japonais a fermé ses portes le 31 décembre dernier. Je suis passée devant durant mon tour de « bob » (pas bobo mais presque) dont j’ai fait un article en début de semaine, et noté qu’ils faisaient du déstockage. Mais je n’avais pas compris que c’était le prélude à une fermeture définitive.

Cet article de Matcha et Sakura m’a éclairé sur le sujet. 

La raison officielle est un manque de rentabilité, parce que trop peu de gens revendant leurs mangas etc, ils étaient obligés d’acheter du stock neuf en import, ce qui revient cher. L’auteur de l’article se demande d’ailleurs qui peut bien vendre ses chers mangas : « Qui, à part des expatriés japonais voulant faire le vide avant de repartir au pays ou des étudiants en langue, déposait des produits chez Book Off ? « . Effectivement, les Japonais revendent peut-être facilement leurs BD, mais du côté du public français, beaucoup des gens assez fans pour acheter leurs mangas en japonais seront aussi des collectionneurs peu enclins à revendre.

S’y ajoute un facteur non évoqué dans l’article: les prix. Pour les CD et DVD  de J-Pop et J-Rock, ce n’était pas forcément moins cher que de les commander, même pour de l’occasion. Et si peu de gens leur vendaient leurs mangas et CD, c’était sans doute aussi à cause des prix de rachat peu attractifs.

J’ai fait partie des gens qui ont vendu des mangas VO à Bookoff. Parce que j’ai un peu tourné la page, suffisamment en tout cas pour trier quelques tomes ou bouts de série que je ne comptais pas re-parcourir, parce que je voulais faire de la place chez moi, et que j’ai du mal à jeter un livre (sacrilège!). Mais soyons clairs, je ne l’ai fait qu’une fois. Parce qu’au tarif dérisoire où ils m’ont repris les mangas (10 centimes le tome, peut-être 20 pour des anime-comics en papier glacé et tout en couleur…), ça ne valait pas le coup de se casser le dos à trimballer des kilos de papier dans les escaliers du métro, pour récupérer 1 euro cinquante…

Ça devait être un premier trajet avant de vider le reste de ma collection, mais en voyant ça, ce fut le dernier. Les autres vieux mangas dont je ne voulais plus, n’étant ni rares, ni extraordinaires, et pour certains existant depuis en VF, je me suis résolue à les jeter. Et je n’ai jamais demandé combien ils auraient repris ceux de mes artbooks dont je serais prête à me séparer. A ce tarif là, je préfère qu’ils continuent à prendre la poussière chez moi, en attendant de trouver le temps de les coller sur eBay ou Leboncoin

D’ailleurs, si vous connaissez un bon site pour vendre des artbooks d’animation japonaise, je suis preneuse.

Calendrier de l’Avent des idées cadeaux pour Noël N°13

Pour les Franciliens ou les touristes qui viennent dans la capitale bientôt, et qui ont raté le marché de Noël Japonais organisé passage Choiseul, deuxième chance au grattage : une partie des exposants sera présent du jeudi 17 au mardi 22 décembre, aux Ateliers du Bac à l’heure japonaise, organisé l’association Wafu.

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Les Ateliers du Bac, 69 Rue du Bac, (M) 12 arrêt Rue du Bac (c’est mnémotechnique…).
(attention à ne pas confondre dans Google Maps avec l’Atelier du Bac, avenue Niel, qui n’a rien à voir).

(profitez-en donc pour visiter le musée Rodin, pas très loin, rouvert récemment – attention, le jour de fermeture est le lundi).

Freaky Friday : Princesse Sarah

Miracle! Mirakuru Romansu, même! Je réussis enfin à publier un Freaky Friday ( (C) June & Cie ) en bonne et due forme, et un vendredi en plus! 😉

Princesse Sarah est l’une des innombrables adaptations de classiques de la littérature jeunesse occidentale en dessin animé japonais. En l’occurrence, un roman de l’Anglaise Frances Burnett, La Petite Princesse, adapté par Nippon Animation, responsable aussi de Heidi ou Tom Sawyer.

L’histoire se passe dans l’Angleterre victorienne, celle aussi de David Copperfield (le gamin des rues, pas le prestidigitateur). Saraw Crew est une petite fille choyée par son père, après le décès prématuré de sa maman. Son père la confie à un pensionnat de Londres pendant qu’il va superviser l’exploitation des mines qu’il vient d’acquérir dans les Indes lointaines. La directrice Mlle Mangin, ravie de compter une héritière parmi ses pensionnaires, lui octroie la meilleure chambre, lui assigne la petite bonne Becky comme servante, lui permet d’avoir le poney que son père a demandé… Sarah, d’un naturel gentil et simple, conquiert  le coeur de tous ceux qu’elle croise, ou presque: sa camarade d’école Lavinia (une espèce de Nelly Olson en plus jeune) la jalouse car jusque-là elle était la fillette la plus riche et elle aimait l’étaler. Mme Mangin n’aime personne. Et le couple de serviteurs non plus.

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Nostalgeek (3) : les geeks contre-attaquent

Paradoxalement, c’est quand ce qu’on a appelé brièvement la japanimation s’est vue censurée et attaquée de toute part que les amateurs ont commencé à vouloir la défendre, et à se fournir directement à la source pour éviter les intermédiaires indélicats. Les plus âgés, fortunés et/ou débrouillards des fans se sont donc lancés à la découverte des mangas en version originale, soit en allant les acheter sur place au Japon, soit en passant par les librairies spécialisées. A Paris, il y avait déjà une librairie japonaise pour les expatriés et les touristes en vadrouille, Junkudo, rue des Pyramides. Les non-japonais purent y faire leurs premières emplettes. Il y avait également Tonkam, qui avant de devenir un éditeur, était une librairie de manga rue Keller (devenue, depuis, la rue des fanas du cosplay).

Certes, il fallait se mettre à l’étude de la langue japonaise pour espérer comprendre un minimum ce qui se passait, mais même ceux qui n’avaient pas accès à des cours de japonais dans leurs lycées et universités s’y sont mis, un dictionnaire dans une main et un décrypteur de kanjis – les idéogrammes – dans l’autre. Imaginez, on n’avait pas encore Google Translate ni les sites de traduction / scanlation à l’époque. Ni de moyen de trouver de l’aide facilement sur Internet en contactant des Japonais ou des gens comprenant la langue via email.

Oui, je faisais des jaquettes à la mimine pour mes VHS pirates...

Oui, je faisais des jaquettes à la mimine pour mes VHS pirates…

Mais on se débrouillait quand même… plus ou moins bien. Il y a d’ailleurs des mangas que j’ai préférés avant de pouvoir lire la version française, qui ne permettait plus de se faire d’illusions sur la niaiserie des dialogues. Parfois, l’histoire qu’on s’inventait d’après les jolies images était mieux que la vraie.

Assez vite, des boutiques de comics ou de bande dessinées franco-belges se diversifièrent pour capter ce nouveau public – parfois le même. Mais pas toutes, car certains puristes voyaient d’un très mauvais oeil ces bandes dessinées de petit format, même pas en couleur, produites en grande quantité en feuilleton (en moyenne 15 à 20 pages par mois, comme les comics, là où la moyenne de production franco-belge était plutôt d’un album de 60 pages par an pour les auteurs prolifiques), au graphisme souvent confus et très éloigné de la ligne claire. A tel point que lors des premiers Comics Expo, il fallait séparer la partie BD du reste, les vendeurs de BD refusant de se mélanger au monde manga… (bien mal leur en a pris : il y avait nettement plus de monde et de transactions côté manga que dans leurs allées poussiéreuses).
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Nostalgeek (2) : fan de mangas avant Internet

Parce que les jeunes, ils nous croivent pas quand on leur raconte, la vie c’était plus dur avant! Pour Noël, on avait une orange et deux papillotes, et encore, les années fastes! Et pour aller à l’école, on marchait 3 km dans la neige, en sabots, mais pas tous les jours, pour pas les user trop!

Enfin j’exagère un peu… Mais en tout cas, être fan de mangas dans les années 80-90, c’était autrement plus compliqué que de nos jours. Pour deux bonnes raisons : primo, Internet n’existait pas. Secundo, comme je le racontais précédemment, au niveau médias on était beaucoup plus limité : 3 chaînes de télé avant 1984, date de création de Canal +, à laquelle quelques autres se sont ajoutées au fil des ans, dont l’éphémère 5 de Silvio Berlusconi.

Donc les « mangas », en fait, au début on ne connaissait même pas le terme. On regardait des séries et dessins animés à la télévision, dans Récré A2, sur une chaîne qu’on n’appelait pas encore France 2 mais Antenne 2 (la deuxième chaîne nationale). Et on ignorait de quel pays ils venaient. Je n’ai appris qu’il y a peu que Zora la Rousse, par exemple, était une co-production germano-hélvético-yougoslave (encore une chose que les moins de 20 ans ne peuvent pas connaître, tiens : la Yougoslavie).

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On avait quelques indices cependant : si c’était concon et/ou bien-pensant avec des rires enregistrés, c’était généralement américain. Si c’était éducatif, c’était une co-production française (les Mystérieuses Cités d’Or, Ulysse 31, Il était une fois…). Bien-pensant et mou du genou avec une bande-son répétitive, une production 100% française cocorico (avec animation faite à l’étranger parfois mais on évitait de le dire parce que bon, ce ,n’était « que » l’animation, une broutille quoi). Et si c’était plein de magie et d’aventures ou de mélodrame, sans édulcoration mais au contraire grandiloquent, c’était souvent japonais.

Pour une gamine comme moi portée sur la science-fiction et le fantastique, le beau, la nouveauté et la morale non manichéenne, l’esthétique japonaise, leurs codes narratifs si différents des occidentaux, et leur joyeux éclectisme dans la création pour enfants ou ados a vite fait la différence. Ah, les beaux personnages de Shingo Araki pour Goldorak! Les aventures échevelées de Lady Oscar! Les périples intergalactiques d’Albator ou les héroïnes sexy de Cobra! Encore que, soyons chauvins : les co-productions avant que les dessins animés japonais aient mauvaise presse restent parmi les plus réussies des séries de l’époque (les Cités d’Or et Ulysse 31).
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Le fan-film qui déchire : Akira Project – Live Action Trailer

Les technologies de l’image et des effets spéciaux se démocratisant, il est possible depuis plusieurs années à des particuliers de réaliser de vrais petits films. Certains ont même dépassé le stade du « petit film » pour faire des séries à succès sur le web, comme Noob, la web série inspirée des jeux de rôles, et accessoirement le champion français du budget récolté via crowdfunding pour passer au grand écran. J’avais aussi parlé ici de la bande-annonce fictive réalisée par des fans français de Pirates des Caraïbes.

Les gens derrière le Akira Project ont passé une étape de plus dans le « woah comment ils ont fait ça? » qui déchire. Alors qu’un projet officiel est en cours de préparation aux USA depuis des années mais n’a jusqu’ici jamais atteint le stade du tournage, des fans de 40 pays se sont unis pour rendre hommage au manga et à son adaptation animée de 1988. Celle-ci, révolutionnaire à l’époque dans son ton et sa réalisation, confiée à l’auteur Katushiro Otomo, avait marqué les esprits au-delà des fans d’animation japonaise. Le manga avait alors été le premier intégralement traduit et publié en français, par Glénat.

En France et dans d’autres pays, la diffusion du film en salles et les bonnes critiques en dehors du petit cercle des fans avaient ouvert la voie à la diffusion de mangas et de films d’animation pas seulement destinés aux enfants.

L’hommage est donc mérité, et si on peut douter de ce que donnerait un film « officiel » si les Américains réussissent à pondre le leur (surtout après l’adaptation qu’ils ont faite de Dragon Ball Z), ce fan-film, lui, est bluffant et devrait vous scotcher sur votre chaise. Si en plus, vous connaissez le manga, vous aurez sans doute, comme moi, l’impression de voir des planches prendre vie sous vos yeux.

Du travail de pro.