Only the Fox God Knows news (2) : Septembre 2017

Des nouvelles de Babymetal

En juillet et en août s’est tenu le Festival « The One Big 5 » des 5 couleurs. Détails dans le OTFGKN précédent.
Chaque couleur correspondait à un type de public, et chacun a eu droit à une setlist différente. Détails complets sur le site de référence en anglais pour les jans non-japonais du groupe : Babymetal Newswire. Des concerts courts, d’environ 1h (10 chansons).

Très peu voire pas de photos des concerts, bien que j’ai lu que les filles avaient de nouveaux costumes de scène. Il faut croire que les consignes d’interdiction d’appareils photo sont appliquées consciencieusement. Dommage. (On aura sans doute un DVD dans quelques mois…).

Pour l’occasion et parce que Amuse sait faire du business, 5 nouveaux masques de Kitsune étaient vendus aux concerts – un par couleur.

fox god silver kitsune mask_

Fin septembre et mi-octobre, ce seront les 2 mini-fournées (oui, j’ai bien écrit un F, 2 paquets de 2 concerts je n’appelle pas ça une tournée) du festival d’automne Kyodai, (« les frères » – ne me demandez pas pourquoi, ils n’ont pas expliqué. Peut-être parce que justement, c’est deux paires de concerts à Tokyo et Osaka?) dont j’ai parlé aussi la dernière fois.

A noter que pour ceux qui n’auraient pas eu de billet ou ne peuvent pas s’y déplacer, il a également été annoncé une retransmission en différé du dernier concert, celui du 15 octobre, le lendemain soir dans plusieurs villes… du Japon. Oui, bon, avec ce genre de groupe, si on n’est pas sur place, on ne peut pas assister à grand-chose.

Merchandising kitsunesque

Côté « invasion du renard », j’ai vu ce mignon sac à dos en vitrine du « salon de thé poussette » (cad qui fait à la fois salon de thé pour les adultes et ateliers créatifs pour les enfants, histoire que les mères de familles puissent continuer à voir les copines ou s’offrir des petites pauses gourmandes sans se faire regarder de travers comme ça peut être le cas dans certains endroits) Poule Mouillette, entre la gare de l’Est et le canal Saint-Martin.

renard_sac a dos sass and belle
https://www.la-collection.com/shop/produit/sac-a-dos-renard-kawaii-friends-sass-belle/
Il existe seulement en taille enfant « maternelle ». Dommage, mon ordi ne tiendrait pas dedans pour les rendez-vous en clientèle. Et puis ça ne ferait pas très sérieux.

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Concert : Metallica à Bercy, 8 septembre 2017 – photos, vidéos

On peut se demander parfois comment certains groupes, comme Metallica, parviennent à rester au sommet et continuer de remplir des salles comme Bercy (2 dates d’affilée, hier et demain), après 36 ans de carrière et malgré des critiques pas toujours élogieuses sur leurs albums plus récents.

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A ceux-là, Metallica a apporté la réponse hier :

– une setlist alternant les standards du groupe (Master of Puppets, Enter Sandman, Nothing Else Matters…) et des chansons du nouvel album « Hardwired for Self-destruct » (fort appréciés des habitués d’après les commentaires) afin de contenter tout le monde.

– une scène centrale, bien conçue pour que tout le monde voie, et sur laquelle les musiciens prennent grand soin de circuler pour échanger avec chaque coin de la salle.

– une énergie débordante et positive dans le partage avec la « Metallica Family« , comme l’appelle à plusieurs reprises James Hetfield, le chanteur, avec le batteur Lars Ulrich qui passe presque plus de temps debout qu’assis.

– un show très professionnel dont les trouvailles visuelles (écrans suspendus projetant vidéos et effets lumineux, plus un peu de pyrotechnie et des mini-drones sur Moth Into Flame pour représenter le ballet des lucioles) n’empiètent pas sur le côté rough de « 4 mecs sur scènes qui bourrinent leurs instruments » – un peu le coeur de métier de ce type de musique, avouons-le.

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Une des nombreuses variations du mur d’écrans

– un public debout dès les premières notes de l’intro emblématique d’Enio Morricone (Ecstasy of Gold), et qui ne s’est plus rassis. Il faisait très chaud dans la salle pleine comme un oeuf…

– un petit clin d’oeil au public français quand Kirk Hammett (guitariste) et Robert Trujillo (bassiste) se font un petit interlude seuls en scène en duo, pour jouer quelques riffs de ‘Antisocial‘ de Trust – aussitôt reconnu et entonné par une partie du public.

– distribution de mediators par gobelets entiers à la fin du spectacle, pendant le long au revoir au public. Lars a choisi les fans à qui il a tendu ses baguettes, attendant patiemment que ce soit les bons qui tendent le bras (sans doute des jeunes, je n’ai pas vu). C’est anecdotique, mais c’est représentatif pour moi de la générosité du show et du groupe envers leur public.

– une « drum battle » où chacun des 4 membre a tapé sur son cube, je ne dirais pas quels concerts ça m’a rappelé pour ne pas donner de crise cardiaque aux metalleux qui liraient ces mots.

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Le salut final de Metallica au 5th Member (le public)

A un moment, James Hetfield a demandé de lever la main, d’abord aux gens qui assistaient à un de leurs concerts pour la première fois (j’en fus), et ensuite aux autres (une large majorité, à 90% au moins je dirais à vue de nez). Aux premiers, il a dit bienvenue dans la Metallica Family (appelée aussi le 5th Member dans la communication du groupe). Aux seconds, il a exprimé la gratitude du groupe : « We appreciate that ».

J’ai envie de dire que les actes parlent autant que les mots, et que ça se voit qu’ils ne tiennent pas leur public pour acquis. Plus de 2h de show par soir, en variant les setlists pour éviter la lassitude des musiciens, sans doute, mais aussi des spectateurs qui font plusieurs dates. Respect, chapeau bas, en tant que spectatrice je peux répondre que « we appreciate that, too ».

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Bonsoir, James!

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Lundi mon Tag : Music is my life

Je me suis encore faite dragoniser par June. Elle est maso, je ne vois pas d’autre explication – surtout pour un tag *musical*. A moi. Musical. Non mais lol. Tu veux vraiment encore du Babymetal, du Tokio Hotel et des génériques de dessins animés japonais des années 90, June?

Une chanson pour danser

YMCA des Village People. Ca, Beyonce et Babymetal, ce sont à peu près les 3 seuls types de musiques qui arrive à me faire bouger mon popotin.

Une chanson pleine de douceur

Attends, je cherche. Je n’écoute pas beaucoup de chansons douces. Et il est hors de question que je mette une vidéo d’Henri Salvador. Que je n’aimais déjà pas beaucoup avant d’apprendre ses embrouilles avec Jean-Marie Périer.

Oh allez, un peu d’allemand ne nuit pas :

In die Nacht, Tokio Hotel 

Pour la petite histoire, c’est la vision de ce live acoustique pour Europe 2, la Trabendo Session, qui m’a fait basculer de « C’est trop lolilol ce petit groupe, j’aime bien écouter en MP3 même si je voudrais pas qu’on lise ma playlist » à « … Eh mais en fait ils sont vachement meilleurs que James en live Oo Je devrais peut-être aller les voir pour de vrai ».

En live accoustique, elle met bien les poils.

IfRed Hot Chili Peppers

Eh oui, les Red Hot, ce n’est pas que des guitares qui fonkent et des mecs qui font de la scène en chaussette (pas aux pieds, les chaussettes, d’où le singulier…). C’est aussi ça.

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Only the Fox God Knows news (1) : Kyodai FOX Festival

Only the Fox God Knows, c’est la formule consacrée par laquelle répondent les filles de Babymetal lorsqu’on leur pose des questions auquel elles n’ont pas de réponse -ou pas le droit de répondre.

Alors Only the Fox God Knows News, c’est un nouveau rendez-vous mensuel (on va essayer) pour parler de l’actu et des projets de Babymetal, et, comme on est un peu en manque, du merchandising à l’effigie du renard sans lien avec Babymetal.

babymetal five fox festival

Des nouvelles de Babymetal

Après avoir assuré la première partie des Red Hot Chili Peppers (oui, encore) sur une partie de leur tournée US en avril, les filles et le Kami Band ont également assuré celle de plusieurs concerts de Korn en juin. Entre les deux, elles ont eu leur propre show en groupe principal au Palladium, à Los Angeles. Et en fin de tournée, une participation au festival Kisw Pain In The Grass.

Yui et Moa, les benjamines, ont toutes les deux fêté leur 18e anniversaire, à quelques semaines d’écart. (Faut que j’arrête de suivre des fandoms qui me font dire « Mes bébés sont devenus grands! » avec une petite larme). Il va falloir songer à changer le nom du groupe en Ladymetal, Koba-Metal.

Le 1er avril dernier (le Fox Day), Babymetal a annoncé la tenue du « The ONE Big 5 » Festival du Renard cet été : 9 dates entre Tokyo, Nagoya et Osaka, avec des conditions d’admission différentes : un concert pour les hommes, un autre pour les femmes, un dans lequel les gradins sont réservés aux fans en âge d’aller au collège et aux « Silver Fox » (les fans de plus de 60 ans), et un pour les collégiens et lycéens (entre 10 et 19 ans). Les autres sont ouverts à tous, mais avec un dress code demandant de se peinturlurer le visage en blanc.

Ces dates ont récemment été annoncées complètes.

Cet été, elles seront aussi présentes aux deux dates du Summer Sonic Festival :

babymetal summer sonic festival

Le Kyodai FOX Festival d’automne

A la fin du mois de mai, le site officiel a donc annoncé un mini festival d’automne, le Kyodai Fox Festival : 2 dates fin septembre à la Saitama Super Arena, une grande salle d’environ 40 000 places en banlieue de Tokyo, et 2 autres mi-octobre au Castle Hall d’Osaka.

Moi qui trouvait les réservations compliquées avec Gérard Drouot Productions, c’est un autre type de pression pour ce genre de concert (d’après les copines fans de musique nippone, c’est assez courant là-bas). Ca se passe en 4 phases :
– 1e phase : pendant 2 semaines, pré-réservation, réservée aux membres de ce qu’ils ne veulent pas en appeler un fanclub mais qui en est un, The One. Pour les billets en fosse, demande limitée à un billet par membre. Pour les gradins, 2 billets par personne (le « plus un » peut donc être un païen).
– 2e phase : après tirage au sort parmi les demandes, qu’on suppose plus nombreuses que les places disponibles, le site enverra aux heureux gagnants la confirmation des places.
– 3e phase : les gagnants paient leurs billets.
– 4e phase : s’il reste des billets, ouverture de la billetterie standard, pour les incroyants.

… Eh ben c’est pas gagné cette histoire… surtout en japonais.

Mais bon, au moins, on est averti des dates et de la mise en vente plusieurs jours à l’avance. De quoi se renseigner sur les tarifs des voyages, les salles, la faisabilité, voire qui d’autre serait intéressé. On n’est pas condamné à avoir de mauvaises places ou pas de places du tout si on ne peut pas être devant son ordi à l’ouverture de la billetterie, en pleine semaine aux heures de bureau. On ne perd pas une matinée à tenter d’atteindre la page de paiement tout en SMS-ant frénétiquement les copines pour savoir si c’est ok de prendre des billets gradin parce que la fosse est déjà sold out. Et on ne perd pas 6 mois d’espérance de vie à force de crise de nerfs sur un site buggé.

Et sinon et ça n’a rien à voir, avez-vous des conseils sur ce qu’il ne faut surtout pas rater dans la région d’Osaka?…

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Merchandising

Plus facile et moins onéreux : le Renard continue à se répandre parmi nous.

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Trophées de renard en papier par Agent Paper , fabricant et distributeur d’objets de décoration en papier éco-responsable.

petit modèle

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Sur le site Cmachambre (mais en fait j’en ai vu à la librairie MK2 de la Villette), ils vendent des boîtes en plastique gigogne à motifs d’animaux (dont le renard).  Ainsi que tout un tas d’autres accessoires pour enfants à l’image de Rusty le Renard.

Pylones continue sa collection de gadgets au motif de goupil avec… une planche à découper.

Mes aventures de fan : la chasse au Kaulitz (revient au galop)

Pourtant, cela fait plusieurs fois que, le vent des fandoms tournant, je n’avais pas réellement cherché à voir Bill Kaulitz avec ou sans ses compères lors de leurs derniers séjours à Paris. Trop d’efforts, pas le temps, pas assez de motivation.

Mais le fandom est un hobby. Un hobby pour lequel, comme beaucoup d’activités de loisirs, on est plus assidu quand on peut le pratiquer à plusieurs. Effet d’entraînement, etc.

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Or donc, mercredi 21 juin 2017, le Landernau Tokiohotelien s’agite : Bill Kaulitz, chanteur du groupe, a posté sur son Instagram une story de son arrivée à Paris avec le hashtag Paris Fashion Week. Renseignements pris, la PFW « mode masculine » se tient en effet du 21 au 26 juin. Si Bill multiplie les tenues bizarres sur et hors scène, ce n’est pas juste par admiration pour David Bowie, mais aussi parce qu’il aimerait bien faire son trou dans la mode. D’où la tendance « blogueuse mode » de son Instagram, à coup de « hashtag Dior » et de « merci Buffalo » quand des marques lui font des cadeaux. Cirage de pompes à tous les étages.

Et voilà comment, malgré mon peu d’intérêt pour ces pratiques et le blogging sponsorisé, je me retrouve à quand même être au courant des us et coutumes du milieu. Bon, comme je le disais, les fandoms, ça sert aussi à apprendre des choses… Y compris des choses pour lesquelles on ne se passionnerait pas sinon. C’est de la culture générale, c’est toujours bon à prendre.

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Bill à la Paris Fashion Week

Chassera, chassera pas?

Ce coup-ci, canicule aidant, j’erre bien un peu le jeudi soir après le travail dans les beaux quartiers que je traverse normalement en métro pour rentrer chez moi. Mais c’est autant pour chasser le Pokemon ou l’Emma Watson. (En effet, celle-ci, le même jour, joue les Book Fairies pour l’association du même nom en semant dans Paris des exemplaires de la Servante Écarlate, roman uchronique visionnaire et glaçant où les rares femmes encore fertiles sont asservies pour servir de pondeuses aux puissants. Tout le monde ne peut pas se satisfaire de faire le kéké à des défilés de mode. Bref.) Lire la suite

L’art, les artistes et leur public

J’ignore si le strip ci-dessous, du très drôle Raphaël Beuchot (dont je lis toujours avec plaisir les strips sur twitter, sur le monde la musique, en particulier) a été rédigé juste pour faire sourire. C’est en tout cas l’effet qu’il a d’abord eu sur moi, suivi d’une réflexion. Les réactions sont exagérées, mais elles sont assez naturelles.

raphael beuchot_artistes

Ne le prenez pas mal, amis artistes, mais dans l’ensemble, on s’en fout de vous. En tant que personnes, je veux dire. D’ailleurs, n’est-ce pas une de vos revendications, en général? Des bons, du moins? Qu’on s’intéresse à votre art mais pas à votre vie privée?

Et ma foi, quand c’est le cas, ça se traduit ainsi.

On a beau l’enseigner, le réduire en formules mathématiques (nombre d’or et harmoniques), la perception de l’art reste elle essentiellement émotionnelle. On « accroche » ou pas à une oeuvre en fonction de son vécu personnel, de ce qu’on a envie de voir ou d’écouter, de l’écho que ça trouve en nous. Certes, la façon dont c’est fait, le style, les arrangements, les couleurs, l’écriture… ça compte aussi. Mais ça aussi, c’est normalement influencé par le fond. Si vous écrivez exactement la même chanson pour raconter l’enfer de la dépendance et les premiers mots de votre bébé, à moins de le faire exprès à titre expérimental, c’est que vous êtes très limité, techniquement.

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Il a le mérite de l’honnêteté

Par suite, il est normal que les gens qui ont adoré la veine sombre d’un artiste ne trouvent pas tous leur compte dans un virage à 90° vers des comptines pour enfant. Sans doute pas au point de souhaiter que l’artiste retombe en dépression, ok. Ça, c’est égoïste. Mais en se détournant de l’artiste en n’achetant plus sa musique, ça, c’est logique.

Dans 99,999% des cas, on ne vous connaît pas personnellement et on ne vous connaîtra jamais. Vous pouvez être la personne la plus délicieuse ou un sombre connard, ça peut certes transparaître dans votre art, mais pas forcément. Donc ce qui reste, c’est l’art.

Po-Pompidou par Andy Warhol

Alors oui, souvent on s’attache, ou on croit s’attacher, en gardant plus ou moins conscience de ne pas réellement savoir à qui on s’attache. Mais en même temps ce n’est pas bien grave vu qu’il y a peu de chances que la personne en question, si elle trahit votre confiance (sans le savoir elle aussi) se barre avec vos gosses ou votre compte en banque. Ca prête donc peu à conséquence.

Plus je prends de l’âge et moins je comprends la notion de « loyauté » à l’artiste brandie en étendard par certains (et, quand je lis le strip, peut-être même attendue par certains artistes. N’est-ce pas, monsieur « fair weather friend »?…).

Bon, pour tempérer ce propos, je concluerai en disant que le meilleur des concerts de Placebo que j’ai vus était, a contrario, celui de leur retour pour Battle for the Sun, après avoir viré le batteur, mais avec un Brian Molko apaisé et aussi radieux qu’on peut l’imaginer (c’est à dire à peu près comme un corbeau sous acide : ça reste du Placebo, mais plein d’énergie). Comme quoi. (c’était pas celui-là, de concert, d’ailleurs, c’était la Musicale de Canal Plus à l’Olympia, mais je n’en ai pas de bonne photo. Je pensais qu’il interdisait encore les appareils photos et je n’avais sur moi que mon regretté Nokia Xpress Music 5800).

Placebo Olympia 2009-06-08

Concert : Miyavi à l’Elysée Montmartre (+ A-vox)

J’avais beaucoup entendu parler de Miyavi vu qu’il fête quand même les 15 ans de son premier album avec cette tournée. Mais je connaissais peu sa musique. Néanmoins, j’avais besoin de décompresser et on est rarement déçu par les artistes japonais, et ce n’était pas trop cher pour un artiste de cette envergure (30 eur), donc hop!

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L’Elysée Montmartre vient d’être rénovée, et je découvre une salle qui ressemble beaucoup au Trianon voisin, dans un style baroque, mais plus sobre. Déjà, il n’y pas de balcons sur les côtés, et pas de dorures. Niveau acoustique, je ne suis pas monstrueusement emballée, le son est un peu compact. Et surtout : c’est censé servir à quoi le brouillard artificiel, bordel? C’est un concert, pas une soirée mousse! Depuis l’estrade coincée entre le bar et la console lumières, on distinguait à peine ce qui se passait sur scène – et les appareils photos encore moins, d’autant plus perdus par les lumières bleues et rouges devenues omniprésentes sur les concerts.

A-vox

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En première partie, je découvre A-vox, un jeune duo français (frère et soeur) qui délivre une électro rock très péchue. Ils compensent leur faible nombre (ils jouent seuls sur scène) par une débauche d’énergie (surtout Antha la chanteuse, vu que son frère Virgile est un peu coincé par son rôle de batteur, qu’il tient néanmoins parfois debout), et en changeant d’instrumentation, Antha passant d’un espèce de tambour de cuisse aux claviers, puis à la guitare électrique. Vous pouvez lire une intéressante interview ici.
Et une vidéo de la soirée, leur chanson la plus calme dont je n’ai pas capté le titre hélas :

Miyavi

Miyavi est un guitariste virtuose et chanteur japonais, qui sous son air juvénile fête cette année ses 15 ans de carrière solo, après avoir débuté dans un groupe de visual rock nippon (à l’époque où le magazine Tsunami de la librairie Tonkam couvrait ce style de musique). C’est vous dire si ce n’est pas exactement un débutant. Il partage depuis quelques années son temps entre les USA et le Japon, et parle donc couramment anglais, ce qui lui permet entre autres de communiquer avec son public plus spontanément que ses collègues que j’ai vus récemment. Il nous gratifiera à ce titre d’un assez long et chouette discours sur ses rapports avec la France, la salle de l’Elysée Montmartre et la communication entre les peuples via la musique :

En show man expérimenté, il occupe facilement toute la scène, d’autant que 3 micros y sont installés (au milieu, à gauche et à droite de la scène) pour lui permettre de montrer ses talents à tout le public. Il interagit beaucoup avec ses fans, brandissant notamment le drapeau réalisé par eux, ou donnant de l’eau à ceux du premier rang vers la fin avant de faire appel à son équipe pour s’en occuper.

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Etant plus guitariste que chanteur, une partie de ses morceaux est instrumentale, comme cette reprise du thème de la série Mission : Impossible :

Ils sont aussi relativement courts, autour de 2mn30 comme dans le bon vieux temps des 45 tours. C’est qu’il s’agite pas mal en même temps. Sur cet autre morceau, a priori pas encore sorti en disque, il laisse chanter sa femme, Melody, avec qui il l’a composé : Where home is :

Son style actuel est essentiellement rock, mâtiné d’influences US tellement bien digérées que ses récentes compositions passeraient en radio sans que le grand public puisse déceler que ce n’est pas un artiste américain à moins de voir les clips. Témoin ce titre fédérateur, tiré de son avant-dernier album du même nom, sorti en 2015 :

The Others :

Ce qui m’a amusée, c’est qu’il a fini par deux titres en japonais, et que le temps de me dire « Ah tiens, il passe au japonais », j’ai entendu la foule hurler avec autant d’enthousiasme que quand Bill de Tokio Hotel avait chanté Durch den Monsun en allemand, un peu plus tôt dans l’année… Vu que leur évolution (visuelle et auditive) est également parallèle, les fandoms changent mais il y a des choses qui sont les mêmes.

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Je me demande ce qu’il a pu voir pour faire cette tête

Pokemetal : Pokemon rencontre Babymetal

Pour le Fox Day, cad aujourd’hui premier jour du mois d’avril, Niantic s’est associé à Amuse, la société qui produit Babymetal, pour introduire dans Pokemon Go 4 nouveaux Pokemons spéciaux :
Hedoba, le renard adepte de heavy metal, et ses évolutions. Tout comme Evoli ou Debugant, il a plusieurs évolutions possibles : Moametaru, Yuimetaru et Sumetaru. Ces trois pokemons humanoïdes sont évidemment inspirées des 3 chanteuses de Babymetal.
Les 4 sont double type :
– Hedoba le renard est de type feu (comme Goupix) / acier (forcément).
– Moametaru, Yuimetaru et Sumetaru sont de type acier / fée.
Hedobanga
Pokemon Renard
Type : acier
Attaques :
– Head banging (normal)
– Fox horns (psy)
Hedobanga, comme Evoli, possède trois formes différentes d’évolution : Moametaru, Yuimetaru et Sumetaru. Il possède aussi la particularité de changer de type lorsqu’il évolue, passant de Pokemon Renard à Pokemon Humanoïde. Ses trois formes évoluées ont en commun une attaque de type psy, le Scream. En revanche, chacune a une attaque spéciale différente, de type Fée.
Moametaru
Pokemon Humanoïde
Type : acier / fée
Attaques :
– Scream (psy)
– Kitsune stare (fée)
Yuimetaru
Pokemon Humanoïde
Type : acier / fée
Attaques :
– Scream (psy)
– Kitsune smile (fée)
Sumetaru
Pokemon Humanoïde
Type : acier / fée
Attaques :
– Scream (psy)
– The One (fée)
Quand et comment les trouver ? Only the Fox God Knows!

P.S. : Hausse du prix du mètre en Norvège (les billets « or » en concert).

Aujourd’hui sont mis en vente les billets pour les concerts « acoustiques intimistes en salles de 20 000 personnes » en Norvège de la nouvelle tournée de A-ha. Je suis mauvaise langue : le Spektrum  d’Oslo n’a qu’une capacité de 9 700 places. Mais c’est la même salle où ils avaient fait leur concert d’adieu devenu 4 concerts d’adieu, en 2010, alors pour l’originalité et la particulière intimité, on repassera.
aha 2018 spektrum
Comme d’autres avant eux, le groupe norvégien s’est mis à la vente de billets « 1e catégorie », à savoir les 3 premiers rangs. Prix : 2060 couronnes, soit 225 eur environ. Prix des 4e rangs et suivant : 780 couronnes, soit un gros tiers.
Je savais que la vie était chère en Norvège, mais je ne me doutais pas que le mètre même-pas-carré y était si onéreux! 150 eur du mètre, ça ne donne pas envie.
A ce prix, j’espère que les promoteurs auront au moins la délicatesse de prévoir le coussin : les acheteurs risquent d’avoir mal aux fesses. Je sais que les implants capillaires coûtent cher, mais le chanteur n’y recourt même pas, alors quelle est leur excuse ? Pour le même prix, Tokio Hotel a au moins la décence de proposer un meet and greet avec session de questions/réponses, une photo avec le groupe et quelques autres trucs.
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Tiens, j’ai oublié le plus cher

Heureusement, à ce tarif, ils ont la bonté de faire grâce des frais de dossier. Vous savez, les frais de dossier des e-billets que vous devrez imprimer vous-même sur votre imprimante d’après le mail qu’ils vous enverront? C’est formidable, le spectacle, c’est comme la politique : moins ils en foutent lourd et plus ils vous font payer.
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(C’est certes triste de « perdre » ou plutôt quitter un fandom, mais parfois, comme là, on est plutôt content de l’avoir fait. On s’épargne des crises de nerf et on arrive à s’amuser de ce type d’abus).

Lecture : Life, de Keith Richards

Il y a de cela quelques années, j’ai lu avec un grand intérêt la pourtant longue autobiographie de Keith Richards. Je ne vous fais pas l’affront de vous dire qui est Keith Richards? Guitariste des Rolling Stones. Pour les plus jeunes, c’est lui qui joue le père de Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes. Normal, vu que Johnny Depp lui a tout piqué pour créer le look de Jack.

Contrairement à celle de Patti Smith qui m’avait fait l’effet d’un long auto-cirage de pompes très cliché en mode « la Bohème », ou à celle de Françoise Hardy qui était un peu dans le même genre name-dropping « j’ai côtoyé du beau monde, moi », joliment écrite mais un peu creuse, celle de Keith Richards fait moins dans les effets de style, mais raconte en détails sa jeunesse, ses influences musicales et de ses « trucs » de guitariste, et la vie d’une vraie rock star.

keith richards life

Je ne ferais pas un compte-rendu détaillé, mais j’avais pris des notes en lien avec mon étude sur les fans, puisque, pour une fois, j’avais accès à l’opinion depuis l’autre côté de la barrière… Eh bien croyez-le ou pas, j’ai trouvé plus d’humanité dans les récits pragmatiques et sans fard d’un Keith Richards que dans le livre de Pamela des Barres… (je ne garantis pas que ça se passait comme il le raconte, mais il a au moins le mérite de ne pas se la raconter. Il ne faut pas oublier non plus qu’il parle du temps de sa jeunesse, où les groupes n’étaient pas entourés d’autant d’argent et de parasites / d’entourage que maintenant, et où donc, l’intendance n’était pas assurée par des hôtels 5 étoiles. Et où les filles qui n’étaient pas groupies étaient de toute manière confinées à une vie de femme au foyer. Alors entre faire un sandwich à une rock star et se la taper ensuite, ou faire un sandwich à un mari ennuyeux sans avoir d’autre horizon que la machine à laver et le goûter des enfants… autant le faire pour la rock star!).

Ceci fera un bon interlude entre le « portrait de fan » de vendredi dernier et celui de vendredi prochain.

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Si je me souviens de ce concert, c’est surtout parce qu’après on a levé deux nanas. On a passé la nuit dans un parc, sous un de ces abris avec banc et un petit toit. On n’a pas fait grand-chose. Je lui ai caressé un sein, je crois. On s’est surtout serrés et embrassés, les langues comme des anguilles. On est resté là jusqu’au matin, et je me suis dit : « Mon premier plan, et je termine dans les bras d’une fille. Merde alors. Il y a peut-être un truc à creuser ».

 

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Six mois plus tôt, je n’arrivais pas à tirer un coup, j’aurais dû payer pour avoir tout ça, toutes les nanas détournaient la tête en faisant « Ta ta ta », et brusquement elles sont là à te renifler les basques, et tu dis : « La vache, j’ai bien fait de changer d’aftershave, Habit Rouge c’est mille fois mieux qu’Old Spice! » Mais bon, c’est quoi qu’elles veulent, exactement? La gloire? Le fric? Ou bien c’est pour de vrai? Quand tu n’as jamais eu trop de chance avec les belles nanas, tu te méfies, forcément.
Il n’empêche, j’ai été sauvé par des filles plus souvent que par des mecs. Parfois, c’était juste une étreinte, un petit baiser et rien d’autre : tiens-moi chaud pour la nuit, restons juste dans les bras l’un de l’autre, la vie est dure, c’est un sale moment à passer. Et alors je disais : « Mais merde, pourquoi tu t’occupes de moi alors que tu sais que je suis un enfoiré et que je serai parti demain?
– Je sais pas. Sans doute parce que tu en vaux la peine.
– Bon, je vais pas dire non… » J’en ai d’abord fait l’expérience avec les petites nanas du nord de l’Angleterre, pendant cette fameuse première tournée. Après le show, tu finis au pub ou au bar de l’hôtel et puis, sans savoir comment, tu te retrouves dans une chambre avec une fille vraiment adorable qui étudie la sociologie à l’université de Sheffield et qui a résolu d’être vraiment, vraiment gentille avec toi. « Attends, je croyais que tu étais une fille avec du plomb dans la tête. Je joue de la guitare, moi. Je suis dans cette ville que pour une nuit!
– Ouais, mais tu me plais. » Et parfois, se plaire est mieux que s’aimer.

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La force de ces nanas de treize, quatorze, quinze ans lorsqu’elles sont en bande m’a toujours fait peur. Elles ont failli me tuer. Personne ne m’a fait plus craindre pour ma vie que ces adolescentes. Si tu te laissais prendre dans leur déferlement, elles t’étouffaient, te déchiraient en lambeaux… Pas facile de décrire la trouille qu’elles pouvaient te flanquer. Tu aurais été mieux dans une tranchée en première ligne que de te faire emporter par cette marée de désir surchauffé, cette pulsion incompréhensible – même pour elles.

 

p249 (au sujet de Brian Jones)
Il était fasciné par les vedettes, mais seulement parce que c’était des vedettes, pas à cause de ce qu’elles avaient fait. Il était vraiment pénible, une sorte d’appendice en décomposition qu’on trimballait avec nous. Quand vous passez trois cent cinquante jours par an sur la route avec un tel poids mord, ça finit par vous porter sur le système.

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Les groupies, c’était autre chose que les adolescentes délurées ou les nanas qui faisaient la queue pour prendre le thé avec Bill. J’aimerais ici faire l’éloge des groupies : c’était de ravissantes jeunes femmes qui savaient ce qu’elles voulaient et ce qu’il fallait faire pour l’obtenir. Il y avait bien quelques horribles profiteuses, comme ces malades qui collectionnaient les moulages des queues de tous les rockers qu’elles s’étaient envoyés. J’ai toujours refusé, c’était hors de question. Il y avait aussi les rivales des sculpteuses au plâtre, les reines du beurre. Leur dévouement était admirable, mais je n’aimais pas ces pros qui ne s’intéressaient qu’à leurs trophées : « Me suis fait celui-ci, celui-là. » Bill Wyman en sens inverse. Ca ne m’a jamais trop intéressé. Je faisais exprès de *ne pas* les baiser. Je leur demandais de se mettre à poil et je leur disais ensuite : « Ok, merci beaucoup, tu peux partir. » Parce que je savais que je ne serais qu’un coup de plus dans leur tableau de chasse.
Beaucoup de groupies, pourtant, étaient juste de braves filles qui aimaient bien s’occuper de mecs. Très maternantes, en un sens. Et si ça se passait comme ça, pourquoi pas? Pourquoi ne pas se mettre au pieu pour baiser? Mais ce n’était pas l’essentiel. Les groupies étaient des amies et la plupart n’étaient pas vraiment des canons. Elles proposaient un service. Tu arrivais dans une ville, disons Cincinatti ou Cleveland, et il y avait une ou deux filles que tu connaissais, et elles te rendaient visite pour s’assurer que tu était OK, elles s’occupaient de toi, te faisaient à manger, etc. On frappe à la porte, tu regardes dans le judas, et oh, mais c’est Shirley!
Les groupies faisaient partie de la famille, d’un réseau informel. Et ce qui me plaisait beaucoup, c’est qu’il n’y avait ni jalousie ni instinct de possession. En ce temps-là, il y avait une sorte de circuit. Tu jouais à Cincinatti, ensuite il y avait Brownsville, puis Oklahoma City. C’était comme un circuit à étapes, et chaque groupie passait la main à une de ses amies sur la route. Tu arrivais et les secours t’attendaient. « Baby, j’en peu plus! Quatre shows, je suis mort! » C’était comme des infirmières, la Croix-Rouge du rock’n’roll! Elles lavaient ton linge, te faisaient couler un bain et d’autres trucs encore. Et tu leur demandais : « Mais pourquoi tu fais ça pour un guitariste? Il y a des millions de mecs dehors. »