Concert : Miyavi à l’Elysée Montmartre (+ A-vox)

J’avais beaucoup entendu parler de Miyavi vu qu’il fête quand même les 15 ans de son premier album avec cette tournée. Mais je connaissais peu sa musique. Néanmoins, j’avais besoin de décompresser et on est rarement déçu par les artistes japonais, et ce n’était pas trop cher pour un artiste de cette envergure (30 eur), donc hop!

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L’Elysée Montmartre vient d’être rénovée, et je découvre une salle qui ressemble beaucoup au Trianon voisin, dans un style baroque, mais plus sobre. Déjà, il n’y pas de balcons sur les côtés, et pas de dorures. Niveau acoustique, je ne suis pas monstrueusement emballée, le son est un peu compact. Et surtout : c’est censé servir à quoi le brouillard artificiel, bordel? C’est un concert, pas une soirée mousse! Depuis l’estrade coincée entre le bar et la console lumières, on distinguait à peine ce qui se passait sur scène – et les appareils photos encore moins, d’autant plus perdus par les lumières bleues et rouges devenues omniprésentes sur les concerts.

A-vox

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En première partie, je découvre A-vox, un jeune duo français (frère et soeur) qui délivre une électro rock très péchue. Ils compensent leur faible nombre (ils jouent seuls sur scène) par une débauche d’énergie (surtout Antha la chanteuse, vu que son frère Virgile est un peu coincé par son rôle de batteur, qu’il tient néanmoins parfois debout), et en changeant d’instrumentation, Antha passant d’un espèce de tambour de cuisse aux claviers, puis à la guitare électrique. Vous pouvez lire une intéressante interview ici.
Et une vidéo de la soirée, leur chanson la plus calme dont je n’ai pas capté le titre hélas :

Miyavi

Miyavi est un guitariste virtuose et chanteur japonais, qui sous son air juvénile fête cette année ses 15 ans de carrière solo, après avoir débuté dans un groupe de visual rock nippon (à l’époque où le magazine Tsunami de la librairie Tonkam couvrait ce style de musique). C’est vous dire si ce n’est pas exactement un débutant. Il partage depuis quelques années son temps entre les USA et le Japon, et parle donc couramment anglais, ce qui lui permet entre autres de communiquer avec son public plus spontanément que ses collègues que j’ai vus récemment. Il nous gratifiera à ce titre d’un assez long et chouette discours sur ses rapports avec la France, la salle de l’Elysée Montmartre et la communication entre les peuples via la musique :

En show man expérimenté, il occupe facilement toute la scène, d’autant que 3 micros y sont installés (au milieu, à gauche et à droite de la scène) pour lui permettre de montrer ses talents à tout le public. Il interagit beaucoup avec ses fans, brandissant notamment le drapeau réalisé par eux, ou donnant de l’eau à ceux du premier rang vers la fin avant de faire appel à son équipe pour s’en occuper.

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Etant plus guitariste que chanteur, une partie de ses morceaux est instrumentale, comme cette reprise du thème de la série Mission : Impossible :

Ils sont aussi relativement courts, autour de 2mn30 comme dans le bon vieux temps des 45 tours. C’est qu’il s’agite pas mal en même temps. Sur cet autre morceau, a priori pas encore sorti en disque, il laisse chanter sa femme, Melody, avec qui il l’a composé : Where home is :

Son style actuel est essentiellement rock, mâtiné d’influences US tellement bien digérées que ses récentes compositions passeraient en radio sans que le grand public puisse déceler que ce n’est pas un artiste américain à moins de voir les clips. Témoin ce titre fédérateur, tiré de son avant-dernier album du même nom, sorti en 2015 :

The Others :

Ce qui m’a amusée, c’est qu’il a fini par deux titres en japonais, et que le temps de me dire « Ah tiens, il passe au japonais », j’ai entendu la foule hurler avec autant d’enthousiasme que quand Bill de Tokio Hotel avait chanté Durch den Monsun en allemand, un peu plus tôt dans l’année… Vu que leur évolution (visuelle et auditive) est également parallèle, les fandoms changent mais il y a des choses qui sont les mêmes.

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Je me demande ce qu’il a pu voir pour faire cette tête

Pokemetal : Pokemon rencontre Babymetal

Pour le Fox Day, cad aujourd’hui premier jour du mois d’avril, Niantic s’est associé à Amuse, la société qui produit Babymetal, pour introduire dans Pokemon Go 4 nouveaux Pokemons spéciaux :
Hedoba, le renard adepte de heavy metal, et ses évolutions. Tout comme Evoli ou Debugant, il a plusieurs évolutions possibles : Moametaru, Yuimetaru et Sumetaru. Ces trois pokemons humanoïdes sont évidemment inspirées des 3 chanteuses de Babymetal.
Les 4 sont double type :
– Hedoba le renard est de type feu (comme Goupix) / acier (forcément).
– Moametaru, Yuimetaru et Sumetaru sont de type acier / fée.
Hedobanga
Pokemon Renard
Type : acier
Attaques :
– Head banging (normal)
– Fox horns (psy)
Hedobanga, comme Evoli, possède trois formes différentes d’évolution : Moametaru, Yuimetaru et Sumetaru. Il possède aussi la particularité de changer de type lorsqu’il évolue, passant de Pokemon Renard à Pokemon Humanoïde. Ses trois formes évoluées ont en commun une attaque de type psy, le Scream. En revanche, chacune a une attaque spéciale différente, de type Fée.Moametaru
Pokemon Humanoïde
Type : acier / fée

Attaques :
– Scream (psy)
– Kitsune stare (fée)Yuimetaru
Pokemon Humanoïde
Type : acier / fée

Attaques :
– Scream (psy)
– Kitsune smile (fée)Sumetaru
Pokemon Humanoïde
Type : acier / fée

Attaques :
– Scream (psy)
– The One (fée)
Quand et comment les trouver ? Only the Fox God Knows!

P.S. : Hausse du prix du mètre en Norvège (les billets « or » en concert).

Aujourd’hui sont mis en vente les billets pour les concerts « acoustiques intimistes en salles de 20 000 personnes » en Norvège de la nouvelle tournée de A-ha. Je suis mauvaise langue : le Spektrum  d’Oslo n’a qu’une capacité de 9 700 places. Mais c’est la même salle où ils avaient fait leur concert d’adieu devenu 4 concerts d’adieu, en 2010, alors pour l’originalité et la particulière intimité, on repassera.
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Comme d’autres avant eux, le groupe norvégien s’est mis à la vente de billets « 1e catégorie », à savoir les 3 premiers rangs. Prix : 2060 couronnes, soit 225 eur environ. Prix des 4e rangs et suivant : 780 couronnes, soit un gros tiers.
Je savais que la vie était chère en Norvège, mais je ne me doutais pas que le mètre même-pas-carré y était si onéreux! 150 eur du mètre, ça ne donne pas envie.
A ce prix, j’espère que les promoteurs auront au moins la délicatesse de prévoir le coussin : les acheteurs risquent d’avoir mal aux fesses. Je sais que les implants capillaires coûtent cher, mais le chanteur n’y recourt même pas, alors quelle est leur excuse ? Pour le même prix, Tokio Hotel a au moins la décence de proposer un meet and greet avec session de questions/réponses, une photo avec le groupe et quelques autres trucs.
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Tiens, j’ai oublié le plus cher

Heureusement, à ce tarif, ils ont la bonté de faire grâce des frais de dossier. Vous savez, les frais de dossier des e-billets que vous devrez imprimer vous-même sur votre imprimante d’après le mail qu’ils vous enverront? C’est formidable, le spectacle, c’est comme la politique : moins ils en foutent lourd et plus ils vous font payer.
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(C’est certes triste de « perdre » ou plutôt quitter un fandom, mais parfois, comme là, on est plutôt content de l’avoir fait. On s’épargne des crises de nerf et on arrive à s’amuser de ce type d’abus).

Lecture : Life, de Keith Richards

Il y a de cela quelques années, j’ai lu avec un grand intérêt la pourtant longue autobiographie de Keith Richards. Je ne vous fais pas l’affront de vous dire qui est Keith Richards? Guitariste des Rolling Stones. Pour les plus jeunes, c’est lui qui joue le père de Jack Sparrow dans Pirates des Caraïbes. Normal, vu que Johnny Depp lui a tout piqué pour créer le look de Jack.

Contrairement à celle de Patti Smith qui m’avait fait l’effet d’un long auto-cirage de pompes très cliché en mode « la Bohème », ou à celle de Françoise Hardy qui était un peu dans le même genre name-dropping « j’ai côtoyé du beau monde, moi », joliment écrite mais un peu creuse, celle de Keith Richards fait moins dans les effets de style, mais raconte en détails sa jeunesse, ses influences musicales et de ses « trucs » de guitariste, et la vie d’une vraie rock star.

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Je ne ferais pas un compte-rendu détaillé, mais j’avais pris des notes en lien avec mon étude sur les fans, puisque, pour une fois, j’avais accès à l’opinion depuis l’autre côté de la barrière… Eh bien croyez-le ou pas, j’ai trouvé plus d’humanité dans les récits pragmatiques et sans fard d’un Keith Richards que dans le livre de Pamela des Barres… (je ne garantis pas que ça se passait comme il le raconte, mais il a au moins le mérite de ne pas se la raconter. Il ne faut pas oublier non plus qu’il parle du temps de sa jeunesse, où les groupes n’étaient pas entourés d’autant d’argent et de parasites / d’entourage que maintenant, et où donc, l’intendance n’était pas assurée par des hôtels 5 étoiles. Et où les filles qui n’étaient pas groupies étaient de toute manière confinées à une vie de femme au foyer. Alors entre faire un sandwich à une rock star et se la taper ensuite, ou faire un sandwich à un mari ennuyeux sans avoir d’autre horizon que la machine à laver et le goûter des enfants… autant le faire pour la rock star!).

Ceci fera un bon interlude entre le « portrait de fan » de vendredi dernier et celui de vendredi prochain.

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Si je me souviens de ce concert, c’est surtout parce qu’après on a levé deux nanas. On a passé la nuit dans un parc, sous un de ces abris avec banc et un petit toit. On n’a pas fait grand-chose. Je lui ai caressé un sein, je crois. On s’est surtout serrés et embrassés, les langues comme des anguilles. On est resté là jusqu’au matin, et je me suis dit : « Mon premier plan, et je termine dans les bras d’une fille. Merde alors. Il y a peut-être un truc à creuser ».

 

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Six mois plus tôt, je n’arrivais pas à tirer un coup, j’aurais dû payer pour avoir tout ça, toutes les nanas détournaient la tête en faisant « Ta ta ta », et brusquement elles sont là à te renifler les basques, et tu dis : « La vache, j’ai bien fait de changer d’aftershave, Habit Rouge c’est mille fois mieux qu’Old Spice! » Mais bon, c’est quoi qu’elles veulent, exactement? La gloire? Le fric? Ou bien c’est pour de vrai? Quand tu n’as jamais eu trop de chance avec les belles nanas, tu te méfies, forcément.
Il n’empêche, j’ai été sauvé par des filles plus souvent que par des mecs. Parfois, c’était juste une étreinte, un petit baiser et rien d’autre : tiens-moi chaud pour la nuit, restons juste dans les bras l’un de l’autre, la vie est dure, c’est un sale moment à passer. Et alors je disais : « Mais merde, pourquoi tu t’occupes de moi alors que tu sais que je suis un enfoiré et que je serai parti demain?
– Je sais pas. Sans doute parce que tu en vaux la peine.
– Bon, je vais pas dire non… » J’en ai d’abord fait l’expérience avec les petites nanas du nord de l’Angleterre, pendant cette fameuse première tournée. Après le show, tu finis au pub ou au bar de l’hôtel et puis, sans savoir comment, tu te retrouves dans une chambre avec une fille vraiment adorable qui étudie la sociologie à l’université de Sheffield et qui a résolu d’être vraiment, vraiment gentille avec toi. « Attends, je croyais que tu étais une fille avec du plomb dans la tête. Je joue de la guitare, moi. Je suis dans cette ville que pour une nuit!
– Ouais, mais tu me plais. » Et parfois, se plaire est mieux que s’aimer.

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La force de ces nanas de treize, quatorze, quinze ans lorsqu’elles sont en bande m’a toujours fait peur. Elles ont failli me tuer. Personne ne m’a fait plus craindre pour ma vie que ces adolescentes. Si tu te laissais prendre dans leur déferlement, elles t’étouffaient, te déchiraient en lambeaux… Pas facile de décrire la trouille qu’elles pouvaient te flanquer. Tu aurais été mieux dans une tranchée en première ligne que de te faire emporter par cette marée de désir surchauffé, cette pulsion incompréhensible – même pour elles.

 

p249 (au sujet de Brian Jones)
Il était fasciné par les vedettes, mais seulement parce que c’était des vedettes, pas à cause de ce qu’elles avaient fait. Il était vraiment pénible, une sorte d’appendice en décomposition qu’on trimballait avec nous. Quand vous passez trois cent cinquante jours par an sur la route avec un tel poids mord, ça finit par vous porter sur le système.

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Les groupies, c’était autre chose que les adolescentes délurées ou les nanas qui faisaient la queue pour prendre le thé avec Bill. J’aimerais ici faire l’éloge des groupies : c’était de ravissantes jeunes femmes qui savaient ce qu’elles voulaient et ce qu’il fallait faire pour l’obtenir. Il y avait bien quelques horribles profiteuses, comme ces malades qui collectionnaient les moulages des queues de tous les rockers qu’elles s’étaient envoyés. J’ai toujours refusé, c’était hors de question. Il y avait aussi les rivales des sculpteuses au plâtre, les reines du beurre. Leur dévouement était admirable, mais je n’aimais pas ces pros qui ne s’intéressaient qu’à leurs trophées : « Me suis fait celui-ci, celui-là. » Bill Wyman en sens inverse. Ca ne m’a jamais trop intéressé. Je faisais exprès de *ne pas* les baiser. Je leur demandais de se mettre à poil et je leur disais ensuite : « Ok, merci beaucoup, tu peux partir. » Parce que je savais que je ne serais qu’un coup de plus dans leur tableau de chasse.
Beaucoup de groupies, pourtant, étaient juste de braves filles qui aimaient bien s’occuper de mecs. Très maternantes, en un sens. Et si ça se passait comme ça, pourquoi pas? Pourquoi ne pas se mettre au pieu pour baiser? Mais ce n’était pas l’essentiel. Les groupies étaient des amies et la plupart n’étaient pas vraiment des canons. Elles proposaient un service. Tu arrivais dans une ville, disons Cincinatti ou Cleveland, et il y avait une ou deux filles que tu connaissais, et elles te rendaient visite pour s’assurer que tu était OK, elles s’occupaient de toi, te faisaient à manger, etc. On frappe à la porte, tu regardes dans le judas, et oh, mais c’est Shirley!
Les groupies faisaient partie de la famille, d’un réseau informel. Et ce qui me plaisait beaucoup, c’est qu’il n’y avait ni jalousie ni instinct de possession. En ce temps-là, il y avait une sorte de circuit. Tu jouais à Cincinatti, ensuite il y avait Brownsville, puis Oklahoma City. C’était comme un circuit à étapes, et chaque groupie passait la main à une de ses amies sur la route. Tu arrivais et les secours t’attendaient. « Baby, j’en peu plus! Quatre shows, je suis mort! » C’était comme des infirmières, la Croix-Rouge du rock’n’roll! Elles lavaient ton linge, te faisaient couler un bain et d’autres trucs encore. Et tu leur demandais : « Mais pourquoi tu fais ça pour un guitariste? Il y a des millions de mecs dehors. »

Concert : Tokio Hotel à l’Olympia – Dream Machine

Dream Machine : le nouvel album

Nouveau tournant musical après Kings of Suburbia,  Dream Machine, le nouvel album de Tokio Hotel, est fortement influencé par les 80es, comme le laisse deviner la pochette, elle-même inspirée de Stranger Things, série télévisée diffusée sur Netflix bourrée de références aux films pour ados de ces années-là, des Goonies à Stand by Me (am I being too obvious?).
Bill Kaulitz, le chanteur, se dit obsédé par cette période (je dirais hanté). Ceux qui suivent le groupe savent qu’il est notamment un grand fan de David Bowie, et que ses acolytes ont eux aussi commencé la musique bercés par de « vieux » groupes comme Metallica, Genesis ou autres références inattendues chez des jeunes de cet âge. Alors en écoutant Dream Machine, on pense à la synth pop de Depeche Mode première période, à Bronski Beat (pour les poussées de voix de fausset notamment), à OMD, ou même à Rencontres du 3e Type (logique pour un groupe qui a baptisé ses fans les Aliens et qui se présente sur scène en armure futuriste sur une tour de néons). Voire à Albator.
Mais l’album mélange ces influences à d’autres plus récentes, comme Daft Punk ou the Weeknd.
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Hallo Raumschiffkapitän, le vaisseau-mère est de retour

Le résultat est planant et agréable à l’écoute, plus à mon goût que Kings Of Suburbia où je me serais passé de la moitié des chansons. Mais en ce qui me concerne, il y manque un peu d’intensité (… et de rythmique kitsunesque peut-être) pour que ça passe de « j’aime bien » à « c’est trop bien je vais l’écouter en boucle pendant 2 mois » (ce qui est l’effet que je recherche et trouve généralement avec mes fandoms musicaux). De plus, à force de rappeler des choses (et d’être en anglais), ça devient un peu générique. Il faut dire que les années 80, je les ai vécues, moi…

Dream Machine Tour : sur scène

De ce côté-là, Tokio Hotel reste fidèle à son sens du spectacle. Au niveau mise en scène, c’était comme d’habitude très bien produit, une scène surélevée bizarroïde science-fiction à souhait (mais plus petite qu’au temps de l’Etoile de la Mort du Humanoid City Tour). Tom et Georg y ont passé la moitié du show à jouer essentiellement des claviers, en descendant de temps en temps pour reprendre guitare et basse, respectivement. Gustav était au niveau de la scène et plus sur le devant qu’eux, pour une fois pour un batteur. Il pouvait donc boumtchaquer tout son soûl sans assourdir ses potes. Ceux-ci lui ont quand même tous rendu visite à un moment ou un autre pour de petits boeufs. Il y avait également un bon light show ambiance nightclub / (mais hélas pas top pour les photos).

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Portrait de fan (5) : le professionnel

« J’aurais voulu être un artiste

Pour avoir le monde à refaire

Pour pouvoir être un anarchiste

Et vivre comme un millionnaire »

J’aurais voulu être un artiste (Blues du businessman) – Luc Plamondon et Michel Berger

Description

C’est le rêve de beaucoup (et peut-être plus encore de leurs conjoints) : le fan qui réussit à vivre de sa passion, au lieu de dépenser tout son salaire en produits dérivés. Ils ne sont pas nombreux, mais ils existent.

Certains écrivent des livres ou deviennent journalistes, en élargissant le spectre de leur passion à des sujets voisins afin de pouvoir en vivre. La plupart des chroniqueurs de cinéma et de musique sont avant tout des fans. Cameron Crowe, journaliste à Rolling Stone, s’est inspiré de sa propre histoire de tout jeune fan de rock devenu pigiste au culot sur la tournée d’un groupe, pour écrire le scénario du film Presque Célèbre.

D’autres ouvrent un magasin ou tiennent un petit musée consacré à leur idole. On citera par exemple Elvis My Happiness, le fan-club ayant pignon sur rue avec une boutique (9 Rue Notre Dame des Victoires, dans le 2e arrondissement de Paris) entièrement dédiée au King. Cette communauté de fans organise également des voyages aux USA permettant notamment d’aller visiter Memphis, Graceland et autres lieux cultes de l’histoire d’Elvis Presley. On trouve également le gérant de Lucky Records, une boutique consacrée à Madonna, qui avec le temps a étendu son domaine à tout ce qui est albums collectors et artistes des années 70, 80 et actuelles. Il édite aussi le magazine du même nom, sur les mêmes sujets.

Dans les années 90, le marché du manga et de l’animation japonaise en France s’est développé essentiellement sous l’impulsion de passionnés, comme Dominique Véret, à l’origine de la boutique puis de la maison d’édition Tonkam (rachetée depuis par Delcourt). Anime Land, actuellement le magazine référence d’animation japonaise en France, a commencé comme simple fanzine photocopié en noir et blanc. Certains des contributeurs actuels font partie de l’équipe d’origine, à commencer par le rédacteur en chef.

Evidemment, il faut pour cela non seulement une énorme dose de passion, de bonnes qualités de gestion, mais aussi que cette passion soit partagée par assez de monde pour que le marché en soit rentable.

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Almost Famous

Archétype

Ceux cités en exemple.

Avantages

En tant que professionnel : il connaît bien son sujet (on aimerait pouvoir en dire autant de tous les vendeurs et journalistes). En tant que fan : il a de meilleurs accès que le fan lambda.

Dangerosité

Nulle.

Phrase fétiche

« J’ai là une pièce rare. »

Babymetal : l’intimité à cinq (plus trois. Voire plus sept)

En début d’année, je consacrais mon premier coup de gueule fandomesque au groupe norvégien A-ha, dans un article intitulé l’intimité à 15 000. Cela suivait l’annonce d’une tournée annoncée comme « intimiste », dans les mêmes salles de concert type Bercy que l’an dernier.
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Après un décompte sur le site du fanclub officiel de Babymetal (géré par Amuse, la société qui s’occupe du groupe), mon nouveau fandom a annoncé un événement bien différent : The Five. Le fanclub (bien qu’il soit marqué dans l’inscription que ce n’en est pas un) porte un nom : The One, et c’est aussi le nom donné aux fans élus par le Dieu Renard*.
Et donc, après les concerts à la billetterie exclusivement réservée aux The One, le site a appelé le 23 janvier à se manifester (veuillez excusez l’étrangeté du langage : c’est traduit en anglais depuis le japonais par Google Chrome), pour ceux qui voudraient faire partie des « Cinq Elus » qui pourront assister à un événement spécial le 1er avril prochain, jour du Renard (ne cherchez pas, c’est une autre invention de Koba-Metal, la tête pensante derrière le groupe) :
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Appelés : des The One « prêts à recevoir une révélation particulière du Dieu Renard ». Rien que ça. Comme souvent pour les « special events » réservés aux fans, on ne sait pas trop ce qu’il y a derrière. Mais on peut subodorer que les 5 heureux élus seront les premiers spectateurs du Blu-Ray « Live at Tokyo Dome », leur dernier show événementiel dans la mythique salle de Tokyo, rempli comme un oeuf deux soirs de suite, pour une Black Night et une Red Night. Voire même, rêvons un peu, qu’ils auront à écouter un ou plusieurs titres du prochain album. Peut-être même en audience (showcase) privatif (d’où le 5 + 3, voire 7 si le Kami Band est présent).**
Conditions : outre l’affiliation à la secte au fanclub, pouvoir être à Tokyo le 1er avril. Triste. Ce n’est pas mon cas, donc je n’ai pas postulé. En même temps, j’ai peur que la Révélation du Dieu Renard ne perde un peu de son sens quand on ne comprend pas le japonais couramment. Le fait que la partie The One du site officiel ne soit pas disponible que dans cette langue, et les bribes d’anglais assez répétitives des petiotes sur scène laissent peu augurer de la capacité de l’équipe à assurer la traduction. Or de ma jeunesse mangaphile, j’ai conservé quelques bribes fort utiles pour retenir un peu les paroles de Megitsune, mais ça ne va pas plus loin.
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Je n’ai rien compris à ces dernières phrases non plus. C’est très mystérieux, parfois, de suivre un fandom dans une langue qu’on ne comprend pas…
*Cad ceux qui ont suivi la procédure d’inscription, consistant à acheter sur leur site, A!Smart, l’objet de merchandising indiqué pour l’année. L’an dernier, c’était une serviette. L’année d’avant, un genre de cape courte à capuche.
Pour 2017, c’est The Big Tee, un t-shirt XXXXL qui arrive aux cuisses d’un gars lambda, et qui sur mon format crevette, tient de la tunique rituelle. Si on pratique des sacrifices humains aux événements The One, ça ne fera pas de tache… bref.
Hm? Ah oui, j’oubliais de dire que cette année, comme ils ont simplifié la procédure et qu’on peut enfin commander sur A!Smart sans se créer un compte sur un site qui fait les intermédiaires, je me suis inscrite. Je suis donc officiellement un renard. Kitsune! \m/
**Le « code » des idols limite les interactions directes hors scène avec le public. Comme les jeunes membres de Babymetal y sont encore soumises, a priori, et en dépit du pouvoir donné par le Dieu Renard, il est peu probable qu’il y ait également une rencontre avec le groupe, avec photo et dédicace, comme c’est le cas pour d’autres artistes. Mais bon, c’est le jeu avec ce type de groupe. Et ça tombe bien, car à ce stade ça m’est relativement égal. D’autant que à part « Mouzikku de arigatou gozaimashita », je n’ai pas grand-chose à leur dire, aux pioupioutes.

Babymetal et les Red Hot Chili Peppers à Birmingham (2e)

Récit du concert du samedi 10 décembre 2016

Et c’est pas fini!

Dimanche 11 décembre 2016, Birmingham : On prend les mêmes et on recommence.

A la base je ne comptais faire qu’un concert. Mais dès la prévente pour les fans, impossible de choper des billets potables pour le samedi. Donc je me suis rabattue sur le concert du dimanche, moins disputé. Partant de là, ben, vu que ça tombait un week-end, et que j’aime bien profiter de mes concerts pour faire du tourisme, je n’allais pas y aller que le dimanche… et quitte à être là le samedi avec un hôtel à côté de la salle, donc à côté de l’aéroport, donc loin de tout… bon bah on ne va pas passer le samedi soir à l’hôtel alors qu’il y a un concert à côté. Autant y aller aussi même si c’est au fin fond de la salle vu que, même à la mise en vente « normale », il ne restait que ça. Avantage : le billet est moins cher…

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Birmingham Resorts World

Autre avantage, en suivant les actualités des RHCP : ceux-ci changent pas mal leur setlist d’un concert à l’autre. Donc ce ne serait pas inutile d’en voir deux. Cerise sur le gâteau : ils ont l’intelligence de proposer en téléchargement, quelques jours après chaque concert, un enregistrement complet du live en qualité professionnelle. Pas besoin, donc, de m’user les épaules à enregistrer, sauf si je veux le visuel.

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La veille, j’avais pu retirer au box-office les billets des deux concerts, je n’ai donc pas à venir à 18h pétantes pour être sûre de pouvoir le faire sans rater la première partie (ce serait ballot, avouez, puisque je suis venue surtout pour elles). Par contre, n’ayant pas envie de manger un 2e fish’n’chips spongieux à même le sol du hall d’accueil de la Genting Arena, aussi propre et spacieux soit-il, je me restaure au centre commercial voisin avant de venir. Mauvaise pioche, du reste, car à 18h la seule option qui ne soit pas un attrape-bobo hors de prix vient de fermer. Je me rabats donc sur le Costa Coffee, qui ferme à 18h30.

Dimanche : Babymetal

A 19h30, devant un public plus nombreux que la veille, les quatre musiciens du Kami Band et les Babymetal arrivent à grand renfort de décibels. Comme c’est le 2e concert et bien codé, on se dit qu’on n’aura pas trop de surprise. Mais en fait si, du moins une demi-surprise, puisque des fans avaient entendu la chanson répétée au soundcheck : Doki Doki Morning remplace Awadama Fever. C’est une chanson dans la même veine, musicalement, très connotée idol (ce fut la première chanson du groupe), donc pas de bouleversement. Mais ça fait plaisir d’entendre une autre chanson. Ca donne un peu plus l’impression d’avoir eu droit à un concert entier si on cumule les deux jours.

La fin de Doki Doki Morning :

L’autre différence vient de la place : plus haut mais sur le côté de la scène, je vois mieux les artistes. J’arrive même à prendre quelques photos pas complètement pourries. Je suis aussi bien placée pour voir que, si peu de gens s’agitent en réaction à la performance des BM, les fans en question sont essentiellement au premier rang. Kitsune powaaaaa! Outre la dizaine de fans croisés la veille devant la salle vers 14h, qui faisaient la queue pour être au premier rang (il y avait le même nombre de fans des RHCP à cette heure-là), on doit être au moins une cinquantaine ou une centaine assez fans pour arborer les T-shirts, et sans doute plus de « casuals » ou de gens curieux. Il me semblera d’ailleurs que ce soir, la foule a chanté un peu sur Megitsune.

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Tsuinte nabi kasete – laisse flotter tes couettes!

 

Mais comme je n’ai pas enregistré de vidéo à part le bout de Doki Doki Morning ci-dessus, et l’intro de Catch me if you can ci-dessous – où vous pouvez voir les batteur et guitariste des Red Hot, Chad Smith et Josh Klinghoffer, observer les solos des musiciens -, afin de chanter tout mon soûl sans ruiner le son, je ne peux pas vérifier.

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Babymetal et les Red Hot Chili Peppers à Birmingham

Quelque part en 2016 :
« Ah tiens, les Red Hot Chili Peppers refont une tournée en Europe. Et si j’allais les voir? Ouais, non, ça fait un moment que je ne suis plus trop leur carrière, et puis c’est à Bercy, et ça coûte cher. »

Un peu plus tard en 2016, info : pour toutes les dates en Angleterre et Ecosse, la première partie sera assurée par Babymetal.
« C’est quand ?! C’est où ?! Est-ce qu’il y a une date un samedi?! Aaaaah, ben voilà : Birmingham ! C’est bien, Birmingham, enfin sans doute, je ne connais pas encore, en plus. C’est où qu’on s’inscrit pour les préventes des fans? »

Voilà voilà. La différence entre être un « casual fan » et un fan tout court. Ca faisait longtemps que, ayant quelques albums des Red Hot à la maison, je me tâtais pour les voir en concert. Mais toujours, la procrastination, la flemme et l’impression de ne pas être vraiment le bon public m’avaient retenu. Jusque là. Mais les petiotes, on ne sait pas quand on les reverra en France. Alors ma foi… Ca ferait cher du billet pour un groupe dont on est fan « en passant ». Mais pour en voir deux qu’on voulait voir de toute façon, hein. Ca ne se discutait même plus.

Samedi 10 décembre 2016

1e partie : Babymetal

Finalement, la Genting Arena est grande (capacité similaire à Bercy) mais bien fichue, assez compacte : la fosse est grosso modo carrée. Certes je suis loin, mais je vois des silhouettes assez nettes, pas des petits pois. Évidemment, l’appareil photo et son zoom voient encore mieux, et au bout de 10 secondes de l’intro parlée façon Star Wars, je décide d’enregistrer tout le set des BM, histoire de pouvoir en profiter plus tard aussi. Dont acte – et dont pas de photos, du coup.

La setlist était identique aux 2 jours précédents :
– Babymetal Death
– Awadama Fever
– Catch me if you can (où, durant leurs solos respectifs, les membres du Kami-band rendent hommage aux Red Hot Chili Peppers, Leda avec un bout de Can’t Stop, Boh le bassiste avec Around the World)
– Megitsune (sur lequel elles arrivent avec le masque du renard – kitsune – et portant le yukata du clip par dessus leurs tenues de scène à leur retour des coulisses)
– Karate
– Gimme Chocolate

Les filles sont à fond, comme d’habitude, même si le public ne lui est pas acquis. Moametal est particulièrement agitée et exubérante, essayant de communiquer son énergie à la foule. Su-Metal parle un peu plus, en anglais. Moa s’essaie même à demander au public s’il aime le chocolat. Le Kami-band est au taquet également.

Je me demande si la tracklist ne bénéficierait pas d’un peu plus de variété pour une performance devant un public qui ne les connaît pas et pas très orienté « metal ». Car à l’exception de Megitsune, les morceaux sont dans la veine trépidante et, pour Awadama Fever et Gimme Chocolate, le côté idol est très présent. The One (surtout en version anglaise) ou Road of Resistance, plus rock, sont peut-être plus accessibles à un public mainstream.

Dans l’ensemble, je trouve le public poli mais un peu mou. Cad qu’ils applaudissent après chaque chanson, et du fond je n’entends pas de huées ni autres signes de mécontentement. Par contre, on compte les Kitsune (fans de BM) quand Su-Metal demande de taper dans les mains ou de chanter – pas du japonais évidemment. Des trucs simples comme Wow wow wow ou Gimme the chocolate – pour ce dernier, les Grandbretons ont peut-être mal compris, vu que c’est plutôt du japanglais qui sonne comme « chokoleito », et que le « the » est de trop.

Les Red Hot Chili Peppers

Après le petit break réglementaire, on passe au plat principal, avec les Red Hot Chili Peppers. Où je constate que le public ne bouge toujours pas beaucoup, pour un concert dont les places se sont presque toutes arrachées dès la prévente réservée aux fans. Les gradins resteront, dans l’ensemble, assis, sauf sur des mega-hits comme Californication ou Give it Away. Pour un pays réputé pour son appréciation du rock, et une ville berceau de Black Sabbath, c’est mou du genou. De la même façon, le public, en tout cas de ce que j’entends dans le fond, ne chante que sur les chansons les plus connues du groupe. Par contre, ça boit beaucoup… peu n’iront pas se chercher une bière à l’entracte, voire pendant le concert. Surtout, tu le dis si la musique est trop forte pour t’empêcher de boire tranquille, hein. Ça explique peut-être le peu de mouvements : il est périlleux de shaker son booty une bière à la main dans une rangée compacte…

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Heureusement, si le public est modérément énergétique, le groupe, lui, se démène sur scène avec un bel enthousiasme, et une belle santé pour des quinquas. Le petit jeune de service, Josh Klinghoffer, dernier arrivé d’une assez longue série de guitaristes, n’a pas eu de mal à trouver ses marques. Entre deux chansons, il y a de nombreux jams, à configurations diverses entre lui, Flea et Chad Smith, le solide batteur, qui nous gratifie même d’un joli solo. Peut être un peu trop de jams, même, si j’ai bien compris une remarque d’Anthony Kiedis à ses acolytes vers la fin… Oups! Mais au moins, ils s’éclatent, et personnalisent le show, avec un interlude de Flea chantonnant sur Coventry – ville voisine.

Niveau visuels, l’essentiel des effets est constitué d’un « tapis » mouvant de tubes luminescents accrochés au-dessus de la scène et de devant de la fosse, qui montent, descendent, décrivent divers mouvements en changeant de couleurs et en suivant la musique. Le résultat est assez planant et psychédélique, sans faire mal aux yeux ni cacher la vue. Bien joué. (bon là, c’est surtout du rouge, mais parce que les autres couleurs ressortent mal en photo…)

Le reste du dispositif se compose d’écrans, pas toujours actifs mais qui diffuseront le clip de Sick Love (ci-dessous) durant la chanson, ou de plus classiques gros plans des musiciens. En parlant de ceux-ci, ils sont accompagnés sur scène de deux extras restant en retrait, l’un aux claviers et l’autre qui, d’un morceau à l’autre, passe de la guitare au violon ou autre.

A noter, deux entorses aux « coutumes » des concerts :
– il n’y a pas eu de présentation des musiciens (ni les permanents, ni les suppléants)
Flea a remercié les Babymetal de faire leur première partie. Autant l’inverse est habituel, voire contractuel, je ne sais pas, autant c’est bien la première fois que je vois un groupe ou artiste ne serait-ce que mentionner ceux qui assurent la première partie. D’ailleurs la moitié du temps, ils ne doivent pas savoir qui c’est…

Après une heure et demi de morceaux surtout hyper-actifs, entrecoupés de chansons plus soft, comme Other Side ou Goodbye, les Red Hot Chili Peppers terminent sur un rappel de deux titres, Goodbye Angels et Give it Away (que j’ai enregistré aussi à cause d’un passage particulier de Give it Away qui fait que c’était une soirée à 3 fandoms…).

Pfiou. Sacrée performance.

Freaky Friday : Music Shuffle Tag

June (dois-je encore la présenter?) m’a taggée dans son Freaky Friday shuffle tag. Et c’est vrai que vus mes goûts musicaux, ça peut être freaky.

Voici les règles:

  • Ouvrez votre application de lecture de musique préférée;
  • Mettez-la en mode « Lecture aléatoire »;
  • Citez les quinze première chansons de cette sélection.

Je n’écoute plus que rarement de musique sur mon ordi, jamais sur iTunes que je hais (je ne l’ai installé que parce que c’était nécessaire pour acheter l’album Humanoid de Tokio Hotel à une époque où la pré-commande par iTunes permettait aussi d’avoir accès à une pré-commande des billets de concerts). Donc ce sera le shuffle de mon baladeur, plus réduit dans sa liste. D’autant que je ne l’ai pas encore rempli jusqu’à la gueule de ses 32 (ou 64?) Go. Il y a pas loin de 900 morceaux quand même.

1. Red Hot Chili Peppers – Californication
Oui, alors ça peut paraître surprenant, mais j’ai découvert les RHCP grâce à River Phoenix, et j’ai assez aimé pour suivre leur carrière sur 3 albums (de One Hot Minute à Californication) avant de décrocher un peu. J’ai récemment remis sur mon baladeur les CDs que j’avais, ainsi que le nouveau qui vient de sortir. Ça n’a pas vieilli.

2. Bandmaid – Order
Non, ce n’est pas Babymetal. C’est un groupe de rock japonais, des filles mais pas des idols, qui jouent de leurs instruments. Elles ont récemment joué à Paris, et j’avais acheté l’album en MP3 dans l’idée d’aller les voir. Mais finalement je n’ai pas eu la foi. C’est pas mal, j’aime bien, ça me rappelle les BO de City Hunter, mais ce n’est pas aussi distinctif ni addictif que BM, trouve-je.

3. Placebo – Exit Wounds
Ah oui, j’ai eu ma période Placebo, aussi. Enfin, c’est moins une période de fanitude acharnée qu’un intérêt diffus et par épisodes. Je les ai (pas très bien) vus à Bercy en 2007 pour un concert pas très mémorable. Par contre, leur retour avec nouveau batteur pour Battle of the Sun à l’Olympia était top. Le Zénith et le Bercy suivant revenaient au « bien, mais un peu blasé » (Molko, pas moi).

4. Silbermond – Nichts Passiert
Parce qu’il n’y a pas que Tokio Hotel comme groupe allemand… comme Bandmaid, j’avais écouté leur musique pour décider si j’irais les voir en concert lors de leur venue à Paris. Mais là, j’y étais allée. C’est de la pop rock de bonne facture, plus rock en live. Je continue à bien aimer, j’avais d’ailleurs acheté l’album dont est tirée cette chanson bien après le concert, à l’occasion d’un énième voyage en Allemagne.

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