Babymetal in Utrecht (+Dream State)

Last week, Babymetal was touring in Europe again after a too long hiatus.

So after my New York experience and the Download Festival France near Paris in 2016, followed by their opening number for the Red Hot Chili Peppers in Birmingham (two nights in a row) in december of the same year, and the shows in Osaka in october 2017 (no picture), I went to Utrecht to see their two shows there. After all, Utrecht is becoming a lucky place for me.

The best way to enjoy a show is to see it twice : once in the pit near the front row, and once from a balcony. Utrecht turned out perfect for this, thanks to the VIP passes on the first day.

Things you live from the second row central :

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– being told « beware » and hold the eclipse-adorned curtain as the roadies bind it to the rigging system

– wondering if it’s Su-Metal standing in front of you for the opening, under the mask (hard to say with the make-up and without seeing the ears)

– seeing the Kami’s faces under the hoods before they take them off

– marvel at Su-Metal commanding moves

– laugh when Moametal pulls her tongue out

– and when Moa makes a face at Su when they exchange places during Road of Resistance

– admire the amazing details of the costumes

– being pushed around when the crowd moshes

– hearing the crowd sing along most of Akatsuki and Megitsune 

– being head kicked by slammers who can’t hold their feet

– see Moa give back a smile to fan C1 at the front row and see him gush

– steal pics with a mere smartphone with ok results because you don’t even need to zoom

– feeling like you’re going through a washing machine cycle, ending up sore (sore sore sore sore!) and drenched.

Things you live from the balcony :

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– start the show a bit rested because you sat during the queue and before it started

– you can actually read the text from the opening on the curtain

– appreciate the choregraphy ensemble

– hear the music better

– jump and dance around without being moshed

Changes happened since the 2017 shows :
– The Kami band (backup musicians) now has proper costumes (since the Hiroshima shows in December), instead of the ragged white ghost-like robes.
– Yui was not there, and nobody knows if it’s only part of the new lore about the Chosen Seven not all appearing at the same time, or some other reason. Instead, the stage is occupied by two female dancers with costumes similar to Moametal, but without microphone. Her absence was still blatant in GJ! (normally performed by Yui and Moa, and there only by Moa with the dancers) and in Gimme Chocolate since they used to alternate, while Moa has to sing and dance both parts.
– the ladies (they’re no longer little girls, as Moa and Yui both turned 18 and graduated from high school) have new costumes too. No more red, no more frills, no more pigtails : all in black leather-like with gold linings, and head-dresses, making them look more like warriors of the Dark Side of the Metal Resistance. The new dancers choreography also look more martial.
– the new songs each have a different flair. Distortion (released as a single) is very fast metal with no backup singing, few singing actually. The one dubbed Elevator Girl by the fans is more idol pop-ish and very catchy. Tattoo, a Su-Metal solo, is more usual Japanese metal rock.

Opening band : Dream State

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Both days, Babymetal was preceded by UK band Dream State. They play progressive metal rock and are fronted by a vocalist who more than compensates her short size (I’m the same so hey!) with energy and a great voice. She even dared to surf on the crowd even though most people weren’t there for them (though on the first day, a girl at the barrier seemed to know their songs and to really be into them). They received a positive welcome from the audience.

I think they had some aftershows for fans, but I didn’t hear when or where.

Definitely worth checking their music and their shows if they play near you!

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Only the Fox God knows news – Mai 2018

Nouvelle chanson, nouveau clip

Lundi, la chaîne officielle sur Youtube du groupe Babymetal nous a balancé sans guère prévenir (à part via des images cryptiques sur Instagram) une nouvelle chanson avec un clip dantesque, Distorsion :

Alors ce n’est pas très clair. Il y a effectivement 7 créatures aux masques et costumes fantasmagoriques (on dirait qu’ils ont dévalisé le musée Galliera et celui du quai Branly), dotés de super-pouvoirs, affrontent de gigantesques monstres de pierre dans un décor post-apocalyptique (Neo-Tokyo?), sous une éclipse sanguinolente.

Le tout avec un son qui vire par moments au thrash metal. On entend encore Su-Metal, mais pas Moa et Yui. Ben alors? Bon, on s’y fait finalement peu à peu… Mais c’est destroy. Ca va être bizarre, la tournée qui s’annonce, si elle est dans ce style… Et où sont les petites?! (bon elles ont a priori eu leur bac, certes, donc elles ne sont plus si petites et elles étaient occupées. Mais rassurez-nous, les Babymetal sont bien encore 3?)

Nouveau line-up?

On n’a pas été franchement rassurés sur ce point avec, hier, à Kansas City, le premier concert de la tournée mondiale (enfin, cinq-sixpaysales…) de Babymetal. En effet, s’ils ont bien trouvé un remplaçant pour Mikio Fujioka, le guitariste décédé en janvier, Yuimetal n’était pas sur scène. Et contrairement aux concerts d’Hiroshima en décembre dernier où elle a été annoncée malade le matin même et où clairement, d’après la mise en scène, ce n’était pas prévu, ici cela semblait intentionnel : en effet, il y avait deux danseuses non identifiées derrière Su-Metal, les 3 nouvelles chansons sont des solos de Su-Metal, et Moametal a changé de coupe, abandonnant les couettes enfantines pour une queue de cheval comme Su.

Je mentirais en disant que ce type de manoeuvre typiquement idol et sans communication me réjouit… D’autant qu’avec la totale absence d’explication sur le sujet, on ne sait pas si le line-up d’hier soir sera celui de toute la tournée. En tout cas, clairement, les 7 « Chosen one » annoncés dans la prophétie du mois dernier ne sont pas les Kamis. Les deux nouvelles danseuses doivent en faire partie. Mais quid du reste?

Goodies renard

L’objet vulpomorphe du mois, c’est ce culbuto renard de la marque Kid O, découvert à la boutique du Palais de Tokyo :

renard culbuto.jpg

Qui m’inspire à peu près la même perplexité que les décisions du management d’Amuse et leur comm’…

Only the Fox God knows news – avril

World tour 2018

Je me rends compte qu’à part en passant dans les petits bonheurs, je n’ai pas dit que Babymetal avait annoncé sa tournée 2018. Certes il y a moins de dates que l’an dernier, mais ce sont des concerts solos et non des premières parties. A priori, l’absence de concerts avant mai s’explique par le fait que les deux benjamines, Yui et Moa, passent l’équivalent de leur bac en ce moment (ou c’est peut-être déjà fait : l’année scolaire commence en avril au Japon). Et que comme on ne badine pas avec l’éducation au Japon, les révisions l’emportent sur la carrière musicale.

Babymetal_worldtour_2018

Nouveauté dans les dates annoncées : il y aura une première partie! Je m’en serais passée, à dire vrai. Enfin j’ai écouté un titre de Dream State, je n’ai rien contre, mais à de rares exceptions près, j’ai besoin de déjà connaître les titres pour ressentir autre chose à un concert que « … c’est bruyant quand même », donc… Je subodore qu’on n’y a échappé jusqu’ici qu’en raison du jeune âge des filles, et des législations sur les horaires de travail des mineurs. Au demeurant, c’était sans doute pour la même raison qu’on avait rarement des premières parties aux concerts de Tokio Hotel, et pour ne rien vous cacher, ça m’arrangeait plutôt.

Par ailleurs, on a eu droit à une vidéo officielle qui nous annonce le 7e épisode de la Metal Resistance.

Il reprend la prophétie du Chosen One (Su-Metal? Babymetal en entier? Koba-Metal qui a pris le melon) qui est la lumière qui nous guidera à travers la musique vers la lumière. Suit une partie encore plus cryptique sur la partie « lumineuse » des 3 esprits qu’on connaît déjà, et l’arrivée de 7 esprits « sombres » pour une nouvelle ère. On se pose moult questions dans le fandom, est-ce que Babymetal va faire comme AKB48 (ultra-célèbre groupe d’idols) et se doter d’un groupe spin-off de 7 autres chanteuses issues elles aussi de Sakura Gakuin? Ou bien est-ce que le groupe titre va s’agrandir pour passer de 3 à 7 chanteuses? Est-ce qu’on compte les 4 Kamis dans le lot?

Bref, on n’en sait rien, j’ai envie de dire qu’on verra bien en juin…

Goodies renard

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La librairie anglaise à Paris WH Smith distribue (au sens de « vend », hein, ce n’est pas cadeau) ces choupinous carnets à motif renard, un motif évidemment très apprécié en Angleterre, terre de chasse à courre. Oui c’est un peu paradoxal…

Freaky Friday / Nostalgeek : mélodies de ma jeunesse 

Nouvelle participation au concept de Freaky Friday de ma copinaute June.
Aujourd’hui, on ne chante pas, on siffle et on meumeume. Il y a des airs sans paroles qui, à force de répétition et / ou d’intérêt, vous restent dans la tête à perpétuité.
Au détour de la rédaction d’un peu palpitant compte rendu de comité de pilotage, vous vous surprenez à le fredonner, et vous vous demandez « Mais d’où ça sort cette vieillerie, pourquoi j’ai ça en tête? ».
Allez savoir : envie d’évasion, neurones qui s’ennuient, cerveau qui a décidé de vous auto-pourrir (et de vous coller la honte), ou, très couramment dans mon cas, association de sons.
Par ordre d’apparition sur l’écran noir de vos pauses goûters :
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Wattoo Wattoo
Sifflotez ces petites notes à n’importe qui ayant grandi en France dans les années 80, et il vous regardera comme si vous étiez dérangé ou en plein burn-out cela lui évoquera sans doute cet étrange dessin animé sans paroles où un oiseau sans pattes appelait par ce biais ses confrères. On ne se souvient plus trop du reste – il s’agissait de résoudre divers problèmes écologiques. Mais le petit air nous hante encore (rassurez-moi et dites moi que je ne suis pas la seule…).
L’ocarina de Stellie dans Albator
Bizarrement, j’ai dû recourir à Google pour retrouver le nom du personnage qui jouait cet air dans la série animée nippone du pirate de l’espace, alors que je me souvenais de l’air. Mais d’elle, guère. J’avais un très vague souvenir d’une petite fille triste, mais impossible de me rappeler son lien avec Albator (c’est la fille de son meilleur ami et de la femme pirate Esmeralda, dont les deux parents sont morts en demandant qu’elle soit élevée sur Terre. Du coup elle grandit dans un orphelinat, seule, avec des visites occasionnelles d’Albator qui ne veut pas l’emmener de peur qu’elle ne soit en danger. Alors qu’elle est régulièrement la cible de ses ennemis. Tu m’étonnes qu’elle soit triste). Par contre, c’est là que j’avais appris le mot ocarina, que je n’aurais peut-être jamais entendu sinon.
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Thémis et Noumaïos.

L’air de flûte de Thémis dans Ulysse 31
Aaah, Ulysse 31, mélange parfait de mythologie et de space opéra. Une fois n’est pas coutume, j’aimais bien Thémis, le personnage de petite fille ajouté pour l’identification des tites gnenfants. Parce qu’elle avait la peau bleue, des yeux de chat, des oreilles pointues, des pouvoirs psychiques et un grand frère canon. Et qu’elle roxxait du poney, sauvant Télémaque, Ulysse et toute la troupe régulièrement par sa sagesse (elle porte le nom de la déesse grecque de la justice), sa débrouillardise et ses pouvoirs. Et donc, elle jouait aussi de la flûte, rien de spectaculaire mais un petit air entêtant que j’ai bien des fois reproduit sur la flûte réglementaire de l’éducation nationale.
J’en profite pour vous infliger partager avec vous ce monument que, pour le coup, j’avais oublié : la chanson sur Thémis qui se trouvait sur le 33 Tours de la bande originale.
Le chant du Mogwaï dans Gremlins
J’aime bien chanter des trucs d’une voix bizarre, alors le petit vibrato aigu de Gizmo, le Mogwaï, dans Gremlins*, je l’ai fredonné plus d’une fois. Il eût d’ailleurs été préférable pour mon entourage qu’il soit plus long, pour éviter la lassitude.
*Rappel de vocabulaire : le Gremlin, c’est le nom de la forme « maléfique » du Mogwaï, après qu’il ait mangé après minuit.

Only the Fox God Knows news (4) : on connaît l’objet The One 2018

Only the Fox God Knows News, c’est un rendez-vous (presque) mensuel pour parler de l’actu et des projets de Babymetal, et, comme on est un peu en manque, du merchandising à l’effigie du renard sans lien avec Babymetal.

Février 2018

En dehors de quelques festivals, pas beaucoup d’annonces sur le programme officiel de 2018 de nos métalleuses en jupette pour l’instant.
Il est vrai que l’essentiel de la communication du mois de janvier a concerné le décès accidentel du « petit Kami » Mikio Fujioka, et les divers hommages émouvants de ceux qui l’ont côtoyé, dont de longues évocations de ses collègues du Kami Band, et de petits tweets de Chad Smith et d’autres. Pas de quoi se réjouir.

bm_mikio fujioka_trick disk

A ce propos, pour soutenir sa veuve indirectement, plusieurs solutions :
– le EP du Kari Band, le groupe constitué de 3 membres du Kami Band, disponible sur iTunes.
– ‎son album « Trick Disk » va également faire l’objet d’une réédition qu’on peut commander sur CDJapan. Il est aussi sur iTunes.

Pour une fois qu’on peut acheter des trucs officiels relatifs à Babymetal (même si de loin) sans enrichir les escrocs d’UPS…

En parlant d’eux, une annonce officielle est quand même tombée le 31 janvier, sous forme d’un email envoyé aux The One et repris en tweet.

Je vous livre une partie de la traduction de Google, étant toujours incapable de lire le japonais moi-même :

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Daniel Balavoine, 31 ans déjà

Alors que depuis quelques années, nos stars des années 80 (adieu France Gall) et avant, voire après (pensées pour Mikio Fujioka), tombent dru, nous rappelant amèrement le temps qui passe et notre propre mortalité, je me souviens du premier artiste que j’ai « perdu ».
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C’était au matin du 15 janvier 1986, au milieu des informations oubliées depuis, qu’on apprend qu’un accident d’hélicoptère a endeuillé le rallye Paris-Dakar – qui, à l’époque, reliait encore ces deux villes. 5 victimes sont à déplorer : Thierry Sabine, l’organisateur du rallye, Nathalie Odent, journaliste, François-Xavier Bagnoud, le pilote, et Jean-Paul le Fur, technicien radio. Et enfin le chanteur Daniel Balavoine.
Je ne suis pas un héros (écrite pour Johnny Hallyday)
« Pour mourir célèbre il ne faut rien emporter
que ce que les autres n’ont pas voulu garder »
C’était sa 3e participation au rallye Paris-Dakar. La première, en simple concurrent, lui ayant fait découvrir la misère de certaines régions traversées par le rallye, il y était revenu pour conjuguer la course à un engagement humanitaire, en tant qu’ambassadeur de l’association des Paris du Cœur, co-fondée avec Thierry Sabine. L’idée était de fonder une organisation qui utiliserait la logistique du Paris-Dakar pour acheminer le matériel destiné aux populations, histoire que ce rallye ne soit pas qu’un rêve d’aventure pour occidentaux. Ca s’est perdu depuis. L’accident, resté inexpliqué, aura brisé ses projets musicaux en plein élan, à l’âge de 33 ans.
Vivre ou survivre
A l’époque, Balavoine fait partie des artistes français qui sont régulièrement dans le Top 50 (alors sur Canal + en clair), avec Jean-Jacques Goldman, Johnny Hallyday et quelques autres. Il s’est fait connaître par le succès simultané de la comédie musicale française Starmania où il interprète Johnny Rockfort, et de son 3e album Le Chanteur. La chanson éponyme – ci-dessous – est encore, de nos jours, un modèle d’ironie sur le parcours type du chanteur à succès. Je vous invite à bien écouter les paroles, c’est un monument, tout y passe : travers des artistes, du public et des médias, résumés en 3mn59.
Les nouvelles de l’école, diront que j’suis pédé
Que mes yeux puent l’alcool, que j’fais bien d’arrêter
Il est aussi connu pour avoir osé reprocher son manque de propositions pour la jeunesse à François Mitterrand qui n’était pas encore président mais déjà premier secrétaire du Parti Socialiste, lors d’un débat télévisé dont on diffuse encore régulièrement cet extrait. On sent le léger ébahissement des présents en mode « Mais il se prend pour qui, celui-là ? ». (et la gêne qu’il aborde un tas de sujets effectivement glissés sous le tapis par la presse). Pour les plus jeunes, ça paraîtra banal, mais à l’époque, sans réseaux sociaux, il était peu courant que les gens des hautes sphères doivent faire face à de la contradiction, en dehors des débats entre adversaires politiques. Le pire étant qu’en dehors de ça, la situation qu’il déplore ne s’est pas beaucoup améliorée depuis…
Starmania : S.O.S. d’un Terrien en détresse
Il a été parmi les premiers à mobiliser les artistes français de l’époque pour des oeuvres humanitaires, co-organisant le premier concert solidaire « Chanteurs Sans Frontières » avec Michel Berger, France Gall, Jean-Jacques Goldman et Renaud. Coluche a concrétisé son idée de banque alimentaire sous la forme des Restos du coeur.
Ce sont ses chansons traitant de sujets de société qui ont vraiment emporté l’adhésion populaire, comme Mon fils, ma bataille sur les querelles de garde d’enfant lors des divorces. Suivront des textes sur la tolérance, la condition des femmes, la torture…
J’étais moins cynique à l’époque, mais déjà trop pour que ce soit le coeur de mon intérêt pour lui. Encore que son investissement semblait sincère et personnel. Il ne se contentait pas de faire la morale aux gens depuis son exil fiscal, il donnait de sa personne.
L’Aziza, un des rares titres à avoir bénéficié d’un vrai clip 
Personnellement, j’accrochais surtout à ses chansons, mâtinées de pop rock aux arrangements sophistiqués, et dont les paroles avaient le bon mélange de musicalité et de sens pour plaire à mes oreilles pourtant difficiles (je trouve 90% des paroliers français insupportables). Il y a aussi l’urgence et l’amplitude dans sa voix haut perchée, qui les rend aussi cathartiques à chanter que la pop rock scandinave que j’écoute à l’époque.
En prime, ses nombreuses références au désert, aux héros qui n’en sont pas et autres me faisaient penser à Dune, l’un de mes fandoms/idées fixes du moment.
Tous les cris les S.O.S. 
Contre le passé y’a rien à faire
Il faudrait changer les héros
Dans un monde où le plus beau reste à faire
Après l’inévitable pic des ventes suivant sa mort, son répertoire a plus ou moins disparu des radars pendant les années 90 et 2000, il me semble (en même temps, je n’écoute plus guère la radio depuis que j’ai fini mes études, cad il y a un moment…). Années plus cyniques peut-être, et puis trop dur à chanter considérant sa tessiture particulière.
Jusqu’à ce que la vague de nostalgie des années 80 et des reprises tous azimuts pousse une maison de disques à faire enregistrer un album hommage à une nouvelle génération d’artistes. Argh. Il y a néanmoins des exceptions, comme Marina Kaye, toujours bluffante de maturité et de talent, qui reprend la version anglaise de Tous les cris les S.O.S. :

Vous je ne sais pas, mais à moi ça m’a fait du bien de me replonger dans sa discographie pour cet article. Et ça m’a collé le bourdon aussi. Au moins il nous reste les albums, qui n’ont pas trop vieilli parce qu’il innovait à l’époque.

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Cette photo n’est pourtant pas si vieille 😦

R.I.P. Mikio Fujioka, guitariste de Babymetal, aka le « petit dieu » du Kami Band

Je change la programmation du blog pour laisser la place à un hommage que j’aurais préféré ne pas avoir l’occasion de faire. Hier est arrivée la nouvelle du décès accidentel de Mikio Fujioka, plus connu des fans de Babymetal sous le nom du « Petit Dieu » (Small God / Kogami) de la guitare du Kami Band, le groupe qui accompagne Babymetal sur scène pour leur fournir l’orchestration depuis 2013. On le connaissait également sous son pseudo Twitter, Mikio158cm, car il plaisantait couramment sur sa petite taille, qui le rendait facilement reconnaissable, notamment dans les vidéos.

Ici en bas de la vidéo, qui est celle de la traditionnelle intro qui permet à chaque Kami de faire un petit solo et une démonstration de ses talents devant le public conquis.

Plus de détails sur son parcours avec et sans Babymetal sur le site de référence Babymetal Newswire. Car outre ses prestations en toge blanche et sous le maquillage blanc et noir des Kamis, Mikio a participé à plusieurs groupes, dont le Kari Band formé en 2016 avec 2 de ses compères du Kami Band, Takayoshi Ohmura et Boh, et donnait des séminaires de guitare. Sa marque fétiche et partenaire était ESP, il a d’ailleurs collaboré à la création de la ESP « Spéciale Babymetal ».

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Mikio Fujioka sans maquillage de Kami

Il laisse derrière lui deux petites filles, dont il parlait souvent sur Twitter, et une épouse, qui a mis un petit mot sur Twitter pour confirmer la triste nouvelle et remercier les fans de leur soutien.

Sa bonne humeur et son talent nous manqueront. Petite galerie de photos de Mikio prises aux concerts auxquels j’ai assisté.

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Only the Fox God Knows news (3) : Babymetal, Legend S – Baptism XX

Samedi et dimanche dernier – ce week-end donc – se sont tenus à Hiroshima deux concerts de Babymetal exceptionnels à plus d’un titre, Legend S – Baptism XX.

Comme je n’y étais pas, les photos illustrant cet article viennent de cet article sur Barks Japan. Les spoilers viennent d’un peu toutes les sources de fans ayant partagé des petits trésors photos et vidéos pris à l’arrache.

  • Primo, ils ont été annoncés comme étant les derniers du Metal Resistance Episode V – avant, peut-être, un nouvel album? Ou un changement de ton?
  • Secundo, l’oracle des concerts précédents avait promis l’avènement d’une nouvelle déesse. Ceci va sans doute de pair avec la date et le lieu choisis pour ces concerts de fin d’année : en effet, Hiroshima est la ville de naissance de Suzuka Nakamoto, la chanteuse principale – et l’aînée du groupe. Et le 20 décembre prochain, elle fêtera ses 20 printemps, l’âge de la majorité au Japon (même si en 2015, le gouvernement a abaissé l’âge du droit de vote à 18 ans).
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Et de fait elle est entrée sur scène ainsi…

  • Tertio, mais ça ce n’était pas prévu : Yuimetal (alias Yui Mizuno) était souffrante, et le médecin a recommandé qu’elle ne monte pas sur scène. Après réflexion, les concerts ont été maintenus, mais sans elle, ainsi que cela avait été annoncé le matin même du premier concert. Dommage pour Yuichoupette, on espère qu’elle se remet bien. C’est donc à deux que Su-Metal et Moametal ont interprété la setlist. Ca déséquilibrait sans doute un peu les chorégraphies, conçues pour que Yui et Moa agissent en miroir autour de Su. Mais le plus étrange, c’est qu’ils ont conservé sur la setlist les chansons normalement interprétées par Yui et Moa en duo (sans Su, donc), comme « 4 no uta » ou « GJ! ». Moa, d’après les vidéos et les commentaires, s’est donnée à 200% et était plus en confiance le 2e soir, mais bon, même si ça lui donne l’occasion de prouver qu’elle peut se produire en solo, ça reste compliqué. Les morceaux de Black Babymetal (le duo Yui-Moa) sont très physiques, et très rapides au niveau chant aussi. Alors chanter seule les lignes de deux personnes, c’est un peu ardu…
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La reine Su, devenue Déesse Su

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Guide : un concert de Babymetal au Japon

Petit guide à l’intention du gaijin paumé qui wakarenai le nihongo, mais qui tenterait bien l’aventure pour voir son groupe préféré dans son pays d’origine (valable aussi pour d’autres groupes nippons, a priori). (c’est à dire ce que j’aurais aimé lire avant de partir histoire d’apaiser la control freak en moi)

Un concert de Babymetal au Japon, c’est comment ?

C’est extrêmement bien organisé. Déjà, je trouvais les avant-concerts de Tokio Hotel très bien organisés quand c’était les VSD Hamburg qui s’en chargeaient (maintenant avec leur nouveau staff… not so much). Mais là, on atteint un autre niveau.

Première étape : les billets

La mise en prévente des billets réservée aux fans s’est faite par tirage au sort, déjà expliquée dans un article précédent. Ensuite, les billets restants étaient proposés en vente « normale ».

Pour le retrait des billets, c’est à faire le jour même, au guichet, muni de la copie de la confirmation de votre commande et d’une pièce d’identité (et de la carte qui a servi à la commande, d’après le mail envoyé pour expliquer les modalités de retrait, mais dans les faits, ils ne la demandent pas). Le personnel parle assez bien l’anglais pour la tâche.

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Il est précisé que personne d’autre ne peut retirer les billets, même muni des pièces ci-dessus. Il ne faut pas avoir d’empêchement. Il est aussi précisé que les billets sont nominatifs et qu’ils vérifient à l’entrée, mais vu que je n’y ai pas eu droit, je suppose que ce n’est vrai que pour les billets en fosse (mosh’sh pit dans le jargon Babymetalien, version soft du mosh pit). En effet, celui-ci est réservé aux membres The One, qui doivent donc présenter leur « carte de membre » (ou copie d’écran, telle que représentée ici au-dessus à gauche du panneau) en sus des autres éléments.

Pour les désespérés qui cherchent une place au dernier moment : il faut suivre sur Twitter les « big name fans » qui sont sur beaucoup de concerts, comme Papimetal, ou regarder les communautés de fans. La vente étant censément interdite, ça se passe par réseau et sur place après retrait des places. Donc il faut demander à la cantonade. C’est facilité par le fait que, les concerts étant souvent le week-end, les fans se regroupent sur place même sans faire la queue, juste pour papoter. Et que les fans de Babymetal sont franchement sympa. Le matin du concert, après une semaine à me sentir quand même décalée à 10 000 km de chez moi, j’arborais un T-shirt BM dans le métro (il faisait encore chaud). Je commence à croiser plusieurs fans qui comme moi en portaient, et aussitôt, d’un bout à l’autre d’une rame, ou d’un quai, on a échangé des sourires et des signes du renard. D’un coup, je me suis sentie chez moi…

A savoir : beaucoup de fans viennent les bras chargés de petits cadeaux « babymetalisés » faits main. La prochaine fois, je ferai de même pour avoir quelque chose à leur donner.

Les goodies et l’avant-concert

Ça, c’était la partie facile. Parce qu’après, il y a la queue pour le merchandising. Si. Si les fans de Babymetal font la queue, ce n’est pas pour l’accès à la fosse, mais pour les stands de merchandising. « Gu dzu » en katakana (pour « Goods »).

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Avant même d’arriver à l’île du château d’Osaka, y’a la queue…

Ceci pour plusieurs raisons :

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Concert : Bandmaid à la Boule Noire, 4 novembre 2017

C’est curieux : la dernière fois que je suis venue à la Boule Noire, pour voir French Tobacco, je suis arrivée après le boulot, les portes étaient ouvertes, mais les gens présents, pour la grande majorité, glandaient au bar ou discutaient vers le fond de la salle. Je n’avais eu aucun mal à me retrouver au premier rang.

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Miku (chant et guitare) et Misa (floue)

Ici, arrivant 20mn avant l’ouverture des portes, je me suis retrouvée derrière 8 rangs de fans, dont pas mal de types de grande taille. Donc adieu les vidéos, les photos sont réduites au strict minimum. Et question performances scéniques, je m’estime heureuse d’avoir pu voir assez souvent Saiki, la chanteuse, et Miku, la guitariste et seconde voix. MISA, la bassiste, était plus loin, et Kanami la seconde guitariste m’était le plus souvent cachée par des têtes, mais j’ai quand même vu cette dernière s’animer et enjoyer sa life quand il est devenu évident que le public répondait bien. Quant à la batteuse, Akane, je ne l’ai vu que 2 fois, dont une quand elle a quitté la scène à la fin.

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Seule photo potable d’Akane (batterie)

Comment présenter Bandmaid? Déjà, évacuons la comparaison avec Babymetal, autre groupe de filles japonais souvent évoqué sur ce blog. Les deux groupes n’ont en commun que d’être des filles en jupes venant du Japon et faisant de la musique qui envoie du lourd. Dans Bandmaid, les filles ne dansent pas – enfin, elles bougent, mais pas des chorés codifiées -. Vu le rythme très rapide des paroles sur la plupart des chansons, Saiki ne pourrait de toute façon pas conjuguer chant et danse. Par contre, elles jouent de leurs instruments. La principale comparaison qui me vient, ce serait à des groupes de rock féminin comme les Bangles (qui n’ont pas toujours été pop), les Four Non Blondes et autres.

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Kanami (guitare)

Spécificité japonaise : l’imagerie et la com’ inspirée des hôtesses de « maid café », Miku, la fondatrice du groupe, ayant eu cette idée après avoir travaillé dans un établissement de ce genre. De fait, c’est celle qui semble le plus adhérer à cet esprit, les autres n’en conservant que quelques éléments vestimentaires, mais dans un style plus « lolita gothique » que maid. C’est particulièrement apparent les quelques fois où Miku prend la parole (essentiellement en japonais), demandant aux « master and princess » de la salle de reprendre en choeur « moe moe » et « cune cune » d’une voix kawaii typique des maids. Le public obéit volontiers même si, je pense, la plupart comme moi ne pannent pas un broc de ce qu’elle raconte – sauf ses bribes en anglais. Comme quoi, les masters ne sont pas là où ils semblent être.

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Saiki au chant

Et de fait, à l’inverse total de leur look de soubrettes, sur scène, ce sont les Bandmaid qui font la loi. Leur musique est puissante, rapide, et mène au côté obscur pardon, automatismes… pleine d’énergie. Saiki commande régulièrement les « call and response » de la foule, qui scande alors des Ho! Ho! Ho en brandissant des cornas. Le reste de la communication est assuré par Miku. Le light show est présent mais discret. L’étroitesse de la scène limite les mouvements, et en guise de pause, les filles ne peuvent guère que se contenter de tourner le dos au public – un membre du staff fendra même la foule sur le côté en plein concert. La Boule Noire, c’est intime comme salle…

Bandmaid

Misa (basse) et Miku (floue)

Le groupe assurait ici son 2e concert en France (leur premier était déjà à la Boule Noire il y a un an presque jour pour jour), dans le cadre de leur 2e tournée européenne. Elles ont encore 2 concerts prévus en Allemagne (décidément toujours plus friand de ce type de mélange que la France).

bandmaid tour 2017

Certains des concerts proposaient une formule VIP, à 55 eur au lieu des 20 du billet normal. La formule VIP incluait une entrée en priorité (à 18h), un meet&greet, une photo exclusive et l’accès au merchandising avant la foule. Pas exorbitant, parce qu’à 20 eur l’entrée pour une salle de 200 personnes, j’aurais un doute sur la rentabilité du voyage depuis le pays du Soleil Levant. Mais à Paris, la salle était pleine de fans qui ont dévalisé le stand de merchandising – qui proposait 2 styles de T-shirt et un hoodie, ainsi que les deux CD du groupe.