DVD : Metallica S&M

Il y a un mois, j’ai commandé un DVD sur le site de Metallica (ils ont décidé de se passer d’intermédiaire, ils ont plus de stock que les marchands en ligne) pour accompagner mon télétravail. Mais le colis est bloqué au centre de tri d’USPS à l’aéroport de Chicago depuis un mois.

Heureusement, samedi j’ai trouvé ça à Bookoff, pour un prix dérisoire.

Metallica S&M, non, pas pour sadomaso, mais Symphony and Metallica. C’est un live de Metallica avec un orchestre symphonique, dites donc. Moi qui adore les orchestrations symphoniques mais qui m’ennuie un peu avec le vrai classique, ça tombait bien. Ça date de 1999, autrement dit Metallica jeune. Enfin quasiment. La dernière apparition de leur ancien batteur, déjà (avant Kirk Hammett).

Ils s’amusent bien tous (y compris les musiciens classiques pour qui c’est une récréation) : « Our parents are very proud ». Les arrangements symphoniques sont du chef d’orchestre, Michael Kamen, qui a le premier proposé l’idée au groupe, plusieurs années auparavant. Et l’orchestre est celui de San Francisco, qui, comme le dit le chanteur, « had the balls to come up here with us ». Ça dépote tout en étant plus… Calme ? Non, mais moins bruhtaaal que d’habitude.

Michael Kamen, chef d’orchestre métal

Étonnamment, il y a zéro espace de sécurité entre la fosse et le bord de la scène, qui est haut d’1m20 à vue de nez. Les spectateurs pourraient cirer les pompes de James Hetfield tellement ils sont près. Ah, c’est parce que c’était assis à la base, mais ils se sont levés, et y a pas un mec de la sécu. Il est vrai que 1) si t’es là c’est que tu es fan et 2) vu le gabarit de Hetfield, il pourrait régler son compte lui-même à un éventuel nuisible.

Quatre des chansons sont en multi-angle, où on peut choisir la caméra qu’on veut regarder. Vu que l’option est tombée en désuétude (ce qui est fort dommage : pour un concert, c’est top, de pouvoir suivre un musicien au choix, ou le grand angle, plutôt qu’être tributaire des choix du monteur), c’est un peu galère à trouver sur un lecteur moderne. Mais bien cool.

En fait, la moitié du groupe est différente de la formation que j’ai vu à Bercy : le bassiste aussi a changé depuis. L’image n’est pas de très bonne qualité sur ma télé (meilleure quand même que les photos que j’en ai faites avec le portable, je n’ai pas de lecteur sur mon ordi…), bien que le concert ait fait l’objet d’une sortie en salles de cinéma à l’époque. Et en fait je soupçonne que je trouve le son en dessous de ce que j’attendais parce que ces temps ci, j’ai pas mal passé sur le même lecteur le DVD du concert symphonique de Sting à Berlin. Qui date de 11 ans après et était enregistré avec le Royal Philharmonic Orchestra (anglais donc).

Post-scriptum : concert de Matsuzaki Nao et son compte Twitter

Dans mon précédent article, je faisais l’éloge de la chanson qui clôt les documentaires 72 Heures de la chaîne NHK World (l’équivalent nippon de TV5, cad une chaîne représentant le pays à l’étranger. Les programmes sont diffusés en anglais et non en japonais), une ballade nostalgique de Matsuzaki Nao, intitulée « Kawaberi no ie », la maison près de la rivière.

En l’écoutant sur Youtube, le célèbre site m’a suggéré un petit concert accoustique de la dame de 2014. Sympa! Sur la chaîne Hakoniwamarking :

Et elle a un compte twitter : @naonks

Et un site web : https://matsuzakinao.com/

Ce qui permet de voir qu’elle est encore en activité. Elle y a récemment posté un lien vers une autre performance disponible sur YouTube, enregistrée en concert en janvier dernier, avec son groupe Shika no Ichizoku :

Cerise sur le petit cake, on peut même acheter un peu de sa musique en ligne (Amazon, Spotify…). Apparemment, Kawaberi no Ie est son tube, la chanson qui est reprise à chaque fois. Mais le reste est agréable à écouter aussi. Merci NHK World.

La jolie chanson de générique des documentaires 72 heures de NHK World

Je regarde beaucoup NHK World depuis que j’ai réalisé que ça faisait partie de mon package du câble. C’est souvent zen, sans doute sponsorisé par l’office du tourisme nippon vu le nombre de clichés débités au kilomètre, mais on découvre aussi, dans les divers programmes de reportages bienveillants et sans habillage tape à l’œil (… à part l’ancienne émission kawaii, mais ça fait longtemps que je ne l’ai pas vue), le quotidien de japonais lambda. The Professionals, en particulier, c’est 1h pour montrer tous les aspects du travail d’un professionnel. Parfois un éminent docteur ou un inventeur, un artisan héritier de 5 générations, mais pas toujours.

Le lac Ashi à Hakone

Je me souviens d’un numéro récent, tourné pendant la pandémie, sur un « simple » chauffeur de bus de la région de Hakone, Omori Toru, qui déplorait que la ligne soit désertée faute de touristes étrangers (le Japon a plus ou moins complètement fermé ses frontières aux étrangers depuis le début de la pandémie). Il avait passé une bonne partie de sa vie à assurer ce service essentiel de conduire des gens d’un endroit à un autre, des habitants du coin sans voiture aux touristes, et c’était touchant de voir à quel point ça lui manquait. D’autant plus touchant que si ça se fait, j’ai fait partie de ses passagers : j’ai passé 3 jours et 2 nuits à Hakone lors de mon 2e séjour au Japon, pour une pause au vert au milieu de mon séjour à Tokyo, dans l’espoir de voir le Mont Fuji (en vain. Mais c’était une chouette escapade quand même, ça change des grandes villes). Et ne conduisant pas, j’ai beaucoup utilisé les bus de ce coin (ainsi que le téléphérique, le bateau pirate, etc).

Le lac vu à travers le grand Torii

Une autre émission proche des gens est 72 Hours, qui comme son nom l’indique, passe 3 jours entiers à un endroit pour documenter les gens qui y passent (résumé en 1h). Un petit konbini (supérette) dans une petite ville en bordure de route. Un bateau faisant la liaison entre les 2 grandes îles de Honshû et Hokkaido. Un bassin de pêche aux poissons rouges. L’itinéraire d’une bibliothèque ambulante dans une région rurale. Tout un tas de petites rencontres touchantes.

Le volcan d’Owakudani, à voir si vous passez dans la région de Hakone

On sait qu’il est temps de quitter cette parenthèse de Japon si banalement humain, pourtant si différent de la France, quand retentissent les premières notes d’une douce chanson, toujours la même, qui évoque la mélancolie, la fin de l’été peut-être. Seul le nom de la chanteuse, Matsuzaki Nao, est indiqué dans les crédits de fin d’émission. J’ai fini par trouver également le titre : Kawaberi no ie. Sans googler, je dirais que ça veut dire la maison au bord de la rivière, mais je peux me tromper. Je comprends juste un mot par ci par là, larme, souvenir… Mais à chaque fois, ça me serre un peu le cœur. Retournons au bord du lac Ashi… (le gars qui a fait la vidéo ci dessous l’a illustré avec des images de Manchester et Salford, rien à voir, mais au moins c’est la bonne chanson).

Si tu es métaleux et élitiste, tu as raté ta vie

Désolée, c’est le premier titre qui m’est venu pour présenter cette petite vidéo qui devrait égayer votre week-end :

Pour les deux du fond qui auraient hiberné pendant 10 ans ou ne seraient pas très mélomanes, les vieux tatoués dans la voiture, c’est Metallica, un des Big Four, les 4 groupes de metal les plus grands/connus/fondateurs du genre (que j’ai eu l’insigne honneur de voir à Bercy il y a quelques années quand on organisait de grands événements publics où les musiciens jouent en vrai devant vous. Des concerts, ça s’appelait. C’était vachement bien). Au volant, James Hetfield, le chanteur. A la place du mort, Billy Eichner, comédien, qui anime ici une séquence pour l’émission de David Letterman.

Et, au grand dam de James Hetfield, il passe une chanson de Rihanna sur l’autoradio, et les 3 rockers du fond la chantent en chœur (la fin va vous surprendre).

Voilà. C’est un des nombreux trucs que j’ai découvert au sujet de la scène metal en me retrouvant en périphérie à cause de Babymetal : le public est parfois snob, bêtement élitiste, mais pas les musiciens. Si tu es métaleux et que tu fais plus ta bécheuse sur la pureté du genre ou les autres styles que James Hetfield ou Rob Halford, tu es un blaireau. Have fun.

Encore un peu de Metallica en voiture :

Le blues du musicien arrivé

Vous avez peut-être remarqué que nombre d’artistes à succès connaissent des passages à vide, voire perdent carrément l’inspiration ou ce qui faisait leur charme indéfinissable auprès du public. L’une des raisons se trouve sans doute dans les effets secondaires du succès : gloire, argent et cour de cireurs de pompes. Non que j’accorde du crédit au cliché de l’artiste maudit, non on n’est pas forcément plus talentueux quand on est malheureux. Mais le succès, notamment en musique, c’est en partie une question de toucher son public, d’arriver à toucher à l’universel via ses paroles… Alors que si on les laissait faire sans filtre, une star qui écrirait sur son quotidien, ça donnerait ça (à imaginer sur une rythmique de blues très classique) :

(du dum du du dum, bo bom bo bom)
Le voiturier a rayé ma Porsche hier soir (du dum, du dum)
Alors j’ai dû sortir ma vieille Jaguar (du dum, du dum)
Son châssis surbaissé se mange les trottoirs (du dum, du dum)
Ritz et Carlton fermés, où je vais aller au bar? (du dum, du dum)
(Refrain : )
Seuuuûl dans ma chambre, loin de la foule en chaleur
Je pense aux orphelins de guerre dans leur malheur
Putain de conflit qui m’a pris ma place au 20 heures…
J’ai pas trouvé de groupie pour mon coup du soir
Il faut être prudent et choisir une bonne poire
Elles n’hésitent plus à te traîner à la barre
Si tu leur laisses un polichinelle dans le tiroir…

C’est nettement moins « relatable » pour le vulgum pecus, pas sûr qu’il en vende des millions…

Sinon on peut faire la version hôtelière de « J’aurais voulu être un artiste », dans le même genre de problème de riches.

J’aurais voulu être à l’Ibis
Au lieu de ça je suis au Carlton
Je suis emmerdé par le service
Toujours entouré de vingt personnes

(ayant grandi dans un milieu plutôt petit bourgeois de première génération à s’être extraite d’un milieu prolétaire, j’ai découvert sur le tard le monde du luxe. Et autant j’ai adoré le service aux petits oignons d’hôtels 5 étoiles comme le Sers ou le Park Hyatt, autant le serveur qui vient te remplir ta tasse de thé toutes les 5 minutes au Plaza Athénée, j’ai trouvé ça un poil envahissant. Je ne suis pas encore grabataire, je peux me servir moi-même, si je laisse du thé dans la théière c’est pour qu’il reste chaud pendant que je déguste ma religieuse à 14 Eur, et j’aimerais bien papoter avec ma copine tranquille sans être interrompue à tout bout de champ, merci!)

Je suis disponible comme parolière comique, j’adorerais toucher des sous de la SACEM.

Flashback : Tokio Hotel à Paris Bercy – 14 avril 2010

Je ne sais pas vous, mais les concerts me manquent. Et chaque 14 avril, je repense à celui-là en particulier, il y a maintenant 11 ans. C’était le tout dernier concert de la tournée Humanoid City du groupe allemand Tokio Hotel. On ne le savait pas encore, eux non plus sans doute, mais c’était la dernière fois qu’on les voyait en tournée en Europe avant un long hiatus, le déménagement aux USA de la moitié du groupe (les jumeaux), le passage aux albums tout en anglais (hélas) et une grosse chute de notoriété qui fait qu’ils n’ont plus jamais rempli de salles aussi grandes.

Ce dont ils ne se plaignent pas forcément : durant le confinement, Bill Kaulitz s’est occupé en écrivant une autobiographie intitulée « Career Suicide », en allemand donc je ne sais pas trop ce qu’il y raconte, mais quelque chose me dit que leur long break qui a correspondu de facto à un suicide professionnel était le seul moyen qu’ils ont trouvé d’éviter le suicide tout court. Enfin, suicide professionnel, n’exagérons rien : ils tournent encore, mais à plus petite échelle, et ont changé de maison de disque, quittant Universal (je ne sais pas si c’était de leur fait… m’enfin bon débarras, vu le peu de promo que leur faisait la dite maison), pour revenir à Sony, qui avait eu la mauvaise idée de les virer avec d’autres groupes débutants avant qu’ils ne deviennent célèbres. D’après le compte Instagram de Georg Listing (le bassiste), ça doit mieux se passer : pour son anniversaire ils lui ont offert une PS5 et il a fait une story « à la meilleure maison de disque du monde ».

Tokio Hotel – Komm – Paris – la dernière fois qu’on voyait l’ouverture de concert avec l’Etoile Noire qui s’ouvre…

14 avril 2010, donc. J’étais à l’époque en plein milieu de ma fanitude Tokio Hotelesque, que j’ai déjà raconté sur ce blog. Commencée en blague devant ce groupe de mioches qui m’avait rapidement bluffé par son professionnalisme dépassant celui de pas mal de musiciens plus vieux, son enthousiasme de jeunes chiots, et la combinaison de pop rock péchu et de la langue allemande dont j’adore les sonorités. Ce concert à Paris, c’était le 5e pour moi de la tournée. A la base je n’en avais prévu « que » 3, en France, et puis j’en avais ajouté 2 sur un coup de tête à l’approche des dates. NO. REGRET. Quelques jours avant ce concert, j’avais dérapé sous la douche et je m’étais pété 2 côtes contre le rebord de la baignoire, mais heureusement, c’était des « petites » fractures, donc j’ai quand même pu aller dans la fosse. Mais j’ai évité la foule des premiers rangs (c’était le premier Bercy qu’ils n’avaient pas pu remplir, du reste), restant à côté de la console son au milieu, avec une copine. Ce qui m’a donné l’occasion de dire bonjour à leur ancien manager David. Avant qu’une furie ne lui gueule dessus et ne ruine le moment. *roll eyes* Heureusement, elle n’a soit pas reconnu, soit pas vu qu’avec David, à l’abri avec les techniciens, il y avait leur meilleur ami et leur beau-père. Donc ils ont pu mater le concert tranquilles (mais un peu sur leurs gardes quand même).

Tokio Hotel – Humanoid – Paris – l’interlude acoustique de la tournée, toujours étonnant

Tokio Hotel a toujours eu mauvaise réputation en France (comme en Allemagne du reste), à cause de leur jeune âge et du look androgyne de leur chanteur. Pas assez snobs, mon fils. Pourtant, ils ont toujours assuré sur scène. A la mesure de leur âge, certes, ce ne sont peut-être pas des Mozart. Mais ce sont des pros, et qui ont toujours eu à coeur d’offrir de vrais spectacles à leurs fans. Même maintenant qu’ils tournent dans des salles plus petites, style Trianon ou Olympia, ils ont toujours une scène et des lumières chiadées, un thème directeur, une setlist variée et bien construite, Bill a des costumes… créatifs même si pas toujours à mon goût. Bref, on sait où passe l’argent. Ce n’est pas au goût de tout le monde, mais on peut a minima apprécier le travail bien fait. Et pendant 1h30 à 2h, on est ailleurs, avec eux. Entre aliens (le nom donné à leurs fans à l’époque où c’est devenu la mode pour les artistes de les distinguer ainsi. Remarquez bien qu’on m’appelait l’extra-terrestre à l’école, alors il y a comme une continuité qui m’a amusée…).

Tokio Hotel – thank you speech and Geisterfahrer – Paris – Ah, cette chanson, je l’aime d’amour… Je ne pensais pas l’entendre en acoustique, mais elle rend bien…

Le petit discours de remerciement ci-dessus, un classique en concert, était d’ailleurs plus long que sur les concerts précédents de la tournée (comme quoi ça peut servir à ça d’en faire plusieurs… On voit ce qui s’éloigne de la routine). Bill a même remercié l’équipe qui avait conçu et monté la scène, ce qui, pour le coup, est quelque chose que j’avais rarement entendu. En général ça se borne à citer les musiciens sur scène et éventuellement le producteur. Même Tom, son jumeau et guitariste, avait l’air ému.

… Rétrospectivement, je me demande s’il ne savait pas, lui, que c’était plus qu’une tournée qui se terminait, mais la page la plus spectaculaire de leur carrière qui se tournait. Allez savoir. C’était aussi leur dernier concert majoritairement en allemand avant un bon bout de temps (j’ai plus ou moins arrêté de suivre le groupe, mais il me semble que leur seul concert en allemand depuis, c’était lors d’un de leurs « camps d’été » hors de prix. Rien que ça m’avait presque donné envie d’y aller, mais le camping, moi…). Le public français leur avait fait un tel accueil glacial quand ils avaient essayé d’y chanter en anglais à la tournée précédente qu’ils avait pris l’habitude de nous faire la même setlist que dans les pays germanophones. Une exception. Les autres pays avaient droit aux versions anglaises dès qu’ils ont fait des albums en 2 versions (allemand et anglais). *soupir* C’était le bon temps.

Tokio Hotel – Traumer – Paris – il manque le umlaut sur le a, c’est Träumer (rêveur), mais je n’étais pas sûre que Youtube gère bien les accents.

J’allais écrire que j’adore cette chanson, mais en fait, si j’étais autant fan d’eux à l’époque, c’est que quasiment toutes les chansons de leurs 3 premiers albums me faisaient dire « Oh elle est géniale celle-ci! » et me file encore des frissons de joie quand je les entends maintenant. Et dire qu’il y a des andouilles qui pensent que les fans de ces groupes ne sont pas là pour la musique… Ca a TOUT à voir avec la musique et comment elle nous fait vibrer. Que les musiciens soient mignons ou pas. Même si 80% du public de l’époque c’était des filles entre 12 et 20 ans. Ca aide, d’expérience, d’avoir un truc pas trop moche à regarder sur scène. Mais s’il n’y a rien qui passe par les oreilles, on ne vient pas à un concert, on se contente de se palucher sur un magazine, si vous me passez l’expression.

Puisqu’on en est là, un autre des reproches faits à Tokio Hotel, c’était qu’ils soient un groupe fait par le marketing. C’est faux, ils ont juste réussi à se faire connaître très jeunes par un groupe de producteurs qui les a aidés à se professionnaliser avant de démarcher les maisons de disques (d’où le contrat avec Universal alors qu’ils n’avaient que 15 ans, après un 1er contrat avec Sony). Et ensuite, ce sont des monomaniaques : le bon vieux rock des familles avec des power songs, ce n’était pas vraiment la tendance de leur âge quand ils percé, mais c’était leurs références (80es), digérées et modernisées. Sans doute que leur maison de disque aurait préféré leur faire faire de la tectonik ou je ne sais quelle ânerie éphémère, mais eux ils ont grandi avec Metallica, David Bowie, et Rammstein, si j’en juge à leurs effets de scène. Maintenant avec l’âge, ils se sont mis à l’électro de boîte de nuit, c’est pas du tout mon style mais ma foi, je ne peux pas les forcer à faire la même musique 40 ans non plus.

Tokio Hotel – Sonnensystem – Paris – je sais pas où ils avaient péché l’inspiration spatiale de cet album par contre mais c’est pas graaaave…. ça change un peu

Et puis la sincérité, ça se ressent. Enfin non : c’est vrai qu’à moi ça m’a toujours paru évident parce que j’ai un bullshitometer redoutablement sensible, qui fait que je suis incapable de regarder un homme ou une femme politique en vidéo sans vouloir lui balancer des tomates. Mais j’ai aussi fini par comprendre que ce n’était pas le cas de tout le monde. Donc pour les gens dont l’empathie est défaillante : croyez-moi juste sur parole, la sincérité, quand on n’est pas handicapé de ce côté, ça se sent, surtout en musique. Et eux ils sont faits pour ce boulot. De toute façon, vu les cagettes de critiques qu’ils se sont pris pendant 5 ans, il fallait qu’ils soient convaincus pour continuer dans cette voie.

Et je leur en sais gré. L’abandon de l’allemand, ça m’a fait mal au coeur, mais je pense que ça ne correspond pas seulement à une nécessité économique, mais aussi à une rupture avec leur pays parce que c’est là que des fans (enfin si on peut appeler ça des fans… des tarées obsessionnelles) leur ont rendu la vie impossible en allant jusqu’à les cambrioler.

Le petit duo piano – voix des jumeaux, ci-dessous, c’est quand même pas le truc le plus évident qu’on attend… Et puis comme on dit, quand tu fais guitare-voix ou piano-voix, sans les fioritures de production, tu sais si la chanson tient la route ou pas.

Weit Weg von hier durch Raum und Zeit zoom dich zu mir

Tokio Hotel – Zoom – Paris

Petite vidéo non musicale de Tom, Georg et Gustav (le batteur) qui disent au revoir :

Tom, Georg and Gus say goodbye to Tokio Hotel Humanoid City Tour

Tokio Hotel – Für Immer Jetzt – Paris

Et on arrive à la dernière chanson, du dernier concert, de la dernière tournée en allemand avant le long hiatus et le changement complet du groupe… Ce ne serait plus jamais tout à fait pareil, mais c’était une magnifique soirée.

SAMSUNG DIGITAL CAMERA

Babymetal in Utrecht (+Dream State)

Last week, Babymetal was touring in Europe again after a too long hiatus.

So after my New York experience and the Download Festival France near Paris in 2016, followed by their opening number for the Red Hot Chili Peppers in Birmingham (two nights in a row) in december of the same year, and the shows in Osaka in october 2017 (no picture), I went to Utrecht to see their two shows there. After all, Utrecht is becoming a lucky place for me.

The best way to enjoy a show is to see it twice : once in the pit near the front row, and once from a balcony. Utrecht turned out perfect for this, thanks to the VIP passes on the first day.

Things you live from the second row central :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

– being told « beware » and hold the eclipse-adorned curtain as the roadies bind it to the rigging system

– wondering if it’s Su-Metal standing in front of you for the opening, under the mask (hard to say with the make-up and without seeing the ears)

– seeing the Kami’s faces under the hoods before they take them off

– marvel at Su-Metal commanding moves

– laugh when Moametal pulls her tongue out

– and when Moa makes a face at Su when they exchange places during Road of Resistance

– admire the amazing details of the costumes

– being pushed around when the crowd moshes

– hearing the crowd sing along most of Akatsuki and Megitsune 

– being head kicked by slammers who can’t hold their feet

– see Moa give back a smile to fan C1 at the front row and see him gush

– steal pics with a mere smartphone with ok results because you don’t even need to zoom

– feeling like you’re going through a washing machine cycle, ending up sore (sore sore sore sore!) and drenched.

Things you live from the balcony :

Ce diaporama nécessite JavaScript.

– start the show a bit rested because you sat during the queue and before it started

– you can actually read the text from the opening on the curtain

– appreciate the choregraphy ensemble

– hear the music better

– jump and dance around without being moshed

Changes happened since the 2017 shows :
– The Kami band (backup musicians) now has proper costumes (since the Hiroshima shows in December), instead of the ragged white ghost-like robes.
– Yui was not there, and nobody knows if it’s only part of the new lore about the Chosen Seven not all appearing at the same time, or some other reason. Instead, the stage is occupied by two female dancers with costumes similar to Moametal, but without microphone. Her absence was still blatant in GJ! (normally performed by Yui and Moa, and there only by Moa with the dancers) and in Gimme Chocolate since they used to alternate, while Moa has to sing and dance both parts.
– the ladies (they’re no longer little girls, as Moa and Yui both turned 18 and graduated from high school) have new costumes too. No more red, no more frills, no more pigtails : all in black leather-like with gold linings, and head-dresses, making them look more like warriors of the Dark Side of the Metal Resistance. The new dancers choreography also look more martial.
– the new songs each have a different flair. Distortion (released as a single) is very fast metal with no backup singing, few singing actually. The one dubbed Elevator Girl by the fans is more idol pop-ish and very catchy. Tattoo, a Su-Metal solo, is more usual Japanese metal rock.

Opening band : Dream State

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Both days, Babymetal was preceded by UK band Dream State. They play progressive metal rock and are fronted by a vocalist who more than compensates her short size (I’m the same so hey!) with energy and a great voice. She even dared to surf on the crowd even though most people weren’t there for them (though on the first day, a girl at the barrier seemed to know their songs and to really be into them). They received a positive welcome from the audience.

I think they had some aftershows for fans, but I didn’t hear when or where.

Definitely worth checking their music and their shows if they play near you!

Only the Fox God knows news – Mai 2018

Nouvelle chanson, nouveau clip

Lundi, la chaîne officielle sur Youtube du groupe Babymetal nous a balancé sans guère prévenir (à part via des images cryptiques sur Instagram) une nouvelle chanson avec un clip dantesque, Distorsion :

Alors ce n’est pas très clair. Il y a effectivement 7 créatures aux masques et costumes fantasmagoriques (on dirait qu’ils ont dévalisé le musée Galliera et celui du quai Branly), dotés de super-pouvoirs, affrontent de gigantesques monstres de pierre dans un décor post-apocalyptique (Neo-Tokyo?), sous une éclipse sanguinolente.

Le tout avec un son qui vire par moments au thrash metal. On entend encore Su-Metal, mais pas Moa et Yui. Ben alors? Bon, on s’y fait finalement peu à peu… Mais c’est destroy. Ca va être bizarre, la tournée qui s’annonce, si elle est dans ce style… Et où sont les petites?! (bon elles ont a priori eu leur bac, certes, donc elles ne sont plus si petites et elles étaient occupées. Mais rassurez-nous, les Babymetal sont bien encore 3?)

Nouveau line-up?

On n’a pas été franchement rassurés sur ce point avec, hier, à Kansas City, le premier concert de la tournée mondiale (enfin, cinq-sixpaysales…) de Babymetal. En effet, s’ils ont bien trouvé un remplaçant pour Mikio Fujioka, le guitariste décédé en janvier, Yuimetal n’était pas sur scène. Et contrairement aux concerts d’Hiroshima en décembre dernier où elle a été annoncée malade le matin même et où clairement, d’après la mise en scène, ce n’était pas prévu, ici cela semblait intentionnel : en effet, il y avait deux danseuses non identifiées derrière Su-Metal, les 3 nouvelles chansons sont des solos de Su-Metal, et Moametal a changé de coupe, abandonnant les couettes enfantines pour une queue de cheval comme Su.

Je mentirais en disant que ce type de manoeuvre typiquement idol et sans communication me réjouit… D’autant qu’avec la totale absence d’explication sur le sujet, on ne sait pas si le line-up d’hier soir sera celui de toute la tournée. En tout cas, clairement, les 7 « Chosen one » annoncés dans la prophétie du mois dernier ne sont pas les Kamis. Les deux nouvelles danseuses doivent en faire partie. Mais quid du reste?

Goodies renard

L’objet vulpomorphe du mois, c’est ce culbuto renard de la marque Kid O, découvert à la boutique du Palais de Tokyo :

renard culbuto.jpg

Qui m’inspire à peu près la même perplexité que les décisions du management d’Amuse et leur comm’…

Only the Fox God knows news – avril

World tour 2018

Je me rends compte qu’à part en passant dans les petits bonheurs, je n’ai pas dit que Babymetal avait annoncé sa tournée 2018. Certes il y a moins de dates que l’an dernier, mais ce sont des concerts solos et non des premières parties. A priori, l’absence de concerts avant mai s’explique par le fait que les deux benjamines, Yui et Moa, passent l’équivalent de leur bac en ce moment (ou c’est peut-être déjà fait : l’année scolaire commence en avril au Japon). Et que comme on ne badine pas avec l’éducation au Japon, les révisions l’emportent sur la carrière musicale.

Babymetal_worldtour_2018

Nouveauté dans les dates annoncées : il y aura une première partie! Je m’en serais passée, à dire vrai. Enfin j’ai écouté un titre de Dream State, je n’ai rien contre, mais à de rares exceptions près, j’ai besoin de déjà connaître les titres pour ressentir autre chose à un concert que « … c’est bruyant quand même », donc… Je subodore qu’on n’y a échappé jusqu’ici qu’en raison du jeune âge des filles, et des législations sur les horaires de travail des mineurs. Au demeurant, c’était sans doute pour la même raison qu’on avait rarement des premières parties aux concerts de Tokio Hotel, et pour ne rien vous cacher, ça m’arrangeait plutôt.

Par ailleurs, on a eu droit à une vidéo officielle qui nous annonce le 7e épisode de la Metal Resistance.

Il reprend la prophétie du Chosen One (Su-Metal? Babymetal en entier? Koba-Metal qui a pris le melon) qui est la lumière qui nous guidera à travers la musique vers la lumière. Suit une partie encore plus cryptique sur la partie « lumineuse » des 3 esprits qu’on connaît déjà, et l’arrivée de 7 esprits « sombres » pour une nouvelle ère. On se pose moult questions dans le fandom, est-ce que Babymetal va faire comme AKB48 (ultra-célèbre groupe d’idols) et se doter d’un groupe spin-off de 7 autres chanteuses issues elles aussi de Sakura Gakuin? Ou bien est-ce que le groupe titre va s’agrandir pour passer de 3 à 7 chanteuses? Est-ce qu’on compte les 4 Kamis dans le lot?

Bref, on n’en sait rien, j’ai envie de dire qu’on verra bien en juin…

Goodies renard

fox_carnet bamble wood WH Smith.jpg

La librairie anglaise à Paris WH Smith distribue (au sens de « vend », hein, ce n’est pas cadeau) ces choupinous carnets à motif renard, un motif évidemment très apprécié en Angleterre, terre de chasse à courre. Oui c’est un peu paradoxal…

Freaky Friday / Nostalgeek : mélodies de ma jeunesse 

Nouvelle participation au concept de Freaky Friday de ma copinaute June.
Aujourd’hui, on ne chante pas, on siffle et on meumeume. Il y a des airs sans paroles qui, à force de répétition et / ou d’intérêt, vous restent dans la tête à perpétuité.
Au détour de la rédaction d’un peu palpitant compte rendu de comité de pilotage, vous vous surprenez à le fredonner, et vous vous demandez « Mais d’où ça sort cette vieillerie, pourquoi j’ai ça en tête? ».
Allez savoir : envie d’évasion, neurones qui s’ennuient, cerveau qui a décidé de vous auto-pourrir (et de vous coller la honte), ou, très couramment dans mon cas, association de sons.
Par ordre d’apparition sur l’écran noir de vos pauses goûters :
wattoowattoo08.jpg
Wattoo Wattoo
Sifflotez ces petites notes à n’importe qui ayant grandi en France dans les années 80, et il vous regardera comme si vous étiez dérangé ou en plein burn-out cela lui évoquera sans doute cet étrange dessin animé sans paroles où un oiseau sans pattes appelait par ce biais ses confrères. On ne se souvient plus trop du reste – il s’agissait de résoudre divers problèmes écologiques. Mais le petit air nous hante encore (rassurez-moi et dites moi que je ne suis pas la seule…).
L’ocarina de Stellie dans Albator
Bizarrement, j’ai dû recourir à Google pour retrouver le nom du personnage qui jouait cet air dans la série animée nippone du pirate de l’espace, alors que je me souvenais de l’air. Mais d’elle, guère. J’avais un très vague souvenir d’une petite fille triste, mais impossible de me rappeler son lien avec Albator (c’est la fille de son meilleur ami et de la femme pirate Esmeralda, dont les deux parents sont morts en demandant qu’elle soit élevée sur Terre. Du coup elle grandit dans un orphelinat, seule, avec des visites occasionnelles d’Albator qui ne veut pas l’emmener de peur qu’elle ne soit en danger. Alors qu’elle est régulièrement la cible de ses ennemis. Tu m’étonnes qu’elle soit triste). Par contre, c’est là que j’avais appris le mot ocarina, que je n’aurais peut-être jamais entendu sinon.

ulysse13_themis_noumaios.jpg

Thémis et Noumaïos.

L’air de flûte de Thémis dans Ulysse 31
Aaah, Ulysse 31, mélange parfait de mythologie et de space opéra. Une fois n’est pas coutume, j’aimais bien Thémis, le personnage de petite fille ajouté pour l’identification des tites gnenfants. Parce qu’elle avait la peau bleue, des yeux de chat, des oreilles pointues, des pouvoirs psychiques et un grand frère canon. Et qu’elle roxxait du poney, sauvant Télémaque, Ulysse et toute la troupe régulièrement par sa sagesse (elle porte le nom de la déesse grecque de la justice), sa débrouillardise et ses pouvoirs. Et donc, elle jouait aussi de la flûte, rien de spectaculaire mais un petit air entêtant que j’ai bien des fois reproduit sur la flûte réglementaire de l’éducation nationale.
J’en profite pour vous infliger partager avec vous ce monument que, pour le coup, j’avais oublié : la chanson sur Thémis qui se trouvait sur le 33 Tours de la bande originale.
Le chant du Mogwaï dans Gremlins
J’aime bien chanter des trucs d’une voix bizarre, alors le petit vibrato aigu de Gizmo, le Mogwaï, dans Gremlins*, je l’ai fredonné plus d’une fois. Il eût d’ailleurs été préférable pour mon entourage qu’il soit plus long, pour éviter la lassitude.
*Rappel de vocabulaire : le Gremlin, c’est le nom de la forme « maléfique » du Mogwaï, après qu’il ait mangé après minuit.