Babymetal : l’intimité à cinq (plus trois. Voire plus sept)

En début d’année, je consacrais mon premier coup de gueule fandomesque au groupe norvégien A-ha, dans un article intitulé l’intimité à 15 000. Cela suivait l’annonce d’une tournée annoncée comme « intimiste », dans les mêmes salles de concert type Bercy que l’an dernier.
miki-chan buh
Après un décompte sur le site du fanclub officiel de Babymetal (géré par Amuse, la société qui s’occupe du groupe), mon nouveau fandom a annoncé un événement bien différent : The Five. Le fanclub (bien qu’il soit marqué dans l’inscription que ce n’en est pas un) porte un nom : The One, et c’est aussi le nom donné aux fans élus par le Dieu Renard*.
Et donc, après les concerts à la billetterie exclusivement réservée aux The One, le site a appelé le 23 janvier à se manifester (veuillez excusez l’étrangeté du langage : c’est traduit en anglais depuis le japonais par Google Chrome), pour ceux qui voudraient faire partie des « Cinq Elus » qui pourront assister à un événement spécial le 1er avril prochain, jour du Renard (ne cherchez pas, c’est une autre invention de Koba-Metal, la tête pensante derrière le groupe) :
babymetal_chosen-five_1
babymetal_chosen-five_3
Appelés : des The One « prêts à recevoir une révélation particulière du Dieu Renard ». Rien que ça. Comme souvent pour les « special events » réservés aux fans, on ne sait pas trop ce qu’il y a derrière. Mais on peut subodorer que les 5 heureux élus seront les premiers spectateurs du Blu-Ray « Live at Tokyo Dome », leur dernier show événementiel dans la mythique salle de Tokyo, rempli comme un oeuf deux soirs de suite, pour une Black Night et une Red Night. Voire même, rêvons un peu, qu’ils auront à écouter un ou plusieurs titres du prochain album. Peut-être même en audience (showcase) privatif (d’où le 5 + 3, voire 7 si le Kami Band est présent).**
Conditions : outre l’affiliation à la secte au fanclub, pouvoir être à Tokyo le 1er avril. Triste. Ce n’est pas mon cas, donc je n’ai pas postulé. En même temps, j’ai peur que la Révélation du Dieu Renard ne perde un peu de son sens quand on ne comprend pas le japonais couramment. Le fait que la partie The One du site officiel ne soit pas disponible que dans cette langue, et les bribes d’anglais assez répétitives des petiotes sur scène laissent peu augurer de la capacité de l’équipe à assurer la traduction. Or de ma jeunesse mangaphile, j’ai conservé quelques bribes fort utiles pour retenir un peu les paroles de Megitsune, mais ça ne va pas plus loin.
babymetal_chosen-five_2
Je n’ai rien compris à ces dernières phrases non plus. C’est très mystérieux, parfois, de suivre un fandom dans une langue qu’on ne comprend pas…
*Cad ceux qui ont suivi la procédure d’inscription, consistant à acheter sur leur site, A!Smart, l’objet de merchandising indiqué pour l’année. L’an dernier, c’était une serviette. L’année d’avant, un genre de cape courte à capuche.
Pour 2017, c’est The Big Tee, un t-shirt XXXXL qui arrive aux cuisses d’un gars lambda, et qui sur mon format crevette, tient de la tunique rituelle. Si on pratique des sacrifices humains aux événements The One, ça ne fera pas de tache… bref.
Hm? Ah oui, j’oubliais de dire que cette année, comme ils ont simplifié la procédure et qu’on peut enfin commander sur A!Smart sans se créer un compte sur un site qui fait les intermédiaires, je me suis inscrite. Je suis donc officiellement un renard. Kitsune! \m/
**Le « code » des idols limite les interactions directes hors scène avec le public. Comme les jeunes membres de Babymetal y sont encore soumises, a priori, et en dépit du pouvoir donné par le Dieu Renard, il est peu probable qu’il y ait également une rencontre avec le groupe, avec photo et dédicace, comme c’est le cas pour d’autres artistes. Mais bon, c’est le jeu avec ce type de groupe. Et ça tombe bien, car à ce stade ça m’est relativement égal. D’autant que à part « Mouzikku de arigatou gozaimashita », je n’ai pas grand-chose à leur dire, aux pioupioutes.

Babymetal et les Red Hot Chili Peppers à Birmingham (2e)

Récit du concert du samedi 10 décembre 2016

Et c’est pas fini!

Dimanche 11 décembre 2016, Birmingham : On prend les mêmes et on recommence.

A la base je ne comptais faire qu’un concert. Mais dès la prévente pour les fans, impossible de choper des billets potables pour le samedi. Donc je me suis rabattue sur le concert du dimanche, moins disputé. Partant de là, ben, vu que ça tombait un week-end, et que j’aime bien profiter de mes concerts pour faire du tourisme, je n’allais pas y aller que le dimanche… et quitte à être là le samedi avec un hôtel à côté de la salle, donc à côté de l’aéroport, donc loin de tout… bon bah on ne va pas passer le samedi soir à l’hôtel alors qu’il y a un concert à côté. Autant y aller aussi même si c’est au fin fond de la salle vu que, même à la mise en vente « normale », il ne restait que ça. Avantage : le billet est moins cher…

birmingham_resorts-world

Birmingham Resorts World

Autre avantage, en suivant les actualités des RHCP : ceux-ci changent pas mal leur setlist d’un concert à l’autre. Donc ce ne serait pas inutile d’en voir deux. Cerise sur le gâteau : ils ont l’intelligence de proposer en téléchargement, quelques jours après chaque concert, un enregistrement complet du live en qualité professionnelle. Pas besoin, donc, de m’user les épaules à enregistrer, sauf si je veux le visuel.

birmingham_fish-n-chips

La veille, j’avais pu retirer au box-office les billets des deux concerts, je n’ai donc pas à venir à 18h pétantes pour être sûre de pouvoir le faire sans rater la première partie (ce serait ballot, avouez, puisque je suis venue surtout pour elles). Par contre, n’ayant pas envie de manger un 2e fish’n’chips spongieux à même le sol du hall d’accueil de la Genting Arena, aussi propre et spacieux soit-il, je me restaure au centre commercial voisin avant de venir. Mauvaise pioche, du reste, car à 18h la seule option qui ne soit pas un attrape-bobo hors de prix vient de fermer. Je me rabats donc sur le Costa Coffee, qui ferme à 18h30.

Dimanche : Babymetal

A 19h30, devant un public plus nombreux que la veille, les quatre musiciens du Kami Band et les Babymetal arrivent à grand renfort de décibels. Comme c’est le 2e concert et bien codé, on se dit qu’on n’aura pas trop de surprise. Mais en fait si, du moins une demi-surprise, puisque des fans avaient entendu la chanson répétée au soundcheck : Doki Doki Morning remplace Awadama Fever. C’est une chanson dans la même veine, musicalement, très connotée idol (ce fut la première chanson du groupe), donc pas de bouleversement. Mais ça fait plaisir d’entendre une autre chanson. Ca donne un peu plus l’impression d’avoir eu droit à un concert entier si on cumule les deux jours.

La fin de Doki Doki Morning :

L’autre différence vient de la place : plus haut mais sur le côté de la scène, je vois mieux les artistes. J’arrive même à prendre quelques photos pas complètement pourries. Je suis aussi bien placée pour voir que, si peu de gens s’agitent en réaction à la performance des BM, les fans en question sont essentiellement au premier rang. Kitsune powaaaaa! Outre la dizaine de fans croisés la veille devant la salle vers 14h, qui faisaient la queue pour être au premier rang (il y avait le même nombre de fans des RHCP à cette heure-là), on doit être au moins une cinquantaine ou une centaine assez fans pour arborer les T-shirts, et sans doute plus de « casuals » ou de gens curieux. Il me semblera d’ailleurs que ce soir, la foule a chanté un peu sur Megitsune.

babymetal_bmg2_10_tsuinte-nabi-kasete

Tsuinte nabi kasete – laisse flotter tes couettes!

 

Mais comme je n’ai pas enregistré de vidéo à part le bout de Doki Doki Morning ci-dessus, et l’intro de Catch me if you can ci-dessous – où vous pouvez voir les batteur et guitariste des Red Hot, Chad Smith et Josh Klinghoffer, observer les solos des musiciens -, afin de chanter tout mon soûl sans ruiner le son, je ne peux pas vérifier.

Lire la suite

Babymetal et les Red Hot Chili Peppers à Birmingham

Quelque part en 2016 :
« Ah tiens, les Red Hot Chili Peppers refont une tournée en Europe. Et si j’allais les voir? Ouais, non, ça fait un moment que je ne suis plus trop leur carrière, et puis c’est à Bercy, et ça coûte cher. »

Un peu plus tard en 2016, info : pour toutes les dates en Angleterre et Ecosse, la première partie sera assurée par Babymetal.
« C’est quand ?! C’est où ?! Est-ce qu’il y a une date un samedi?! Aaaaah, ben voilà : Birmingham ! C’est bien, Birmingham, enfin sans doute, je ne connais pas encore, en plus. C’est où qu’on s’inscrit pour les préventes des fans? »

Voilà voilà. La différence entre être un « casual fan » et un fan tout court. Ca faisait longtemps que, ayant quelques albums des Red Hot à la maison, je me tâtais pour les voir en concert. Mais toujours, la procrastination, la flemme et l’impression de ne pas être vraiment le bon public m’avaient retenu. Jusque là. Mais les petiotes, on ne sait pas quand on les reverra en France. Alors ma foi… Ca ferait cher du billet pour un groupe dont on est fan « en passant ». Mais pour en voir deux qu’on voulait voir de toute façon, hein. Ca ne se discutait même plus.

Samedi 10 décembre 2016

1e partie : Babymetal

Finalement, la Genting Arena est grande (capacité similaire à Bercy) mais bien fichue, assez compacte : la fosse est grosso modo carrée. Certes je suis loin, mais je vois des silhouettes assez nettes, pas des petits pois. Évidemment, l’appareil photo et son zoom voient encore mieux, et au bout de 10 secondes de l’intro parlée façon Star Wars, je décide d’enregistrer tout le set des BM, histoire de pouvoir en profiter plus tard aussi. Dont acte – et dont pas de photos, du coup.

La setlist était identique aux 2 jours précédents :
– Babymetal Death
– Awadama Fever
– Catch me if you can (où, durant leurs solos respectifs, les membres du Kami-band rendent hommage aux Red Hot Chili Peppers, Leda avec un bout de Can’t Stop, Boh le bassiste avec Around the World)
– Megitsune (sur lequel elles arrivent avec le masque du renard – kitsune – et portant le yukata du clip par dessus leurs tenues de scène à leur retour des coulisses)
– Karate
– Gimme Chocolate

Les filles sont à fond, comme d’habitude, même si le public ne lui est pas acquis. Moametal est particulièrement agitée et exubérante, essayant de communiquer son énergie à la foule. Su-Metal parle un peu plus, en anglais. Moa s’essaie même à demander au public s’il aime le chocolat. Le Kami-band est au taquet également.

Je me demande si la tracklist ne bénéficierait pas d’un peu plus de variété pour une performance devant un public qui ne les connaît pas et pas très orienté « metal ». Car à l’exception de Megitsune, les morceaux sont dans la veine trépidante et, pour Awadama Fever et Gimme Chocolate, le côté idol est très présent. The One (surtout en version anglaise) ou Road of Resistance, plus rock, sont peut-être plus accessibles à un public mainstream.

Dans l’ensemble, je trouve le public poli mais un peu mou. Cad qu’ils applaudissent après chaque chanson, et du fond je n’entends pas de huées ni autres signes de mécontentement. Par contre, on compte les Kitsune (fans de BM) quand Su-Metal demande de taper dans les mains ou de chanter – pas du japonais évidemment. Des trucs simples comme Wow wow wow ou Gimme the chocolate – pour ce dernier, les Grandbretons ont peut-être mal compris, vu que c’est plutôt du japanglais qui sonne comme « chokoleito », et que le « the » est de trop.

Les Red Hot Chili Peppers

Après le petit break réglementaire, on passe au plat principal, avec les Red Hot Chili Peppers. Où je constate que le public ne bouge toujours pas beaucoup, pour un concert dont les places se sont presque toutes arrachées dès la prévente réservée aux fans. Les gradins resteront, dans l’ensemble, assis, sauf sur des mega-hits comme Californication ou Give it Away. Pour un pays réputé pour son appréciation du rock, et une ville berceau de Black Sabbath, c’est mou du genou. De la même façon, le public, en tout cas de ce que j’entends dans le fond, ne chante que sur les chansons les plus connues du groupe. Par contre, ça boit beaucoup… peu n’iront pas se chercher une bière à l’entracte, voire pendant le concert. Surtout, tu le dis si la musique est trop forte pour t’empêcher de boire tranquille, hein. Ça explique peut-être le peu de mouvements : il est périlleux de shaker son booty une bière à la main dans une rangée compacte…

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Heureusement, si le public est modérément énergétique, le groupe, lui, se démène sur scène avec un bel enthousiasme, et une belle santé pour des quinquas. Le petit jeune de service, Josh Klinghoffer, dernier arrivé d’une assez longue série de guitaristes, n’a pas eu de mal à trouver ses marques. Entre deux chansons, il y a de nombreux jams, à configurations diverses entre lui, Flea et Chad Smith, le solide batteur, qui nous gratifie même d’un joli solo. Peut être un peu trop de jams, même, si j’ai bien compris une remarque d’Anthony Kiedis à ses acolytes vers la fin… Oups! Mais au moins, ils s’éclatent, et personnalisent le show, avec un interlude de Flea chantonnant sur Coventry – ville voisine.

Niveau visuels, l’essentiel des effets est constitué d’un « tapis » mouvant de tubes luminescents accrochés au-dessus de la scène et de devant de la fosse, qui montent, descendent, décrivent divers mouvements en changeant de couleurs et en suivant la musique. Le résultat est assez planant et psychédélique, sans faire mal aux yeux ni cacher la vue. Bien joué. (bon là, c’est surtout du rouge, mais parce que les autres couleurs ressortent mal en photo…)

Le reste du dispositif se compose d’écrans, pas toujours actifs mais qui diffuseront le clip de Sick Love (ci-dessous) durant la chanson, ou de plus classiques gros plans des musiciens. En parlant de ceux-ci, ils sont accompagnés sur scène de deux extras restant en retrait, l’un aux claviers et l’autre qui, d’un morceau à l’autre, passe de la guitare au violon ou autre.

A noter, deux entorses aux « coutumes » des concerts :
– il n’y a pas eu de présentation des musiciens (ni les permanents, ni les suppléants)
Flea a remercié les Babymetal de faire leur première partie. Autant l’inverse est habituel, voire contractuel, je ne sais pas, autant c’est bien la première fois que je vois un groupe ou artiste ne serait-ce que mentionner ceux qui assurent la première partie. D’ailleurs la moitié du temps, ils ne doivent pas savoir qui c’est…

Après une heure et demi de morceaux surtout hyper-actifs, entrecoupés de chansons plus soft, comme Other Side ou Goodbye, les Red Hot Chili Peppers terminent sur un rappel de deux titres, Goodbye Angels et Give it Away (que j’ai enregistré aussi à cause d’un passage particulier de Give it Away qui fait que c’était une soirée à 3 fandoms…).

Pfiou. Sacrée performance.

Freaky Friday : Music Shuffle Tag

June (dois-je encore la présenter?) m’a taggée dans son Freaky Friday shuffle tag. Et c’est vrai que vus mes goûts musicaux, ça peut être freaky.

Voici les règles:

  • Ouvrez votre application de lecture de musique préférée;
  • Mettez-la en mode « Lecture aléatoire »;
  • Citez les quinze première chansons de cette sélection.

Je n’écoute plus que rarement de musique sur mon ordi, jamais sur iTunes que je hais (je ne l’ai installé que parce que c’était nécessaire pour acheter l’album Humanoid de Tokio Hotel à une époque où la pré-commande par iTunes permettait aussi d’avoir accès à une pré-commande des billets de concerts). Donc ce sera le shuffle de mon baladeur, plus réduit dans sa liste. D’autant que je ne l’ai pas encore rempli jusqu’à la gueule de ses 32 (ou 64?) Go. Il y a pas loin de 900 morceaux quand même.

1. Red Hot Chili Peppers – Californication
Oui, alors ça peut paraître surprenant, mais j’ai découvert les RHCP grâce à River Phoenix, et j’ai assez aimé pour suivre leur carrière sur 3 albums (de One Hot Minute à Californication) avant de décrocher un peu. J’ai récemment remis sur mon baladeur les CDs que j’avais, ainsi que le nouveau qui vient de sortir. Ça n’a pas vieilli.

2. Bandmaid – Order
Non, ce n’est pas Babymetal. C’est un groupe de rock japonais, des filles mais pas des idols, qui jouent de leurs instruments. Elles ont récemment joué à Paris, et j’avais acheté l’album en MP3 dans l’idée d’aller les voir. Mais finalement je n’ai pas eu la foi. C’est pas mal, j’aime bien, ça me rappelle les BO de City Hunter, mais ce n’est pas aussi distinctif ni addictif que BM, trouve-je.

3. Placebo – Exit Wounds
Ah oui, j’ai eu ma période Placebo, aussi. Enfin, c’est moins une période de fanitude acharnée qu’un intérêt diffus et par épisodes. Je les ai (pas très bien) vus à Bercy en 2007 pour un concert pas très mémorable. Par contre, leur retour avec nouveau batteur pour Battle of the Sun à l’Olympia était top. Le Zénith et le Bercy suivant revenaient au « bien, mais un peu blasé » (Molko, pas moi).

4. Silbermond – Nichts Passiert
Parce qu’il n’y a pas que Tokio Hotel comme groupe allemand… comme Bandmaid, j’avais écouté leur musique pour décider si j’irais les voir en concert lors de leur venue à Paris. Mais là, j’y étais allée. C’est de la pop rock de bonne facture, plus rock en live. Je continue à bien aimer, j’avais d’ailleurs acheté l’album dont est tirée cette chanson bien après le concert, à l’occasion d’un énième voyage en Allemagne.

Lire la suite

Freaky Friday : Pokemon dans les chansons populaires

Alors je ne sais pas si c’est moi qui voit Pokemon partout (oui?), mais je l’entends aussi. L’avantage, c’est que grâce au petit dragon June, je savais quoi en faire : un article du vendredi pour le Freaky Friday bien sûr!

A vous de reconnaître les originaux…

  1. On commence avec un hymne à la tolérance :

Evoli and Pyroli
Live together in perfect harmony
Side by side in arena
Two Pokemons so pretty!

2. Un souvenir d’enfance très très freaky (paroles Antoine de Caunes, si si) :

Mi mimi mimi mi Mimitoss,
Dans les combats,
C’est un nullos.
Mi mimi mimi mi Mimitoss,
Même évolué,
C’est un boloss.

freaky_mimitoss

3. Une chanson militante

Je ne sais pas si vous connaissez cette vieille chanson, mais si ce n’est pas le cas… Elle mérite qu’on l’écoute. Elle me revient régulièrement en tête, que ce soit en écoutant les informations politiques ou les réunions au travail…

En 2016 après tout le monde
J’ai pu jouer à Pokemon.
J’avais évité jusque là
Malgré mon goût pour le petit jaune
Mais j’ai craqué pour sa bouille ronde
Et donc je le traque à présent.

J’en avais 20 dans mon Pokedex
Et Pikachu reste caché.

Au déjeuner je sors en douce
Pour continuer à les chasser.
L’arène voisine est bien pratique,
J’ai des Poképièces à gagner.
Les discussions de mes collègues
Ne vont pas trop me manquer.

J’en ai 50 dans mon Pokedex
Et Pikachu reste caché.

J’ai exploré tout le quartier,
Je suis même allée à l’étranger.
J’ai attrapé des trucs bizarres,
Mais il me manque des Bulbizarres.
Niantic a bloqué les radars,
J’en ai marre de choper des Ptitard.

J’ai même chopé un gros Ronflex
Et Pikachu reste caché.

4. Et on finit par une petite douceur.

Punaise je ne sais même pas pourquoi on m’avait offert la K7 audio, je crois que je trouvais déjà ça niais à l’époque… (je n’ai jamais eu trop des goûts de petite fille) :

Il s’appelle Evoli joli
Il s’appelle Evoli joli
Je voudrais partir avec lui
Et ses grandes oreilles
Toutes mimi 

(ou « Dans l’arène ». Bon ok j’ai changé d’avis sur les paroles entre l’image et l’article. C’est pas graaaave).

freaky_evoli

D’ici quelques jours, je vous expliquerait comment j’ai fait les images. (vite, certes).

Ma réservation sur Gérard Drouot Productions : anatomie d’un fail

Or donc, la semaine dernière, on nous annonce la prévente dès ce lundi 14h des billets pour la prochaine tournée de Tokio Hotel, le Dream Machine Tour 2017, sur le site de GDP – Gérard Drouot Productions. Comme ça fait plusieurs fois que j’ai des places pourries à cause de leur site qui ne l’est pas moins, je m’attends au pire. Mais comme je veux des places assises, et que je dois aussi passer commande pour des copines occupées loin de leur ordi / smartphone, je m’y colle.

anim_multityping robot

Dimanche 18 septembre 

Je tente de me connecter sur le site, afin de vérifier que mes identifiants sont à jour. Je rentre l’adresse email, le mot de passe noté dans le carnet kivabien… La fenêtre de connexion se ferme sans message, mais la page derrière indique que je ne suis pas connectée… Je ré-essaie, j’ai peut-être fait une fausse manip. Même résultat.

Donc je me dis que ces gros boulets ont dû me virer, ou simplement purger ou perdre leur base de client… Je tente de me créer un nouveau compte : ils me disent que j’existe déjà. Et là il y a enfin un lien « Avez-vous perdu votre mot de passe? »

A TON AVIS DUCON? Et comment ça se fait que tu n’aies même pas signalé à l’essai de connexion que le mot de passe était faux?

Bref… Donc après plusieurs autres clics sur une interface toute pourrite, ils me renvoient sur mon adresse email un lien vers une page où après encore quelques manips, je peux réinitialiser mon mot de passe. Ca m’a paru très peu ergonomique, comme parcours.

Ce qu’il y a de bien, c’est que je découvre une fois connectée que « En achetant 5 billets, j’ai accumulé XXX TIX », (un nouveau système de points de fidélité, sans doute pour compenser tous les gens qui fuient leur site de merde comme la peste après les mêmes mésaventures que moi), qui doivent me permettre de choisir des cadeaux. Alors ce serait sympa, si 1) la liste en historique ne me rappelait pas que les 5 « billets » sont en fait les 5 COMMANDES pour la dizaine de billets pour Morten Harket… donc xxx « TIX » pour cette merde, d’autant que comme leur site buggait, j’avais dû acheter en plusieurs fois et donc payer plusieurs fois leurs frais de port prohibitifs, c’est pas cher payé… Et qu’en plus sur la page de choix du cadeau, le site me dit que je n’ai aucun TIX.

 anim river flea sucks
Je vais voir sur mon profil que tout est à jour : c’est « rigolo » : j’ai beau enregistrer, saisir « Mme » ou « Mlle », quand je reviens sur mon profil, je suis « M. ». Je suis tentée de commencer à rédiger un dossier d’anomalies avec captures d’écran pour le Jean-Stagiaire développeur de leur site. Assorti de ma facture. 500 Eur pour 2h de recette d’appli web vérolée jusqu’au trognon. C’est pour payer ma psychothérapie pour gestion de la colère, ainsi que mon ordonnance de Xanax.

Lundi 19 septembre 

9h50 : je vais sur le site au cas où. Tiens, le site ne garde pas la session ouverte, les cookies ils ne connaissent pas.
10h : la mise en vente des billets commence à 14h, mais comme d’habitude GDP c’est 10h, je vérifie le site quand même. Billets indiqués « bientôt disponibles ».
10h10 : pareil. Je vérifie tous les quarts d’heure. La confiance règne.
13h : après manger je retourne sur le site. Qui m’a re-déconnectée. Grml. Sur la page du concert, je n’arrive pas à me connecter depuis le téléphone : la page ne s’auto-redimensionne pas et la pop-up de connexion apparaît avec les champs de saisie et le bouton de validation hors écran. >.< Je pense à retourner sur la page d’accueil, d’où j’arrive à me reconnecter, car les paramètres d’affichage sont différents.
13h50 : je commence à rafraîchir le site toutes les minutes.

anim_all-you-fuckers_sandra-bullock-2

14h00 : le site commence à ramer comme une galère avec un seul rameur, arthritique de surcroît. Comme je suis déjà sur la page du concert, je sélectionne vite fait les places des catégories que je veux et clic! … La barre de chargement en haut avance d’un demi-centimètre. Et reste bloquée là. Une minute. Deux.
14h03 : Sur l’ordi du boulot, j’essaie d’ouvrir le site. Premier essai : « not found bug snorglub va te faire foutre ». Deuxième essai : « le site est actuellement surchargé, pour votre confort nous avons mis en place une page d’attente ».
14h05 : pendant ce temps, mon téléphone est toujours bloqué au même niveau de la barre de chargement. Je me dis que c’est mort et je reclique sur le bouton « valider la commande ».
14h07 : MIRACLE! Il affiche la page suivante! Ah merde : ma commande comptait deux types de billets : en recliquant sur la page, il n’a pas doublé la commande, mais à moitié : j’ai le bon compte de billets assis Catégorie 1 au 3e rang, mais le double de billets debout… Féchié. Je clique sur la croix pour annuler le bouton fosse. Je ne vois aucun changement. Je clique sur « valider », tant pis, je trouverai bien preneur pour les places en excès, je préfère ça que risquer de perdre les places assises.
14h07:30 : Hein? Ah ben si tiens, il a pris en compte la suppression des places en double. Je re-clique sur le bouton pour valider.
14h08 : j’arrive sur la page panier avec le fatidique, attendu et redouté message « Votre panier est vide ». PUTAIN DE BORDEL DE NOUILLE CA FAIT PLUS DE 5 ANS QUE VOTRE SITE A LES MEMES BUGS! Enfin non : depuis l’an dernier, vous en avez AJOUTE DES NOUVEAUX. Vous ne pouvez pas vous enlever les doigts du cul et investir dans un serveur capable de tenir la charge pour gérer autre chose que la billetterie de la tombola karaoke-choucroute de la Tremblade, non?

fuck multiple

14h09 : pendant ce temps, l’ordinateur du bureau en est à 7% de la barre de progression sur la page d’attente. Je ré-essaie donc sur le téléphone. Je recharge la page du concert… Et paf, billets catégorie 1 épuisés. Je maudis les résidus de fosse à purin qui « gèrent » (le mot est galvaudé) Gérard Drouot Productions, et je commande des billets Catégorie 2, au fin fond du poulailler. Faudra prévoir les jumelles (bien que ce soit l’Olympia). Je le sais, j’y ai déjà vu un concert depuis sensiblement la même place. Il y en a qui ont sauté au plafond en voyant que le concert aurait lieu dans cette « salle mythique » (même pas vrai d’ailleurs : l’Olympia mythique, il est enseveli à quelques dizaines de mètres de là…), moi j’ai juste eyerollé très fort parce que je ne lui vois rien d’exceptionnel. Ah si, on nous fait payer le placement. Je sais lire un numéro de place, merci.

14h14 : après une certaine attente, me voilà sur l’écran de paiement. Il faut que je saisisse mon adresse (je coche celle pré-saisie la veille) et un moyen de paiement (là, il n’était pas possible d’en pré-saisir. Mais vu le haut niveau de professionnalisme du site, level « Mon petit cousin de 12 ans a fait mieux pour se monter une boutique de coques de portables depuis sa chambre d’écolier », ce n’est peut-être pas un mal qu’ils ne stockent pas mes informations de paiement…). Le site continue à mouliner pour déduire de mon adresse les possibibilités d’envoi : j’ai donc le choix entre retrait au guichet (non, banane : c’est uniquement disponible le jour du concert, enfin je suppose, or je dois filer des billets aux copines qui vont aller en fosse tôt. Moi je viendrai après le boulot) et « envoi suivi étranger ». Pour une adresse à Paris. Aaaaah, leur site serait-il délocalisé en Papouasie Nouvelle-Guinée? Ca expliquerait la connexion défaillante et les 7 Euros dans ma gueule. Je dirais bien qu’ils ont fait faire leur site en Bosnie, mais ils bossent mieux que ça.

anim_ohno_close laptop

14h15 : me voilà en possession d’une confirmation de commande. Yapuka espérer qu’ils arrivent, vu que la Poste aussi est atteinte de Jean-Stagiairite aigüe.
14h16 : je déverse mon ire sur Twitter sur Jean-Stagiaire GDP. Ca ne changera rien vu que GDP, outre leurs services lamentables, ne font jamais de geste commercial pour s’excuser de leur incompétence. Il ne répond pas. Soit il a donné sa démission, soit il est en RTT. C’est vrai qu’un community manager en congé un jour de mise en vente d’artistes internationaux qui ont l’habitude de faire péter les serveurs de MTV, ce serait dans la droite ligne de la gestion habituelle….
14h29 : je me rends compte que l’ordinateur du bureau était resté ouvert sur la page d’attente du site. Qui indique 97% de chargement, ouaiiiiiis! Je narquoise* et je ferme la page.

16h: 2 copines d’un autre fandom qui ont elles aussi eu des déboires me disent que, comme c’est le même coup que précédemment, « pour voir » elles ont essayé de réserver des billets mezzanine, et me demandent si je veux celui dans leur panier.

anim_I am fire

Forcément, comme la moitié des gens se sont retrouvés comme moi avec une première commande de bons billets qui a buggé avec un message « Panier vide » au moment du paiement, les places avaient dû se retrouver bloquées dans le système, qui les a relâchées au cours de l’après-midi. Ce qui fait que les billets Mezzanine qui apparaissaient « épuisés » à 14h10 ne le sont plus du tout à 16h : on en trouve à la pelle.

16h30 : je dégage l’open space en poussant les tables vers les murs, et j’entame sur la moquette le dessin d’un pentacle satanique afin de maudire les « gérants » de GDP sur 12 générations.
16h47 : Satan est dur en affaire. En plus je n’ai pas de premier-né à sacrifier, et mon âme ça fait vilaine lurette que quelqu’un a une option dessus. Tant pis, mes collègues sont partis à la machine à café en me regardant en coin, j’en profite pour récupérer cheveux et rognures d’ongles à leurs bureaux, et je troque leurs âmes rabougries contre la malédiction idoine. Le nombre compense la piètre qualité (dixit Satan).
16h58 : je relis soigneusement le parchemin à la recherche des clauses en petits caractères, avant de le signer de mon sang.
17h19 : VA POURRIR EN ENFER, TOI LE PDG QUI SE CONTENTE D’ENCAISSER L’ARGENT SANS TE SOUCIER DE LA QUALITE DES SERVICES DE TON ENTREPRISE, ET TON CORTEGE –D’OMBRES– DE JEAN-STAGIAIRE!

*Je crée des néologismes si je veux.

devil.jpg

anim_john wick leaves a fire trail

Tokio Hotel repart en tournée en 2017 : mise en vente des billets lundi 19 septembre – et GDP-bashing

Coup de tonnerre dans le fandom Tokio Hotel ce mois de septembre : entre une photo de chien et une photo du chanteur Bill Kaulitz dans un Uber sur son Instagram (… comment ça je suis mauvaise langue? Allez voir si vous ne me croyez pas! Bon ok, il poste aussi des photos de ses chaussures. La musique ne nourrit plus son homme, il faut bien trouver des sources de revenus alternatives), leur responsable de la comm’ s’est souvenu qu’ils avaient un compte Facebook officiel. Il a profité de l’anniversaire des jumeaux (le 1er septembre) pour annoncer une prochaine tournée, et de celui du batteur Gustav (le 8) pour annoncer que les dates seraient annoncées cette semaine pour ce Dream Machine Tour 2017.

Tokio Hotel Dream Machine tour 2017

Et pour une fois, ils n’ont pas attendu dimanche soir 23h59 pour faire l’annonce.

Hier en début d’après-midi, donc, nous avons découvert l’information suivante :

Sharing the first ‘Dream Machine’ tour dates with you today is a very special moment to us. Something we’ve been dreaming of for a while now as we are crafting the new show, new songs and artworks, to ring in an all new era with you. We see you guys out there:
12/03/17 UK, London
13/03/17 Belgium, Brussels
15/03/17 Germany, Hamburg
16/03/17 Germany, Frankfurt
19/03/17 Netherlands, Amsterdam
21/03/17 France, Paris => Olympia
22/03/17 France, Lyon => Transbordeur
24/03/17 Germany, Cologne
25/03/17 Germany, Stuttgart
27/03/17 Switzerland, Zurich
28/03/17 Italy, Milan
29/03/17 Italy, Rome
31/03/17 Germany, Munich
01/04/17 Germany, Leipzig
03/04/17 Czech Republic, Prague
04/04/17 Germany, Berlin => Huxleys Neue Welt
06/04/17 Sweden, Stockholm
07/04/17 Norway, Oslo => Sentrum Scene
09/04/17 Finland, Helsinki
10/04/17 Latvia, Riga
12/04/17 Poland, Warsaw
19/04/17 Russia, Novosibirsk
21/04/17 Russia, Ekaterinburg
22/04/17 Russia, Ufa
23/04/17 Russia, Kazan
25/04/17 Russia, St.Petersburg
26/04/17 Russia, Moscow
28/04/17 Russia, Voronezh
29/04/17 Russia, Krasnodar
Ticket sale starts on Monday September 19th, 2pm Berlin time (Except Italy 21st pre sale, 22nd public sale). Venue and ticket links will be available on http://www.tokiohotel.com. Keep checking our social media for further info. Brand new VIP upgrades will be announced soon. Watch Out!

En français et en résumé : nouvel album, nouvelle tournée, nouveaux designs, et une série de dates ma foi assez impressionnante. Vente pour toutes les dates hors Italie : lundi 19 septembre, 14h, heure de Berlin. Des upgrades VIP seront annoncées « soon ».

Certaines dates sont déjà répertoriées chez le promoteur Ticketmaster (rendez-vous sur le forum Tokio Hotel Sekunde pour plus de détails).

J’en ai surtout relevé (et mis en gras dans la liste) 3 pour des raisons personnelles: d’abord, le Huxleys Neue Welt à Berlin, parce que je connais la salle : j’y ai assisté à un concert de Ghost of the Robot en 2004. Dans mon souvenir, c’est moins une salle de concert qu’un hangar à rave avec de belles façades : un parallépipède rectangle avec juste les murs extérieurs, ni gradins ni balcons, mais 2 bars (les priorités allemandes – j’ai le droit de blaguer, j’adore l’Allemagne et je leur fais assez de pub ici même). Le son n’était pas trop mauvais malgré tout.

gotr_berlin_06_

Photo prise depuis un tabouret de bar

 

Pour le même genre de raison, la Sentrum Scene d’Oslo : là aussi je connais la salle, j’y étais en 2012 pour voir Morten Harket. Pour le coup, c’est une vraie, jolie petite salle de concert de moins de 2000 places (1750 debout dixit le web), avec des espèces de mini-gradins dans la fosse qui permettent aux rase-mottes comme moi de voir par dessus les têtes des spectateurs norvégiens (grands) arrivés plus tôt. La preuve :

Et puis, il y a la date parisienne, à l’Olympia.

Ceux qui me connaissent doivent saisir toute l’ironie, fortement salée, de la situation.

Tokio Hotel (groupe notoirement connu pour entraîner des pétages de serveur lors de ses mises en vente de billet) revient à Paris pour un concert à l’Olympia dont les billets seront en prévente sur le site de Gérard Drouot Productions.

Ce qui a entraîné ce petit échange sur Twitter :

clash avec GDP sur Twitter

clash avec GDP sur Twitter

Ah tiens, ils ont embauché un Jean-Stagiaire community manager, chez GDP? C’est nouveau? Le pauvre, il aura trinqué pour les autres. Enfin, « les autres »… quand je vois le professionalisme de leurs services, j’ai l’impression que GDP, c’est une seule personne, qui fait ça en deuxième boulot. Jean-Stagiaire, si tu me lis, tu trouveras dans les liens plus haut une partie de l’historique de mes démêlés avec Gérard Drouot Productions. Je ne vais pas me répéter dans les détails, hein… : site mal dimensionné, places aléatoires, frais de port disproportionnés pour une gestion des billets catastrophiques, et dès qu’on a besoin de vous, pfuit, il n’y a plus personne.

Ce n’est pas compliqué : ça m’a tellement soûlé que maintenant, quand je vois que la vente passe par chez vous, je reconsidère mon envie d’acheter un billet. Ce n’est pas juste par préférence pour les petites salles que j’ai tendance à aller voir des concerts ailleurs qu’à Paris.

Donc quand j’écrivais que j’envisageais plutôt Helsinki, ce n’était pas complètement une blague. Je suis effectivement en train de regarder la page Wikipedia de la ville pour savoir si ça vaut le coup de s’y faire un petit week-end de tourisme. Ca m’éviterait de me coltiner vos services.

Mais, étant peu convaincue par le tournant techno-gay de leur musique, et le nouveau logo ne me disant rien de bon dans ce domaine, je ne voudrais pas, comme avec A-ha cette année, acheter des billets pour plusieurs concerts en France et à l’étranger, et au final m’y ennuyer et ne même pas pouvoir faire de tourisme pour cause de timing serré et météo pourrie. J’ai déjà donné, merci… alors les tournées en mars-avril avec mise en vente avant sortie de l’album ou même d’une première chanson : ZUUUUUUTEUUUUUUUH.

merlin

Parisienne mais presque : le cerveau jukebox

Certains ont une mémoire photographique. La mienne est télévisuelle et auditive. Mon cerveau, c’est un vrai juke-box. Tu mets dix balles, t’as quatre chansons, y en a même une qu’a le son long. ( ©Renaud).

Ah, vous voyez? Ça recommence! Mon cerveau s’auto-court-circuite avec des références de culture populaire, chansons ou pub, à chaque fois que des sons l’asticotent.

anim grandpa simpson snooze

Ça peut poser des problèmes en société. A un collègue qui me demandait comment était une Madame Lapeyre avec qui je venais de tenir une réunion, je n’ai pu répondre que « Y en a pas deux! », avec une ébauche de mélodie. Pourtant, j’ai lutté. Je vous promets, je me rendais compte que c’était débile, et déplacé en milieu professionnel. Mais le temps que mon cerveau se tâte, la langue avait fait le boulot.

Je ne sais pas résister à un bon mot. Ni à un mauvais, du reste. Désolée.

(oui, parce que je ne peux plus dire ce mot autrement qu’en pensant au Guignol de Denisot)

Autre exemple: quand je dois acheter de l’anti-calcaire pour éviter à mes vêtements de finir empesés à l’ancienne à cause de l’eau très dure du bassin parisien, je dois me retenir de chanter dans les rayons du supermarché:

« Anticalcaire, tu perds ton sang-froid! »

anim_not sorry

Reportage : Babymetal en concert au Playstation Theater, New York*

EDIT : July 2, 2016 : I added an abriged version in English before the French version :

The Playstation Theater is a nice 2000-standing people venue right in Times Square, New York. It has two standing levels and a third level with seated area at the back. It was packed full that night for the sold out concert of Babymetal, their second in New York – and my very first Babymetal show.

Half an hour before the door opened, the queue looked endless. From the number on the hand of a girl next to me in the room, there were over 600 people waiting already. And some people were already queueing in the morning. That’s some dedication!

Inside, there were two merchandising booth, with a small selection of items. It looks like kitsune masks are not sold in US and Europe? Security reasons maybe?

The crowd was one of the most diverse I had seen at a show : of course there were fans from « The One » (official fan-club), but other than them, it ranged from teenage girls in cosplay or lolita outfits (I saw one with a full Kitsune kigurumi!) to grey-haired metalheads, and everything in between : men, women, old, young, nerds and 30-something hipsters…

All these people started to get move and get excited when the show started right on time. They were not casual bystanders, but knew at least a few songs, if not more. By the look of it, the Fox God plan to conquer the world and breach frontiers of language is well on its way. Su-Metal, Yuimetal and Moametal walk in to a round of applause and cheers.

On stage, the three girls are as bouncy and energetic as in the live videos I had seen : dancing, singing, interacting with the crowd like the seasoned performers that they are, in spite of their young age. It’s a truly engaging show. Due to the very mixed audience, when Su-Metal commands a wall of death at the beginning of Road of Resistance, it doesn’t catch up much. But other than that, the crowd happily reacts to the calls of the three Japanese girls, or to the Kami Band for their solos on Catch me if you can.

The One, performed in English and with black caped overcoats, feels very much like the religious ceremonial it is set to be. The band and the crowd share their love for the music. I entered the venue as almost a casual listener, I exited as a fan.

Le Playstation Theater est une jolie salle de 2000 personnes à Times Square, qui a une fosse à deux niveaux, derrière laquelle se trouvent encore quelques rangées de gradins. Les deux petites mezzanines sur les côtés ne semblaient pas ouvertes au public ce soir là. Néanmoins, avec cette configuration, un maximum de gens peut avoir une bonne visibilité de la scène. Joie! D’autant plus joie que n’ayant commencé à faire la queue qu’une demi-heure avant l’ouverture des portes, j’ai eu la mauvaise surprise de voir que les deux files (VIP et standard) remontaient la rue jusqu’à loin. Très loin.

babymetal_ny_queue

Et là on ne voit pas le début de la queue : elle commence de l’autre côté d’un passage sous l’immeuble…

D’après le numéro inscrit sur la main de la fille assise à côté de moi dans la salle, plus de 600 personnes étaient arrivés avant moi – pour une salle contenant le triple. Mazette. Je savais que le public de Babymetal était du genre passionné, mais là ils battent même celui de Tokio Hotel. Et on est à New York, même pas leur fief! Les places ont d’ailleurs mis du temps à finir de se vendre, ce n’est que peu avant le concert que ça a fini de se remplir. En tout cas, le concert est complet, ce qui d’après la liste défilant sur les écrans, est assez rare.

babymetal_ny_soldout

Lire la suite

Reportage: mon premier Download Festival

Je l’ai toujours dit (enfin, depuis que je l’ai compris) : les fandoms, c’est entre autres une manière de s’ouvrir à des choses qu’on n’a encore jamais fait, et qu’on ne ferait peut-être pas sans cette occasion. Voyager, rencontrer des gens d’autres milieux, d’autres pays…

Ainsi, je m’étais toujours dit que les festivals, ce n’était pas mon truc: déjà parce que j’aime très peu de groupes, j’ai tendance à m’ennuyer au bout de 2 chansons quand je ne connais pas (et quand ce n’est pas le cas, j’ajoute tout de suite le groupe à ma playlist pour creuser car justement c’est assez rare pour que je ne fasse pas la fine bouche pour de vulgaires question de snobisme. Ce fut le cas pour Babymetal).

Alors rester debout des heures à me tartiner des groupes que au mieux je supporte, pour ne pas être trop mal placé pour celui que je veux voir, bof… Et l’ambiance « camping, bière et sandwich », ce n’est pas trop mon truc non plus.

Mais vu que c’était la seule occasion de voir Babymetal en France cette année, me voilà partie pour assister au premier Download Festival français. Annoncé comme un festival « dédié à toutes les formes de rock », mais quand même sacrément orienté metal, quand on voit le line-up : Anthrax, Iron Maiden, Megadeth, Rammstein, pour ne parler que des plus connus. Autre raison pour moi d’y retourner à deux fois (ou trois) avant de prendre mon billet.

Lire la suite