Le blues du musicien arrivé

Vous avez peut-être remarqué que nombre d’artistes à succès connaissent des passages à vide, voire perdent carrément l’inspiration ou ce qui faisait leur charme indéfinissable auprès du public. L’une des raisons se trouve sans doute dans les effets secondaires du succès : gloire, argent et cour de cireurs de pompes. Non que j’accorde du crédit au cliché de l’artiste maudit, non on n’est pas forcément plus talentueux quand on est malheureux. Mais le succès, notamment en musique, c’est en partie une question de toucher son public, d’arriver à toucher à l’universel via ses paroles… Alors que si on les laissait faire sans filtre, une star qui écrirait sur son quotidien, ça donnerait ça (à imaginer sur une rythmique de blues très classique) :

(du dum du du dum, bo bom bo bom)
Le voiturier a rayé ma Porsche hier soir (du dum, du dum)
Alors j’ai dû sortir ma vieille Jaguar (du dum, du dum)
Son châssis surbaissé se mange les trottoirs (du dum, du dum)
Ritz et Carlton fermés, où je vais aller au bar? (du dum, du dum)
(Refrain : )
Seuuuûl dans ma chambre, loin de la foule en chaleur
Je pense aux orphelins de guerre dans leur malheur
Putain de conflit qui m’a pris ma place au 20 heures…
J’ai pas trouvé de groupie pour mon coup du soir
Il faut être prudent et choisir une bonne poire
Elles n’hésitent plus à te traîner à la barre
Si tu leur laisses un polichinelle dans le tiroir…

C’est nettement moins « relatable » pour le vulgum pecus, pas sûr qu’il en vende des millions…

Sinon on peut faire la version hôtelière de « J’aurais voulu être un artiste », dans le même genre de problème de riches.

J’aurais voulu être à l’Ibis
Au lieu de ça je suis au Carlton
Je suis emmerdé par le service
Toujours entouré de vingt personnes

(ayant grandi dans un milieu plutôt petit bourgeois de première génération à s’être extraite d’un milieu prolétaire, j’ai découvert sur le tard le monde du luxe. Et autant j’ai adoré le service aux petits oignons d’hôtels 5 étoiles comme le Sers ou le Park Hyatt, autant le serveur qui vient te remplir ta tasse de thé toutes les 5 minutes au Plaza Athénée, j’ai trouvé ça un poil envahissant. Je ne suis pas encore grabataire, je peux me servir moi-même, si je laisse du thé dans la théière c’est pour qu’il reste chaud pendant que je déguste ma religieuse à 14 Eur, et j’aimerais bien papoter avec ma copine tranquille sans être interrompue à tout bout de champ, merci!)

Je suis disponible comme parolière comique, j’adorerais toucher des sous de la SACEM.

Litanie contre la pelle

Si vous avez lu Dune, vous connaissez la Litanie contre la Peur. Un petit texte des Bene Gesserit qui vise à permettre à celui qui se le récite de surmonter sa peur (testé et approuvé par moi pendant des crises d’angoisse à 3h du matin. Essentiellement parce que ça sert à focaliser le cerveau sur un truc précis. C’est un peu comme de la méditation sauf que je n’arrive pas à pratiquer la méditation assez pour en tirer un réel bénéfice).

Dans cette optique, et inspirée par une copine qui a pour leitmotiv :

Je vous présente la Litanie contre la Pelle.

Pour lutter contre l’envie de répondre aux casse-bonbons à grand coups de pelle.

Entend mon appel-euh
Mon ami Pierrot.
Prête moi ta pelle
Pour punir un sot.

L’envie est si forte
De lui mettre un pain.
Ouvre-moi ta porte
Sinon t’en prends un!

Buffy : Once More with Feeling : Rave in Peace

Dans une tentative de désencombrement, je me suis enfin décidée à revendre mes DVD de Buffy. Mais avant, il y a un seul épisode que j’ai voulu revoir : l’épisode musical Once More With Feeling (saison 6, épisode 7).

Et plus j’y repensais, plus les chansons (dont j’avais jadis le CD) me revenaient en tête. J’en suis la première surprise, vue l’allergie que j’ai développée envers Joss Whedon (le créateur du show) pour la façon dont il a abandonné la série, pour les saisons 6 et 7, aux mains de Marti Noxon, qui l’a complètement sabordée de ses névroses. Vous me direz, la plupart des auteurs écrivent autour de leurs névroses, mais les bons le font en évitant les métaphores lourdingues, et en respectant les personnages au lieu de les bousiller.

Soit dit en passant, pour me remettre en tête le contexte, j’ai regardé seulement 2 épisodes avant celui-ci, et pour le reste, la lecture des résumés sur Wiki m’a rappelé pourquoi les saisons 6 et 7 m’ont fait passer le goût de Buffy.

D’ailleurs, je vous déconseille de les regarder si vous avez le moral dans les chaussettes. Entre Buffy en pleine dépression post-résurrection, abandonnée par Giles (l’acteur Anthony Stewart Head voulait retourner en Angleterre, si je me souviens), obligée de bosser dans un fast-food pour conserver un toit à sa soeur Dawn (leur mère est morte dans la saison 5), alors qu’aucun des autres habitants de la maison (Willow et Tara) ne songe à ramener des sous… Willow qui sombre dans une addiction à la magie (traitée à la truelle)… Et la menace fil rouge de la saison, ce sont les 3 geeks crétins.

Mais passons. L’épisode musical, lui, permet aux personnages de révéler leurs profondes blessures, dans un florilège de styles divers, et même si les talents de chanteur des acteurs varient, le résultat global n’a pas trop vieilli.

Par contre, il vaut mieux regarder la VO et éviter de lire les sous-titres des chansons, qui sont… Maïgod. Mais quelle idée. Je sais que c’est compliqué de trouver des rimes, mais tout de même… « Allons affronter ces galopins »? Pour rimer avec les lapins d’Anya ?

Cela m’a aussi rappelé que j’avais écrit une autre parodie (en plus de celles des chansons de James Marsters déjà recyclées sur ce blog), sur la musique du numéro de Spike, « Rest in Peace », adapté au contexte d’une fan en convention (ça a 18 ans, hein. Mais je suis assez contente du push-up).

Rave in Peace

I grew bored
So many years ago
You can make me feel
Like it isn’t so
And why you come to conventions
I think I finally know
Mmm, mmmm

You flirt
Enjoying the whole game
And you can’t be the one you are
You know they want some more
Playing with a thousand girls
It doesn’t make it real

That’s great —
But I don’t wanna play
‘Cause being with you touches me
More than I can say
And since I’m only game to you
I’m saying stay away
And let me rave in peace

Let me rave in peace
Let me get some sleep
Let me take my love and bury it
In a hole six-foot deep
My Buffy tapes are all worn
But I can’t find my sweet release
So let me rave in peace

You know
You got a thousand slaves
And you just love to let them hope
That you might misbehave
But ’till you do, I’m telling you
Stop blocking my brainwaves
And let me rave in peace

I know I should go
But I follow you
Like a fan possessed
There’s a push-up here
Beneath my breast
And I go to cons
Each time you’re a guest
If my bank could speak
It would sure protest
But I can see
You’re unimpressed
So leave me be

Let me rave in peace
Let me get some sleep
Let me take my love and bury it
In a hole six-foot deep
My Buffy tapes are all worn
But I can’t find my sweet release
Let me rave in peace

Why won’t you let me rave in peace?

Freaky Friday / Chanson pour Matsuyama

J’ai raté l’anniversaire de Hyuga (le7 avril), mais cette vieille chanson de Vanessa Paradis a surgi du fin fond de ma mémoire à force de commenter à mon écran de téléphone « Vas-y Matsuyama, prend le ballon! » (my brain works in mysterious ways). Et la chanson a donc été immédiatement transformée par mon cerveau quelque peu phagocyté par Captain Tsubasa ces derniers temps (je le cache bien, hein?).

Pour le contexte pour ceux qui seraient moins fans d’Olive & Tom que moi, Matsuyama (Hikaru de son prénom – prononcer « Hikalou Matsouyama ») est connu dans la version française sous le nom de Philip Callahan, capitaine de l’équipe de la Flynet (Furano en VO). Il a un excellent contrôle du ballon (dixit ses camarades), c’est aussi un super capitaine, un très bon joueur physique et très tenace, un mec sympa et respecté de tous – sauf de Hyuga au premier tournoi, mais ça viendra avec le temps.

Et beau gosse. Ce n’est pas vraiment mis en avant dans la série, mais ça n’aura pas échappé aux spectatrices. Ce n’est pas le plus important, mais ça ne gâche rien.

(suite après la chanson)

captain tsubasa_matsuyama_2

 

Maxou (par Vanessa Paradis) Matsu (par moi)
L’amour plus fort que la mort

C’est dans les livres ça fait fort,

c’est Max!

C’est comme les petits reflets d’or

Dans les miroirs où s’endort Max!

Ô Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou

J’ai des tiroirs à trésors

Où je me cache quand je dors

 

L’amour plus fort que la mort

Je le connais, ça fait fort, c’est Max!

C’est des images découpées que je colle dans mes cahiers blancs

Ô Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou

Il habite à l’est d’Eden.

Il a une vie sans problèmes

Un tout petit maximum (3)

Bien plus grand que la vie

Un tout petit maximum (3)

Bien plus fort que la mort

Dites pas qu’il n’existe pas Maxou,

Il est bien à moi

Il m’aime

Il habite à l’est d’Eden

Il sait bien que je l’aime Max!

Ô Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou

J’ai des tiroirs à trésors

Où je me cache quand je dors

Un tout petit maximum (3)

Bien plus grand que la vie

Un tout petit maximum (3)

(Bien plus fort que la mort)

L’amour malgré les frontières

Dans un manga d’foot c’est fort,

c’est Mats!

C’est comme une broderie en blanc

Sur le bandana que porte Mats!

Ô Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu

Il va à l’aéroport

Quand les autres hésitent encore

 

L’amour malgré les frontières

Je le connais, ça fait fort, c’est Mats!

C’est des bulles en japonais dans un manga en noir et blanc

Ô Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu

Il habite à Hokkaido

Il lui manque que Yoshiko

Matsuyama Hikaru (3)

Bien plus grand que la vie

Matsuyama Hikaru (3)

Bien plus fort que la mort

Dites pas qu’il n’existe pas Matsu,

Il est à Yoshiko

Il l’aime

Il habite à Hokkaido

Il sait lui dire qu’il l’aime Mats!

Ô Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu

Il va à l’aéroport

Quand les autres hésitent encore

Matsuyama Hikaru (3)

Bien plus grand que la vie

Matsuyama Hikaru (3)

(Bien plus fort que la mort)

captain tsubasa_matsuyama_1

Le tome 20 (ci-dessus, avec Matsu en bas et Yoshiko en pied) est l’un des 3 seuls que j’avais trouvés en japonais à l’époque où le manga n’avait pas été publié en français. Et ironie du sort (ou les lecteurs du manga n’aiment pas ce tome, peut-être), c’est aussi un des premiers que j’ai trouvés en VF quand l’an dernier j’ai commencé à les chercher. Souvenirs, souvenirs…

Ca m’allait bien parce que c’était un tome qui changeait un peu. En effet, fait exceptionnel parmi ces footballeurs en culottes courtes : il y a un début d’histoire d’amour pas trop empoté. Une des managers (=élève qui aide à l’organisation du club de foot) de son équipe, Yoshiko Fujisawa (Jenny) doit s’en aller aux USA car son père y est muté. Elle n’a osé révéler son amour à Matsuyama qu’en brodant de façon presque invisible « I love you » sur le bandana qu’elle a cousu pour lui, sachant qu’elle en a fait (sans déclaration) pour les autres aussi. Il ne s’en rend compte qu’après la fin de sa demi-finale perdue contre la Nankatsu, alors que Yoshiko vient de partir pour l’aéroport.

captain tsubasa_matsuyama_3.jpg

Ils sont pas chous?

Et là, au lieu de rester planté comme un ahuri (ce qui aurait sans doute été la réaction de la plupart de ses petits camarades), il réussit à aller à l’aéroport où il lui dit… bon ce n’est pas une scène torride, hein, ce sont des Japonais et ils ont 14 ans, mais il dit « Ecris-moi, je te répondrai sans faute », ce qui est quasiment une déclaration enflammée, dans le contexte. Ils garderont effectivement le contact et on reverra par la suite Yoshiko à l’occasion. Ca méritait bien une chanson. Quoi, si, ça méritait que je vous pourrisse votre vendredi avec une chanson!

Oh Matsu-u, Matsu-u, Maaaatsu!

Fandom parodie : Morten, essaie Pantene

Contexte : lorsque Morten Harket a réalisé sa 2e tournée solo après le 2e split du groupe A-ha (oui il faut suivre, je sais), en 2014, c’était la chanteuse française et néanmoins bretonne, Nolwenn Leroy, qui assurait sa première partie sur toutes ses dates en Allemagne. En effet, à l’époque elle y avait un joli succès avec son album de chansons bretonnes. Au même moment, elle arrondissait également ses fins de mois avec des pubs pour le shampoing Pantene. Or Morten, outre sa tessiture étendue, est connu (en tout cas de ses fans) pour une certaine tendance à se dégarnir par le haut du crâne… (d’où son surnom parmi certains fans de « Chaussée aux Moines »).

morten tonsure

Shampoing, tonsure, et les rimes de Morten, Pantene, Nolwenn : il n’en fallait pas plus à mon cerveau pour pondre alors une parodie sur un des titres solo de l’album de Morten. Que je vous livre, la période de prescription étant écoulée (et n’ayant plus guère d’anonymat à protéger sur le forum où cela a été initialement posté).

Pantene

Morten
Tu n’es pas mou, pas comme Nolwenn,
Mais tu devrais essayer Pantene
Comme elle,
Comme elle,
Prends un peigne, Morten
Entre tes couacs et tes faux départs
Tu pourrais t’inspirer d’elle
Comme elle,
Essaie donc Pantene.

J’aimerais bien bien bien bien
que tu chantes mieux
Je donne un rein rein rein rein
pour te voir en show
J’aimerais bien bien bien bien
que tu chantes mieux
Si tu répétais un peu

Hey dis Morten
Le temps passe
Pour tout le monde
Mais certaines choses ne changent pas
Pas en mieux
C’était mieux
Avec A-ha
Morten
Bouger tes vieux abdos en maillot
Ca ne remplace pas ta voix
ta voix
L’amour rend p’t-être aveuuuugle
Il ne rend pas souuurd
Figure-toi

J’aimerais bien bien bien bien
que tu chantes mieux
Je donne un rein rein rein rein
pour te voir en show
J’aimerais bien bien bien bien
que tu chantes mieux
Si tu répétais un peu

Lightning

Lightning,
You would hit me just like lightning,
Give me shelter from the rain
Stay down
Way down
You stay on my mind
Like a flashback like a wind out
I could feel you in my veins
Way down
But not quite like pain

I would give, give, give, give
Eeverything I own
I would live, live, live, live
Like I used to know
I would give, give, give, give
Eeverything I own
To find my way back home

You were lightning
Time went by,
It’s frightening
But it feels like nothing changed
Way down
Stay down
You stay on
my mind
Like sparkles like a new drug
You raise into my veins
Way down
Almost, but not quite like pain
I’m not quite the same
Anymore

I would give, give, give, give
Everything I own
I would live, live, live, live
Like I used to know
I would give, give, give, give
Everything I own
To find my way back home

Qui aime bien châtie bien, il paraît. Quand je n’aime plus, je châtie encore mieux, je trouve…

anim_maleficent

14 février : Chanson d’amûuuur

(enfin ce serait une chanson si je savais composer et jouer de la musique. Je me contente d’écrire des paroles, comme celles-ci)

Chanson d’amûuuur

Je voulais simplement quelqu’un…

Pour réchauffer mon lit
Et occuper mes nuits,
Un solide alibi
Pour fuir les faux amis.
Ne pas draguer en boîte
Des abrutis bien graves
Croyant faire de l’épate
Finissant en épaves.

Pour que ma mère arrête
De me farcir la tête
Avec ses allusions
Et ses foutues questions
Pour rassurer mon père
Qui me croit asociale
Lesbienne ou solitaire
Qui sait, même anormale

Pour porter mon Evian
Quand je reviens d’Auchan,
Pour réparer les fuites
Et remplacer les vitres,
Partager le loyer,
L’abonnement à Canal,
Répartir les corvées,
Rien que de très banal.

Quelqu’un dont me vanter
A mes mauvaises copines
Quelqu’un à dénigrer
Avec mes bonnes copines
Quelqu’un pour assurer
Patrons et associés
De ma moralité
Et ma stabilité

Comme en plus je le voulais
Beau et intelligent
Pour ne pas m’ennuyer
Quand on aurait du temps…

J’ai acheté un manuel
De bricolage sans peine
Un chien pour l’affection
Un giton pour l’action
Et puis j’ai fait une croix
Sur ces vœux à la noix.

Bonus : deux façons de fêter la Saint Valentin, par Ettpunktnoll, source sous l’image :

Fandom parodie : hymne aux Profonds.

Contexte : les Profonds sont, dans les histoires de H.P. Lovecraft, des créatures humanoïdes amphibies, adoratrices de Cthulhu le grand ancien (une antique divinité à face de poulpe) et descendantes suivant la tradition de « mère Hydra » (autre divinité). Ces Profonds (the Deep Ones en angliche dans le texte, évitez de chercher ça dans Google Images sans rajouter Cthulhu dans les mots clés) ont procréé avec des humains adorateurs de Cthulhu dans certaines régions côtières, comme Innsmouth ou Devil’s Reef.

profond-fontaine

Les hybrides ont continué de se mêler à la population locale, de sorte que dans les nouvelles de Lovecraft, une personne arrivant dans un village dont les habitants ont des mains ou des pieds palmés, ou des faciès un peu batracien (yeux globuleux, etc), serait bien inspirée de ne pas poser ses valises et de se carapater à toute allure.

Villages côtiers, rimes à la con, il n’en fallut pas plus à mon cerveau pour pondre la parodie suivante, sur l’air des Bretons :

Ils ont des gros yeux ronds,
Ia Ia Cthulhu Fthagn,
Ils ont des gros yeux ronds,
Vivent les Profonds.

Ils ont des menhirs ronds,
Et des petits pagnes,
Ils ont des menhirs ronds,
Vivent les Profonds.

*La photo est une fontaine photographiée à Paris, rue de Grenelle si je me souviens bien. J’ai trafiqué les couleurs bien sûr.

Ceci clôture mon imprévue semaine des Batraciens (3 articles cette semaine en comptant celui-ci). Je vous laisse avec l’information ô combien utile qu’il existe une Journée Internationale de la Grenouille. Chaque 30 avril. Les petites bêtes étant elles aussi menacées d’extinction.

Fandom Parodie : 17 Billaw

Dans la série « totalement incompréhensible sauf pour moi », ceci est une parodie d’une chanson de Ghost of the Robot (le groupe de James Marsters), appelée « German, Jewish ». Pour la petite histoire de celle-ci, c’est une chanson écrite par le guitariste de 19 ans au sujet de Natalie Portman parce qu’il avait le béguin pour elle. Ecrite, donc, avec la grande maturité sur le sujet qu’on peut en attendre. Il se dit allemand comme les Américains dès qu’ils ont un ancêtre européen, d’où la chanson d’origine.

Le titre de la parodie vient du « 14 Below », le nom du club de Santa Monica où le groupe s’est produit les premières fois.
Billaw est un « diminutif » (comme Kate pour Bob) inventé pour l’occasion pour Bill Kaulitz, le chanteur de Tokio Hotel, qui avait 17 ans au moment où j’ai écrit cette parodie – d’où le 17 Billaw.

Contexte : Tokio Hotel a déboulé dans ma vie pile au moment où j’avais sérieusement besoin de changer de fandom, mais je n’arrivais pas à « décrocher » sans drogue de substitution. Ils ont été ma méthadone de fandom, et une méthadone de premier choix avec ça : pure, non coupée (… Enfin je n’ai pas vérifié), quasi pas d’effets secondaires désagréables, un shoot permanent, un vrai bonheur pendant… 6-7 ans.

17 Billaw German, Jewish
You’re German and goth-ish,

How can you look like
a manga fetish?

I have this problem
that seems to linger

Liking you is making me
feel like a pervert.

It would make more fuss
in America,

Where you’re not legal
and you look gay

But it’s Europe,
and I won’t meet you

And it’s just so fun
to squee about you

Shame won’t stop me,
I’m not fussy,

Music snobs go to hell

Your fans don’t scare me,
they are new at this

And I have seen it all

You’re German and goth-ish,
How can you look like
a manga fetish?

I have this problem
that seems to linger

Liking you is making me
feel like a pervert.

You’re a walking cliché,
emo teen singer,

Over-marketed,
androgynous.

What can I say,
yes you’re immature,

But no more than musicians
three times older than you

Shame won’t stop me,
I’m not fussy,

Music snobs go to hell

Your fans don’t scare me,
they are new at this

And I have seen it all…

I’m German, you’re Jewish

How could we ever
make it through this?

I’ve got this problem
that seems to linger

Every time I find myself
around your finger

This would make more sense,
in another time

Not in America
where we’re westernized

But if we were,
what would I do

What would I have said
to what we’ve gone through?

War won’t stop me,
I’m no nazi

That’s why I’d never tell

If you were fighting,
surviving hiding

Behind an old bookshelf

I’m German, you’re Jewish

How could we ever
make it through this?

I’ve got this problem
that seems to linger

Every time I find myself
around your finger

You’ve always been above,
in some higher class

I’m just a small rock star,
you’re an actress

What can I say
to ever prove to you

That there can be a love
between a German and a Jew?

War won’t stop me,
I’m no nazi

That’s why I’d never tell

If you were fighting,
surviving hiding

Behind an old bookshelf

 

Et très franchement, quand je relis cette parodie près de 9 ans après… Elle décrit tout à fait mon sentiment de soulagement et de pure joie à découvrir ce groupe, music snobs go to hell!

Fandom parodie : Katie’s reply – la réponse de Katie

Je pense qu’à ce stade, j’ai déjà établi que ce n’était pas dans ses chansons que James Marsters faisait le mieux la démonstration de son esprit. Je ne sais pas, de la même manière que certaines de mes consoeurs perdent tout discernement dès qu’un gars arbore une guitare ou un micro (même s’il ne sait pas s’en servir), certains hommes doivent perdre la moitié de leurs neurones dès qu’ils montent sur scène. Ou essaient de se conformer à une certaine idée de ce qu’un « rocker » doit écrire.

Nous voilà donc repartis pour une petite plongée dans la psyché de James Marsters, mais niveau du Ca plutôt que celui de l’ego…

Vous vous demandez peut-être pourquoi j’allais le voir en concert si j’ai une si piètre opinion de ses talents de parolier? Déjà, à la base c’était plutôt pour les autographes et les Q&As que j’allais le voir, parce qu’il est plus éloquent quand il parle. Oui bon, ce fut mon épisode de groupie, j’ai eu une crise d’adolescence tardive.

Les concerts c’était un bonus. Musicalement, j’y ai pris goût. Comme ils n’ont publié que peu de CD, et incomplets, les concerts restaient parfois le seul moyen d’entendre certaines chansons. Les petits clubs, le Cavern de Liverpool… D’ailleurs en réécoutant certaines chansons pour vérifier que mes parodies collaient dessus, elles me sont revenues en tête et je les chantonne à nouveau, à mon grand dam. Et en concert, j’arrivais à faire un peu abstraction des paroles. D’ailleurs il y en a que j’aimais bien. (ne jugez pas d’après les versions Youtube, il a saboté les versions CD avec des arrangements douteux et datés).

Et puis surtout, un fandom, c’est une drogue, une fois qu’on est dedans on a du mal à en sortir sans un GROS travail ou un événement majeur…

Katie, donc, d’après ce qu’il nous racontait en concert, avait été écrite au sujet d’une fille cool qu’il avait rencontrée et qu’il avait essayé de séduire, en vain. Au final, il avait découvert qu’elle aimait les filles, ce qui expliquait son échec.

Soit.

Sauf qu’en écoutant les paroles, je me suis dit « En même temps, si un mec essayait de me brancher en disant CA, moi aussi je le battrais froid ». Et ça m’a rappelé un certain nombre de bourrins qui pensent que, si une femme n’est pas intéressée par eux, soit elle est lesbienne, soit elle a un problème. D’où…

Katie

Katie’s reply

I’m through with pastry,
No more sticky bun or cherry tarts
I want a good girl,
One who rocks
but has a decent heart
Well I’ve been waiting
Now I’m sick of that
I think I saw you…

Katie,
come out and play
I’ve got a present
for you today
It’s got your name on it
I hope I spelled it right

She’s got tattoos,
Runnin down underneath her shirt
She wears long sleeves
So you can’t guess what’s on her
But the coolest one
She can’t hide
Yeah the coolest one
Says Dad

Katie,
come out and play
I’ve got a secret
for you today
I think you’re pretty
I wanted you to know

This is pointless
Cause she’s already got a guy
And I would never
Hit on her
and make her life a lie
But I don’t care
I’ll find another one
No I don’t care

(spoken) Maybe she’s got a best friend man,
I don’t know

Katie,
come out and play
I’ve got a secret
for you today
I think I love you
Though I dont know you well

(spoken) I don’t think that girl
had a boyfriend at all

I’m through with dummies
No more bad boys who only brag
I want a good guy
One who rocks
but has a decent heart
Well I’ve been hit on
By this guy on set
But he sang to me

« Katie,
come out and play
I’ve got a present
For you today »
Is that dirty or what?
He thinks I can be bought?

He digs tattoos
Switches from rock-star to scholar
But then he woos
Like a junior high schooler
Now I’m creeped out
Tattoo-wise
That his favorite one
Says « Dad »…

Jamesie,
drop out the play
We’re not in 4th grade,
I have a brain
I don’t like cavemen
And it’s not your best role

This is pointless
Cause he will never change his mind
Now he is sure
That I’m gay,
or why else would I run?
But I don’t care
It’s easier that way
No I don’t care

(spoken) I like him better
as a friend anyway

Jamesie,
grow up some day
We’re in the present,
and I’m not gay
You’ve got some issues
That I don’t deal with well

(spoken) I don’t think that guy
knows girls so well after all

Fandom parodie : Post-con Blues

Je crois que c’est la première chanson de James Marsters que j’ai vraiment aimée, en l’entendant sous le titre « Poor Robyn » dans un concert de son groupe Ghost of the Robot. En tout cas, après une seule écoute, elle m’est restée dans le fond de la tête sans que je me souvienne d’où me venait l’air, jusqu’à ce qu’il la reprenne en solo après le split du groupe, sous le titre « Over now ». Et que je me dise « Aaaaah mais ça venait de là ces notes! ».

Malheureusement, la version solo pour le coup manquait un peu de l’orchestration groupe, et que la version CD… est encore moins bien. Et il n’y aucun bootleg correct de l’époque de GOTR. C’est en partie pour ça que j’ai commencé à faire les miens. Pour garder des traces de chansons qui n’existaient qu’en live. On n’est jamais mieux servi que par soi-même.

Post-con blues Over now
It’s over now
I think I’ve had it
It’s been years
That I’m saying itBut now I don’t want to hear from you
I don’t want to hear from any fan
Or any thing
About you for a while

Goodbye the gigs
Monkey tricks
Goodbye conventions
Keep my head cold for a while

You tell them what they want you to say
‘Cause who cares about the truth anyway
It’s nothing real
It’s just a game

Is it robbin’
What we pay
For a thank you
Words are meaningless

I want to go
I want to
I want to go
Now

It’s over now
I think I get it
It’s been years
Since I saw your faceBut now I don’t want to hear from you
I don’t want to hear about anyone
Or anything
Named Robyn for a while

Goodbye the sea
Where you live
Goodbye the water
Keep my toes dry for a while

Nobody heard what you had to say
‘Cause kisses whisper stay away
Don’t make me feel
Like that again

Oh poor Robyn
Don’t be scared
Let me hold you
Let me take you there

I want you so
I want you
I want you so
What