Lundi mon Tag : Thème : Orange

Lorsque Bee Bop m’a taggée sur ce thème, je suis restée perplexe.

Parce que si je dois parler de ce qu’il y a d’orange autour de moi ou que je convoite, ça va être bref : c’est une couleur que je considère presque aussi immettable que le rose pour les vêtements. Et je ne l’aime guère en meubles non plus (vous voyez la tendance vintage revival années 70 avec ses tabourets en plastique Tam Tam? Elle ne passera pas par moi. Je les ai connus, ces fichus tabourets et ces couleurs psychédéliques – même si j’étais gamine, mais comme on était en province, et que contrairement à maintenant, on ne changeait pas ses meubles « pour suivre la mode », ça a duré…).

orange_tabouret tam tam

C’est pep’s, gai, coloré… pas du tout moi. C’est du rouge à qui on aurait ôté l’agressivité et la profondeur.

Je suis donc sauvée de l’article vide par ma récente conversion au Dieu-Renard – vu que dans nos contrées, c’est en orange qu’on représente le petit animal.

orange_fox

Comme ce porte-étiquettes pour valise qui m’accompagne dans mes pérégrinations. Et que, en fait et bizarrement, j’avais acheté avant de découvrir Babymetal. Comme quoi, le renard me montrait déjà la voie. Mais là, le orange se justifie par le fait que c’est pratique pour repérer la valise sur le tapis des bagages à l’aéroport…

orange_fox mask oxybul

J’ai aussi acheté, faute de trouver un masque d’Inari à mon goût qui ne soit pas hors de prix, ce masque pour enfant chez Oxybul (c’était les soldes. Le vendeur m’a demandé si je voulais la carte de fidélité. Comment vous dire… C’est comme les vendeuses de chez Claire’s quand j’achète des boucles d’oreilles « flocon » ou un diadème de princesse pour un déguisement de Reine des Neiges – ou une tiare pour aller visiter l’expo Titanic en tenue inspirée « Années Folles »).

Et je m’étais aussi bricolé mon serre-tête oreilles de renard, dont vous trouverez le Do It Yourself ici :

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Ah, et il y a aussi, éventuellement, mon avatar de phénix signé le Tanuki, mais ne parlons pas de ce qui fâche : ce n’est pas foncièrement du orange, c’est flamme.

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*se gratte la tête*

*regarde autour*

Bon bon bon…

Ah si! En orange chez moi, il y a aussi le fournisseur d’accès à Internet qui me permet de poster ceci. Comment ça, ça ne compte pas? J’en profite pour vous signaler, si vous êtes chez le concurrent SFR, l’article de Elricou’s expliquant comment SFR « propose » à ses clients une option pré-activée et facturée entre 3 et 5 Eur/mois… Allez donc vérifiez dans vos options pour résilier celle-ci! (sauf si vous avez l’usage des 8 chaînes supplémentaires).

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Et les chats. Pas à moi (c’est la tête d’un pensionnaire du Café des Chats). Mais les chats oranges sont sympas – eeeen géééénééééraaaaal. 🎶🎵🎺

Bon. Désolée, Bee Bop! J’ai fait ce que j’ai pu!

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P.S. : Crowdfunding : Kirby & Me

En février s’achevait avec succès le financement participatif pour le livre d’art dédié à l’un des maîtres fondateurs des comics : Jack Kirby. Les envois par la poste se feront fin août, mais d’ici là, grâce au partenariat de certaines librairies, il était / sera possible de récupérer son précieux opus en avant-première (cf. la page de news sur Ulule pour les heureux contributeurs).

C’est donc le 1er juillet que je me suis dirigée au parc de Bercy afin de farmer des Machocs faire la queue, pour ne pas changer, afin non seulement de récupérer mon exemplaire, mais aussi de le faire dédicacer par une partie des très nombreux participants à cet hommage à Jack Kirby. En effet, c’est en bordure du parc qu’est installé Central Comics, librairie spécialisée dans les super-héros, et partenaire du crowdfunding depuis le début, avec qui s’organisait cette célébration de sortie.

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Mickaël Géreaume (Alain Delaplace est hors cadre, dsl)

Les deux organisateurs du projet, Mickaël Géreaume et Alain Delaplace, donnaient encore de leur personne pour distribuer les packs à une foule nombreuse (enfin, compte tenu des 500 et quelques qui avaient contribué sur Ulule) mais disciplinée. Heureusement que la pluie s’était arrêtée en fin de matinée : vu que les tables de dédicace ne tenaient pas DANS la boutique, les auteurs dédicaçaient dehors, devant. Et dans le cas de certains manquant de table, sur les 2 bancs d’en face. Vu le format « annuaire » du livre, ils ont fait leur musculation des bras pour l’année, et nous aussi! Petit diapo des dédicaceurs (certains sont partis en cours de route, pas pu tous les photographier). Malgré tout le temps qu’ils nous ont consacré, je n’ai pu obtenir que 4 dessins (ce qui est déjà bien, merci).

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Suivez les infos du projet (sorties, photos des contributeurs en gilet moche, etc…) sur Facebook.

Et quand même, petit aperçu du contenu du pavé, qui alterne textes de spécialistes ou amateurs de comics (journalistes, traducteurs, …) et dessins hommages d’une foultitude d’illustrateurs, parmi lesquels des noms presque aussi culte que Kirby, comme Bill Sienkewicz. Ces dessins sont très réussis, plus que ceux pour l’expo Dune si je peux me permettre… Au moins là, on sent que ça a été fait par des gens qui étaient vraiment motivés par le sujet… et qui le connaissaient. Avec des persos un peu plus rares, pas que les 4 Fantastiques ou les X-Men. Beaucoup de Galactus et de Fatalis – Victor Von Doom, certes, mais aussi Kamandi, Big Barda, et plein que je ne connaissais pas, ayant surtout lu la période Marvel un peu tardive et « mainstream ».

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Maintenant que vous avez bien l’eau à la bouche, comment vous procurer ce bel ouvrage?

Eh bien c’est trop tard, il fallait participer quand j’ai posté l’article sur le Ulule.

Enfin presque. Le volume est édité à des fins non commerciales, tous les bénéfices allant à Hero Initiative, qui vient en aide aux auteurs de comics dans le besoin. Quelques volumes surnuméraires ont été imprimés, et seront distribués essentiellement dans les librairies ayant soutenu le projet :

Central Comics
25 rue de l’Ambroisie
75012 Paris

Atomik Strips
Rue du Commerce
32, Andenne, Belgique

Imaginaute
69 Rue du Commerce
37000 Tours

Comics Zone
322 Rue Garibaldi
69007 Lyon

L’Intrépide
11 Rue de l’Etoile
72100 Le Mans

Mes aventures de fan : je suis l’éloquence faite femme (ou pas)

J’ai un petit défaut: j’ai beaucoup d’amour propre et je refuse de m’abaisser à des manoeuvres faciles pour me faire remarquer. Voire même aux habituels ronds de jambe destinés à mettre du liant dans les relations sociales artificielles comme celles entre artistes et fans.

Résultat : vif succès, on ne me remarque pas du tout… Ou alors pas en bien.

Pour preuve de mon handicap, ci-dessous un récit de mon fabuleux échange avec le batteur après le concert d’un artiste dont je tairais le nom.

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Je reste à l’affût pendant que la poétesse lui tient le crachoir (une fan qui, elle, fait ce qu’il faut pour se faire connaître d’un groupe : poster régulièrement des commentaires lyriques sur leurs pages Facebook,  avec une photo d’elle en avatar. Comme ça, quand ils signent des autographes à la sortie, comme ce soir là, ils savent que c’est une fan assidue).

Elle finit par poliment me laisser sa place.
Le batteur se tourne vers moi avec un sourire. Gros blanc dans ma tête, je lui tends la main en disant bonjour.
Il la serre en répondant bonjour, mais apparemment, vu son ton et son air perplexe, ce n’est pas vraiment le salut habituel dans ces circonstances.
Du coup, je dis « Ca se voit que je ne sais absolument pas me comporter dans ce cadre, même si j’ai un peu l’habitude? ».
Lui « Comment ça? ».
– Ben, après le concert, tout ça ».
– Oh ben c’est pas grave ».
Moi, essayant de combler la conversation « Du coup on va faire dans le classique, hein, avant que je dise d’autres conneries. Si vous pouviez me signer ceci, merci », en lui tendant mon billet avec un feutre.

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Il signe en dessinant une batterie, sa petite touche perso.
Moi « Ah si, j’avais un truc à vous demander : vous avez changé la rythmique, non?
– Comment ça? ».
– Il m’a semblé que le son était plus musclé qu’avant.
– On a changé les orchestrations, oui. C’était pas bien?
– Si si, mais comme on était à côté des baffles, on a bien senti que c’était plus costaud qu’à [nom de la salle du dernier concert d’eux que j’avais vu]… »
Il répond : « Ah mais faut jamais se mettre à côté des baffles »
Je me retiens de dire « Ben je me mets là où je peux voir et prendre des photos », parce que je pense que c’est un truc qu’un musicien regarderait de travers.

Mais perso, si c’est pour avoir juste le son, je ne vois pas l’intérêt de se fader un concert, autant écouter un bon live. Et j’évite aussi de dire qu’en fait, le son ainsi boosté était désagréable à mes oreilles, et que les bouchons de concert ne le filtraient pas bien non plus, donc c’était soit bof parce que trop écrasé, soit bof parce que déformé par les écouteurs.

Je sors une banalité, je remercie et je laisse ma place.

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Bon ben… C’est pas comme ça que je vais devenir leur pote.

Les conversations sur le beau temps, ça n’a jamais été mon fort. Je n’aime pas non plus répéter des platitudes, j’ai l’impression de perdre mon temps et de leur faire perdre le leur. Si c’est pour dire comme les 50 avant moi « Merci c’était super », enfin je le fais, mais là même si j’avais dit ça, ça n’aurait pris que 5 secondes, et il était planté devant moi comme pour une longue discussion. Je sentais venir le silence inconfortable de toute façon…

Quelque part, je me demande ce que la poétesse pouvait bien trouver à leur dire. Déjà elle parlait de les revoir sur un festival. Ce qui fait toujours un peu « Aimez-moi aimez-moiiii, je suis une cliente régulière! ». Et rien que comparer le son entre leurs deux prestations, c’était le max que je pouvais prononcer dans ce sens, j’ai dû me forcer un peu.

Lundi Mon Tag : Le Questionnaire de Marcel Proust

Alors moi, je sors couverte, je prends des parapluies pour éviter les giboulées de lancer fumier, mais rien n’y fait, June m’a encore taggée. Cette fois avec un grand classique :

Le Questionnaire de Marcel Proust.

Et il est LONG, en plus! (comme du Proust, quoi). Bon ben c’est parti…

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Ton principal trait de caractère : indépendante.

La qualité que je désire chez un homme : une tête bien faite. Ce n’est pas une question d’études, c’est un équilibre entre curiosité, raison et morale.

La qualité que je préfère chez une femme : la même chose.

Ce que je préfère chez mes amis : leur enthousiasme à être aussi barrés que moi, et leur tolérance quand nos folies divergent.

Mon principal défaut : La procrastination. (Ça fait combien de temps que June m’a taggée déjà ?…). Et la tendance à me disperser, qui va de pair puisque j’ai toujours 200 projets/idées « en cours » et très peu de finies…

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Mon occupation préférée : ça change régulièrement. C’est que quand je suis occupée, pour reprendre l’expression de June « Mon cerveau arrête de faire des bulles dans tous les sens et ça c’est bien ». Comme en plus mon cerveau s’ennuie facilement, il faut lui changer régulièrement le « fond d’écran » qui l’empêche de virer à la névrose. En ce moment, c’est la chasse au Pokemon.

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Mon rêve de bonheur : je vais m’inspirer de June et The Cosmic Sam en changeant la ville et quelques détails : une maison assez proche de Paris pour y retourner quand il s’y passe des trucs, avec un joli bureau et la possibilité de vivre en ne faisant pas grand-chose (non parce que même l’écriture, pour en vivre, ça deviendrait plein de contraintes et donc ce ne serait plus un plaisir). Avec de la place pour des chats. Plein de chats. Des tas et des tas de chats.

happiness is cats

Art by Kangel on Deviant Art and Tumblr

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Only the Fox God Knows news (1) : Kyodai FOX Festival

Only the Fox God Knows, c’est la formule consacrée par laquelle répondent les filles de Babymetal lorsqu’on leur pose des questions auquel elles n’ont pas de réponse -ou pas le droit de répondre.

Alors Only the Fox God Knows News, c’est un nouveau rendez-vous mensuel (on va essayer) pour parler de l’actu et des projets de Babymetal, et, comme on est un peu en manque, du merchandising à l’effigie du renard sans lien avec Babymetal.

babymetal five fox festival

Des nouvelles de Babymetal

Après avoir assuré la première partie des Red Hot Chili Peppers (oui, encore) sur une partie de leur tournée US en avril, les filles et le Kami Band ont également assuré celle de plusieurs concerts de Korn en juin. Entre les deux, elles ont eu leur propre show en groupe principal au Palladium, à Los Angeles. Et en fin de tournée, une participation au festival Kisw Pain In The Grass.

Yui et Moa, les benjamines, ont toutes les deux fêté leur 18e anniversaire, à quelques semaines d’écart. (Faut que j’arrête de suivre des fandoms qui me font dire « Mes bébés sont devenus grands! » avec une petite larme). Il va falloir songer à changer le nom du groupe en Ladymetal, Koba-Metal.

Le 1er avril dernier (le Fox Day), Babymetal a annoncé la tenue du « The ONE Big 5 » Festival du Renard cet été : 9 dates entre Tokyo, Nagoya et Osaka, avec des conditions d’admission différentes : un concert pour les hommes, un autre pour les femmes, un dans lequel les gradins sont réservés aux fans en âge d’aller au collège et aux « Silver Fox » (les fans de plus de 60 ans), et un pour les collégiens et lycéens (entre 10 et 19 ans). Les autres sont ouverts à tous, mais avec un dress code demandant de se peinturlurer le visage en blanc.

Ces dates ont récemment été annoncées complètes.

Cet été, elles seront aussi présentes aux deux dates du Summer Sonic Festival :

babymetal summer sonic festival

Le Kyodai FOX Festival d’automne

A la fin du mois de mai, le site officiel a donc annoncé un mini festival d’automne, le Kyodai Fox Festival : 2 dates fin septembre à la Saitama Super Arena, une grande salle d’environ 40 000 places en banlieue de Tokyo, et 2 autres mi-octobre au Castle Hall d’Osaka.

Moi qui trouvait les réservations compliquées avec Gérard Drouot Productions, c’est un autre type de pression pour ce genre de concert (d’après les copines fans de musique nippone, c’est assez courant là-bas). Ca se passe en 4 phases :
– 1e phase : pendant 2 semaines, pré-réservation, réservée aux membres de ce qu’ils ne veulent pas en appeler un fanclub mais qui en est un, The One. Pour les billets en fosse, demande limitée à un billet par membre. Pour les gradins, 2 billets par personne (le « plus un » peut donc être un païen).
– 2e phase : après tirage au sort parmi les demandes, qu’on suppose plus nombreuses que les places disponibles, le site enverra aux heureux gagnants la confirmation des places.
– 3e phase : les gagnants paient leurs billets.
– 4e phase : s’il reste des billets, ouverture de la billetterie standard, pour les incroyants.

… Eh ben c’est pas gagné cette histoire… surtout en japonais.

Mais bon, au moins, on est averti des dates et de la mise en vente plusieurs jours à l’avance. De quoi se renseigner sur les tarifs des voyages, les salles, la faisabilité, voire qui d’autre serait intéressé. On n’est pas condamné à avoir de mauvaises places ou pas de places du tout si on ne peut pas être devant son ordi à l’ouverture de la billetterie, en pleine semaine aux heures de bureau. On ne perd pas une matinée à tenter d’atteindre la page de paiement tout en SMS-ant frénétiquement les copines pour savoir si c’est ok de prendre des billets gradin parce que la fosse est déjà sold out. Et on ne perd pas 6 mois d’espérance de vie à force de crise de nerfs sur un site buggé.

Et sinon et ça n’a rien à voir, avez-vous des conseils sur ce qu’il ne faut surtout pas rater dans la région d’Osaka?…

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Merchandising

Plus facile et moins onéreux : le Renard continue à se répandre parmi nous.

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Trophées de renard en papier par Agent Paper , fabricant et distributeur d’objets de décoration en papier éco-responsable.

petit modèle

grand modèle

Sur le site Cmachambre (mais en fait j’en ai vu à la librairie MK2 de la Villette), ils vendent des boîtes en plastique gigogne à motifs d’animaux (dont le renard).  Ainsi que tout un tas d’autres accessoires pour enfants à l’image de Rusty le Renard.

Pylones continue sa collection de gadgets au motif de goupil avec… une planche à découper.

Fandom : Tokio Hotel Sekunde : 14-07-2007 – 14-07-2017

Pour profiter à fond d’un fandom et se sentir vraiment fan, il faut la conjonction de plusieurs facteurs :

1) un objet. Un groupe de musique, une série de romans ou une série télévisée, peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse.

2) du temps. Pour non seulement écouter les albums, ou visionner ou lire l’objet, mais aussi pour se tenir au courant des nouveautés, entretenir la flamme. Cf le Renard du Petit Prince.

3) last but not least, d’autres fans et un lieu d’échange (réel ou virtuel) pour partager : les infos, certes, mais aussi les moments d’enthousiasme (« tu as vu, le nouveau [titre, single, épisode…] sort demain ! »), les déprimes post-tournée/fin de saison (« c’est quand la prochaine?…😭 »), les débats entre spécialistes…

Bref, pouvoir se monter le bourrichon (spécial dédicace à mes consoeurs fans de mots surannés) à plusieurs, au lieu de ne rencontrer qu’un silence poli, au mieux, ou des railleries, le plus souvent, quand on parle de notre fandom à des « mundanes » (des moldus de la geekery. Les gens sans passion, quoi).

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Le forum TH Sekunde (TH pour Tokio Hotel, Sekunde en référence à Leb die Sekunde, un de leurs premiers titres), c’était ça pour ses membres fans de Tokio Hotel, les Sekundiennes.

La fondation du forum est originale, et en soi un bel exemple de ce que des fans peuvent faire ensemble en peu de temps quand ils s’unissent…

Fondation de TH Sekunde : du fo’ off au fo’ bis…

A l’époque, avant THS, en 2006 2007, il y avait certes une pelletée de forums de fans, et puis il y avait « le fo’ off », comprenez le forum officiel.

Un forum tenu par un certain Yannick. Et qui, je ne sais comment ni quand, avait obtenu de la maison de disques Universal d’être appointé le forum français officiel. Cela lui valut quelques concours pour gagner des places de concert, des rencontres, etc. Qui, bien sûr, étaient équitablement répartis entre… les membres de l’équipe de modération.

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Mes aventures de fan : la chasse au Kaulitz (revient au galop)

Pourtant, cela fait plusieurs fois que, le vent des fandoms tournant, je n’avais pas réellement cherché à voir Bill Kaulitz avec ou sans ses compères lors de leurs derniers séjours à Paris. Trop d’efforts, pas le temps, pas assez de motivation.

Mais le fandom est un hobby. Un hobby pour lequel, comme beaucoup d’activités de loisirs, on est plus assidu quand on peut le pratiquer à plusieurs. Effet d’entraînement, etc.

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Or donc, mercredi 21 juin 2017, le Landernau Tokiohotelien s’agite : Bill Kaulitz, chanteur du groupe, a posté sur son Instagram une story de son arrivée à Paris avec le hashtag Paris Fashion Week. Renseignements pris, la PFW « mode masculine » se tient en effet du 21 au 26 juin. Si Bill multiplie les tenues bizarres sur et hors scène, ce n’est pas juste par admiration pour David Bowie, mais aussi parce qu’il aimerait bien faire son trou dans la mode. D’où la tendance « blogueuse mode » de son Instagram, à coup de « hashtag Dior » et de « merci Buffalo » quand des marques lui font des cadeaux. Cirage de pompes à tous les étages.

Et voilà comment, malgré mon peu d’intérêt pour ces pratiques et le blogging sponsorisé, je me retrouve à quand même être au courant des us et coutumes du milieu. Bon, comme je le disais, les fandoms, ça sert aussi à apprendre des choses… Y compris des choses pour lesquelles on ne se passionnerait pas sinon. C’est de la culture générale, c’est toujours bon à prendre.

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Bill à la Paris Fashion Week

Chassera, chassera pas?

Ce coup-ci, canicule aidant, j’erre bien un peu le jeudi soir après le travail dans les beaux quartiers que je traverse normalement en métro pour rentrer chez moi. Mais c’est autant pour chasser le Pokemon ou l’Emma Watson. (En effet, celle-ci, le même jour, joue les Book Fairies pour l’association du même nom en semant dans Paris des exemplaires de la Servante Écarlate, roman uchronique visionnaire et glaçant où les rares femmes encore fertiles sont asservies pour servir de pondeuses aux puissants. Tout le monde ne peut pas se satisfaire de faire le kéké à des défilés de mode. Bref.) Lire la suite

Ce que mes fandoms m’ont appris

Je ne parlerai pas ici des compétences transverses, j’en ai déjà fait une liste ici (non exhaustive).

Non, pour moi un fandom, c’est généralement une ficelle qui me permet de tirer sur la grosse pelote que constitue l’univers, pour l’appréhender par de petits bouts plus faciles à assimiler. Ce d’autant plus que, si je peux m’intéresser à presque n’importe quoi, il :e faut généralement une connexion émotionnelle pour cela (ou en tout cas pour que je retienne quoi que ce soit).

Exemples au fil de mes différents fandoms :

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A-ha

– langue anglaise. Ce n’était pas ma seule motivation pour apprendre mes leçons, mais ça a aidé. Avec un vocabulaire étrange, vues les paroles de Paul Waaktaar, et sans doute plus riche que si j’avais été fan d’un boys band anglophone de naissance.

– histoire et géographie norvégienne. Pour quelqu’un qui situait Nantes « vers Marseille » et Jacques Brel en Bretagne (à cause du plat pays), admirez l’exploit.

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Mangas et animation japonaise

– culture japonaise. En essayant de dépasser le stade « oh c’est joli les cerisiers en fleur et les tatouages de yakuza ».

– langue japonaise. Je n’ai jamais dépassé le stade du déchiffrage approximatif dico à la main, mais ça m’a servi un peu, plus tard. Pas beaucoup, certes. Mais c’est toujours un vernis. Ça fait plaisir au personnel des vrais restaurants japonais que je ne massacre pas trop la prononciation, déjà. Ca me permet de reconnaître des titres de Babymetal sur mon baladeur avant les premières notes.

Entretien avec un Vampire

 Les vampires d’Anne Rice

– Internet – c’est à cette époque que je m’y suis mise. J’ai d’ailleurs conservé quelques correspondantes de l’époque, de par le monde (Allemagne, Hong Kong, Australie…), dont une partie que j’ai rencontrée plus tard, ce qui m’a fourni une autre incitation à voyager parfois (cad qu’il y a une Australienne que j’ai rencontrée deux fois, à Amsterdam et Londres, parce qu’à chaque fois qu’elle passait sur Paris j’étais en vadrouille ailleurs).

– et le fandom en ligne, entre mailing-lists et newsgroups.

– la Nouvelle Orléans et les USA.

– les vampires en général. Qui auparavant ne m’intéressaient pas plus que ça.

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(admirez la subtilité de la transition)

River Phoenix

– le cinéma. Je ne me définis pas comme cinéphile, mais maintenant, à force de retenir les noms des gens avec qui il a travaillés et par extension leurs films, je peux faire illusion en parlant de films que je n’ai même pas vus. Classe. (et j’ai aussi vu un certain nombre de films que je n’aurais pas forcément regardés avant de m’intéresser au cinéma par son biais)

– les drogues. De façon théorique. Je suis allergique à la dépendance.

– le véganisme. De façon théorique aussi.

– les Red Hot Chili Peppers, REM (bon eux je les avais déjà entendus et j’aimais déjà), Natalie Merchant.

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Buffy the Vampire Slayer

– les fandoms en ligne, suite (ça avait beaucoup changé).

– conventions et voyages en solo ou en groupe pour y aller.

– les concerts en petites salles d’artistes pas mondialement connus.

 

Tokio Hotel

– langue allemande.

– maquillage et mode.*

– le monde du luxe.

*Ça peut sembler curieux – moi en tout cas j’ai trouvé cocasse – que ce soit un groupe de gars dont 3 pas trop stylés qui parvienne à m’intéresser à un sujet traditionnellement plutôt associé à mon genre. Cela fera l’objet d’un autre article…

Lecture / portrait de fan : Prince – fragments d’un discours de fan, de Fanny Capel

Un voyage en train m’a enfin fourni le temps de lire ce document paru en février dernier aux éditions Le Rouergue, collection La Brune. Je l’ai découvert par hasard en musardant à la belle librairie MK2 du bassin de la Villette (de l’intérêt des vraies librairies IRL, qui ne mettent pas que les Marc Lévy en présentoir. Je n’ai rien contre Marc Lévy, mais quand il sort un livre, on le sait).
Le thème, forcément, a capté mon attention. Et le feuilleter m’a convaincu de l’acheter.
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Fanny Capel, l’auteur, est professeur de lettres, mariée, installée… Impossible a priori de deviner son autre vie, les 25 ans passés à suivre l’actualité de Prince. En particulier les quelques années de passion adolescente qui l’ont emmenée, elle et ses 2 meilleures amies, âgées de 20 ans alors, au club mythique du Love Symbol à Minneapolis, le Glam Slam Club. Ce qui, en août 1994, pour des jeunes filles tout juste sorties de l’adolescence et sans Internet, relevait encore plus de l’exploit que de nos jours. Un voyage qu’elle raconte en fin de livre, l’apogée de sa vie de fan. De sa vie tout court ? Elle se pose la question.
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Ne trouvant – comme moi * – aucun récit de ce que ça représente d’être fan, en dehors de caricatures tournées en dérision, elle voulait en témoigner de l’intérieur. Elle avait commencé à rédiger en ce sens ces « chroniques des années pourpre », il y a 3 ans, alors qu’elle sentait les souvenirs s’estomper. La mort de Prince en avril 2016 a complété le récit, y apportant à la fois une conclusion et l’éclairage d’une nouvelle vie « sans ».
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Fanny Capel ne voulait pas parler que de son expérience, mais plus universellement du statut de fan. Elle a complété ses souvenirs et ses notes de l’époque de témoignages de ses semblables. Faute de notes, j’ai photographié plein de passages où je me suis reconnue, ou bien où j’ai reconnu amies et connaissances de fandoms. Les voyages, les péripéties, les délires en groupe incompréhensibles aux « autres », les rituels de file d’attente des concerts… Cet univers parallèle qui embellit et enrichit toujours notre quotidien quand on entend une chanson familière, qu’on tombe au détour d’un zapping sur le visage qui nous fait sourire…
La rencontre tant espérée qui tourne au souvenir cuisant parce que dans des circonstances imprévues et défavorables, comme celle racontée page 73… (big up, inconnue de la Fnac qui s’était habillée relâche pour ne voir « que » les Revolution au lendemain d’un concert, le cheveu et l’oeil en vrac, et s’est retrouvée dans cet état face à un Prince venu dédicacer avec ses sbires… moi aussi, plusieurs fois j’ai croisé mes chouchous alors que j’étais en mode « off ».)
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Sur d’autres points, par contre, je me sentais en dissonance, moi la fan infidèle par excellence, en lisant ces souvenirs de presque 30 ans d’admiration ininterrompue.
L’artiste dont je suis « fan » depuis le plus longtemps sans interruption était mort avant que je ne découvre son existence. Difficile de faire des folies dans ces circonstances, et peu d’actualité à suivre. Et je n’ai cédé aux sirènes du portnawak (et eu les moyens de le faire) du type « je saute dans l’avion pour voir des gens qui ignorent que j’existe » qu’adulte. Ca n’a pas la même intensité qu’à 15-18 ans.
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Quoique, quand je pense à certaines de mes copines qui ont attendu encore plus longtemps que moi pour réaliser leur rêve, et à leurs réactions quand elles ont réussi… peut-être pas tant que ça. Peut-être que le facteur discriminant est seulement mon côté girouette, qui fait qu’ayant connu l’hystérie fanesque pour plus d’un groupe ou d’un artiste, j’ai du mal à ne pas relativiser les émotions qu’ils procurent. Surtout quand le premier fandom pour lequel j’ai fait les 400 coups a tourné en eau de boudin.
Ou juste le fait que je sois trop cynique, trop méfiante, trop parano, trop allergique à l’embrigadement pour hystériser devant un être humain. Même si j’ai buggé devant le minois de princesse égyptienne de Bill Kaulitz en 2009 parce qu’il était beaucoup trop belle pour être humain.
Oui j’ai encore les larmes aux yeux quand j’entends une version live de An Deiner Seite (ich bin da), mais je sais que c’est « juste » une conjonction : parce que c’était eux, parce que c’était moi, parce que c’était ce que mon cerveau avait besoin d’entendre à l’époque. Et pas une exception intrinsèque dûe à l’epoustouflifiance du phénomène ou des personnes.
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Et puis si, oui, certains souvenirs se renforcent parce qu’on les partage, je suis trop indépendante, -trop asociale-, trop habituée à ne pas attendre de complice. Sinon on ne fait jamais rien ou pas la moitié de ce qu’on voudrait… Donc une partie de mes souvenirs de fans, je les ai bâtis seule, ou avec des fans rencontrés sur place, pas forcément revus ensuite. Fanny Capel parle beaucoup de ses 2 complices de l’époque, qui ont partagé quasiment tous ses délires.
Mais en fin de livre, elle souligne que, maintenant que chacune a fait sa vie où Prince, par la force des choses, n’occupe plus que la portion congrue avant même son décès, elles se revoient très occasionnellement pour prendre des nouvelles, mais la réalité actuelle lui semble bien terne en comparaison de ses « années pourpres ».
Mais quand même, ce que raconte Fanny Capel dans une plume lyrique, qu’on ait été team Michael ou team Prince, ça rappelle des souvenirs.

Informations pratiques :
Prince, fragments d’un discours de fan
de Fanny Capel
Editions la Brune au Rouergue
Parution mars 2017

* quoique j’en ai trouvé quelques uns. Je vous ferai un article de la bibliographie qui a soutenu mon écriture d’un livre sur l’univers des fans. 

Fandom parodie : Morten, essaie Pantene

Contexte : lorsque Morten Harket a réalisé sa 2e tournée solo après le 2e split du groupe A-ha (oui il faut suivre, je sais), en 2014, c’était la chanteuse française et néanmoins bretonne, Nolwenn Leroy, qui assurait sa première partie sur toutes ses dates en Allemagne. En effet, à l’époque elle y avait un joli succès avec son album de chansons bretonnes. Au même moment, elle arrondissait également ses fins de mois avec des pubs pour le shampoing Pantene. Or Morten, outre sa tessiture étendue, est connu (en tout cas de ses fans) pour une certaine tendance à se dégarnir par le haut du crâne… (d’où son surnom parmi certains fans de « Chaussée aux Moines »).

morten tonsure

Shampoing, tonsure, et les rimes de Morten, Pantene, Nolwenn : il n’en fallait pas plus à mon cerveau pour pondre alors une parodie sur un des titres solo de l’album de Morten. Que je vous livre, la période de prescription étant écoulée (et n’ayant plus guère d’anonymat à protéger sur le forum où cela a été initialement posté).

Pantene

Morten
Tu n’es pas mou, pas comme Nolwenn,
Mais tu devrais essayer Pantene
Comme elle,
Comme elle,
Prends un peigne, Morten
Entre tes couacs et tes faux départs
Tu pourrais t’inspirer d’elle
Comme elle,
Essaie donc Pantene.

J’aimerais bien bien bien bien
que tu chantes mieux
Je donne un rein rein rein rein
pour te voir en show
J’aimerais bien bien bien bien
que tu chantes mieux
Si tu répétais un peu

Hey dis Morten
Le temps passe
Pour tout le monde
Mais certaines choses ne changent pas
Pas en mieux
C’était mieux
Avec A-ha
Morten
Bouger tes vieux abdos en maillot
Ca ne remplace pas ta voix
ta voix
L’amour rend p’t-être aveuuuugle
Il ne rend pas souuurd
Figure-toi

J’aimerais bien bien bien bien
que tu chantes mieux
Je donne un rein rein rein rein
pour te voir en show
J’aimerais bien bien bien bien
que tu chantes mieux
Si tu répétais un peu

Lightning

Lightning,
You would hit me just like lightning,
Give me shelter from the rain
Stay down
Way down
You stay on my mind
Like a flashback like a wind out
I could feel you in my veins
Way down
But not quite like pain

I would give, give, give, give
Eeverything I own
I would live, live, live, live
Like I used to know
I would give, give, give, give
Eeverything I own
To find my way back home

You were lightning
Time went by,
It’s frightening
But it feels like nothing changed
Way down
Stay down
You stay on
my mind
Like sparkles like a new drug
You raise into my veins
Way down
Almost, but not quite like pain
I’m not quite the same
Anymore

I would give, give, give, give
Everything I own
I would live, live, live, live
Like I used to know
I would give, give, give, give
Everything I own
To find my way back home

Qui aime bien châtie bien, il paraît. Quand je n’aime plus, je châtie encore mieux, je trouve…

anim_maleficent