Idées cadeaux pour le Noël des fans : Babymetal

Fans de Babymetal

Ils ont déjà tout le merchandising officiel?

Les Editions Coq en Pâte distribuent à la vente des sacs et T-shirts (pour jeunes enfants, hélas) à motif de renard de la marque MIBO, d’après les designs des paper toys correspondants, apparemment connus. N’ayant pas d’enfants, je les ai découverts par hasard à la boutique de la Cité des Sciences de la Villette :

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Le renard est à la mode : la chaîne de magasins Pylones commercialise depuis peu une collection Winter Spirit d’objets à l’effigie d’un goupil dans une forêt de sapins : tasse, bol, bouteille thermos, plaid, plateau, veilleuse, serviettes en papier, etc… De quoi cocooner tout l’hiver en glapissant d’aise.

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Pour les plus vieux qui ont aussi un portefeuille bien garni, il y a évidemment aussi la marque Kitsune. Qui, certes, coûte cher, mais a aussi quelques accessoires plus « abordables » comme ce porte-clés à 35 Eur :

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Même si pour être tout à fait honnête, j’ai préféré, pour ma part, commander celui-ci, en authentique plastique (sans doute fait à l’imprimante 3D en Asie et absolument pas officiel). Et tant qu’à faire, j’y ai joint ce très seyant bracelet phosphorescent.

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Mais le site qui vend l’essentiel du merchandising officiel de Babymetal ne vend pas à l’étranger, et il faut suivre toute une procédure alambiquée pour y commander quoique ce soit (y compris LA pièce de merchandising qui permet de débloquer tous les avantages du fanclub). Alors je les aime, les choupettes, mais il y a des limites… encore heureux que les CDs se trouvent en France (enfin, certains) et les DVDs, eux, sont disponibles sur Yes!Asia .

Parisienne mais presque : les vidéos, j’aime pas ça

Les vidéos, c’est trop long.

Depuis l’avènement des Youtubeurs vedettes et des web séries, et le glissement progressif de l’info en ligne vers du 100% vidéo, une question m’interroge (ce qui est une formule bancale) : je suis la seule personne à préférer l’écrit à la vidéo ou à l’audio? Et quand je dis « préférer », c’est une litote pour : « quand je clique sur un lien dont le titre m’accroche, si je vois à l’arrivée sur la page que le contenu de l’article est dans une vidéo, je ferme la fenêtre ». Quand j’ai vu que le nouveau site des impôts n’avait comme mode d’emploi qu’un tutoriel vidéo, j’ai failli péter une durite.

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C’est en partie dû au fait qu’une bonne partie de mon surf se fait sur smartphone, pas chez moi, donc dans un environnement bruyant. Jusqu’à ce que mon opérateur se décide à augmenter la data incluse dans le forfait, je n’avais pas envie de la gaspiller en vidéo regardée en minuscule dans le brouhaha ambiant.

Mais même sur l’ordinateur, je fais pareil. La raison principale, c’est « no time for this shit ». Je lis vite. Plus vite qu’un Youtubeur ne parle. Et puis un texte écrit, ça se lit en diagonale pour en tirer la substantifique moelle, quitte à ralentir ou faire un 2e passage plus lent si c’est vraiment intéressant et/ou le style le vaut. Une vidéo, c’est plus compliqué, surtout une vidéo de Youtubeur qui est généralement en plan fixe. Impossible de savoir si on rate des trucs sauf à se fader l’intégralité de la vidéo. Or à part pour les tutoriels visuels, qui nécessitent des images en mouvement, la vidéo n’apporte pas grand-chose.

Et puis dans l’exemple précité du tutoriel des Impôts, je voulais juste de l’aide sur UNE rubrique. Pas me tartiner le guide pour les Nuls de A à Z, merci!

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De toute façon, ça fait des années que je ne regarde plus de vidéos / télé / film qu’en faisant autre chose en même temps. Sauf au cinéma ou quand je suis vraiment happée – ou que c’est trop complexe pour être suivi d’une seule oreille. Moralité, j’ai beaucoup de mal maintenant à me concentrer sur une simple vidéo, sauf s’il y a beaucoup à voir et écouter en même temps. Même un live de concert, je vais regarder 2 chansons, en écouter 3, revenir à la vidéo pour une chanson que j’aime particulièrement ou s’il y a des effets, etc. Je n’ai d’ailleurs toujours pas visionné la fin de Dexter et de Borgen.

La seule fois où j’ai fait preuve d’assiduité avec des vidéos parlées, c’était pour le MOOC sur l’écriture de fiction de Draftquest. Les défauts précités font que j’ai dû les écouter chacun deux fois, grosso modo, car ce n’est pas assez complexe pour nécessiter 100% de mon attention, et à force de faire autre chose en même temps, je décroche. Et je n’ai jamais fini. Parce qu’il y en avait 5-6 de dispos quand j’ai commencé, donc j’ai pu en suivre plusieurs à la suite sur quelques jours tant que la motivation était là. Après, il n’y en avait plus en stock, j’ai dû m’arrêter… je suis retournée voir s’il y avait des nouveaux une ou deux fois, en vain, et ensuite ça m’est sorti de la tête. Ce n’est pas comme une histoire, il n’y a pas de cliffhanger qui donne envie de connaître la suite une fois que l’intérêt initial est passé.

Bref, je suis une mauvaise cliente pour les Youtubeurs. (Et je ne crois pas avoir vu un seul épisode de Bref en entier non plus)

 

Souvenirs de fan : Tokio Hotel aux MTV EMAs, et moi et moi et moi

J’avais oublié à quel point les présentateurs et doubleurs français des MTV EMA étaient une blague. Je mate des bouts de l’opus 2009 à Berlin (devinez pourquoi). Entre autres, la voix off annonce Asia Argentino au lieu de Asia Argento… Déjà il ne sait même pas lire sa fiche, mais en plus ça sous-entend qu’il n’a aucune idée de qui c’est. Actrice et fille de Dario Argento, quand même.

Mais bien sûr, ils sont à leur top pour parler de Tokio Hotel. Je cite, pour la présentation des nommés au prix du meilleur groupe: « Tokio Hotel, le tri… Quatuor allemand qui… Qui ne fait pas encore de l’ombre à Rammstein. » Les mecs, je sais qu’il est de bon ton en France pour un présentateur de marquer ouvertement son mépris pour les artistes qu’il n’estime pas bons (et de lécher les bottes de ceux trop puissants pour qu’on leur montre du mépris), mais essayez quand même d’être un minimum professionnels…

Pas de bol pour le traducteur, le groupe a quand même remporté le prix. D’où coups de rames héroïques du présentateur voix off sur MTV France, qui n’avait pas prévu le coup et ne s’était pas donné la peine de sortir sa fiche. « Et le prix est décerné à Tokio Hotel. L’année dernière ils avaient déjà gagné un prix pour meilleur newcomer, ils gagnent sur leurs terres » (ça n’a rien à voir, mon gars. On leur remporte des prix même quand le vote est interdit aux Européens). « Ils viennent de sortir un troisième album qui s’appelle Humanoid… Avec un clip qui s’appelle… (*frup frup* le bruit des fiches qu’il retourne désespérément pour retrouver la leur*) qui a été tourné en Afrique du Sud, et qui je crois s’appelle Romantisch. En anglais et en fran… En allemand ». C’est bon, arrête de ramer, t’es sur le sable. Et puis ça se voit bien que tu ne connais pas le sujet et tu t’attends à ce qu’ils sortent des titres niais, alors que la chanson s’appelle Automatisch. C’est bon, rentre à la niche.

T’as pas lu tes fiches,
Rentre à la niche,
Tu te tapes l’affiche
Tu n’es rien qu’une quiche… *

(sur l’air de Automatisch, justement – Automatic en version anglaise, et ici avec Bill quand il avait sa coupe de poney intergalactique)

Et donc, c’est à cause de cette constance dans la nullité des présentateurs français de cette cérémonie que, en 2008 (l’année d’avant, celle où ils ont eu le prix du meilleur newcomer, donc), j’étais ravie de pouvoir regarder les EMAs 2008 depuis ma chambre d’hôtel de Liverpool, sur MTV UK, sans parasite traducteur, juste à côté de la salle où se déroulait la cérémonie… Et accessoirement une heure ou deux après avoir eu mon petit autographe du groupe à la sortie de leur hôtel. Et une heure avant de rejoindre des fans avec qui j’avais sympathisé en gare de King’s Cross, qui elles avaient pu avoir des billets pour la cérémonie. On s’est rejoints à la sortie pour une petite balade by night dans Liverpool, avec un petit débriefing de ce qu’on avait vu chacune de notre côté (moralité : ce qu’on voit à l’écran n’a pas grand-chose à voir avec ce qui se passe, et notamment les artistes invités ne sont amenés dans la salle où on les filme que pour l’annonce des prix).

Surtout que l’année d’avant, encore, ils avaient délivré une performance… performante, à Munich, sous les huées du public local (les Allemands les détestaient encore plus que les Français), et sous une mousson artificielle – oui, c’est du playback, les micros et autres trucs électriques c’est pas top quand il est prévu que tu te reçoives 2000 litre de flotte dessus. Eh oui, comme la présentatrice française l’avait fait remarqué en 2008, MTV les soigne toujours… (enfin, au passé. Je crains qu’on ne soit pas près de les revoir)

Freaky Friday : Music Shuffle Tag

June (dois-je encore la présenter?) m’a taggée dans son Freaky Friday shuffle tag. Et c’est vrai que vus mes goûts musicaux, ça peut être freaky.

Voici les règles:

  • Ouvrez votre application de lecture de musique préférée;
  • Mettez-la en mode « Lecture aléatoire »;
  • Citez les quinze première chansons de cette sélection.

Je n’écoute plus que rarement de musique sur mon ordi, jamais sur iTunes que je hais (je ne l’ai installé que parce que c’était nécessaire pour acheter l’album Humanoid de Tokio Hotel à une époque où la pré-commande par iTunes permettait aussi d’avoir accès à une pré-commande des billets de concerts). Donc ce sera le shuffle de mon baladeur, plus réduit dans sa liste. D’autant que je ne l’ai pas encore rempli jusqu’à la gueule de ses 32 (ou 64?) Go. Il y a pas loin de 900 morceaux quand même.

1. Red Hot Chili Peppers – Californication
Oui, alors ça peut paraître surprenant, mais j’ai découvert les RHCP grâce à River Phoenix, et j’ai assez aimé pour suivre leur carrière sur 3 albums (de One Hot Minute à Californication) avant de décrocher un peu. J’ai récemment remis sur mon baladeur les CDs que j’avais, ainsi que le nouveau qui vient de sortir. Ça n’a pas vieilli.

2. Bandmaid – Order
Non, ce n’est pas Babymetal. C’est un groupe de rock japonais, des filles mais pas des idols, qui jouent de leurs instruments. Elles ont récemment joué à Paris, et j’avais acheté l’album en MP3 dans l’idée d’aller les voir. Mais finalement je n’ai pas eu la foi. C’est pas mal, j’aime bien, ça me rappelle les BO de City Hunter, mais ce n’est pas aussi distinctif ni addictif que BM, trouve-je.

3. Placebo – Exit Wounds
Ah oui, j’ai eu ma période Placebo, aussi. Enfin, c’est moins une période de fanitude acharnée qu’un intérêt diffus et par épisodes. Je les ai (pas très bien) vus à Bercy en 2007 pour un concert pas très mémorable. Par contre, leur retour avec nouveau batteur pour Battle of the Sun à l’Olympia était top. Le Zénith et le Bercy suivant revenaient au « bien, mais un peu blasé » (Molko, pas moi).

4. Silbermond – Nichts Passiert
Parce qu’il n’y a pas que Tokio Hotel comme groupe allemand… comme Bandmaid, j’avais écouté leur musique pour décider si j’irais les voir en concert lors de leur venue à Paris. Mais là, j’y étais allée. C’est de la pop rock de bonne facture, plus rock en live. Je continue à bien aimer, j’avais d’ailleurs acheté l’album dont est tirée cette chanson bien après le concert, à l’occasion d’un énième voyage en Allemagne.

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Mes aventures de fan : River Phoenix

Ainsi que je l’ai raconté dans l’article sur sa soeur Summer, j’ai découvert l’existence de River Phoenix à l’annonce de sa mort. Aussi je n’ai évidemment pas pu le rencontrer. Notez bien qu’encore à ce jour, une partie de moi est intimement persuadée que si on s’était rencontrés, on ne se serait pas entendus du tout, donc je ne sais pas si je dois le regretter. Et même s’il avait vécu, les probabilités qu’on se serait croisé pour autre chose qu’un échange de 10 mots comme avec Keanu Reeves sont infinitésimales.

Par contre, depuis son décès, pour quelqu’un que je n’ai jamais rencontré, il s’invite régulièrement dans ma vie. Non que je m’en plaigne. Je suis un peu hantée. Mais dans le bon sens du terme. Enfin, de mon point de vue. Il n’a pas l’air de s’en plaindre non plus. Il faut croire qu’il a plus d’humour qu’on ne le pense habituellement.

Petit best of. Avec une bande-son (en cliquant sur les titres des « chapitres »). Oui, j’invente l’article avec bande originale. Parce qu’outre son métier d’acteur, River était aussi (et surtout, si on parle de passion) musicien.

1. Allow me to introduce myself, I am a man of wealth and taste

(vous ne l’attendiez pas, celle-là, je suis sûre…)

Donc, j’ai découvert River à l’annonce de sa mort, qui m’a inspiré un commentaire fort peu charitable alors que je révisais mes cours de fac en écoutant la radio. Pourquoi je me souviens encore distinctement de ce moment, alors que toute la période « fac » de ma vie se résume à peau de chagrin dans ma mémoire, c’est un mystère.

C’est une amie qui m’a reparlé de lui quelques mois plus tard, avec à l’appui une coupure de journal télé sur du mauvais papier, en me disant que, s’il n’était pas mort, il aurait été pas mal pour interpréter un personnage de vampire qui m’avait tapé dans l’oeil dans un roman. J’ai regardé la photo, où il ne ressemble pas à grand-chose (oui, un point commun des objets de mon attention artistique est leur sens du style très, très personnel…) et probablement dit « Ah oui? Peut-être ». Pas le coup de foudre, donc.

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Le fait qu’il soit mort jeune, et d’une overdose, ne le gratifiait pas à mes yeux d’une aura romantique. C’était plutôt un handicap. Un gros. Mais cela faisait un moment que je passais en revue jeunes acteurs, chanteurs et mannequins à la recherche d’une tête pour dessiner le dit personnage, et aucun ne trouvait grâce à mes yeux. Pas assez beau, pas assez jeune, trop articifiel, et surtout l’air trop superficiel pour incarner un immortel ayant vécu des choses que peu de mortels traversent. Lui, il était jeune, il était beau, il sentait bon le sable chaud dégageait un truc particulier. Comme j’avais Internet à la fac, j’ai cherché davantage d’informations sur lui – autres photos, filmo, etc. A l’époque, le web balbutiait, on ne pouvait pas télécharger 15 films rares et les PDF de toutes les biographies piratées. On mettait déjà 5 mn à charger une pauvre photo scannée en définition toute pourrie.

Mais il y avait un site, notamment, qui hébergeait des articles de magazines. Les articles d’avant sa mort, décrivant un jeune homme brillant, idéaliste et anti-drogue, semblaient en contradiction avec les circonstances de sa mort. Ca m’intriguait. Comme je suis d’un tempérament de tête chercheuse qui aime bien comprendre, j’ai continué à creuser. Jusqu’à tomber sur un très long article biographique en anglais, qui m’a inspiré des sentiments contradictoires. Notamment le malaise de voir autant de choses privées pas forcément glorieuses déballées ainsi, l’interrogation de me demander si elles étaient vraies, comment je pourrais le savoir un jour puisque je n’avais pas de source proche de lui – et que de toute façon il semblait avoir assez bien réussi à dissimuler ses vies parallèles à ses proches.

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En contrepoint, une espèce d’angoisse qui m’est tombée dessus comme le parpaing de la réalité sur la tartelette aux fraises de mes illusions – mais ne semblait pas mienne. Sentiment très bizarre. Dissonance cognitive ou dissociation. Un genre de « Choquée? Tu vas laisser tomber? » cynique et désespéré à la fois.

Je n’ai pas laissé tomber.

Il m’a fallu un moment pour digérer, mais c’est depuis cet instant que je suis hantée.

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8 façons de mettre en valeur les blogs qu’on aime

1) Tu likeras les articles de ton voisin

Ne pas oublier de cliquer sur « Aime » / « like » et de commenter les articles qui te plaisent… Internet étant un équivalent 2.0 d’un lycée US où tu es d’autant plus populaire que… tu es populaire, sur la base de critères incompréhensibles, plus un article a d’interactions et plus il sera mis en avant par sa plateforme et par les moteurs de recherches. Par exemple dans Hellocoton, les articles les plus « likés » sont mis en avant sur les pages Sélection du Jour de chaque thème, dans la sous-rubrique « Frais et populaires ».

2) Tu partageras les articles sur Twitter/Facebook etc

Simple et efficace! Ca marche encore mieux avec un petit commentaire personnalisé résumant pourquoi vous avez aimé l’article.

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3) Tu taggeras tes amis

Participer aux tags : un TAG est un genre de questionnaire, généralement à thème (série télé, chanson, voyage…), qui inclut une rubrique où on tagge (nomine) d’autres bloggueurs. Et contrairement à ce que je fais trop souvent, ne pas oublier de tagger des gens, justement. Mais j’avoue que parfois les tags je vois ça comme une contrainte, et je suis épidermiquement allergique aux contraintes dans mon espace de liberté (dont le blog fait partie), vu qu’on en a déjà beaucoup en dehors. Donc j’hésite aussi pour cette raison à tagger mes copinautes.

4) Tu créeras des liens vers des articles choisis en rapport avec tes articles

En général, on suit des blogueurs avec qui on a des goûts en commun. Un article peut donc être l’occasion de renvoyer vers un article d’un « voisin » qui complète le même sujet.

5) Tu écriras des articles « découverte » sur les blogs que tu aimes ou découvres

C’est ce que font June & Cie avec ses Balades sur les blogs, ou Ludo de Prends un livre et détends-toi avec son Portrait Chinois.
(ou moi, subrepticement et en tapinois, avec cet article 😉 )

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6) Vendredi saint, tu partageras

Sur Twitter, il y a le tag #FF pour Follow Friday, qui permet de recommander à vos followers vos comptes Twitter préférés. Vu que tout le monde suit déjà Boulet, profitez-en pour recommander ceux moins connus.

7) Un blogroll tu te créeras

Sous WordPress (et sans doute d’autres plateformes de blogging) : afficher le widget « Links / Blogroll » dans son blog. Chez moi, il est à droite sous les liens concernant mon blog. C’est pratique pour se faire un best of des blogs qu’on préfère, ceux qui sont tellement prolifiques qu’on n’a pas le temps de les lire dans le fil mais qu’on peut ainsi consulter quand on a du temps, etc. Et, donc, ça permet aussi de les recommander aux visiteurs.

8) Les widgets appropriés tu utiliseras

Sous WordPress aussi, un autre widget, « Articles que j’aime », permet d’afficher des liens vers les 5 derniers articles articles qu’on a « likés ». Sur mon blog, je l’ai placé en bas de la page d’accueil.

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(un aveu : j’écris cette liste aussi pour me souvenir de le faire, parce que j’ai un peu tendance à oublier certaines choses, et il y en a pas mal que j’ai découvertes sur ce « nouveau » blog)

 

Lundi Mon Tag – Le Tag du Narcissique

Une fois n’est pas coutume, je me suis auto-taggée, en découvrant ce petit tag très drôle sur le blog de Blanche des Mondes de Blanche : le fabuleux « Tag du Narcissique ».

TOUS LES ARTICLES QUE VOUS ÉCRIVEZ SONT FABULEUX, MAIS SI VOUS DEVIEZ N’EN GARDER QU’UN LEQUEL SERAIT-CE ?

Mon hommage à Terry Pratchett, même s’il n’est pas si narcissique vu que c’est l’auteur par excellence qui me fait me sentir nulle… Mais c’est aussi un des seuls, alors ça va! 😀

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VOTRE BLOG EST BIEN ENTENDU LE MEILLEUR QUI SOIT ET AUCUN AUTRE NE LUI ARRIVE À LA CHEVILLE, MAIS SI VOUS DEVIEZ N’EN PROPOSER QU’UN AUTRE LEQUEL SERAIT-CE ?

Le mien est atypique, et celui sur lequel je retrouve une belle diversité de thèmes et une certaine parenté d’humour (normal, on partage beaucoup de références dans ce domaine) est celui de June & Cie.

VOUS EST-IL DÉJÀ ARRIVÉ DE VOUS DIRE : « EN VOILÀ UNE BELLE CRITIQUE QUI N’EST MALHEUREUSEMENT PAS DE MOI » OU ALORS, COMME TOUT NARCISSIQUE QUI SE RESPECTE CETTE IDÉE NE VOUS A MÊME PAS TRAVERSÉ L’ESPRIT ?

Oui, ça m’arrive, notamment sur des oeuvres qui ne m’inspirent pas grand-chose (il va sans dire que je suis rarement autant inspirée que quand une oeuvre m’insupporte…).

POSSÉDEZ-VOUS UN EX-LIBRIS ?

J’ai dû vérifier parmi les sens de ce terme, car celui que je connaissais ne collait pas avec la question… (et je n’aurais pas dû l’avouer, je crois que j’ai raté le bon ton pour ce tag XD) Donc non, je n’ai pas d’ex-libris, non par modestie mais parce qu’un livre est sacré, rogntudju!

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VOUS ARRIVE-T-IL DE SUIVRE LES CONSEILS DES AUTRES BLOGUEURS, OU BIEN SEUL VOTRE AVIS COMPTE ?

C’est extrêmement rare, ne serait-ce que faute de temps. Je suis souvent tentée par des critiques alléchantes qui me laissent à penser que le livre sera à mon goût, mais comme je traque le temps libre et que mon dos me tracasse (donc pour lire c’est pas top), je sabre dans les lectures et je ne conserve que les prioritaires.

PARLEZ-VOUS DE VOTRE BLOG AUTOUR DE VOUS ?

J’en parle, mais jamais à mon travail car je n’aime pas mélanger vie privée et vie professionnelle. Et mine de rien, je partage beaucoup de mes goûts dans mes articles. En fait je parle beaucoup plus de mon blog sur les réseaux sociaux qu’aux gens que je fréquente dans la « vraie vie » (même si j’ai horreur de cette expression… Le téléphone reste un moyen de contact, les mails et les messages par internet aussi!).

VOUS EST-IL DÉJÀ ARRIVÉ DE VOUS DIRE QUE VOS CRITIQUES SONT MEILLEURS QUE CELLES DES PROFESSIONNELS ?

Meilleures, je ne sais pas. Plus honnêtes sans doute!

AVEZ-VOUS DÉJÀ GOOGLISÉ LE NOM VOTRE BLOG POUR VÉRIFIER SON PAGERANK ?

Non… J’ai confiance en la qualité de mon blog, et je sais très bien aux stats que la fréquentation n’est pas à la hauteur qu’elle mérite. Je suis un génie méconnu! 😄

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VOUS SOUVENEZ-VOUS DE LA PREMIÈRE PERSONNE QUI A COMMENCÉ À PARTICIPER À VOTRE BLOG ?

Ce n’est pas la première, mais une des plus marquantes : June encore! Parce qu’à peine déboulée, elle m’a un peu spammée, éblouie par mon talent sans doute 😄
Ibidouu et Pimpf faisaient aussi partie des premiers commentateurs réguliers.

VOUS EST-IL DÉJÀ ARRIVÉ D’ACHETER UN LIVRE SIMPLEMENT PARCE QUE L’AUTEUR PORTAIT LE MÊME PRÉNOM OU BIEN LE MÊME NOM QUE VOUS ?

Ah, non! Déjà parce que mon prénom est rare et mon nom encore plus. Et ensuite parce que le nom ne fait pas le moine, et je préfère la qualité aux coïncidences.
Remarquez… Une fois j’ai regardé un film à mon prénom. Mais c’était parce que j’étais en train de découvrir les films d’une certaine actrice et d’une certaine époque, avec un certain ravissement à chaque fois. Ce n’était donc pas seulement à cause de son titre.

CONCLUSION

Je crois que j’ai été trop sérieuse! Pour un blog semi-humoristique, c’est un comble! ^^
Allez, bonne journée, et n’oubliez pas d’aller voir les autres blogs et les autres réponses!

delusional_fell off my unicorn

Je passe la patate chaude à June, dont j’ai vu qu’elle avait commenté le tag de Blanche également…

Lundi Mon Tag : Ruler of Books Tag

June & Cie ayant relevé avec brio et célérité mon défi d’article Nostalgeek sur Fantômette, je ressors de la naphtaline l’un des Tags sur lesquels je suis en retard… (si je me souviens, il y en a un autre. Mais j’ai oublié lequel c’était. Oups ^^ ). Si l’exactitude est la politesse des rois, ça commence mal…

Article premier : Quel livre ferais-tu lire à tout le monde ?

De Bons Présages, de Neil Gaiman et Terry Pratchett. C’est un genre de parodie de « Damien, la Malédiction ». Le pitch : le fils du diable est né sur Terre, et doit, un jour, mener le combat entre anges et démons qui mènera à l’Apocalypse. Un ange, Aziraphale, et un démon, Crowley, sont chargés de veiller sur lui afin de le faire pencher du bon – ou du mauvais – côté. Sauf que les deux, depuis x000 ans qu’ils sont sur Terre à mener l’oeuvre de leurs maîtres respectifs, ont acquis une certaine indépendance et de drôles d’idées, à commencer par se lier d’amitié. C’est drôle, spirituel, plein de vérités sur la nature humaine, et puis un style! Si vous n’aimez pas ce livre, vous n’aimez sans doute ni lire, ni rire.

de-bons-presages

Article second: Qu’est-ce que tu supprimerais dans l’univers des livres ?

… j’ai bien quelques auteurs en tête mais ce ne serait pas très charitable.

QU’ON LEUR COUPE LA TETE.

Pardon. Non mais il ne faut pas me nommer reine de quoique ce soit, vous voyez le résultat après… Et puis s’ils ont des lecteurs, après tout, c’est qu’ils servent à quelque chose.

QU’ON COUPE LA TETE A LEURS LECTEURS AUSSI.

anim_alice-off-with-her-headgifExcusez-moi, il faut que j’aille ranger ma personnalité couronnée dans une petite pièce matelassée…

Article troisième : A quel auteur demanderais-tu de t’écrire un livre ?

Je ne peux plus nommer Terry Pratchett, du coup? 😦

Snif.

Euh…

Glen Cook? Bon du coup ce serait assez sombre vu qu’il n’écrit que de la dark fantasy…

 

Article quatrième: Quel livre supprimerais-tu de tes archives royales pour faire de la place ?

Ah, étant en plein mode Konmari, il n’en reste déjà plus beaucoup dont je peux me débarrasser… Mon dictionnaire? Vu que maintenant le Larousse existe en ligne… et est mis à jour.

Article cinquième: A quel artiste/illustrateur de couverture demanderai-tu de peindre une fresque pour toi ?

Je ne vais pas être originale, je vais copier l’idée de June & Cie et nommer Didier Graffet. C’est entre autres grâce à ses couvertures que j’ai été attirée par la saga de Glen Cook La Compagnie Noire.

Article sixième: Quel visage de personnage ferais-tu représenter sur ta monnaie royale ?

Le Patricien d’Ankh-Morpork. Déjà parce qu’il a trop la classe (d’un flamant rose carnivore, dixit une description des romans). Et puis je suis quand même démocrate (sauf si c’est moi le tyran), ce qui explique à la fois que je ne puisse pas mettre un roi ou une reine sur ma monnaie, et mon amour immodéré pour le personnage du Patricien (qui a la même profession de foi que moi – il définit la démocratie comme « un homme, une voix. Il est l’homme, il a la voix »).

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Jeremy Irons incarnait le Patricien dans The Colour of Magic

Article septième : A quel livre décernerais-tu le prix royal pour 2016 ?

Je ne crois pas avoir lu un livre sorti cette année (oui je sais. Je ne suis pas très portée sur le nouveautés. A part Pratchett). Le livre le plus récent que j’ai lu en dehors de lui, il me semble, qui m’ait emballé, c’est « Nous allons tous très bien, merci«  de Daryl Gregory.

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Je passerais bien la patate chaude aux grandes lectrices de ma blogrolliste (comment on dit?), mais June les a déjà nominées pour la plupart…

Néanmoins, si ce tag vous intéresse, je vous invite à le remplir à votre tour et ajouter le lien en commentaire 🙂

Mes aventures de fan : Summer Phoenix

Si vous lisez ce blog depuis un moment, vous devez savoir que je suis fan de River Phoenix (dont c’est aujourd’hui l’anniversaire). Malheureusement, j’ai découvert son existence peu après son décès, de sorte que je n’ai même pas eu le temps d’espérer le rencontrer un jour.

Néanmoins, dans ma quête pour le comprendre, je me suis longtemps intéressée à ce que devenaient ses proches. Parmi eux, trois de ses quatre frère et soeurs ont tenté de faire carrière au cinéma: sa soeur Rain, sa cadette de deux ans. Son frère Joaquin, qui a si bien réussi, avec entre autres ses nombreuses collaborations avec James Gray, qu’il éclipse maintenant son grand frère. Et la petite dernière, Summer, qui n’avait que quinze ans quand River a disparu (Liberty n’a jamais réellement fait l’actrice).

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De g. à d. Summer, Joaquin, Jeffrey Wiseberg, Rain, Arlyn et Liberty Phoenix*

Mais même une fois installée à Paris, je n’étais pas pour autant dans le milieu du cinéma et encore moins le cinéma US. Donc je ne m’attendais pas à pouvoir les approcher un jour. Je me trompais.

Après avoir décroché de tout petits rôles dans divers films, Summer fut choisie en 1998 par Arnaud Desplechin pour interpréter le rôle titre dans son ambitieux film en anglais et en costume, Esther Kahn. L’histoire d’une jeune femme hermétique (maintenant on lui collerait sans doute un diagnostic d’autiste), dans le Londres populaire du West End de la fin du XIXème siècle, qui finit par s’ouvrir à la vie en découvrant le théâtre.

Après avoir vu le film en salle dans sa version normale dans une avant-première publique au Max Linder Panorama début septembre 2000 (je ne me souviens plus le motif… Télérama, peut-être?), je découvre qu’une autre avant-première publique aura lieu au Majestic Bastille (erratum : je croyais que c’était le MK2, voisin, mais non, d’après le plan. D’autant que le Majestic appartenait à BAC productions, qui a financé le film), celle-ci en présence de l’équipe du film. Je prends donc des billets, sans trop savoir à quoi m’attendre.

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Summer Phoenix – Esther Kahn

Le soir venu, je ne me sens pas vraiment à ma place: le public est de toute évidence cinéphile et adepte de cinéma d’auteur. Je n’ai rien contre le cinéma d’auteur, mais ça dépend lequel. Arnaud Desplechin fait partie de ces réalisateurs français issus de la FEMIS, que, pour être tout à fait honnête, j’ai plutôt tendance à fuir… Le film se passe, une version longue différente de celle déjà vue. C’est déjà ça.

Puis la lumière se rallume et quelques personnes se présentent au bas de l’escalier de la rangée où je me trouve. Parmi elles, le réalisateur, quelques acteurs français, et Summer, qui a coupé court ses cheveux, et les a teint en blond platine. Cliché : elle semble plus petite en vrai. Un officiel (du cinéma?) demande s’il y a des questions dans la salle.

Un spectateur demande si c’est un choix que, à l’exception des acteurs anglophones (outre Summer, on trouve Ian Holm etc), les acteurs français aient un accent marqué (je ne me souviens plus de la formulation exacte, mais c’était clairement une façon polie de demander pourquoi on nous infligeait un anglais catastrophique). Desplechin répond que c’était une référence aux films de Rohmer où les acteurs parlaient anglais avec l’accent français. Réponse prétentieuse qui me le rend tout de suite antipathique. D’autant plus quand j’appris qu’après avoir fait traduire son scénario en anglais par un traducteur professionnel et anglophone d’origine, il avait… Modifié le texte pour l’arranger à sa sauce. C’est sans doute pour ça que pour la maigre carrière du film à l’étranger, il revenait souvent dans les critiques l’usage incongru et répété du mot Fuck dans la bouche de ces juifs du West End du XIXe siècle, comme s’ils étaient des malfrats US de notre époque. Et que même moi, j’entendais des tournures qui ne me paraissaient guère anglaises.

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Summer Phoenix – blonde

Un autre spectateur, du fin fond de la salle, demande à Desplechin, en anglais, s’il est d’accord avec cette citation de Kubrick (je crois) sur le fait qu’il faut faire souffrir les acteurs pour obtenir d’eux une bonne performance. Desplechin et l’équipe rient, Desplechin répond (je ne sais plus quoi mais ce n’était pas très convaincant), et ponctue sa réponse d’un « kessi« . Rentrée chez moi, je chercherai dans Google qui donc ça peut être. Entre le nom et le visage, j’identifierai Casey Affleck. Je découvre ainsi avant que ce soit officiel la relation entre Summer et Casey Affleck, frère de Ben et copain de Joaquin, le frère de Summer. En tout cas, le ton mordant sur lequel il a posé la question m’a laissé peu de doute sur l’interprétation de sa question… Le tournage a dû être difficile.

Il y a peu de questions, l’officiel en semble dépité. Il clôt la session, l’équipe du film redescend l’escalier par où ils sont arrivés. Je bondis de mon siège en bord de rangée pour leur emboîter le pas. Je voudrais échanger quelques mots avec Summer, histoire de me faire une impression directe au lieu de me contenter d’articles subjectifs. Elle était restée vers le bas de l’escalier, en retrait, je dois donc doubler le reste de l’équipe si je veux la rattraper. Dans ma hâte, je manque de bousculer Arnaud Desplechin (instant La Cité de la Peur : « Barrez-vous, cons de mimes! » – comme ça vous comprenez pourquoi je ne me sentais pas à ma place à cette avant-première). Priorités.

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Summer Phoenix – brune

J’arrive dehors, j’ai perdu de vue Summer, je crains qu’elle n’ait sauté dans un taxi aussitôt sortie. Mais non : elle attend devant le cinéma avec deux personnes (dont peut-être sa mère, me suis-je dit après coup. A ce stade, je suis tellement étonnée de ma bonne fortune que mon cerveau bugge un peu et je ne vois qu’elle). J’hésite à y aller, je sens comme une poussée dans le dos (alors qu’il n’y a personne) et je m’approche. C’est sa soirée, je ne veux pas lui parler de son frère, d’autant que je ne m’en sens pas le droit, aussi je la remercie juste d’avoir rendu grâce au personnage d’Esther (qui est assez unique, il est vrai) et pour son interprétation. Elle me fait un grand sourire, me dit merci, me frictionne le bras et me serre dans ses bras avec une force surprenante. Quand elle me lâche, je lui tend un petit cadeau (un porte-bonheur), je lui dis merci et je m’en vais.

Rétrospectivement, je suppose que c’est Casey qu’elle attendait, mais ça a fait mon affaire.

Quelques mois plus tard, je lis une interview d’elle par Casey, avec cette intro :

This is not to say that Summer does not make a deep first impression. She can be startling. The colors of her face are brown, gold, green and red of an almond orchard at sunset. Close friends sometimes call her « Almond Joy ». She is one of those people (there aren’t many) who always seem to have a breeze gently blowing their hair. And her eyes… Actually… Twinkle… No matter where.

Her behavior is compulsively affectionate. She hugs and kisses everyone. She feels your pain. She wants it to go away. And within five minutes of your meeting, her surprisingly strong hands are laboring over your tense and twisted back muscles. If this sounds hard to believe then you are probably something between a reasonable person and a cynic. 

Et je me dis  « Oui, elle m’a fait cet effet aussi. » (enfin, sauf que moi je n’étais pas totalement in love d’elle comme Casey l’était visiblement en écrivant ces lignes. Depuis, ils ont eu deux enfants et se sont séparés). Mais du coup, je comprends un peu mieux l’impression que son frère semble avoir laissé à ceux qui l’ont connu, car elle dégage elle aussi quelque chose d’assez unique.

 

*la photo de début d’article est tirée d’une rare apparition publique groupée de presque toute la famille, à l’occasion des PETA Awards, pour remettre le prix River Phoenix à un réalisateur.

Lundi Mon Tag : Trip Tag: Royaume Uni.

June, dans sa grande fourberie, m’a nominée à ce tag. Quelle drôle d’idée.

Non parce que personnellement, moi et le Royaume Uni, c’est plutôt l’amour vache ou la haine franche que l’amour fou… Alors du coup j’ai dû me creuser les méninges!

1) Quels livres d’auteurs britanniques et/ou se déroulant au Royaume-Uni avez-vous adoré ?

Terry Pratchett est mon dieu. Certes, ses romans se situent pour la plupart sur le Disque-Monde de son invention, mais son humour, je crois, est typiquement british.
J’aimais bien Neil Gaiman, mais je trouve qu’il peine à se renouveler.

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J’ai bien aimé Harry Potter aussi, mais pas au point de me dire fan (j’ai détesté presque tout le tome 5, et trouvé les deux premiers simplets, pour commencer).

2) Quels livres sont dans votre Pile à Lire ?

Quelques uns de Pratchett. Je n’ose pas les commencer, je sais qu’après il n’y en aura plus…

3) Quels films vous ont marqué (parmi vos DVDs si possible) ?

Quatre Mariages et un Enterrement
Kingsman (mais j’ignore si ça durera dans le temps)

Euuuh.

Je voulais citer Neil Jordan, pas pour son adaptation d’Entretien avec un Vampire, mais pour The Crying Game. Sauf qu’il est Irlandais.

the-crying-game

4) Avez-vous déjà été dans un pays (et quelles villes) appartenant au Royaume-Uni ? Si oui lequel ? Sinon allez directement à la question suivante.

On dit êtes-vous allé, d’abord. Ensuite, il se trouve que James Marsters s’était dégotté des fans britanniques qui étaient aussi organisatrices de concert, donc grâce à elles, il a fait pleiiiiin de tournées sur place, et donc moi itou (mais pas sur scène).

UK_JM liverpool cavern

James Marsters au fameux Cavern de Liverpool

J’ai donc visité (ou suis passée en coup de vent…) :

Londres (plein de fois, pas que pour Marsters) – une fois que j’y étais pour un énième concert de JM, des fans Anglaises m’y ont amenée à Covent Garden. Une fois là, je leur ai demandé ce qu’elles voulaient voir en particulier, et elles m’ont dit « On voulait juste te montrer l’endroit, c’est joli non?! ». … Cad que ma dernière visite de l’endroit remontait à 2-3 ans, et j’avais trouvé le marché assez attrape-touristes, alors qu’elles, habitant dans le nord de l’Angleterre, n’y avait plus remis les pieds depuis 15 ou 20 ans. Perso, je me passais très bien de revoir le lieu, mais comme elles ne m’avaient pas prévenu que c’était là qu’elles voulaient aller et que c’était censément pour moi, je n’avais pas pu le leur dire… Ensuite, elles ont voulu retourner à l’hôtel mais en taxi car l’une d’elles avait du mal à marcher. Et elles ne savaient pas où choper un taxi. C’est là que j’ai réalisé que je connaissais en fait mieux Londres qu’elles, et je les ai donc guidées vers Charing Cross Road toute proche, artère commerçante dont je savais qu’elle nous fournirait forcément rapidement un taxi… Moralité : à Londres, quand tu es perdu, demande ton chemin aux touristes français (une autre fois, j’ai indiqué leur chemin à des touristes en anglais, et une fois que nos 2 groupes sont repartis chacun de leur côté, on a réalisé qu’on était tous français… ^^)

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– Liverpool : moins laid que je ne m’attendais, surtout à ma 3e visite où la ville avait bénéficié de subventions, étant alors Capitale Culturelle de l’Europe. Du coup, les docks ont été rénovés et envahis par des hôtels de luxe, j’ai acheté dans le nouveau centre commercial de très beaux gants en cuir rouge et gris, doublés, pour pas cher (comparé à du Isotoner en France, j’entends: 25£, de mémoire. Je n’avais pas retrouvé les miens avant de partir et il gelait trop pour ne pas en avoir, et vu leur beauté et leur couleur, j’ai craqué. Mais de la top qualité, je les ai encore). Et la ville a toujours son centre historique, son musée avec quelques beaux tableaux Pré-Raphaelites, ses souvenirs des Beatles, dont le club the Cavern, où j’ai vu 2 concerts de James (l’un avec puis, un ou deux ans après, sans son groupe Ghost of the Robot). Je peux reprocher beaucoup de choses à JM, mais je suis quand même contente d’avoir vu du pays en le suivant. En plus, si on ne dit pas pourquoi on a voyagé, ça fait des sujets de conversation avec les collègues (ceux avec qui on en a peu). Liverpool fait partie de ces villes qui  « parlent », d’ailleurs…

Manchester : là j’ai eu droit à une visite guidée par une copine fan de JM, à qui je rendais visite après avoir quitté le fandom, en revenant de Liverpool où j’étais allée voir Tokio Hotel. Du coup j’ai plus apprécié, ça a été bien retapé depuis l’ère industrielle et la ruine Thatcherienne. Les immeubles anciens recouverts de céramique ont du cachet, la bibliothèque ronde aussi. J’ai même goûté du VRAI corned beef, dans le plus vieux pub de la ville.

UK_manchester_murs en ceramique

Brighton : je n’ai vu que le chemin de la gare à mon hôtel, je me suis pris le bec avec le chauffeur du taxi dont je soupçonnais qu’il m’avait fait prendre un « rallongi », j’ai pris une longue averse en attendant le concert de JM dans un pub non loin de l’hôtel, idem le lendemain mais sans la pluie, et retour à la gare. C’est le genre de voyage qui m’a convaincu de plutôt viser des concerts dans des villes (et des occasions) qui permettent de faire un peu de tourisme. Là, c’était deux concerts à Brighton coincés entre un à Liverpool et un à Leeds ou un truc dans ce genre…

Leeds : sans grand intérêt, à part une poignée de tableaux Pré-Raphaelites (oui c’est une obsession. Enfin non, mais comme c’est un courant Anglais contemporain des Impressionnistes et un peu inverse, on en voit très peu en France… Alors dès que je voyage, j’en cherche) au musée municipal, et le club pourri où j’ai vu un concert. Qui n’a aucun intérêt non plus, à part celui de faire roots quand tu dis que tu as vu un concert au Joseph’s Well de Leeds (100 places en tassant bien).

Stratford upon Avon : imaginez Disneyland sans les grands 8 et à thème Shakespeare au lieu de Mickey… C’est mignon, mais ça fait très carte postale. N’étant pas franchement passionnée par Shakespeare, je me suis contentée de me balader. Et comme il pleuvait, j’y ai acheté un imper à H&M. En solde. Pas cher (qui lui aussi m’a duré des années).

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Stratford Upon Avon (photo d’avant le numérique)

Milton Keynes : aucun intérêt. Mais c’est là que se déroule Collectormania, une grande convention de dédicaces en tout genres, où j’ai pris la photo qui illustre l’en-tête du blog. Et où j’ai croisé Terry Jones.

Coventry (où j’ai croisé Richard Branson). C’est ballot, il y a une très jolie cathédrale aux 3/4 en ruine (bombardée par les Allemands pendant la Seconde Guerre Mondiale, Coventry avait des usines d’armement si je me souviens), mais je ne retrouve pas les photos que j’en ai faites, elles aussi avant le numérique…

5) Si vous pouviez choisir une destination, dans quels pays (ou ville) aimeriez-vous aller ?

Euh… Du Royaume-Uni? Cad que j’ai déjà un peu fait le tour, là. Belfast ne m’attire pas tant que ça. Après, j’ai encore des choses à voir à Londres, je suis sûre. Mais là maintenant tout de suite… Je serais plutôt tentée par l’Ecosse, mais il faudrait conduire, ou retourner en Irlande du Sud pour voir autre chose que Dublin, mais l’un et l’autre sont en dehors du Royaume Uni.

6) Avez-vous un auteur, personnage, réalisateur, acteur, etc, favori ? (ça marche aussi au féminin)

Il y a sans doute des tonnes d’acteurs grandbretons, des tas dans le lot que je trouve très compétents (Helen Mirren, pour citer une moins connue que d’autres), mais de là à les adorer…

Oui, parce que je sais que le fétichisme anglophile est très répandu dans le fandom. C’était déjà le cas dans celui de Buffy : apparemment un des traits qui faisaient craquer les fans chez Spike, c’était l’accent anglais. Au point que James Marsters avait raconté en convention qu’une jeune femme avec qui il flirtait (voire plus) lui avait demandé  « Use the accent », ce qui avait un peu ruiné le moment, pour lui…

Sauf que moi, avant d’y aller, je n’associais rien de spécial aux accents anglais (le « posh » qu’on appelle souvent l’accent anglais alors que c’est seulement l’accent londonien des beaux quartiers, appelé aussi Oxford English ou BBC English, et les autres, Cockney de mec bourré (ça va souvent de pair), Mancunien incompréhensible…). Et ensuite, vu mes expériences de voyage en Angleterre… En fait après un de ces séjours, pendant quelques mois quand j’entendais du posh dans le métro, j’avais envie de leur coller des baffes. Ça ne m’a pas complètement passé, d’ailleurs…

Du coup, pour moi, être britannique ce n’est pas une qualité. Et surtout pas attractif, pour les mecs. D’autant que quand je vois une série britannique, je me fais en général la réflexion que contrairement aux USA où c’est le règne du jeunisme et du look Ken & Barbie, à la télé anglaise ils ont des looks plus… moins artificiels, on va dire. Moins triés sur le volet pour leur intelligence physique. Enfin cad que la plupart sont laids, hein. Alors du coup, je peux les trouver talentueux, mais ça va être rare que je fangirle sur eux.

Je vais quand même rajouter deux séries télé (si on veut), découvertes sur Arte, grâce leur soit rendu (et en VO s’il vous plaît) :

Black Adder (de et avec Rowan Atkinson)

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Rowan Atkinson est le seul acteur/auteur auquel je pense à peu près spontanément, sauf pour Bean que je trouve insupportable. C’est curieux, il joue surtout des avortons répugnants, mais on voit le talent dans le fait qu’il arrive à être presque sexy dans BlackAdder II. Grâce à Arte qui a passé pas mal de ses productions, j’ai entre autres adoré ses sketchs suivants :

The Devil (avec sous-titres) :

Et cet autre sketch, qui vous fera comprendre mon abîme de perplexité quand j’ai pu trouver Blackadder (à peu près) sexy alors que c’est le même acteur. Ce que c’est que le talent!

Pink Tights and plenty of props :

Et la deuxième série, c’est :

– le Monty Python Flying Circus (qui m’a fait découvrir et aimer les Monty Python)