Insécurité routière, vélo et lois débiles

J’ai appris au détour de Twitter que parfois les cyclistes avaient le droit de brûler certains feux rouges. Évidemment, personne n’a pensé à prévenir les piétons ni ne s’est inquiété de comment ceux-ci pouvaient savoir s’ils devaient s’attendre à se faire rouler dessus ou pas…

Quand j’ai passé mon permis, l’accent était mis sur le fait que la sécurité, c’était l’anticipation. (ex : un de mes moniteurs m’a dit que si j’avais devant moi une voiture toute beugnée immatriculée en banlieue, il valait mieux garder une distance parce qu’ils n’étaient pas assurés et se fichaient d’un gnon de plus sur leur carrosserie. Et au cas où vous voudriez savoir, le moniteur n’était pas gaulois).

L’anticipation se fait notamment sur la base du code de la route et de son respect. Le feu n’est visible que des voitures et des cyclistes, impossible pour le piéton de prévoir.

Bref, encore une réforme complètement débile et dangereuse, mise en place pour faire plaisir aux cyclistes parisiens, pensée par des GROS BLAIREAUX QUI NE VOIENT PAS PLUS LOIN QUE LE BOUT DE LEUR IDÉOLOGIE. J’en ai marre que les lois soient écrites par des débiles… et après on voudrait que je fasse confiance aux gens qui dirigent ce pays.

Promis, si un jour je vois passer un texte de loi ou une mesure, une seule, qui a l’air d’avoir été réfléchie en tenant compte des conséquences et de la vraie vie, j’y songerai. A mon avis ce n’est pas près d’arriver.

Question de taille : Elle Déco

Tu lis une accroche d’article sur Elle Deco pour aménager un coin de jardin même en ville même sur une petite surface genre micro balcon, et comme tu manques de verdure en ce début de 2e année de confinement, tu cliques. Et là tu découvres que pour Elle, « micro balcon » c’est en fait une terrasse de 4x2m.

De ma fenêtre, les quelques voisins qui en ont, c’est plutôt du 2×1 m en Haussmannien « populaire » (dans les beaux quartiers, les immeubles Haussmanniens sont un peu plus grands, décorés etc. C’est un peu comme la différence entre les 3 classes en avion: de loin ça ressemble, à l’usage les cm font la différence…). Le style où tu cases juste une micro table pour 2 tasses ou 2 bières et 2 chaises de jardin pliables. Sinon c’est pas un micro balcon, c’est un balcon tout court, du moins dans mon monde.

Et il y a un seul exemple de ce genre dans l’article, les autres c’est plutôt comme ma capture ci-dessous, « un jardin de 100m2 », un toit d’immeuble (de même superficie, à vue d’œil), oh les pauuuuuuvres, sur leur toit avec vue panoramique sur Paris, y a une moche cheminée et un local de fonctionnement d’ascenseur, vite, masquons ça!

A Paris 16e en plus, au prix du m2 🤪

Prochain article dans Elle : « vie pratique : où garer sa Porsche à Paris alors que la plupart des parkings souterrains ont des pentes trop raides pour les bas de caisse des voitures de sport ».

Suis-je bête : ça ne risque pas d’arriver, il y a des voituriers pour ça !

Au revoir les pauvres !

Aventures animalières : le moineau (bis)

Ça glisse sur les trottoirs (la neige fond sur les balcons, ça goutte et ça regèle par terre), alors le seul espace vert accessible, c’est un buisson étique au coin d’un immeuble et d’un escalier sur le côté de la gare de l’Est. Protégé du squat par une grille antique, il abritait une colonie de rats que je ne vois plus guère (c’est un scandale, d’ailleurs), et une de moineaux, que j’entends souvent quand je passe. Aujourd’hui je me suis arrêtée devant pour observer le ballet des oiseaux, parce que, ben, j’en éprouvais le besoin, après 2 semaines de mauvais temps qui m’ont empêché de voir de la verdure.

Piou.

Et alors que j’essayais de leur expliquer que s’ils voulaient j’avais suspendu une boule de graines à ma fenêtre (oui je sais qu’ils ne comprennent pas. C’est pas une raison, je passe bien mon temps au bureau à écrire des mails qui ne sont pas lus…), il y en a un qui est venu se poser en face de moi un peu comme ça. (c’est la même grille mais la photo date d’une météo plus clémente et d’un arbuste moins abîmé par l’hiver). Comme s’il venait voir ce que je voulais et pourquoi je restais plantée là à les regarder. Un début d’ébauche de communication. C’est déjà nettement plus de capacité de concentration que je ne m’attendais à voir de leur part.

Bilan 2020

Apparemment tout le monde le fait et à la réflexion, ça me tente.

On va essayer de se concentrer sur le positif même si ce n’est sans doute pas ce qu’on est tenté de retenir rétrospectivement…

L’année avait mal commencé avec la suite de la grève RATP / SNCF.
Dès qu’elle s’est achevée, je me suis empressée de faire une petite visite familiale dont ces gougnafiers m’avaient privé pour les fêtes, célébrées via Zoom, ce qui n’est pas pareil du tout. Ce n’est pas qu’on fête ça en énorme comité, mais justement…

Et j’ai bien fait vu qu’ensuite, je n’ai pas pu le refaire pour diverses raisons suite aux « événements ».

En février, même si ça paraît plus lointain que l’an dernier tellement cette année a paru interminable, j’ai quand même pu assister à deux concerts, dont un à l’étranger (à Bruxelles) : les deux, de Babymetal, alias mes metalleuses japonaises en jupette, afin de célébrer ensemble le culte du Dieu Renard. Loué soit-il.

Babymetal à l’Elysée Montmartre. Vous aussi ça vous manque?

En mars, évidemment, ça s’est gâté, je ne vous dis pas pourquoi…

Point positif : ma société (dans le domaine de l’informatique) était 1) équipée pour nous envoyer tous en télétravail dès l’annonce de notre incapable président (celui de la République, j’entends) et 2) a appliqué un principe de précaution bien supérieur à celui de nos politiques en carton. Ce qui, j’ai été navrée de l’apprendre, n’a pas été le cas de toutes les boîtes, publiques ou privées, même quand elles étaient équipées pour. La culture du management version petit chef, en France, c’est quand même terrible… Si tu n’es pas capable de voir si ton équipe bosse en télétravail, c’est que tu es incompétent comme manager, le télétravail ne changera rien à l’affaire.

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Les boules de lavage, le greenwashing qui ne lave rien

Je suis actuellement spammée sur FB par les pubs pour les « boules de lessive » d’une marque française, les Gargouilles. Etant de formation scientifique, leur baratin marketing à base de « la lessive c’est chimique c’est pas bien, sauvez la planète avec nos boules de lavage en plastique pleine de billes de céramique machin qui au contact de l’eau la transforment magiquement en truc qui lave » me hérissait le poil.

En creusant un peu, effectivement, cette société n’est qu’une parmi d’autres qui revend très cher un produit chinois à 2 balles, qui quand on fait des tests comparatifs, lave « presque aussi bien que de la lessive », mais surtout lave aussi bien que si tu ne mets rien d’autre que ton linge dans la machine…

Oh ben quelle surprise les anti science : si l’homme a développé des agents lavants, c’est parce que pour dissoudre les graisses l’eau seule ne suffit pas. Ça transparaît d’ailleurs dans les commentaires pourtant positifs sur les publications sponsorisées (on suppose que les négatifs sont supprimés), qui ont tendance à dire « Je l’utilise depuis x temps et ça marche très bien. Pour le linge très sale ou les odeurs j’ajoute du vinaigre blanc / du bicarbonate / des huiles essentielles ». Oui donc tout seul ça lave seulement le linge pas vraiment sale. Moi mon geste écologique, c’est d’attendre que mes vêtements soient sales pour les laver. Chacun sa méthode. (c’est mon côté masculin : si ça ne pue pas et que ce n’est pas tâché, ce n’est pas sale, ça peut se remettre).

En résumé : si une marque fait de jolies pubs sur FB, il y a 99% de chances que ce soit une arnaque. (parce que bon, là, tu reçois tes boules, mais à 35 balles l’unité pour un machin avantageusement remplacé par la boule dosette vide de lessive pour l’effet mécanique… C’est quand même une arnaque).

Sauvez la planète : développez votre esprit critique.

Boules de lavage Les Gargouilles : arnaque ou pas ?

Journal du fail français, épisode 137

Vous m’excuserez de commencer la série au moment où on serait en droit d’espérer qu’on approchait du happy end. Mais la nullité du gouvernement français repousse chaque jour les limites du possible, et rétrospectivement, je regrette de ne pas avoir un historique complet (ça pourrait servir pour un procès. On peut rêver…)

Après :

« Il faut continuer à sortir et s’amuser »

« Maintenons le 2e tour des élections. Il n’y aura pas de confinement. »

« Oups. Ah ben si, effectif demain. »

« Non mais les masques sont inutiles. »

« Les masques sont obligatoires »

Et j’en saute un certain nombre, voici le nouveau flop de nos gouvernants : la plate-forme dédiée aux réservations de vaccination (réservée pour l’instant aux plus de 75 ans, aux soignants de plus de 50 et aux titulaires d’un formulaire B45 orange nés un 29 février pendant la pleine lune) est inaccessible et a été arrêtée le temps de mises à jour.

https://amp.lefigaro.fr/economie/vaccination-des-plus-de-75-ans-les-bugs-de-la-prise-de-rendez-vous-20210114?

Ils ont eu plus de 6 mois pour y penser. Ils auraient pu utiliser une plate-forme existante (comme Doctolib), ou leur demander l’utilisation de leur source contre quelque argent, ou grouper avec la plate-forme des tests OCR, mais non…

Ils ont sans doute mis 3 mois à se mettre d’accord pour le principe, 2 mois à rédiger un appel d’offres tout pourri, 2 mois à sélectionner une startup d’un pote d’un ministre, où des larbins ont eu 2 semaines, un post-it comme cahier des charges et une infrastructure dimensionnée pour les réservations de la salle polyvalente de Troupaumé-en-Josas (et sa soirée annuelle karaoke choucroute) pour faire le site…

Litanie contre la pelle

Si vous avez lu Dune, vous connaissez la Litanie contre la Peur. Un petit texte des Bene Gesserit qui vise à permettre à celui qui se le récite de surmonter sa peur (testé et approuvé par moi pendant des crises d’angoisse à 3h du matin. Essentiellement parce que ça sert à focaliser le cerveau sur un truc précis. C’est un peu comme de la méditation sauf que je n’arrive pas à pratiquer la méditation assez pour en tirer un réel bénéfice).

Dans cette optique, et inspirée par une copine qui a pour leitmotiv :

Je vous présente la Litanie contre la Pelle.

Pour lutter contre l’envie de répondre aux casse-bonbons à grand coups de pelle.

Entend mon appel-euh
Mon ami Pierrot.
Prête moi ta pelle
Pour punir un sot.

L’envie est si forte
De lui mettre un pain.
Ouvre-moi ta porte
Sinon t’en prends un!

Ca faisait longtemps qu’on n’avait pas eu les Charlots en marronnier de Noël

Ceci n’est pas un fake. Sachant qu’à mon avis la Poste est déjà à genoux. C’est plus des guignols au gouvernement, c’est des débiles mentaux. Et encore, c’est méchant pour les débiles.

Cad fermer des commerces concentre les clients sur les grandes surfaces. Et fermer les rayons « non essentiels » fait que, outre que si tes gamins ne rentrent plus dans leurs fringues ou ton frigo te lâche, tu ne peux pas acheter ce qu’il faut, pour les courses de Noël, les gens vont avoir le choix entre prévoir le coup et tout commander sur Internet (c’est pas plutôt un complot de Jeff Bezos que de Bill Gates, ce merdier?…), ou s’agglutiner en clusters dans les rayons magasins quand ils rouvriront… S’ils rouvrent. C’est intelligent.

Aussi intelligent que la fermeture obligatoire des restaurants en vente à emporter à 22h. Comme ça les gens sont obligés de commander entre 19h et 21h30. Ou à l’avance et de bouffer réchauffé ou froid. Mais en tout cas ça réduit la plage horaire et donc => ça augmente les rassemblements aux mêmes heures (et ça limite encore le chiffre d’affaires des restaurateurs).
On dirait qu’ils ne savent plus quoi inventer pour couler le pays plus vite.

Les Charlots ou les Guignols ?

Pour Pâques, un Grenelle de la Cloche devrait se réunir mi-décembre pour statuer sur la création d’un Observatoire du Lapin de Pâques, qui lui-même mettra en place un calendrier de réunions pour se mettre d’accord sur l’éventualité de tolérer ou pas la vente des œufs de Pâques, et si oui, les calibres et compositions autorisées. On s’autorise à penser dans les milieux autorisés que ça sent le roussi pour les mini oeufs à la liqueur…

D’aucuns rétorquent, quand on taxe le gouvernement de nullité, que c’est facile le yakafokon, et qu’on n’aurait pas mieux fait à leur place.

Alors personnellement, de ce côté, 2 semaines avant l’annonce du 1er confinement, voyant l’évolution de la situation en Chine et en Italie, j’avais demandé à la société qui m’emploie de nous autoriser à faire du télétravail plusieurs jours par semaine.

Je râlais contre le maintien des élections législatives, que j’ai boycottées (ce qui a peut-être sauvé un assesseur ou une petite vieille civique, vu que quelques jours après je perdais le sens du goût…).

Et mi-septembre je déplorais d’entendre autant de gens rapporter que leurs sociétés leur faisaient reprendre le travail en présentiel à temps plein, dans des secteurs où le télétravail fonctionne très bien. Ce qui avait entre autres pour effet de ré-engorger le métro. Et je déplorais surtout que le gouvernement ne tape pas du poing sur la table pour indiquer au MEDEF que ce serait bien d’être prudent là dessus. Je signale à ce sujet que mes patrons, eux, sont nettement moins débiles que le gouvernement, puisqu’on n’avait repris en présentiel qu’en septembre et à mi-temps, et qu’en suivant l’évolution de la situation sanitaire, ils ont vite augmenté la part de télétravail, bien avant que Macrus et Costex prennent des mesures.

Donc ce n’est pas un raisonnement a posteriori : on est plusieurs à savoir lire les données fournies par le site officiel et en tirer les conséquences, merci…

Leçons de vie : ce qu’on garde du travail

Il y a quelques années, quand j’ai entamé le loooong processus de rangement /désencombrement de mon appartement, j’ai passé un certain nombre d’heure à soigneusement ranger la doc de mes diverses missions en entreprise. Je me disais « on ne sait jamais, si on me rappelle chez le même client, ou qu’en entretien pour la même société on me pose des questions, ça peut me servir ».

Au final, il y a une fois où, revenant chez un client côté MOA après avoir bossé chez eux côté MOE, on m’a demandé qui était mon directeur de projet à l’époque (et j’avais oublié son nom. Je me souvenais surtout qu’il ne servait pas à grand chose, et avait tellement dénigré ma bosseuse de chef de projet qu’elle s’est finalement barrée de l’informatique pour bosser au CE).

Et puis avec le temps, j’ai réalisé que mon CV était assez fourni et avait assez évolué pour qu’on ne s’attende pas à ce que je me souvienne des détails, ni que je refasse la même chose. Joie.. Ce n’est pas que j’ai pas confiance en moi, c’est que j’ai mis 15 ans à avoir une vague idée du marché du secteur. Enfin j’ai aussi mis, allez, 12 ans à me rendre compte que, à quelques « historiques monomaniaques » près (généralement mal vus de leur hiérarchie et avec qui il vaut mieux réfléchir avant d’aller leur poser des questions, mais moi j’aime bien, au moins ils savent de quoi ils causent, on apprend beaucoup avec eux. Et quand on est carré et qu’on ne les dérange pas pour rien, ils sont souvent très sympa), les « experts » et chefs divers n’en savaient pas plus que moi et apprenaient sur le tas. Ce fut extrêmement libérateur. Depuis, on peut me confier à peu près n’importe quel job dont je connais la moitié des tâches : je suis zen sur ma capacité à gérer.

Vieilleries

Donc je viens de refaire une passe de tous les dossiers soigneusement étiquetés, pour ne garder que les contrats et certificats de travail, et une page avec les noms des collèges de l’époque (enfin… Ceux dont, en lisant les noms, je me souviens encore). Allez zou, plusieurs kilos de paperasse en moins.

L’important, ce n’est pas l’expérience dans les détails, c’est :

  • ce qu’on appelle le « savoir faire » qu’on peut facilement transposer chez un autre employeur
  • le « savoir être », cad ne pas être un inadapté complet. Et même là vous avez quand même une certaine marge, en fonction des postes, parce que la preuve : en étant à moitié asociale voire carrément zarbe, je réussis à laisser plutôt bonne impression, paraît-il. Il faut dire que, étant zarbe, et n’ayant pas l’intention de mélanger boulot et vie privée sauf avec les collègues avec qui ça « colle », je suis aussi capable de m’entendre avec à peu près tout le monde. Et quand je sens que j’aurais du mal à supporter (ou ne pas me faire moquer) par des collègues, je trouve des moyens diplomatiques de limiter mes contacts avec eux au strictement nécessaire. Et ça passe généralement. Miraculeux.