Vieux sketch (6) : « Morales » de Didier Benureau

On va rester dans les chansons à texte, avec cette chanson militaire au phrasé résolument typique de l’armée qu’ont connus les appelés (pas la plus brillante). Un hommage posthume, « chanson pour Morales, du 317e bataillon 42e RIMA, compagnon de combot ».

Un festival de liaisons mal-t-à-propos, de conjugaisons approximatives, d’humour plus que noir, qui trouve quand même le moyen de citer Aragon, bon ça ne plaît pas à tout le monde (mais ce ne sont pas les militaires qui détestent le plus).

Déchiqueté-é-euh! Pulvérisé-é-euh!

En prime, maintenant, depuis que je me suis souvenue de ce sketch, à chaque fois que je lirai des tweets en écriture inclusive à point bidulos, je les prononcerai sur cette musique.

Méchanceté-é-euh! Brutalité-é-euh!

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Vieux sketch (6) : Vertiges (François Rollin)

Bien avant son rôle de roi Loth d’Orcanie dans Kaamelott, j’avais découvert François Rollin dans l’excellente émission comique à sketchs « Palace » (que les plus jeunes d’entre vous ne connaissent sans doute pas. Pour ceux-là, sachez que les spots de pub de la Maaf, avec ses chorégraphies et ses « Je l’aurais un jour », viennent de là. Vous pouvez vous « culturer » en regardant des épisodes sur Youtube). Il y incarnait le Professeur Rollin, qui dissertait doctement sur divers sujets dans les murs feutrés du Palace.

Les fans de Kaamelott reconnaîtront la verve inventive de Loth… et sa tendance à raconter n’importe quoi avec un bel aplomb (ce dont on est tous ravivis).

Sur ce, je vous laisse, il faut que j’aille au marché avec mon panier à prosions acheter un potiron…

Vieux sketch (5) : fausse pub Pale (les Nuls)

Dans la série « les sketchs qui pour moi sont des références de culture populaire mais que en fait pas tant que ça et je me prends des regards d’incompréhension voire d’appréhension de mes collègues quand je les cite de façon impromptue« , voici une fausse pub de Les Nuls, jouée par Domique Farrugia (dont vous admirerez au passage qu’il est parfaitement capable de bien jouer la comédie et pas seulement les gros ahuris).

A chaque fois que je dis « Mes chaises elles ont un beau poil, parce qu’elles en mangent plein du Pale », c’est le bide. Et ça me navre. Et quand j’explique d’où ça vient, on me répond (enfin on me répondait, j’ai arrêté de le citer. Si je m’y risquais maintenant, les gens ne connaîtraient peut-être même plus le groupe de comiques en question) « Houlà mais on n’avait pas Canal + nous ». Nous non plus, pas le décodeur, mais ça faisait partie des programmes en clair et on préférait ça au JT.

Ou que c’est parisianiste. Euh… A l’époque, je n’avais jamais mis les pieds dans la capitale, mes parents guère plus, et on vivait dans un patelin de moins de 20 000 habitants. Bon ok, je ne m’y sentais pas vraiment à ma place d’ailleurs… Mais la moitié des Nuls a commencé sa carrière sur les télés régionales en province, et, dans leurs sketchs, il y a une chose qui fait défaut à beaucoup de leurs successeurs canalplussiens : l’humanité. Tout le monde en prenait pour son grade, c’était très égalitaire…

En fait je pourrais vous mettre des liens vers une foultitude de sketchs des Nuls qui m’ont fait et me font encore rire. Et ils ont quand même fait des fausses pubs avec James Cameron, Dolph Lundgren et j’en passe. Et cet historique sketch sur les petits chanteurs à la croix de fer.

« 68, c’était hier!

On bouffait du riz cantonais

Et puis soudain ils ont chargé..

Les flics! »

Vieux sketch (4) : Le Slow (Benabar)

 

Ce n’est pas réellement un sketch, en ce sens que c’est une chanson interprétée en concert par un vrai chanteur, même si un certain nombre de ses titres ne sont pas dénués d’humour. Mais vu que sur les 3 vidéos que j’ai déjà postées dans ma série, deux sont des démolitions en règle de chansons d’amour, cela m’a rappelé ce superbe exercice de style. D’ailleurs vous admirerez la transition : il mentionne « Ne Me Quitte Pas » dedans.

Cette petite perle m’a fait pleurer de rire au bureau où je l’ai découvert (à une époque où on partageait sur un serveur nos playlists entre collègues). Parce que, pour être honnête, moi et les grandes envolées violonesques, ça fait deux. Sauf quand c’est chanté par Minmei (ne cherchez pas à comprendre, c’est ironique. Ou bien je suis sensible à la protoculture).

Et mine de rien, pour les béotiens en musique comme moi, il y a une petite déconstruction de poncifs musicaux derrière dont on n’a pas forcément conscience sinon.

 

Pause estivale : vieux sketch (3) J’ai encore rêvé d’elle (les Frères Taloche)

On revient au massacre de vieilles chansons romantiques, 2 semaines après le sketch de Muriel Robin, avec cette exécution (en règle) d’un tube que même moi je n’ai pas connu à sa sortie tellement il est vieux, « J’ai encore rêvé d’elle » par le groupe « Il était une fois ».

Mis en geste par les Frères Taloche, ci-dessous.

Parfois un poil de mauvais goût, juste un poil, mais bon le texte s’y prête en fait… Ecoutez attentivement : on est quand même sur une chanson qui dit « J’en ai rêvé si fort que les draps s’en souviennent » ou « Elle n’est pas vraiment belle, c’est mieux, elle est faite pour moi ». Bonjour le romantisme… L’amour est aveugle, le pragmatique sait qu’il a plus de chances de rentrer avec une pas jolie?

Pause estivale : vieux sketch (2) La chauve-souris (Jean-Marie Bigard)

Suite de mon best of de sketchs qui me font toujours rire 10 20 purin déjà?! longtemps après. Comme dirait l’autre, « On savait rire ».

chauve-souris

http://dai.ly/x5bduq

La chauve-souris, par Jean-Marie Bigard

On l’oublie un peu (faut dire qu’il ne fait pas grand-chose pour qu’on s’en souvienne), mais Jean-Marie Bigard n’a pas joué que des sketchs égrillards. Certes, celui-ci, bijou de loufoquerie, n’est pas entièrement de sa plume (co-écrit avec Pierre Palmade), mais son interprétation est à la hauteur.

Pause estivale : vieux sketch (1) La Lettre (Muriel Robin)

C’est l’été et je n’ai toujours ni le temps ni l’envie de rester des heures devant mon ordinateur-tour qui chauffe la pièce. Mais j’ai quand même envie de continuer à vous faire sourire, et je me suis rendue compte que certains vieux sketchs qui passaient en boucle à la télévision du temps de ma jeunesse sont tombés dans l’oubli de la nouvelle génération (ou de la mienne qui n’a pas forcément le même humour).

muriel robin

D’où une petite sélection personnelle de sketchs qui me font encore rire et que je cite à l’occasion.

Muriel Robin (enfin son personnage) lit et commente ce qu’elle croit être une lettre de son fiancé. Pour les 2 du fond qui seraient trop jeunes pour connaître la référence, il s’agit des paroles de la chanson de Jacques Brel, « Ne me quitte pas ». Texte, timing, diction, tout est parfait. Encore aujourd’hui, je clame à chaque occasion :

« Tu sais ce qu’il te dit le vieux pot?! »

Devinette : le cygne

Allez, c’est bientôt le week-end et on a mérité une pause… enfin, plutôt, de faire travailler le cerveau différemment, avec une devinette visuelle à compléter… Il y a un texte à retrouver ici, ce n’est pas un rébus car il manque des morceaux… Alors, ça vous inspire quoi? (un indice indirect : aujourd’hui on est?…)

cygne_rebus

La réponse :

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Freaky Friday / Chanson pour Matsuyama

J’ai raté l’anniversaire de Hyuga (le7 avril), mais cette vieille chanson de Vanessa Paradis a surgi du fin fond de ma mémoire à force de commenter à mon écran de téléphone « Vas-y Matsuyama, prend le ballon! » (my brain works in mysterious ways). Et la chanson a donc été immédiatement transformée par mon cerveau quelque peu phagocyté par Captain Tsubasa ces derniers temps (je le cache bien, hein?).

Pour le contexte pour ceux qui seraient moins fans d’Olive & Tom que moi, Matsuyama (Hikaru de son prénom – prononcer « Hikalou Matsouyama ») est connu dans la version française sous le nom de Philip Callahan, capitaine de l’équipe de la Flynet (Furano en VO). Il a un excellent contrôle du ballon (dixit ses camarades), c’est aussi un super capitaine, un très bon joueur physique et très tenace, un mec sympa et respecté de tous – sauf de Hyuga au premier tournoi, mais ça viendra avec le temps.

Et beau gosse. Ce n’est pas vraiment mis en avant dans la série, mais ça n’aura pas échappé aux spectatrices. Ce n’est pas le plus important, mais ça ne gâche rien.

(suite après la chanson)

captain tsubasa_matsuyama_2

 

Maxou (par Vanessa Paradis) Matsu (par moi)
L’amour plus fort que la mort

C’est dans les livres ça fait fort,

c’est Max!

C’est comme les petits reflets d’or

Dans les miroirs où s’endort Max!

Ô Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou

J’ai des tiroirs à trésors

Où je me cache quand je dors

 

L’amour plus fort que la mort

Je le connais, ça fait fort, c’est Max!

C’est des images découpées que je colle dans mes cahiers blancs

Ô Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou

Il habite à l’est d’Eden.

Il a une vie sans problèmes

Un tout petit maximum (3)

Bien plus grand que la vie

Un tout petit maximum (3)

Bien plus fort que la mort

Dites pas qu’il n’existe pas Maxou,

Il est bien à moi

Il m’aime

Il habite à l’est d’Eden

Il sait bien que je l’aime Max!

Ô Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou, Ma-xou

J’ai des tiroirs à trésors

Où je me cache quand je dors

Un tout petit maximum (3)

Bien plus grand que la vie

Un tout petit maximum (3)

(Bien plus fort que la mort)

L’amour malgré les frontières

Dans un manga d’foot c’est fort,

c’est Mats!

C’est comme une broderie en blanc

Sur le bandana que porte Mats!

Ô Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu

Il va à l’aéroport

Quand les autres hésitent encore

 

L’amour malgré les frontières

Je le connais, ça fait fort, c’est Mats!

C’est des bulles en japonais dans un manga en noir et blanc

Ô Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu

Il habite à Hokkaido

Il lui manque que Yoshiko

Matsuyama Hikaru (3)

Bien plus grand que la vie

Matsuyama Hikaru (3)

Bien plus fort que la mort

Dites pas qu’il n’existe pas Matsu,

Il est à Yoshiko

Il l’aime

Il habite à Hokkaido

Il sait lui dire qu’il l’aime Mats!

Ô Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu, Ma-tsu

Il va à l’aéroport

Quand les autres hésitent encore

Matsuyama Hikaru (3)

Bien plus grand que la vie

Matsuyama Hikaru (3)

(Bien plus fort que la mort)

captain tsubasa_matsuyama_1

Le tome 20 (ci-dessus, avec Matsu en bas et Yoshiko en pied) est l’un des 3 seuls que j’avais trouvés en japonais à l’époque où le manga n’avait pas été publié en français. Et ironie du sort (ou les lecteurs du manga n’aiment pas ce tome, peut-être), c’est aussi un des premiers que j’ai trouvés en VF quand l’an dernier j’ai commencé à les chercher. Souvenirs, souvenirs…

Ca m’allait bien parce que c’était un tome qui changeait un peu. En effet, fait exceptionnel parmi ces footballeurs en culottes courtes : il y a un début d’histoire d’amour pas trop empoté. Une des managers (=élève qui aide à l’organisation du club de foot) de son équipe, Yoshiko Fujisawa (Jenny) doit s’en aller aux USA car son père y est muté. Elle n’a osé révéler son amour à Matsuyama qu’en brodant de façon presque invisible « I love you » sur le bandana qu’elle a cousu pour lui, sachant qu’elle en a fait (sans déclaration) pour les autres aussi. Il ne s’en rend compte qu’après la fin de sa demi-finale perdue contre la Nankatsu, alors que Yoshiko vient de partir pour l’aéroport.

captain tsubasa_matsuyama_3.jpg

Ils sont pas chous?

Et là, au lieu de rester planté comme un ahuri (ce qui aurait sans doute été la réaction de la plupart de ses petits camarades), il réussit à aller à l’aéroport où il lui dit… bon ce n’est pas une scène torride, hein, ce sont des Japonais et ils ont 14 ans, mais il dit « Ecris-moi, je te répondrai sans faute », ce qui est quasiment une déclaration enflammée, dans le contexte. Ils garderont effectivement le contact et on reverra par la suite Yoshiko à l’occasion. Ca méritait bien une chanson. Quoi, si, ça méritait que je vous pourrisse votre vendredi avec une chanson!

Oh Matsu-u, Matsu-u, Maaaatsu!