Transports en commun : Blablacar

L’enfer est pavé de bonnes intentions : pour éviter de rentrer de mon week-end au vert le lundi de Pâques et éviter la foule, j’avais réservé un train de retour le mardi 3 avril.
Moralité, 1 jour et demi avant le départ, le dimanche soir, je reçois un SMS de la SNCF : train annulé à cause des grèves. Reconnaissons-leur cette justice : ça a laissé aux voyageurs en plan un peu de temps pour se retourner.
Me voilà donc sur le site de covoiturage Blablacar à chercher un trajet Bledpaumé – Paris pour mardi, à des heures décentes.
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Par commodité, et ce n’est pas une mauvaise idée, Blablacar répertorie les voyages dans l’ordre de l’heure de départ, mais avec une grosse marge géographique autour des lieux sélectionnés.
Avantage : pour le point de départ de Bledpaumé, je séjourne chez de la famille qui est véhiculée et peut donc m’amener à un point de rendez-vous un peu éloigné.
Inconvénient : pour l’arrivée à Paris, certains conducteurs vont en fait à Melun, Clamart ou Corbeil-Essonnes, et prévoient en sus d’y arriver vers 22h, 23h.

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Transports en commun : les deux glands

Je suis dans le bus en train de farmer mes matchs de Captain Tsubasa Dream Team pour le dernier challenge en date. Comme je passe déjà trop de temps avec les écouteurs sur les oreilles au boulot pour bloquer le bruit de l’open space, je ne les ai pas mis. Je subis donc la conversation des deux gars installés sur la banquette juste derrière moi, discutant de leur travail, à base apparemment de transactions immobilières. Ca cause « commercial », cad vulgaire à base de « bat les couilles » et de rengorgement de coq de bureau sur les victoires en réunion. Et fort, parce qu’ils se sont installés avec un siège vide entre eux, sans doute atteints d’hypersensibilité gonadique comme le connard moyen.

Ils se moquent aussi de quelqu’un qu’ils connaissent de longue date, en mode « on va construire 3 blocs devant chez lui et lui pourrir la vue, il va rien comprendre ».

Ca gesticule et parle fort, ça joue les divas, les ténors de la bêtise…

Et là, la conversation dévie sur les mangas, car la cible de leurs moqueries en écrit, ce qu’ils trouvent hilarants pour une raison qui m’échappe. Enfin non : vu tout ce qui a précédé, ils semblent très fiers de gagner de l’argent. Ok. Tant mieux pour vous. C’est vrai qu’il vaut mieux être riche et en bonne santé que pauvre et malade, mais… rien dans leur conversation n’indique que leur cible est malheureux de son activité. Ou qu’il n’en vit pas. Il ne fait pas qu’en lire ou en regarder, déjà.

Ca ne les empêche pas de passer un moment à rigoler des mangas de leur jeunesse, Dragon Ball, Nicky Larson… Et Olive et Tom.

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Ah ben je l’attendais celle-là. Je le prends un peu pour moi, parce que d’où ils sont, il est tout de même probable qu’ils voient l’écran de mon téléphone, où Tsubasa galope depuis 20 minutes, où Mark Landers marque des patates papinesques et autres exploits aisément reconnaissables. Et ce n’est pas la première fois que des individus de ce style commentent bruyamment mon occupation du moment dans les transports en commun (parfois plus directement. C’est dingue ces gens qui ne se sentent exister qu’en essayant de rabaisser les autres).

Et ça déblatère sur le fait que le ballon se transforme en aigle (non, c’est une métaphore visuelle de vitesse, n’exagérons rien), en crêpe tout aplatie, que c’est pas du vrai foot (c’est pas faux : le vrai foot, 95% du temps c’est répétitif et ennuyeux).

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« Mais en vrai je suis sûr que t’as pas raté un épisode »
« Ouais c’est vrai, ça, Dragon Ball Z… Et Sailor Moon aussi ».

Alors là, j’avoue, petite surprise. Notez bien qu’à la dédicace de Marco Albieri à Mangarake en décembre, il y avait surtout des mecs parmi les gens qui sont allés se faire signer une petite sailor en jupette.

Nonobstant, je reste zen. Parce que vous voyez, non seulement j’ai pris le bus au lieu du métro pour avoir de la connexion pour farmer mes matchs de foot de Japonais en short en rentrant du travail, mais en plus je multitask : *sous* le téléphone, j’ai la Go Plus connectée à Pokemon Go qui me permet en cliquant dessus d’attraper des Pokemons, de tourner des Pokestops et de compter des kilomètres pour incuber mes oeufs.

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Et j’ai aussi un boulot qui me permet de m’acheter le téléphone, la Go Plus, et dont les jeux vidéos me permettent d’évacuer le stress. Notamment celui de supporter la promiscuité avec un prochain dont les conversations me soûlent même quand je n’en suis pas destinataire, parce que je ne peux pas faire autrement que de l’entendre parce qu’ils se croient intéressants.

Et qu’une scolarité à voir mes goûts dénigrés m’a appris que le mieux à faire face à des commentaires de ce genre est de les ignorer, vu que ça se veut provocateur.
*soupir*
Mais ça reste fatigant.

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Le Petit Bonheur Hebdomadaire #19

Ce rendez-vous est une excellente idée de Pause Earl Grey. Comme son nom l’indique, ça consiste à raconter un petit bonheur arrivé dans la semaine. Lisez les autres ici.

Le petit bonheur de la semaine commence comme un petit malheur : je sors tard du boulot, et il y a des problèmes sur ma ligne de métro. Je tente donc l’itinéraire bis en bus. Le premier bus arrive presque tout de suite. Chouette : c’est le jour le plus froid de cet épisode Moscou-Paris, je n’avais pas trop envie de geler sur pieds à l’arrêt. 15mn plus tard, à l’approche de l’arrêt où je dois prendre ma correspondance, je vois que le bus en question est juste devant nous. Poisse : va-t-il repartir de l’arrêt avant que j’ai pu sauter dedans ?

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Moi faisant signe au conducteur avec dignité

Je me dépêche de sortir et de remonter vers l’autre bus, je le vois mettre les clignotants et commencer à démarrer… et puis il pause. Le conducteur m’avait vu et a réactivé les boutons des portes automatiques, m’épargnant 15mn de glagla si j’avais dû attendre le suivant.

Petit bonheur : parlons donc des trains qui arrivent à l’heure et des conducteurs qui attendent les passagers en carafe.

Et sinon, bonheur pas si petit que ça : on a ENFIN les dates de la tournée de Babymetal! Avec des vrais concerts! Bon, pas beaucoup, et pas très près… Les USA en mai (sans moi) et quelques concerts dans les pays qui ont bon goût en musique, cad pas en France. Mais on fera avec. C’est déjà mieux que les quelques apparitions en festival annoncées jusqu’ici.

Transports en commun : estimez votre temps de trajet à Paris

Métro : compter 1mn30 par station plus 5mn par correspondance et par entrée / sortie.

RER : dans Paris « intra-muros » – « intra-périphos » plutôt, de nos jours -, compter 3-5mn par station, plus 10mn par correspondance.

RER C ou en dehors de Paris : pareil, en comptant 20mn d’attente pour le passage du premier RER, et 20 mn de plus s’il ne dessert pas la branche qui vous intéresse

Bus : compter deux fois plus long qu’indiqué sur le site de la RATP.

metro bingo

Bus de substitution en cas de travaux sur les lignes de RER : compter 4 fois le temps du trajet en RER. Parce que pour être sûr de se taper tous les embouteillages, il va suivre tout le trajet du RER en passant par les petites rues.

Aux heures de pointe : il y a plus de métros/bus, mais aussi beaucoup plus de monde, donc prévoyez 10 mn de plus le temps d’attendre une rame où vous pourrez tasser suffisamment vos congénères pour entrer.

Durant les 2 mois d’été : rallongez ces temps de transport par 2, et vérifiez bien que les trains circulent, afin de prendre en compte :
– l’interruption du RER C sur Paris intra-muros pour les travaux Castor
– l’interruption du RER A sur Paris intra-muros pour les travaux Cascouilles
– l’interruption et les divers changements d’horaires des transiliens pour cause de travaux, de chaleur, de pluie et d’indisponibilité des conducteurs au motif de « pas envie ».
– la diminution de la fréquence des bus et des métros.

Carnet de comptoir : bon vivant rime avec tête de vent

A la table voisine, un gars raconte à ses collègues s’être fait voler son ordinateur portable dans le métro. Compassion des auditeurs, c’est terrible la criminalité à Paris, tout ça tout ça.

Le gars raconte : il était 5h du matin, il avait picolé, il rentrait de sa soirée-nuit à rallonge par le premier métro, et avait posé le sac par terre. Quand il a émergé des brumes alcoolisées de son semi-coma éthylique, le sac avait disparu. Evidemment, ce n’est pas la version qu’il a racontée à ses responsables pour obtenir un nouveau portable.

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Comment vous dire?…

C’est pas que c’est moins du vol si tu t’es endormi dans les transports en commun, mais à un moment, il faut quand même être un minimum attentif et soigneux avec tes affaires. D’autant plus si c’est celui le matériel de travail de ta boîte.

Réponse de son voisin de table: « ah oui, il m’est arrivé la même chose en Espagne ». 2 sur une table de 4. Ca défie les probabilité, je crois que c’est une table de boulets picoleurs. Pardon, on dit « bons vivants » ou « fêtards ».

Alors, devinons : commerciaux ou informaticiens?…

La suite de la conversation m’apporte la réponse : manager dans le pôle informatique d’une banque, effectivement. Gagné!

anim_win pokemon evoli pikachu

Et des managers qui ne captent rien à l’anglais : ils ont un Américain à table, et il n’y en a qu’un sur 3 qui fait l’effort de lui traduire une partie de la discussion. Si c’était pour l’inclure autant que ça dans leurs conversations, ce n’était peut-être pas la peine de lui infliger leur compagnie, du coup… Il aurait sans doute trouvé plus intéressant de découvrir Paris tout seul. Enfin, non, c’était dans une banlieue sans intérêt, mais quand même. Au moins, il aurait pu passer sa pause déjeuner sur son smartphone sans être considéré comme impoli.

C’est pas impoli, d’avoir une conversation si peu palpitante qu’on préfère regarder son fil Twitter ou faire une partie de Pokemon Go?

Quatrain du métro N°53 : Le blues de la note

Quatrains du métro parisien.

– N°53 : Le blues de la note

Ecouteurs sur la tête, elle marque le tempo,
Ignorant le jeune couple qui trouve ça rigolo.
Encore heureux qu’ils peuvent s’amuser de si peu :
Une vie sans le comprendre, ça doit être ennuyeux.

Quatrain du métro N°52 : Délit d’affluence

Quatrains du métro parisien.

– N°52 : Délit d’affluence

Un trou bas dans la foule du matin me surprend.
Je m’approche : un vieillard, une enceinte, un enfant?
Que nenni : « Ta deuxième vie commence…  » lit la cruche
Qui sur le strapontin, assise fait l’autruche. 

Quatrain du métro N°51 : Un conseil, deux guerres

Quatrains du métro parisien.

– N°51 : Un conseil, deux guerres

Cinq enfants turbulents font la foire sur le quai.
Le père en rabroue un, la mère veut raisonner :
« Il y a un moment où il faut s’arrêter ».
Peut-être au troisième môme, pour bien les éduquer?…

Quatrain du métro N°50 : Un Sisyphe

Quatrains du métro parisien.

– N°50 : Un Sisyphe

Insistant, il répète vingt fois la même chose.
Sa mère lassée l’ignore, il ne le comprend pas.
L’enfant a quarante ans et ne grandira pas.
Les parents de ceux-là jamais ne se reposent.

J’ai écrit celui-là, par hasard puisque suite à une scène vue dans le métro, peu ou prou au moment de la Semaine pour l’Emploi des Personnes Handicapées.

J’ai hésité à le poster à cette occasion, mais finalement j’ai été prise par le temps et je n’ai pas pu. Mes pensées à tous les « aidants ».

Quatrain du métro N49 : Regard de chien battu

Quatrains du métro parisien.

– N°49 : Regard de chien battu

Son molosse couché au pied d’un strapontin,
Le gars remonte l’allée, demandant de l’argent.
Je détourne les yeux et croise ceux du chien,
Implorant. Soupirant, je donne à l’indigent.