Carnet de comptoir : service non compris

A la base, ça devait être un article de ma catégorie « Gourmandise », sur les bonnes adresses parisiennes. Sauf que, au final, je ne divulguerai ni le nom ni l’adresse de ce restaurant-salon de thé, parce que d’une part, l’offre gastronomique n’est pas incontournable, et d’autre part, j’ai trouvé plus à dire à observer le service et surtout l’écouter.

Et ça ne m’a pas tellement donné envie d’y revenir. Ni de recommander l’endroit.

J’arrive en milieu d’après-midi, j’ai déjeuné copieusement, et pas tellement envie d’un gros gâteau. Je commande donc un café gourmand pour me donner bonne conscience et alléger la dépense en même temps. Premier couac :

« Ah désolé, on ne les sert qu’avec un repas.

– Ce n’est pas indiqué sur la carte.

– Non effectivement. »

Ni désolé, ni négociation possible. Ayant déjà éclusé les autres adresses du quartier, et comme je comptais refaire le plein de potions aux Pokestops voisins, je prends sur moi et commande un thé et une pâtisserie – dans l’idée d’au moins en faire un article. Cela nous amène quand même au-dessus de 10 Euros. La tarte aux pommes est faite maison, de ce côté pas de doute, mais pas exceptionnelle en dehors de ça. Petit rappel que « maison » n’est synonyme de « qualité » que si on a un cuisinier digne de ce nom. Et le thé n’est pas mauvais, mais à 5 euros la théière à peine suffisante pour se verser un demi-mug, il m’est un peu amer.

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Peu concentrée sur ma pause goûter, je prends des notes des commentaires du patron agité à son serveur. Le lieu n’est pas plein, mais le patron est speed. C’est plus un signe de mauvaise organisation que de manque de bras, en général. C’est dommage : l’endroit est pittoresque et se veut authentique. Je préférerais, je crois, un peu moins authentique et un peu plus professionnel – d’autant que ce n’est pas la première fois que je viens, et que ce n’est donc pas un défaut due à l’inexpérience : ça colle avec mon souvenir, de plat végétarien sec et fade, et de raté sur l’addition (on nous avait donné celle de la table voisine, à peu près le double…). A se demander pourquoi j’ai voulu leur donner une autre chance. Ah oui : le quartier est sympa, et le décor aussi. Là, ça vire au spectacle comique.

« Je ne sais pas ce qu’ils ont les jeunes, je leur dis de s’asseoir là, ils me disent Ah ben tant pis on voulait s’asseoir là, et ben allez vous faire foutre. »

Ca a peut-être un rapport avec le fait qu’il reste plein de tables libres dans ton restaurant, qu’il est sombre, qu’ils étaient 4 et que tu leur as refusé une des rares tables près de la fenêtre au motif que tu pouvais y mettre 5 personnes. Etant donné qu’on est dans un quartier touristique, ils voulaient sans doute aussi profiter de la vue. Donc la table au fond d’où on ne voit rien, ça ne les intéressait pas.

Un peu plus tard, une tablée du milieu s’en va, sans avoir commandé, et tu t’en étonnes également. Leur seul commentaire est un « Non, on ne va rien dire, ça vaut mieux » avec un demi-sourire. Et tu ronchonnes qu’ils auraient au moins pu te dire ce qui les avait piqués.

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Au choix, de mon point de vue, c’est soit parce que le service est débordé (ça arrive) et qu’ils n’ont pas encore pu commander. Soit parce qu’ils t’ont comme moi vu refuser les 4 clients pré-cités, et aussi que 5 mn après, tu as donné la fameuse table de 5 à une habituée qui n’avait rien demandé, et qui attendait 2 amis. 2 plus 1, pour autant que je sache, ça fait 3, pas 5. Donc tu as laissé partir une tablée de 4 nouveaux clients dans l’espoir d’y en caser 5, pour au final y installer 3 habitués – qui se fichent de la vue puisqu’ils viennent souvent. Je ne suis pas sûre que ce soit un bon calcul, commercialement parlant. D’ailleurs comme je n’ai pas tout suivi, peut-être bien qu’à ceux qui viennent de partir aussi, tu avais refusé la « bonne » table.

Eh bien figure-toi que vue l’offre pléthorique du quartier, il n’y a aucune raison de supporter d’être placé d’office à une table moins agréable que celles disponibles. Quand on sort, c’est pour passer un bon moment, pas jouer les bouches-trous à la gueule du client. Le client n’est peut-être pas roi, mais il n’est pas là non plus à ton service.

Allez hop, on oublie l’adresse… Ca aura quand même fait un article.

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Post-scriptum : un successeur au Figolu?

Vous vous souvenez peut-être que j’avais donné de ma personne en faisant des essais comparatifs des succédanés de Figolu, les vrais ayant été supprimés des rayons par la firme Mondelez (et remplacé par des « barres Figolu » 2 fois plus grosses, 4 fois plus chères et 2 fois moins bonnes…).

Aucune des marques testées alors ne m’a réellement convaincue.

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Mais à l’occasion de vacances en province, j’ai trouvé dans un Leclerc des sablés Fig Rolls de la marque McVities pas mauvais du tout. Un lecteur m’a confirmé sur l’article d’origine qu’il les avait goûtés (trouvés également dans un Leclerc) et qu’il avait effectivement trouvé qu’ils étaient proches du Figolu perdu, et très bons. Bon, il ne faut pas se leurrer, par contre : ils contiennent huile de palme et sirop de glucose. A consommer avec modération donc.

Seul problème : pour l’instant je n’ai pas réussi à en trouver à Paris…

Donc si vous en trouvez au détour d’un rayon, n’hésitez pas d’une part à les tester vous aussi, et à venir partager ici ce que vous en pensez, et accessoirement où vous les avez trouvé! Ca pourra aider d’autres lecteurs, et encourager peut-être les distributeurs à en vendre dans davantage de supermarchés. Ici près de chez moi, j’ai vu quelques biscuits de la marque McVities, et bien sûr il y a les pubs.

NOUS VOULONS! DES! MCVITIES!

(si on m’avait dit qu’un jour je réclamerai des biscuits anglais…)

J’apprends l’allemand (2) : le stage d’été des cours municipaux de Paris

(voici l’article qui se trouve chronologiquement entre :

J’apprends l’allemand (1)

et

J’apprends l’allemand (3)* : l’appli Duolingo )

Il n’y a pas si longtemps (mais pas cet été), j’ai suivi un stage intensif d’une semaine de cours d’allemand, dispensés par la Mairie de Paris dans le cadre de ses cours municipaux pour adultes. J’avais pris des notes. Pas que des cours, mais aussi de mes impressions au fil du temps, pour ce blog. Bienvenue dans Brazil. Pas Rio, le festival tout ça, hein. Non, plutôt le Brazil de Terry Gilliam, en tout cas pour la partie administrative.

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L’inscription

Après m’être inscrite sur le site de la mairie de Paris, je reçois une convocation pour les tests préliminaires aux cours d’allemand auxquels ils m’ont dit que j’étais seulement en liste d’attente. Le principe, c’est que tu es convoqué le lundi pour un test de niveau de 9h à 10h30, et à 11h ils te disent si tu restes pour la semaine de cours ou si tu restes chez toi (ou, dans mon cas, si je retourne au travail). Comment vous dire… Ca rejoint un peu les organisateurs de concerts, cette manie de considérer que les gens intéressés n’ont que ça à faire de leurs journées, pas de préavis à donner pour prendre congé une semaine, ou autre contrainte de temps.

Il y a des gens qui ont un boulot et une vie, figurez-vous! Et qui ont autre chose à faire que s’organiser au dernier moment parce que vous êtes des brèles en organisation!

Pour continuer dans l’inorganisation, ils envoient une convocation en disant de répondre par retour de mail… Mais le mail est envoyé par un robot, et quand on répond ça dit que les réponses ne sont pas traitées. Champions du Monde!

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Le jour dit : il y a presque autant de monde qui fait la queue que pour un concert de TH. Mais plus varié. (il n’y avait pas que des cours d’allemand).

Pour les tests de niveaux, c’est plus ou moins improvisé, car en fait les modalités de cette première année ont été imposées aux enseignants sans qu’on leur demande leur avis. Or vu le ratio prof / élèves potentiels, il est impossible de faire passer des tests écrits et de les corriger pour donner les réponses avant 11h. Au final, c’est donc à un exercice façon oral du bac qu’on est convié.

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Gourmandise : Hana Bento

De nouvelles adresses ont ouvert dans Paris pour faire découvrir autre chose de la gastronomie japonaise que les sushis et les ramens : Hana Bento. La première, dans le 16e arrondissement, a déjà presque 5 ans. Et ses petites soeurs se répandent petit à petit dans des arrondissements plus accessibles.

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Celui du 10e arrondissement est située rue de Paradis, à quelques dizaines de mètres du Manoir de Paris (reconverti en escape game). Ce secteur longeant la rue du Faubourg Saint-Denis se « gentrifie » assez rapidement, avec l’installation de Kiss Kiss Bank Bank et autres start-ups. Ca se voit à la foule jeune qui papote en terrasse des cafés rénovés, et aux restaurants vegans ou de burgers qui remplacent dans la rue les boucheries halal.

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La salle visible en vitrine de Hana Bento est toute petite, 6 places assises, mais il y en a une seconde plus claire à l’étage. Le mobilier en est moins design que le rez-de-chaussée, mais toujours dans du bois clair aux courbes arrondies. Un espace en mezzanine pour déguster du thé à la japonaise, assis sur des tatamis, est prévu, mais difficile d’accès car il faut une échelle (dommage… ça a l’air mignon).

Celui du Jeu de Paume est au 1er étage, accessible même sans payer l’entrée du musée. Situé dans un entresol, il est moins lumineux mais néanmoins cosy, avec ses petits kokedama sur la table.

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Au menu :
– des bentos composés de plats à base de riz ou de nouilles et de divers
– des plateaux de sushis (sauf le samedi)
– des onigiris : gros triangles de riz légèrement vinaigré, fourré au saumon, au thon, ou plus original, à la prune salée
– des desserts à la pâte de haricot rouge, des cookies au matcha ou au yuzu.

Et en boisson, un choix de thés japonais bio de la maison Mina : matcha, sencha, genmaicha, hojicha, et divers thés parfumés, certains disponibles en thé glacé. Le prix est un peu élevé, mais la qualité se paie, et il y a une formule boisson chaude + pâtisserie à 5,50 eur.

Les thés peuvent aussi s’acheter à emporter en sachets – ce que j’ai fait, pour renouveler mon Genmaicha.

Informations pratiques :
Hana jeu de paume
1, place de la Concorde 75008 Paris
Horaires :
Mardi de 11h à 21h
de mercredi à dimanche de 12h à 18h30

Hana Bento Paradis
2, rue de Paradis, 75010, Paris
Horaires :
Du lundi au samedi de 11h à 22h30

Autres adresses à consulter sur le site web. Voir aussi la page Facebook pour les événements organisés.

L’important dans les rencontres, c’est les voyages

Il y a quelques années, j’expliquais à quel point je détestais cette platitude des vacances, « L’important dans les voyages, c’est les rencontres ». Mais je ne suis pas toujours asociale. Surtout quand ça permet de voyager.

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Il y a quelques temps, j’étais allée tester le salon de thé japonais Tomo. Comme c’était blindé, les clients faisaient la queue, debout, un certain temps avant qu’une table ne se libère. Quand son tour est arrivé, une cliente a proposé aux 2 jeunes filles qui attendaient derrière elle de partager la sienne. Les 2 filles hésitant, j’ai invité la dame à s’asseoir à la mienne, supposant d’une part les filles préféraient sans doute papoter seules, et d’autre part que vu son réflexe poli, la dame devait être d’une agréable compagnie. Ca ne me dérangeait pas de partager ma table avec quelqu’un de serviable.

En plus, elle était japonaise. Du coup, elle m’a remercié, et a engagé la conversation en me demandant si j’étais allée au Japon. J’ai répondu que non, mais j’aimerais bien. Elle m’a conseillé Kyoto, trouvant que Tokyo c’est « une grande ville, comme Paris » (cad, vue sa moue et ses explications à demi-mot, moche, bruyant et trop rapide). On a parlé gâteaux japonais, elle était ravie que je connaisse aussi les autres pâtisseries nippones de Paris, Toraya et Aki, et m’a donné son avis sur les spécialités respectives des uns et des autres.

Elle m’a raconté sa vie, que c’était l’anniversaire de ses filles, qui vivent à l’étranger (l’étranger de France, et l’étranger du Japon aussi). J’ai casé un Arigato gozaimasu qui l’a surprise et faite rire, apparemment mon accent est bon (pour quelqu’un qui ne parle pas réellement japonais…). On a échangé quelques mots de japonais sur le peu que je connaissais. Nos consommations terminées, on est parties en même temps, et elle m’a lancé un Sayonara cordial. Ca faisait un peu bizarre, mais dans le bon sens.

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Dans la même lignée, je travaille maintenant dans un quartier cossu. Un midi, j’achète un dessert dans une boulangerie. La vendeuse volubile et pakistanaise (ou proche) aborde joyeusement une habituée, en lui disant qu’elle est bronzée (lol ironie). La cliente répond dans un français fragmentaire qu’elle revient de vacances au ski dans son pays, en « norwaige ». La vendeuse lui demande c’est quoi déjà son pays, la cliente répète. Je souris à part moi, reconnaissant à la fois l’accent et le français « traduit de l’anglais » – je fais le même genre de raccourci quand je ne connais pas des mots en allemand, je tente une prononciation allemande d’un mot anglais…

La cliente est juste devant moi quand on sort de la boutique, et me tient la porte. Je lui dis « Tusen Tak », elle marque un temps d’arrêt puis rit et me parle en glut. Je l’arrête vite en disant en anglais que je ne connais que quelques mots en norvégien (cad en fait surtout le Tusen Tak, qui signifie merci beaucoup), mais que comme j’ai entendu sa conversation, ça m’a paru amusant de le sortir. Elle confirme que ça fait plaisir d’entendre quelque chose de familier, s’étonne quand même de pourquoi je connais ces mots. Et je lui dis donc que je l’avais appris par politesse avant un voyage à Oslo, dont je loue brièvement les mérites. Elle est repartie contente que sa patrie soit appréciée.

J’aime bien les gens qui viennent de pays que j’aime (Vous remarquerez que dans les deux cas, c’était des gens bien élevés. Ceci expliquant cela).

Et depuis que j’ai moi aussi voyagé, j’ai remarqué que même sans être un nationaliste convaincu, quand on est loin de chez soi (surtout pour du long terme), ça fait plaisir de retrouver des sons connus.

Kaffeehaus Berlin

Aventures animalières (1) : harcèlement de rue en 5 actes

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Toute ressemblance avec des personnes réelles existant ou ayant existé n’est hélas pas du tout une coïncidence. Enfin, quand je dis « personne »… la méthode étant à la portée du pigeon, je m’avance un peu.

A chaque fois que je vois que je vois un gars rouler des mécaniques, je pense à la parade du pigeon, qui gonfle le torse (et les plumes).

Café Musée : le Kaffee Bar du Ludwig Forum, Aix-la-Chapelle 

Le Ludwig Forum

Le Ludwig Forum est un musée d’art moderne installé dans une ancienne usine de parapluies, à 10 mn du centre historique d’Aix-la-Chapelle. Cela donne un cachet particulier au lieu, entièrement rénové et repeint en blanc mais conservant quelques poutrelles et verrières d’origine. En outre, son architecture interne biscornue offre à la fois grands espaces pour les oeuvres monumentales, et petits pour les projections de diapos de street art.

Tout comme le musée Suermondt-Ludwig, il est principalement fondé autour d’un legs des époux Ludwig, Peter et Irene. A ce sujet, lire l’intéressant article du magazine anglais The Independant à l’occasion du décès de Peter Ludwig.

 A ce moment, trois petites expositions  temporaires se disputaient l’espace en plus des oeuvres permanentes :

Pop art et hyper-réalisme : patchwork de ces deux styles, avec des oeuvres d’artistes mondialement connus comme Andy Warhol (avec un portrait triple de Peter Ludwig), Jeff Koons (que personnellement je considère comme un des plus grands escrocs du milieu, mais bon…), Roy Lichtenstein et d’autres moins connus mais plus intéressants à mes yeux.

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Interieur et Exterieur : (in Französich in der Text) sélection d’oeuvres représentant des extérieurs et des intérieurs dans différents mediums. (je crois que j’ai mélangé les 2 ci-dessus)

photos d’Armin Linke : peut-être la plus surprenante, car Armin Linke est moins un photographe d’art qu’un photo journaliste, il me semble. De sa longue carrière, des scientifiques, journalistes et artistes ont choisi des clichés exposés ici en grand format, et on peut écouter des interviews (en anglais) où ils expliquent leurs choix. Piste de ski couverte du Ski Dome de Tokyo au Japon (détruite depuis et remplacée par un IKEA…), salle des marchés de BNP Paribas, campement du mouvement Occupy Wall Street, ancien hangar à Zeppelin dont le dôme sera reconverti en centre de loisirs, musée d’histoire naturelle… le spectre est large.

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Hangar à Zeppelin, Berlin, par Armin Linke

Der Kaffee Bar

Le café du musée se trouve juste après l’entrée. Il partage son espace avec la boutique et un coin pour les enfants avec des jeux. La boutique vend, outre les habituelles cartes postales et des gadgets comme le mug groin de cochon, des objets de design innovants exposés au dernier étage. La petite table en bois qui s’attache sans vis ni fixation à un poteau m’a bluffée. Elle est issue d’un partenariat du musée avec des étudiants en design, dont on voit les résultats au dernier étage (notamment les lampes molles présentées en tête d’article).

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Peu de choix à la carte, en dehors des traditionnels Kaffe/Kuchen, mais ça dépanne dans un quartier un peu éloigné du centre et pauvre en offres culinaires. De surcroît, les prix sont très raisonnables – cf la carte. Le mobilier, à base de bois recyclé, peut être acheté – mais sans doute pas quand on vient de loin… Et en prime et sans supplément, on vous fait une petite tête de bonhomme en cacao sur votre cappuccino. Joie.

Informations pratiques
Ludwig Forum Aachen – art contemporain
Jülicher Strasse, 97-109
Horaires :
Du mardi au dimanche : 10–17h
Nocturne le jeudi : 10–20h
Fermé le lundi
Tarif : 6 Eur
Il existe une carte pour visiter 6 musées de la ville pour 14 Eur sur une durée de 6 mois, la Six for Six- Karte. Permet l’accès aux musées municipaux : Centre Charlemagne, Couven-Museum, Internationales Zeitungsmuseum, Suermondt-Ludwig Museum, Ludwig Forum et Hôtel de Ville.

Gourmandise : Oni Coffee Shop (10e arrondissement)

Dans ce bout de boulevard Saint-Martin en cours de gentrification (en clair mais toujours pas français : ça se boboïse à vue d’oeil) mais dont la métamorphose n’est pas encore achevée, ce salon de thé au nom de démon japonais m’a tendu une chaise au milieu d’une chasse au pokemon un jour de cagnard (oui j’ai habité dans le Sud. Pour les septentrionaux, j’ai mis la traduction en lien – définition 6).
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J’ai bien fait. Bon, le service des boissons dans des bocaux, je sais que c’est tendance mais ça m’horripile. Le buvant n’est pas confortable (quand il existe) et j’ai l’impression de boire dans un bocal de cornichons. Mais passons sur ce désagrément : le iced latte est bien rafraîchissant. Pour l’accompagner, une tranche de chiffon cake citron vert saupoudré de noix de coco. Très léger, c’est fin, c’est très fin, ça se mange sans faim.
En dehors de ça, malgré le nom d’origine nippone, l’inspiration culinaire lorgne plutôt du côté des USA, avec carrot cake, banana bread et muffins, entre autres. Les sablés  « leopard » sont plus rigolos à regarder qu’intéressants à manger. Les muffins citron sont parsemés de citron confit.
La salle est sympathique avec une déco , le service aussi – bien qu’il vaille mieux ne pas être pressé -, et les prix doux (l’inflation bobo n’a point trop encore gagné le quartier). En plus, il y a une terrasse surélevée par rapport à la rue, ce qui atténue les nuisances de circulation.
Et si vous culpabilisez d’avoir craqué sur le brownie meringué, prenez donc rendez-vous « next door » au N°8 du boulevard : le Wild Pole Studio est un cours de pole dance tenu par deux nanas, Anna et Elodie. Je n’ai pas testé, je me fais déjà mal au dos en restant assise, mais avis aux amateurs!
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Informations pratiques
Oni Coffee Shop
10 Boulevard Saint-Martin
(M) République / Strasbourg Saint-Denis
Horaires :
du mardi au samedi : 8h00 – 20h00
dimanche : 9h00 – 20h00

J’apprends l’allemand (1)

Ayant fait allemand seconde langue au collège et lycée, j’en ai gardé ce que j’appelle le niveau Schtroumpf. Cad que je me souviens assez bien des règles de construction de syntaxe, où se mettent les divers éléments de phrase (ce qui, en allemand, est assez complexe pourtant), et même quelques conjugaisons (là encore… c’est curieux ce qu’on retient par rapport à ce qu’on oublie. Je voudrais d’ailleurs remercier la prof d’allemand que j’ai eue de la 4e à la 1e incluse – c’était la même. J’étais dans une petite ville et l’allemand n’était pas une langue très courue à l’époque, donc la prof assurait les cours du collège et du lycée).
Par contre, je ne me souviens pas d’assez de vocabulaire pour suivre une conversation même basique.
Donc quand j’entends discuter des Allemands, je perçois généralement quelque chose comme ça : Ich schtroumpfe eine Schtroumpfe in der Schtroumpf, aber sie haben die Schtroumpf geschtroumpfet.
Soit : « Je schtroumpfe un schtroumpf dans le schtroumpf, mais ils ont schtroumpfé le schtroumpf. »
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Ce qui ne m’aide pas beaucoup. Certes, un an de cours du soir en bonne et due forme m’a aidé à réveiller de vieux souvenirs, donc il y a du mieux. Mais ça reste insuffisant. Lorsqu’un hôtelier m’a donné 5 mn d’explications en me donnant ma clé, tout ce que j’ai compris c’était Frühstück et Sieben. Cad que le petit déjeuner était servi à partir de 7h. C’était à peu près tout ce que j’avais besoin de savoir, certes, mais on se sent un peu bête et on espère n’avoir rien raté de crucial, tout en opinant avec le sourire « Ja, danke ».
Ça m’arrive d’autant plus souvent que j’essaie de caser quelques phrases en les préparant à l’avance, histoire de pratiquer. Et il semble que je ne prononce pas trop mal, en tout cas cela leur laisse à croire que je maîtrise mieux la langue que ce n’est réellement le cas. D’où un certain nombre de « Mais keskidi? » ou de « … langsamer bitte? » (plus lentement), voire en désespoir de cause quand c’est quelque chose d’important « … in English bitte? ».
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Une parenthèse ici pour tous ceux qui pensent que le secret pour la langue, c’est l’immersion : ça doit dépendre de la personne et de l’âge. J’ai écouté énormément de BO de dessins animés en japonais entre 15 et 25 ans, en apprenant plein par coeur en lisant la traduction, et ça ne m’a pas permis de dépasser le stade où je reconnais kokoro dans une chanson. Ecouter en boucle depuis 2006 du Tokio Hotel agrémenté de Silbermond ne m’a guère fait progresser, à part pour mémoriser quelques termes pas forcément utiles dans les conversations courantes, comme der Abgrund (l’abîme – alors avec la nouvelle orthographe, on peut écrire abime. Mais moi je me souviens que « l’accent circonflexe de cime est tombé dans l’abîme », alors je mets l’accent. Na) ou die Unendlichkeit (l’infini. C’est logique, l’allemand : Un-end-lich-keit = in-fin-(à la)-suffixe de concept). Ou Raumschiffkapitän (capitaine de navire).
Ou encore Zeig mir deine Pflaume, parce que Tom Kaulitz (guitariste, ci-dessous avec la casquette) a un humour au ras des pâquerettes (« montre-moi ta prune ». Non, pas pour écrire un mot).
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Ils ont un humour de merde mais ils sont marrants

L’avantage (si on veut) des Allemands sur les Anglais, c’est que si tu te trompes de mot, les Allemands te le disent. Gentiment, mais ils te le disent. Comme ce chauffeur de taxi qui m’a corrigé sur le fait qu’on ne dit pas « gehen » pour aller en voiture quelque part, mais « fahren », mais quand on n’est pas le conducteur. Gehen, c’est pour y aller à pied. Ou le serveur de pizzeria qui essayait de comprendre ma question, à savoir si leurs pâtes étaient servies sans fromage (je me souvenais de Kase – prononcer Caseuh -, mais c’est en fait Käse – prononcer Caiseuh). Et de me dire qu’il ne fallait pas oublier le Umlaut (tréma).
Alors que les Anglais, tu peux massacrer leur langue autant que tu veux, te tromper de verbe, de conjugaison, d’article (en même temps chez eux c’est plus simple : féminin pour ce qui a des ovaires, masculin pour ce qui a des roubignolles, neutre pour tout le reste) : tant qu’ils te comprennent, ils continuent la conversation. Et tu finis par croire que tu parles vachement bien anglais alors que non, c’est juste qu’eux ne sont pas très

Librairie – salon de thé l’Encre et la Boussole – la Tremblade, Charente-Maritime 

La librairie – Salon de Thé

Il est des initiatives à saluer, surtout quand elles combinent culture et confiture – enfin, thé, déjà. C’est le cas de cette librairie – salon de thé qui a ouvert il y a un an presque jour pour jour, à la Tremblade, petite ville de Charente-Maritime à une bonne heure de la Rochelle et 20 minutes de Royan. La ville est peut-être plus connue pour sa station balnéaire, Ronce-les-Bains. Et je vous évoquais l’an dernier son marché aux poissons à l’ancienne.
Mais le centre reste également vivant grâce à des initiatives comme celle de Stéphanie Charles, qui a monté ici un lieu d’échanges et de cultures au pluriel, à l’emplacement de l’ancienne maison de la presse.
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Au menu :
– un fonds généraliste de 3000 livres dans tous les domaines : romans, vie pratique, développement personnel, jeunesse, BD. Les touristes et retraités anglais pourront même trouver un petit rayon de romans en anglais. Et bien sûr une part belle est réservée aux livres historiques et aux guides touristiques de la région.
– un rayon papeterie / loisirs créatifs avec notamment de jolis petits carnets originaux, créations de Gwenaelle Trolez.
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– la librairie a récemment complété son offre culturelle d’une sélection de CD.
– un espace salon de thé au fond de la boutique (et quelques places en terrasse aux beaux jours), avec un choix certes restreint mais de qualité de thés noirs, verts, blancs, rouges, parfumés ou pas.
N’ayant pas le temps de tester sur place, j’ai quand même craqué pour un sachet du mélange thé vert-blanc violette framboise, car c’est par un semblable thé en version glacée que j’ai commencé à aimer le thé. Il paraît qu’il y a également des pâtisseries maisons, mais là encore je n’ai pas eu le temps de tester. Si j’avais autant de maestria théphilé que mes consoeurs de l’Instant Thé, je vous en parlerais plus en détail. En tant que petit scarabée, je me bornerais à vous dire qu’il est excellent et qu’on sent bien les framboises (entières) et les violettes. Et on peut même en faire du thé glacé en le faisant simplement infuser une vingtaine de minutes à température ambiante avant de le mettre au frigo!
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La libraire organise de nombreuses animations : dédicaces d’auteurs, expositions de dessins ou de photos, ateliers d’écriture…
La librairie est ouverte en semaine du mardi au samedi, et également, de mai à septembre, le dimanche de 10h30 à 13h. C’est en bordure du marché, donc idéal pour compléter ses courses avec la nourriture de l’esprit.

Et avant de quitter la Tremblade

Cerise sur le petit cake, juste à côté, une pâtisserie chocolaterie a récemment ouvert, Une Affaire de Goût. Ils font des forêts noires plutôt légères et très bien équilibrées en goût (ce qui est assez compliqué à faire, vous en conviendrez, et signe d’un pâtissier qui connaît son travail), de très bonnes plaquettes de chocolat, et j’y retournerai sans faute à ma prochaine visite dans la région pour tester le reste.
Note : l’article n’est pas un partenariat, je n’ose toujours pas dire aux gens que je tiens un blog ni que je vais peut-être écrire sur leur boutique. Ca m’évite la pression, vu que parfois je mets des mois à écrire mes chroniques, et je teste en conditions réelles l’accueil du client lambda, comme ça.
Informations pratiques
Librairie – salon de thé l’Encre et la Boussole
3 rue de la Seudre
17 390 LA TREMBLADE (Charente-Maritime, à 15-20mn de Royan)
Tél 05 46 38 58 30
Horaires :
Du mardi au vendredi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 14 h 30 à 19 h
(18 h 30 le jeudi) . Le samedi de 9 h 30 à 12 h 30 et de 15 h à 19 h.
En mai et juin, ouvert également le dimanche et les jours fériés de 10 h à 12 h 30 (pour les grands week-end fériés).
En juillet et août, du lundi au samedi de 9 h 30 à 13 h et de 15 h à 19 h. Le dimanche de 10 h à 13 h.