Gourmandise (et fail et hommage) : Au Thé Gourmand

Alors voilà, j’avais enfin réussi à aller tester ce petit salon de thé sans prétention dans le joli quartier de la Sorbonne repéré il y a fort fort longtemps lors d’un rallye pédestre. Et puis en terminant l’article que je lui consacrais, patatras : je découvre sur leur site Facebook l’annonce précipitée, le 31 mars, qu’ils allaient fermer après 6 ans de bons et loyaux services, et quelques jours après, c’était fait.

Ouin! 😦

Mais comme 1) je n’aime pas gâcher et 2) je n’ai pas le temps de trouver un plan B d’article pour aujourd’hui, ce sera un article d’au revoir et puis c’est tout…

Un thé en pente douce…

the_gourmand_1

Mea culpa : je chronique des salons de thé / endroits gourmands aux tarifs souvent élevés, pas par snobisme (quoique), mais parce que j’ai découvert sur le tard que comme la qualité se paie, si le prix n’est pas forcement gage d’excellence, c’est compliqué de faire bon et pas cher (surtout dans les quartiers de Paris où on prend plaisir à flâner).

Mais c’est possible : la preuve, mon goûter au Thé Gourmand. Ce petit salon de thé / quicherie se trouve rue Descartes, quelque part entre la Sorbonne et Jussieu, à quelques mètres de l’école Polytechnique. En plein quartier étudiant de carte postale, quoi. Est-ce la clientèle étudiante qui explique les prix doux ? Ou une bonne gestion sans volonté d’assommer le client, mais au contraire de le fidéliser? Mystère.

the_gourmand_2

En tout cas, clairement, le salon a ses habitués de tous âges, dont le personnel connaît la santé ou les habitudes. Il y a également un chien, un bouledogue papillon (je crois) prénommé Grizzly, qui ne sort pas de son petit box mais quémande câlins et douceurs aux clients qui lui prêtent attention.

La déco est un joyeux bric-à-brac accueillant qui a des airs de vacances – peut-être l’influence du soleil, ou des tables de jardin ? Ou des livres disposés ça et là qui invitent à prendre son temps.

Côté carte

Un vrai bon choix de thés, ça ne rigole pas : du noir, du vert, du sencha, du rooibos, du blanc… Tout au prix de 4,50 euros la théière. Mon thé vert est parfumé et à la bonne température. Pour accompagner la boisson, une mini-merinque (<3), des gâteaux maison, comme la tarte au citron ou le moelleux au chocolat (2,50 Eur), des madeleines…

the_gourmand_3

On peut pouvait aussi acheter sur place du thé et des accessoires pour le préparer chez soi (bouilloire, sachets etc).

Pour suivre les futures aventures des responsables,Pamela et Muriel :

Facebook
Instagram
Le blog (avec la carte)

Publicités

Exposition : l’Art du Pastel de Degas à Redon au Petit Palais

Rattrapage pour ceux qui n’ont pas pu y aller, car elle vient de s’achever.

Après 3 tentatives infructueuses en week-end où j’avais reculé devant la longueur de la file d’attente, j’ai profité de la dernière nocturne pour enfin aller voir au Petit Palais l’exposition l’Art du Pastel de Degas à Redon.

Je ne regrette pas d’avoir persévéré, même si du coup, on se marchait un peu sur les pieds (toujours éviter les premiers et derniers jours d’une exposition quand on peut…). Cette exposition permet de voir la grande variété des styles possibles avec ces petits bâtons de couleur : aussi précis et détaillé qu’une peinture académique, ou vaporeux comme un rêve… ou un cauchemar.

Doté d’un fort pouvoir réflecteur, le pastel conserve une luminosité impressionnante qui donne l’impression de touches d’or sur certains dessins. Et n’étant pas verni, ses couleurs ne sont pas jaunies et foncées par le temps qui passe – à condition de le protéger soigneusement des frottements et de la lumière. Ceci explique la rareté de ces expositions, et leur faible éclairage. Le pastel, matériau fragile, oblige à la délicatesse, bien qu’il puisse aussi exprimer toute la vivacité d’un mouvement ou d’une lumière.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Les pastels ont aussi été une des techniques de prédilection des peintres du courant Symboliste, que j’affectionne. L’exposition leur consacre une bonne place.

Une salle met en avant l’adéquation du pastel pour retranscrire les nuances de peau et en particulier « la suavité des chairs féminines ». Pourtant au mur, ce qui retient l’attention, ce sont les yeux bleu anis de la Sauvagesse de Caroline Bailly.

pastel_10

L’art du Pastel – la non moins fascinante Sauvagesse

Autre regard frappant, dans la salle d’en face : celui de la jeune Ernestine, saisi par Eugène Vidal, n’a rien à envier à Arya Stark.

pastel_09

L’art du Pastel – la fascinante Ernestine

En arrivant dans l’une des dernières salles, j’ai la bonne surprise de redécouvrir l’un de mes premiers coups de coeur artistique « en vrai », quand nouvellement arrivée à Paris de ma province, j’ai commencé à visiter des expositions dans des musées : le triptyque de sanguines flamboyantes de Lucien Lévy-Dhurmer consacré à Beethoven et 2 de ses oeuvres- un fan-art du 19e siècle, en quelque sorte ! Et en particulier cette sublime Appassionata. Elles étaient alors, si ma mémoire ne me trompe pas, exposées au petit musée Hébert, fermé depuis plusieurs années.
pastel_11

L’art du Pastel – Appassionata de Levy-Dhurmer

Bref : c’était très beau, et apaisant, et parfois intrigant, et exactement ce que j’attends d’une exposition d’art.

(Parce que par contre, pour les « messages » qu’on vit dans un monde moche, méchant etc, je ne suis pas complètement aveugle ni idiote, je n’ai pas besoin de témoignages d’artistes dessus).

Retrouvez les photos et quelques autres en bonus sur Facebook (je ne veux pas saturer trop vite mon compte WordPress…).

Exposition : Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs – Musée Cernuschi

En ce moment, au musée Guimet, il y a une exposition événement sur les Daimyo, seigneurs de guerre japonais (tip : si vous y allez, il y a deux parties : une dizaine d’armures dans la Rotonde du bâtiment principal, et toute une partie dans l’hôtel d’Heidelbach au 19 avenue d’Iéna. Chose que le personnel du musée ne précise pas…). Et à l’autre musée de Paris spécialisé dans les arts et cultures asiatiques, le musée Cernuschi, il y a également une belle exposition sur un thème peut-être moins vendeur : Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Il s’agit d’une collaboration entre le musée Cernuschi (qui fait partie des musées de la ville de Paris), le musée de Shanghai qui a prêté des oeuvres de toute beauté, et les parfums Dior. Des bornes olfactives permettent de sentir des re-créations de formules chinoises anciennes traduites par le conseiller scientifique de l’exposition Frédéric Obringer, réinterprétées par le parfumeur-créateur de la maison Dior Parfums, François Demachy.

Le gros de l’exposition est évidemment composé de brûles parfums et de divers ustensiles pour préparer et diffuser divers encens. Cela n’a rien de répétitif, puisqu’au travers des époques, des régions et des usages, ils ont emprunté des formes et des matières très différentes. Il y a également des peintures représentant des lettrés utilisant ces encens (terme ici utilisé au sens générique de substances odorantes utilisées par combustion).  Les textes de présentation expliquent l’importance de l’encens dans la culture chinoise, en particulier dans la bonne société, où il est signe de raffinement.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Informations pratiques :
Parfums de Chine, la culture de l’encens au temps des empereurs
Musée Cernuschi
Du 9 mars au 26 août 2018
7 avenue Vélasquez
75008 Paris
(M) Villiers ou Monceau
Horaires :
Du mardi au dimanche
De 10h à 18h
Tarif de l’exposition temporaire : 9 Eur
(les collections permanentes sont gratuites)

cernuschi_parfum_2

Avez-vous vu cette glacure magnifique?

Photographie : de l’importance du cadrage

En photo, il y a deux choses essentielles. La lumière et le cadrage.

Illustration de comment le cadrage peut changer drastiquement le message transmis par une photographie.

cadrage_1a

A Paris, la disette est telle qu’on mange du rat

Des rats morts (et l’on s’aimera encore, lorsque l’amour ce rat mot… 🎶🎵) Voilà qui nous ramène aux heures les plus sombres de notre histoire. Peste, famine, guerre etc (et Ringo). A moins que…

cadrage_1b

boutique de destruction de nuisibles

Ah ben oui, forcément, avec la photo entière, c’est pas pareil. Même si ça surprend toujours les touristes (et pas qu’eux) de trouver, à côté des Halles donc au coeur d’un quartier commerçant, une vitrine pleine de pièges à souris, poison et assortiment de muridés pendus, donc.

Plus léger, une photo datant du pic de la crue de la Seine cet hiver.

cadrage_1b

Quelle ville moche et sale et où tout est interdit!

 

C’est encombré, peu lisible, avec une barrière de fortune pour interdire l’accès aux bords de la Seine en pleine crue – ce qui n’est pas très pratique pour les photos. Ca va, le niveau de l’eau ne monte pas si vite qu’on puisse se faire surprendre. Pff… faut toujours gâcher la liberté des uns pour préserver les autres contre leur propre idiotie.

cadrage_2b

Quelles belles lumières sur cette rivière en crue!

 

 

 

Gourmandise / instant Thé : Plaisir d’EquiThé

Cet article rejoint la série mensuelle Instant Thé de June et Cie. Découvrez d’autres adresses ici.

Au rayon « salons de thé », il y a ceux qui ressemblent à une émission de déco design, ceux qui adoptent le look cosy-brocante, et puis les autres. Plaisir d’EquiThé rentre définitivement dans la dernière catégorie – et c’est à peu près la seule. Derrière une façade banale où le nom n’apparaît même plus, on se croirait dans l’antre du professeur Trelawney dans Harry Potter. Bijouterie, bibliothèque ou salon de thé? Les trois mon général.

Aux murs de la première section de la salle toute en longueur, et sous les plateaux vitrés de la plupart des tables, un amoncellement de bijoux fantaisie sont à vendre. Dans la deuxième section, ce sont des théières dans tous les styles (du plus kitsch au plus épuré pour le thé japonais) qui s’entassent sur les étagères, ainsi que les thés de la carte, que l’on peut aussi acheter au poids à emporter. Vers le fond, des rayonnages de livres qui réjouiront les yeux des bibliophiles.

Une bonne idée pour rentabiliser l’espace tout en le décorant.

equithe-04

Dans l’assiette, quiches et gâteaux du jour, tous faits maison : ma tarte tatin pomme-poire était fort bonne et riche en fruits, pour un prix raisonnable (ce qui n’est pas toujours le cas dans le quartier).

Pour les thés, le choix est vaste et de qualité : que des thés bio et équitables, noirs, rooibos, verts et tisanes, tous à 4,50 Eur la petite théière. Je me suis laissée tenter (ten-thé?) par le seul thé blanc de la carte, le nom me paraissant approprié : Avec les Anges.  Aussi parfumé que le vante la carte, il est doux et peut se boire sans fin.

Le service est tout aussi accueillant que l’insolite salon. Une adresse à découvrir à quelques pas de la place de la Bastille, mais qui a déjà ses nombreux connaisseurs.

equithe-05

Informations pratiques :
Plaisir d’Equi’Thé
12 Boulevard Beaumarchais, 75011 Paris
(M) Bastille, Chemin Vert
Horaires :
Tous les jours de 10h à 20h

Où acheter des mangas d’occasion à Paris

J’ai suivi cet article pour trouver certaines adresses, ajoutées à celles que je connaissais déjà, mais comme je ne suis pas sûre de quand il date, le mien peut faire office de mise à jour. N’hésitez pas à partager vos adresses en commentaires!

Quartier Opéra

Bookoff

manga_bookoff

Depuis la fermeture du Bookoff dédié aux imports nippons (y compris les magazines et les romans), celui-ci est le seul qui continue à acheter et revendre mangas (VF et même VO) et artbooks – pour ne parler que des marchandises japonaises. Ils rachètent à des prix dérisoires, ce qui est peu intéressant pour vous débarrasser de vos vieux livres. Ca fait juste de la place en offrant une 2e vie à vos précieux. Mais du coup, ce sont aussi ceux qui ont les prix les plus bas à la revente : en mangas, il y a 2 catégories : ceux à 2 euros pièce et ceux entre 3 et 5 euros suivant l’état, la rareté etc…
Le plus intéressant, c’est si vous êtes saisi de nostalgie et recherchez un artbook qui était trop cher pour vous à l’époque où il est sorti, qui était introuvable depuis car « collectible »… Car on arrive, 15 ou 20 ans après, à la phase où pas mal de fans ont changé de goûts, ou doivent faire de la place pour un bébé ou un conjoint, ou gagner des sous pour acheter un appartement… donc les cotes se cassent la figure. Et on voit le gros artbook de RG Veda de Clamp.

Lire la suite

Capsules de Japon : (14) l’Allemagne au Japon

Mais quel est le phoque, Japon? Alors moi, je fais 10 000 bornes en avion pour m’offrir du dépaysement de mes habituelles escapades en Allemagne, et sur quoi je tombe?

Ce diaporama nécessite JavaScript.

 « Konditorei Kobe » (Konditorei c’est pâtisserie / salon de thé en allemand) dans je ne sais plus quelle gare (à Osaka de mémoire), Steak & Hamburg (j’ignore s’ils ont confondu la ville de Hambourg et les hamburgers… pas vérifié) au Abeno Q Mall à Osaka, le stand de bretzels et autres gâteaux teutons de Bäckerei Perkeo au centre commercial jouxtant la gare de Kyoto… (Bäckerei Perkeo est une boulangerie située dans les hauteurs de Kyoto vers le Chemin des Philosophes. J’ai été trop occupée et trop fatiguée pour y aller. Cad que j’ai des goûts bizarres et une certaine attirance pour l’Allemagne, mais pas au point de faire 10 bornes à pattes pour aller manger des bretzels alors que je suis au Japon).

capsule_allemagne-07

J’ai aussi vu à plusieurs endroits, dans des cafés ou des boutiques de souvenirs, des « baumkuchen » comme celui-ci, étiqueté ainsi, alors que ce nom ne m’évoquait rien. C’est tout récemment que j’ai trouvé la réponse à ma question sur Twitter grâce à Jerome Ydarack :

capsule_allemagne_baumkuchen.JPG

Effectivement, celui que j’ai goûté avait bien la texture moussue du gâteau à la broche que je mangeais plus jeune et plus au sud qu’ici… (ici à Paris, j’entends. Pas ici à Osaka, mon voyage date d’octobre).

Mais le pompon, ça a été ce dîner au Küppers Kölsch. Eh oui, vous ne rêvez pas : sans même chercher et totalement par hasard, j’ai trouvé le moyen de tomber sur un restaurant / pub à thème allemand, qui vend des saucisses sous toutes leurs formes, différentes sortes de bières, des gaufres… bref, c’est quasiment une escale à Munich au beau milieu d’Osaka, si ce n’est qu’on est servis pas des Japonais et que le prix est en yen. Apparemment ils appartiennent à un petit groupement de restaurants, et il y a 3 Küppers Kölsch à Osaka. A priori, d’après les photos, celui où j’ai mangé est celui d’Imadegawa. Il est en sous-sol d’un énième centre commercial / immeuble d’affaires, et du diable si je me souviens comment je suis arrivée dans ce coin…

J’ai préféré me rabattre sur le fish and chips, qui n’est certes pas très allemand, mais je n’étais pas d’humeur à manger de la charcuterie. Mais bon. Je ne me plains pas, au contraire. Une gaufre! (toute petite) Une Apfelschorle! Wouhou!

capsule_allemagne-08

 

Capsules de Japon : (13) Japon, terre de pancakes

Alors oui, je sais, ça ne paraît pas évident au premier abord. Dans la cuisine japonaise traditionnelle, il y a très peu de sucre, à part les wagashi et autres pâtisseries à base de pâte de haricot rouge, qu’on ne sert d’ailleurs pas à chaque repas, loin de là.

Mais les Japonais comme l’Occident aiment bien piquer les spécialités culinaires du reste du monde. Et bien que leur cuisine traditionnelle soit peu sucrée, ils se sont mis aux pâtisseries et desserts occidentaux en tout genre. Avec plus ou moins de bonheur, et plus ou moins de déclinaisons au goût local.

Ainsi, j’ai goûté des petites tartelettes au citron façon cheese cake d’une boutique qui ne vend que ça, Bake Cheese Tart :

capsule_pancake-01

(Ca se mange, mais j’ai trouvé la garniture pâteuse et pas très fine, comme à peu près tous les desserts à base de cream cheese que j’ai pu goûter – des étouffe chrétiens dénués de goût. Très franchement, à part le gras, c’est quoi l’intérêt de ce truc?… Non franchement, la conception US des desserts ne correspond pas à mon goût, et ici c’est ce qu’ils ont emprunté).

En revanche, posée par hasard et commodité pour une pause goûter au Gram à côté de la salle de concert, j’ai beaucoup aimé le côté cosy salon de thé et le grand choix de pancakes, dont certains avec des fruits (c’est assez peu courant, les fruits crus, au Japon, alors au bout d’une semaine j’étais en manque). Et la brioche façon pain perdu.

capsule_pancake-03

Si si, il y a 3 pancakes sous la garniture, promis

Du coup, la chaîne, présente aussi près de mon hôtel et un peu partout dans Osaka, est devenue mon point de repère pour les pauses sucrées. Ils font même du café noir qui ressemble à peu près à du café, et je vous ai déjà dit à quel point c’était difficile à trouver au Japon. Ils font aussi des pancakes garnis salés genre saumon avocat ou chili bacon… mais cette manie de transformer en sandwich toute base pouvant remplacer le pain m’exaspère déjà en France.

C’est loin d’être la seule chaîne ou le seul établissement à proposer des pancakes. Je suppose que leur succès vient de ce que les Japonais consomment déjà depuis longtemps ce genre de mini-crèpe sous forme de Dorayaki : crêpes fourrées de pâte de haricot rouge – la pâte est différente, mais il faut le savoir.

Sinon j’ai aussi testé un dessert au Café Bouquet au centre commercial Yodobashi d’Osaka. Joli gâteau, assez fin, pas mauvais, mais que j’aurais plus apprécié si certains fruits n’avaient pas été encore congelés…

capsule_pancake-06

Bref, moi qui croyais me retrouver au régime sans sucre durant mon séjour au Japon, c’était raté… Et encore, je vous épargne la vue des multiples boulangeries et assimilées qui vendent des variétés étranges de croissant (au chocolat, au fromage…) qui ont l’air appétissant mais ont été, pour les quelques testés, assez insipides.

Capsules de Japon : (12) Les petits bobs jaunes et les uniformes d’écolier/écolière

Pour un pays aux gros problèmes de natalité, le Japon semble grouiller de bambins de tous âges. Je ne sais pas si cette impression provient réellement de leur nombre, de la densité de population, ou d’un facteur plus typiquement nippon : la grande autonomie dont ils semblent bénéficier, qui fait qu’ils se baladent partout et à toute heure. Alors certes, je faisais la même chose au même âge, mais j’étais dans un petit patelin. Cela semble être différent pour les enfants d’aujourd’hui, et pas qu’en région parisienne.

bob_01_kyoto station

Les petits bobs jaunes (et leurs sacs à dos) à la gare centrale de Kyoto

En effet, quelle surprise, pour moi la parisienne, de me retrouver dans un bus touristique en compagnie de collégiens et collégiennes en uniforme, par groupes de 3 ou 4, qui en débarquent comme moi au temple Kiyomizu Dera, un jour de semaine… Pas d’adulte accompagnateur, ils se débrouillent très bien. Parfois ils en retrouvent un sur place, certes, sans que je puisse dire s’il s’agit d’un prof, ou si pour un devoir, des petits groupes ont droit à des visites guidées.

bob_03_kiyomizu dera

Kiyomizu-dera, magnifique ajout à ma collection de photos d’échafaudages de monuments…

Certains abordent en gloussant les gaijin (étrangers) pour leur demander de poser avec eux en photo, ou de les prendre en photo devant un site touristique, fiers de leurs quelques mots d’anglais (autant que moi de mon Aligato gozaimasu lancé à profusion de peur de paraître impolie). Les plus jeunes sont certes accompagnés de quelques encadrants, mais surtout arborent les emblématiques casquette pour les garçons, bob pour les filles, d’une couleur bien voyante dépendant de leur établissement, jaune ou rouge en général.

bob_02_todai ji

Au fond, le Todai-Ji, temple de Bouddha à Nara. A droite, écoliers typiques.

Est-ce que je vous ai dit que le créateur français des Minions devait se faire des coucougnettes de la couleur de ses mascottes au Japon? Parce qu’ils adorent, il y en a du merchandising partout, presque autant que de Pikachu. Du coup, quand on voit du dessus (même de pas bien haut comme moi) ces petits bobs jaunes galoper avec enthousiasme partout, on se dit que ça rappelle des trucs. Et pas seulement les dessins animés de ma jeunesse figurant des enfants de cet âge. Un inconvénient de voyager dans un pays qu’on a beaucoup vu dans la fiction, c’est qu’on a la tête pleine de clichés, pas tous faux…

capsule_minion.jpg

Globalement, aussi, les plus jeunes ont un peu peur des gaijin. Dans un bus quasi plein, assise sur la banquette du fond, deux places se sont libérées à côté de moi. Des bambins debout lorgnaient dessus sans oser s’y asseoir. J’ai dû multiplier les « Dozo » (« je vous en prie » quand par exemple tu laisses passer quelqu’un devant toi) et les gestes d’invite pour qu’ils se décident à se tasser à 3 sur les places (l’union fait la force). Est-ce qu’on leur raconte que les gaijin mangent les nourrissons ? Ou juste qu’ils sont grossiers et qu’il vaut donc mieux rester loin? (je ne leur jetterai pas la pierre si c’est le cas)

bob_04_nara.JPG

La photo de classe à Nara, ça a quand même une autre gueule!

 

Et celle-là, je n’ai même pas eu à la flouter pour préserver l’anonymat des collégiens vu que je l’avais un peu ratée et pas doublée…

Bars et cafés à chats en province (et en Belgique): édition 2018

En octobre 2015, j’avais fait un article recensant les Cafés à Chats de France et de Belgique. Il m’est apparu utile de faire le point régulièrement, car la situation évolue beaucoup. Il semble que l’activité soit difficilement rentable, ou que les gérants se lassent (le service, c’est un métier, la restauration aussi). Des cafés ferment, d’autres ouvrent, certains changent de gérants.

Si vous en connaissez d’autres ou même que vous en gérez un, n’hésitez pas à laisser un commentaire. La plupart de ces lieux proposent des activités en plus de la simple présence des chats : « miaou-dating », massage, dédicaces, expositions…

Pour la localisation, sachez que je suis nulle en géographie et en régions, donc j’ai réparti les villes d’après Google Maps.

Beaucoup de ces établissements proposent maintenant des chats à l’adoption et non en pension permanente, au contraire des premiers cafés, qui fonctionnaient avec des chats appartenant aux gérants. Je rajoute donc à chaque café la mention Permanents ou Adoptables, ainsi qu’un nouveau mode de fonctionnement intermédiaire. Ce n’est pas forcément un mal, car pour avoir longuement observé ceux du Café des chats de Paris / Bastille, si certains semblent bien s’habituer à la foule et aux papouilles (surtout ceux qui y étaient arrivés tout petits), ce n’est pas forcément le cas de tous, et puis même les chats changent…

Permanents : chats installés à demeure. Adoptables : chats disponibles à l’adoption et qui changent donc régulièrement au fil des adoptions. Mixte : certains chats sont là à demeure et d’autres sont proposés à l’adoption par une association sur place.

Nord :

– Lille Chat voir vivre, 158, rue Gambetta. Permanents .
Article sur le blog de l’EFAP.

Caen : Au Chat Perché. 19 place Saint-Sauveur. Adoptables. Page Facebook.

Reims : Ronron Café – Bar à Chats de Reims. 137 rue de Vesle. Adoptables. Page Facebook.

cat cafe_maison delise_s.jpg
Bannière de nouvel an de la Maison d’Elise

Ouest :

– Nantes : les Nantais avaient de la chance, deux cafés miaou les accueillaient. Mais le premier a fermé au début de cette année.
1) Le Chat L’Heureux, FERME 8 rue de l’Hôtel de Ville. Page Facebook. Ce café a ouvert mercredi 22 avril 2015 et a fermé le 27 janvier 2018, le bail ayant été résilié par le bailleur. Permanents.
2) La Maison d’Elise, 6 rue Jean de La Fontaine. Page Facebook. Spécificité : dédié aux Maine Coon! Ouvert depuis le 8 août avril 2015. Permanents .
Article sur le Blog de la Nantaise.

Est :

– Strasbourg : Cat & Cake, 24 rue Thomann. Page Facebook. J’y suis allée en août 2016, voici l’article que j’en ai tiré.  (Adoptables) , il est maintenant FERME (depuis septembre 2017). Officiellement : Cat & Cake va connaître un changement de structure et ne fonctionnera plus qu’en familles d’accueil. Ce choix est la suite logique de notre projet qui consistait à se faire connaître et par le biais du café afin de tisser un réseau pour promouvoir l’adoption en centre ville.

– Besançon : Café des Félins, 135 Grande Rue. Page Facebook.
Article sur le blog Juliette et Marie. Permanents.

Faites du sport avec votre chat

Sud-Ouest :

– Montpellier : Kafélin, 8 rue de l’Hôtel de Ville. Page FacebookPermanents. FERME en août 2017.

– Narbonne : L’univers de Kama, 3 Rue de Plaisance. Page FacebookPermanents. Animations régulières de massages relaxants, d’initiation à la langue des signes française.

Perpignan : le bar à chats. 5, rue des cardeurs. Page Facebook. En cours de financement participatif pour l’ouverture prochaine.

Centre : 

Clermont-Ferrand : Chat-lounge. 4 Place Sugny. 4 Place Sugny. Mixte. Page Facebook. Propose occasionnellement des chats à adopter en partenariat avec l’association ACMA.

Sud-Est :

– Lyon café Chamourai, 8 Rue Pailleron. Page FacebookPermanents. FERME en décembre 2017

– Lyon : Le GentleCat – Bar à Chats – 16 rue du Général Plessier. Page Facebook.  Permanents. Espace shop spécialisé dans le thé.

– Avignon : La Compagnie des Chats – 19 rue des Lices. Page FacebookAdoptables. Plus de 85 adoptions déjà réalisées, le café tient régulièrement au courant via leur page Facebook.

– Nice : Nice Cat’s Café, 1 bis rue Vernier. Page FacebookFERME DEPUIS FEVRIER 2016?

Grenoble : Charabica Café. 8 Cours Berriat. Adoptables. Page Facebook.

Grenoble : Neko Café. 14 rue Jean Jacques Rousseau. Permanents (dont 2 « chats sans poil »). Page Facebook.

Café des Chats Bastille

Paris : 

Pour rappel, les coordonnées des 2 cafés restants à Paris (le premier a fermé en 2016) et mes articles associés :
Café des Chats Bastille : 9 rue Sedaine. (même site web et page FB que le précédent) Permanents. Enfin, semi-permanents. Cad que ce n’est précisé nulle part, mais régulièrement des chats sont adoptés et d’autres arrivent. C’est en discutant avec le personnel humain que je l’ai appris. Donc si vous avez un coup de coeur pour un des matous, demandez s’il est possible de l’adopter. A savoir que Kaineko, arrivé adulte au café, est toujours à l’adoption, car il nécessite des soins quotidiens pour une maladie.
Article à l’ouvertureArticle le retour.

Chat Mallows Café : 30 rue des Volontaires. Page FacebookPermanents.
Article.

Jade et Alpha

Et ce n’est pas tout! Nos amis d’outre-Quiévrain aussi ont droit à papouiller des matous en sirotant un petit thé!

Belgique : 

– Bruxelles : MangaKat Café est un bar à chats au premier étage de l’Ultieme Hallucinatie. Page Facebook. FERME (depuis quand?)
– Saint-Gilles : Chat Touille, 11 Rue Tasson-Snel, 1060 Saint-Gilles (a changé de propriétaire? S’appelle maintenant le New Chatouille. Page Facebook.

MouscronLa Miaulerie, 135, rue de la Station, Mouscron, Belgique. La plupart des chats sont là à titre permanents, mais La Miaulerie travaille avec l’association Cat’s Cocoon, qui sauve des chats de la rue et leur donne les soins nécessaires. Pour faciliter leur adoption, l’association place les chats à la Miaulerie. NOUVEAU

Si vous en connaissez d’autres, merci de me les signaler!
Et si vous avez testé l’un ou l’autre, n’hésitez pas à laisser le lien en commentaire.

Si j’ai l’occasion de les visiter, j’ajouterai ici les liens vers les articles correspondants (il y en a déjà quelques uns au programme…).

* Neko Café : café à chat en japonais, le terme Café des Chats étant plus ou moins déposé par celui de Paris.