Post-scriptum : la Sacher Torte du Kaffeehaus

Ca faisait un moment que je voulais faire des articles « post-scriptum » en particulier sur les lieux gourmands. Parce que la tendance hipster à ne parler que du dernier spot ouvert, eh bien, tout le monde le fait (dont beaucoup invités et donc chouchoutés et encouragés à ne dire que du bien pour être invités aux futurs happenings), et peu reviennent voir 3 ou 6 mois après ce que ça donne.

C’est donc pour la science et l’actualisation de mon blog pour vous, lecteurs gourmands, que je suis retournée, deux ans après, voir si la Sacher Torte du Kaffeehaus était toujours aussi bonne. (Comment ça, je ne suis pas crédible ?)

Oui, bon, j’ai groupé avec un tour au marché de Noël de l’Eglise Suédoise, puisque je vais rarement dans ce quartier. D’où le cheval et les confitures miniatures sur la photo.

Entre temps, j’ai un peu amélioré ma connaissance des thés, et j’ai cette fois noté que les leurs venaient de Kusmi Tea. J’ai choisi un Darjeeling vert bio pour ne pas surcharger mon foie en prévision de la Sacher Torte.

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Précaution inutile : celle-ci était à la fois moins copieuse et moins dense que dans mon souvenir, et le fin lit de biscuit plus craquant. Peut-être à cause de critiques comme celle-ci sur TripAdvisor.

Mais l’intérêt de la Sacher Torte, c’est justement l’impression de manger 50 nuances de chocolat ! Et c’est d’ailleurs le souvenir que je conserve de celle mangée au Café Sacher de Vienne. Pff. Tant pis. Il faudra que j’aille voir si le Stube aussi a changé sa recette, vu qu’ils postaient récemment qu’ils ont été choisis comme fournisseurs de ce gâteau par l’ambassade d’Autriche.

Kaffeehaus : 11 Rue Poncelet, 75017 Paris

Gourmandise : Salon de thé Sazanka

Ce salon de thé japonais est moins guindé que ne le laissait penser l’adresse. Il est situé presque tout au bout de la rue de l’Annonciation dans le 16e arrondissement, une rue qui a des allures de village avec ses primeurs et ses boutiques, mais ouvrant entre autres sur le très chic centre commercial Passy Plaza.

Le salon de thé fait également restaurant, avec une spécialité d' »omurice« , omelette roulée « farcie » de riz cuit à la poêle avec divers bouillons, épices, compléments. Comme je l’ignorais, j’avais déjà déjeuné en y allant, et je ne souhaitais qu’un dessert.

Les desserts plus traditionnels japonais à base de pâte de haricot rouge n’étant, après quelques tests, pas réellement ma tasse de thé, j’ai préféré un compromis : une tarte au citron, certes, mais avec du yuzu (ce citron japonais moins acide que les variétés européennes, qui devient assez connu dans nos contrées). En boisson, la carte propose différents thés verts, à des tarifs assez élevés (curieusement plus que les pâtisseries).

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Informations pratiques
Sazanka Salon de thé (site web essentiellement en japonais)
9 rue de l’Annonciation
75016 Paris
Horaires :
Du mardi au samedi : de 12h à 18h
Dimanche : de 12h à 17h

Exposition : l’Ecran Japonais à la Cinémathèque Française

Cette exposition se trouve dans la galerie des Donateurs, au dernier étage de la Cinémathèque. Elle tient donc dans l’unique salle de cette galerie, et ne prendra pas plus d’une heure à visiter. En contrepartie, elle est visible avec un billet standard pour le musée (5 euros) et les photos sont autorisées. Respectant l’objectif de la galerie des Donateurs, l’exposition est en partie un hommage à deux donatrices qui ont beaucoup contribué à faire connaître le cinéma japonais en France, et à enrichir le fonds documentaire de la Cinémathèque : madame Kawakita et Hiroko Govaers.

Cinémathèque : l'écran Japonais

Sont présentés photos de tournage, affiches, quelques costumes dont deux beaux kimonos, et des dessins préparatoires de décor. Je découvre que beaucoup de réalisateurs font des croquis de leurs personnages et des costumes souhaités. Quelques extraits de classiques de Yasujiro Ozu, Nagisa Oshima, Kenzo Mizoguchi (Contes des Chrysanthèmes tardifs) sont projetés sur un mur. Les plus inattendus sont des documents sur les échanges entre Henri Langlois et des réalisateurs japonais, qui mettent en lumière comment celui-ci a oeuvré afin de faire connaître leurs oeuvres. Autre preuve de cette confiance : les lettres des représentants légaux de ces réalisateurs réclamant la restitution des dépôts prêtés une fois qu’Henri Langlois n’était plus à la tête de la Cinémathèque.

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L’exposition fait la part belle aux classiques, mais n’oublie pas le cinéma de genre, avec des affiches de films de monstres, de longs métrages d’animation (des studios Ghibli ou l’étonnant Belladonna) et de films-ovnis comme l’empereur Tomato Ketchup. Malgré les bonnes intentions manifestes, le résultat est un peu brouillon et peu didactique. Il ressemble plus à un catalogue désordonné de ce que possède la Cinémathèque sur le sujet qu’à une présentation en règle du cinéma nippon. Un peu dommage, d’autant que d’après le livre d’Or, beaucoup de scolaires la visitent. Le bon point, c’est que l’absence d’informations sur les films m’a fait noter plusieurs titres afin de me renseigner sur eux.

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Informations pratiques :
Cinémathèque de Paris
51 Rue de Bercy, 75012 Paris
(M) ligne 6 et 14, station Bercy.
Exposition L’Ecran Japonais
Du 14 septembre 2016 au 25 juin 2017
Tarif plein : 5 Eur.
Entrée libre le premier dimanche du mois

Café Musée : Café Atmosphères, Cité des Sciences de la Villette

On ne va pas se mentir : les amateurs de gastronomie ne feront pas un détour pour manger ici pour la finesse des mets. Ni pour le service façon cafétéria, tu prends ton plateau et tu paies à la caisse.
Néanmoins, pour une pause avant, après ou au milieu d’une visite de la Cité des Sciences, ou d’une chasse au Pokemon dans le parc de la Villette (excellent spot de Paris, avis aux dresseurs, et en prime la balade est jolie), ça dépanne.
D’autant qu’au niveau des prix, ça reste raisonnable (pour Paris) avec des salades autour de 8 eur, sandwichs entre 4 et 8 Eur, crêpes à 3,50 ou 3,80, café à 2 Eur, desserts entre 2 et 5 euros.
On ne peut pas en dire autant des autres restaurants / lieux de fooding qu’on trouve au parc, comme le Café My Boat où, si tu ne veux qu’une boisson, tu es prié de venir te servir au bar avant de retourner tenter de te trouver une place en terrasse, sur une table à desservir toi-même, à 4 eur le thé quelconque dans un gobelet en carton.
Pour en revenir au Café Atmosphères, la décoration est sympathique, dans l’esprit de découverte et de pédagogie de la Cité des Sciences, avec des tables à géométrie variable pour accueillir voyageurs solo, familles ou groupes. L’entrée présente les salades et autres snacks à emporter, ainsi qu’un grand choix de friandises, clientèle familiale oblige…

Il y a également sur place un Burger King, un snack au niveau 1 appelé Biosphère, et un restaurant plus traditionnel appelé Rest’O, mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester (d’autant qu’il était en travaux en septembre).

Informations pratiques
Café Atmosphères
Cité des Sciences et de l’Industrie – Niveau O
30, avenue Corentin-Cariou – 75019 Paris.
Ouvert de 9h30 à 17h30

Exposition : Jodorowski’s Dune à la French Paper Gallery

La French Paper Gallery, près du musée des Arts et Métiers est spécialisée dans le « geek art ». A l’occasion de la sortie du DVD du documentaire sur l’adaptation jamais achevée du Dune de Frank Herbert par Alejandro Jodorowski, il était logique qu’ils consacrent une brève (une semaine) exposition à ce monument de la science-fiction.

Au menu : les illustrations et esquisses réalisées par H.R. Giger pour définir les concepts visuels de Giedi Prime, la planète des Harkonnen – ça lui allait bien… et ce n’est pas pour tous les yeux. Les images sont accompagnées d’explications de l’auteur, à la fois sur les circonstances de la création (on sent qu’il a peu apprécié la maigre rétribution au vu du budget colossal prévu pour le film, et le traitement cavalier de son art). Des documents – affiches prévues pour promouvoir le film, etc.

Le gros de l’exposition était consacré à des tableaux et dessins réalisés tout exprès par des illustrateurs contemporains, et qui sont également reproduits dans le livret de l’édition collector du DVD. Je salue l’initiative, mais clairement certains ont été plus inspirés que d’autres. Déjà, et en particulier (mais pas que) chez les français, beaucoup avouent n’avoir jamais lu Dune. Comme ça, cash, sans honte. L’hommage en mode YOLO. Au mieux ils connaissent le film de David Lynch, et au pire ils ont seulement entendu parler du projet de Jodorowski – sans doute parce que celui-ci est aussi scénariste de BD, et parce que Moebius était impliqué dans le projet. Alors pour cirer les pompes de Jodorowski, ça y va, mais pour la pertinence derrière des oeuvres, on y perd… car certains font plus dans l’hommage à Moebius ou à l’Incal.

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Reverend Mother Helen Gaïus Mohiam par Guy Davis

Heureusement, il y a aussi ceux qui non seulement ont lu Dune, mais qui ont été autant marqués que moi par cette lecture. Ce qui donne entre autres cette très impressionnante Révérende Mère Helen Gaius Mohiam présentant la Boîte à Paul Atreides, par Guy Davis. Un baron Harkonnen répugnant par Ladrönn. Un ver issant sur fond de désert rougeoyant signé Bill Sienkewicz (que j’avais découvert quand il travaillait chez Marvel, notamment sur les Nouveaux Mutants et Elektra). Une belle affiche de ce qu’aurait pu être le film par Antoine Carrion. Et une évocatrice Sainte Alia du Couteau par David Mack (qui a lui aussi travaillé sur Daredevil chez Marvel, mais dont l’oeuvre phare est plutôt Kabuki), dont j’aurais bien acheté un tirage sauf qu’ils ne vendaient que l’original, à 5000 Eur. Gloups.
Heureusement, comme je n’étais pas la seule à me montrer intéressée, un tirage en édition limitée de print à 35 Eur a été éditée.

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Sainte Alia du Couteau par David Mack

De toute façon, si on en est aux opinions hérétiques (de Dune), je fais partie de ceux assez contents que le film ne se soit pas fait. Déjà parce que embaucher Dali comme acteur, à prix d’or de surcroît, méritait au minimum un naufrage. Et j’ai bien décelé des influences du projet sur des oeuvres ultérieures de Jodorowski, mais assez pour préférer qu’il les aient gardées dans ses travaux à lui.

Exposition : Oscar Wilde, l’Impertinent Absolu au Petit Palais

Attention, derniers jours de l’exposition, qui finit dimanche 15 janvier!
Vue l’affluence, il m’a fallu pas moins de 3 tentatives pour pouvoir voir l’exposition Oscar Wilde sans me geler pendant une heure devant le Petit Palais. Mais même en milieu de semaine (certes entre Noël et le Nouvel An) et à 11h du matin, on se marchait un peu sur les pieds dans l’aile sud du musée. Je pensais pas qu’il drainerait autant de monde dans un musée, d’autant qu’on pouvait se demander comment illustrer une exposition sur un homme de plume.
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Comme beaucoup, j’ai eu une période d’intérêt pour le dandy (qui n’était pas Anglais mais Irlandais), entamée en lisant Le Portrait de Dorian Gray. Déjà, il s’agissait d’un des premiers « classiques » que je lisais qui ne délaye pas son propos. Les différents sujets abordés (art, morale et beauté) m’intéressaient. Et bien sûr, il y a le style de Wilde, et ses aphorismes brillants qui font encore les beaux jours des éditeurs de papeterie. J’avais même lu, dans la Pléiade, sa lettre De Profundis, écrite depuis la geôle de Reading à son petit Lord Alfred Douglas, qui lui avait valu son séjour en prison.
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Night and sleep – Evelyn de Morgan

J’avais presque oublié, depuis cette époque, que mon intérêt pour Wilde s’était conjugué à celui pour sa période d’activité artistique en Angleterre. Il a favorisé, par les critiques d’art qui lui ont valu son début de notoriété, l’émergence des Pre-Raphaelite Brothers (PRB), courant que je qualifierais d’avant-coureur de l’Art Nouveau, et pour lequel j’ai eu, aussi, une phase de profond intérêt (avec lecture de différents ouvrages, expositions etc, quoi que, en France, ils aient été longtemps boudés au profit des Impressionnistes, leurs contemporains. Ce n’est pas que le monde de l’Art soit chauvin… mais si). Et donc, je fus ravie, en commençant l’exposition, de découvrir qu’elle s’ouvrait justement sur l’activité de critique d’art d’Oscar Wilde. Avec, outre des articles de sa main et des caricatures de lui, des oeuvres dont il avait fait l’éloge, plus ou moins rattachées à ce courant, et/ou au Symbolisme.

Tel : La mort et le sommeil portant le corps blessé de Sarpédon, de William Blake Richmond. Ou Love and Death, de George Frederic Watts. Ou encore Love and the Maiden, de John Roddam Spencer Stanhope, dont le rendu si particulier est dû à la technique dite tempera. Night and sleep, Evelyn Pickering-De Morgan (nièce de Stanhope).


Je retrouve l’impressionnant portrait d’Ellen Terry en Lady Macbeth, par John Singer Sargent, dont j’avais lu jadis la fascinante histoire : robe cousue d’un millier d’élytres de scarabées, irisées de vert. Il est exposé dans la salle mettant en avant les muses de Wilde, comme Sarah Bernhardt à qui il a écrit un sonnet. Il lui destinait également la pièce de théâtre Salomé, mais celle-ci fut interdite tout de suite. Des fameuses illustrations d’Aubrey Beardsley pour le livret sont visibles un peu plus loin, ainsi qu’une affiche de Jacques Carlu de Geneviève Vix dans le rôle.

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Ellen Terry as Lady Macbeth – Sargent

L’exposition rassemble la totalité des photos de Wilde par Napoleon Sarony, les portraits réalisés pour assurer la publicité de la tournée de conférences sur l’art que donna l’écrivain à travers les États-Unis en 1882. Elle est aussi parsemée de ses aphorismes aux murs, tels :

To love oneself is the beginning of a lifelong romance

Les nombreux documents manuscrits n’intéressent pas que les lettrés : durant ma visite, une adolescente s’extasiait à sa mère que Wilde n’a fait qu’une faute de français dans l’une de ses lettres. Francophile, il séjourna plusieurs fois à Paris avant son procès, y fréquentant le milieu intellectuel, d’André Gide à Mallarmé. Il y reviendra après sa libération de prison, y trouvant un relatif anonymat et un soutien qu’il ne pouvait plus espérer en Angleterre. Il mourra à Paris dans la misère, et sera enterré au Père Lachaise.

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Love and the Maiden – Stanhope

Parmi les raretés, très intéressante, une vidéo où Robert Badinter dissèque les démêlés judiciaires de Wilde. D’un côté, il relève le fait que Wilde ait été condamné à 2 ans de prison pour des relations entre adultes consentants, chose pourtant banale à l’époque hommes du monde, et qui n’est plus illégale en France – prouvant la relativité de la loi (l’expo relate d’ailleurs que la loi en question était un ajout récent, en marge d’une loi visant à protéger les femmes souvent victimes d’abus). De l’autre, il explique que le père d’Alfred Douglas lui a tendu un piège en lui adressant à son club un carton le qualifiant de « Oscar Wilde posant au sodomite », et que poussé par Alfred qui espérait voir son père condamné, il est tombé dans ce piège, le procès en diffamation se retournant contre lui. Dénouement qui apparaît a posteriori comme un suicide juridique.

A noter un dispositif original autour de l’exposition, avec, outre un catalogue numérique disponible en plus de l’application (hélas uniquement pour iPhone… je suis sous Android et j’aime l’art, hein), une soirée « Born to be Wilde » qui avait lieu le 9 décembre et invitait les gens à venir en dandy participer à diverses animations, et même un MOOC (cours à distance) sur le site de la Sorbonne. Ah? J’ai raté l’interview de Merlin Holland, le petit-fils d’Oscar Wilde et co-commissaire de l’exposition.

Pour finir, ce dernier aphorisme qui convient bien à ce blog :
We are all in the gutter, but some of us are looking at the stars
Informations pratiques :
Oscar Wilde, l’Impertinent absolu
du 28 septembre 2016 au 15 janvier 2017
Horaires :
Du mardi au dimanche de 10h à 18h
Fermé le lundi et certains jours fériés
Nocturne le vendredi jusqu’à 21h
Le samedi 14 janvier jusqu’à 21h.
Plein tarif : 10 euros
Gratuit jusqu’à 17 ans inclus.
 (c’est amusant : en rédigeant l’article sans doc sous les yeux, j’avais écrit comme titre à l’exposition « L’impénitent absolu » au lieu de l’impertinent… Joli lapsus!)

Exposition : Jade, des Empereurs à l’Art Déco, au musée Guimet

Attention, derniers jours de l’exposition, qui finit le 16 janvier!

Encore une très belle exposition, joliment mise en scène au sous-sol, et consacrée à l’utilisation du jade, particulièrement en Asie (Guimet est le musée national des Arts Asiatiques). Le terme générique de jade recouvre en réalité ce qu’on sait maintenant être plusieurs types de roches dures, dont la jadeite, la trémolite et le kosmochlor (non, les deux dernières ne sont pas des attaques de Goldorak. Mais le premier est bien également un vilain dans Sailor Moon).

Le couloir menant à l’exposition présente des reproductions de gravures détaillant les différentes techniques de travail. Cet aspect m’intriguait, car le jade est toujours difficile à travailler, étant une pierre dure et impossible à tailler en facettes.

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Environ la moitié des pièces provient des collections du musée, mais je ne me souvenais pas de les avoir toutes vues avant. Peut-être certaines sont-elles sorties des réserves pour l’occasion. Le vase en forme de citron digité, lui, je m’en rappelais : il intrigue toujours. Les voir rassemblées ici permet de juger de la grande diversité de coloris et de textures du jade, et des nombreux usages qui en ont été faits. L’exposition explique en outre comment les goûts ont changé au fil du temps sur le travail du jade.

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Travail de précision…

Beaucoup d’autres oeuvres viennent du Musée National du Palais de Taipei.
D’autres ont été prêtées par le musée des Arts Décoratifs, ou celui de Fontainebleau (celles « récupérées » lors du sac Palais d’été de Pékin en 1860).

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En fin de parcours, quelques salles explorent le goût occidental pour ces pierres, des tables royales et impériales aux créations de Cartier réutilisant des miniatures chinoises, en passant par des paravents de Coromandel, dont Coco Chanel raffolait. On y voit notamment, venant des collections patrimoniales de la maison Cartier, des études destinées comme celle d’un briquet, sur lequel est monté une petite statue venue de Chine.

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Dessin de Cartier

Informations pratiques :
Jade, des empereurs à l’Art Déco – musée Guimet
Du 19 octobre 2016 au 16 janvier 2017
Tarif billet jumelé exposition temporaire + collection permanente : 9,50€
6, place d’Iéna- 75116 Paris
Horaires :
Du mercredi au lundi, de 10h à 18h.
Evacuation du 3e et 4e étage à 17h30.
Evacuation générale des salles à 17h45.

Babymetal et les Red Hot Chili Peppers à Birmingham (2e)

Récit du concert du samedi 10 décembre 2016

Et c’est pas fini!

Dimanche 11 décembre 2016, Birmingham : On prend les mêmes et on recommence.

A la base je ne comptais faire qu’un concert. Mais dès la prévente pour les fans, impossible de choper des billets potables pour le samedi. Donc je me suis rabattue sur le concert du dimanche, moins disputé. Partant de là, ben, vu que ça tombait un week-end, et que j’aime bien profiter de mes concerts pour faire du tourisme, je n’allais pas y aller que le dimanche… et quitte à être là le samedi avec un hôtel à côté de la salle, donc à côté de l’aéroport, donc loin de tout… bon bah on ne va pas passer le samedi soir à l’hôtel alors qu’il y a un concert à côté. Autant y aller aussi même si c’est au fin fond de la salle vu que, même à la mise en vente « normale », il ne restait que ça. Avantage : le billet est moins cher…

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Birmingham Resorts World

Autre avantage, en suivant les actualités des RHCP : ceux-ci changent pas mal leur setlist d’un concert à l’autre. Donc ce ne serait pas inutile d’en voir deux. Cerise sur le gâteau : ils ont l’intelligence de proposer en téléchargement, quelques jours après chaque concert, un enregistrement complet du live en qualité professionnelle. Pas besoin, donc, de m’user les épaules à enregistrer, sauf si je veux le visuel.

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La veille, j’avais pu retirer au box-office les billets des deux concerts, je n’ai donc pas à venir à 18h pétantes pour être sûre de pouvoir le faire sans rater la première partie (ce serait ballot, avouez, puisque je suis venue surtout pour elles). Par contre, n’ayant pas envie de manger un 2e fish’n’chips spongieux à même le sol du hall d’accueil de la Genting Arena, aussi propre et spacieux soit-il, je me restaure au centre commercial voisin avant de venir. Mauvaise pioche, du reste, car à 18h la seule option qui ne soit pas un attrape-bobo hors de prix vient de fermer. Je me rabats donc sur le Costa Coffee, qui ferme à 18h30.

Dimanche : Babymetal

A 19h30, devant un public plus nombreux que la veille, les quatre musiciens du Kami Band et les Babymetal arrivent à grand renfort de décibels. Comme c’est le 2e concert et bien codé, on se dit qu’on n’aura pas trop de surprise. Mais en fait si, du moins une demi-surprise, puisque des fans avaient entendu la chanson répétée au soundcheck : Doki Doki Morning remplace Awadama Fever. C’est une chanson dans la même veine, musicalement, très connotée idol (ce fut la première chanson du groupe), donc pas de bouleversement. Mais ça fait plaisir d’entendre une autre chanson. Ca donne un peu plus l’impression d’avoir eu droit à un concert entier si on cumule les deux jours.

La fin de Doki Doki Morning :

L’autre différence vient de la place : plus haut mais sur le côté de la scène, je vois mieux les artistes. J’arrive même à prendre quelques photos pas complètement pourries. Je suis aussi bien placée pour voir que, si peu de gens s’agitent en réaction à la performance des BM, les fans en question sont essentiellement au premier rang. Kitsune powaaaaa! Outre la dizaine de fans croisés la veille devant la salle vers 14h, qui faisaient la queue pour être au premier rang (il y avait le même nombre de fans des RHCP à cette heure-là), on doit être au moins une cinquantaine ou une centaine assez fans pour arborer les T-shirts, et sans doute plus de « casuals » ou de gens curieux. Il me semblera d’ailleurs que ce soir, la foule a chanté un peu sur Megitsune.

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Tsuinte nabi kasete – laisse flotter tes couettes!

 

Mais comme je n’ai pas enregistré de vidéo à part le bout de Doki Doki Morning ci-dessus, et l’intro de Catch me if you can ci-dessous – où vous pouvez voir les batteur et guitariste des Red Hot, Chad Smith et Josh Klinghoffer, observer les solos des musiciens -, afin de chanter tout mon soûl sans ruiner le son, je ne peux pas vérifier.

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Café Musée (temporaire) : La Boîte à Images, musée du Jeu de Paume

Le Jeu de Paume, à Paris, est un lieu d’exposition généralement dédié à la photographie. Assez petit comparé à d’autres mastodontes parisiens de la culture, il n’avait pas, me semble-t-il, de réel espace de dégustation. Cela a changé cet été (mais c’est de nouveau fermé, oui je sais, je suis en retard dans mes articles…).

cafe-musee_jeu-de-paume_1Pour les beaux jours, c’est sur le coté du bâtiment, côté Seine et Jardin des Tuileries, que le musée du Jeu de Paume avait ouvert un petit espace de restauration avec un genre de terrasse. La roulotte propose sandwiches, salades et desserts. Les sandwiches sont préparés à la demande et accompagnés de salade quand servis sur place. J’ai été agréablement surprise par le bagnat au thon, savoureux.

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Pour les prix (6,20 Eur le bagnat et 3,50 Eur la bouteille de San Pellegrino), cela semblera cher aux non-habitués du quartier. Mais il faut savoir que le Jardin des Tuileries est un vide-gousset, témoin ci-dessous ce menu de la brasserie, plus haut vers le Louvre. 12,50 Eur la part de quiche, on espérerait au moins qu’elle soit garnie au foie gras, pour ce prix…

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Et les cafés sous les arcades des Tuileries sont du même acabit. Alors à côté, La Boîte à Images est une alternative raisonnable pour déjeuner au soleil dans la verdure. De plus, comme c’est en hauteur, on évite les bourrasques de sable fréquentes au niveau du Jardin (et en prime, c’est à côté d’une arène Pokémon).

Informations pratiques :
La boîte à Image
Musée du Jeu de Paume
1 Place de la Concorde, (M) Concorde

(suite à un piratage, le site était temporairement bloqué)

Photographie : Strasbourg entre street art et histoire

Lors de ma balade « culture et pokemon » à Strasbourg cet été, j’ai été étonnée de découvrir qu’outre ses atouts historiques architecturaux bien connus, elle semblait également être le terrain de jeux de divers artistes de street art. Petit panorama :

La ville est aussi parsemée de statues d’Alsaciennes, mises en couleurs différemment suivant les artistes auxquelles elles ont été confiées.strasbourg_streetart_07

Et quelques photos plus traditionnelles de la Petite France et du bord du canal des Faux Remparts, qui cache une agréable promenade à fleur d’eau :

Dont un essai de la fonction « panoramique » de mon Sony, qui ne se débrouille pas mal. Dommage que le ciel n’y ait pas mis du sien, on se croirait en hiver alors que c’était fin août… Enfin ça ne dépare pas avec le jour où je poste enfin ces photos…

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Strasbourg la petite France depuis le barrage Vauban