Trix – un T-Rex à Paris

Direction le Museum d’Histoire Naturelle de Paris, au Jardin des Plantes, pour ce qui est présenté comme l’exposition événement de l’année : un T-Rex à Paris.

En termes de rareté, effectivement c’est exceptionnel, puisqu’à peine une soixantaine de squelettes fossiles de T-Rex ont été découverts dans le monde, et Trix est l’un des 3 plus complets. De plus, ces dinosaures n’ayant vécu qu’en Asie et aux Amériques, aucun musée européen n’en possédait. Du moins jusqu’à ce que Naturalis, le muséum d’histoire naturelle des Pays-Bas, ne monte une expédition pour aller en chercher un aux USA. La première piste n’a débouché que sur quelques fragments d’os, mais les fouilles de la deuxième ont révélé le magnifique spécimen exposé ici. Elle a été baptisée Trix en hommage à Beatrix, la reine des Pays-Bas.

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Trix

On apprend que l’étude de ses os a révélé qu’elle devait être âgée d’une trentaine d’années au moment de sa mort. Qu’elle porte les traces cicatrisées de diverses plaies et maux (morsure d’un congénère à la mâchoire, côtes brisées, inflammation – arthrite?). Que contrairement à certains autres dinosaures, d’après les échantillons de peau fossilisée retrouvés ailleurs, les T-Rex n’avaient pas de plumes (spécial dédicace à Boulet, qui ne lit pas ce blog mais spa grave).

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Comme vous avez de grandes dents, mère-grand!

L’exposition est néanmoins un peu courte, surtout pour le prix (je suppose que cela fait partie de ces expositions qu’on loue fort cher, dont il faut donc rembourser le coût. D’où aussi la boutique de goodies, certes inventifs). Autour de Trix, il y a un film sur la découverte, et des bornes interactives plutôt pour les enfants (essayer de distancer à vélo un T-Rex, coloriage virtuel de T-Rex à la bombe de peinture- virtuelle aussi -, consulter le dossier médical de Trix, bouger comme une parade nuptiale de dino devant un écran façon Just Dance…). La seule que j’ai trouvé pertinente, c’était le tas de cailloux collés parmi lesquels on devait retrouver lesquels étaient des fossiles. Vu que j’ai passé plusieurs après-midi, enfant, à chercher ammonites et bélemnites dans des vallons bleus, ça me rappelait des souvenirs, et je n’ai pas tout perdu.

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Comme vous avez de grandes griffes, mère-grand!

C’est peut-être pour cela que le MNHN l’a complété d’un squelette d’Edmontosaurus jamais encore exposé, sorti de ses réserves, et de quelques autres pièces, ainsi que de photos sur les premiers « chasseurs de fossiles », des aventuriers du Far West plus que des scientifiques, prêts à tout pour s’arroger l’exclusivité de nouvelles découvertes. L’un d’eux avait même légué son corps à la science pour qu’après sa mort, on compare son cerveau à celui de son rival.

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Je suis pour la vulgarisation scientifique, mais ça manquait de contenu pour les adultes. « Munis d’un billet pour l’exposition « Un T. rex à Paris », vos enfants peuvent participer à un chantier de fouilles devant la Galerie de Paléontologie pour mettre au jour un fossile et repartir avec ». Bon OK, mais les adultes qui ne sont pas des parents, ça existe aussi, hein. Et d’ailleurs, malgré les animations high-tech, beaucoup des enfants traînés là par leurs parents n’étaient pas passionnés par l’exposition : entre ceux trop petits pour comprendre, ceux qui se demandent en quoi c’est intéressant ces vieux os…

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Galerie d’anatomie comparée

Heureusement, le billet donne aussi accès à la galerie de Paléontologie et d’Anatomie Comparée voisine. L’occasion d’admirer l’architecture du vieux bâtiment, de voir d’autres squelettes de dinosaures, mais aussi d’animaux plus contemporains, quoique parfois disparus. (Point, reprenez votre souffle) On y voit notamment un squelette de dodo, et c’était gros cette bestiole!
On visite aussi, pour la plus grande joie des tout-petits, la galerie de Tératologie avec ses embryons à deux têtes, sans tête, animaux ou humains, conservés dans le formol… bon appétit. (En vrai, en dessous d’un certain âge, je pense qu’ils ne comprennent pas trop ce que c’est, mais estomacs fragiles s’abstenir)

Informations pratiques :
Trix – un T-Rex à Paris
Museum National d’Histoire Naturelle
Galerie de Minéralogie et de Géologie
Du 6 juin au 2 septembre 2018
Horaires :
du mercredi au lundi, de 10h à 19h
Tarif plein : 14 €
Tarif réduit : 9 €

 

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Gourmandise : Patiss’Tea, mochis glacés et bubble tea près des Halles

A deux pas de Châtelet dans une rue peu passante, cette boutique de poche (sans la terrasse, à peine une table à l’intérieur) cosy propose bubble tea, salades, bobuns, et pour les pauses goûters, choux à la crème et mochis glacés. Ca tombe bien : en ce moment je fais une fixation sur les mochis (desserts en japonais). En particulier les daifuku, gâteaux de riz gluant enrobant un cœur en général de pâte de haricot rouge, et encore plus mochis glacés, où la fine couche de riz gluant et saupoudré de poudre de riz (pour éviter de coller aux doigts) protège une petite boule de crème glacée aromatisée.

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Ils sont assez cher dans les « vrais » salons de thé japonais déjà chroniqués sur mon blog, mais les prix sont plus raisonnables ici. Ci-dessous, un assortiment de 3 mochis « standard » (matcha, séame et yuzu) avec un mochi « sakura ». On y trouve aussi diverses friandises made in Japan ou ailleurs en Asie, comme les Pocky (appelés Mikado chez nous, mais avec moins de choix de goûts), du thé matcha en boîte de 50g, chips Hanami, chips de crevettes coréens… coconut water, biscuits au chocolat Yuki & Love, poulet teriyaki. Au rayon frais, des choux à la crème (chocolat, yuzu, matcha…).

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Au rayon boissons exotiques, outre les sodas asiatiques, on peut commander un grand choix de combinaisons de goûts de bubble tea. Je ne suis normalement pas fan du bubble tea classique, thé noir au lait garni de billes de tapioca, qui m’évoque des têtards dans un marécage. Mais ici on peut faire son choix parmi une dizaine de goûts de billes et de thés, à combiner (2 goûts de billes pour un de thé). J’ai donc pu me laisser tenter.

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Bref, dans un quartier dont les prix ont grimpé avec la rénovation des Halles, l’occasion rêvée, au sortir d’une séance shopping ou ciné, de déguster un petit mochi « sakura » de saison sans se ruiner. Ils proposent aussi des formules midis plat + boisson de 6 à 9 eur.

Et accessoirement, juste à côté, vous pouvez vous fournir en vêtements et accessoires gothique et lolita chez Yellow StonePentagramme Shop.

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Informations pratiques :
Patiss’Tea
7 Rue des Prêcheurs, 75001 Paris
Horaires :
Du lundi au jeudi : 11h30 – 19h
Vendredi et samedi : 11h30 – 20h

Musée des Beaux-Arts de La Rochelle

Le musée d’Art et d’histoire de La Rochelle est situé entre la place de Verdun et l’Hôtel de Ville, en plein centre historique. Il est installé dans un ancien hôtel particulier.

Au moment où je l’ai visité, le rez-de-chaussée était occupé par une exposition sur les fouilles archéologiques effectuées dans le sous-sol de la ville à l’occasion de récents travaux. Pas de découvertes majeures, mais l’occasion d’explications sur les phases successives de développement de la ville et les us et coutumes de différentes époques, agrémentés de dessins au pochoir réalisés par les enfants avec une artisan spécialisée suite à la visite.

 

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Le premier étage est consacré à l’histoire de la Rochelle à travers diverses oeuvres d’art, dont un impressionnant tableau de Richelieu assistant au siège de la ville depuis les remparts. Une section reprend une partie d’une ancienne exposition temporaire sur la période de la Seconde guerre mondiale où la ville était occupée par les Allemands. Cf. mon article sur le livre Meyer et Schirlitz : les meilleurs ennemis – la Rochelle septembre 1944 – mai 1945. Intéressant et didactique, avec une poupée ayant servi à transmettre des messages, une reconstitution des portions quotidiennes à mensuelles des rations alimentaires attribuées par tickets, et un petit char téléguidé servant à miner à distance.

 

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Le 2e étage est consacré aux beaux-arts, introduisant une collection rassemblée par des collectionneurs du passé qualifiés de « frileux » dans l’introduction, façon de dire qu’il n’y a pas de cubisme et que ça reste plutôt classique. Conséquence : c’est très joli, avec des oeuvres de et s’apparentant à du William Bouguereau. Ce peintre, justement originaire de La Rochelle, est très apprécié des Américains pour son style réaliste, appliqué à des scènes religieuses (anges et saintes vierges) ou de campagne idéalisé. Il est trop classique pour le goût français moderne, d’autant qu’il date de la même époque que les Impressionnistes. Mais j’aime bien, depuis qu’un de ses anges m’avait tapé dans l’oeil au détour d’un étal de boutique religieuse à Montmartre. Exemple du même style : la Cigale de Léon Perrault. Différent, se rapprochant du symbolisme, il y a cette Vestale d’Hector le Roux, et la Glycine d’Aristide Boulineau.

Il n’y a pas que ce style, et l’étage permet de découvrir également des artistes locaux.

 

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Le musée est en cours de récupération des collections du Musée d’Orbigny, définitivement fermé. Dommage car seule une petite partie est exposée pour l’instant, deux petites salles de trésors d’arts décoratifs asiatiques qui laissent espérer un bel avenir à ce mariage. A condition que le musée trouve les fonds pour les travaux d’aménagement nécessaires.

Deux heures de visite bien remplies et que je ne regrette pas.

Informations pratiques :
Musée des Beaux-Arts de La Rochelle
28, rue Gargoulleau
Tarif : 6 Eur
Tarif réduit : 4 Eur
Grauite le 1er dimanche de chaque mois sauf juillet
Il est possible d’acheter un billet groupé pour les 4 musées municipaux, ou un billet groupé pour ce musée et celui du Nouveau Monde (je crois qu’ils sont valables pour étaler les visites sur plusieurs jours, à vérifier sur place).

Horaires :
C’est compliqué, consultez directement Alienor, le site des musées d’Aquitaine

Exposition : Daimyo, au musée Guimet (2)

Petite séance de rattrapage pour ceux qui n’auraient pas pu visiter la magnifique exposition du musée Guimet sur les Daimyo, dont j’ai parlé précédemment. Exposition à présent terminée. Outre les 12 armures de la rotonde du bâtiment principal, il y avait donc à l’Hôtel d’Heidelbach plusieurs autres armures complètes, ainsi que d’autres objets associés. Notamment quelques sabres de cérémonie, dont un en photo ci-dessous à la poignée en galuchat (peau de raie ou de requin, très dure). Des vêtements portés par dessus les armures, dont le splendide manteau de plumes également ci-dessous.

 

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Beaucoup plus de photos dans la galerie Facebook.

Post-scriptum : Oscar Wilde au Petit Palais, conférence et vidéos 

One should never make one’s debut with a scandal.

Dans le cadre de la belle exposition Oscar Wilde au Petit Palais, en début d’année 2017, une conférence était donnée par Merlin Holland, qui n’est autre que son petit-fils. Ainsi qu’il doit l’expliquer à chaque fois, il ne s’appelle pas Wilde parce que, lorsqu’Oscar Wilde a été emprisonné, l’affaire a tant fait scandale que sa grand-mère, née Constance Lloyd, a dû changer de nom pour être tranquille. En Suisse où elle s’était réfugiée avec ses deux jeunes fils, un hôtel où elle séjournait lui avait demandé de partir quand des clients avaient découvert qui elle était. (Belle mentalité : quoi qu’on puisse penser des actes d’un homme, sa femme et ses enfants n’en sont pas responsables). Elle a donc pris le nom de Holland, issu d’une branche de sa famille.

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Merlin Holland a longtemps eu du mal à s’accommoder de l’héritage pesant de son illustre ancêtre, qu’il n’a pourtant pas connu – Oscar Wilde n’ayant jamais pu revoir ses 2 garçons après son emprisonnement, et étant mort bien avant que Vyvyan Holland, le père de Merlin, n’épouse la mère de celui-ci. Mais il a fini par trouver sa propre légitimité en devenant un spécialiste de son oeuvre et en travaillant à sa réhabilitation tardive – dont l’exposition parisienne est un exemple.

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Sa conférence, qui a fait salle comble, s’est tenue en français, semée de bons mots et d’anecdotes rates sur Oscar Wilde. Hélas, il ne restait plus assez de temps pour la séance de questions réponses, mais il a pris son temps pour répondre aux visiteurs lors de la séance de dédicaces qui a suivi à la librairie-boutique du musée.

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A la base, j’avais préparé ce post-scriptum pour poster la vidéo de la conférence, dont on nous avait dit qu’elle serait mise en ligne sur le site du musée. Hélas, plus d’un an après, je n’y compte plus trop…

Vidéo de l’interview qui était projetée lors de l’exposition.

Interview de Merlin Holland au Figaro.

We have really everything in common with America nowadays, except, of course, the language

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Portrait de Constance Lloyd par lord William Desanges (collection Merlin Holland). L’épouse d’Oscar Wilde parlait plusieurs langues et était une grande lectrice de poésie.

« Oscar Wilde n’est pas suffisamment sérieux pour être pris au sérieux » [par les critiques] – Merlin Holland  (petit-fils de Wilde). C’est son accessibilité au public qui le rend suspect.

 

Exposition : Daimyo, au musée Guimet (1)

Il vous reste exactement une semaine pour aller voir la magnifique exposition en 3 parties sur les armures des Daimyo, seigneurs locaux du Japon féodal. Elle est répartie entre le musée Guimet, son annexe l’hôtel Heidelbach avenue d’Iéna, et le Palais de Tokyo.

Aussi je n’ai pas le temps de rédiger un long article qui serait de toute façon plein d’approximations, je me contenterai de partager ici des photos des 2 premières parties (n’ayant pas pu voir celle du Palais de Tokyo). D’autant plus que pas mal de personnes ont raté la 2e partie faute d’informations. Or, le bâtiment principal du musée Guimet n’expose « que » les 12 plus belles armures, dans sa rotonde du 4e étage. C’est au musée Heidelbach qu’on voit également des masques, des armes, des casques et d’autres pièces (ainsi que d’autres armures complètes), avec également des informations complémentaires sur les différents styles et la fabrication des armures.

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Plus de photos dans mon album dédié sur Facebook (sous peine d’exploser mon quota  WordPress) 

Informations pratiques :
Daimyo – Seigneurs de la guerre au Japon
16 février 2018 – 14 mai 201
Musée national des arts asiatiques – Guimet
6, place d’Iéna, 75116 Paris
Hôtel d’Heidelbach
19, avenue d’Iéna, 75116 Paris
Tarif :
11,50 Eur
Horaires :
Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h (? Le site indique que du fait des grèves des transports en commun, le musée ferme à 17h, j’ignore si c’est encore le cas). Attention, dans tous les cas la Rotonde ferme au plus tard à 17h30.

En parallèle, le palais de Tokyo non loin expose une installation de George Henri Longly (entrée possible avec le billet de l’exposition du musée Guimet).

Combien pour ce chat dans la vitrine?

Il y a des gens qui plaisantent qu’ils ont plus de photos de leur chat que de leurs enfants sur leur téléphone. La mémoire du mien est pleine de photos de chats qui ne sont même pas à moi mes colocataires à charge. (bon, pas que des photos de chats, non plus, je photographie beaucoup de choses).

Combien pour ce chat dans la vitrine?
Ce joli petit chat gris et blanc
Combien pour ce chat dans la vitrine?
Et bien c’est d’accord je le prend.

Sur l’air d’une chanson que les moins de 20 ans ne doivent pas connaître. Moi non plus d’ailleurs, je me demande bien d’où je la sors…

 

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En général, les chats derrière les vitrines ont le comportement typique des chats qu’on essaie de photographier : le mépris et faire comme si on n’existait pas. Mais il y a des exceptions, comme le chat ci-dessous, qui semblait enfermé par erreur dans un restaurant dont, si ça se fait, le propriétaire n’avait rien à voir avec lui. En tout cas, il se faisait les griffes avec application sur les dossiers des fauteuils, et miaulait vers moi  et m’a suivi le long de la vitrine comme s’il voulait que j’ouvre. J’aurais bien voulu, mais… (pas d’inquiétude, c’était la fermeture hebdo du restaurant, au pire il est sorti le lendemain).

Autre cas de figure : le chat du café pourtant pas à chats. Ci-dessous, un exemplaire atypique : King, dormant d’un oeil sur une chaise du Sévigné, au 16 rue de Payenne. Ce café bistro parisien un peu cher (c’est le Marais) présente deux avantages : d’une part, il a une arène Pokemon Go à portée de connexion, et d’autre part, d’après le patron, il reçoit souvent la visite de King, qui est le chat d’un voisin mais qui aime bien squatter chez eux. Forcément, vu que le siège voisin était libre, c’est là que je me suis installée. Et si le chocolat chaud n’est pas donné, il a le mérite d’être fait avec du vrai chocolat, la preuve :

Oui je sais, mais ce n’est pas si inhabituel comme sujet de photographie, vu que Flammarion a carrément publié Chats Parisiens, un livre de photos de chats « célèbres » pour honorer de leur présence divers établissements parisiens (cafés, restaurants, librairies, boutiques), agrémenté de textes les présentant. (… non, je ne m’en suis pas servi pour repérer des adresses. Quasiment pas. En tout cas, le Sévigné n’est pas dans la liste).

Exposition (passée) : Naoki Urasawa à l’Hôtel de Ville de Paris

Tout le monde en avait parlé à Angoulême où Naoki Urasawa était invité pour une exposition exceptionnelle. Celle-ci a ensuite élu domicile pour quelques semaines à Paris, à l’Hôtel de Ville (la classe). Je connaissais en fait assez peu son oeuvre, donc c’était un bon rattrapage express.
L’exposition est notamment composée de plusieurs séries de planches originales groupées par chapitre. Une interview en vidéo de l’auteur explique que c’était sa volonté de les présenter ainsi pour d’une part, permettre aux lecteurs de voir enfin les dessins à leur taille réelle (le format de publication est réduit d’environ un tiers), avec les corrections apportées directement sur le papier. Et d’autre part, de présenter assez de pages à la fois pour donner envie de lire l’histoire, puisque le manga est conçu pour se lire vite.

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Objectif atteint. Je suppose que la boutique de l’Hôtel de Ville, qui vendait pour l’occasion une partie des oeuvres traduites en français, a dû faire carton plein (ils vendent aussi le artbook sur Osamu Tezuka, Manga no Kamisama).

L’exposition avait une double lecture, par oeuvre et par thème- ceux abordés de façon récurrente par Urasawa : l’enfance, l’art, le mal sans visage… Elle explicitait également les nombreuses références qui émaillent ses différents mangas. Ainsi, Pluto se passe dans le même monde que le Astro Boy d’Osamu Tezuka (Astro le petit robot). J’ai particulièrement apprécié les pages de chara design, dont celle où on voit comme Urasawa collait initialement beaucoup au style Tezuka pour le design d’Astro, avant de le rendre plus humain. Et ses carnets de dessin de collégien, avec une nette influence de Go Nagai.

Malheureusement, je l’ai vue un des derniers week-ends et il est donc trop tard pour en profiter, car elle se terminait le 31 mars. Mais je vous invite à vous pencher directement sur l’oeuvre d’Urasawa, dont plusieurs séries sont publiées en français. Car il a touché à différents genres : thriller avec Monster (où un médecin tente d’arrêter un tueur qu’il avait sauvé enfant), 20th Century Boys (des adultes sont confrontés à une secte apocalyptique), SF avec Pluto, sport même avec Happy (mâtiné des démêlés de l’héroïne avec des yakuza), etc…

Pour plus de détails, je vous renvoie à son intéressante interview dans Télérama, qui plaira notamment à Bee Bop puisqu’il y donne sa définition du rock’n’roll.

Balade francilienne : Parc de Sceaux et cerisiers en fleurs

En ce moment, mes pensées sont souvent tournées vers le Japon, et je voulais tenter de célébrer en Ile-de-France le Hanami, la contemplation de la floraison des cerisiers. Un phénomène tellement important là-bas qu’il fait la une des journaux et qu’il existe plusieurs sites estimant à l’avance les dates de floraison (afin de permettre aux touristes notamment de cibler leur destination).

J’ai trouvé sur ce site une petite liste de sites arborant des cerisiers en fleurs. Le Jardin Albert Kahn, je l’ai déjà visité il y a quelques années, dont une fois pour la floraison des cerisiers : un très beau jardin paysager à la japonaise avec pont rouge et jardin de pierre zen. J’opte donc cette année pour le parc de Sceaux pour découvrir un nouvel endroit.

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Le château et un bout des jardins de Lenôtre

Depuis Paris, il est facilement accessible (moins de 30mn depuis Châtelet-Les Halles) via le RER B, avec deux arrêts possibles : Parc de Sceaux (c’est mnémotechnique…) et Croix-de-Berny. L’arrêt Parc de Sceaux nécessite un peu plus de marche mais fait arriver du côté du château-musée, pratique si vous voulez le visiter également. C’est aussi le plus proche du bosquet des cerisiers. Inconvénient : il n’est pas systématiquement desservi par les RER de la ligne, vérifiez bien avant de monter donc. L’arrêt Croix-de-Berny est plus proche de l’entrée « à l’arrière », non loin du kiosque de la Grenouillère.

En arrivant au bosquet nord, reconnaissable alors à ses frondaisons roses, je me sens quasiment au Japon : cerisiers en fleurs, son du tambour japonais (taiko), beaucoup de personnes japonaises, et même quelques kimonos en vue… et surtout, la foule que les français expatriés au Japon racontent : tous les cerisiers sont déjà cernés de plusieurs groupes, heureusement que je n’avais pas prévu d’y pique-niquer. Mais aussi, et c’est plus étonnant, des gens en costumes traditionnels chinois, le Hanfu.

 

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En fait, ce dimanche, ce n’était pas Hanami au parc de Sceaux, mais Shangsi : en effet, l’association Boyan d’étude de la culture traditionnelle chinoise y organisait la 4e édition de cette fête chinoise, avec animation musicale, cérémonie du thé etc. Il faudra que je me renseigne sur cette dernière, je n’ai pas bien saisi ce que faisaient les gens sur la photo (je suis arrivée trop tard pour la présentation).

Heureusement, le parc est suffisamment grand pour y trouver un peu de calme et des endroits sans foule, mais ce sera loin des cerisiers. Il y a 3 kiosques répartis près des portes du parc, où l’on peut acheter de quoi se rafraîchir par cette chaleur estivale. Les places en terrasse sont disputées, mais ce ne sont pas les pelouses qui manquent, par temps sec. Pour ponctuer le paysage, un parcours sportif riche d’essences d’arbres et de plantes, les jardins de Lenôtre, quelques pavillons (qui ne se visitent pas, pour la plupart)… bref, de quoi se balader sereinement en faisant le plein de chlorophylle.

(et de Magmar, en ce moment, ainsi que quelques Tarinor du côté de l’Orangeraie – note aux dresseurs Pokemon Go)

 

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A noter qu’après l’événement Hanami d’il y a 10 jours organisé par le Tsunagari Taiko Center, le domaine organise un autre week-end de O-Hanami avec diverses activités les 28 et 29 avril 201, détails sur Facebook et sur le site du domaine. L’événement a été annulé pour raisons de sécurité.

Pour profiter du hanami, il y a aussi la carte (sélective) de My Little Paris sur le Japon à Paris. Et celle-ci (qui date d’il y a deux ans) qui référence d’autres cerisiers parisiens, sur le blog « Ca se passe au jardin » de Paris.fr.

Pour mes lecteurs d’outre-périph : d’autres villes en France où vous pouvez faire le hanami sont référencées en fin de cet article. N’hésitez pas à y ajouter vos propres adresses de cerisiers.

Informations pratiques :
Parc de Sceaux
Adresse : Château de Sceaux
92330 Sceaux
Accès gratuit pour le parc, 3 Eur pour le musée
RER B – gares de Bourg-la-Reine, Sceaux ou Parc de Sceaux
En bus avec les lignes 192 et 197, arrêt Parc de Sceaux
Horaires variables en fonction des saisons, consultez leur site web

J’ai pensé la jouer fine en arrivant par la gare de Croix-de-Berny et en partant par Parc de Sceaux après avoir traversé le parc, histoire de ne pas faire un aller-retour. Mauvaise idée : par ces beaux jours, il y a affluence au parc, et le RER qui dessert Parc de Sceaux vers Paris arrive déjà à moitié plein des badauds embarqués à Croix-de-Berny… Mais ça reste supportable. Evitez peut-être les jours de grève.

Gourmandise (et fail et hommage) : Au Thé Gourmand

Alors voilà, j’avais enfin réussi à aller tester ce petit salon de thé sans prétention dans le joli quartier de la Sorbonne repéré il y a fort fort longtemps lors d’un rallye pédestre. Et puis en terminant l’article que je lui consacrais, patatras : je découvre sur leur site Facebook l’annonce précipitée, le 31 mars, qu’ils allaient fermer après 6 ans de bons et loyaux services, et quelques jours après, c’était fait.

Ouin! 😦

Mais comme 1) je n’aime pas gâcher et 2) je n’ai pas le temps de trouver un plan B d’article pour aujourd’hui, ce sera un article d’au revoir et puis c’est tout…

Un thé en pente douce…

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Mea culpa : je chronique des salons de thé / endroits gourmands aux tarifs souvent élevés, pas par snobisme (quoique), mais parce que j’ai découvert sur le tard que comme la qualité se paie, si le prix n’est pas forcement gage d’excellence, c’est compliqué de faire bon et pas cher (surtout dans les quartiers de Paris où on prend plaisir à flâner).

Mais c’est possible : la preuve, mon goûter au Thé Gourmand. Ce petit salon de thé / quicherie se trouve rue Descartes, quelque part entre la Sorbonne et Jussieu, à quelques mètres de l’école Polytechnique. En plein quartier étudiant de carte postale, quoi. Est-ce la clientèle étudiante qui explique les prix doux ? Ou une bonne gestion sans volonté d’assommer le client, mais au contraire de le fidéliser? Mystère.

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En tout cas, clairement, le salon a ses habitués de tous âges, dont le personnel connaît la santé ou les habitudes. Il y a également un chien, un bouledogue papillon (je crois) prénommé Grizzly, qui ne sort pas de son petit box mais quémande câlins et douceurs aux clients qui lui prêtent attention.

La déco est un joyeux bric-à-brac accueillant qui a des airs de vacances – peut-être l’influence du soleil, ou des tables de jardin ? Ou des livres disposés ça et là qui invitent à prendre son temps.

Côté carte

Un vrai bon choix de thés, ça ne rigole pas : du noir, du vert, du sencha, du rooibos, du blanc… Tout au prix de 4,50 euros la théière. Mon thé vert est parfumé et à la bonne température. Pour accompagner la boisson, une mini-merinque (<3), des gâteaux maison, comme la tarte au citron ou le moelleux au chocolat (2,50 Eur), des madeleines…

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On peut pouvait aussi acheter sur place du thé et des accessoires pour le préparer chez soi (bouilloire, sachets etc).

Pour suivre les futures aventures des responsables,Pamela et Muriel :

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Le blog (avec la carte)