Post-scriptum : le Café des (moins en moins de) Chats

Le Café des Chats de Bastille, premier du nom en France, j’ai fait son ouverture en septembre 2014. J’y suis retournée régulièrement depuis, pour mon injection de Toxiplasma Gondrii (il paraît que ce serait à cause de ces mitochondries que certaines personnes sont accros aux chats. Aucun rapport avec Michel).

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Néanmoins, depuis que la propriétaire a dû fermer l’ancien, celui du Marais, qui était le premier ouvert, ce n’est plus ce que c’était.

Le café

Déjà, l’affluence a légèrement augmenté du fait du report de la clientèle du premier café. Tant mieux pour la pérennité du lieu (et des chats), mais je n’ai plus la patience d’attendre pour avoir la chance de consommer dans un endroit bondé. D’autant que le personnel gère parfois mal le roulement des tables (ça s’est un peu amélioré ça, depuis que je l’ai écrit. En fait ça dépend sur qui on tombe, comme partout. Dans l’ensemble ça se passe bien).

Niveau félins, pour préparer la fermeture, la patronne a testé pour chaque chat s’il s’accommodait bien en appartement, afin de ne conserver au Café restant que les plus adaptés à cet environnement. Les autres ont été adoptés. Il en restait donc toujours 15 au Café, mais plus les mêmes. Et j’avais toujours trouvé ceux du Marais plus blasés et moins affectueux que ceux de Bastille.

Depuis, en catimini, d’autres chats ont été adoptés sur « coup de coeur », alors qu’officiellement le seul adoptable est Kaineko, un mâle roux et blanc qui nécessite des soins quotidiens pour un problème d’anémie. Moralité : toutes les petites minettes câlines ont trouvé une maison. J’en suis contente pour elles, surtout que Bagheera m’avait eu l’air de ne pas trop apprécier la fusion des 2 cafés. Mais elle me manque, et avec elle Artémis (ma poupoune!) et Oréa (la seule transfuge du premier café qui aimait bien faire la sieste sur les genoux des clients).

Et ceux partis dans de nouvelles familles avant fusion (adieu Greffier, Ringa…). La seule femelle qui reste est Izmir, en apparence une peluche blanche toute mimi, câline avec les humains, mais une terreur avec les autres chats. Un nouveau est arrivé : Lucky, plus ou moins bleu russe (comme Ringa).

PS (en fait l’article s’est posté par erreur avant d’être fini / mis à jour) : depuis la première version de l’article, Kaineko a enfin trouvé une maison (youpi), et 5 nouveaux arrivants ont remplacé les chats adoptés : d’abord Savane et Athéna, une petite chatte à queue courte, et tout récemment, 3 petites soeurs marbrées toutes choupinettes.

La carte

J’ai mis tellement longtemps à poster cet article que je dois amender ce paragraphe initialement prévu :

Elle n’a pas bougé depuis le début, à part une légère inflation des prix. Au bout de 3 ans, c’est lassant, surtout que les cuistots ne sont pas géniaux. Les pommes de terre sont généralement hyper poivrées, les burgers cuits aléatoirement, et les desserts gourmands mais limite trop (le muffin surplombé de 2 cuillères de Nutella, par exemple, c’est bourratif). Ce serait moins gênant s’il y avait plus d’alternatives.

Alleluiah! Je ne devais pas être la seule à faire ce constat : la carte a un petit peu changé en début d’année, avec des thés de chez Lov, maintenant (pas forcément le meilleur changement à mon goût d’ailleurs, je trouve leurs thés un peu trop chimiques et tarabiscotés), le retour de quelques plats du jour / de saison, comme un velouté de potimarron en entrée, ou une pièce de boeuf, etc. De quoi changer un peu.

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Gourmandise / merch : Hello Kitty au Umami Matcha Café : derniers jours!

Je vous ai déjà parlé du Umami Matcha Café (restaurant / épicerie de cuisine japonaise fusion) sur ce blog. L’endroit, près de la Place de la République à Paris, reste une valeur sûre même si le service pâtit un peu de son succès. Il ne vous reste que jusqu’au dimanche 5 août pour profiter de leur opération en partenariat avec la mondialement célèbre Hello Kitty, la mascotte féline de Sanrio.

Au menu : du macha latte art Hello Kitty, un Kitty Lunch avec une entrée au tofu, un Poke bowl et un cupcake à l’effigie de la petite chatte, un Tea Time avec mini chou à la crème, mini tiramisu macha et mini sablé ganache, etc… (menu complet à consulter sur la page FB de l’événement ci-dessus).

J’y suis allée deux fois (dont une avec une copine) afin de pouvoir prendre en photo tout ça, afin d’exploser mon coefficient « blogueuse lifestyle » sur Instagram (et aussi parce que j’ai une copine à l’étranger qui adore le food porn ET Hello Kitty, et qu’elle ne pouvait pas venir à Paris durant le court mois que durait l’événement).

Sur place, il y a également du merchandising, dont un tote bag, des cartes postales et un petit carnet, ainsi que des sous-verres et des sets de table, à des prix étonnamment doux. Je ne sais pas jusqu’à quand ils auront du stock, mais si ça vous intéresse, dépêchez-vous.

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La Maison d’Elise : bar à chats à Nantes

Suite de mon tour du monde des neko cafés avec, à l’occasion d’un week-end à Nantes, une visite obligée à la Maison d’Elise, le seul bar à chats qui y reste ouvert depuis la fermeture du Chat l’heureux.

Le salon de thé

 

J’y suis allée peu ou prou à mon arrivée en ville après avoir déposé ma valise à l’hôtel. C’est à 5 minutes à pied de la place Royale et de la place Graslin, jolie balade dans le Nantes historique donc. C’est ouvert, et bien qu’il ne soit pas encore midi, il y a un peu de monde car c’est le jeudi de l’Ascension (oui je suis en retard dans mes articles). L’endroit est très beau, propre, design, et fait neuf contrairement à beaucoup de cafés à chat qui, félins griffus obligent, doivent souvent renouveler leur mobilier et prendre solide et pas cher (souvent recyclé).

Il faut dire qu’à cinq seulement dans une superficie qui me semble à peine inférieure au café des chats de Paris Bastille, ils ont de la place. Ils bénéficient d’une salle au sous-sol où ils peuvent s’isoler, d’une « salle de jeu » avec un parcours en hauteur, et circulent dans le reste du café. Durant les absences prolongées, Elise les ramène chez elle.

Les chats

 

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Ce café à chats présente aussi la particularité d’être dédié aux chats de race Maine Coon : 5 matous imposants vous attendent donc en leur royaume. Ici, les chats sont résidents permanents et appartiennent à la patronne. Ils peuvent snobber un peu, suivant l’heure et l’humeur (ce sont des chats après tout). Mais l’un d’eux a aussi, à mon deuxième passage, fait moult câlins à deux enfants venus avec leur grand-père.

Leiko a fini par squatter mon fauteuil alors que je m’étais levée pour faire un câlin à Jûn, fatigué après avoir longuement chassé une ficelle tirée par des enfants (note : des enfants qui savaient se comporter avec les chats, dans l’ensemble. Ca fait toujours plaisir à voir). En fait, je m’étais installée sans le savoir sur la chaise de Leiko, du moins celle sur laquelle elle aime s’installer pour observer les pigeons d’un peu plus haut. Au bout de 20 mn à partager l’assise et à lui grattouiller la tête, elle se cale dans le petit espace entre moi et le bras du fauteuil avec un Miow dans ma direction. Je prends ça comme une validation de mon brevet de gratte-chat.

Sur la table

 

Le choix de thés est conséquent : une quinzaine de thés bio de la marque Alveus . Le thé vert Rose des Bois est parfumé à la rose et à la fraise, très fruité, quasiment sucré. La petite verrine de tiramisu speculoos maison est bonne. Le financier au macha témoigne, comme les noms des chats, d’un goût pour le Japon et l’Asie. Pour le déjeuner, on peut en outre commander des bagels, préparés sur place et légèrement chauffés. Les prix sont certes un peu élevés, mais tout est fait maison et frais.

Outre la consommation sur place, Elise vend ses thés et ses pâtisseries maison à emporter, des livres d’occasion et des accessoires pour animaux. C’est que même si le personnel est payé en croquettes, il doit revenir cher en litière et frais vétérinaires.

Informations pratiques

La Maison d’Elise – Bar à chats
6 rue Jean de la Fontaine
Nantes, France 44000
Horaires :
du mardi au samedi, de 10h à 19h
Site web
Page Facebook

 

Trix – un T-Rex à Paris

Direction le Museum d’Histoire Naturelle de Paris, au Jardin des Plantes, pour ce qui est présenté comme l’exposition événement de l’année : un T-Rex à Paris.

En termes de rareté, effectivement c’est exceptionnel, puisqu’à peine une soixantaine de squelettes fossiles de T-Rex ont été découverts dans le monde, et Trix est l’un des 3 plus complets. De plus, ces dinosaures n’ayant vécu qu’en Asie et aux Amériques, aucun musée européen n’en possédait. Du moins jusqu’à ce que Naturalis, le muséum d’histoire naturelle des Pays-Bas, ne monte une expédition pour aller en chercher un aux USA. La première piste n’a débouché que sur quelques fragments d’os, mais les fouilles de la deuxième ont révélé le magnifique spécimen exposé ici. Elle a été baptisée Trix en hommage à Beatrix, la reine des Pays-Bas.

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Trix

On apprend que l’étude de ses os a révélé qu’elle devait être âgée d’une trentaine d’années au moment de sa mort. Qu’elle porte les traces cicatrisées de diverses plaies et maux (morsure d’un congénère à la mâchoire, côtes brisées, inflammation – arthrite?). Que contrairement à certains autres dinosaures, d’après les échantillons de peau fossilisée retrouvés ailleurs, les T-Rex n’avaient pas de plumes (spécial dédicace à Boulet, qui ne lit pas ce blog mais spa grave).

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Comme vous avez de grandes dents, mère-grand!

L’exposition est néanmoins un peu courte, surtout pour le prix (je suppose que cela fait partie de ces expositions qu’on loue fort cher, dont il faut donc rembourser le coût. D’où aussi la boutique de goodies, certes inventifs). Autour de Trix, il y a un film sur la découverte, et des bornes interactives plutôt pour les enfants (essayer de distancer à vélo un T-Rex, coloriage virtuel de T-Rex à la bombe de peinture- virtuelle aussi -, consulter le dossier médical de Trix, bouger comme une parade nuptiale de dino devant un écran façon Just Dance…). La seule que j’ai trouvé pertinente, c’était le tas de cailloux collés parmi lesquels on devait retrouver lesquels étaient des fossiles. Vu que j’ai passé plusieurs après-midi, enfant, à chercher ammonites et bélemnites dans des vallons bleus, ça me rappelait des souvenirs, et je n’ai pas tout perdu.

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Comme vous avez de grandes griffes, mère-grand!

C’est peut-être pour cela que le MNHN l’a complété d’un squelette d’Edmontosaurus jamais encore exposé, sorti de ses réserves, et de quelques autres pièces, ainsi que de photos sur les premiers « chasseurs de fossiles », des aventuriers du Far West plus que des scientifiques, prêts à tout pour s’arroger l’exclusivité de nouvelles découvertes. L’un d’eux avait même légué son corps à la science pour qu’après sa mort, on compare son cerveau à celui de son rival.

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Je suis pour la vulgarisation scientifique, mais ça manquait de contenu pour les adultes. « Munis d’un billet pour l’exposition « Un T. rex à Paris », vos enfants peuvent participer à un chantier de fouilles devant la Galerie de Paléontologie pour mettre au jour un fossile et repartir avec ». Bon OK, mais les adultes qui ne sont pas des parents, ça existe aussi, hein. Et d’ailleurs, malgré les animations high-tech, beaucoup des enfants traînés là par leurs parents n’étaient pas passionnés par l’exposition : entre ceux trop petits pour comprendre, ceux qui se demandent en quoi c’est intéressant ces vieux os…

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Galerie d’anatomie comparée

Heureusement, le billet donne aussi accès à la galerie de Paléontologie et d’Anatomie Comparée voisine. L’occasion d’admirer l’architecture du vieux bâtiment, de voir d’autres squelettes de dinosaures, mais aussi d’animaux plus contemporains, quoique parfois disparus. (Point, reprenez votre souffle) On y voit notamment un squelette de dodo, et c’était gros cette bestiole!
On visite aussi, pour la plus grande joie des tout-petits, la galerie de Tératologie avec ses embryons à deux têtes, sans tête, animaux ou humains, conservés dans le formol… bon appétit. (En vrai, en dessous d’un certain âge, je pense qu’ils ne comprennent pas trop ce que c’est, mais estomacs fragiles s’abstenir)

Informations pratiques :
Trix – un T-Rex à Paris
Museum National d’Histoire Naturelle
Galerie de Minéralogie et de Géologie
Du 6 juin au 2 septembre 2018
Horaires :
du mercredi au lundi, de 10h à 19h
Tarif plein : 14 €
Tarif réduit : 9 €

 

Gourmandise : Patiss’Tea, mochis glacés et bubble tea près des Halles

A deux pas de Châtelet dans une rue peu passante, cette boutique de poche (sans la terrasse, à peine une table à l’intérieur) cosy propose bubble tea, salades, bobuns, et pour les pauses goûters, choux à la crème et mochis glacés. Ca tombe bien : en ce moment je fais une fixation sur les mochis (desserts en japonais). En particulier les daifuku, gâteaux de riz gluant enrobant un cœur en général de pâte de haricot rouge, et encore plus mochis glacés, où la fine couche de riz gluant et saupoudré de poudre de riz (pour éviter de coller aux doigts) protège une petite boule de crème glacée aromatisée.

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Ils sont assez cher dans les « vrais » salons de thé japonais déjà chroniqués sur mon blog, mais les prix sont plus raisonnables ici. Ci-dessous, un assortiment de 3 mochis « standard » (matcha, séame et yuzu) avec un mochi « sakura ». On y trouve aussi diverses friandises made in Japan ou ailleurs en Asie, comme les Pocky (appelés Mikado chez nous, mais avec moins de choix de goûts), du thé matcha en boîte de 50g, chips Hanami, chips de crevettes coréens… coconut water, biscuits au chocolat Yuki & Love, poulet teriyaki. Au rayon frais, des choux à la crème (chocolat, yuzu, matcha…).

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Au rayon boissons exotiques, outre les sodas asiatiques, on peut commander un grand choix de combinaisons de goûts de bubble tea. Je ne suis normalement pas fan du bubble tea classique, thé noir au lait garni de billes de tapioca, qui m’évoque des têtards dans un marécage. Mais ici on peut faire son choix parmi une dizaine de goûts de billes et de thés, à combiner (2 goûts de billes pour un de thé). J’ai donc pu me laisser tenter.

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Bref, dans un quartier dont les prix ont grimpé avec la rénovation des Halles, l’occasion rêvée, au sortir d’une séance shopping ou ciné, de déguster un petit mochi « sakura » de saison sans se ruiner. Ils proposent aussi des formules midis plat + boisson de 6 à 9 eur.

Et accessoirement, juste à côté, vous pouvez vous fournir en vêtements et accessoires gothique et lolita chez Yellow StonePentagramme Shop.

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Informations pratiques :
Patiss’Tea
7 Rue des Prêcheurs, 75001 Paris
Horaires :
Du lundi au jeudi : 11h30 – 19h
Vendredi et samedi : 11h30 – 20h

Musée des Beaux-Arts de La Rochelle

Le musée d’Art et d’histoire de La Rochelle est situé entre la place de Verdun et l’Hôtel de Ville, en plein centre historique. Il est installé dans un ancien hôtel particulier.

Au moment où je l’ai visité, le rez-de-chaussée était occupé par une exposition sur les fouilles archéologiques effectuées dans le sous-sol de la ville à l’occasion de récents travaux. Pas de découvertes majeures, mais l’occasion d’explications sur les phases successives de développement de la ville et les us et coutumes de différentes époques, agrémentés de dessins au pochoir réalisés par les enfants avec une artisan spécialisée suite à la visite.

 

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Le premier étage est consacré à l’histoire de la Rochelle à travers diverses oeuvres d’art, dont un impressionnant tableau de Richelieu assistant au siège de la ville depuis les remparts. Une section reprend une partie d’une ancienne exposition temporaire sur la période de la Seconde guerre mondiale où la ville était occupée par les Allemands. Cf. mon article sur le livre Meyer et Schirlitz : les meilleurs ennemis – la Rochelle septembre 1944 – mai 1945. Intéressant et didactique, avec une poupée ayant servi à transmettre des messages, une reconstitution des portions quotidiennes à mensuelles des rations alimentaires attribuées par tickets, et un petit char téléguidé servant à miner à distance.

 

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Le 2e étage est consacré aux beaux-arts, introduisant une collection rassemblée par des collectionneurs du passé qualifiés de « frileux » dans l’introduction, façon de dire qu’il n’y a pas de cubisme et que ça reste plutôt classique. Conséquence : c’est très joli, avec des oeuvres de et s’apparentant à du William Bouguereau. Ce peintre, justement originaire de La Rochelle, est très apprécié des Américains pour son style réaliste, appliqué à des scènes religieuses (anges et saintes vierges) ou de campagne idéalisé. Il est trop classique pour le goût français moderne, d’autant qu’il date de la même époque que les Impressionnistes. Mais j’aime bien, depuis qu’un de ses anges m’avait tapé dans l’oeil au détour d’un étal de boutique religieuse à Montmartre. Exemple du même style : la Cigale de Léon Perrault. Différent, se rapprochant du symbolisme, il y a cette Vestale d’Hector le Roux, et la Glycine d’Aristide Boulineau.

Il n’y a pas que ce style, et l’étage permet de découvrir également des artistes locaux.

 

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Le musée est en cours de récupération des collections du Musée d’Orbigny, définitivement fermé. Dommage car seule une petite partie est exposée pour l’instant, deux petites salles de trésors d’arts décoratifs asiatiques qui laissent espérer un bel avenir à ce mariage. A condition que le musée trouve les fonds pour les travaux d’aménagement nécessaires.

Deux heures de visite bien remplies et que je ne regrette pas.

Informations pratiques :
Musée des Beaux-Arts de La Rochelle
28, rue Gargoulleau
Tarif : 6 Eur
Tarif réduit : 4 Eur
Grauite le 1er dimanche de chaque mois sauf juillet
Il est possible d’acheter un billet groupé pour les 4 musées municipaux, ou un billet groupé pour ce musée et celui du Nouveau Monde (je crois qu’ils sont valables pour étaler les visites sur plusieurs jours, à vérifier sur place).

Horaires :
C’est compliqué, consultez directement Alienor, le site des musées d’Aquitaine

Exposition : Daimyo, au musée Guimet (2)

Petite séance de rattrapage pour ceux qui n’auraient pas pu visiter la magnifique exposition du musée Guimet sur les Daimyo, dont j’ai parlé précédemment. Exposition à présent terminée. Outre les 12 armures de la rotonde du bâtiment principal, il y avait donc à l’Hôtel d’Heidelbach plusieurs autres armures complètes, ainsi que d’autres objets associés. Notamment quelques sabres de cérémonie, dont un en photo ci-dessous à la poignée en galuchat (peau de raie ou de requin, très dure). Des vêtements portés par dessus les armures, dont le splendide manteau de plumes également ci-dessous.

 

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Beaucoup plus de photos dans la galerie Facebook.

Post-scriptum : Oscar Wilde au Petit Palais, conférence et vidéos 

One should never make one’s debut with a scandal.

Dans le cadre de la belle exposition Oscar Wilde au Petit Palais, en début d’année 2017, une conférence était donnée par Merlin Holland, qui n’est autre que son petit-fils. Ainsi qu’il doit l’expliquer à chaque fois, il ne s’appelle pas Wilde parce que, lorsqu’Oscar Wilde a été emprisonné, l’affaire a tant fait scandale que sa grand-mère, née Constance Lloyd, a dû changer de nom pour être tranquille. En Suisse où elle s’était réfugiée avec ses deux jeunes fils, un hôtel où elle séjournait lui avait demandé de partir quand des clients avaient découvert qui elle était. (Belle mentalité : quoi qu’on puisse penser des actes d’un homme, sa femme et ses enfants n’en sont pas responsables). Elle a donc pris le nom de Holland, issu d’une branche de sa famille.

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Merlin Holland a longtemps eu du mal à s’accommoder de l’héritage pesant de son illustre ancêtre, qu’il n’a pourtant pas connu – Oscar Wilde n’ayant jamais pu revoir ses 2 garçons après son emprisonnement, et étant mort bien avant que Vyvyan Holland, le père de Merlin, n’épouse la mère de celui-ci. Mais il a fini par trouver sa propre légitimité en devenant un spécialiste de son oeuvre et en travaillant à sa réhabilitation tardive – dont l’exposition parisienne est un exemple.

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Sa conférence, qui a fait salle comble, s’est tenue en français, semée de bons mots et d’anecdotes rates sur Oscar Wilde. Hélas, il ne restait plus assez de temps pour la séance de questions réponses, mais il a pris son temps pour répondre aux visiteurs lors de la séance de dédicaces qui a suivi à la librairie-boutique du musée.

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A la base, j’avais préparé ce post-scriptum pour poster la vidéo de la conférence, dont on nous avait dit qu’elle serait mise en ligne sur le site du musée. Hélas, plus d’un an après, je n’y compte plus trop…

Vidéo de l’interview qui était projetée lors de l’exposition.

Interview de Merlin Holland au Figaro.

We have really everything in common with America nowadays, except, of course, the language

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Portrait de Constance Lloyd par lord William Desanges (collection Merlin Holland). L’épouse d’Oscar Wilde parlait plusieurs langues et était une grande lectrice de poésie.

« Oscar Wilde n’est pas suffisamment sérieux pour être pris au sérieux » [par les critiques] – Merlin Holland  (petit-fils de Wilde). C’est son accessibilité au public qui le rend suspect.

 

Exposition : Daimyo, au musée Guimet (1)

Il vous reste exactement une semaine pour aller voir la magnifique exposition en 3 parties sur les armures des Daimyo, seigneurs locaux du Japon féodal. Elle est répartie entre le musée Guimet, son annexe l’hôtel Heidelbach avenue d’Iéna, et le Palais de Tokyo.

Aussi je n’ai pas le temps de rédiger un long article qui serait de toute façon plein d’approximations, je me contenterai de partager ici des photos des 2 premières parties (n’ayant pas pu voir celle du Palais de Tokyo). D’autant plus que pas mal de personnes ont raté la 2e partie faute d’informations. Or, le bâtiment principal du musée Guimet n’expose « que » les 12 plus belles armures, dans sa rotonde du 4e étage. C’est au musée Heidelbach qu’on voit également des masques, des armes, des casques et d’autres pièces (ainsi que d’autres armures complètes), avec également des informations complémentaires sur les différents styles et la fabrication des armures.

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Plus de photos dans mon album dédié sur Facebook (sous peine d’exploser mon quota  WordPress) 

Informations pratiques :
Daimyo – Seigneurs de la guerre au Japon
16 février 2018 – 14 mai 201
Musée national des arts asiatiques – Guimet
6, place d’Iéna, 75116 Paris
Hôtel d’Heidelbach
19, avenue d’Iéna, 75116 Paris
Tarif :
11,50 Eur
Horaires :
Tous les jours sauf le mardi, de 10h à 18h (? Le site indique que du fait des grèves des transports en commun, le musée ferme à 17h, j’ignore si c’est encore le cas). Attention, dans tous les cas la Rotonde ferme au plus tard à 17h30.

En parallèle, le palais de Tokyo non loin expose une installation de George Henri Longly (entrée possible avec le billet de l’exposition du musée Guimet).

Combien pour ce chat dans la vitrine?

Il y a des gens qui plaisantent qu’ils ont plus de photos de leur chat que de leurs enfants sur leur téléphone. La mémoire du mien est pleine de photos de chats qui ne sont même pas à moi mes colocataires à charge. (bon, pas que des photos de chats, non plus, je photographie beaucoup de choses).

Combien pour ce chat dans la vitrine?
Ce joli petit chat gris et blanc
Combien pour ce chat dans la vitrine?
Et bien c’est d’accord je le prend.

Sur l’air d’une chanson que les moins de 20 ans ne doivent pas connaître. Moi non plus d’ailleurs, je me demande bien d’où je la sors…

 

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En général, les chats derrière les vitrines ont le comportement typique des chats qu’on essaie de photographier : le mépris et faire comme si on n’existait pas. Mais il y a des exceptions, comme le chat ci-dessous, qui semblait enfermé par erreur dans un restaurant dont, si ça se fait, le propriétaire n’avait rien à voir avec lui. En tout cas, il se faisait les griffes avec application sur les dossiers des fauteuils, et miaulait vers moi  et m’a suivi le long de la vitrine comme s’il voulait que j’ouvre. J’aurais bien voulu, mais… (pas d’inquiétude, c’était la fermeture hebdo du restaurant, au pire il est sorti le lendemain).

Autre cas de figure : le chat du café pourtant pas à chats. Ci-dessous, un exemplaire atypique : King, dormant d’un oeil sur une chaise du Sévigné, au 16 rue de Payenne. Ce café bistro parisien un peu cher (c’est le Marais) présente deux avantages : d’une part, il a une arène Pokemon Go à portée de connexion, et d’autre part, d’après le patron, il reçoit souvent la visite de King, qui est le chat d’un voisin mais qui aime bien squatter chez eux. Forcément, vu que le siège voisin était libre, c’est là que je me suis installée. Et si le chocolat chaud n’est pas donné, il a le mérite d’être fait avec du vrai chocolat, la preuve :

Oui je sais, mais ce n’est pas si inhabituel comme sujet de photographie, vu que Flammarion a carrément publié Chats Parisiens, un livre de photos de chats « célèbres » pour honorer de leur présence divers établissements parisiens (cafés, restaurants, librairies, boutiques), agrémenté de textes les présentant. (… non, je ne m’en suis pas servi pour repérer des adresses. Quasiment pas. En tout cas, le Sévigné n’est pas dans la liste).