Bars et cafés à chats en province (et en Belgique): édition 2018

En octobre 2015, j’avais fait un article recensant les Cafés à Chats de France et de Belgique. Il m’est apparu utile de faire le point régulièrement, car la situation évolue beaucoup. Il semble que l’activité soit difficilement rentable, ou que les gérants se lassent (le service, c’est un métier, la restauration aussi). Des cafés ferment, d’autres ouvrent, certains changent de gérants.

Si vous en connaissez d’autres ou même que vous en gérez un, n’hésitez pas à laisser un commentaire. La plupart de ces lieux proposent des activités en plus de la simple présence des chats : « miaou-dating », massage, dédicaces, expositions…

Pour la localisation, sachez que je suis nulle en géographie et en régions, donc j’ai réparti les villes d’après Google Maps.

Beaucoup de ces établissements proposent maintenant des chats à l’adoption et non en pension permanente, au contraire des premiers cafés, qui fonctionnaient avec des chats appartenant aux gérants. Je rajoute donc à chaque café la mention Permanents ou Adoptables, ainsi qu’un nouveau mode de fonctionnement intermédiaire. Ce n’est pas forcément un mal, car pour avoir longuement observé ceux du Café des chats de Paris / Bastille, si certains semblent bien s’habituer à la foule et aux papouilles (surtout ceux qui y étaient arrivés tout petits), ce n’est pas forcément le cas de tous, et puis même les chats changent…

Permanents : chats installés à demeure. Adoptables : chats disponibles à l’adoption et qui changent donc régulièrement au fil des adoptions. Mixte : certains chats sont là à demeure et d’autres sont proposés à l’adoption par une association sur place.

Nord :

– Lille Chat voir vivre, 158, rue Gambetta. Permanents .
Article sur le blog de l’EFAP.

Caen : Au Chat Perché. 19 place Saint-Sauveur. Adoptables. Page Facebook.

Reims : Ronron Café – Bar à Chats de Reims. 137 rue de Vesle. Adoptables. Page Facebook.

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Bannière de nouvel an de la Maison d’Elise

Ouest :

– Nantes : les Nantais avaient de la chance, deux cafés miaou les accueillaient. Mais le premier a fermé au début de cette année.
1) Le Chat L’Heureux, FERME 8 rue de l’Hôtel de Ville. Page Facebook. Ce café a ouvert mercredi 22 avril 2015 et a fermé le 27 janvier 2018, le bail ayant été résilié par le bailleur. Permanents.
2) La Maison d’Elise, 6 rue Jean de La Fontaine. Page Facebook. Spécificité : dédié aux Maine Coon! Ouvert depuis le 8 août avril 2015. Permanents .
Article sur le Blog de la Nantaise.

Est :

– Strasbourg : Cat & Cake, 24 rue Thomann. Page Facebook. J’y suis allée en août 2016, voici l’article que j’en ai tiré.  (Adoptables) , il est maintenant FERME (depuis septembre 2017). Officiellement : Cat & Cake va connaître un changement de structure et ne fonctionnera plus qu’en familles d’accueil. Ce choix est la suite logique de notre projet qui consistait à se faire connaître et par le biais du café afin de tisser un réseau pour promouvoir l’adoption en centre ville.

– Besançon : Café des Félins, 135 Grande Rue. Page Facebook.
Article sur le blog Juliette et Marie. Permanents.

Faites du sport avec votre chat

Sud-Ouest :

– Montpellier : Kafélin, 8 rue de l’Hôtel de Ville. Page FacebookPermanents. FERME en août 2017.

– Narbonne : L’univers de Kama, 3 Rue de Plaisance. Page FacebookPermanents. Animations régulières de massages relaxants, d’initiation à la langue des signes française.

Perpignan : le bar à chats. 5, rue des cardeurs. Page Facebook. En cours de financement participatif pour l’ouverture prochaine.

Centre : 

Clermont-Ferrand : Chat-lounge. 4 Place Sugny. 4 Place Sugny. Mixte. Page Facebook. Propose occasionnellement des chats à adopter en partenariat avec l’association ACMA.

Sud-Est :

– Lyon café Chamourai, 8 Rue Pailleron. Page FacebookPermanents. FERME en décembre 2017

– Lyon : Le GentleCat – Bar à Chats – 16 rue du Général Plessier. Page Facebook.  Permanents. Espace shop spécialisé dans le thé.

– Avignon : La Compagnie des Chats – 19 rue des Lices. Page FacebookAdoptables. Plus de 85 adoptions déjà réalisées, le café tient régulièrement au courant via leur page Facebook.

– Nice : Nice Cat’s Café, 1 bis rue Vernier. Page FacebookFERME DEPUIS FEVRIER 2016?

Grenoble : Charabica Café. 8 Cours Berriat. Adoptables. Page Facebook.

Grenoble : Neko Café. 14 rue Jean Jacques Rousseau. Permanents (dont 2 « chats sans poil »). Page Facebook.

Café des Chats Bastille

Paris : 

Pour rappel, les coordonnées des 2 cafés restants à Paris (le premier a fermé en 2016) et mes articles associés :
Café des Chats Bastille : 9 rue Sedaine. (même site web et page FB que le précédent) Permanents. Enfin, semi-permanents. Cad que ce n’est précisé nulle part, mais régulièrement des chats sont adoptés et d’autres arrivent. C’est en discutant avec le personnel humain que je l’ai appris. Donc si vous avez un coup de coeur pour un des matous, demandez s’il est possible de l’adopter. A savoir que Kaineko, arrivé adulte au café, est toujours à l’adoption, car il nécessite des soins quotidiens pour une maladie.
Article à l’ouvertureArticle le retour.

Chat Mallows Café : 30 rue des Volontaires. Page FacebookPermanents.
Article.

Jade et Alpha

Et ce n’est pas tout! Nos amis d’outre-Quiévrain aussi ont droit à papouiller des matous en sirotant un petit thé!

Belgique : 

– Bruxelles : MangaKat Café est un bar à chats au premier étage de l’Ultieme Hallucinatie. Page Facebook. FERME (depuis quand?)
– Saint-Gilles : Chat Touille, 11 Rue Tasson-Snel, 1060 Saint-Gilles (a changé de propriétaire? S’appelle maintenant le New Chatouille. Page Facebook.

MouscronLa Miaulerie, 135, rue de la Station, Mouscron, Belgique. La plupart des chats sont là à titre permanents, mais La Miaulerie travaille avec l’association Cat’s Cocoon, qui sauve des chats de la rue et leur donne les soins nécessaires. Pour faciliter leur adoption, l’association place les chats à la Miaulerie. NOUVEAU

Si vous en connaissez d’autres, merci de me les signaler!
Et si vous avez testé l’un ou l’autre, n’hésitez pas à laisser le lien en commentaire.

Si j’ai l’occasion de les visiter, j’ajouterai ici les liens vers les articles correspondants (il y en a déjà quelques uns au programme…).

* Neko Café : café à chat en japonais, le terme Café des Chats étant plus ou moins déposé par celui de Paris.

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Capsules de Japon : (11) les vieux

Terry Pratchett plaisante plusieurs fois dans ses chroniques du Disque-Monde sur l’étonnante résistance des personnes âgées en milieu rural. « L’économie de pays entiers repose sur la puissance de levage de petites vieilles en fichus » (à peu près dixit).

Au Japon, pays connu pour son nombre élevé de centenaires, je me suis faite doubler par moult petits vieux et petites vieilles, sur les pentes du mont Inari (celui du sanctuaire du Renard, Fushimi Inari aux plus de mille portails (portaux?) rouges en bois, les torii). Parfois même des petites vieilles en costume traditionnel et geta, dans lesquelles j’aurais bien du mal à faire 3 pas sur ces chemins caillouteux, rogntudju!

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Dans le bus, un petit vieux bien sympathique et souriant s’est levé pour que je m’assoie, à mon grand embarras (j’ai l’air si mal en point que ça? Ou enceinte?). On a « dozoté »* à qui mieux mieux et fait assaut de courbettes, et j’ai cédé : il avait l’air tellement content de me laisser sa place. Je hasarde qu’il était fier que des gens traversent la moitié de la planète pour visiter son beau pays, tout comme certains anciens de ma famille sont fiers de leur région.

En fait j’ai eu du mal à illustrer cet article, parce que j’évite de prendre des gens en photo de manière reconnaissable (vous aurez peut-être remarqué que je floute les clients dans les photos de cafés et salons de thé que je chronique). Au point qu’on m’a déjà fait la remarque qu’il y avait peu de gens sur mes photos de vacances. Question de droit à l’image, de respect, et je n’aime pas qu’on me photographie sans mon accord. Donc j’ai trouvé des photos prises de loin avec des gens plus ou moins correspondant à l’article.

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Ici, en l’occurrence, si j’ai pris la photo (recadrée ici), c’était parce que ces gens avaient près d’eux ou à leurs poignets des rapaces : hibou, aigle, et un petit faucon tenu par la dame. Je n’ai trouvé nulle part d’explication à leur présence au pied des murailles du château d’Osaka, en bordure des douves. Ils n’avaient pas l’air de vouloir commerce de leur activité, c’était semble-t-il juste un rassemblement de passionnés. Autant dire des esprits frères.

De même, sur la photo ci-dessous, prise au parc Maruyama dans le quartier de Gion à Kyoto, je photographiais les corbeaux locaux (énormes, dodus, et dont les cris sont très différents de ceux des corneilles ici). Au grand étonnement semble-t-il de ce gentleman, qui nourrissait les pigeons (mais discrètement parce que ça ne doit pas être tout à fait autorisé). Je ne pouvais pas lui demander de se barrer de la photo, non plus.

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Bref. J’espère être aussi en forme au même âge que tous ces sémillants vieillards, mais en attendant, ils m’ont bien collé la honte (involontairement).

*Verbe inventé d’après le terme « dôzo«  qui en japonais s’utilise pour dire « Je vous en prie », par exemple donc, quand on veut laisser quelqu’un passer devant soi.

Capsules de Japon (10)/nostalgeek : l’école de foot Captain Tsubasa à Osaka

Ce qui est curieux, quand tu suis tes fandoms, c’est qu’ils se recoupent de façon parfois très étrange. Pour mon séjour à Osaka, j’avais choisi mes hôtels sur 3 critères : l’emplacement, l’emplacement, l’emplacement. Cad que pour les soirs de concert de Babymetal, j’avais pris un hôtel juste à côté de la salle Osaka Jô Hall, pour m’éviter le trajet le soir fourbue (dans la pratique, les concerts finissaient à 9h30, et étant en gradins, je n’étais pas aussi moulue quand lors de concerts en fosse. Mais au moins j’ai pu profiter de la fan-party à laquelle je me suis inscrite impromptue sans m’inquiéter de comment rentrer).

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Parc Tennouji, Osaka

Pour le reste de la semaine, j’avais identifié non sans mal qu’il serait plus pratique de séjourner près de la gare de Tennouji. Celle-ci est en effet desservie à la fois par la ligne de train Hanwa qui joint l’aéroport du Kansai à Kyôto, la ligne Yamatoji qui permet d’aller à Nara (la ville aux cerfs), et la ligne circulaire d’Osaka (la Loop Line), ainsi que quelques autres. Idéal pour aller un peu partout autour d’Osaka, donc, et située de plus à côté du grand parc Tennouji, de son zoo, du temple bouddhiste Shi Tennou Ji (qui donne son nom au quartier et à la station), du musée des Beaux-Arts de la ville et dans un quartier commerçant, pas trop loin du centre mais pas non plus dans le brouhaha.

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Musée des Beaux-Arts d’Osaka

Accessoirement, le nom me rappelait mes vilains de Sailor Moon, le Shitennou, baptisés ainsi en référence aux 4 Rois Célestes, gardiens des 4 point cardinaux dans la tradition bouddhique. Et j’aime bien suivre les signes, surtout quand ils vont dans le même sens que le raisonnement. Et c’est comme ça qu’espérant voir des netsuke et autres objets d’art nippon, je suis tombée en fait sur l’exposition « Disney, l’art du mouvement » que j’avais raté lors de son passage à Paris. … Libérééééée, délivréeee! Ca c’est fait (peu de Frozen dans l’expo).

Or donc, alors que je traversais le parc du Tennouji pour aller voir le musée des Beaux-Arts, je suis par hasard tombée sur ça :

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un complexe de 3 terrains de futsal (aux noms d’Oozora Tsubasa, Tarô Misaki et Genzô Wakabayashi, les 3 héros de la première époque) et une école de foot « Captain Tsubasa ».

Qui affiche en ses murs, outre des portraits dédicacés des personnages, les « authentiques » maillots des capitaines de la finale de la seconde époque, entre l’équipe de Nankatsu (Newteam) et la Toho (idem en VF, c’était écrit en lettres ils n’ont pas pu tricher). Complets jusqu’au détail de la manche arrachée de Tsubasa et de celles de Hyûga toujours roulées. Que de feels à cette vision pour moi, qui fut tant fan de cette série.

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Les maillots de la finale des collègues !

Oui je sais, c’est un dessin animé, et ces maillots des faux customisés. Malheureusement, c’était fermé quand je suis passée, et comme je l’ai découvert trop tard, je n’ai pas pu y retourner afin de me renseigner davantage – ou de prendre de meilleures photos ou voir s’ils avaient des goodies à vendre.

Pour info, on peut apparemment se procurer en France maillots, blousons et sacs de certaines équipes, sur le site Okawa Sport. Je n’ai pas testé.

 

Capsules de Japon : (9) / nostalgeek : Sailor Moon, Dragon Ball and co…

Si j’avais fait ce voyage au Japon il y a 20 ans, j’aurais dépensé 2 ou 10 fois plus en merchandising, mangas et autres (et moins en hôtel pour assurer un certain confort à mes vieux os). Aussi ce n’est pas plus mal que j’ai perdu de vue les actus manga/anime (Babymetal m’a coûté bien assez cher en goodies comme ça).

Néanmoins, entre Sailor Moon qui fête ses 25 ans (enfin, l’an dernier), Captain Tsubasa ses 35 ans, Dragon Ball sa nouvelle série dirigée par Toriyama himself, j’ai quand même vu des têtes connues au détour des boutiques, non seulement spécialisées, mais aussi ailleurs.

 

Comme par exemple la chaîne de vêtements mode et bon marché G.U. (une filiale d’Uniqlo), qui avait lors de mon séjour une collection capsule Sailor Moon toute mimi (et non je n’ai pas craqué, ce n’est pas vraiment le côté girly que j’apprécie le plus dans la série, mais ça m’a quand même fait sourire. Notamment le sac à main Artemis – en forme de tête de chat. Alors à défaut d’encombrer ma penderie avec, j’ai encombré la mémoire de mon appareil photo).

Et puis le pays célébrait en grande pompe le tome ultime de l’interminable One Piece, que, sans lire, je connais de nom.

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Ce qui a fait de cette expédition un voyage dans le temps, mais dans tous les sens, parce que je suis passée :

  • de l’hiver (il faisait 12°C à Paris quand je suis partie) à l’été (30°C et un soleil de plomb la première semaine à Kyôto),
  • du passé ancien avec des lieux historiques bien conservés comme les sanctuaires ou le château d’Himeji, au futur avec les centres commerciaux pleins de high-tech et les multiples petits gadgets,
  • Et j’ai aussi fait un bond de 20 ou 30 ans en arrière pour me retrouver nez-à-nez avec les héros de ma jeunesse…

Gourmandise : salon de café McQueen, des parfaits japonais à Paris

Quand on va pour la première fois dans un pays comme le Japon, très éloigné mais dont on a en tête plein de clichés et de bribes de connaissances indirectes via la culture populaire, on a tendance à se faire une petite liste des choses à voir et faire. Le mont Fuji, le Shinkansen, les temples, les filles en kimono, le pachinko… Bon, pour cette fois, les deux premiers n’étaient pas sur mon chemin.

Sur la mienne, il y avait aussi : « manger un parfait – quoi que ça puisse bien être ».

Parce que c’était revenu plusieurs fois dans des dessins animés, notamment dans la scène de Sailor Moon où avant de se faire tuer par les sbirettes de Zoisite, Nephrite écoute la jeune Naru lui confier qu’elle aimerait aller manger un parfait un chocolat avec lui. La scène repassait en flashback à chaque fois que Naru repensait ensuite à Nephrite, et ça faisait donc 20 ans qu’un coin de mon cerveau se demandait « c’est quoi un parfait? ».

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On la revoit même en parler dans le jeu Sailor Moon Drops sorti en 2017

J’ai enfin pu répondre à cette question en octobre dernier, après en avoir vu en vitrine de plusieurs salons de thé à Osaka et Kyoto. Mais difficile de partager ça avec vous sans vous donner une chance d’y goûter aussi sans pour autant faire 12 heures d’avion.

En suivant la graphiste Joranne sur Twitter (elle aussi fan de Japon qui adore partager ses découvertes et étonnements sur ses voyages), j’ai découvert en décembre dernier qu’il y avait sur Paris un endroit typiquement japonais qui en faisait : le Café McQueen, situé dans le quartier Opéra vers le bas de la rue Molière. Un Kisso-ten, plus exactement : un salon de café où discuter entre amis de façon décontractée en écoutant de la musique japonaise et en mangeant des desserts. Ils font aussi quelques plats pour le midi.

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On peut facilement rater la vitrine

Un petit dessin valant mieux qu’un long discours, voici la composition type d’un parfait à la japonaise : dans une coupe à glace, on superpose (sans les mélanger) glace, céréales de type corn flakes, crème chantilly, morceaux de gâteau, fruits, glace et sirop.

 

Un empilement hétéroclite de bonnes choses, donc. Et tout à fait semblable à ceux que j’ai vus exposés en vitrine dans la région d’Osaka. Les céréales et la glace sont incontournables, pour le reste j’ai l’impression que comme une bonne partie de la cuisine japonaise, cela varie en fonction des saisons et des arrivages. Ils ont d’ailleurs, au Café McQueen, le Parfait de la semaine.

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Capsules de Japon : (8) les hôtels

Ce n’était pourtant pas la saison des cerisiers en fleur, alors je ne sais pas si les 3 hôtels qui m’ont hébergé étaient pleins, ou si c’est la coutume du pays, mais tous m’ont fait revenir après l’heure du check-in – dont deux me demandant vers quelle heure je comptais revenir. Certes, en acceptant les bagages laissés en attendant, et même en les montant dans ma chambre avant que je ne revienne, mais cela tient sans doute aussi au standing de l’hôtel – j’ai passé l’âge des auberges de jeunesse et j’aime mon petit confort.

Donc a priori, en voyage au Japon : ne comptez pas que votre chambre soit disponible avant l’heure du check-in.

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Autre détail étonnant, et qui d’après mes lectures se vérifie aussi dans les hôtels capsule et les auberges de jeunesse : outre le gel douche, les salles de bain sont équipées de brosse à dents, dentifrice, peigne et rasoir jetables (sur la photo, c’était encore la classe au-dessus, d’où l’élastique pour cheveux et le coton-tige en sus. Cet hôtel méritera un article à part, je crois). Et offerts. Alors que dans la plupart des pays que j’ai visités, les produits de la salle de bains sont en nombre proportionnel au classement de l’hôtel, certes, mais se limitent généralement aux gel douche, lotion, shampoing, bonnet de douche jetable et, à l’occasion, nécessaire de cirage pour chaussures.

Au Japon, a priori, vous pouvez oubliez votre trousse de toilette sans pour autant devoir tout racheter sur place. Je soupçonne que c’est parce que l’hygiène fait partie de ce qui est considéré comme de la politesse élémentaire vis-à-vis d’autrui, au même titre que de se vêtir correctement (encore un truc sur lequel on devrait insister plus dans nos contrées…), et qu’ils préfèrent donner aux touristes les moyens d’y pourvoir. Hein? Mais non je n’ai pas dit que les Occidentaux avaient la réputation d’être sales. Mais il me semble que c’est pourtant un des clichés qui circulent là-bas sur nous autres gaijin…

Ah, et vu ce que je savais du Japon, j’avais craint l’exiguïté des chambres. Mais franchement, même sans taper dans le luxe décadent, ce n’était pas pire que les hôtels londoniens (ou français). Ce n’était d’ailleurs pas l’hôtel le plus cher qui avait les chambres les plus grandes (même si le décor était un peu… vintage. Non mais j’aime bien avoir l’impression de dormir dans les années 70, c’est cool).

Café Musée : Onigiri café et exposition Japonisme à la Maison de la Culture du Japon

Nouvelle année, nouvelle résolution :

do or do not, there is no try (Confucius Yoda).

 

Après une fin d’année assez poussive et occupée, certes, mais pas forcément à la nourriture de l’âme, j’ai repris des activités culturelles à vocation (entre autres) bloguesques : j’ai profité d’une exposition temporaire à la Maison de la Culture du Japon pour y retourner. Je voulais le faire avant Noël pour y chercher des idées cadeaux, mais je n’avais pas eu le temps, évidemment. Il faudra néanmoins que j’essaie d’y retourner pour une des nombreuses activités proposées par le lieu :

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L’Onigiri Café, par Kunitoraya

La chaîne japonaise Kunitoraya qui a déjà 3 restaurants dans Paris a ouvert un café au rez-de-chaussée de la MCJ (un salon de thé se trouve au 5e étage, mais est ouvert uniquement sur réservation pour les cérémonies du thé, si j’ai bien compris). Comme son nom l’indique, il sert des Onigiri (triangles de riz enrobés d’une algue, fourrés de façon variée : prune salée, saumon, thon mayonnaise, algues…), mais aussi diverses variétés de thé (dont mon genmaicha adoré), ainsi que des mochi (pâtisseries japonaises à base de pâte de haricot rouge. Les prix sont raisonnables, entre 3 et 5 Euros l’onigiri, 5 Eur les mochi, et les thés de 3 à 6 euros (pour le Matcha latte). Il y a également des sakes, des sodas et des liqueurs de yuzu et de prune (ume).

L’exposition

Japonisme : ce terme désigne le courant artistique qui a traversé la France fin XIXe début XXe siècle, quand le Japon a rouvert ses frontières et que les échanges culturels avec l’Europe ont recommencé. L’exposition (gratuite) se concentre sur les débuts, avec les premiers objets japonais importés en France, soit via la Chine, soit via des voyageurs, soit cadeaux des ambassades. L’exposition est courte (une grande salle) mais présente de très belles pièces, dont un panneau représentant le comptoir hollandais de Deshima (près de Nagasaki) J’y ai découvert que, loin d’être seulement le seul port ouvert aux Européens (et encore, exclusivement les Hollandais…) avant 1858, c’était une île artificielle entourée de murailles et apparemment fortement gardée, reliée à la terre par un étroit passage facile à surveiller.

Autre surprise, les portraits photographiés des membres de l’ambassade envoyée en Europe pour tenter de retarder l’ouverture d’autres ports aux gaijin : le membre le plus âgé présenté à 39 ans, et le plus jeune… 16 ans! – Masuda Susumu, interprète d’anglais (et ce n’est pas un cas unique : un autre avait seulement 17 ans, et c’est son portrait – en costume traditionnel et noeud papillon! – qui illustre l’affiche).

L’exposition se termine le 20 janvier, donc dépêchez-vous si cela vous intéresse. Les photos sont interdites, d’où la pauvreté iconographique de mon compte-rendu de visite.

Le Japan Store

il est ouvert depuis octobre 2016, mais je n’étais pas retournée à la MCJ depuis un bail car ce n’est pas dans mon secteur. C’est une boutique design située au rez-de-chaussée, gérée par Mitsukoshi, l’équivalent nippon des Galeries Lafayette. Aussi cossu que les GL, le Japan Store propose des articles de mode de divers créateurs japonais, de l’épicerie fine traditionnelle ou contemporaine (chocolat, thé, sake…), de la vaisselle, des produits de beauté, ainsi que des articles de papeterie (dont des mini-trousses Star Wars, c’est vous dire si c’est varié).

Si vous allez visiter la MCJ, n’oubliez pas de jeter un oeil par la fenêtre depuis l’étage de l’exposition : la vue sur la Seine est jolie (enfin là, le temps n’aidait pas…)

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Capsules de Japon : (7) les tampons

Le Japon, c’est le bon pays pour commencer avec un tampon*.

Je parle ici bien sûr des tampons encreurs à apposer sur votre carnet de voyage. Tous les sites touristiques ont leur petite table équipée d’un beau tampon représentant le lieu et d’un bloc d’encre – voire deux. Et souvent plusieurs personnes, de tous âges, attendant pour compléter leur collection. Cela doit satisfaire à la fois le goût du beau, le tempérament de collectionneur et le manque de place, et renvoyer au passé de ce pays de l’écrit.

(jeu pour les voyageurs et nippophiles : devinez quels endroits j’ai visités…)

Quel joli (et peu encombrant) souvenir à rapporter! (et quelle bonne excuse pour acheter un carnet Evoli au Pokemon Center pour en tamponner les pages de garde avec entrain comme un touriste japonais). La prochaine fois, j’en achète un exprès (sans lignes ni quadrillage) et je me balade avec mon propre bloc d’encre pour les cas où ceux fournis sont un peu fatigués…

Il existe également des carnets spéciaux (Goshuinchô) pour les sceaux apposés par les prêtres dans les sanctuaires shinto, à acheter au premier temple visité. L’équivalent dans ce cas, plus ou moins, du carnet du pèlerin de Compostelle. Si vous souhaitez faire les deux, préférez les garder séparé du livret sur lequel vous collectionnez les tampons des gares et lieux touristiques : même si pour nous gaijin, cela relève du souvenir touristique, cela reste également un objet religieux. Donc même si les moines demandent une petite donation en échange de leur calligraphie, ils peuvent ne pas vouloir mélanger sacré et profane.

 

* Je suppose qu’il y a des jeunes ici qui ne comprendront pas la blague, mais ça fait référence à une vieille fausse pub des Nuls que je ne retrouve hélas pas sur le Web, parodie d’une pub qui débutait par la formule « Pour bien commencer avec un tampon », et qui présentait Alain Chabat en fonctionnaire avec un tampon encreur. Mais si vous ne connaissez pas, ça ne sera pas drôle de toute façon…

Capsules de Japon : (6) pet cafés, maid cafés etc…

les pet cafés

En France, quasiment tous les cat cafés essaient de proposer une vraie offre culinaire, parfois exclusivement sucrée. Au Japon, les pets cafés que j’ai vus fonctionnent sur un système de facturation au temps passé sur place, les forfaits d’une heure incluant une boisson. Et c’est à peu près tout en terme de consommation… Vous pouvez certes commander une 2e boisson, voire un peu de snacking, mais clairement, les plaisirs du palais ne sont pas l’objectif ni le business model.

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Cat Cafe, kimono, passage à niveau qui fait diling… t’es au Japon

En revanche, vous pouvez acheter des friandises à donner aux chats (du genre bâtonnet de poisson sous vide spécial chat. Attention aux doigts qui sentent la marée ensuite). Succès garanti pour réveiller les matous ou rendre affectueux les timides… Pas d’inquiétude pour la santé des gourmets : le personnel veille à ce qu’on n’en donne pas à celui ou celle qui n’y a pas droit.

Vous pouvez aussi acheter des petits goodies à thème chat (ou hibou, ou lapin…). Voire des photos des pensionnaires du lieu. Dans certains cas, les bénéfices servent à financer les soins aux chats errants (très nombreux au Japon, comme je vous le disais ici même récemment).

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Attention à bien regarder les avis sur TripAdvisor avant d’y aller. Il y a beaucoup de ces lieux dans les grandes villes, et tous ne semblent pas très respectueux des animaux et/ou de l’hygiène. Je suis plutôt bien tombée avec ces trois établissements :

  • le Neko Café Time à deux pas du célèbre temple de Fushimi Inari, avec une jolie vue sur la rivière, dont plusieurs chats viennent de la rue.
  • Guru Guru Do à Osaka, autre cat café à déco hindoue dans une salle plus sombre, dont je suis moins convaincue qu’ils aient une vocation d’aide aux chats néanmoins.
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Notez le panneau « ne pas toucher quand les oiseaux dorment »

  • Wata Wata Owl Cafe à Nara. Là, même si les animaux ont l’air en bonne santé également et le personnel attentionné envers les clients comme envers leurs petits pensionnaires qu’ils protègent de tout manipulation excessive, je suis plus mitigée : si, d’un point de vue très égoïste, ça m’a fait plaisir de voir et de doucement effleurer perruches, hiboux, chouette et même leur petit faucon, rêve qui quelque part m’était plus ancien que celui de visiter le Japon, ça fait mal au coeur de savoir ces oiseaux sans doute privés de vol – même s’ils proviennent tous d’élevages, a priori.

Les maid cafés

Ils fonctionnent comme les pet cafés, sauf que vous n’avez pas le droit de toucher les « maids », les serveuses en costume de soubrette. Non, sérieusement. Je n’ai essayé qu’un maid café, mais le principe est terriblement similaire aux pet cafés : vous payez un droit d’entrée (500¥), pour une durée déterminée. Celui où j’étais, de la chaîne Maidreamin, avait une vraie carte de restauration avec des plats, des desserts, etc. Vous pouvez également opter pour une formule de service incluant plat et/ou dessert, un goodie au choix parmi ceux présentés par la demoiselle (badge ou serre-tête ici. J’ai pris le serre-tête « oreilles d’ours » histoire de me fondre dans mon environnement), une photo type polaroid (mais Fuji) avec la maid de votre choix, voire un petit show dansé sur l’estrade. Les Maidreamin éditent aussi des CD façon idols, semble-t-il.

 

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Ceci vous permet de discuter avec les serveuses en tenue de soubrette kawaii, du moins si vous parlez japonais. Parce que dans mon cas, ça s’est borné à reproduire les petites pantomimes qu’elles faisaient en servant, et à essayer de se comprendre entre leurs bribes d’anglais et mes bribes de japonais. Il semble que chaque type de plat / boisson s’accompagne de sa pantomime dédiée, que vous êtes censé faire également. On vous propose tout un tas de goodies à acheter en plus. Maidreamin propose même des cartes de fidélité et vous avez droit à un cadeau pour l’anniversaire de votre inscription (ou celui du café?). Marketing rodé entre Yves Rocher et le club Dorothée.

J’avais quelques craintes sur le concept qui, depuis notre occident, semble voué à virer au crapoteux. Mais en fait, ça évoque plutôt Disneyland : du staff déguisé qui interagit avec les clients en restant dans leur personnage (de jeune fille kawaii, pas très loin des princesses Disney finalement), dans un univers kitsch à souhait. Sur leur site, ils utilisent d’ailleurs le même vocable que Disney en appelant leur personnel du « cast » et les cafés « Dreamland ». Alors on fait comme à Disneyland : on laisse son cynisme et son cerveau à l’entrée, on s’offre une pause de déconnexion du réel, et on repart avec une photo souvenir bien ouate de phoque et un sourire perplexe. Nyan! (oui, elle mime le chat. Moi aussi. A Rome…).

maidream_maid cafe_yukimi and me

Attention à ne pas confondre avec les bars à hôtesses, qui existent aussi au Japon, mais proposent de tout autres prestations… Dans les maid cafés, on ne touche pas, on ne tient pas de propos douteux, on reste en mode kawaii. Vous pouvez lire le règlement en anglais sur le site, il le confirme, et me confirme aussi que j’ai bien fait de ne pas prendre de photos dans le café en dehors de la glace : la nourriture est la seule chose qu’on a le droit de prendre en photo! Je ne suis pas sûre que je le referais, surtout parce que c’est plutôt destiné à un public masculin, et que faute de pouvoir discuter avec le staff, je ne pouvais pas expliquer dans quelle état d’esprit j’étais là, moi la gaijin de toute évidence pas très au courant des us et coutumes de l’endroit.

Les cafés temporaires à thème

japon capsule_square enix cafe

J’ai voulu tester le café temporaire Sailor Moon, au Abeno Q-Mall à Osaka, puisqu’il était providentiellement ouvert durant mon séjour prévu de longue date. Mais bien qu’il soit à moitié vide avec des panneaux de bois empêchant de voir l’intérieur depuis dehors, on ne pouvait pas venir sans réservation sur le site web. Site tout en japonais, pas clair, où tu payes 650¥ de frais de réservation. Tout ça pour manger des trucs certes à thème Sailormoon, mais chers et artificiels comme c’est pas permis, d’après les photos. Accueil et déco quelconque (pour m’entendre dire qu’il fallait une résa, j’ai dû entrer donc j’ai jeté un oeil), un petit stand de merch. Ils sont gentils, mais je n’accepte d’être un pigeon que quand j’y trouve mon compte, et là, je n’étais pas emballée… Je n’y suis donc pas retournée.

Au centre commercial Yodobashi d’Osaka, j’ai vu trop tard un « Square Enix Café« , mélange de café et de boutique de merchandising dédiée au studio de jeux vidéos qui a créé Final Fantasy, entre autres. Je venais de manger et il y avait foule, donc j’ai passé mon tour, mais il avait plus de succès, je suppose qu’il est meilleur.

Photographie : hasard et jeux en rouge et noir

Comme je le disais dans un article précédent, « Avant de nager contre le courant, assure-toi qu’il ne t’amène pas où tu veux, eh, patate! ». Or donc, dans la même rue que le café « Un Grain Décalé », et avant d’y arriver, j’avise un magasin de jeux. Cela m’intrigue : j’ai remarqué qu’il s’agissait d’une tendance qui revenait, alors qu’il y a 4 ou 5 ans encore, les jeux de société semblaient un loisir moribond. On trouve même des cafés de jeux!

Et donc, songeant à en faire un article, je m’arrête devant la vitrine, et m’apprête à la prendre en photo. Et là, c’est le drame : intrigués que je prenne une photo, les passants qui passaient prêtent attention à leur tour à la vitrine. Deux entrent dans le magasin pendant qu’une autre stationne devant, gâchant ma photo (crois-je). J’attends, j’attends, mais elle prend son temps. Et puis finalement, le déclic se fait dans ma tête, et je prends la photo telle quelle en souriant à part moi de la coïncidence…

rouge et noir_hasard_jeu

(alors oui, je sais : je ne suis pas photographe et je ne prétends pas l’être)