Concert : Metallica à Bercy, 8 septembre 2017 – photos, vidéos

On peut se demander parfois comment certains groupes, comme Metallica, parviennent à rester au sommet et continuer de remplir des salles comme Bercy (2 dates d’affilée, hier et demain), après 36 ans de carrière et malgré des critiques pas toujours élogieuses sur leurs albums plus récents.

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A ceux-là, Metallica a apporté la réponse hier :

– une setlist alternant les standards du groupe (Master of Puppets, Enter Sandman, Nothing Else Matters…) et des chansons du nouvel album « Hardwired for Self-destruct » (fort appréciés des habitués d’après les commentaires) afin de contenter tout le monde.

– une scène centrale, bien conçue pour que tout le monde voie, et sur laquelle les musiciens prennent grand soin de circuler pour échanger avec chaque coin de la salle.

– une énergie débordante et positive dans le partage avec la « Metallica Family« , comme l’appelle à plusieurs reprises James Hetfield, le chanteur, avec le batteur Lars Ulrich qui passe presque plus de temps debout qu’assis.

– un show très professionnel dont les trouvailles visuelles (écrans suspendus projetant vidéos et effets lumineux, plus un peu de pyrotechnie et des mini-drones sur Moth Into Flame pour représenter le ballet des lucioles) n’empiètent pas sur le côté rough de « 4 mecs sur scènes qui bourrinent leurs instruments » – un peu le coeur de métier de ce type de musique, avouons-le.

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Une des nombreuses variations du mur d’écrans

– un public debout dès les premières notes de l’intro emblématique d’Enio Morricone (Ecstasy of Gold), et qui ne s’est plus rassis. Il faisait très chaud dans la salle pleine comme un oeuf…

– un petit clin d’oeil au public français quand Kirk Hammett (guitariste) et Robert Trujillo (bassiste) se font un petit interlude seuls en scène en duo, pour jouer quelques riffs de ‘Antisocial‘ de Trust – aussitôt reconnu et entonné par une partie du public.

– distribution de mediators par gobelets entiers à la fin du spectacle, pendant le long au revoir au public. Lars a choisi les fans à qui il a tendu ses baguettes, attendant patiemment que ce soit les bons qui tendent le bras (sans doute des jeunes, je n’ai pas vu). C’est anecdotique, mais c’est représentatif pour moi de la générosité du show et du groupe envers leur public.

– une « drum battle » où chacun des 4 membre a tapé sur son cube, je ne dirais pas quels concerts ça m’a rappelé pour ne pas donner de crise cardiaque aux metalleux qui liraient ces mots.

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Le salut final de Metallica au 5th Member (le public)

A un moment, James Hetfield a demandé de lever la main, d’abord aux gens qui assistaient à un de leurs concerts pour la première fois (j’en fus), et ensuite aux autres (une large majorité, à 90% au moins je dirais à vue de nez). Aux premiers, il a dit bienvenue dans la Metallica Family (appelée aussi le 5th Member dans la communication du groupe). Aux seconds, il a exprimé la gratitude du groupe : « We appreciate that ».

J’ai envie de dire que les actes parlent autant que les mots, et que ça se voit qu’ils ne tiennent pas leur public pour acquis. Plus de 2h de show par soir, en variant les setlists pour éviter la lassitude des musiciens, sans doute, mais aussi des spectateurs qui font plusieurs dates. Respect, chapeau bas, en tant que spectatrice je peux répondre que « we appreciate that, too ».

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Bonsoir, James!

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Post-scriptum : GDP, Tokio Hotel et Metallica sont dans un bateau

Un petit post-scriptum à l’attention de ceux qui ont lu mes démêlés d’achat de billet (et ceux qui ont connu les mêmes pour A-ha et d’autres groupes), et à Jean-Stagiaire de Gérard Drouot Productions : la semaine dernière, j’ai commandé des billets à la prévente fans du Worlwired Tour, la prochaine tournée de Metallica. Tu connais Metallica? Un petit groupe de jeunes un peu connu, avec quelques fans.

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C’était la prévente pour une grosse trentaine de dates étalée sur toute l’Europe. Tu sais quoi? Certes, les places en fosse sont parties le temps de cliquer dessus, mais j’ai quand même réussi à avoir des places. En une seule fois. Pas de bug, pas de panier qui se vide tout seul le temps d’arriver au paiement, pas de page qui reste en rade à se charger pendant une heure, pas de places meilleures remises en vente dans la journée parce que toutes les buggées (cad presque toutes) étaient restées coincées dans les tuyaux.

METALLICA, 38 DATES EN MEME TEMPS.

Et toi, tu craches tes tuyaux et tu crashes au moindre concert de Jean Meyrand dans la salle polyvalente de Bidon (233 habitants). Sérieux, achète-toi un serveur ou décide-toi à payer un hébergeur digne de ce nom, ou mieux : change de métier : j’en ai marre de l’amateurisme français.

Concert : Tokio Hotel à l’Olympia – Dream Machine

Dream Machine : le nouvel album

Nouveau tournant musical après Kings of Suburbia,  Dream Machine, le nouvel album de Tokio Hotel, est fortement influencé par les 80es, comme le laisse deviner la pochette, elle-même inspirée de Stranger Things, série télévisée diffusée sur Netflix bourrée de références aux films pour ados de ces années-là, des Goonies à Stand by Me (am I being too obvious?).
Bill Kaulitz, le chanteur, se dit obsédé par cette période (je dirais hanté). Ceux qui suivent le groupe savent qu’il est notamment un grand fan de David Bowie, et que ses acolytes ont eux aussi commencé la musique bercés par de « vieux » groupes comme Metallica, Genesis ou autres références inattendues chez des jeunes de cet âge. Alors en écoutant Dream Machine, on pense à la synth pop de Depeche Mode première période, à Bronski Beat (pour les poussées de voix de fausset notamment), à OMD, ou même à Rencontres du 3e Type (logique pour un groupe qui a baptisé ses fans les Aliens et qui se présente sur scène en armure futuriste sur une tour de néons). Voire à Albator.
Mais l’album mélange ces influences à d’autres plus récentes, comme Daft Punk ou the Weeknd.
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Hallo Raumschiffkapitän, le vaisseau-mère est de retour

Le résultat est planant et agréable à l’écoute, plus à mon goût que Kings Of Suburbia où je me serais passé de la moitié des chansons. Mais en ce qui me concerne, il y manque un peu d’intensité (… et de rythmique kitsunesque peut-être) pour que ça passe de « j’aime bien » à « c’est trop bien je vais l’écouter en boucle pendant 2 mois » (ce qui est l’effet que je recherche et trouve généralement avec mes fandoms musicaux). De plus, à force de rappeler des choses (et d’être en anglais), ça devient un peu générique. Il faut dire que les années 80, je les ai vécues, moi…

Dream Machine Tour : sur scène

De ce côté-là, Tokio Hotel reste fidèle à son sens du spectacle. Au niveau mise en scène, c’était comme d’habitude très bien produit, une scène surélevée bizarroïde science-fiction à souhait (mais plus petite qu’au temps de l’Etoile de la Mort du Humanoid City Tour). Tom et Georg y ont passé la moitié du show à jouer essentiellement des claviers, en descendant de temps en temps pour reprendre guitare et basse, respectivement. Gustav était au niveau de la scène et plus sur le devant qu’eux, pour une fois pour un batteur. Il pouvait donc boumtchaquer tout son soûl sans assourdir ses potes. Ceux-ci lui ont quand même tous rendu visite à un moment ou un autre pour de petits boeufs. Il y avait également un bon light show ambiance nightclub / (mais hélas pas top pour les photos).

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Babymetal et les Red Hot Chili Peppers à Birmingham (2e)

Récit du concert du samedi 10 décembre 2016

Et c’est pas fini!

Dimanche 11 décembre 2016, Birmingham : On prend les mêmes et on recommence.

A la base je ne comptais faire qu’un concert. Mais dès la prévente pour les fans, impossible de choper des billets potables pour le samedi. Donc je me suis rabattue sur le concert du dimanche, moins disputé. Partant de là, ben, vu que ça tombait un week-end, et que j’aime bien profiter de mes concerts pour faire du tourisme, je n’allais pas y aller que le dimanche… et quitte à être là le samedi avec un hôtel à côté de la salle, donc à côté de l’aéroport, donc loin de tout… bon bah on ne va pas passer le samedi soir à l’hôtel alors qu’il y a un concert à côté. Autant y aller aussi même si c’est au fin fond de la salle vu que, même à la mise en vente « normale », il ne restait que ça. Avantage : le billet est moins cher…

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Birmingham Resorts World

Autre avantage, en suivant les actualités des RHCP : ceux-ci changent pas mal leur setlist d’un concert à l’autre. Donc ce ne serait pas inutile d’en voir deux. Cerise sur le gâteau : ils ont l’intelligence de proposer en téléchargement, quelques jours après chaque concert, un enregistrement complet du live en qualité professionnelle. Pas besoin, donc, de m’user les épaules à enregistrer, sauf si je veux le visuel.

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La veille, j’avais pu retirer au box-office les billets des deux concerts, je n’ai donc pas à venir à 18h pétantes pour être sûre de pouvoir le faire sans rater la première partie (ce serait ballot, avouez, puisque je suis venue surtout pour elles). Par contre, n’ayant pas envie de manger un 2e fish’n’chips spongieux à même le sol du hall d’accueil de la Genting Arena, aussi propre et spacieux soit-il, je me restaure au centre commercial voisin avant de venir. Mauvaise pioche, du reste, car à 18h la seule option qui ne soit pas un attrape-bobo hors de prix vient de fermer. Je me rabats donc sur le Costa Coffee, qui ferme à 18h30.

Dimanche : Babymetal

A 19h30, devant un public plus nombreux que la veille, les quatre musiciens du Kami Band et les Babymetal arrivent à grand renfort de décibels. Comme c’est le 2e concert et bien codé, on se dit qu’on n’aura pas trop de surprise. Mais en fait si, du moins une demi-surprise, puisque des fans avaient entendu la chanson répétée au soundcheck : Doki Doki Morning remplace Awadama Fever. C’est une chanson dans la même veine, musicalement, très connotée idol (ce fut la première chanson du groupe), donc pas de bouleversement. Mais ça fait plaisir d’entendre une autre chanson. Ca donne un peu plus l’impression d’avoir eu droit à un concert entier si on cumule les deux jours.

La fin de Doki Doki Morning :

L’autre différence vient de la place : plus haut mais sur le côté de la scène, je vois mieux les artistes. J’arrive même à prendre quelques photos pas complètement pourries. Je suis aussi bien placée pour voir que, si peu de gens s’agitent en réaction à la performance des BM, les fans en question sont essentiellement au premier rang. Kitsune powaaaaa! Outre la dizaine de fans croisés la veille devant la salle vers 14h, qui faisaient la queue pour être au premier rang (il y avait le même nombre de fans des RHCP à cette heure-là), on doit être au moins une cinquantaine ou une centaine assez fans pour arborer les T-shirts, et sans doute plus de « casuals » ou de gens curieux. Il me semblera d’ailleurs que ce soir, la foule a chanté un peu sur Megitsune.

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Tsuinte nabi kasete – laisse flotter tes couettes!

 

Mais comme je n’ai pas enregistré de vidéo à part le bout de Doki Doki Morning ci-dessus, et l’intro de Catch me if you can ci-dessous – où vous pouvez voir les batteur et guitariste des Red Hot, Chad Smith et Josh Klinghoffer, observer les solos des musiciens -, afin de chanter tout mon soûl sans ruiner le son, je ne peux pas vérifier.

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Babymetal et les Red Hot Chili Peppers à Birmingham

Quelque part en 2016 :
« Ah tiens, les Red Hot Chili Peppers refont une tournée en Europe. Et si j’allais les voir? Ouais, non, ça fait un moment que je ne suis plus trop leur carrière, et puis c’est à Bercy, et ça coûte cher. »

Un peu plus tard en 2016, info : pour toutes les dates en Angleterre et Ecosse, la première partie sera assurée par Babymetal.
« C’est quand ?! C’est où ?! Est-ce qu’il y a une date un samedi?! Aaaaah, ben voilà : Birmingham ! C’est bien, Birmingham, enfin sans doute, je ne connais pas encore, en plus. C’est où qu’on s’inscrit pour les préventes des fans? »

Voilà voilà. La différence entre être un « casual fan » et un fan tout court. Ca faisait longtemps que, ayant quelques albums des Red Hot à la maison, je me tâtais pour les voir en concert. Mais toujours, la procrastination, la flemme et l’impression de ne pas être vraiment le bon public m’avaient retenu. Jusque là. Mais les petiotes, on ne sait pas quand on les reverra en France. Alors ma foi… Ca ferait cher du billet pour un groupe dont on est fan « en passant ». Mais pour en voir deux qu’on voulait voir de toute façon, hein. Ca ne se discutait même plus.

Samedi 10 décembre 2016

1e partie : Babymetal

Finalement, la Genting Arena est grande (capacité similaire à Bercy) mais bien fichue, assez compacte : la fosse est grosso modo carrée. Certes je suis loin, mais je vois des silhouettes assez nettes, pas des petits pois. Évidemment, l’appareil photo et son zoom voient encore mieux, et au bout de 10 secondes de l’intro parlée façon Star Wars, je décide d’enregistrer tout le set des BM, histoire de pouvoir en profiter plus tard aussi. Dont acte – et dont pas de photos, du coup.

La setlist était identique aux 2 jours précédents :
– Babymetal Death
– Awadama Fever
– Catch me if you can (où, durant leurs solos respectifs, les membres du Kami-band rendent hommage aux Red Hot Chili Peppers, Leda avec un bout de Can’t Stop, Boh le bassiste avec Around the World)
– Megitsune (sur lequel elles arrivent avec le masque du renard – kitsune – et portant le yukata du clip par dessus leurs tenues de scène à leur retour des coulisses)
– Karate
– Gimme Chocolate

Les filles sont à fond, comme d’habitude, même si le public ne lui est pas acquis. Moametal est particulièrement agitée et exubérante, essayant de communiquer son énergie à la foule. Su-Metal parle un peu plus, en anglais. Moa s’essaie même à demander au public s’il aime le chocolat. Le Kami-band est au taquet également.

Je me demande si la tracklist ne bénéficierait pas d’un peu plus de variété pour une performance devant un public qui ne les connaît pas et pas très orienté « metal ». Car à l’exception de Megitsune, les morceaux sont dans la veine trépidante et, pour Awadama Fever et Gimme Chocolate, le côté idol est très présent. The One (surtout en version anglaise) ou Road of Resistance, plus rock, sont peut-être plus accessibles à un public mainstream.

Dans l’ensemble, je trouve le public poli mais un peu mou. Cad qu’ils applaudissent après chaque chanson, et du fond je n’entends pas de huées ni autres signes de mécontentement. Par contre, on compte les Kitsune (fans de BM) quand Su-Metal demande de taper dans les mains ou de chanter – pas du japonais évidemment. Des trucs simples comme Wow wow wow ou Gimme the chocolate – pour ce dernier, les Grandbretons ont peut-être mal compris, vu que c’est plutôt du japanglais qui sonne comme « chokoleito », et que le « the » est de trop.

Les Red Hot Chili Peppers

Après le petit break réglementaire, on passe au plat principal, avec les Red Hot Chili Peppers. Où je constate que le public ne bouge toujours pas beaucoup, pour un concert dont les places se sont presque toutes arrachées dès la prévente réservée aux fans. Les gradins resteront, dans l’ensemble, assis, sauf sur des mega-hits comme Californication ou Give it Away. Pour un pays réputé pour son appréciation du rock, et une ville berceau de Black Sabbath, c’est mou du genou. De la même façon, le public, en tout cas de ce que j’entends dans le fond, ne chante que sur les chansons les plus connues du groupe. Par contre, ça boit beaucoup… peu n’iront pas se chercher une bière à l’entracte, voire pendant le concert. Surtout, tu le dis si la musique est trop forte pour t’empêcher de boire tranquille, hein. Ça explique peut-être le peu de mouvements : il est périlleux de shaker son booty une bière à la main dans une rangée compacte…

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Heureusement, si le public est modérément énergétique, le groupe, lui, se démène sur scène avec un bel enthousiasme, et une belle santé pour des quinquas. Le petit jeune de service, Josh Klinghoffer, dernier arrivé d’une assez longue série de guitaristes, n’a pas eu de mal à trouver ses marques. Entre deux chansons, il y a de nombreux jams, à configurations diverses entre lui, Flea et Chad Smith, le solide batteur, qui nous gratifie même d’un joli solo. Peut être un peu trop de jams, même, si j’ai bien compris une remarque d’Anthony Kiedis à ses acolytes vers la fin… Oups! Mais au moins, ils s’éclatent, et personnalisent le show, avec un interlude de Flea chantonnant sur Coventry – ville voisine.

Niveau visuels, l’essentiel des effets est constitué d’un « tapis » mouvant de tubes luminescents accrochés au-dessus de la scène et de devant de la fosse, qui montent, descendent, décrivent divers mouvements en changeant de couleurs et en suivant la musique. Le résultat est assez planant et psychédélique, sans faire mal aux yeux ni cacher la vue. Bien joué. (bon là, c’est surtout du rouge, mais parce que les autres couleurs ressortent mal en photo…)

Le reste du dispositif se compose d’écrans, pas toujours actifs mais qui diffuseront le clip de Sick Love (ci-dessous) durant la chanson, ou de plus classiques gros plans des musiciens. En parlant de ceux-ci, ils sont accompagnés sur scène de deux extras restant en retrait, l’un aux claviers et l’autre qui, d’un morceau à l’autre, passe de la guitare au violon ou autre.

A noter, deux entorses aux « coutumes » des concerts :
– il n’y a pas eu de présentation des musiciens (ni les permanents, ni les suppléants)
Flea a remercié les Babymetal de faire leur première partie. Autant l’inverse est habituel, voire contractuel, je ne sais pas, autant c’est bien la première fois que je vois un groupe ou artiste ne serait-ce que mentionner ceux qui assurent la première partie. D’ailleurs la moitié du temps, ils ne doivent pas savoir qui c’est…

Après une heure et demi de morceaux surtout hyper-actifs, entrecoupés de chansons plus soft, comme Other Side ou Goodbye, les Red Hot Chili Peppers terminent sur un rappel de deux titres, Goodbye Angels et Give it Away (que j’ai enregistré aussi à cause d’un passage particulier de Give it Away qui fait que c’était une soirée à 3 fandoms…).

Pfiou. Sacrée performance.

Reportage : Babymetal en concert au Playstation Theater, New York*

EDIT : July 2, 2016 : I added an abriged version in English before the French version :

The Playstation Theater is a nice 2000-standing people venue right in Times Square, New York. It has two standing levels and a third level with seated area at the back. It was packed full that night for the sold out concert of Babymetal, their second in New York – and my very first Babymetal show.

Half an hour before the door opened, the queue looked endless. From the number on the hand of a girl next to me in the room, there were over 600 people waiting already. And some people were already queueing in the morning. That’s some dedication!

Inside, there were two merchandising booth, with a small selection of items. It looks like kitsune masks are not sold in US and Europe? Security reasons maybe?

The crowd was one of the most diverse I had seen at a show : of course there were fans from « The One » (official fan-club), but other than them, it ranged from teenage girls in cosplay or lolita outfits (I saw one with a full Kitsune kigurumi!) to grey-haired metalheads, and everything in between : men, women, old, young, nerds and 30-something hipsters…

All these people started to get move and get excited when the show started right on time. They were not casual bystanders, but knew at least a few songs, if not more. By the look of it, the Fox God plan to conquer the world and breach frontiers of language is well on its way. Su-Metal, Yuimetal and Moametal walk in to a round of applause and cheers.

On stage, the three girls are as bouncy and energetic as in the live videos I had seen : dancing, singing, interacting with the crowd like the seasoned performers that they are, in spite of their young age. It’s a truly engaging show. Due to the very mixed audience, when Su-Metal commands a wall of death at the beginning of Road of Resistance, it doesn’t catch up much. But other than that, the crowd happily reacts to the calls of the three Japanese girls, or to the Kami Band for their solos on Catch me if you can.

The One, performed in English and with black caped overcoats, feels very much like the religious ceremonial it is set to be. The band and the crowd share their love for the music. I entered the venue as almost a casual listener, I exited as a fan.

Le Playstation Theater est une jolie salle de 2000 personnes à Times Square, qui a une fosse à deux niveaux, derrière laquelle se trouvent encore quelques rangées de gradins. Les deux petites mezzanines sur les côtés ne semblaient pas ouvertes au public ce soir là. Néanmoins, avec cette configuration, un maximum de gens peut avoir une bonne visibilité de la scène. Joie! D’autant plus joie que n’ayant commencé à faire la queue qu’une demi-heure avant l’ouverture des portes, j’ai eu la mauvaise surprise de voir que les deux files (VIP et standard) remontaient la rue jusqu’à loin. Très loin.

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Et là on ne voit pas le début de la queue : elle commence de l’autre côté d’un passage sous l’immeuble…

D’après le numéro inscrit sur la main de la fille assise à côté de moi dans la salle, plus de 600 personnes étaient arrivés avant moi – pour une salle contenant le triple. Mazette. Je savais que le public de Babymetal était du genre passionné, mais là ils battent même celui de Tokio Hotel. Et on est à New York, même pas leur fief! Les places ont d’ailleurs mis du temps à finir de se vendre, ce n’est que peu avant le concert que ça a fini de se remplir. En tout cas, le concert est complet, ce qui d’après la liste défilant sur les écrans, est assez rare.

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Reportage: mon premier Download Festival

Je l’ai toujours dit (enfin, depuis que je l’ai compris) : les fandoms, c’est entre autres une manière de s’ouvrir à des choses qu’on n’a encore jamais fait, et qu’on ne ferait peut-être pas sans cette occasion. Voyager, rencontrer des gens d’autres milieux, d’autres pays…

Ainsi, je m’étais toujours dit que les festivals, ce n’était pas mon truc: déjà parce que j’aime très peu de groupes, j’ai tendance à m’ennuyer au bout de 2 chansons quand je ne connais pas (et quand ce n’est pas le cas, j’ajoute tout de suite le groupe à ma playlist pour creuser car justement c’est assez rare pour que je ne fasse pas la fine bouche pour de vulgaires question de snobisme. Ce fut le cas pour Babymetal).

Alors rester debout des heures à me tartiner des groupes que au mieux je supporte, pour ne pas être trop mal placé pour celui que je veux voir, bof… Et l’ambiance « camping, bière et sandwich », ce n’est pas trop mon truc non plus.

Mais vu que c’était la seule occasion de voir Babymetal en France cette année, me voilà partie pour assister au premier Download Festival français. Annoncé comme un festival « dédié à toutes les formes de rock », mais quand même sacrément orienté metal, quand on voit le line-up : Anthrax, Iron Maiden, Megadeth, Rammstein, pour ne parler que des plus connus. Autre raison pour moi d’y retourner à deux fois (ou trois) avant de prendre mon billet.

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Reportage : Babymetal au Download Festival France

C’est la date attendue par les fans français de Babymetal, la seule date française de leur tournée Metal Resistance : la main stage (= scène principale) du premier Download Festival français, inspiré de son homonyme britannique.

Las, si contrairement aux fans anglais qui ont assisté à un set sous une pluie battante, les fans français ont vu le soleil dissiper les nuages juste avant l’arrivée sur scène du Kami Band, c’était pour un faux départ: la bande expliquant le plan du Dieu Renard pour ramener le metal au monde se lance, le Kami Band entame Babymetal Death, la chanson permettant aux filles de se présenter… Et puis s’arrêtent. Ben quoi? Où elles sont les petiotes?

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Les musiciens rigolent, on se dit qu’il y en a un qui a oublié de brancher son instrument… Après un peu de palabres en coulisses, les musiciens y rejoignent le staff. Flûte. Ça doit être plus grave que prévu. Effectivement, alors que les cameramen font patienter la foule en affichant en zoom les festivaliers lookés (dont un Pikachu timide sur lequel ils reviendront souvent…), les filles qui montrent leur soutif, etc, l’attente s’éternise. Il est bien 18h25 quand le Kami band revient sur scène pour reprendre Babymetal Death, suivi des filles.

En entendant Yui et Moa, ou plutôt en ne les entendant guère, j’ai dans l’idée que ce sont des problèmes patents de son qui ont retardé le set, et qu’ils ne sont pas complètement résolus. Heureusement, on entend Su, mais le son est quand même assez pourri. Comme le planning du festival n’a aucune marge (les sets suivants doivent commencer à 19h, y compris celui sur la scène 3, voisine), les filles ne nous interprètent donc qu’un best of de 35mn de leur répertoire avant de quitter la scène pour respecter le timing :

1 Babymetal death
2 Gimme Chocolate
3 Catch me if you can
4 Megitsune
5 Karate
6 Road of Resistance

Elles terminent par Road of Resistance, où Su-Metal comme d’habitude commande un wall of death. Je ne vois pas s’il est suivi, car providentiellement, le fan japonais qui était devant moi est parti derrière (pour aller faire du crowdsurfing depuis le fond de fosse) juste avant que les filles ne reviennent avec leurs drapeaux. De sorte que le temps d’un titre, je peux m’appuyer à la barrière à sa place. Premier rang à Babymetal, yeaaaah! Ca me permet de prendre enfin une vidéo potable d’une chanson entière.

Bref, mais intense, les filles délivrant en 35 mn la même énergie que celle prévue pour l’heure, semble-t-il…

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A-ha à Mannheim et Francfort

Pas de long article, c’était le même concert qu’à Paris, à peu de choses près, y compris, hélas, les basses trop fortes qui envoient des pulsations façon massage cardiaque. Apparemment dans la fosse à Francfort ça ne se sentait pas, mais moi qui étais dans les gradins de fond de fosse, je les ai senties (certes moins fort que quand j’étais au 3e-4e rang excentrée dans la fosse, à gauche au Zénith, à droite à Mannheim). J’en conclus que ce n’est pas un problème de balance mais un choix artistique d’utiliser des caissons de basse qui rendent le concert inaudible aux gens qui sont dans un périmètre de 15 m autour. Dommage.

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Plus de photos sur Facebook – Fan Actuel

Et même de loin, j’ai trouvé les effets visuels assez nuls et répétitifs. On dirait que les images de synthèse ne sont pas finies, loups mal fichus, les mannequins de The Sun Always Shines on TV ressemblent à des foetus ou aux enfants monstrueux du premier « clip »… Là aussi c’est une question de goûts, mais je préférais nettement ceux de 2010.

En première partie, c’était les deux fois Marcel Brell (aucun rapport avec Jacques) accompagné de deux potes, pour une pop-rock assez marrante, pour le peu que j’ai compris de ses speechs.

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Marcel Brell

La principale différence tient à l’organisation et aux gens autour : pour celles qui ont fait la queue, le personnel de sécurité a géré ça avec une rigueur toute germaine (« Vous restez en rang 2 par 2 et vous avancez sans courir. Si on vous prend à courir, on vous ramène en fin de queue » – oooh, ça me rappelle quand les files d’attente des concerts de Tokio Hotel étaient gérées par les VSD de Saki! D’ailleurs ça devait être les mêmes…), escortés jusqu’à l’intérieur de la salle, puis envoyés déposer leurs sacs trop gros à la consigne.

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Corson + A-ha au Zénith, 1er avril 2016 

Après ses premières parties de Morten Harket à l’Olympia, Corson avait été plébiscité par des fans de A-ha devenus aussi les siens. C’est donc à leur instigation qu’il a été invité à assurer la première partie du seul concert français de la tournée de reformation du groupe norvégien, et il les en a remercié entre deux morceaux.

Il était accompagné comme souvent de Guillaume Bongiraud au violoncelle et Fred Adrignola au clavier. Le jeune guitariste est Fabien Mornet. Bien qu’il soit en train d’enregistrer son deuxième album, il est resté ce soir sur les valeurs sûres de son répertoire:  la reprise de Johnny Cash Made of Pain, le hit Raise Me Up, les singles The Rainbow et Loud. Il a terminé sur son titre porte-bonheur We’ll come again, son premier single, choisi récemment pour la nouvelle campagne de publicité de Lancôme avec Julia Roberts.

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Après la pause réglementaire, ce sont d’abord les musiciens de A-ha qui prennent place sur scène: deux « anciens » qui les accompagnaient déjà sur les deux tournées précédentes, Karl Oluf Wennerberg, le batteur  « grand talent dans un petit ?paquet? », dixit Magne en français plus tard dans la soirée, et Erik Ljunggren, aux synthés. Un nouveau bassiste au physique de Viking, Even Ormestad, réalise là son rêve de jeunesse.

Enfin, et c’est inhabituel, il y a également une choriste, et pas n’importe laquelle : Anneli Drecker avait déjà été leur choriste durant deux tournées au début des années 2000. Tournées que je n’avais pas vues, mais dont il existe un DVD, où elle interprète la chanson  « I wish I cared » avec Morten Harket. C’est donc une figure bien connue des fans.

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Morten avec Anneli Drecker

Les trois membres du groupe prennent place à leur tour sous un tonnerre d’applaudissements, pour un très pêchu I’ve been losing you. Ont suivi une vingtaine de titres couvrant à peu près tout leur répertoire, et seulement trois du dernier album Cast in Steel, dont la chanson titre. Parmi les surprises, Morten Harket a quitté la scène vers le milieu du concert durant une dizaine de minutes. Le temps pour Paul Waaktaar, le guitariste et principal compositeur, de chanter Velvet, suivi d’une interprétation de Lifelines par Magne Furuholmen. Ensuite, Anneli Drecker a entonné Here I Stand and Face the Rain. En cours de chanson, elle est rejointe par Morten, pour terminer le titre en duo.

Globalement, il semble que le groupe ait voulu revenir avec un son plus musclé que le très pop Foot of the Mountain. Je n’ai rien contre le principe, mais là, les caissons de basse ne délivraient pas des décibels mais des degrés sur l’échelle de Richter ou des massages cardiaques. Je croyais que c’était seulement parce qu’on était devant et trop près des caissons, mais d’après les avis de ceux en gradins, le son y était tout aussi écrasé. Un peu dommage. Je n’ai pas quitté les écouteurs qui me servent en concert de bouchons d’oreilles, mais j’étais parfois obligée de mettre les doigts dessus pour reconnaître la chanson qui commençait.

Les visuels projetés dans le fond sont souvent sombres, voire glauques, et je les aurais plutôt vus illustrer un concert de Placebo. Même les mannequins violonistes reprenant le clip de The Sun Always Shines on TV évoquent plus Chucky la poupée maléfique. Alors certes, le répertoire de A-ha est nettement moins léger que ne le croient ceux qui ne se souviennent que de Take on Me, la preuve. Mais ça fait bizarre quand même.

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Autre point négatif mais qui n’a rien à voir avec le groupe : l’organisation toujours aussi lamentable du Zénith. Alors que pas mal de fans faisaient la queue depuis le matin, une nouvelle file a été ouverte en milieu d’après-midi. Au moment d’entrer, notre file a apparemment eu droit à tous les boulets du service d’ordre : le gars qui a ouvert notre grille s’y est pris après ses collègues et a eu du mal à trouver comment ouvrir, de sorte qu’au moins 10 personnes étaient déjà passées aux autres portes. Et au « portail » de fouille, c’était le grand n’importe quoi. Déjà, ils mettent une femme pour deux hommes, sachant que les femmes sont fouillées par les femmes et les hommes par les hommes. Or la démographie des fans de A-ha, c’est plutôt deux femmes pour un homme. Donc entre la palpation, la fouille des sacs, et une idée particulièrement débile de faire vider les bouteilles d’eau dans des gobelets (? non mais n’importe quoi… alors que les autres se contentaient d’enlever les bouchons), la file des femmes n’avançait pas, alors que je voyais aux autres points de contrôle les gens défiler très vite. Du côté hommes, ça ne passait guère plus vite, surtout quand les gardes envoyaient déposer à la consigne des appareils photos compacts qui n’avaient pas lieu d’y être. Apparemment, les consignes n’étaient pas les mêmes pour tout le monde… Donc au Zénith : le personnel, ça se forme, et les consignes, on les donne avant d’ouvrir les barrières, merci.

Moralité : certains qui faisaient la queue depuis 8h du matin se sont retrouvés au 2e ou 3e rang sur les côtés de la scène, avec les hauts-parleurs dans la figure, alors que d’autres arrivés à 16h étaient au premier rang vers le centre…

D’un point de vue plus personnel :

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Pas très loin du moment raconté

Les précédents concerts et péripéties fandomesques ont laissé leur marque sur mon ressenti. Je suis nettement moins bien disposée envers les musiciens et moins intéressée (heureusement, vu que même du 3e rang, j’ai certes bien vu Magne mais assez peu tous les autres). Et le fait de ne pas entendre la musique distinctement n’arrange rien à l’affaire, je ne peux pas me dire « Ah tiens, ils sont super bons ce soir! », vu qu’ils pourraient aussi bien enchaîner les mauvaises notes, dans cette bouillie sonore j’aurais du mal à m’en rendre compte. Sur The Living Daylights, générique d’un James Bond, Magne encourage du bras les gens à chanter, démontrant au passage l’efficacité de son anti-transpirant. Morten vient enfin vers notre côté de la scène, et se donne en spectacle de longues minutes, décochant sourires ravageurs, signe de main sur le coeur etc. A un moment, étant au 3e rang quasiment sous son nez, j’ai l’impression qu’il me regarde alors que je prend des photos pour les copines et le blog. Je me dis « Il faudrait que je me force à sourire, non? ». Mais je n’ai même pas réussi. Parce que bon, je suis là pour la musique, pas pour flatter son ego, qu’il ne me fait définitivement plus aucun effet et que maintenant ses poses de crooner m’agacent plutôt. Y a eu comme un froid. Ben écoute, tant pis. Tu n’avais qu’à pas me snober avant. Maintenant c’est trop tard.