Gourmandise (et fail et hommage) : Au Thé Gourmand

Alors voilà, j’avais enfin réussi à aller tester ce petit salon de thé sans prétention dans le joli quartier de la Sorbonne repéré il y a fort fort longtemps lors d’un rallye pédestre. Et puis en terminant l’article que je lui consacrais, patatras : je découvre sur leur site Facebook l’annonce précipitée, le 31 mars, qu’ils allaient fermer après 6 ans de bons et loyaux services, et quelques jours après, c’était fait.

Ouin! 😦

Mais comme 1) je n’aime pas gâcher et 2) je n’ai pas le temps de trouver un plan B d’article pour aujourd’hui, ce sera un article d’au revoir et puis c’est tout…

Un thé en pente douce…

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Mea culpa : je chronique des salons de thé / endroits gourmands aux tarifs souvent élevés, pas par snobisme (quoique), mais parce que j’ai découvert sur le tard que comme la qualité se paie, si le prix n’est pas forcement gage d’excellence, c’est compliqué de faire bon et pas cher (surtout dans les quartiers de Paris où on prend plaisir à flâner).

Mais c’est possible : la preuve, mon goûter au Thé Gourmand. Ce petit salon de thé / quicherie se trouve rue Descartes, quelque part entre la Sorbonne et Jussieu, à quelques mètres de l’école Polytechnique. En plein quartier étudiant de carte postale, quoi. Est-ce la clientèle étudiante qui explique les prix doux ? Ou une bonne gestion sans volonté d’assommer le client, mais au contraire de le fidéliser? Mystère.

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En tout cas, clairement, le salon a ses habitués de tous âges, dont le personnel connaît la santé ou les habitudes. Il y a également un chien, un bouledogue papillon (je crois) prénommé Grizzly, qui ne sort pas de son petit box mais quémande câlins et douceurs aux clients qui lui prêtent attention.

La déco est un joyeux bric-à-brac accueillant qui a des airs de vacances – peut-être l’influence du soleil, ou des tables de jardin ? Ou des livres disposés ça et là qui invitent à prendre son temps.

Côté carte

Un vrai bon choix de thés, ça ne rigole pas : du noir, du vert, du sencha, du rooibos, du blanc… Tout au prix de 4,50 euros la théière. Mon thé vert est parfumé et à la bonne température. Pour accompagner la boisson, une mini-merinque (<3), des gâteaux maison, comme la tarte au citron ou le moelleux au chocolat (2,50 Eur), des madeleines…

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On peut pouvait aussi acheter sur place du thé et des accessoires pour le préparer chez soi (bouilloire, sachets etc).

Pour suivre les futures aventures des responsables,Pamela et Muriel :

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Le blog (avec la carte)

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Gourmandise / instant Thé : Plaisir d’EquiThé

Cet article rejoint la série mensuelle Instant Thé de June et Cie. Découvrez d’autres adresses ici.

Au rayon « salons de thé », il y a ceux qui ressemblent à une émission de déco design, ceux qui adoptent le look cosy-brocante, et puis les autres. Plaisir d’EquiThé rentre définitivement dans la dernière catégorie – et c’est à peu près la seule. Derrière une façade banale où le nom n’apparaît même plus, on se croirait dans l’antre du professeur Trelawney dans Harry Potter. Bijouterie, bibliothèque ou salon de thé? Les trois mon général.

Aux murs de la première section de la salle toute en longueur, et sous les plateaux vitrés de la plupart des tables, un amoncellement de bijoux fantaisie sont à vendre. Dans la deuxième section, ce sont des théières dans tous les styles (du plus kitsch au plus épuré pour le thé japonais) qui s’entassent sur les étagères, ainsi que les thés de la carte, que l’on peut aussi acheter au poids à emporter. Vers le fond, des rayonnages de livres qui réjouiront les yeux des bibliophiles.

Une bonne idée pour rentabiliser l’espace tout en le décorant.

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Dans l’assiette, quiches et gâteaux du jour, tous faits maison : ma tarte tatin pomme-poire était fort bonne et riche en fruits, pour un prix raisonnable (ce qui n’est pas toujours le cas dans le quartier).

Pour les thés, le choix est vaste et de qualité : que des thés bio et équitables, noirs, rooibos, verts et tisanes, tous à 4,50 Eur la petite théière. Je me suis laissée tenter (ten-thé?) par le seul thé blanc de la carte, le nom me paraissant approprié : Avec les Anges.  Aussi parfumé que le vante la carte, il est doux et peut se boire sans fin.

Le service est tout aussi accueillant que l’insolite salon. Une adresse à découvrir à quelques pas de la place de la Bastille, mais qui a déjà ses nombreux connaisseurs.

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Informations pratiques :
Plaisir d’Equi’Thé
12 Boulevard Beaumarchais, 75011 Paris
(M) Bastille, Chemin Vert
Horaires :
Tous les jours de 10h à 20h

Capsules de Japon : (13) Japon, terre de pancakes

Alors oui, je sais, ça ne paraît pas évident au premier abord. Dans la cuisine japonaise traditionnelle, il y a très peu de sucre, à part les wagashi et autres pâtisseries à base de pâte de haricot rouge, qu’on ne sert d’ailleurs pas à chaque repas, loin de là.

Mais les Japonais comme l’Occident aiment bien piquer les spécialités culinaires du reste du monde. Et bien que leur cuisine traditionnelle soit peu sucrée, ils se sont mis aux pâtisseries et desserts occidentaux en tout genre. Avec plus ou moins de bonheur, et plus ou moins de déclinaisons au goût local.

Ainsi, j’ai goûté des petites tartelettes au citron façon cheese cake d’une boutique qui ne vend que ça, Bake Cheese Tart :

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(Ca se mange, mais j’ai trouvé la garniture pâteuse et pas très fine, comme à peu près tous les desserts à base de cream cheese que j’ai pu goûter – des étouffe chrétiens dénués de goût. Très franchement, à part le gras, c’est quoi l’intérêt de ce truc?… Non franchement, la conception US des desserts ne correspond pas à mon goût, et ici c’est ce qu’ils ont emprunté).

En revanche, posée par hasard et commodité pour une pause goûter au Gram à côté de la salle de concert, j’ai beaucoup aimé le côté cosy salon de thé et le grand choix de pancakes, dont certains avec des fruits (c’est assez peu courant, les fruits crus, au Japon, alors au bout d’une semaine j’étais en manque). Et la brioche façon pain perdu.

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Si si, il y a 3 pancakes sous la garniture, promis

Du coup, la chaîne, présente aussi près de mon hôtel et un peu partout dans Osaka, est devenue mon point de repère pour les pauses sucrées. Ils font même du café noir qui ressemble à peu près à du café, et je vous ai déjà dit à quel point c’était difficile à trouver au Japon. Ils font aussi des pancakes garnis salés genre saumon avocat ou chili bacon… mais cette manie de transformer en sandwich toute base pouvant remplacer le pain m’exaspère déjà en France.

C’est loin d’être la seule chaîne ou le seul établissement à proposer des pancakes. Je suppose que leur succès vient de ce que les Japonais consomment déjà depuis longtemps ce genre de mini-crèpe sous forme de Dorayaki : crêpes fourrées de pâte de haricot rouge – la pâte est différente, mais il faut le savoir.

Sinon j’ai aussi testé un dessert au Café Bouquet au centre commercial Yodobashi d’Osaka. Joli gâteau, assez fin, pas mauvais, mais que j’aurais plus apprécié si certains fruits n’avaient pas été encore congelés…

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Bref, moi qui croyais me retrouver au régime sans sucre durant mon séjour au Japon, c’était raté… Et encore, je vous épargne la vue des multiples boulangeries et assimilées qui vendent des variétés étranges de croissant (au chocolat, au fromage…) qui ont l’air appétissant mais ont été, pour les quelques testés, assez insipides.

Bars et cafés à chats en province (et en Belgique): édition 2018

En octobre 2015, j’avais fait un article recensant les Cafés à Chats de France et de Belgique. Il m’est apparu utile de faire le point régulièrement, car la situation évolue beaucoup. Il semble que l’activité soit difficilement rentable, ou que les gérants se lassent (le service, c’est un métier, la restauration aussi). Des cafés ferment, d’autres ouvrent, certains changent de gérants.

Si vous en connaissez d’autres ou même que vous en gérez un, n’hésitez pas à laisser un commentaire. La plupart de ces lieux proposent des activités en plus de la simple présence des chats : « miaou-dating », massage, dédicaces, expositions…

Pour la localisation, sachez que je suis nulle en géographie et en régions, donc j’ai réparti les villes d’après Google Maps.

Beaucoup de ces établissements proposent maintenant des chats à l’adoption et non en pension permanente, au contraire des premiers cafés, qui fonctionnaient avec des chats appartenant aux gérants. Je rajoute donc à chaque café la mention Permanents ou Adoptables, ainsi qu’un nouveau mode de fonctionnement intermédiaire. Ce n’est pas forcément un mal, car pour avoir longuement observé ceux du Café des chats de Paris / Bastille, si certains semblent bien s’habituer à la foule et aux papouilles (surtout ceux qui y étaient arrivés tout petits), ce n’est pas forcément le cas de tous, et puis même les chats changent…

Permanents : chats installés à demeure. Adoptables : chats disponibles à l’adoption et qui changent donc régulièrement au fil des adoptions. Mixte : certains chats sont là à demeure et d’autres sont proposés à l’adoption par une association sur place.

Nord :

– Lille Chat voir vivre, 158, rue Gambetta. Permanents .
Article sur le blog de l’EFAP.

Caen : Au Chat Perché. 19 place Saint-Sauveur. Adoptables. Page Facebook.

Reims : Ronron Café – Bar à Chats de Reims. 137 rue de Vesle. Adoptables. Page Facebook.

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Bannière de nouvel an de la Maison d’Elise

Ouest :

– Nantes : les Nantais avaient de la chance, deux cafés miaou les accueillaient. Mais le premier a fermé au début de cette année.
1) Le Chat L’Heureux, FERME 8 rue de l’Hôtel de Ville. Page Facebook. Ce café a ouvert mercredi 22 avril 2015 et a fermé le 27 janvier 2018, le bail ayant été résilié par le bailleur. Permanents.
2) La Maison d’Elise, 6 rue Jean de La Fontaine. Page Facebook. Spécificité : dédié aux Maine Coon! Ouvert depuis le 8 août avril 2015. Permanents .
Article sur le Blog de la Nantaise.

Est :

– Strasbourg : Cat & Cake, 24 rue Thomann. Page Facebook. J’y suis allée en août 2016, voici l’article que j’en ai tiré.  (Adoptables) , il est maintenant FERME (depuis septembre 2017). Officiellement : Cat & Cake va connaître un changement de structure et ne fonctionnera plus qu’en familles d’accueil. Ce choix est la suite logique de notre projet qui consistait à se faire connaître et par le biais du café afin de tisser un réseau pour promouvoir l’adoption en centre ville.

– Besançon : Café des Félins, 135 Grande Rue. Page Facebook.
Article sur le blog Juliette et Marie. Permanents.

Faites du sport avec votre chat

Sud-Ouest :

– Montpellier : Kafélin, 8 rue de l’Hôtel de Ville. Page FacebookPermanents. FERME en août 2017.

– Narbonne : L’univers de Kama, 3 Rue de Plaisance. Page FacebookPermanents. Animations régulières de massages relaxants, d’initiation à la langue des signes française.

Perpignan : le bar à chats. 5, rue des cardeurs. Page Facebook. En cours de financement participatif pour l’ouverture prochaine.

Centre : 

Clermont-Ferrand : Chat-lounge. 4 Place Sugny. 4 Place Sugny. Mixte. Page Facebook. Propose occasionnellement des chats à adopter en partenariat avec l’association ACMA.

Sud-Est :

– Lyon café Chamourai, 8 Rue Pailleron. Page FacebookPermanents. FERME en décembre 2017

– Lyon : Le GentleCat – Bar à Chats – 16 rue du Général Plessier. Page Facebook.  Permanents. Espace shop spécialisé dans le thé.

– Avignon : La Compagnie des Chats – 19 rue des Lices. Page FacebookAdoptables. Plus de 85 adoptions déjà réalisées, le café tient régulièrement au courant via leur page Facebook.

– Nice : Nice Cat’s Café, 1 bis rue Vernier. Page FacebookFERME DEPUIS FEVRIER 2016?

Grenoble : Charabica Café. 8 Cours Berriat. Adoptables. Page Facebook.

Grenoble : Neko Café. 14 rue Jean Jacques Rousseau. Permanents (dont 2 « chats sans poil »). Page Facebook.

Café des Chats Bastille

Paris : 

Pour rappel, les coordonnées des 2 cafés restants à Paris (le premier a fermé en 2016) et mes articles associés :
Café des Chats Bastille : 9 rue Sedaine. (même site web et page FB que le précédent) Permanents. Enfin, semi-permanents. Cad que ce n’est précisé nulle part, mais régulièrement des chats sont adoptés et d’autres arrivent. C’est en discutant avec le personnel humain que je l’ai appris. Donc si vous avez un coup de coeur pour un des matous, demandez s’il est possible de l’adopter. A savoir que Kaineko, arrivé adulte au café, est toujours à l’adoption, car il nécessite des soins quotidiens pour une maladie.
Article à l’ouvertureArticle le retour.

Chat Mallows Café : 30 rue des Volontaires. Page FacebookPermanents.
Article.

Jade et Alpha

Et ce n’est pas tout! Nos amis d’outre-Quiévrain aussi ont droit à papouiller des matous en sirotant un petit thé!

Belgique : 

– Bruxelles : MangaKat Café est un bar à chats au premier étage de l’Ultieme Hallucinatie. Page Facebook. FERME (depuis quand?)
– Saint-Gilles : Chat Touille, 11 Rue Tasson-Snel, 1060 Saint-Gilles (a changé de propriétaire? S’appelle maintenant le New Chatouille. Page Facebook.

MouscronLa Miaulerie, 135, rue de la Station, Mouscron, Belgique. La plupart des chats sont là à titre permanents, mais La Miaulerie travaille avec l’association Cat’s Cocoon, qui sauve des chats de la rue et leur donne les soins nécessaires. Pour faciliter leur adoption, l’association place les chats à la Miaulerie. NOUVEAU

Si vous en connaissez d’autres, merci de me les signaler!
Et si vous avez testé l’un ou l’autre, n’hésitez pas à laisser le lien en commentaire.

Si j’ai l’occasion de les visiter, j’ajouterai ici les liens vers les articles correspondants (il y en a déjà quelques uns au programme…).

* Neko Café : café à chat en japonais, le terme Café des Chats étant plus ou moins déposé par celui de Paris.

Gourmandise : salon de café McQueen, des parfaits japonais à Paris

Quand on va pour la première fois dans un pays comme le Japon, très éloigné mais dont on a en tête plein de clichés et de bribes de connaissances indirectes via la culture populaire, on a tendance à se faire une petite liste des choses à voir et faire. Le mont Fuji, le Shinkansen, les temples, les filles en kimono, le pachinko… Bon, pour cette fois, les deux premiers n’étaient pas sur mon chemin.

Sur la mienne, il y avait aussi : « manger un parfait – quoi que ça puisse bien être ».

Parce que c’était revenu plusieurs fois dans des dessins animés, notamment dans la scène de Sailor Moon où avant de se faire tuer par les sbirettes de Zoisite, Nephrite écoute la jeune Naru lui confier qu’elle aimerait aller manger un parfait un chocolat avec lui. La scène repassait en flashback à chaque fois que Naru repensait ensuite à Nephrite, et ça faisait donc 20 ans qu’un coin de mon cerveau se demandait « c’est quoi un parfait? ».

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On la revoit même en parler dans le jeu Sailor Moon Drops sorti en 2017

J’ai enfin pu répondre à cette question en octobre dernier, après en avoir vu en vitrine de plusieurs salons de thé à Osaka et Kyoto. Mais difficile de partager ça avec vous sans vous donner une chance d’y goûter aussi sans pour autant faire 12 heures d’avion.

En suivant la graphiste Joranne sur Twitter (elle aussi fan de Japon qui adore partager ses découvertes et étonnements sur ses voyages), j’ai découvert en décembre dernier qu’il y avait sur Paris un endroit typiquement japonais qui en faisait : le Café McQueen, situé dans le quartier Opéra vers le bas de la rue Molière. Un Kisso-ten, plus exactement : un salon de café où discuter entre amis de façon décontractée en écoutant de la musique japonaise et en mangeant des desserts. Ils font aussi quelques plats pour le midi.

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On peut facilement rater la vitrine

Un petit dessin valant mieux qu’un long discours, voici la composition type d’un parfait à la japonaise : dans une coupe à glace, on superpose (sans les mélanger) glace, céréales de type corn flakes, crème chantilly, morceaux de gâteau, fruits, glace et sirop.

 

Un empilement hétéroclite de bonnes choses, donc. Et tout à fait semblable à ceux que j’ai vus exposés en vitrine dans la région d’Osaka. Les céréales et la glace sont incontournables, pour le reste j’ai l’impression que comme une bonne partie de la cuisine japonaise, cela varie en fonction des saisons et des arrivages. Ils ont d’ailleurs, au Café McQueen, le Parfait de la semaine.

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Gourmandise : Un grain décalé

Parfois, les erreurs ont du bon. Ou pour paraphraser le sage, « Avant de nager contre le courant, assure-toi qu’il ne t’amène pas où tu veux, eh, patate! »*. En revenant de Montparnasse il y a quelques semaines, je prends un bus pour rentrer vers Saint-Michel, sauf qu’il s’avère qu’il ne part pas dans la bonne direction, mais à angle droit (fail). Je descends à Vavin quand je réalise ma méprise. Comme il faisait beau, j’ai coupé à pied vers Luxembourg. Au bout de la rue animée, je vois un mur ouvert sur une bulle de cosytude, je me recule d’un pas pour regarder la devanture : « Un grain décalé ».

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Oh, le joli jeu de mot plein de sens, je m’arrête là! Je m’offre donc une pause cappuccino (oui je sais, une hérésie dans un établissement consacré au café) + gâteau maison (congolais à la framboise) pour 7 Eur, servi dans de la jolie vaisselle et un petit plateau en bambou.

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La salle en longueur est étroite mais bien agencée, banquettes et coussins tendues de lin, livres sur le café, petites tables suffisantes pour quelques clients pour travailler sur leur ordinateur portable, lire un livre ou déguster leur espresso. Tous respectent le calme de l’endroit. Le salon offre la wifi, ce qui en fait un bon spot pour les voyageurs. Une fenêtre tout au fond ouvre sur une courette qui serait charmante une fois débarrassée de la cabane de chantier et des poubelles qui cachent la petite fontaine. Mais déjà, quand on ne regarde pas de près, elle a le mérite d’apporter luminosité et verdure.

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Outre les gâteaux maison, Un Grain Décalé propose des tartines chaudes. Mais le coeur de l’offre est évidemment le café, avec plusieurs variétés que la patronne, Laura, se fera un plaisir de vous décrire, avec un vrai sens de l’accueil et du conseil. On peut soit le consommer sur place, soit acheter à emporter, moulu ou en grains.

A quelques pas du Jardin du Luxembourg et de ses offres de restauration au prix fort, enfin une adresse qui fait plaisir.

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Informations pratiques :
Un Grain Décalé
3 rue de Vavin
Paris, France 75006
(M) Vavin ou Notre-Dame des Champs
Horaires :
Dimanche – Lundi : 14h – 19h
Mardi – Samedi : 10h – 19h

Dégustation sur place et à emporter (café,thé,chocolat et pâtisserie)
Vente de cafés torréfiés
Vente des cafés de spécialité aux professionnels
Ateliers café
Formation café (Certifiée SCAE)

*(plus ou moins une citation de Greg dans un Achille Talon, en fait)

Capsules de Japon : (2) Les Kitkat bizarres

C’est un des clichés sur le Japon, qui comme d’autres se vérifie puissance 10 : les KitKat aromatisés bizarres. Exemple :
Goût matcha, hojicha, pomme, « pudding de Kobe », mais aussi cheesecake au fraise, ou wasabi. (Liste non exhaustive)

Ils font même du sake au goût de Kitkat! Oo

Par contre, pour trouver des KitKat standard au chocolat au lait, rouges… impossible.

Je n’en ai goûté que quelques uns :
– hojicha : sucré, le goût de thé, assez âcre, se révèle en fin de bouche après que celui de chocolat (blanc?) soit passé.
– macha : commence par un petit goût d’herbe et finit sur un goût de thé, moins prononcé que le hojicha.
– kobe pudding : apparemment un genre de crème caramel à la vanille, si j’en juge au goût du KitKat.
– shinshu apple : goût de pomme un peu chimique façon yaourt sans morceau.

Post-scriptum : salon de thé Twinings – WH Smith

Allant régulièrement aux Tuileries parce que c’est un bon spot de Pokemons pour prendre le soleil, j’ai eu plusieurs fois l’occasion de retourner au salon de thé ouvert par Twinings au premier étage de la librairie anglaise WH Smith, seule ou accompagnée, pour manger ou juste prendre un thé et ou une part de gâteau.

Déjà, parce que j’adore les librairies. Et puis l’adresse ne déçoit pas. Au retour de Birmingham, j’y ai goûté leur propre version du « Red Velvet Cake » découvert à « Brum ». L’ambiance cosy et cosmopolite, le service cordial et la carte renouvelée invitent à revenir.

En prime, on peut y feuilleter cet intéressant fascicule datant des années 1950, expliquant aux salariés l’histoire de la firme. Etonnant ancêtre des techniques pour donner un esprit « corporate »…

Article complet sur ma découverte initiale du lieu ici. 

Gourmandise : Wunderbär – restaurant allemand à Paris

Pour célébrer avec un jour de retard le Jour de l’Unité Allemande (le 3 octobre), faisons un tour dans l’une des plus allemandes des adresses parisiennes.

C’est dans ce que j’appelle désormais Little Berlin (le triangle du 10e arrondissement entre République, le marché derrière la mairie et la Gare de l’Est) que s’est installé il y a environ 2 ans ce restaurant bar dont la devise bilingue est « In Wurst we trust » (« nous croyons en la saucisse »). Son nom lui-même est un jeu de mot, je suppose, entre Wunderbar (merveilleux, en teuton) et Bär, l’ours, qui est sa mascotte (et celle de Berlin).

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Avec ce credo, on ne s’attend pas à de la gastronomie fine. Mais peu importe : on y vient plutôt pour du snacking entre potes. Il y a d’ailleurs à cet effet 2 grandes tablées de 8 en bois brut. Au menu, différentes sortes de bratwurst (saucisse à l’allemande), dont le célèbre Currywurst berlinois : une saucisse découpée en rondelles servie dans une barquette en carton et baignant dans une sauce curry pimentée. A agrémenter de frites ou de Kartoffelsalat (oui, c’est de la salade de pommes de terre, tout n’est pas compliqué dans la langue allemande). Si vous n’aimez pas la saucisse, ils font aussi des tartines, des sandwichs, dont quelques variantes végétariennes.

Évidemment, il y a aussi plusieurs sortes de bière à la carte, ainsi que du Fritz-cola et autres sodas de la même marque. Niveaux desserts, on reste aussi en plein cliché assumé avec de l’apfelstrudel ainsi que de la Forêt Noire (en verrine. Enfin, en verre).

Les travaux de rénovation / décoration sont enfin finis : découvrons l’intérieur. On est en (à la) mode industriel/béton ciré/bois brut, customisés pour évoquer l’outre-Rhin. Les Lederhosen érigés en objet de déco, il fallait oser. Des chopes de bière venues de l’Oktoberfest de Munich complètent le dépaysement.

Informations pratiques :
Wunderbär (+ la page Facebook)
16 Rue Beaurepaire, 75010 Paris
(M) République, Jacques Bonsergent
Horaires :
mardi-jeudi : 12h – 23h
vendredi-samedi : 12h – 00h
dimanche : 12h – 19h

Gourmandise : KL Pâtissier

On s’éloigne des arrondissements centraux avec ce salon de thé ouvert l’an dernier, dans les beaux quartiers du 17e.

KL Pâtissier doit son nom à son fondateur, Kevin Lacote, trophée pâtissier Ile de France 2017 du Gault et Millau, y crée des pâtisseries originales, dans la cuisine surélevée visible de la salle via la verrière. On peut bien sûr les emporter, ou bien les consommer sur place dans l’espace salon de thé décoré avec goût et sobrement – au diapason des desserts concoctés ici. On peut les déguster accompagnés de thés des excellentes maisons Jugetsudo et Georges Cannon.

Au son d’une musique douce jazzy, on vous sert une eau détoxifiante menthe-citron.

Pour commencer la découverte, un « entretarte”, le Choco mani, composé d’un sablé au chocolat à la fleur de sel recouvert d’un croustillant à la cacahuète et d’une mousse à la noix de coco, le toit nappé d’un crémeux chocolat relevé d’une pointe de citron vert.

Dans un autre style, le Cerise Muscavado propose un assemblage très complexe, où les saveurs se complètent sans se mélanger. Un très beau travail d’orfèvre sur les produits, qui reste léger et peu sucré pour un dessert.

Bref, si vous cherchez une parenthèse zen où l’accent est mis sur la qualité, vous êtes au bon endroit. Evidemment, c’est un peu cher. Mais ça vaut le coût (oui l’orthographe est choisie).

Informations pratiques
KL Pâtisserie
78 Avenue de Villiers, 75017 Paris
Horaires :
du mardi au vendredi : 8h45 – 19h30
samedi : 9h30 – 19h30
dimanche-lundi : 10h – 18h