Post-scriptum : la Sacher Torte du Kaffeehaus

Ca faisait un moment que je voulais faire des articles « post-scriptum » en particulier sur les lieux gourmands. Parce que la tendance hipster à ne parler que du dernier spot ouvert, eh bien, tout le monde le fait (dont beaucoup invités et donc chouchoutés et encouragés à ne dire que du bien pour être invités aux futurs happenings), et peu reviennent voir 3 ou 6 mois après ce que ça donne.

C’est donc pour la science et l’actualisation de mon blog pour vous, lecteurs gourmands, que je suis retournée, deux ans après, voir si la Sacher Torte du Kaffeehaus était toujours aussi bonne. (Comment ça, je ne suis pas crédible ?)

Oui, bon, j’ai groupé avec un tour au marché de Noël de l’Eglise Suédoise, puisque je vais rarement dans ce quartier. D’où le cheval et les confitures miniatures sur la photo.

Entre temps, j’ai un peu amélioré ma connaissance des thés, et j’ai cette fois noté que les leurs venaient de Kusmi Tea. J’ai choisi un Darjeeling vert bio pour ne pas surcharger mon foie en prévision de la Sacher Torte.

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Précaution inutile : celle-ci était à la fois moins copieuse et moins dense que dans mon souvenir, et le fin lit de biscuit plus craquant. Peut-être à cause de critiques comme celle-ci sur TripAdvisor.

Mais l’intérêt de la Sacher Torte, c’est justement l’impression de manger 50 nuances de chocolat ! Et c’est d’ailleurs le souvenir que je conserve de celle mangée au Café Sacher de Vienne. Pff. Tant pis. Il faudra que j’aille voir si le Stube aussi a changé sa recette, vu qu’ils postaient récemment qu’ils ont été choisis comme fournisseurs de ce gâteau par l’ambassade d’Autriche.

Kaffeehaus : 11 Rue Poncelet, 75017 Paris

Gourmandise : Salon de thé Sazanka

Ce salon de thé japonais est moins guindé que ne le laissait penser l’adresse. Il est situé presque tout au bout de la rue de l’Annonciation dans le 16e arrondissement, une rue qui a des allures de village avec ses primeurs et ses boutiques, mais ouvrant entre autres sur le très chic centre commercial Passy Plaza.

Le salon de thé fait également restaurant, avec une spécialité d' »omurice« , omelette roulée « farcie » de riz cuit à la poêle avec divers bouillons, épices, compléments. Comme je l’ignorais, j’avais déjà déjeuné en y allant, et je ne souhaitais qu’un dessert.

Les desserts plus traditionnels japonais à base de pâte de haricot rouge n’étant, après quelques tests, pas réellement ma tasse de thé, j’ai préféré un compromis : une tarte au citron, certes, mais avec du yuzu (ce citron japonais moins acide que les variétés européennes, qui devient assez connu dans nos contrées). En boisson, la carte propose différents thés verts, à des tarifs assez élevés (curieusement plus que les pâtisseries).

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Informations pratiques
Sazanka Salon de thé (site web essentiellement en japonais)
9 rue de l’Annonciation
75016 Paris
Horaires :
Du mardi au samedi : de 12h à 18h
Dimanche : de 12h à 17h

Café Musée : Café Atmosphères, Cité des Sciences de la Villette

On ne va pas se mentir : les amateurs de gastronomie ne feront pas un détour pour manger ici pour la finesse des mets. Ni pour le service façon cafétéria, tu prends ton plateau et tu paies à la caisse.
Néanmoins, pour une pause avant, après ou au milieu d’une visite de la Cité des Sciences, ou d’une chasse au Pokemon dans le parc de la Villette (excellent spot de Paris, avis aux dresseurs, et en prime la balade est jolie), ça dépanne.
D’autant qu’au niveau des prix, ça reste raisonnable (pour Paris) avec des salades autour de 8 eur, sandwichs entre 4 et 8 Eur, crêpes à 3,50 ou 3,80, café à 2 Eur, desserts entre 2 et 5 euros.
On ne peut pas en dire autant des autres restaurants / lieux de fooding qu’on trouve au parc, comme le Café My Boat où, si tu ne veux qu’une boisson, tu es prié de venir te servir au bar avant de retourner tenter de te trouver une place en terrasse, sur une table à desservir toi-même, à 4 eur le thé quelconque dans un gobelet en carton.
Pour en revenir au Café Atmosphères, la décoration est sympathique, dans l’esprit de découverte et de pédagogie de la Cité des Sciences, avec des tables à géométrie variable pour accueillir voyageurs solo, familles ou groupes. L’entrée présente les salades et autres snacks à emporter, ainsi qu’un grand choix de friandises, clientèle familiale oblige…

Il y a également sur place un Burger King, un snack au niveau 1 appelé Biosphère, et un restaurant plus traditionnel appelé Rest’O, mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester (d’autant qu’il était en travaux en septembre).

Informations pratiques
Café Atmosphères
Cité des Sciences et de l’Industrie – Niveau O
30, avenue Corentin-Cariou – 75019 Paris.
Ouvert de 9h30 à 17h30

L’instant Thé / Gourmandise : Twinings Tea Room chez WH Smith

Depuis quelques semaines, la célèbre librairie anglaise WH Smith a rouvert un salon de thé en ces murs, à l’étage, en partenariat avec Twinings – fournisseur officiel de Buckingham. La carte offre donc un grand choix de thés, à 7 euros pour les standards et 9 Euros pour les thés d’exception. Côté restauration, un choix conséquent de sandwichs typiques (vive le cresson), quelques salades et options chaudes, et un bon choix de desserts.
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Ici, on ne plaisante pas avec le thé : on vous le sert en tournant le sablier correspondant au type de thé : 3 minutes pour mon thé vert, Summer Berry Green Tea. Et avec la coupelle pour y poser le filtre métallique une fois ce temps écoulé.
La couleur est jaune dorée, onctueuse. Au fumet, des notes de vanilles prennent le pas sur les fruits rouges. Au goût, c’est un peu pareil, agréable, même s’il semble faire partie de ces thés qui ont un parfum plus fort que leur goût. (Je ne suis pas très douée pour décrypter les goûts) A ne pas laisser refroidir trop longtemps, néanmoins, au risque de sentir une légère oxydation.
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Etant donné que je n’avais pas déjeuné, j’ai accompagné le thé d’une des propositions de « petit déjeuner », à savoir l’oeuf poché sur toast et saumon fumé, accompagné de sa salade. Il y a une option moins chère végétarienne, où le saumon est remplacé par de l’écrasé d’avocat avec graines de citrouille. Un peu léger à mon goût (et pour le prix, 13 euros), mais pour un oeuf poché minute, je suppose que ça s’explique.

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En dessert, mon coeur balançait entre divers choix terriblement British, dont l’Eaton Mess et la tarte aux framboises meringuée. Le Pudding, lui, était « sold out ». Mais la température fraîche au dehors aidant, j’ai opté pour l’apple crumble, servi chaud (brûlant, même) dans sa cocotte avec une coupelle de crème anglaise (of course).
Au final, une addition assez corsée, certes, et les gros appétits ne seront pas rassasiés. Mais le tout est de qualité, et le cadre, tout neuf et bien situé, font qu’on passe un bon moment.
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Les 3 petites salles, où les habitués reconnaîtront les anciennes sections des essais et livres de sciences humaines, font que le lieu reste assez calme. Le public aussi, il faut dire.
Cerise sur le pudding, qui m’a fait suggérer une participation à l’Instant Thé de ma copinaute June : ce visage familier reconnu au mur de la salle du milieu.
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Dédicace à June 😉
Informations pratiques :
WH Smith – Salon de thé Twinings
248 Rue de Rivoli
(M) 1 – Concorde (sortie rue Cambon)
Horaires :
librairie : Du lundi au samedi de 9h30 à 19h30. Les dimanches et jours fériés de 12h30 à 19h.
salon de thé : Du lundi au samedi de 9h30 à 19h. Les dimanches et jours fériés de 12h30 à 18h30.

Gourmandise : le Pavillon Lenôtre

En ce samedi grisailleux, j’ai décidé de retourner au Pavillon Lenôtre, sur les Champs-Élysées. L’endroit a été construit à la même époque que le Petit et le Grand Palais, qui lui font face de l’autre côté de la célèbre avenue. Depuis l’Exposition Universelle de 1900, elle s’est vue agrandie par l’adjonction d’une verrière en demi-cercle. Enfin, demi-disque, plutôt. Le lieu, le nom et le site web se veulent luxueux. Je dirais cossus, mais pas irréprochables.
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Je me serais notamment passée du regard de haut en bas du factotum, s’arrêtant sur mes baskets (pourtant neuves). Alors oui, je ne me suis pas habillée comme une vieille bourge pour venir, parce qu’à la base, j’avais prévu d’aller chasser les Pokemons après avoir visité l’exposition Oscar Wilde au Petit Palais, et « révisé » (et revisité) leur café pour un futur article. Mais après 35mn d’attente, dont 20mn sans que la file n’avance côté visiteurs sans billets, j’ai lâché l’affaire. Et puis je cherchais des toilettes. Et un dessert pour remplacer celui que je n’avais pas pu prendre en face. Et sans m’habiller chez Chanel, j’ai quand même les moyens de me payer un thé gourmand, même au tarif dispendieux de 14 euros pratiqué ici. Ne pas confondre snob et chic.
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Donc, au serveur plus aimable que le gorille de l’accueil, je commande un thé gourmand, avec le thé vert au jasmin. C’est le seul thé vert de la carte, tous les autres sont des thés noir Lenôtre, mais je n’aime guère le thé noir.
Le thé est servi avec une bouilloire un peu trop chaude, me semble-t-il maintenant que je sais que le thé vert ne se prépare pas bouillant. Et la propreté de la vaisselle  laisse un peu à désirer, ce qui me confirme dans mon opinion que le lieu n’est pas tout à fait à la hauteur de ses prétentions.
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J’essaie d’identifier les 3 mini-pâtisseries qu’on m’a servi avec le thé. Le mini-Opéra, ok, bien chocolaté. Je crois discerner de la crème à la vanille, du massepain et un tour de mandarine dans les rouleaux orange : renseignement pris sur le site web, ce sont des « maki vanille agrume ». Le mini-macaron pailleté de bronze est bien à la crème de marrons, comme il m’avait semblé. Je ne raffole ni des macarons, ni de la crème de marrons, mais ça passe.
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Le cadre est beau et les meubles semblent neufs, mais la structure aurait besoin d’un rafraîchissement : la verrière montre des traces de rouille, la vieille rotonde est fatiguée. La clientèle est plus diverse que la première (et dernière avant ce jour) fois que j’y suis venue, il y a 8 ans, où moi et mes amies nous faisions regarder de haut par les douairières venues y prendre leur thé. Et où mon chocolat chaud m’avait laissé le souvenir impérissable d’être bien fade pour son prix. D’où les 8 ans.
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Informations pratiques :
Pavillon Elysée Lenôtre
10 Avenue des Champs Elysées
(M) Champs Elysées – Clémenceau
dimanche : 12:00–14:30, 15:00–18:00
lundi au samedi : 12:00–14:30, 15:00–18:00, 19:00–22:00

Gourmandise : Mövenpick Ice Cream

Reparlez-moi du Marais.

Ce dimanche-là, j’errais (c’est laid, ça, comme formule, « j’errais ». Il n’y a pas un e aspiré pour faire « je errais »?) dans les rues entre la Place des Vosges et le centre George Pompidou, à la recherche d’Abra ou Kabra – il y a un spot intermittent dans le coin. Ayant marché un certain temps, je cherchais un lieu sympa et cosy pour déguster un thé ou café et reposer mes jambes fourbues. Je ne doutais pas d’en trouver, après tout ce quartier ancien de Paris attire touristes et Parisiens en goguette, surtout le dimanche où c’est l’un des rares qui soit animé par les nombreux petits commerces.

Sauf que, entre attrape-bobos aux tarifs prohibitifs où il faut faire la queue 1h pour s’entasser à 3 au mètre carré, attrape-touristes (pareil, avec moins d’attente mais la bouffe est dégueulasse) fait toutes les petites rues, bars/brasseries pas très cosy (et pas exempts des tares ci-dessus), et endroits miteux, finalement le choix n’était pas si fourni que ça, entre Charybde et Sylla. Je me disais que j’allais me rabattre au Starbucks, mais celui du coin était lui aussi pris d’assaut.

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Et puis je suis tombée sur ce coin de rue : alors oui c’est une chaîne, mais justement, comme ce n’était pas « typique », ni français (c’est Suisse, comme l’indiquent les couleurs, le nom et le slogan), c’était, à cette heure-là, quasi vide ((le temps que je parte, ça s’était rempli, je suis arrivée à l’heure creuse entre la pause dessert et le goûter). Et propre, et blanc, et calme, et appétissant, et le service était poli, sympathique et diligent. Comme quoi des fois, le vintage typique, il ne faut pas hésiter à s’asseoir dessus et savoir se faire plaisir avec du moins artisanal mais pas forcément moins bon (pas forcément moins artisanal non plus d’ailleurs… Qui sait comment sont préparés les « spécialités maison » des adresses censées faire dans le naturel).

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Le vacherin en gros gobelet était ma foi aussi bon qu’il en avait l’air sur la photo, certes un peu cher, mais dans les tarifs habituels des environs pour des glaces composées. J’aurais mis un peu moins de coulis de fruits rouges, ou alors sur le dessus de la glace et pas en dessous, mais sinon je valide. Le café était un poil trop serré à mon goût mais j’ai l’habitude (je suis plutôt café filtre, donc souvent malheureuse quand je prends mon café en extérieur…). Je ne suis pas sûre d’avoir testé des glaces suisses avant, elles sont plus crémeuses que les françaises.

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Informations pratiques :
Mövenpick Ice Cream
4 Rue Pavée, 75004 Paris
Horaires d’ouverture :
Du lundi au jeudi : 13h – 22h
Vendredi : 13h – 00h
Samedi : 00h – 12h (ça veut dire qu’ils font le tour du cadran pour fermer à midi?)
Dimanche : 10h – 19h

Gourmandise : The Tea Caddy, tea time so British à Paris

Ce qui est sympa quand on a des amies avec qui on a des goûts en commun, c’est que quand l’une est en panne d’adresses, l’autre en a une sous le coude. Entre deux visites improvisées lors des Journées du Patrimoine, on a donc fait une petite pause gourmande pour découvrir The Tea Caddy, un salon de thé so British installé entre Shakespeare & Cie et le square René Viviani.

The Tea Caddy

Fondé en 1928 par Miss Klinklin, en reprenant les boiseries d’origine et, je pense, les beaux vitraux de la devanture, le salon propose depuis cette époque thés, gâteaux et service à l’anglaise : thé servi avec un filtre pour empêcher le thé en vrac de tomber dans la tasse, nappe à carreau, etc. C’est évidemment cosy et assez feutré, sans être collet monté. La carte des boissons chaudes propose des thés, anglais bien sûr (enfin, indiens), mais aussi chinois et japonais, ainsi que des infusions à base de rooibos. J’ai goûté la Juicea digestion, plus pour les ingrédients que par besoin (j’aime le rooibos), parfumée et légère.

The Tea Caddy

Le petit filtre!

Au niveau pâtisserie, beaucoup de choses tentantes, mais les Devon Scones à la confiture de fraise maison étaient incontournables. Très bons, pas lourds, et la confiture était un régal. Le crumble aux figues fraîches était original et lui aussi délicieux, et fait maison. Le tout servi dans de la vaisselle made in England, avec des motifs inspirés de la procelaine de Chine. Sur leur site web, la boutique vend aussi des thés et des filtres. Les tarifs sont un peu élevés (autour de 6 Eur le thé et 8 la pâtisserie), mais vu l’endroit très touristique et la qualité, rien de surprenant.

The Tea Caddy - Devons Scones et crumble aux figues

The Tea Caddy – Devons Scones et crumble aux figues

Pour ne rien gâter, alors qu’on s’attendait à ce que l’endroit soit surtout fréquenté par des dames, j’avais dans mon champ de vision un charmant jeune homme tout seul, avec un faux air de Sting jeune, la trentaine et quelque, je dirais. Il a devisé longuement avec la patronne, et feuilleté un des livres mis à disposition (du Mauriac. Mais non je ne stalke pas. Mais ce n’est pas tous les jours qu’on croise des hommes qui présentent bien et qui en plus semblent avoir bon goût, vu qu’ils fréquentent les mêmes endroits. Tout de suite, ça attire plus que de voir le même physique dans un bar, fin soûl à 14h, en train de bramer devant un match de foot avec des potes tout aussi déglingués. Alors forcément, on en profite. D’autant qu’il était dans mon axe de vision, assis à côté de la fenêtre, alors j’aurais eu du mal à ne pas le voir sans tourner le dos à mon amie. Ce qui est plutôt malpoli). J’ai attendu qu’il soit parti pour prendre la photo du salon de thé, je pense que j’avais été suffisamment pas discrète comme ça…

The Tea Caddy

Le beau jeune homme était à la table du milieu

Il faut que je trouve un axe sur mon blog pour avoir une excuse (et le cran) de me présenter aux gens.

Informations pratiques :
The Tea Caddy
14 Rue Saint-Julien le Pauvre, 75005 Paris
Horaires d’ouverture :
Tous les jours de 11h à 19h

The Tea Caddy

Cat café : le Cat and Cake de Strasbourg

C’est le 3e café des chats hors de Paris où j’essaie d’aller, depuis l’ouverture de ceux de Paris. Et le premier où je réussis (à Lille, ils avaient ce week-end là une panne de volet roulant. A New York, c’était le jour de fermeture – non signalé dans l’article annonçant leur ouverture). J’étais donc assez contente que 1) ce soit ouvert 2) ce ne soit pas complet.

Côté café

Le choix des 3 fondatrices s’est porté sur de la récup (banquettes et tables en palette), du naturel et le recours aux artisans locaux. C’est bohème chic, simple et confortable. Avantage des meubles de ce type: vu les dégâts occasionnés par les chats, c’est facile à remplacer…

Ici, on commande et on paie directement au bar, mais comme la salle est assez petite, ce n’est pas gênant. L’offre culinaire est essentiellement voire exclusivement sucrée, tendance américaine: doughnuts 🍩 de chez American Break, brownies, cheesecake, tartes, tiramisu… Plus salade de fruits. En boissons, diverses variations de cafés, cappuccino etc, des thés glacés ou chauds, des boissons fraîches.

Côté félins

Contrairement à pas mal des premiers cafés à chats ayant ouvert en France, les trois filles d’Alsace ont choisi le concept où leurs petits pensionnaires velus sont tous candidats à l’adoption. Une sorte de showroom, dirons les détracteurs. Une occasion de prendre le temps de vérifier sa compatibilité avec le futur adopté, de mon point de vue.

Du coup, je n’ai pas trop retenu les noms des félins du jour: il y avait trois jeunes chatons (3-4 mois), plus assoupis que joueurs à cette heure là, et qui n’ont pas hésité à grimper se mettre à l’abri des mains papouilleuses dans les paniers accrochés au mur quand ils en avaient marre. Une écaille de tortue récemment arrivée est sortie de dessus les banquettes en palette, timide d’abord, puis cherchant les câlins. Un gros matou (Rodrigue?) a fait une grosse sieste à coté de clients. Un chat noir, bandé suite à une bagarre de territoire, clopinait de ci de là. Un roux placide se laissait gratter la tête. Et plusieurs blancs tachetés de gris ou de patchs rayés circulaient. En tout, entre les adoptions, le café héberge entre 10 et 12 chats. On les voit rarement tous, car comme recommandé, les chats ont aussi une pièce inaccessible aux clients où ils peuvent être tranquilles.

Informations pratiques
Cat and Cake
24 rue Thomann, Strasbourg
Horaires : du mercredi au samedi de 12h à 19h
Attention, suite à des débordements, les enfants de moins de 12 ans ne sont pas autorisés. Mieux vaut le savoir pour éviter les déceptions à la porte…

Gourmandise asiatique : Crazy Mango

Oui, j’ai décidé de tester toutes les adresses parisiennes où on peut boire du thé Genmaicha. Enfin non. Mais j’avais repéré la devanture de cet espace gourmand il y a quelques mois, qui était fermé car il était tard. J’attendais l’occasion d’y venir. C’est chose faite. (la carte en photo est celle de février)

Au menu, comme son descriptif « Asian dessert café » l’indique, des desserts japonais, hongkongais et taiwanais, dont le désormais fameux mille-crêpes. Également du cheesecake japonais, des dorayaki (pancakes japonais, servis par deux avec une garniture), et divers desserts à base de mangue, de lait de coco, d’azuki (le haricot rouge légèrement sucré souvent utilisé pour les desserts nippons) et de matcha.

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Le thé Genmaicha est servi en sachet de la marque Yamamoto Yama, et non ce n’est pas une erreur : il y a deux fois yama dans le nom. Alors oui du coup, ça veut dire la montagne de la base de la montagne, mais c’est une marque US fondée par Mr Yamamoto. Il n’est pas mauvais, au demeurant, mais je pense que je l’ai laissé infuser trop longtemps.

Le cake aux fruits était heureusement moins lourd qu’il n’en avait l’air: à base de génoise très légère, et même le glaçage et la crème intérieure sont moins sucrés et lourds que ce à quoi nous habitue la pâtisserie française, ou pire, les pâtisseries américaines.

Le service est sympathique, et le décor sobre mais avec de jolis détails comme ces suspensions très originales. Ce n’est pas très grand, donc ne prévoyez pas d’y emmener votre équipe de rugby à 15, mais il y a quand même une vingtaine de couverts environ.

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L’une des spécialités est le bubble tea, ce thé sucré froid ou chaud, généralement servi avec du lait, et surtout agrémenté de billes de tapioca. Une boisson originaire de Taïwan, qui est devenue assez à la mode à Paris depuis son importation il y a quelques années. De mémoire, les premiers spots que j’ai vus qui en vendent, vers la rue Sainte-Anne, y sont installés depuis environ 2013.

Je n’ai jamais testé, pour être honnête, parce que d’une part j’ai horreur du thé avec du lait, et d’autre part, les billes de tapioca qui flottent au fond des gobelets en plastique me rappellent les têtards que je « pêchais » pour rire au fond des bras d’eau stagnante durant ma folle jeunesse dans une région plus sauvage que Paris. C’est mignon, les têtards, surtout quand c’est tout jeune et qu’ils n’ont pas encore les pattes qui poussent : ça ressemble à des gros spermatozoïdes noirs (ou marron foncé suivant les espèces) : une chtite boule molle rigolote avec une longue queue. Et ça gigote dans la main quand on les « cueille », ça fait des chatouilles. Mais ce n’est pas très appétissant… (rassurez-vous : je les relâchais avant de partir).

Informations pratiques:
Crazy Mango
53 rue des Petits Champs 75001 Paris
Horaires :
Du dimanche au jeudi : 13h à 22h
Vendredi et samedi : 13h à 23h

Gourmandise : Café Shakespeare and Company

C’est dans le local attenant à la célèbre librairie internationale Shakespeare and Co qu’un café branchouille a ouvert. Quand je dis célèbre, c’est parce que même si vous n’en avez peut-être jamais entendu parler, elle a sa propre page Wikipédia qui vous éclairera sur l’origine de sa notoriété, et la plupart des touristes étrangers y font un tour.

Le fait est qu’aujourd’hui encore, même en ignorant son histoire, elle a le charme des librairies « à l’ancienne », telles qu’on les imagine : intérieur encombré, murs recouverts d’étagères de livres jusqu’au plafond, étages auxquels on accède par des escaliers étroits et escarpés… Avec au hasard des pièces minuscules, couchettes (la librairie propose aux écrivains de passages de les héberger quelques nuits contre un coup de main à la boutique et une page autobiographique), piano, voire chat (paraît-il. Je ne l’ai jamais croisé). Et pas de photos de l’intérieur, parce que depuis quelque temps, il est interdit d’en prendre..

.Pas étonnant, avec une telle aura de lieu de rencontre, qu’ils ouvrent enfin un café pour désengorger la librairie elle-même. C’est l’an dernier que celui-ci a ouvert. Pas étonnant non plus : la carte est américaine et alternative : bagels, jus bios, quelques gâteaux (crumble de fruits rouges, lemon pie – oui bon, tarte au citron quoi…), corbeilles de fruits et de légumes à l’entrée, mobilier en bois brut et spécialités de cafés. L’équipe est jeune et polyglotte, mais quelque peu désorganisée… (cad qu’il y a 5 personnes entassées derrière le comptoir mais que malgré ça on n’est pas servi très vite). Peut-être eux aussi des écrivains en herbe hébergés contre service par la librairie? Ca expliquerait le côté amateur, sympathique certes, mais faut pas être pressé.

La salle intérieure est petite, alors il vous faut espérer soit passer en semaine, soit viser un jour pas trop pluvieux pour pouvoir profiter de la terrasse, avec vue sur Notre-Dame et la Seine.

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Ce que je fis, après avoir essuyé le banc plein de gouttes de pluie résiduelles avec la serviette de ma glace Berthillon (oui c’était une après-midi gourmande… Je n’avais pas prévu de m’arrêter aussi au café Shakespeare, mais vu que pour une fois il n’y avait pas trop la queue, je me suis dit qu’il fallait en profiter). Le sorbet avait entamé mon appétit, mais voulant quand même tester l’offre pâtissière pour l’article, j’ai opté pour le Cheesecake, dont les parts semblaient assez petites, malgré un prix qui ne l’était guère (4,50 Eur). Ce n’était pas ma meilleure idée.

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