Gourmandise : Café Kitsune (et latte art aussi)

J’ai découvert l’existence de l’adresse en cherchant sur Internet où boire du matcha à Paris, après avoir goûté celui de la pâtisserie Umami. Heureusement, car ainsi j’étais préparée par les commentaires des clients au service pas très souriant. Sur place, ça se dégèle un peu suivant qui sert, mais il faut amorcer la pompe (de conversation).

Heureusement, le cookie coco-caramel est plutôt bon. Le capuccino est crémeux, avec du latte art (poke à Marion-chan, qui cherchait justement des adresses de cet art peu pratiqué à Paris). C’est dingue d’arriver à vous dessiner un coeur sur votre cappuccino et de vous le tendre en faisant la gueule. Et pourtant la barista avait l’air américaine (l’accent, plutôt).

Ce samedi, le choix de trucs-qui-se-mangent est restreint : cake du jour (parfum non marqué), cookie coco caramel chocolat, ou chocolat. Sinon ils font aussi les glaces. Niveau boissons, c’est plus étendu, avec des jus de fruits bio, diverses variantes de « café avec lait », dont du « flat white », décrit comme « un cappuccino sans mousse ». … Du café au lait, donc? Ils servent aussi du matcha latte, ce qui explique sans doute la présence de nombreux clients japonais.

Pour les prix, c’est assez cher, comme on s’y attend vu la marque et le lieu : sous les arcades du jardin du Palais Royal.

P.S. : j’ai oublié de dire aussi qu’il y a de l’eau aromatisée (je sais plus si c’est concombre ou menthe ou fruits dedans) en service libre sur l’espèce de tablette comptoir. So bobo, ok, mais toujours appréciable pour touriste assoiffé de truc frais non calorique – et gratuit.

La prochaine fois, je teste les pâtisseries du Café Muscade juste à côté plutôt… Où, même sans acheter, l’accueil était plus sympathique.

cafe muscade

Pendant ce temps, au Café Muscade…

Informations pratiques :
Café Kitsuné
51 Galerie de Montpensier
(M) Pyramides ou Palais Royal
Horaires :
Lundi – vendredi : 10h –18h
Samedi – dimanche : 10h30-18h30

Et 109, rue Amelot
Horaires :
Lundi – dimanche : 11h –18h

Allemagne à Paris : Käsekuchen de House of 3 brothers et currywurst au Café Titon

Où fêter la victoire de la Mannschaft jeudi prochain?
(un complément à mon article de l’an dernier sur l’Allemagne à Paris)

(comment ça, je suis une mauvaise supportrice?… Ah mais moi, en sport comme ailleurs, je suis pour le choix individuel en suivant son coeur. Mon coeur a tendance à porter au nord-est. Et bien que je suive le foot de trèèès loin, jeudi soir je porterai probablement ce cadeau de quelqu’un qui me connaît bien – et c’est très seyant, en plus : )

ich liebe deutschland
House of 3 Brothers – pâtisserie moderne

Passez donc avant le match acheter le dessert chez House of 3 Brothers, non loin de la place de la République, dans la partie moins gentrifiée de la rue de Lancry (cad pas du côté canal).

House of 3 brothers, comme son nom ne l’indique pas, c’est une pâtisserie spécialisée dans les gâteaux allemands chers à l’enfance des fondateurs – les trois frères de l’enseigne. Ils font en particulier le Käsekuchen, gâteau au fromage blanc traditionnel, à la vanille ou en variante aux graines de pavot. Ce jour là, il y avait aussi de la panacotta aux fruits rouges sur fond brioché, un cake au chocolat, un au citron et un carrot cake. Leurs petits sablés iront à merveille avec le café.

Dans un petit rayon épicerie pour accompagner leurs gâteaux, ils proposent quelques sirops originaux (gingembre, sureau…), des boissons pétillantes dont ce Belvoir jus de sureau / pétales de rose léger et frais à souhait (marque pas du tout allemande mais c’est pas grave, c’est super bon), existe aussi en version gingembre, et des confitures bio. Côté salé, on trouve des quiches végétariennes.

Le tout servi avec bonne humeur et une grande sympathie, ce qui augmente d’autant l’envie de revenir goûter au reste de leurs spécialités. Et avec des portions plus que confortables. Plus de renseignements sur leurs recettes de saison sur leur page Facebook.


Café Titon

Au Café Titon, 34 rue Titon (au moins c’est facile de se souvenir de l’adresse), on affiche la couleur sur la devanture vert fluo et rouge : « Le Café Titon est un café parisien germanophile, qui vend de la bière allemande et des saucisses de qualité, des plats typiques et des traditions. Deutsch ist schöner! ». Forcément, il fallait que je teste. Mais je venais de déjeuner, alors leur currywurst devra attendre un autre jour.

A la place, j’ai craqué pour une part d’Apfelstrudel, fait maison, servi chaud avec sa cuillerée de fromage blanc, à 5,50 eur. La pâte est bien fine, la garniture aux pommes agrémentée de raisins secs, bref, la tradition est bien respectée.

N’étant, malgré mon amour immodéré pour l’Allemagne, pas très portée sur la bière, je l’accompagne d’un Fritz-limo, limonade de Hambourg aromatisée (4,70 eur). J’ai choisi le goût pomme-cerise. Ch’est vachement bon! J’ai oublié de demander s’ils avaient de l’Apfelschorle, du coup – jus de pommes pétillant auquel j’ai converti mes amis fans de A-ha lors de notre escapade à Mannheim et Francfort.

Le service est là aussi sympathique, quoique moins chaleureux qu’au Ho3B. Il paraît d’après leur site qu’ils sont aussi experts en café, il faudra que j’y retourne.

Un regret: vu la revendication germanophile, ils ont raté l’occasion d’appeler leur bar le Café Teuton (jeu de mots, et 10 francs dans le nourrain).

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Mais aussi (pas encore testé) :

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Gourmandise : Umami Matcha Café : thé vert et latte art

C’est la pâtisserie / restaurant / épicerie japonaise du moment, récemment ouverte près de République. Sa spécialité, c’est le matcha, thé vert japonais. La carte propose de le boire tel quel, ou en « cappuccino » (au lait chaud) ou autres variations lactées, et même avec préparation traditionnelle au fouet. A noter que c’est un des rares endroits à Paris où j’ai vu du latte art, même si c’est sur de la mousse verte! (et si apparemment, ça se résume à faire un coeur dans les deux lieux où j’en ai vus)

Le matcha fait également partie des recettes de plusieurs des desserts: cookie matcha/chocolat blanc, glace matcha/hokicha/sésame, ou matchamisu -tiramisu au matcha et aux fraises.

La maison propose quelques plats salés, dont un plat du jour, qui donne un exemple d’utilisation des produits qu’ils vendent dans la partie épicerie. J’ai goûté le gyudon, boeuf mariné sur riz tsuyahime et carottes, fort bon. Le truc noir dans la bouteille d’eau, c’est un bloc de charbon pour la purifier…

Pour le matcha latte, j’avoue que je n’ai pas trop aimé, mais j’ai de toute manière beaucoup de mal à supporter le thé au lait d’une manière générale. Le Chai Tea Latte de Starbucks est une des rares boissons non alcoolisées que j’ai trouvée trop mauvaise pour la finir, ça vous donne une idée… Le matcha latte est plus neutre, mais je préfère mon matcha comme j’aime mon thé autre: sans rien dedans. Question de goût.

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Le matcha en « shot », servi en petit verre donc, mousseux et opaque, est nettement plus fort que le thé vert bu dans les restaurants japonais. Attention: ça râpe… C’est là que je me suis rendu compte que je croyais connaître mais en fait non.

Les pâtisseries qui accompagnent le « matcha gourmand » sont bonnes, le crumble au yuzu citronné à souhait (le yuzu est un genre de citron japonais peu acide). A la carte également : le fondant au chocolat au yuzu. Ils proposent aussi du café (torréfié par Coutume) préparé à la japonaise : des espressos et variantes avec une machine nippone, et aussi du café filtré méthode lente, V60 :

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Le service est souriant, et disponible pour vous expliquer les différents plats et les boissons inhabituelles. Pas besoin donc d’être déjà un afficionado de la cuisine japonaise pour y aller. Au contraire, c’est un bon endroit pour s’initier en douceur. On sent que le personnel est impliqué et passionné par le projet, et qu’ils ont envie de partager leur amour de ces produits. Ils organisent d’ailleurs des rencontres avec les producteurs de certains produits :

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Une mention spéciale pour la décoration du lieu : lumineuse, avec des chaises confortables, des compositions végétales suspendues et des touches de bois disséminées, le lieu est très beau et très agréable, les 36 couverts (dont certains au bar) pas trop entassés. C’est zen!

Informations pratiques :
Umami Matcha Café
22 rue Béranger 75003 Paris
(M) République ou Temple
Horaires :
Mardi-vendredi : 9h – 19h
Samedi : 10h – 19h

Lundi mon tag : L’Heure du Thé

J’ai été taggée par Un Bouquin dans La Tasse pour faire le tag L’heure du Thé de Cookiepistache.

C’est gentil, mais n’étant ni une blogueuse thé ni complètement une théphile, ça va être vite vu et un peu hors sujet, parce que je n’ai carrément pas assez de thés pour répondre à autant de questions sur le sujet XD. Elles ont répondu en vidéo, mais comme ce n’est pas du tout dans mes projets (j’ai un métier et je tiens à garder mon anonymat par rapport à ce que je poste ici, merci…), ce sera par blog post écrit.

  1. 8H, l’heure du petit-déjeuner ! Quel est ton premier thé pour bien commencer la journée ?

Ah non, désolée, le matin c’est café!

2. 10H, les saveurs de ton thé du matin te chatouille encore les papilles… l’avais-tu dégusté dans ta tasse/ton mug fétiche ? Montre moi !

Là oui… mon mug Starbucks Anniversary 2011!

hamster starbucks mug 2011

3. 12H, ton ventre gargouille, le plat arrive ! Y a t’il un thé qui accompagne ton repas du midi ?

Non plus! Avec le repas, je bois de l’eau, sauf si je mange japonais auquel cas c’est évidemment du thé vert (matcha) – thé que je ne trouve pas forcément excellent en dehors de ça, mais il se marie particulièrement bien avec la cuisine japonaise.

4. 13H, perdu(e) dans tes pensées, tu songes déjà à ton prochain achat-thé ! D’ailleurs, as-tu une marque préférée, et a contrario une marque qui t’insupporte ?

Pas vraiment. Ca ne fait pas assez longtemps que je m’intéresse au sujet pour en être là. En ce moment pour chez moi c’est du genmaicha, mais j’en suis seulement à ma 2e « marque » essayée pour trouver le meilleur (les deux sont assez différents).

5. 17H, It’s tea time ! Pour accompagner ton goûter, quel thé choisis-tu ? T’arrive t’il de le déguster glacé ?

En été oui. Le meilleur que j’ai bu était le thé glacé violette framboise que faisait le Park Hyatt Vendôme, mais ils ne le font plus.

6. 19H, oups, journée craquage ! Tu penses déjà à tes prochaines dégustations… d’ailleurs, as-tu un moment favori pour boire le thé ?

En milieu d’après-midi, à la tea time!

7. 21H, enfin la soirée ! Avant de t’installer confortablement devant un bon film, te prépares-tu un petit quelque chose à boire ? Dis-moi tout !

Par temps froid, volontiers, mais sans théine… Donc rooibos ou tisane plutôt.

Gourmandise : Toraya, salon de thé et pâtisserie japonaise traditionnelle

C’est à deux pas de la place de la Madeleine, dans la calme rue Saint-Florentin, que la pâtisserie japonaise traditionnelle et salon de thé Toraya cache ses deux jolies salles. Au choix, on peut s’attabler pour déguster, ou aller directement à la caisse des achats à emporter. Réservation préférable le samedi, car si j’ai découvert l’adresse au hasard d’une balade, elle semble réputée.

A la carte, des boissons chaudes dont évidemment des thés sencha, matcha, genmaicha, gyokuro et hojicha, du sobacha (infusion aux graines de sarrasin), provenant tous de la région d’Uji. Des variations glacées (macha ou café) côtoient les boissons occidentales plus courantes.

Quelques plats chauds sont proposés à l’heure du déjeuner. Mais l’essentiel de la carte concerne évidemment les wagashi, pâtisseries japonaises à base d’azuki (pâte de haricot rouge), sucre (sans doute rajouté pour se rapprocher du goût occidental, l’azuki étant sucré mais peu), farines de riz et de blé, et agar-agar. Une grande attention est portée dans leur préparation aux formes et aux couleurs. Certains wagashi ne sont préparés qu’à la saison correspondante, comme le Hana Ayama (Iris) que j’ai dégusté ce jour là.

C’est particulier, de petit format généralement, à vous de goûter pour vous faire votre opinion. Le Hana Ayama est composé de pâte de riz Domyôji rose fourrée à la pâte d’azuki blancs.

J’aime bien mais sans excès – ce qui, vu comme je suis difficile, est déjà un exploit *. En fait la texture de la pâte de riz rappelle un peu la pâte d’amande. Au goût, c’est sucré et parfumé sans que je puisse identifier précisément le goût.

Ceci étant dit, leur genmaicha (thé vert au riz grillé) est excellent, et j’en ai d’ailleurs profité pour en acheter. Le service est également très bien – mi-japonais mi-français. Une bonne adresse pour découvrir ou retrouver le vrai goût du Japon – ma voisine de table y venait après un long séjour là-bas, et deux autres étaient des touristes japonaises en plein shopping, toujours un bon signe pour ce genre d’endroit.

Informations pratiques :
Toraya
10 rue Saint-Florentin
75001 Paris
(M) Concorde ou Madeleine
Horaires: de 10h30 à 19h sauf dimanche et jours fériés.

NDLA : je tiens à préciser que je suis à peu près la dernière personne qui devrait écrire des articles sur des gastronomies étrangères : j’ai besoin de savoir ce que je mange, et il y a des tas d’aliments que je considère personnellement comme non comestibles – y compris en France. Je ne supporte pas : fromage, abats (sauf le foie), coquillages, alcool, plats épicés et j’en passe. Je suis le cauchemar des cuisiniers. Et il ne vaut mieux pas que je me force, car mon estomac me le fait vite payer. Autant vous dire que je ne voyagerai jamais dans un pays où je ne suis pas raisonnablement sûre de manger des plats identifiables et familiers assez régulièrement. La cuisine japonaise est la principale cuisine étrangère que je trouve généralement à mon goût, suivie de la chinoise. Ce qui me sauve souvent en voyage car on en trouve un peu partout de nos jours. Mais pour les plats les plus éloignés de la tradition occidentale, j’ai du chemin à faire.

 

Gourmandise : Odette (choux à la crème)

Autre adresse mono-thématique spécialisée dans les choux à la crème: Odette. Nichée dans un immeuble coincé en biseau au coin de la rue Galande, non loin de Notre-Dame et du square René Viviani (qui héberge l’arbre le plus vieux de Paris), la boutique étroite se complète d’un salon de thé à l’étage. Claustrophobes s’abstenir, mais la pièce a du charme avec ses poutres et ses banquettes moelleuses. Aux beaux jours, une petite terrasse se case à l’écart de la circulation de Saint-Michel.

Les choux sont de goûts très variés et de couleurs acidulées. Un peu trop sucrés au goût des touristes asiatiques de la table voisine, qui en avaient finalement retiré le glaçage. La pâte est également plus riche que celle des choux de la Maison du Chou, à vous de choisir selon votre palais ou l’envie du moment : gourmande ou plus naturelle? Ceux aux goûts classiques (praliné, chocolat etc) m’ont plu, les autres un peu moins.

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Prix :
Le chou : 1,90 Eur
La boîte de 6 : 9,90 Eur
La boîte de 12 : 19,80 Eur
Le café : 2 Eur
Le thé (Comptoir Richard) : 4 Eur

Informations pratiques:
Odette
Boutique Notre Dame :
77 Rue Galande
Tel : +33 1 43 26 13 06
Horaires : 10h30 à 19h30 tous les jours.

Boutique Montorgueil :
18 rue Montorgueil
Horaires : du lundi au vendredi, de 12h00 à 19h30
le week-end, de 10h00 à 19h30

Gourmandise : la Maison du Chou

Les boutiques mono-produits fleurissent depuis quelques années. Macarons, éclairs, pastei de nata… Et choux à la crème. Des variations de choux qu’on trouve actuellement à Paris (je ne ferai pas d’article sur ceux de Popelini, je les ai testés une fois et je n’ai pas aimé… trop gras et pas assez de goût), ceux de Manuel Martinez, meilleur ouvrier de France (en 1986), sont sans doute parmi les plus légers et naturels.

La toute petite boutique de l’île Saint Louis a ouvert en 2014, après une première boutique à Odéon en 2013. Evitez d’y débarquer à 12 pour goûter entre copines: pour la dégustation sur place, il n’y a qu’un petit comptoir avec 3-4 places assises. Mais pour une petite pause lors d’une balade dans l’Ile avant de repartir avec une petite boîte, ça vaut bien un autre endroit.

Les choux et les crèmes sont faits à Cité. La crème est injectée devant vous dans les choux, garantissant que la pâte n’est pas ramollie. Les choux sont légers, avec un craquelin qui l’est tout autant. La crème nature est un mélange de crème fouettée et de fromage blanc. Il n’y a que trois autres parfums : praliné, chocolat et caramel. Le chou au chocolat semble garni de mousse. C’est nettement plus léger – en parfum comme en texture – que les choux habituels, on aimera ou pas en fonction de ce qu’on recherche.

Informations pratiques:
La Maison du Chou
5, rue Jean du Bellay
Ouvert du lundi au dimanche, 11h-19h.
Également 7, rue de Furstemberg, mêmes horaires
1,70 Eur le chou, 5 eur les 3. Formule chou + café

Gourmandise : l’Autre Thé

Pour apprécier le thé, il est important d’en boire du bon, bien préparé. Sinon, ça reste de l’eau chaude vaguement aromatisée et colorée.

Au cours d’une balade dans la sympathique rue Mouffetard, j’ai été tentée par la vitrine de ce comptoir / salon de thé. A l’Autre Thé, on trouve un grand choix de thés de différentes origines, et tout le nécessaire pour le préparer: théières en fonte ou en porcelaine, tasses, filtres, et même sabliers pour minuter précisément la durée de l’infusion.

On trouve aussi des conseils. Si vous faites une halte dans la partie salon de thé, vous pourrez goûter quelques pâtisseries maison, dont un muffin macha-chocolat blanc dont ils ont donné récemment la recette sur leur compte Facebook, et bien sûr une sélection de thés verts, noirs où blancs. Quand on vous la sert, avec un petit sablier, on vous explique combien de temps le laisser infuser.

Parce que comme beaucoup de choses, suivant que c’est bien ou mal fait, c’est plus ou moins bon. Et c’est assez étonnant la différence que peuvent avoir dosage, température et durée d’infusion sur de l’eau chaude aux herbes…

Les prix restent raisonnables, 5 eur le thé sur place (hors thés rares du moment), et 5 euros maximum la pâtisserie. On évite le coup de bambou des grandes maisons de prestige comme Mariage Frères, y compris pour les accessoires, alors que la qualité est au rendez-vous. Bref, jolie découverte, j’y retournerai sans doute quand ma réserve de thé sera à sec.

Informations pratiques :
L’autre thé
3 adresses à Paris :
Salon de thé – Mouffetard
40 Rue Mouffetard, 75005 Paris
Ouvert du mardi au samedi : 11h-13h00 / 14h-19h30
Dimanche et jours fériés : 14h30-19h30

Salon de thé – Lacharrière
17 rue Lacharrière – 75011 Paris
Ouvert du mardi au samedi : 14h-19h30
Dimanche et jours fériés : 15h30-19h30

Comptoir de thé – Daguerre 
32 rue Daguerre – 75014 Paris

Liste des revendeurs en province sur le site web.

Un long week-end à Düsseldorf (5) : Rheinturm et gâteaux

Levée de bon matin, je rends ma chambre et laisse ma valise à l’hôtel avant d’attaquer ma dernière journée de tourisme. Le Bus 719 (pas sur mon plan) me descend à l’arrêt Landstadt / Kniebrücke. Un peu de marche m’amène au pied de la Rheinturm. C’est haut. C’est tôt aussi, et le caissier met 5 mn à apparaître. Direction le bar à 168 m (le restaurant, plus haut et plus cher, ouvre plus tard).

… Ah oui c’est haut quand même. Un (charmant) jeune homme qui, dans l’ascenseur, avait demandé inquiet si durant l’ascension on voyait le vide (non), reste près des portes de l’ascenseur. Je ne vais pas l’en blâmer. Je viens de me souvenir que vue la forme de la tour, on marche au-dessus du vide. Le chat en moi proteste. Je n’ai plus envie de prendre une part de gâteau (les deux en présentation n’ont pas l’air terrible alors je préfère me réserver pour plus appétissant). Je prends plein de photos, j’essaie de reconnaître les endroits où je suis passée, la Turm machinchose de Cologne au loin. Et zou, je redescend.

Je retourne au lac à outardes de la veille pour explorer la péninsule. C’est mignon. Retour sur la Graf-Adolf Platz. Joie, le café Heinemann est juste là dans la rue perpendigonale, au tout début de la Königsallee. C’est surtout fréquenté par des retraités, et le « hall of fame » montre l’actuel chef en réception privée au Vatican avec Benoît XVI. Mais ce n’est même pas cher. Pas de Sacher Torte en vue, hélas, alors je choisis l’éclair au café (3,60 Eur) au comptoir, et je m’installe à table où je commande un thé Rooibos (2,70 Eur). On vient me servir l’éclair dans une petite assiette. Ch’est bien bon. Gemütlich, comme ambiance. L’assiette saucisse/petits légumes du client d’à côté m’a l’air bien aussi.

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Requinquée, je repars explorer les centres commerciaux de la Königsallee (équivalent local des Champs Elysées). Je n’ai rien de particulier à acheter* et Deauville a un peu explosé mon budget du mois, alors c’est surtout par curiosité pour les architectures grandioses. Et parce qu’on est lundi, donc tous les musées sont fermés, mais les magasins, eux, sont ouverts.

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Gourmandise : le salon de thé Mariage Frères 

Quand on parle de thé à Paris, certaines adresses sont incontournables. Mariage Frères est de celles-là. Bien connus des amateurs de thé, leurs boutiques proposent des centaines de variétés de thé, en vrac, en boîte ou en sachet.

Ils ont aussi quelques salons de thé, dont celui rue Bourg-Tibourg, dans le Marais, l’historique. De fait, tout ici a un charme suranné: la décoration, qui a des airs de comptoir colonial sous sa verrière (hélas pas dans toutes les salles, certaines de l’étage n’ayant aucun cachet – et désolée, je n’ai pas pensé à prendre de bonnes photos). Le service, très poli, délivré par des serveurs en costume blanc – à l’exception du chef de rang et des maîtres de thé. Avec la vraie serviette épaisse en coton, les couverts disposés au cordeau, la théière en faïence, et les assiettes superposées là où une suffirait (vive les lave-vaisselles).

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Tout cela a un prix, forcément: 10 euros le thé servi en salle. Ne vous étouffez pas sur votre thé : c’est moins cher que dans un palace (moins classe aussi, ceci dit). Et 12 euros pour la paire de financiers, madeleines au thé, ou scones. J’ai opté pour les scones, parce qu’ils étaient servis avec de la gelée de thé, dont j’avais conservé un bon souvenir de ma première visite, pour un brunch entre amies (d’un meilleur rapport qualité / prix, je trouve, a posteriori). La fois précédente, c’était de la gelée de thé vert. Cette fois-ci, le serveur me présenta ces deux coupelles de gelée thé citron et thé rouge (le pot fermé contient du beurre).

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Pour être honnête, je n’aime guère les scones. La première fois que j’en ai goûté, c’était avec une copine qui avait longtemps séjourné à Londres, qui était ravie d’en retrouver dans un salon de thé, et avait trouvé excellents ceux du lieu (ils pouvaient être bons : c’était au Park Hyatt…). J’avais trouvé ça… Anglais. Cad sec, bourratif, et sans grand intérêt gustatif si on ne l’éventre pas pour y tartiner beurre et confiture. Mais il paraît que c’est censé être comme ça. Je dis que c’est anglais, parce que je garde un souvenir cuisant d’un croissant acheté à Milton Keynes, qui avait la consistance et le goût du carton. Je m’étais demandé pourquoi on m’avait proposé du beurre et de la confiture avec, j’ai compris à la première bouchée. C’était le seul moyen de rendre ce truc mangeable.

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Mariage Frères a réussi à ajouter du moelleux et du goût aux siens en y incorporant des raisins secs. Bonne idée. Quant aux gelées de thé, je les ai trouvé bonnes. En revanche, le chariot à pâtisserie ne m’a pas beaucoup inspiré… Leurs gâteaux sont peut-être bons, allez savoir, mais à l’oeil ils ne font pas envie. Ceci étant, ce n’est pas pour ça qu’on vient. Et pour découvrir que le thé peut avoir bon goût, pour ceux qui en doutent, c’est le genre d’endroit où il faut aller.

Informations pratiques :
Salon de thé Mariage Frères
30 rue du Bourg-Tibourg
Métro ligne 1 et 11
Restaurant / Salon de thé de 12h à 19h