Gourmandise : Spaghettina, la glace allemande à Paris

Le nom de cette petite échoppe est trompeur : on n’y vend pas des pâtes, mais des Spaghetti Eis. Kezako, me direz-vous ? Was ist das?, devriez-vous plutôt demander, car c’est une spécialité allemande. Vous en aurez peut-être découvert l’existence et l’origine dans Karambolage, sur Arte. J’en avais vu à l’occasion de vacances à Cologne.
spaghettina_1
Les Allemands sont de grands amateurs de glace, qu’ils consomment à longueur d’année. Il y a des Eis Kaffee un peu partout, qui proposent des coupes gargantuesques. Parmi les classiques, il y a donc ce Spaghetti Eis, qui est, comme son nom l’indique, une glace (à la vanille) servie en forme de spaghettis. Pour parachever la ressemblance, elle est nappée d’un coulis de fruits rouges imitant la sauce tomate, et parsemée de copeaux de chocolat blanc façon parmesan.
C’est conceptuel. Mais c’est bon, amusant, les Allemands en raffolent et ce ne sont pas les seuls. Spaghettina a donc importé ce concept dans ce quartier proche de la gare de l’Est, en passe de devenir un Little Berlin. Ils en proposent plusieurs variantes, toutes servies dans des coupelles faites en pâte à cornet, de préférence à emporter car la minuscule boutique n’a que 2 tabourets et un bout de bar pour la consommation sur place.
Le mono-thème n’étant pas forcément un bon calcul pour un commerce de nourriture, l’équipe allemande vend également des gaufres en bâtonnets (ch’est rigolo et bon *chomp chomp*) et diverses sortes d’Apfelschorle (une limonade à la pomme elle aussi « typisch Deutsch ») aromatisée à la rose ou autre parfums, très rafraîchissante.
Il y a aussi des bonbons et des babioles à l’effigie de l’Ampelmann, « l’homme ampoule » qui indique encore aux piétons s’ils peuvent traverser, dans certaines villes. Cet emblème de l’ex-Allemagne de l’Est est devenu un symbole de Berlin depuis la réunification (lien Karambolage).
Pour rester au courant des changements d’horaires, vous pouvez suivre le blog sur leur site.
spaghettina_3
Informations pratiques :
Spaghettina
61 rue de Lancry, 75010 Paris
Horaires :
mardi-samedi : 12h-22h
dimanche et jour férié : 14h-20h
Publicités

Gourmandise : Salon de thé Senoble

Découverte

senoble_2
J’avais repéré la façade en travaux en fin d’année, et j’avais noté mentalement d’y revenir quand ce serait ouvert, alléchée par mes bons souvenirs des desserts Senoble. J’ai voulu laisser passer le rush de l’ouverture, prévue en janvier. Pour le coup, avec le début des vacances de Pâques et en arrivant entre le déjeuner et le tea time, j’étais au calme. Il paraît, à écouter des habitués, que ça se remplit à partir de 16h le week-end, et clairement il y avait déjà nettement plus de monde à mon départ.

Le lieu

Situé à deux pas du Palais Royal, entre la place de la Victoire et la rue Sainte-Anne et sa ribambelle de restaurants japonais, le premier « flagship store » de la maison française Senoble s’étend sur 2 étages. Il se repère à sa façade bleu roi, emblématique de la marque. Au rez-de-chaussée, une boutique de vente à emporter, avec quelques tables. La salle de restauration principale, plus lumineuse qu’on ne penserait à voir l’étroitesse des rues, est à l’étage. La décoration est cosy et élégante, avec un coin bibliothèque / arty, et des détails amusants comme le papier toile de Jouy (bleu, bien sûr) à l’intérieur des abats-jour. Les fauteuils invitent à la paresse.
Le petit détail qui tue : sur la table, sous cloche, un mini-pot de lait rempli de feuilles de thé parfumé, mignon et odorant à la fois.

Dans l’assiette

La carte propose des menus pour le déjeuner et des formules pour le goûter. Pour le mien, de goûter, j’ai jeté mon dévolu sur le « Crème chou île flottante », une des trois variations de chou proposées par la maison. Un bon choix, car il synthétise en format chou une de leurs spécialités, l’île flottante, avec une crème vanille de Madagascar onctueuse et un coeur de caramel au beurre salé coulant. Miom.
En accompagnement, les théphiles seront ravis de découvrir un choix limité mais alléchant de thés maison, en plus des classiques café, cappuccino etc. J’ai opté pour le bonheur de Sophie : thé vert à la fraise et aux fruits de la passion. Il est servi déjà infusé, et il ne manque qu’un dépose-thé pour arrêter l’infusion (je n’aime pas tellement mettre le sachet dans la soucoupe, je prends des goûts de luxe). Un thé parfumé et fruité sans excès, qui va très bien avec ces pâtisseries.
senoble_8
Sur ma lancée et « il faut bien tester, c’est pour le blog »*, j’ai pris l’éclair au café. J’ai été moins séduite, trop habituée je le crains aux arômes artificiels des éclairs industriels. La version Senoble semble plus naturelle, que ce soit au goût ou à la couleur, et moins grasse.
Au niveau tarif, vous vous doutez au vu des photos que c’est un peu onéreux, mais ça reste dans la ligne des adresses de ce type : pâtisseries de 5,40 Eur à 8,40 Eur.
Pour le déjeuner, les plats et salades sont entre 10 et 20 Eur, les omelettes à partir de 8 Eur. Café gourmand à 9 Eur, thé gourmand à 13 Eur.
Une mention spéciale pour le service, cordial et diligent de l’étage au sous-sol. L’équipe se fera un plaisir de vous conseiller et de vous expliquer les spécialités.
Informations pratiques :
Actualité sur la page Facebook
11 Rue des Petits Champs, 75001 Paris
(M) Pyramides
Horaires :
Lundi – vendredi : 8h-20h
Samedi – dimanche : 10h-20h
Pour le week-end de Pâques, le 16 avril, la maison organise une chasse aux oeufs dans les jardins du Palais Royal. Renseignements et inscriptions sur place et sur leur page Facebook.
*Comment ça, je ne suis pas crédible?

Gourmandise : Pâtisserie Tomo – dorayaki et wagashi

Cette nouvelle pâtisserie japonaise récemment ouverte est victime de son succès : le samedi après-midi à l’heure du  goû-thé, il y a foule. Et le service est vite débordé.
Les thés sont peu nombreux à la carte, mais de qualité, de la maison Jugetsudo. Parmi eux, le Genmaicha qui a mes faveurs – et qui se trouve être le moins cher de ceux proposés, même s’il reste à un tarif élevé.
tomo_01
Ils proposent également plusieurs variantes de chocolat chaud, dont j’avoue que l’odeur flottant dans l’air était appétissante.
 Ce jour-là, je n’ai pas testé les wagashi, mais ma voisine japonaise m’a dit qu’ils étaient très bons, et préparés par un chef japonais. La pâtisserie Tomo est la seule sur Paris en dehors de Toraya (chroniquée ici) à proposer des wagashi, mais elle préfère Tomo car elle trouve que Toraya a des tarifs trop élevés et une ambiance trop compassée.
Personnellement, j’avais opté pour une variation franco-japonaise de dorayaki, la basilique citronnée : une « crêpe » en dessous, une montagne de crème au citron dessus, surmontée d’une micro-crêpe signature. Très bonne, mélange équilibré de sucré et d’acide.
La décoration des deux salles est sobre, même si l’effet de peinture « jetée » au mur ne rend probablement pas l’effet qui était souhaité (personnellement j’ai mis 5 minutes à réaliser que ça devait être fait exprès et non une absence de rafraîchissement des murs avant ouverture de l’établissement).
Informations pratiques :
Pâtisserie Tomo
Horaires : de 12h à 19h du mardi au dimanche
11, rue Chabanais 75002 Paris
romain.gaia@patisserietomo.fr

Post-scriptum : la Sacher Torte du Kaffeehaus

Ca faisait un moment que je voulais faire des articles « post-scriptum » en particulier sur les lieux gourmands. Parce que la tendance hipster à ne parler que du dernier spot ouvert, eh bien, tout le monde le fait (dont beaucoup invités et donc chouchoutés et encouragés à ne dire que du bien pour être invités aux futurs happenings), et peu reviennent voir 3 ou 6 mois après ce que ça donne.

C’est donc pour la science et l’actualisation de mon blog pour vous, lecteurs gourmands, que je suis retournée, deux ans après, voir si la Sacher Torte du Kaffeehaus était toujours aussi bonne. (Comment ça, je ne suis pas crédible ?)

Oui, bon, j’ai groupé avec un tour au marché de Noël de l’Eglise Suédoise, puisque je vais rarement dans ce quartier. D’où le cheval et les confitures miniatures sur la photo.

Entre temps, j’ai un peu amélioré ma connaissance des thés, et j’ai cette fois noté que les leurs venaient de Kusmi Tea. J’ai choisi un Darjeeling vert bio pour ne pas surcharger mon foie en prévision de la Sacher Torte.

kaffeehaus sacher dec 2015.jpg

Précaution inutile : celle-ci était à la fois moins copieuse et moins dense que dans mon souvenir, et le fin lit de biscuit plus craquant. Peut-être à cause de critiques comme celle-ci sur TripAdvisor.

Mais l’intérêt de la Sacher Torte, c’est justement l’impression de manger 50 nuances de chocolat ! Et c’est d’ailleurs le souvenir que je conserve de celle mangée au Café Sacher de Vienne. Pff. Tant pis. Il faudra que j’aille voir si le Stube aussi a changé sa recette, vu qu’ils postaient récemment qu’ils ont été choisis comme fournisseurs de ce gâteau par l’ambassade d’Autriche.

Kaffeehaus : 11 Rue Poncelet, 75017 Paris

Gourmandise : Salon de thé Sazanka

Ce salon de thé japonais est moins guindé que ne le laissait penser l’adresse. Il est situé presque tout au bout de la rue de l’Annonciation dans le 16e arrondissement, une rue qui a des allures de village avec ses primeurs et ses boutiques, mais ouvrant entre autres sur le très chic centre commercial Passy Plaza.

Le salon de thé fait également restaurant, avec une spécialité d' »omurice« , omelette roulée « farcie » de riz cuit à la poêle avec divers bouillons, épices, compléments. Comme je l’ignorais, j’avais déjà déjeuné en y allant, et je ne souhaitais qu’un dessert.

Les desserts plus traditionnels japonais à base de pâte de haricot rouge n’étant, après quelques tests, pas réellement ma tasse de thé, j’ai préféré un compromis : une tarte au citron, certes, mais avec du yuzu (ce citron japonais moins acide que les variétés européennes, qui devient assez connu dans nos contrées). En boisson, la carte propose différents thés verts, à des tarifs assez élevés (curieusement plus que les pâtisseries).

sazanka_01

Informations pratiques
Sazanka Salon de thé (site web essentiellement en japonais)
9 rue de l’Annonciation
75016 Paris
Horaires :
Du mardi au samedi : de 12h à 18h
Dimanche : de 12h à 17h

Café Musée : Café Atmosphères, Cité des Sciences de la Villette

On ne va pas se mentir : les amateurs de gastronomie ne feront pas un détour pour manger ici pour la finesse des mets. Ni pour le service façon cafétéria, tu prends ton plateau et tu paies à la caisse.
Néanmoins, pour une pause avant, après ou au milieu d’une visite de la Cité des Sciences, ou d’une chasse au Pokemon dans le parc de la Villette (excellent spot de Paris, avis aux dresseurs, et en prime la balade est jolie), ça dépanne.
D’autant qu’au niveau des prix, ça reste raisonnable (pour Paris) avec des salades autour de 8 eur, sandwichs entre 4 et 8 Eur, crêpes à 3,50 ou 3,80, café à 2 Eur, desserts entre 2 et 5 euros.
On ne peut pas en dire autant des autres restaurants / lieux de fooding qu’on trouve au parc, comme le Café My Boat où, si tu ne veux qu’une boisson, tu es prié de venir te servir au bar avant de retourner tenter de te trouver une place en terrasse, sur une table à desservir toi-même, à 4 eur le thé quelconque dans un gobelet en carton.
Pour en revenir au Café Atmosphères, la décoration est sympathique, dans l’esprit de découverte et de pédagogie de la Cité des Sciences, avec des tables à géométrie variable pour accueillir voyageurs solo, familles ou groupes. L’entrée présente les salades et autres snacks à emporter, ainsi qu’un grand choix de friandises, clientèle familiale oblige…

Il y a également sur place un Burger King, un snack au niveau 1 appelé Biosphère, et un restaurant plus traditionnel appelé Rest’O, mais que je n’ai pas encore eu l’occasion de tester (d’autant qu’il était en travaux en septembre).

Informations pratiques
Café Atmosphères
Cité des Sciences et de l’Industrie – Niveau O
30, avenue Corentin-Cariou – 75019 Paris.
Ouvert de 9h30 à 17h30

L’instant Thé / Gourmandise : Twinings Tea Room chez WH Smith

Depuis quelques semaines, la célèbre librairie anglaise WH Smith a rouvert un salon de thé en ces murs, à l’étage, en partenariat avec Twinings – fournisseur officiel de Buckingham. La carte offre donc un grand choix de thés, à 7 euros pour les standards et 9 Euros pour les thés d’exception. Côté restauration, un choix conséquent de sandwichs typiques (vive le cresson), quelques salades et options chaudes, et un bon choix de desserts.
cafe_wh-smith_twinings_02
Ici, on ne plaisante pas avec le thé : on vous le sert en tournant le sablier correspondant au type de thé : 3 minutes pour mon thé vert, Summer Berry Green Tea. Et avec la coupelle pour y poser le filtre métallique une fois ce temps écoulé.
La couleur est jaune dorée, onctueuse. Au fumet, des notes de vanilles prennent le pas sur les fruits rouges. Au goût, c’est un peu pareil, agréable, même s’il semble faire partie de ces thés qui ont un parfum plus fort que leur goût. (Je ne suis pas très douée pour décrypter les goûts) A ne pas laisser refroidir trop longtemps, néanmoins, au risque de sentir une légère oxydation.
cafe_wh-smith_twinings_04
Etant donné que je n’avais pas déjeuné, j’ai accompagné le thé d’une des propositions de « petit déjeuner », à savoir l’oeuf poché sur toast et saumon fumé, accompagné de sa salade. Il y a une option moins chère végétarienne, où le saumon est remplacé par de l’écrasé d’avocat avec graines de citrouille. Un peu léger à mon goût (et pour le prix, 13 euros), mais pour un oeuf poché minute, je suppose que ça s’explique.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

En dessert, mon coeur balançait entre divers choix terriblement British, dont l’Eaton Mess et la tarte aux framboises meringuée. Le Pudding, lui, était « sold out ». Mais la température fraîche au dehors aidant, j’ai opté pour l’apple crumble, servi chaud (brûlant, même) dans sa cocotte avec une coupelle de crème anglaise (of course).
Au final, une addition assez corsée, certes, et les gros appétits ne seront pas rassasiés. Mais le tout est de qualité, et le cadre, tout neuf et bien situé, font qu’on passe un bon moment.
cafe_wh-smith_twinings_05
Les 3 petites salles, où les habitués reconnaîtront les anciennes sections des essais et livres de sciences humaines, font que le lieu reste assez calme. Le public aussi, il faut dire.
Cerise sur le pudding, qui m’a fait suggérer une participation à l’Instant Thé de ma copinaute June : ce visage familier reconnu au mur de la salle du milieu.
cafe_wh-smith_twinings_10
Dédicace à June 😉
Informations pratiques :
WH Smith – Salon de thé Twinings
248 Rue de Rivoli
(M) 1 – Concorde (sortie rue Cambon)
Horaires :
librairie : Du lundi au samedi de 9h30 à 19h30. Les dimanches et jours fériés de 12h30 à 19h.
salon de thé : Du lundi au samedi de 9h30 à 19h. Les dimanches et jours fériés de 12h30 à 18h30.

Gourmandise : le Pavillon Lenôtre

En ce samedi grisailleux, j’ai décidé de retourner au Pavillon Lenôtre, sur les Champs-Élysées. L’endroit a été construit à la même époque que le Petit et le Grand Palais, qui lui font face de l’autre côté de la célèbre avenue. Depuis l’Exposition Universelle de 1900, elle s’est vue agrandie par l’adjonction d’une verrière en demi-cercle. Enfin, demi-disque, plutôt. Le lieu, le nom et le site web se veulent luxueux. Je dirais cossus, mais pas irréprochables.
lenotre_1
Je me serais notamment passée du regard de haut en bas du factotum, s’arrêtant sur mes baskets (pourtant neuves). Alors oui, je ne me suis pas habillée comme une vieille bourge pour venir, parce qu’à la base, j’avais prévu d’aller chasser les Pokemons après avoir visité l’exposition Oscar Wilde au Petit Palais, et « révisé » (et revisité) leur café pour un futur article. Mais après 35mn d’attente, dont 20mn sans que la file n’avance côté visiteurs sans billets, j’ai lâché l’affaire. Et puis je cherchais des toilettes. Et un dessert pour remplacer celui que je n’avais pas pu prendre en face. Et sans m’habiller chez Chanel, j’ai quand même les moyens de me payer un thé gourmand, même au tarif dispendieux de 14 euros pratiqué ici. Ne pas confondre snob et chic.
lenotre_2
Donc, au serveur plus aimable que le gorille de l’accueil, je commande un thé gourmand, avec le thé vert au jasmin. C’est le seul thé vert de la carte, tous les autres sont des thés noir Lenôtre, mais je n’aime guère le thé noir.
Le thé est servi avec une bouilloire un peu trop chaude, me semble-t-il maintenant que je sais que le thé vert ne se prépare pas bouillant. Et la propreté de la vaisselle  laisse un peu à désirer, ce qui me confirme dans mon opinion que le lieu n’est pas tout à fait à la hauteur de ses prétentions.
lenotre_5
J’essaie d’identifier les 3 mini-pâtisseries qu’on m’a servi avec le thé. Le mini-Opéra, ok, bien chocolaté. Je crois discerner de la crème à la vanille, du massepain et un tour de mandarine dans les rouleaux orange : renseignement pris sur le site web, ce sont des « maki vanille agrume ». Le mini-macaron pailleté de bronze est bien à la crème de marrons, comme il m’avait semblé. Je ne raffole ni des macarons, ni de la crème de marrons, mais ça passe.
lenotre_3
Le cadre est beau et les meubles semblent neufs, mais la structure aurait besoin d’un rafraîchissement : la verrière montre des traces de rouille, la vieille rotonde est fatiguée. La clientèle est plus diverse que la première (et dernière avant ce jour) fois que j’y suis venue, il y a 8 ans, où moi et mes amies nous faisions regarder de haut par les douairières venues y prendre leur thé. Et où mon chocolat chaud m’avait laissé le souvenir impérissable d’être bien fade pour son prix. D’où les 8 ans.
lenotre_4
Informations pratiques :
Pavillon Elysée Lenôtre
10 Avenue des Champs Elysées
(M) Champs Elysées – Clémenceau
dimanche : 12:00–14:30, 15:00–18:00
lundi au samedi : 12:00–14:30, 15:00–18:00, 19:00–22:00

Gourmandise : Mövenpick Ice Cream

Reparlez-moi du Marais.

Ce dimanche-là, j’errais (c’est laid, ça, comme formule, « j’errais ». Il n’y a pas un e aspiré pour faire « je errais »?) dans les rues entre la Place des Vosges et le centre George Pompidou, à la recherche d’Abra ou Kabra – il y a un spot intermittent dans le coin. Ayant marché un certain temps, je cherchais un lieu sympa et cosy pour déguster un thé ou café et reposer mes jambes fourbues. Je ne doutais pas d’en trouver, après tout ce quartier ancien de Paris attire touristes et Parisiens en goguette, surtout le dimanche où c’est l’un des rares qui soit animé par les nombreux petits commerces.

Sauf que, entre attrape-bobos aux tarifs prohibitifs où il faut faire la queue 1h pour s’entasser à 3 au mètre carré, attrape-touristes (pareil, avec moins d’attente mais la bouffe est dégueulasse) fait toutes les petites rues, bars/brasseries pas très cosy (et pas exempts des tares ci-dessus), et endroits miteux, finalement le choix n’était pas si fourni que ça, entre Charybde et Sylla. Je me disais que j’allais me rabattre au Starbucks, mais celui du coin était lui aussi pris d’assaut.

movenpick_1

Et puis je suis tombée sur ce coin de rue : alors oui c’est une chaîne, mais justement, comme ce n’était pas « typique », ni français (c’est Suisse, comme l’indiquent les couleurs, le nom et le slogan), c’était, à cette heure-là, quasi vide ((le temps que je parte, ça s’était rempli, je suis arrivée à l’heure creuse entre la pause dessert et le goûter). Et propre, et blanc, et calme, et appétissant, et le service était poli, sympathique et diligent. Comme quoi des fois, le vintage typique, il ne faut pas hésiter à s’asseoir dessus et savoir se faire plaisir avec du moins artisanal mais pas forcément moins bon (pas forcément moins artisanal non plus d’ailleurs… Qui sait comment sont préparés les « spécialités maison » des adresses censées faire dans le naturel).

movenpick_2

Le vacherin en gros gobelet était ma foi aussi bon qu’il en avait l’air sur la photo, certes un peu cher, mais dans les tarifs habituels des environs pour des glaces composées. J’aurais mis un peu moins de coulis de fruits rouges, ou alors sur le dessus de la glace et pas en dessous, mais sinon je valide. Le café était un poil trop serré à mon goût mais j’ai l’habitude (je suis plutôt café filtre, donc souvent malheureuse quand je prends mon café en extérieur…). Je ne suis pas sûre d’avoir testé des glaces suisses avant, elles sont plus crémeuses que les françaises.

movenpick_3

Informations pratiques :
Mövenpick Ice Cream
4 Rue Pavée, 75004 Paris
Horaires d’ouverture :
Du lundi au jeudi : 13h – 22h
Vendredi : 13h – 00h
Samedi : 00h – 12h (ça veut dire qu’ils font le tour du cadran pour fermer à midi?)
Dimanche : 10h – 19h

Gourmandise : The Tea Caddy, tea time so British à Paris

Ce qui est sympa quand on a des amies avec qui on a des goûts en commun, c’est que quand l’une est en panne d’adresses, l’autre en a une sous le coude. Entre deux visites improvisées lors des Journées du Patrimoine, on a donc fait une petite pause gourmande pour découvrir The Tea Caddy, un salon de thé so British installé entre Shakespeare & Cie et le square René Viviani.

The Tea Caddy

Fondé en 1928 par Miss Klinklin, en reprenant les boiseries d’origine et, je pense, les beaux vitraux de la devanture, le salon propose depuis cette époque thés, gâteaux et service à l’anglaise : thé servi avec un filtre pour empêcher le thé en vrac de tomber dans la tasse, nappe à carreau, etc. C’est évidemment cosy et assez feutré, sans être collet monté. La carte des boissons chaudes propose des thés, anglais bien sûr (enfin, indiens), mais aussi chinois et japonais, ainsi que des infusions à base de rooibos. J’ai goûté la Juicea digestion, plus pour les ingrédients que par besoin (j’aime le rooibos), parfumée et légère.

The Tea Caddy

Le petit filtre!

Au niveau pâtisserie, beaucoup de choses tentantes, mais les Devon Scones à la confiture de fraise maison étaient incontournables. Très bons, pas lourds, et la confiture était un régal. Le crumble aux figues fraîches était original et lui aussi délicieux, et fait maison. Le tout servi dans de la vaisselle made in England, avec des motifs inspirés de la procelaine de Chine. Sur leur site web, la boutique vend aussi des thés et des filtres. Les tarifs sont un peu élevés (autour de 6 Eur le thé et 8 la pâtisserie), mais vu l’endroit très touristique et la qualité, rien de surprenant.

The Tea Caddy - Devons Scones et crumble aux figues

The Tea Caddy – Devons Scones et crumble aux figues

Pour ne rien gâter, alors qu’on s’attendait à ce que l’endroit soit surtout fréquenté par des dames, j’avais dans mon champ de vision un charmant jeune homme tout seul, avec un faux air de Sting jeune, la trentaine et quelque, je dirais. Il a devisé longuement avec la patronne, et feuilleté un des livres mis à disposition (du Mauriac. Mais non je ne stalke pas. Mais ce n’est pas tous les jours qu’on croise des hommes qui présentent bien et qui en plus semblent avoir bon goût, vu qu’ils fréquentent les mêmes endroits. Tout de suite, ça attire plus que de voir le même physique dans un bar, fin soûl à 14h, en train de bramer devant un match de foot avec des potes tout aussi déglingués. Alors forcément, on en profite. D’autant qu’il était dans mon axe de vision, assis à côté de la fenêtre, alors j’aurais eu du mal à ne pas le voir sans tourner le dos à mon amie. Ce qui est plutôt malpoli). J’ai attendu qu’il soit parti pour prendre la photo du salon de thé, je pense que j’avais été suffisamment pas discrète comme ça…

The Tea Caddy

Le beau jeune homme était à la table du milieu

Il faut que je trouve un axe sur mon blog pour avoir une excuse (et le cran) de me présenter aux gens.

Informations pratiques :
The Tea Caddy
14 Rue Saint-Julien le Pauvre, 75005 Paris
Horaires d’ouverture :
Tous les jours de 11h à 19h

The Tea Caddy