Café Musée : le Bar Museo du Suermondt-Ludwig, Aix-la-Chapelle

Le musée Suermondt-Ludwig

Le musée Suermondt-Ludwig d’Aix-la-Chapelle est conçu autour, d’une part, de la collection de Barthold Suermondt, léguée à la ville en son temps, et d’autre part, à une donation des époux Peter et Irene Ludwig, propriétaires de la firme chocolatière Trumpf. Il est installé dans une ancienne villa bourgeoise de style néo-Renaissance, la villa Cassalette, étendue en plusieurs fois en construisant sur l’ancien jardin d’hiver et en ajoutant des extensions. Le résultat est une architecture biscornue où, sans plan, on n’est pas sûr d’avoir tout vu.
aix_suermondt_01
Les collections comportent beaucoup (trop) d’art religieux, de peintures diverses.  Ce n’est pas ce que je préfère, même s’ils ont de belles pièces (à mes yeux), comme des statues en bois de Tilman Heysacker décorant jadis des églises, ou un curieux diptyque d’Adam et Eve où le serpent tentateur est une femme… Lilith?
L’étage du 19 et 20e siècle est accessible, d’après le panneau en bas de l’escalier, « si le nombre de visiteurs le permet ». Oui, et alors, il le permet?… Ca veut dire qu’il faut être au moins 10 à demander ou qu’il n’y ait personne dans les autres salles? On ne saura jamais.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

J’ai préféré le « cabinet de curiosités », où est entassé « le reste », à la façon de ce qui se faisait dans les demeures des fortunés il y a quelques siècles. Hélas pas très bien mis en valeur, donc, ce qui est bien dommage car il y a plus de variété dans cette seule salle que dans tout le reste du musée. Dont une petite vitrine d’inro, stuba et autres trucs japonais (mais pas de netsuke).
La plupart des descriptifs sont écrits en allemand et anglais, ce qui est déjà bien. Si vous voyagez, il va falloir apprendre une langue en plus du français, hein. Un petit effort.
aix_suermondt_09

Stuba, etc

Ce week-end là, le musée présentait en outre « Blut und Tränen » une exposition temporaire sur Albert Bouts, artiste du 15e siècle dont l’atelier était spécialisé dans la production d’art religieux pour les particuliers. D’où une salle entière de portraits de Jésus et Marie (dont un, au format rond, prêté par le Metropolitan Museum de New York). Ainsi qu’une étrange vidéo de Bill Viola montrant une allégorie du Christ sortant du tombeau : a study in emergence.

Le Bar Museo

Après la culture, la confiture, avec le Bar Museo. Il est installé dans un espace jouxtant le musée et communiquant via un meuble qui sert à la fois de bar au café et d’accueil du musée. Très joli travail d’architecture intérieure aussi avec la petite mezzanine « flottante » desservie par un bel escalier sur mesure. Les murs étaient décorés d’une exposition temporaire des peintures de Béatrice von Hanstein. L’espace sert aussi de boutique du musée, mais les articles en sont à payer à l’accueil.
Au menu, pas grand choix en ce week-end de Pâques où les Allemands restent chez eux. Mais on a fait honneur au cream cake aux cerises et au cappuccino. Une formule Kaffee Kuchen (café gâteau) à 4 eur, la Parisienne pleure.

Informations pratiques

Musée Suermondt-Ludwig
Wilhelmstraße 18, Aix-la-Chapelle
Horaires :
Du mardi au dimanche, de 10h à 17h
Tarif : 6 Eur, gratuite jusqu’à 21 ans

Photographie : Strasbourg entre street art et histoire

Lors de ma balade « culture et pokemon » à Strasbourg cet été, j’ai été étonnée de découvrir qu’outre ses atouts historiques architecturaux bien connus, elle semblait également être le terrain de jeux de divers artistes de street art. Petit panorama :

La ville est aussi parsemée de statues d’Alsaciennes, mises en couleurs différemment suivant les artistes auxquelles elles ont été confiées.strasbourg_streetart_07

Et quelques photos plus traditionnelles de la Petite France et du bord du canal des Faux Remparts, qui cache une agréable promenade à fleur d’eau :

Dont un essai de la fonction « panoramique » de mon Sony, qui ne se débrouille pas mal. Dommage que le ciel n’y ait pas mis du sien, on se croirait en hiver alors que c’était fin août… Enfin ça ne dépare pas avec le jour où je poste enfin ces photos…

strasbourg_3

Strasbourg la petite France depuis le barrage Vauban

Café Musée Mannheim

Petit tour de mes expériences gastro-culturelles en marge du concert de A-ha à Mannheim en avril dernier.

A Mannheim, il faisait beau le premier jour. La difficulté étant de trouver à manger  « local », on a demandé à une dame qui nous a indiqué avec le sourire (et en nous prévenant que ce serait lourd et loin) un resto que jamais on ne trouva. Car en suivant ses indications, on est tombé sur une placette calme que bordaient des restaurants, et on s’y est arrêtés. Le Gasthaus Zentrale sur l’agréable Kapuzinerplatz propose une cuisine roborative, bonne et peu chère. Vu les portions, on n’a hélas pas eu la place de tester l’Apfelstrudel. Mais comme on a été bien accueillis, on y est retournés le soir.

REM Café (REM = Reiss-Engelhorn-Museen)

Le petit café en devanture du bâtiment des Antiquités du REM est sans prétention, et tout en qualité. On s’y sent tout de suite bien. Comme je venais de déjeuner copieusement, je n’ai commandé qu’un café et une petite bouteille d’eau. C’est la première fois qu’on m’a demandé si je voulais mon eau fraîche ou à température ambiante. Bon point pour le service, donc. Le client de la table voisine s’est fait servir un cappuccino et une part d’un genre de gâteau fourré (que j’ai essayé de photographier en douce en même temps que la devanture).

L’exposition d’antiquités égyptiennes qui devait finir la semaine précédente était prolongée. Photos interdites évidemment. En semaine, on ne se marchait pas sur les pieds. Je dois être un peu blasée après le Louvre, je n’ai pas vu grand chose de particulier à part la reconstruction de la Chambre funéraire de Sennefer, et le Livre des Morts d’Amenemhat.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Un autre point d’intérêt était le Château Baroque – Barockschloss, château rappelant Schonnbrunn en miniature par sa couleur et sa forme en U, mais sans le parc monumental qui fait le charme du palais viennois. Il était presque l’heure de la fermeture donc j’ai fait l’impasse. Le café du château est une cafeteria / cantine avec un bar d’ambiance étudiante, sans grand intérêt et surchauffée.

Du coup j’ai trouvé, pas loin en ville, le CaT – Coffee and Tea, qui est un tout petit café avec spécialités de thés et de cafés (et sans chats). Bien que ce soit presque la fermeture, la patronne m’a fait un thé glacé… Menthe-citron? Je ne sais plus mais c’était bon. Y a la wifi, c’est mignon, les gâteaux avaient l’air bon (dont une part de Sacher Torte, mais là encore, la double escalope milanaise du Gasthaus ne me permettait pas de craquer si peu de temps après).

Je vous aurais bien fait une visite culturelle, mais le seul musée que j’ai eu le temps de voir ne proposait que des expositions temporaires, donc photos interdites. (cf ci-dessus). Ah non, j’ai visité le petit bout de la Kunsthalle qui n’était pas en travaux, et… Du coup il n’y avait pas grand-chose. Ce n’était pas inintéressant, mais le mieux était l’architecture, bien que sombre.

Photos de ma visite de la ville sur Facebook.

Pour Francfort, le jour du concert, entre le trajet, le dépôt à l’hôtel et le déjeuner, le tourisme avant le concert s’est réduit à une portion congrue déjà vue. Et le lendemain, la météo neigeuse (si si… froid, vent, grésil et neige) et mon angine (ah ben quand on piétine dans le froid après un concert, forcément…) ont achevé de me couper dans mon élan touristique. D’autant que les musées et même la terrasse panoramique de la tour de bureaux que je comptais visiter sont tous fermés le lundi. A dire vrai, j’étais tellement mal qu’après avoir trimballé ma carcasse comateuse d’un restau à un café proches de la gare, j’ai fini par préférer payer un nouveau billet de train (le mien étant non échangeable) pour rentrer me coucher 2h plus tôt. Ca fait cher de l’heure de sommeil, mais c’était clairement le meilleur investissement de ces 4 jours!

francfort

Ajoutez à ça des concerts où je me suis ennuyée et où j’ai regretté d’avoir donné mon argent aux pingouins sur scène… cad que j’ai passé des vacances pires, mais… attendez je cherche. Ah, oui, il y a eu la semaine où il a plu quasiment sans interruption, où la bagnole est tombée en panne et où on a donc perdu deux demi-journées à l’amener au garage et à la récupérer… Ouais. Egalité. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi j’ai tant tardé à en faire un article : quand l’enthousiasme n’est pas là, c’est dur de trouver le temps de s’y replonger. Allez zou! On s’en débarrasse avant d’attaquer la trève des confiseurs (comme je vous l’ai dit, je vais tenter de ne pas poster de trucs (trop) négatifs en décembre).

Un (3e) grand week-end à Strasbourg : culture, thé et Pokémons

C’était mon 3e séjour dans la (deuxième) capitale européenne. Aussi j’avais déjà « fait » les classiques: vieille ville, Homme de Fer, parc zoologique, croisière sur les canaux, quartier impérial européen, et même escapade à Kehl. Et concert de Tokio Hotel au Zénith, mais ceci est une autre histoire. Ce préambule afin d’expliquer pourquoi je ne parlerai pas ici de ces classiques.

Où se cultiver en voyant de belles choses à Strasbourg?

Musée d’art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS)

Près de la gare, en bordure de l’Ill, ce musée récent est déjà une belle oeuvre architecturale, colorée et aérée. Je l’avais en fait déjà visité il y a quelques années, mais j’en ai refait le tour avec plaisir quand je m’y suis repliée pour déjeuner un dimanche d’été. Ils ont notamment d’étranges mais belles statues de bois de Carabin, de superbes marqueteries de Spindler, des Impressionnistes même si je n’en raffole pas, et autres oeuvres de qualité. Et des choses plus modernes un peu ouate de phoque, mais il en faut pour tous les goûts… L’exposition temporaire « Le Cabinet des Merveilles » sur les 15 ans d’acquisition des musées de la ville, a quelques jolis pièces, dont un don d’une Mademoiselle installée aux USA qui légua à sa mort sa collection à la ville.

Palais Rohan

Il faisait un temps splendide pour visiter les trois musées qu’abrite le palais Rohan (il tombait des trombes d’eau et il régnait une température automnale). Je ne sais pas comment j’ai fait pour le rater à mes visites précédentes : il trône, énorme, sur le côté de la cathédrale, en plein centre ville historique.

Palais Rohan => Musée des Beaux Arts

Il compte essentiellement en ses murs des tableaux jusqu’au XIXe siècle, les plus modernes étant, eux, exposés au Musée d’art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS). Je suis généralement moins sensible aux peintures qu’aux sculptures, mais ils ont de belles pièces. J’ai été étonnée de trouver un petit tableau de Dante Gabriel Rossetti, Jeanne d’arc embrassant l’épée – que Wikipédia pourtant localise au MAMCS. Il voisine Une Vierge Consolatrice de William Bouguereau. Une Vénus et l’Amour d’un peintre anonyme m’a aussi tapé dans l’oeil. De même qu’un Corrège : Judith, malgré son petit format et son manque de luminosité (besoin d’un peu d’allègement du vernis?). J’ai été épatée par leur jolie collection de bronzes de Barye (maître de la sculpture animalière. C’est pas compliqué, dans ce domaine il y a deux noms à connaître: si c’est réaliste avec du mouvement, de la tension et la plupart du temps un combat, c’est Barye. Si c’est plus stylisé, c’est Pompon – exemple: l’ours blanc devant le musée d’Orsay). Et un joli Carpeaux. Comme tous les Carpeaux, du reste.

Ce diaporama nécessite JavaScript.


Une exposition temporaire, Ferveurs Baroques, rendait hommage à deux collectionneurs, Othon Kaufmann et François Schlageter, ayant légué une bonne partie de leur collection aux musées de Strasbourg et du Louvre. Ils avaient bon goût, et des moyens.

Palais Rohan => Musée des Arts Décoratifs

Ce musée commence par une suite de magnifiques pièces d’apparat, reconstituées dans la mesure du possible comme au temps où le palais Rohan était la demeure du prince-évêque de Strasbourg. La chambre dite « du roi » a même eu l’honneur d’accueillir Louis XV ainsi que Marie-Antoinette (pas en même temps, bien sûr).
Les autres salles présentent différents types d’objets où s’exerce le talent des artisans artistes. En particulier, un mécanisme d’horloge astronomique occupe la moitié d’une pièce remplie de beaux objets d’horlogerie. Je suis moins sensible aux céramiques anciennes, mais les salles sont belles.

Malheureusement, l’absence de panels descriptifs, un plan/guide pas à jour et confus perturbent le visiteur et l’empêchent de profiter pleinement de la beauté des lieux et des pièces exposées (notamment, les entresols avec les jouets de Tomi Ungerer sont fermés, mais ce n’est pas indiqué. On s’en rend compte quand on cherche le passage qui y mène, en vain, et qu’on demande aux gardiens où il est).
Ce serait pas mal que le conservateur se souvienne que le musée est fait entre autres pour que les visiteurs découvrent des choses, et qu’il ne s’agit pas de sa collection personnelle.

Palais Rohan => Musée Archéologique

Là je fatiguais un peu, et puis des musées archéologiques j’en ai vu plusieurs. Ce qui m’a marqué dans celui-ci, en sous-sol, c’est que pour illustrer de quels animaux venaient les os exposés, les conservateurs avaient mis des animaux en plastique. Des reconstitutions de logement romain, de légionnaire romain et de tombes amusent les enfants. L’exposition sur Brumath est en fait en grande partie répartie dans la permanente, à repérer par des affichettes de la statue de chien trouvée dans cette ville antique. Deux autres salles expliquent la découverte et les fouilles de la ville, et présentent d’autres pièces, dont le chien. Ce que j’ai préféré, c’est d’explorer de ce fait les sous-sols du palais.

Chaque musée peut prendre une heure à visiter, et le personnel est aimable dans l’ensemble.

Bonus : Eglise protestante Saint Pierre le Jeune de Strasbourg

Si vous allez au cat café Cat and Cake, dont j’ai chroniqué ma visite ici, profitez-en pour visiter, au bout de la rue Thomann, la très jolie et très originale église protestante Saint Pierre le Jeune. Outre ses peintures murales, qui nécessitent une restauration (cf appel à dons ici, pour compléter les financements de la région), un bel orgue et de curieux anges suspendus, elle a aussi un charmant petit cloître qui respire la sérénité.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Où faire une pause gourmande à Strasbourg?

Il n’y a pas de café ni de restauration dans le musée, aussi je suis retournée rue de la Râpe où j’avais repéré quelques vitrines sympathiques. Malheureusement, Au Fond du Jardin, salon de thé jouant la carte du British (et kitschissime à souhait), nécessite de réserver une semaine à l’avance. Je me suis donc rabattue, sans déplaisir, sur le Café Suisse voisin, dans lequel on entre via l’Hôtel Suisse, auquel il appartient. C’est très cosy, en boiseries avec coussins et napperons.

Je vais arrêter de tester systématiquement les pâtisseries pour mes articles, ce n’est pas bon pour la ligne. En plus, il n’y avait que des tartes, ainsi que des gâteaux au chocolat de chez Christophe Felder et Camille Lesecq (pâtisserie Oppé, à Mutzig), qui semblaient assez caloriques. Évitant le brownie allongé, j’ai choisi ce gâteau de mousse chocolat au lait, praliné et noisettes, bon, mais pas très léger. Le thé vert, un Sencha de la maison Plaisir de Thé, était brûlant (pas la température adaptée pour ce genre de thé), mais bon. A noter que Christophe Felder donne parfois des cours de pâtisserie dans l’hôtel.

Prix : le thé : 3,70 Eur. La pâtisserie : 4,60 Eur.

Où chasser des Pokémon à Strasbourg?

Lisant les conseils des dresseurs sur le groupe Facebook, j’ai écumé le quartier de l’Université, en vain (enfin presque: j’ai conquis une arène où, vu l’éloignement du centre et la période de vacances scolaires, mon vaillant combattant a tenu le coup plusieurs heures). Point de Pikachu au parc de Contades (par contre, en chemin, petit nid de Minidraco en bord de l’Ill près de l’Église Réformée Saint Pierre / hôtel Régent.). Au final, LE spot de la ville semble être le Musée d’art Moderne et Contemporain de Strasbourg cité plus haut, près de la Petite France (et de la gare, et donc de mon hôtel). On y trouve essentiellement des Pokémon d’eau, qu’on pourrait pêcher à l’épuisette vues les quantités : Magicarpe, Poissirène, Ptitard, Stari, Psykokwak… Et comme il y a souvent beaucoup de joueurs, il y a aussi souvent beaucoup de leurres lancés qui attirent les bestioles. Par contre, de ce fait, inutile de compter conserver l’arène plus de 5 minutes…

La chasse est aussi fructueuse dans la Petite France elle-même, et en plus la balade est jolie. Je n’aurais pas vu qu’on pouvait visiter le barrage de Vauban sans ça.
Plus dans le centre historique, vers l’Homme de Fer, j’ai attrapé 2 Mimes et 2 Magnéti (les noms de Pokémon prennent-ils la marque du pluriel?), espèces que je n’avais pas vues jusque-là.

 

Café Musée : brunch au Art Café du MAMCS

Strasbourg un dimanche en plein mois d’août ne se prêtant guère à trouver des bonnes tables, je me suis rabattue sur le Art Café du MAMCS, que j’étais raisonnablement sûre de trouver ouvert. A la base, le brunch semble surtout une bonne affaire pour les restaurateurs… ou les gros appétits,ce qui n’est pas mon cas, d’autant que n’ayant pas prévu de bruncher, j’avais pris un petit déjeuner à l’hôtel. Je visais donc plutôt un des plats de la carte. Mais la carte du dimanche, brunch oblige, n’était pas celle indiquée à l’entrée : entre salades et trucs au fromage, je n’y trouvais pas grand-chose à mon goût. Alors j’ai finalement quand même pris le brunch.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

Sélection finale : il y avait plus de choix (quoique vue l’heure tardive, le stand des mini-viennoiseries faisait pitié), mais j’étais un peu en overdose de sucré et pas trop portée sur la charcuterie non plus – ni sur le fromage ou les yaourts. 24 Eur les betteraves, ça fait cher du cube violet. Mais je n’en mange jamais chez moi : comme les concombres, ce sont des crudités que je n’aime qu’avec parcimonie. Donc si j’en achète une, ça me fait une semaine, et à la fin je n’ai plus envie d’en manger pendant un an. Moralité, j’ai fait léger et vaguement diététique.

Le thé (noir ou vert) en thermos, c’est un concept… Qu’ils devraient éviter. J’ai remarqué durant mon séjour que la mode du thé avait atteint Strasbourg presque autant que Paris – j’ai vu plein de salons de thé et une boutique Dammann -, mais qu’aucun des 3 thés verts que j’ai bus n’était fait dans les règles de l’art. Au moins, la serveuse blonde de la terrasse était sympathique. Mais comme les avis sur TripAdvisor le laissaient présager, on paye surtout la vue (sur l’Ill et la Petite France toute fleurie) et la terrasse, plus que le contenu de l’assiette. Dans mon cas, on paye aussi la présence proche de Pokestops (tourne, tourne, petit panneau…).

Informations pratiques :
Musée d’art moderne et contemporain
1, place Hans Jean Arp
Horaires d’ouverture :
du mardi au dimanche de 10h à 18h
le lundi de 12h à 15h
Brunch tous les dimanches

Cat café : le Cat and Cake de Strasbourg

C’est le 3e café des chats hors de Paris où j’essaie d’aller, depuis l’ouverture de ceux de Paris. Et le premier où je réussis (à Lille, ils avaient ce week-end là une panne de volet roulant. A New York, c’était le jour de fermeture – non signalé dans l’article annonçant leur ouverture). J’étais donc assez contente que 1) ce soit ouvert 2) ce ne soit pas complet.

Côté café

Le choix des 3 fondatrices s’est porté sur de la récup (banquettes et tables en palette), du naturel et le recours aux artisans locaux. C’est bohème chic, simple et confortable. Avantage des meubles de ce type: vu les dégâts occasionnés par les chats, c’est facile à remplacer…

Ici, on commande et on paie directement au bar, mais comme la salle est assez petite, ce n’est pas gênant. L’offre culinaire est essentiellement voire exclusivement sucrée, tendance américaine: doughnuts 🍩 de chez American Break, brownies, cheesecake, tartes, tiramisu… Plus salade de fruits. En boissons, diverses variations de cafés, cappuccino etc, des thés glacés ou chauds, des boissons fraîches.

Côté félins

Contrairement à pas mal des premiers cafés à chats ayant ouvert en France, les trois filles d’Alsace ont choisi le concept où leurs petits pensionnaires velus sont tous candidats à l’adoption. Une sorte de showroom, dirons les détracteurs. Une occasion de prendre le temps de vérifier sa compatibilité avec le futur adopté, de mon point de vue.

Du coup, je n’ai pas trop retenu les noms des félins du jour: il y avait trois jeunes chatons (3-4 mois), plus assoupis que joueurs à cette heure là, et qui n’ont pas hésité à grimper se mettre à l’abri des mains papouilleuses dans les paniers accrochés au mur quand ils en avaient marre. Une écaille de tortue récemment arrivée est sortie de dessus les banquettes en palette, timide d’abord, puis cherchant les câlins. Un gros matou (Rodrigue?) a fait une grosse sieste à coté de clients. Un chat noir, bandé suite à une bagarre de territoire, clopinait de ci de là. Un roux placide se laissait gratter la tête. Et plusieurs blancs tachetés de gris ou de patchs rayés circulaient. En tout, entre les adoptions, le café héberge entre 10 et 12 chats. On les voit rarement tous, car comme recommandé, les chats ont aussi une pièce inaccessible aux clients où ils peuvent être tranquilles.

Informations pratiques
Cat and Cake
24 rue Thomann, Strasbourg
Horaires : du mercredi au samedi de 12h à 19h
Attention, suite à des débordements, les enfants de moins de 12 ans ne sont pas autorisés. Mieux vaut le savoir pour éviter les déceptions à la porte…

Culture et confiture en Charente-Maritime

C’est l’été, je vous emmène aujourd’hui pour une longue ballade pleine d’idées de sortie en Charente-Maritime, pas forcément les plus connues, dont pas mal de temporaires – car l’été ça bouge, dans la région!

Ile d’Oléron

Exposition Klaus Pinter au musée de l’Ile d’Oléron

Le musée de l’Ile d’Oléron se trouve au centre de l’île, dans la ville de Saint-Pierre d’Oléron, sur la place Gambetta. C’est un petit musée agréable, installé dans une vieille maison à l’architecture singulière, bordée d’un petit parc.

Au rez-de-chaussée, la collection permanente présente aux visiteurs de nombreux témoignages de la vie quotidienne sur l’île à diverses époques du passé : vêtements, poteries, vieux pressoir monumental, très vieux film sur la vie des pêcheurs (récupéré au Canada!)… A hauteur d’enfant, des niches contiennent des étoffes à toucher, des coiffes à essayer et diverses activités interactives pour engager les bambins, qui ont souvent du mal à se contenter de regarder. Le musée organise également des ateliers pour petits et grands, et un « apéro musée » tous les jeudis d’été! Une équipe très active, donc, avec un nouveau site web, et un accueil très sympathique.

Ce diaporama nécessite JavaScript.

A l’étage, un espace d’exposition temporaire accueille jusqu’au 8 janvier 2017 une variété d’oeuvres de l’artiste autrichien Klaus Pinter. Plus connu pour ses installations monumentales, dont celle au Panthéon, il expose ici peintures, collages et sculptures. La plus impressionnante est Laocoon, qui occupe une bonne partie de la salle, ainsi qu’Ellipsoid, le globe terrestre lumineux aplati de la pièce suivante. J’ai bien aimé aussi le Cocon, maquette d’un avant-projet pour une installation pour la Chapelle des Jésuites de Cambrai, dont la forme irisée me rappelle les vases Art Nouveau. Et les collages de la série Rooftop Oasis Project, qui en plein lancement de Pokémon Go, évoquent la réalité augmentée. Cette exposition d’art contemporain, qui peut paraître surprenante sur l’île, s’explique par le fait que Klaus Pinter s’est installé à Saint Trojan (un peu plus loin sur l’île) il y a quelques années. Elle lui a inspiré un virage naturel dans les matériaux de ses oeuvres, plus axées maintenant sur la récupération (bois flotté, etc).

Lire la suite

Lundi mon Tag : The Wanderlust TAG

J’ai donc été nommée par June & Cie pour ce Tag sur le thème du voyage.
1) Quel était votre premier voyage en avion ?
… J’ai un trou de mémoire. Je ne sais pas si c’est Paris-Berlin ou, moins exotique, Paris-Toulouse…

berlin reichstag

D’habitude j’ai beau temps quand je vais en Allemagne… mais pas à Berlin.

2) Y a-t-il un endroit que vous re-visiteriez avec plaisir ?
Plein! Mais en ce moment c’est Cologne qui me manque, allez savoir pourquoi.

3) Vous partez demain, et l’argent n’est pas un problème. Où allez-vous ?
Tokyo! Si c’est possible de combiner ça avec les concerts au Tokyo Dome de Babymetal, d’ailleurs…

4) Quel est votre moyen de transport préféré pour voyager: avion, train ou voiture ?
Train. On est un peu plus libre de ses mouvements qu’en avion, beaucoup plus qu’en voiture. C’est aussi un peu moins bruyant que les deux autres.

5) Votre site de voyage préféré ?
TripAdvisor, mais j’avoue ne pas consulter de site de voyage à proprement parler sauf pour guider mes réservations… Parce que je choisis généralement mes destinations de voyage en fonction d’événements (concerts, plus rarement expos) ou de contingence (« Alors comme j’ai changé de boulot, je n’ai pas de congés cette année à part les RTT, trouvons une destination assez proche pour se dépayser un week-end de 3 jours »). Donc je sais déjà OU aller, je ne cherche pas d’inspiration pour ça. Au mieux, je trouve une ville qui est à une distance convenable, et je la Googlise pour voir s’il y a des trucs à voir et à visiter qui me plairaient, en tombant parfois sur des blogs. C’est comme ça que j’ai fait pour Anvers (et c’était top).

anvers_traboule

6) Où iriez-vous juste par attrait pour la nourriture locale ?
… Euh, aucun, vu comme je suis difficile. Le Japon, mais ce n’est clairement pas QUE pour la nourriture, c’est un pays dont la culture m’attire depuis des années.

7) Y a-t-il un endroit dans lequel vous ne voudriez jamais retourner ?
Las Vegas… Le côté superficiel et accro au pognon m’a profondément déplu. Autant aller à Disney, au moins il y a des attractions (incluses dans le billet) et c’est moins cher et sans décalage horaire. Et sans taxi escroc.

lasvegas_01

La « vieille » ville… d’un kitsch!

8) Pouvez-vous réciter votre numéro de passeport par coeur ?
Les 3 premiers caractères seulement.

9) Préférez-vous un siège fenêtre, couloir, ou milieu ?
Pas le milieu. Ca dépend de la longueur du voyage, de l’heure et de ce que je prévois de faire. Si c’est très tard, je vais essayer de dormir, donc fenêtre. Si c’est long et en train, je vais prévoir un ou deux passages au wagon-bar histoire de passer le temps et de bouger un peu, et aussi aux toilettes, donc plutôt couloir.

thalys_breakfast

10) Comment passez-vous le temps dans un avion ?
Houlà… Je me rends compte à l’usage que même avec les bouchons d’oreille, le bruit m’y gêne beaucoup trop pour que je fasse autre chose que feuilleter distraitement le guide de voyage de ma destination (lire vraiment, c’est compliqué, ou alors un truc très light), mater ce que je trouve de pas trop ennuyeux sur les écrans, et somnoler un peu. Donc je ne prévois plus grand-chose. Maintenant j’ai même tendance à trier les photos de mon smartphone pour y faire de la place.

Et je nomine à mon tour pour ce tag…

A vos tags, prêts, partez!

Voyager en Allemagne quand on n’y connaît rien et on ne parle pas allemand

Quelques conseils élémentaires mais bons à savoir :

– depuis la France, il y a plein de lignes de train qui desservent diverses destinations en Allemagne, en moins de 4h depuis Paris pour beaucoup (Cologne, Düsseldorf, Stuttgart, Mannheim, Francfort…). Pour Berlin et Hambourg, c’est beaucoup plus long, je vous conseille plutôt l’avion. Il est néanmoins possible d’y aller en train, voire en bus. Cette dernière solution est la plus économique, idéale pour les petits budgets, mais il faut se coltiner 9h de route (pour Paris-Berlin)…

– dans vos réservations, si vous prenez le train, sélectionnez la station Ville-Hbf. Le Hbf signifie « Hauptbahnhof », Gare Principale, ça vous dépose donc plein centre. Enfin, sauf si vous logez en périphérie proche d’une gare annexe, bien sûr…

francfort_hauptbahnhof

Les transports en commun en Allemagne :

bus : en allemand, ligne de bus se dit Bus Linie (prononcer « bouss linieuh). Ca devrait être compréhensible même sans connaître la langue, donc.
U, U-Bahn : correspond au métro ou au tram, suivant les villes et les lignes. Il n’est pas rare de passer de la ligne U3 sous terre à la ligne U4 à prendre en surface… Ca peut étonner au début! Donc si vous ne trouvez pas votre quai, pensez à changer d’étage et suivez les panneaux. Comme à Paris, les directions sont indiquées par le nom du terminus.
S-Bahn : correspond aux trains de banlieue ou régionaux, avec beaucoup d’arrêts. Pas très rapide, mais pas très cher. Si vous avez des trajets à faire par ce moyen, attendez plutôt d’être sur place pour acheter vos billets : ainsi ce seront généralement des billets sans horaire (ni réservation) valables sur 1 an, au lieu de billets achetés en France qui sont généralement à utiliser sur un train précis. Ce qui vous enlève de la souplesse sans forcément vous y faire gagner en prix…
R-Bahn : train régional, équivalent du Corail. Le train-normal-pas-TGV. Vous pouvez réserver vos billets sur le site de la Deutsche Bahn, qui a le bon goût de proposer une version française.
ICE : équivalent local et tout blanc du TGV, profilé un peu comme un Concorde sans ailes, l’Inter City Express effectue des liaisons à grande vitesse entre les principales grandes villes. Il est plus cher mais plus rapide et un peu plus confortable.

Tarifs :

– ils sont grosso modo équivalents à ceux des transports en France. Néanmoins, si vous voyagez en groupe à partir de 6 personnes, regardez bien car il y a souvent des tarifs avantageux, pour lesquels vous n’avez pas à justifier d’être famille nombreuse, ni moins de 26 ans ni quoi que ce soit d’autre. Ce sont des tarifs utilisables par tous, donc familles, amis, collègues, groupe de potes, etc.
– il existe aussi la RailCard, qui permet de voyager sur tout le réseau pendant une période donnée. Pour les grands voyageurs!

– Pour réserver vos billets de train intra-Allemagne, voir les tarifs et les horaires, le site de référence c’est la Deutsche Bahn – qui, ô joie, propose diverses langues dont le français.

Comment le fandom m’a donné des goûts de luxe

Au début de mes pérégrinations, ayant des scrupules à dépenser de l’argent dans des voyages pour aller voir un acteur péroxydé même pas vraiment bon musicien, je voyageais à l’économie. Après tout, je n’ai pas des goûts de luxe, et une chambre d’hôtel, ça sert avant tout à dormir entre deux journées de visite touristique (Rétrospectivement, je critique James Marsters pour sa radinerie, mais l’un dans l’autre je pense que ça fait partie de nos rares points communs).

Néanmoins, tenter de faire des économies de bouts de chandelle a parfois quelque peu gâté mon séjour : auberge de jeunesse à Berlin en située en face du zoo et entre deux sex-shops, où j’avais réservé une chambre individuelle parce que l’important dans mes voyages c’est les rencontres que je n’ai pas à faire 😛 . Ce qui au final m’a sans doute coûté le prix d’une chambre d’hôtel normal, en ajoutant la location des draps, non comprises (parce que la plupart des clients amènent leur sac de couchage), pour un confort spartiate. Ca m’apprendra à demander des adresses à des fans qui sont étudiantes, sans le sou et pas dérangées par la promiscuité.

anim_Client eastwood_ew

A Cologne, chambre donnant sur le Rhin, certes, mais au-dessus d’une brasserie, en plein mois de juin durant la saison où les Allemands fêtent la fin de l’année étudiante, les beaux jours et je ne sais plus quelle fête locale – l’arrivée de la bière colonaise, peut-être. Ein Prooooosit! Ein Prooooosit! Merci à Mr Quies et ses boules… Par contre, en l’absence de climatisation, il faisait chaud. Notez, le petit déjeuner le lendemain était dressé dans la salle à l’étage de la brasserie, pittoresque avec ses tables et poutres en bois.

Hôtel « familial » loin de tout et quelque peu délabré à Leeds, où les tauliers se sont engueulés en pashtoun devant moi au petit déjeuner (les hôtels indépendants en Angleterre sont souvent tenus par des immigrés. Ce qui n’a rien à voir avec la qualité du service : les Anglais sont tout aussi désagréables, en général. Mais ça complique la communication, parce qu’il arrive que ce soient des gens qui parlent très peu anglais et comprennent mal le mien. Alors entre les Anglais qui parlent trop vite et les autres qui parlent bizarre, il vaut mieux ne pas avoir de question. Et aussi éviter les réservations par téléphone : ils avaient perdu trace de la mienne. Heureusement, il leur restait des chambres). Vu l’éloignement et une erreur de bifurcation de ma part, j’ai marché des heures avant de rejoindre le centre de Leeds, qui, de plus, ne présente pas grand intérêt.

anim_jensen ackles_nope

A Londres, hôtel vieillot et pas très propre où on a crevé de chaud parce qu’ils n’étaient pas capables de couper le chauffage central (qu’ils ont dit. Ils n’ont pas essayé, aimables comme des portes de prison… Anglais), que le radiateur était bloqué par la rouille, et qu’il y avait une vague de chaleur ce mois d’avril (si si, je vous jure, ça arrive). Un autre hôtel à Piccadilly, particulièrement en vogue chez les fans, a fermé l’année suivante après passage des services de l’hygiène. Vu l’état navrant et horriblement cher de l’hôtellerie en Grande-Bretagne, j’avais pris l’habitude de réserver dans des chaînes : Ibis en particulier, toujours bien situé, donc le monobloc plastique de la salle de bains est infiniment préférable à ce que peuvent rafistoler les Anglais dans ce domaine, ou bien Travelodge, etc. Quand on peut réserver à l’avance, il y a souvent de très bons tarifs.

londres_ecureuil

Magnifique photo de Londres

Inversement, à l’occasion d’un concert de A-ha à Hambourg, la providence m’a souri. A force, j’avais compris qu’il valait mieux payer quelques euros de plus pour la chambre si ça permettait de s’éviter de perdre des heures et des euros dans les transports, surtout si on devait prendre ceux-ci tard et loin au retour d’un concert. Je visais donc le centre, et tant qu’à faire, Ibis. Or Hambourg est une ville riche, et les hôtels y sont chers. Lisant comme à mon habitude les commentaires des clients sur Tripadvisor, je constate que non content d’être presque deux fois plus cher que celui du Havre, cet Ibis faisait payer la Wifi, qu’un client se plaignait qu’elle ne fonctionnait pas dans sa chambre, et que l’hôtel avait refusé de la lui rembourser. Rédhibitoire pour moi.

Lire la suite