Café Musée : le Kaffee Bar du Ludwig Forum, Aix-la-Chapelle 

Le Ludwig Forum

Le Ludwig Forum est un musée d’art moderne installé dans une ancienne usine de parapluies, à 10 mn du centre historique d’Aix-la-Chapelle. Cela donne un cachet particulier au lieu, entièrement rénové et repeint en blanc mais conservant quelques poutrelles et verrières d’origine. En outre, son architecture interne biscornue offre à la fois grands espaces pour les oeuvres monumentales, et petits pour les projections de diapos de street art.

Tout comme le musée Suermondt-Ludwig, il est principalement fondé autour d’un legs des époux Ludwig, Peter et Irene. A ce sujet, lire l’intéressant article du magazine anglais The Independant à l’occasion du décès de Peter Ludwig.

 A ce moment, trois petites expositions  temporaires se disputaient l’espace en plus des oeuvres permanentes :

Pop art et hyper-réalisme : patchwork de ces deux styles, avec des oeuvres d’artistes mondialement connus comme Andy Warhol (avec un portrait triple de Peter Ludwig), Jeff Koons (que personnellement je considère comme un des plus grands escrocs du milieu, mais bon…), Roy Lichtenstein et d’autres moins connus mais plus intéressants à mes yeux.

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Interieur et Exterieur : (in Französich in der Text) sélection d’oeuvres représentant des extérieurs et des intérieurs dans différents mediums. (je crois que j’ai mélangé les 2 ci-dessus)

photos d’Armin Linke : peut-être la plus surprenante, car Armin Linke est moins un photographe d’art qu’un photo journaliste, il me semble. De sa longue carrière, des scientifiques, journalistes et artistes ont choisi des clichés exposés ici en grand format, et on peut écouter des interviews (en anglais) où ils expliquent leurs choix. Piste de ski couverte du Ski Dome de Tokyo au Japon (détruite depuis et remplacée par un IKEA…), salle des marchés de BNP Paribas, campement du mouvement Occupy Wall Street, ancien hangar à Zeppelin dont le dôme sera reconverti en centre de loisirs, musée d’histoire naturelle… le spectre est large.

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Hangar à Zeppelin, Berlin, par Armin Linke

Der Kaffee Bar

Le café du musée se trouve juste après l’entrée. Il partage son espace avec la boutique et un coin pour les enfants avec des jeux. La boutique vend, outre les habituelles cartes postales et des gadgets comme le mug groin de cochon, des objets de design innovants exposés au dernier étage. La petite table en bois qui s’attache sans vis ni fixation à un poteau m’a bluffée. Elle est issue d’un partenariat du musée avec des étudiants en design, dont on voit les résultats au dernier étage (notamment les lampes molles présentées en tête d’article).

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Peu de choix à la carte, en dehors des traditionnels Kaffe/Kuchen, mais ça dépanne dans un quartier un peu éloigné du centre et pauvre en offres culinaires. De surcroît, les prix sont très raisonnables – cf la carte. Le mobilier, à base de bois recyclé, peut être acheté – mais sans doute pas quand on vient de loin… Et en prime et sans supplément, on vous fait une petite tête de bonhomme en cacao sur votre cappuccino. Joie.

Informations pratiques
Ludwig Forum Aachen – art contemporain
Jülicher Strasse, 97-109
Horaires :
Du mardi au dimanche : 10–17h
Nocturne le jeudi : 10–20h
Fermé le lundi
Tarif : 6 Eur
Il existe une carte pour visiter 6 musées de la ville pour 14 Eur sur une durée de 6 mois, la Six for Six- Karte. Permet l’accès aux musées municipaux : Centre Charlemagne, Couven-Museum, Internationales Zeitungsmuseum, Suermondt-Ludwig Museum, Ludwig Forum et Hôtel de Ville.

J’apprends l’allemand (1)

Ayant fait allemand seconde langue au collège et lycée, j’en ai gardé ce que j’appelle le niveau Schtroumpf. Cad que je me souviens assez bien des règles de construction de syntaxe, où se mettent les divers éléments de phrase (ce qui, en allemand, est assez complexe pourtant), et même quelques conjugaisons (là encore… c’est curieux ce qu’on retient par rapport à ce qu’on oublie. Je voudrais d’ailleurs remercier la prof d’allemand que j’ai eue de la 4e à la 1e incluse – c’était la même. J’étais dans une petite ville et l’allemand n’était pas une langue très courue à l’époque, donc la prof assurait les cours du collège et du lycée).
Par contre, je ne me souviens pas d’assez de vocabulaire pour suivre une conversation même basique.
Donc quand j’entends discuter des Allemands, je perçois généralement quelque chose comme ça : Ich schtroumpfe eine Schtroumpfe in der Schtroumpf, aber sie haben die Schtroumpf geschtroumpfet.
Soit : « Je schtroumpfe un schtroumpf dans le schtroumpf, mais ils ont schtroumpfé le schtroumpf. »
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Ce qui ne m’aide pas beaucoup. Certes, un an de cours du soir en bonne et due forme m’a aidé à réveiller de vieux souvenirs, donc il y a du mieux. Mais ça reste insuffisant. Lorsqu’un hôtelier m’a donné 5 mn d’explications en me donnant ma clé, tout ce que j’ai compris c’était Frühstück et Sieben. Cad que le petit déjeuner était servi à partir de 7h. C’était à peu près tout ce que j’avais besoin de savoir, certes, mais on se sent un peu bête et on espère n’avoir rien raté de crucial, tout en opinant avec le sourire « Ja, danke ».
Ça m’arrive d’autant plus souvent que j’essaie de caser quelques phrases en les préparant à l’avance, histoire de pratiquer. Et il semble que je ne prononce pas trop mal, en tout cas cela leur laisse à croire que je maîtrise mieux la langue que ce n’est réellement le cas. D’où un certain nombre de « Mais keskidi? » ou de « … langsamer bitte? » (plus lentement), voire en désespoir de cause quand c’est quelque chose d’important « … in English bitte? ».
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Une parenthèse ici pour tous ceux qui pensent que le secret pour la langue, c’est l’immersion : ça doit dépendre de la personne et de l’âge. J’ai écouté énormément de BO de dessins animés en japonais entre 15 et 25 ans, en apprenant plein par coeur en lisant la traduction, et ça ne m’a pas permis de dépasser le stade où je reconnais kokoro dans une chanson. Ecouter en boucle depuis 2006 du Tokio Hotel agrémenté de Silbermond ne m’a guère fait progresser, à part pour mémoriser quelques termes pas forcément utiles dans les conversations courantes, comme der Abgrund (l’abîme – alors avec la nouvelle orthographe, on peut écrire abime. Mais moi je me souviens que « l’accent circonflexe de cime est tombé dans l’abîme », alors je mets l’accent. Na) ou die Unendlichkeit (l’infini. C’est logique, l’allemand : Un-end-lich-keit = in-fin-(à la)-suffixe de concept). Ou Raumschiffkapitän (capitaine de navire).
Ou encore Zeig mir deine Pflaume, parce que Tom Kaulitz (guitariste, ci-dessous avec la casquette) a un humour au ras des pâquerettes (« montre-moi ta prune ». Non, pas pour écrire un mot).
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Ils ont un humour de merde mais ils sont marrants

L’avantage (si on veut) des Allemands sur les Anglais, c’est que si tu te trompes de mot, les Allemands te le disent. Gentiment, mais ils te le disent. Comme ce chauffeur de taxi qui m’a corrigé sur le fait qu’on ne dit pas « gehen » pour aller en voiture quelque part, mais « fahren », mais quand on n’est pas le conducteur. Gehen, c’est pour y aller à pied. Ou le serveur de pizzeria qui essayait de comprendre ma question, à savoir si leurs pâtes étaient servies sans fromage (je me souvenais de Kase – prononcer Caseuh -, mais c’est en fait Käse – prononcer Caiseuh). Et de me dire qu’il ne fallait pas oublier le Umlaut (tréma).
Alors que les Anglais, tu peux massacrer leur langue autant que tu veux, te tromper de verbe, de conjugaison, d’article (en même temps chez eux c’est plus simple : féminin pour ce qui a des ovaires, masculin pour ce qui a des roubignolles, neutre pour tout le reste) : tant qu’ils te comprennent, ils continuent la conversation. Et tu finis par croire que tu parles vachement bien anglais alors que non, c’est juste qu’eux ne sont pas très

Crowdfunding de la semaine : New York fan-trippers

Alors celui-là, de crowdfunding, je sais pourquoi il est apparu sur mon fil d’actualité! En effet, ce projet, mené par le site Fantrippers.com, consiste à éditer un guide de New York spécialisé pour les fans, qu’ils soient cinéphiles, fans de musique, de comics, de littérature ou autre.

Il s’agit là d’une prolongation de leur site et de leur page Facebook, sur laquelle ils recensent les « fanspots » : les lieux de tournage, les sites emblématiques qui ne parlent qu’aux fans. On y trouve des pages thématiques, comme le New York des super-héros, un parcours Harry Potter au Royaume-Uni, etc. Il existe déjà une application pour smartphone, interactive, le site web, et ils organisent aussi des visites guidées.

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La prochaine étape logique, donc, c’était d’éditer sous forme papier et numérique un recueil de ces itinéraires, pour permettre aux fans departir sur les traces de leurs héros ou séries préférés dans le monde entier. C’est (presque) chose faite, avec ce projet de financement participatif sur la plateforme désormais connue, Ulule :

Partez sur les traces de vos héros à New York.

Les contributions commencent à 5 Eur, et à partir de 25 Eur, vous recevrez le guide en version papier et en version numérique. S’ajoutent ensuite des contreparties comme un tote bag, des papertoys de l’Empire State Building ou d’un taxi new yorkais,

A partir de 250 Eur, vous aurez une visite pour 2 à New York, en groupe ou privative suivant le montant donné (ou des entrées au Futuroscope, le fondateur du projet étant à Poitiers). Avis aux professionnels : à partir de 750 Eur, il y a des packs publicitaires vous permettant d’acheter une demi-page ou une page de pub dans le futur guide, voire une campagne de pub sur le site fantrippers.com.

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Même si j’avoue que la contribution qui m’a fait le plus rire, c’est celle-ci :

crowdfunding_new york fantripper_tony Bref : si vous projetez un voyage à New York, ou même seulement un voyage imaginaire pour découvrir les petits secrets des lieux, direction Ulule. Vous avez jusqu’au 22 juin (si je ne m’abuse) pour contribuer.

Café Musée : le Bar Museo du Suermondt-Ludwig, Aix-la-Chapelle

Le musée Suermondt-Ludwig

Le musée Suermondt-Ludwig d’Aix-la-Chapelle est conçu autour, d’une part, de la collection de Barthold Suermondt, léguée à la ville en son temps, et d’autre part, à une donation des époux Peter et Irene Ludwig, propriétaires de la firme chocolatière Trumpf. Il est installé dans une ancienne villa bourgeoise de style néo-Renaissance, la villa Cassalette, étendue en plusieurs fois en construisant sur l’ancien jardin d’hiver et en ajoutant des extensions. Le résultat est une architecture biscornue où, sans plan, on n’est pas sûr d’avoir tout vu.
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Les collections comportent beaucoup (trop) d’art religieux, de peintures diverses.  Ce n’est pas ce que je préfère, même s’ils ont de belles pièces (à mes yeux), comme des statues en bois de Tilman Heysacker décorant jadis des églises, ou un curieux diptyque d’Adam et Eve où le serpent tentateur est une femme… Lilith?
L’étage du 19 et 20e siècle est accessible, d’après le panneau en bas de l’escalier, « si le nombre de visiteurs le permet ». Oui, et alors, il le permet?… Ca veut dire qu’il faut être au moins 10 à demander ou qu’il n’y ait personne dans les autres salles? On ne saura jamais.

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J’ai préféré le « cabinet de curiosités », où est entassé « le reste », à la façon de ce qui se faisait dans les demeures des fortunés il y a quelques siècles. Hélas pas très bien mis en valeur, donc, ce qui est bien dommage car il y a plus de variété dans cette seule salle que dans tout le reste du musée. Dont une petite vitrine d’inro, stuba et autres trucs japonais (mais pas de netsuke).
La plupart des descriptifs sont écrits en allemand et anglais, ce qui est déjà bien. Si vous voyagez, il va falloir apprendre une langue en plus du français, hein. Un petit effort.
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Stuba, etc

Ce week-end là, le musée présentait en outre « Blut und Tränen » une exposition temporaire sur Albert Bouts, artiste du 15e siècle dont l’atelier était spécialisé dans la production d’art religieux pour les particuliers. D’où une salle entière de portraits de Jésus et Marie (dont un, au format rond, prêté par le Metropolitan Museum de New York). Ainsi qu’une étrange vidéo de Bill Viola montrant une allégorie du Christ sortant du tombeau : a study in emergence.

Le Bar Museo

Après la culture, la confiture, avec le Bar Museo. Il est installé dans un espace jouxtant le musée et communiquant via un meuble qui sert à la fois de bar au café et d’accueil du musée. Très joli travail d’architecture intérieure aussi avec la petite mezzanine « flottante » desservie par un bel escalier sur mesure. Les murs étaient décorés d’une exposition temporaire des peintures de Béatrice von Hanstein. L’espace sert aussi de boutique du musée, mais les articles en sont à payer à l’accueil.
Au menu, pas grand choix en ce week-end de Pâques où les Allemands restent chez eux. Mais on a fait honneur au cream cake aux cerises et au cappuccino. Une formule Kaffee Kuchen (café gâteau) à 4 eur, la Parisienne pleure.

Informations pratiques

Musée Suermondt-Ludwig
Wilhelmstraße 18, Aix-la-Chapelle
Horaires :
Du mardi au dimanche, de 10h à 17h
Tarif : 6 Eur, gratuite jusqu’à 21 ans

Photographie : Strasbourg entre street art et histoire

Lors de ma balade « culture et pokemon » à Strasbourg cet été, j’ai été étonnée de découvrir qu’outre ses atouts historiques architecturaux bien connus, elle semblait également être le terrain de jeux de divers artistes de street art. Petit panorama :

La ville est aussi parsemée de statues d’Alsaciennes, mises en couleurs différemment suivant les artistes auxquelles elles ont été confiées.strasbourg_streetart_07

Et quelques photos plus traditionnelles de la Petite France et du bord du canal des Faux Remparts, qui cache une agréable promenade à fleur d’eau :

Dont un essai de la fonction « panoramique » de mon Sony, qui ne se débrouille pas mal. Dommage que le ciel n’y ait pas mis du sien, on se croirait en hiver alors que c’était fin août… Enfin ça ne dépare pas avec le jour où je poste enfin ces photos…

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Strasbourg la petite France depuis le barrage Vauban

Café Musée Mannheim

Petit tour de mes expériences gastro-culturelles en marge du concert de A-ha à Mannheim en avril dernier.

A Mannheim, il faisait beau le premier jour. La difficulté étant de trouver à manger  « local », on a demandé à une dame qui nous a indiqué avec le sourire (et en nous prévenant que ce serait lourd et loin) un resto que jamais on ne trouva. Car en suivant ses indications, on est tombé sur une placette calme que bordaient des restaurants, et on s’y est arrêtés. Le Gasthaus Zentrale sur l’agréable Kapuzinerplatz propose une cuisine roborative, bonne et peu chère. Vu les portions, on n’a hélas pas eu la place de tester l’Apfelstrudel. Mais comme on a été bien accueillis, on y est retournés le soir.

REM Café (REM = Reiss-Engelhorn-Museen)

Le petit café en devanture du bâtiment des Antiquités du REM est sans prétention, et tout en qualité. On s’y sent tout de suite bien. Comme je venais de déjeuner copieusement, je n’ai commandé qu’un café et une petite bouteille d’eau. C’est la première fois qu’on m’a demandé si je voulais mon eau fraîche ou à température ambiante. Bon point pour le service, donc. Le client de la table voisine s’est fait servir un cappuccino et une part d’un genre de gâteau fourré (que j’ai essayé de photographier en douce en même temps que la devanture).

L’exposition d’antiquités égyptiennes qui devait finir la semaine précédente était prolongée. Photos interdites évidemment. En semaine, on ne se marchait pas sur les pieds. Je dois être un peu blasée après le Louvre, je n’ai pas vu grand chose de particulier à part la reconstruction de la Chambre funéraire de Sennefer, et le Livre des Morts d’Amenemhat.

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Un autre point d’intérêt était le Château Baroque – Barockschloss, château rappelant Schonnbrunn en miniature par sa couleur et sa forme en U, mais sans le parc monumental qui fait le charme du palais viennois. Il était presque l’heure de la fermeture donc j’ai fait l’impasse. Le café du château est une cafeteria / cantine avec un bar d’ambiance étudiante, sans grand intérêt et surchauffée.

Du coup j’ai trouvé, pas loin en ville, le CaT – Coffee and Tea, qui est un tout petit café avec spécialités de thés et de cafés (et sans chats). Bien que ce soit presque la fermeture, la patronne m’a fait un thé glacé… Menthe-citron? Je ne sais plus mais c’était bon. Y a la wifi, c’est mignon, les gâteaux avaient l’air bon (dont une part de Sacher Torte, mais là encore, la double escalope milanaise du Gasthaus ne me permettait pas de craquer si peu de temps après).

Je vous aurais bien fait une visite culturelle, mais le seul musée que j’ai eu le temps de voir ne proposait que des expositions temporaires, donc photos interdites. (cf ci-dessus). Ah non, j’ai visité le petit bout de la Kunsthalle qui n’était pas en travaux, et… Du coup il n’y avait pas grand-chose. Ce n’était pas inintéressant, mais le mieux était l’architecture, bien que sombre.

Photos de ma visite de la ville sur Facebook.

Pour Francfort, le jour du concert, entre le trajet, le dépôt à l’hôtel et le déjeuner, le tourisme avant le concert s’est réduit à une portion congrue déjà vue. Et le lendemain, la météo neigeuse (si si… froid, vent, grésil et neige) et mon angine (ah ben quand on piétine dans le froid après un concert, forcément…) ont achevé de me couper dans mon élan touristique. D’autant que les musées et même la terrasse panoramique de la tour de bureaux que je comptais visiter sont tous fermés le lundi. A dire vrai, j’étais tellement mal qu’après avoir trimballé ma carcasse comateuse d’un restau à un café proches de la gare, j’ai fini par préférer payer un nouveau billet de train (le mien étant non échangeable) pour rentrer me coucher 2h plus tôt. Ca fait cher de l’heure de sommeil, mais c’était clairement le meilleur investissement de ces 4 jours!

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Ajoutez à ça des concerts où je me suis ennuyée et où j’ai regretté d’avoir donné mon argent aux pingouins sur scène… cad que j’ai passé des vacances pires, mais… attendez je cherche. Ah, oui, il y a eu la semaine où il a plu quasiment sans interruption, où la bagnole est tombée en panne et où on a donc perdu deux demi-journées à l’amener au garage et à la récupérer… Ouais. Egalité. Ce qui explique d’ailleurs pourquoi j’ai tant tardé à en faire un article : quand l’enthousiasme n’est pas là, c’est dur de trouver le temps de s’y replonger. Allez zou! On s’en débarrasse avant d’attaquer la trève des confiseurs (comme je vous l’ai dit, je vais tenter de ne pas poster de trucs (trop) négatifs en décembre).

Un (3e) grand week-end à Strasbourg : culture, thé et Pokémons

C’était mon 3e séjour dans la (deuxième) capitale européenne. Aussi j’avais déjà « fait » les classiques: vieille ville, Homme de Fer, parc zoologique, croisière sur les canaux, quartier impérial européen, et même escapade à Kehl. Et concert de Tokio Hotel au Zénith, mais ceci est une autre histoire. Ce préambule afin d’expliquer pourquoi je ne parlerai pas ici de ces classiques.

Où se cultiver en voyant de belles choses à Strasbourg?

Musée d’art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS)

Près de la gare, en bordure de l’Ill, ce musée récent est déjà une belle oeuvre architecturale, colorée et aérée. Je l’avais en fait déjà visité il y a quelques années, mais j’en ai refait le tour avec plaisir quand je m’y suis repliée pour déjeuner un dimanche d’été. Ils ont notamment d’étranges mais belles statues de bois de Carabin, de superbes marqueteries de Spindler, des Impressionnistes même si je n’en raffole pas, et autres oeuvres de qualité. Et des choses plus modernes un peu ouate de phoque, mais il en faut pour tous les goûts… L’exposition temporaire « Le Cabinet des Merveilles » sur les 15 ans d’acquisition des musées de la ville, a quelques jolis pièces, dont un don d’une Mademoiselle installée aux USA qui légua à sa mort sa collection à la ville.

Palais Rohan

Il faisait un temps splendide pour visiter les trois musées qu’abrite le palais Rohan (il tombait des trombes d’eau et il régnait une température automnale). Je ne sais pas comment j’ai fait pour le rater à mes visites précédentes : il trône, énorme, sur le côté de la cathédrale, en plein centre ville historique.

Palais Rohan => Musée des Beaux Arts

Il compte essentiellement en ses murs des tableaux jusqu’au XIXe siècle, les plus modernes étant, eux, exposés au Musée d’art Moderne et Contemporain de Strasbourg (MAMCS). Je suis généralement moins sensible aux peintures qu’aux sculptures, mais ils ont de belles pièces. J’ai été étonnée de trouver un petit tableau de Dante Gabriel Rossetti, Jeanne d’arc embrassant l’épée – que Wikipédia pourtant localise au MAMCS. Il voisine Une Vierge Consolatrice de William Bouguereau. Une Vénus et l’Amour d’un peintre anonyme m’a aussi tapé dans l’oeil. De même qu’un Corrège : Judith, malgré son petit format et son manque de luminosité (besoin d’un peu d’allègement du vernis?). J’ai été épatée par leur jolie collection de bronzes de Barye (maître de la sculpture animalière. C’est pas compliqué, dans ce domaine il y a deux noms à connaître: si c’est réaliste avec du mouvement, de la tension et la plupart du temps un combat, c’est Barye. Si c’est plus stylisé, c’est Pompon – exemple: l’ours blanc devant le musée d’Orsay). Et un joli Carpeaux. Comme tous les Carpeaux, du reste.

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Une exposition temporaire, Ferveurs Baroques, rendait hommage à deux collectionneurs, Othon Kaufmann et François Schlageter, ayant légué une bonne partie de leur collection aux musées de Strasbourg et du Louvre. Ils avaient bon goût, et des moyens.

Palais Rohan => Musée des Arts Décoratifs

Ce musée commence par une suite de magnifiques pièces d’apparat, reconstituées dans la mesure du possible comme au temps où le palais Rohan était la demeure du prince-évêque de Strasbourg. La chambre dite « du roi » a même eu l’honneur d’accueillir Louis XV ainsi que Marie-Antoinette (pas en même temps, bien sûr).
Les autres salles présentent différents types d’objets où s’exerce le talent des artisans artistes. En particulier, un mécanisme d’horloge astronomique occupe la moitié d’une pièce remplie de beaux objets d’horlogerie. Je suis moins sensible aux céramiques anciennes, mais les salles sont belles.

Malheureusement, l’absence de panels descriptifs, un plan/guide pas à jour et confus perturbent le visiteur et l’empêchent de profiter pleinement de la beauté des lieux et des pièces exposées (notamment, les entresols avec les jouets de Tomi Ungerer sont fermés, mais ce n’est pas indiqué. On s’en rend compte quand on cherche le passage qui y mène, en vain, et qu’on demande aux gardiens où il est).
Ce serait pas mal que le conservateur se souvienne que le musée est fait entre autres pour que les visiteurs découvrent des choses, et qu’il ne s’agit pas de sa collection personnelle.

Palais Rohan => Musée Archéologique

Là je fatiguais un peu, et puis des musées archéologiques j’en ai vu plusieurs. Ce qui m’a marqué dans celui-ci, en sous-sol, c’est que pour illustrer de quels animaux venaient les os exposés, les conservateurs avaient mis des animaux en plastique. Des reconstitutions de logement romain, de légionnaire romain et de tombes amusent les enfants. L’exposition sur Brumath est en fait en grande partie répartie dans la permanente, à repérer par des affichettes de la statue de chien trouvée dans cette ville antique. Deux autres salles expliquent la découverte et les fouilles de la ville, et présentent d’autres pièces, dont le chien. Ce que j’ai préféré, c’est d’explorer de ce fait les sous-sols du palais.

Chaque musée peut prendre une heure à visiter, et le personnel est aimable dans l’ensemble.

Bonus : Eglise protestante Saint Pierre le Jeune de Strasbourg

Si vous allez au cat café Cat and Cake, dont j’ai chroniqué ma visite ici, profitez-en pour visiter, au bout de la rue Thomann, la très jolie et très originale église protestante Saint Pierre le Jeune. Outre ses peintures murales, qui nécessitent une restauration (cf appel à dons ici, pour compléter les financements de la région), un bel orgue et de curieux anges suspendus, elle a aussi un charmant petit cloître qui respire la sérénité.

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Où faire une pause gourmande à Strasbourg?

Il n’y a pas de café ni de restauration dans le musée, aussi je suis retournée rue de la Râpe où j’avais repéré quelques vitrines sympathiques. Malheureusement, Au Fond du Jardin, salon de thé jouant la carte du British (et kitschissime à souhait), nécessite de réserver une semaine à l’avance. Je me suis donc rabattue, sans déplaisir, sur le Café Suisse voisin, dans lequel on entre via l’Hôtel Suisse, auquel il appartient. C’est très cosy, en boiseries avec coussins et napperons.

Je vais arrêter de tester systématiquement les pâtisseries pour mes articles, ce n’est pas bon pour la ligne. En plus, il n’y avait que des tartes, ainsi que des gâteaux au chocolat de chez Christophe Felder et Camille Lesecq (pâtisserie Oppé, à Mutzig), qui semblaient assez caloriques. Évitant le brownie allongé, j’ai choisi ce gâteau de mousse chocolat au lait, praliné et noisettes, bon, mais pas très léger. Le thé vert, un Sencha de la maison Plaisir de Thé, était brûlant (pas la température adaptée pour ce genre de thé), mais bon. A noter que Christophe Felder donne parfois des cours de pâtisserie dans l’hôtel.

Prix : le thé : 3,70 Eur. La pâtisserie : 4,60 Eur.

Où chasser des Pokémon à Strasbourg?

Lisant les conseils des dresseurs sur le groupe Facebook, j’ai écumé le quartier de l’Université, en vain (enfin presque: j’ai conquis une arène où, vu l’éloignement du centre et la période de vacances scolaires, mon vaillant combattant a tenu le coup plusieurs heures). Point de Pikachu au parc de Contades (par contre, en chemin, petit nid de Minidraco en bord de l’Ill près de l’Église Réformée Saint Pierre / hôtel Régent.). Au final, LE spot de la ville semble être le Musée d’art Moderne et Contemporain de Strasbourg cité plus haut, près de la Petite France (et de la gare, et donc de mon hôtel). On y trouve essentiellement des Pokémon d’eau, qu’on pourrait pêcher à l’épuisette vues les quantités : Magicarpe, Poissirène, Ptitard, Stari, Psykokwak… Et comme il y a souvent beaucoup de joueurs, il y a aussi souvent beaucoup de leurres lancés qui attirent les bestioles. Par contre, de ce fait, inutile de compter conserver l’arène plus de 5 minutes…

La chasse est aussi fructueuse dans la Petite France elle-même, et en plus la balade est jolie. Je n’aurais pas vu qu’on pouvait visiter le barrage de Vauban sans ça.
Plus dans le centre historique, vers l’Homme de Fer, j’ai attrapé 2 Mimes et 2 Magnéti (les noms de Pokémon prennent-ils la marque du pluriel?), espèces que je n’avais pas vues jusque-là.

 

Café Musée : brunch au Art Café du MAMCS

Strasbourg un dimanche en plein mois d’août ne se prêtant guère à trouver des bonnes tables, je me suis rabattue sur le Art Café du MAMCS, que j’étais raisonnablement sûre de trouver ouvert. A la base, le brunch semble surtout une bonne affaire pour les restaurateurs… ou les gros appétits,ce qui n’est pas mon cas, d’autant que n’ayant pas prévu de bruncher, j’avais pris un petit déjeuner à l’hôtel. Je visais donc plutôt un des plats de la carte. Mais la carte du dimanche, brunch oblige, n’était pas celle indiquée à l’entrée : entre salades et trucs au fromage, je n’y trouvais pas grand-chose à mon goût. Alors j’ai finalement quand même pris le brunch.

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Sélection finale : il y avait plus de choix (quoique vue l’heure tardive, le stand des mini-viennoiseries faisait pitié), mais j’étais un peu en overdose de sucré et pas trop portée sur la charcuterie non plus – ni sur le fromage ou les yaourts. 24 Eur les betteraves, ça fait cher du cube violet. Mais je n’en mange jamais chez moi : comme les concombres, ce sont des crudités que je n’aime qu’avec parcimonie. Donc si j’en achète une, ça me fait une semaine, et à la fin je n’ai plus envie d’en manger pendant un an. Moralité, j’ai fait léger et vaguement diététique.

Le thé (noir ou vert) en thermos, c’est un concept… Qu’ils devraient éviter. J’ai remarqué durant mon séjour que la mode du thé avait atteint Strasbourg presque autant que Paris – j’ai vu plein de salons de thé et une boutique Dammann -, mais qu’aucun des 3 thés verts que j’ai bus n’était fait dans les règles de l’art. Au moins, la serveuse blonde de la terrasse était sympathique. Mais comme les avis sur TripAdvisor le laissaient présager, on paye surtout la vue (sur l’Ill et la Petite France toute fleurie) et la terrasse, plus que le contenu de l’assiette. Dans mon cas, on paye aussi la présence proche de Pokestops (tourne, tourne, petit panneau…).

Informations pratiques :
Musée d’art moderne et contemporain
1, place Hans Jean Arp
Horaires d’ouverture :
du mardi au dimanche de 10h à 18h
le lundi de 12h à 15h
Brunch tous les dimanches

Cat café : le Cat and Cake de Strasbourg

C’est le 3e café des chats hors de Paris où j’essaie d’aller, depuis l’ouverture de ceux de Paris. Et le premier où je réussis (à Lille, ils avaient ce week-end là une panne de volet roulant. A New York, c’était le jour de fermeture – non signalé dans l’article annonçant leur ouverture). J’étais donc assez contente que 1) ce soit ouvert 2) ce ne soit pas complet.

Côté café

Le choix des 3 fondatrices s’est porté sur de la récup (banquettes et tables en palette), du naturel et le recours aux artisans locaux. C’est bohème chic, simple et confortable. Avantage des meubles de ce type: vu les dégâts occasionnés par les chats, c’est facile à remplacer…

Ici, on commande et on paie directement au bar, mais comme la salle est assez petite, ce n’est pas gênant. L’offre culinaire est essentiellement voire exclusivement sucrée, tendance américaine: doughnuts 🍩 de chez American Break, brownies, cheesecake, tartes, tiramisu… Plus salade de fruits. En boissons, diverses variations de cafés, cappuccino etc, des thés glacés ou chauds, des boissons fraîches.

Côté félins

Contrairement à pas mal des premiers cafés à chats ayant ouvert en France, les trois filles d’Alsace ont choisi le concept où leurs petits pensionnaires velus sont tous candidats à l’adoption. Une sorte de showroom, dirons les détracteurs. Une occasion de prendre le temps de vérifier sa compatibilité avec le futur adopté, de mon point de vue.

Du coup, je n’ai pas trop retenu les noms des félins du jour: il y avait trois jeunes chatons (3-4 mois), plus assoupis que joueurs à cette heure là, et qui n’ont pas hésité à grimper se mettre à l’abri des mains papouilleuses dans les paniers accrochés au mur quand ils en avaient marre. Une écaille de tortue récemment arrivée est sortie de dessus les banquettes en palette, timide d’abord, puis cherchant les câlins. Un gros matou (Rodrigue?) a fait une grosse sieste à coté de clients. Un chat noir, bandé suite à une bagarre de territoire, clopinait de ci de là. Un roux placide se laissait gratter la tête. Et plusieurs blancs tachetés de gris ou de patchs rayés circulaient. En tout, entre les adoptions, le café héberge entre 10 et 12 chats. On les voit rarement tous, car comme recommandé, les chats ont aussi une pièce inaccessible aux clients où ils peuvent être tranquilles.

Informations pratiques
Cat and Cake
24 rue Thomann, Strasbourg
Horaires : du mercredi au samedi de 12h à 19h
Attention, suite à des débordements, les enfants de moins de 12 ans ne sont pas autorisés. Mieux vaut le savoir pour éviter les déceptions à la porte…

Culture et confiture en Charente-Maritime

C’est l’été, je vous emmène aujourd’hui pour une longue ballade pleine d’idées de sortie en Charente-Maritime, pas forcément les plus connues, dont pas mal de temporaires – car l’été ça bouge, dans la région!

Ile d’Oléron

Exposition Klaus Pinter au musée de l’Ile d’Oléron

Le musée de l’Ile d’Oléron se trouve au centre de l’île, dans la ville de Saint-Pierre d’Oléron, sur la place Gambetta. C’est un petit musée agréable, installé dans une vieille maison à l’architecture singulière, bordée d’un petit parc.

Au rez-de-chaussée, la collection permanente présente aux visiteurs de nombreux témoignages de la vie quotidienne sur l’île à diverses époques du passé : vêtements, poteries, vieux pressoir monumental, très vieux film sur la vie des pêcheurs (récupéré au Canada!)… A hauteur d’enfant, des niches contiennent des étoffes à toucher, des coiffes à essayer et diverses activités interactives pour engager les bambins, qui ont souvent du mal à se contenter de regarder. Le musée organise également des ateliers pour petits et grands, et un « apéro musée » tous les jeudis d’été! Une équipe très active, donc, avec un nouveau site web, et un accueil très sympathique.

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A l’étage, un espace d’exposition temporaire accueille jusqu’au 8 janvier 2017 une variété d’oeuvres de l’artiste autrichien Klaus Pinter. Plus connu pour ses installations monumentales, dont celle au Panthéon, il expose ici peintures, collages et sculptures. La plus impressionnante est Laocoon, qui occupe une bonne partie de la salle, ainsi qu’Ellipsoid, le globe terrestre lumineux aplati de la pièce suivante. J’ai bien aimé aussi le Cocon, maquette d’un avant-projet pour une installation pour la Chapelle des Jésuites de Cambrai, dont la forme irisée me rappelle les vases Art Nouveau. Et les collages de la série Rooftop Oasis Project, qui en plein lancement de Pokémon Go, évoquent la réalité augmentée. Cette exposition d’art contemporain, qui peut paraître surprenante sur l’île, s’explique par le fait que Klaus Pinter s’est installé à Saint Trojan (un peu plus loin sur l’île) il y a quelques années. Elle lui a inspiré un virage naturel dans les matériaux de ses oeuvres, plus axées maintenant sur la récupération (bois flotté, etc).

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