Capsules de Japon : (2) Les Kitkat bizarres

C’est un des clichés sur le Japon, qui comme d’autres se vérifie puissance 10 : les KitKat aromatisés bizarres. Exemple :
Goût matcha, hojicha, pomme, « pudding de Kobe », mais aussi cheesecake au fraise, ou wasabi. (Liste non exhaustive)

Ils font même du sake au goût de Kitkat! Oo

Par contre, pour trouver des KitKat standard au chocolat au lait, rouges… impossible.

Je n’en ai goûté que quelques uns :
– hojicha : sucré, le goût de thé, assez âcre, se révèle en fin de bouche après que celui de chocolat (blanc?) soit passé.
– macha : commence par un petit goût d’herbe et finit sur un goût de thé, moins prononcé que le hojicha.
– kobe pudding : apparemment un genre de crème caramel à la vanille, si j’en juge au goût du KitKat.
– shinshu apple : goût de pomme un peu chimique façon yaourt sans morceau.

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Capsules de Japon : (1) les Gatchapon

Je me suis demandé comment partager ma visite au Japon… Un compte-rendu linéaire serait parti dans tous les sens de toute façon. Alors je ferais des articles plus détaillés sur certains points forts de mon séjour, quand j’aurais plus de temps pour trier et traiter les photos… mais en attendant, j’ai préféré vous parler de petits aspects anodins, parfois connus voire clichés (après tout, c’est mon premier voyage au pays de Soleil Levant, c’est donc le temps de la confrontation entre ce que j’en savais ou croyais en savoir et de la réalité…), parfois moins. Aperçus mono-thématiques et light d’une première visite au Japon.

1) les Gatchapon

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Ce sont les gadgets qu’on trouve un peu partout dans des distributeurs, en aussi grand nombre que les distributeurs de boissons. Oui, je sais, on en trouve aussi un peu en France, dans les allées des centres commerciaux et les aires d’autoroutes. Bizarrement, ceux du Japon sont plus tentants. Et surtout plus variés, allant comme souvent du kawaii cromignon au wtf complet.

Il y en a même quelques uns à l’aéroport pour se débarrasser de ses pièces avant de quitter le Japon – mais j’ai préféré les utiliser dans le fauteuil massant.

Aperçu…

Keine Zeit, keine Zeit

Je pensais qu’avoir prévu une semaine de posts planifiés me laisserait le temps de dépiler mes photos du Japon pour commencer à poster des articles dessus, mais diverses considérations matérielles se sont, comme de bien entendu, mises en travers de ces bonnes intentions.

Aussi, je ne peux vous proposer pour l’instant que cet échantillon typique :

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Evidemment, comme je ne sais pas comment WordPress gère le changement d’heure, ceci ne se postera sans doute pas à l’heure prévue…

Voyage : un week-end à Birmingham : un grand cri d’amour

Depuis des vacances ratées à Berlin parce que je n’avais pas du tout préparé le voyage et que, ne sachant pas quoi visiter, j’avais marché des heures dans des quartiers moches, je m’organise toujours un programme avant de partir quelque part. Pour voir les incontournables centres d’intérêt touristiques, certes, mais parfois aussi pour leur préférer des lieux plus confidentiels mais plus conformes à mes centres d’intérêt.

Par exemple, en 3 (très) courts séjours à Amsterdam, je n’ai toujours pas mis les pieds chez Mme Tussaud, parce que non seulement ces fausses célébrités ne m’attirent pas, mais en plus les simulacres d’humain me mettent mal à l’aise. Par contre, le Cat Cabinet, obscure curiosité citée en fin de liste des guides papier, quand elle l’est (un petit musée sur les chats et leurs représentations dans la culture de l’Egypte ancienne à nous jours), a fait partie du programme de ma première visite (au détriment du musée Van Gogh : je ne suis pas fan et il y en a plein à Orsay…).

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Birmingham, la ville où il n’y a rien à voir?…

Donc pour Birmingham, deuxième ville la plus peuplée d’Angleterre après Londres, j’ai cherché un guide du style « Un Grand Week-end à… » (mes préférés), ou assimilé. Rien. J’avais déjà réservé mes billets d’avion et de concert pour voir les Red Hot Chili Peppers et les Babymetal là-bas, je n’allais pas passer 3 jours à buller dans un pub ou un salon de thé, tout de même?

J’ai vérifié sur Internet, aucun guide papier de la ville. J’ai feuilleté ceux de l’Angleterre, dont le Guide Vert Michelin que je possède (un peu écorné par mes pérégrinations Buffyesques). Il m’arrive pour les petites localités de simplement photocopier les quelques pages les concernant, au moins ça me fournit le plan. L’un des guides expédiait en une page les « 3 villes des Midlands », Birmingham, Coventry et une autre, en disant que les Anglais eux-mêmes les décrivaient comme « grises et brumeuses ». Et les autres ne faisaient guère mieux. Idem pour l’Anglais à qui j’ai demandé, qui m’a dit ne jamais y avoir mis les pieds, qu’il n’y avait rien à y voir et que c’était une ville pour le tourisme shopping.

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Jolie dame égyptienne

… M’enfin? Une ville aussi grande et ancienne ne peut pas être à ce point dénuée d’intérêt ! Un peu d’égards !

Heureusement, de nos jours, il y a Internet, et toutes les villes ont un site. Sur celui de l’office du tourisme, je découvre que la ville est riche de plusieurs musées, dont le principal, le Birmingham Museum and Art Gallery, s’enorgueillit d’une des plus riches collections d’oeuvres Pre-Raphaelites d’Europe – un de mes styles préférés en art. *yeux qui brillent* Merci, ô dieu Renard, de guider mes pas vers ce lieu!

D’autres sites touristiques sont éparpillés assez loin du centre ville, ce qui ne m’arrange guère pour cette fois : les concerts commencent tôt, et il me faut bien compter une heure au total pour retourner en train à l’aéroport puis, de là, à la Genting Arena après un passage par l’hôtel.

Dans le centre de Birmingham, j’ai néanmoins trouvé de quoi m’occuper joyeusement pendant 3 jours :

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Café Musée : Birmingham Museum and Art Gallery

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Une verrière splendide qui vaut le détour

Le musée

Le Birmingham Museum and Art Gallery (alias BMAG de son petit nom) est une belle bâtisse en pierre de taille, juste derrière l’Hôtel de Ville, de style disparate grandiloquent. Son entrée est gratuite, comme souvent les musées en Grande Bretagne. Des urnes sont disposées un peu partout dans ses couloirs pour recueillir des dons, parfois pour des oeuvres en particulier.

Le musée abrite en fait diverses collections distinctes :

– une de beaux-arts et arts décoratifs, riche, donc, d’oeuvres Pre-Raphaelites, dont une série d’Edward Burne-Jones sur le mythe du sculteur Pygmalion qui tombe amoureux de sa création, la statue Galatée, qui prend vie. Je serais bien partie avec sous le bras, mais ça se serait vu. Le musée s’enorgueillit à juste titre de posséder la plus vaste collection d’oeuvre de Burne-Jones. Les PRB ayant milité pour que la beauté se répande aux objets du quotidien au lieu de rester cantonnée aux peintures et autres expressions des muses, on peut aussi voir divers exemples d’arts décoratifs dessinés par eux.

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– Mais il n’y a pas que ça non plus, et on peut voir de l’art moderne, des grands maîtres italiens, des arts décoratifs de tous les pays et toutes les époques. Les collections sont présentées par thème et non par époque ou style, comme cela devient la tendance. Ils ont quelques belles pièces égyptiennes, et aussi, plus rare, des Amériques.

– une aile est consacrée au « trésor » de Straffordshire, un sac rempli de fragments d’or serti de grenats d’origine encore inconnue, retrouvée il y a quelques années dans la région. Il est encore en cours d’études sur place, et l’exposition présente les conditions de sa découverte, les méthodes des chercheurs pour l’analyser, et des explications sur les Saxons, leur mode de vie, etc.

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Un coffre et un tableau Pré-Raphaelites

– le dernier étage du bâtiment héberge le Musée de la ville de Birmingham, qui raconte donc l’histoire de la ville et comment son passé artisanal et industriel s’inscrit dans celui du pays. Sans doute beaucoup visité par les scolaires, et astucieusement, la muséographie en profite pour glisser des leçons et questions de civisme : qui vote ? Depuis quand ? Doit-on voter et pourquoi? Ou bien incite au dialogue : comment définit-on une communauté ?

– Une exposition temporaire était même consacrée, lorsque je l’ai visitée, aux musulmans du Commonwealth qui ont combattu pour l’Angleterre lors de la Première Guerre Mondiale. Et un autre pan contient une exposition permanente sur les religions et les différentes fois représentées à Birmingham.

Bref, de quoi occuper utilement et joliment 3 bonnes heures. Et encore j’avais raté un bout sur les Arts Décoratifs, et je suis revenue le lendemain pour le visiter (avantage de la gratuité), d’où les photos ci-dessous du restaurant Edouardien quasi vide.

Le Bridge café et le restaurant Edouardien

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C’est en Angleterre qu’est née ma lubie de chroniquer les cafés et restaurants de musées, car c’est là-bas que j’ai découvert les premiers qui m’ont semblé dignes d’intérêt. Il faudrait que je retourne à Londres prendre de bonnes photos de celui du Victoria & Albert Museum, le premier, de pur style Pré-Raphaelite. En attendant, voici un aperçu « Edwardian Tearooms » du Birmingham Museum and Art Gallery, dans le même genre très anglais.

Des banquettes moelleuses, des tables en bois plutôt façon pub que salon de thé, et pas mal de bruit aussi sous le haut plafond. Le long de la galerie se trouve une partie de la collection d’arts décoratifs (ferronnerie, cuivres de cuisine, etc).

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Malheureusement, il y avait foule et le petit déjeuner n’était pas assez loin pour justifier un repas complet. Aussi j’ai opéré une retraite stratégique vers le Bridge Café, plus calme, car situé en bordure du couloir menant à l’aile du musée hébergeant la partie sur l’histoire de Birmingham. Qui de toute évidence attire moins les foules que la section Beaux-Arts, hors des journées scolaires. Le café proposait en outre des prix plus doux que les Tearooms, avec même une offre spécial à 4,95 £ pour un sandwich, une bouteille d’eau et un paquet de chips.

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Vous me connaissez, j’ai plutôt opté pour une part de gâteau… Du Wallnut Cake, pour être précis, bien moelleux. Ils avaient également du Victoria Cake, mais le combo café / noix a emporté le match. La vendeuse était jeune et inexpérimentée mais fort aimable. Ce qui compensait amplement le délai à servir.

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Informations pratiques :
Birmingham Museum and Art Gallery
Chamberlain Square
Birmingham

Horaires :
Du lundi au dimanche : 10h – 17h.
Sauf vendredi : 10h30 – 17h.

Edwardian Tearooms
Du samedi au jeudi : 10h – 16h30
Vendredi : 10h30 – 16h30
(dernières commandes de nourriture à 16h)

The Bridge Café
Du lundi au vendredi : 11h – 15h.
Samedi : 10h – 16h.
(attention : paiement en espèces uniquement)

J’apprends l’allemand (2) : le stage d’été des cours municipaux de Paris

(voici l’article qui se trouve chronologiquement entre :

J’apprends l’allemand (1)

et

J’apprends l’allemand (3)* : l’appli Duolingo )

Il n’y a pas si longtemps (mais pas cet été), j’ai suivi un stage intensif d’une semaine de cours d’allemand, dispensés par la Mairie de Paris dans le cadre de ses cours municipaux pour adultes. J’avais pris des notes. Pas que des cours, mais aussi de mes impressions au fil du temps, pour ce blog. Bienvenue dans Brazil. Pas Rio, le festival tout ça, hein. Non, plutôt le Brazil de Terry Gilliam, en tout cas pour la partie administrative.

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L’inscription

Après m’être inscrite sur le site de la mairie de Paris, je reçois une convocation pour les tests préliminaires aux cours d’allemand auxquels ils m’ont dit que j’étais seulement en liste d’attente. Le principe, c’est que tu es convoqué le lundi pour un test de niveau de 9h à 10h30, et à 11h ils te disent si tu restes pour la semaine de cours ou si tu restes chez toi (ou, dans mon cas, si je retourne au travail). Comment vous dire… Ca rejoint un peu les organisateurs de concerts, cette manie de considérer que les gens intéressés n’ont que ça à faire de leurs journées, pas de préavis à donner pour prendre congé une semaine, ou autre contrainte de temps.

Il y a des gens qui ont un boulot et une vie, figurez-vous! Et qui ont autre chose à faire que s’organiser au dernier moment parce que vous êtes des brèles en organisation!

Pour continuer dans l’inorganisation, ils envoient une convocation en disant de répondre par retour de mail… Mais le mail est envoyé par un robot, et quand on répond ça dit que les réponses ne sont pas traitées. Champions du Monde!

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Le jour dit : il y a presque autant de monde qui fait la queue que pour un concert de TH. Mais plus varié. (il n’y avait pas que des cours d’allemand).

Pour les tests de niveaux, c’est plus ou moins improvisé, car en fait les modalités de cette première année ont été imposées aux enseignants sans qu’on leur demande leur avis. Or vu le ratio prof / élèves potentiels, il est impossible de faire passer des tests écrits et de les corriger pour donner les réponses avant 11h. Au final, c’est donc à un exercice façon oral du bac qu’on est convié.

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L’important dans les rencontres, c’est les voyages

Il y a quelques années, j’expliquais à quel point je détestais cette platitude des vacances, « L’important dans les voyages, c’est les rencontres ». Mais je ne suis pas toujours asociale. Surtout quand ça permet de voyager.

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Il y a quelques temps, j’étais allée tester le salon de thé japonais Tomo. Comme c’était blindé, les clients faisaient la queue, debout, un certain temps avant qu’une table ne se libère. Quand son tour est arrivé, une cliente a proposé aux 2 jeunes filles qui attendaient derrière elle de partager la sienne. Les 2 filles hésitant, j’ai invité la dame à s’asseoir à la mienne, supposant d’une part les filles préféraient sans doute papoter seules, et d’autre part que vu son réflexe poli, la dame devait être d’une agréable compagnie. Ca ne me dérangeait pas de partager ma table avec quelqu’un de serviable.

En plus, elle était japonaise. Du coup, elle m’a remercié, et a engagé la conversation en me demandant si j’étais allée au Japon. J’ai répondu que non, mais j’aimerais bien. Elle m’a conseillé Kyoto, trouvant que Tokyo c’est « une grande ville, comme Paris » (cad, vue sa moue et ses explications à demi-mot, moche, bruyant et trop rapide). On a parlé gâteaux japonais, elle était ravie que je connaisse aussi les autres pâtisseries nippones de Paris, Toraya et Aki, et m’a donné son avis sur les spécialités respectives des uns et des autres.

Elle m’a raconté sa vie, que c’était l’anniversaire de ses filles, qui vivent à l’étranger (l’étranger de France, et l’étranger du Japon aussi). J’ai casé un Arigato gozaimasu qui l’a surprise et faite rire, apparemment mon accent est bon (pour quelqu’un qui ne parle pas réellement japonais…). On a échangé quelques mots de japonais sur le peu que je connaissais. Nos consommations terminées, on est parties en même temps, et elle m’a lancé un Sayonara cordial. Ca faisait un peu bizarre, mais dans le bon sens.

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Dans la même lignée, je travaille maintenant dans un quartier cossu. Un midi, j’achète un dessert dans une boulangerie. La vendeuse volubile et pakistanaise (ou proche) aborde joyeusement une habituée, en lui disant qu’elle est bronzée (lol ironie). La cliente répond dans un français fragmentaire qu’elle revient de vacances au ski dans son pays, en « norwaige ». La vendeuse lui demande c’est quoi déjà son pays, la cliente répète. Je souris à part moi, reconnaissant à la fois l’accent et le français « traduit de l’anglais » – je fais le même genre de raccourci quand je ne connais pas des mots en allemand, je tente une prononciation allemande d’un mot anglais…

La cliente est juste devant moi quand on sort de la boutique, et me tient la porte. Je lui dis « Tusen Tak », elle marque un temps d’arrêt puis rit et me parle en glut. Je l’arrête vite en disant en anglais que je ne connais que quelques mots en norvégien (cad en fait surtout le Tusen Tak, qui signifie merci beaucoup), mais que comme j’ai entendu sa conversation, ça m’a paru amusant de le sortir. Elle confirme que ça fait plaisir d’entendre quelque chose de familier, s’étonne quand même de pourquoi je connais ces mots. Et je lui dis donc que je l’avais appris par politesse avant un voyage à Oslo, dont je loue brièvement les mérites. Elle est repartie contente que sa patrie soit appréciée.

J’aime bien les gens qui viennent de pays que j’aime (Vous remarquerez que dans les deux cas, c’était des gens bien élevés. Ceci expliquant cela).

Et depuis que j’ai moi aussi voyagé, j’ai remarqué que même sans être un nationaliste convaincu, quand on est loin de chez soi (surtout pour du long terme), ça fait plaisir de retrouver des sons connus.

Kaffeehaus Berlin

Café Musée : le Kaffee Bar du Ludwig Forum, Aix-la-Chapelle 

Le Ludwig Forum

Le Ludwig Forum est un musée d’art moderne installé dans une ancienne usine de parapluies, à 10 mn du centre historique d’Aix-la-Chapelle. Cela donne un cachet particulier au lieu, entièrement rénové et repeint en blanc mais conservant quelques poutrelles et verrières d’origine. En outre, son architecture interne biscornue offre à la fois grands espaces pour les oeuvres monumentales, et petits pour les projections de diapos de street art.

Tout comme le musée Suermondt-Ludwig, il est principalement fondé autour d’un legs des époux Ludwig, Peter et Irene. A ce sujet, lire l’intéressant article du magazine anglais The Independant à l’occasion du décès de Peter Ludwig.

 A ce moment, trois petites expositions  temporaires se disputaient l’espace en plus des oeuvres permanentes :

Pop art et hyper-réalisme : patchwork de ces deux styles, avec des oeuvres d’artistes mondialement connus comme Andy Warhol (avec un portrait triple de Peter Ludwig), Jeff Koons (que personnellement je considère comme un des plus grands escrocs du milieu, mais bon…), Roy Lichtenstein et d’autres moins connus mais plus intéressants à mes yeux.

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Interieur et Exterieur : (in Französich in der Text) sélection d’oeuvres représentant des extérieurs et des intérieurs dans différents mediums. (je crois que j’ai mélangé les 2 ci-dessus)

photos d’Armin Linke : peut-être la plus surprenante, car Armin Linke est moins un photographe d’art qu’un photo journaliste, il me semble. De sa longue carrière, des scientifiques, journalistes et artistes ont choisi des clichés exposés ici en grand format, et on peut écouter des interviews (en anglais) où ils expliquent leurs choix. Piste de ski couverte du Ski Dome de Tokyo au Japon (détruite depuis et remplacée par un IKEA…), salle des marchés de BNP Paribas, campement du mouvement Occupy Wall Street, ancien hangar à Zeppelin dont le dôme sera reconverti en centre de loisirs, musée d’histoire naturelle… le spectre est large.

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Hangar à Zeppelin, Berlin, par Armin Linke

Der Kaffee Bar

Le café du musée se trouve juste après l’entrée. Il partage son espace avec la boutique et un coin pour les enfants avec des jeux. La boutique vend, outre les habituelles cartes postales et des gadgets comme le mug groin de cochon, des objets de design innovants exposés au dernier étage. La petite table en bois qui s’attache sans vis ni fixation à un poteau m’a bluffée. Elle est issue d’un partenariat du musée avec des étudiants en design, dont on voit les résultats au dernier étage (notamment les lampes molles présentées en tête d’article).

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Peu de choix à la carte, en dehors des traditionnels Kaffe/Kuchen, mais ça dépanne dans un quartier un peu éloigné du centre et pauvre en offres culinaires. De surcroît, les prix sont très raisonnables – cf la carte. Le mobilier, à base de bois recyclé, peut être acheté – mais sans doute pas quand on vient de loin… Et en prime et sans supplément, on vous fait une petite tête de bonhomme en cacao sur votre cappuccino. Joie.

Informations pratiques
Ludwig Forum Aachen – art contemporain
Jülicher Strasse, 97-109
Horaires :
Du mardi au dimanche : 10–17h
Nocturne le jeudi : 10–20h
Fermé le lundi
Tarif : 6 Eur
Il existe une carte pour visiter 6 musées de la ville pour 14 Eur sur une durée de 6 mois, la Six for Six- Karte. Permet l’accès aux musées municipaux : Centre Charlemagne, Couven-Museum, Internationales Zeitungsmuseum, Suermondt-Ludwig Museum, Ludwig Forum et Hôtel de Ville.

J’apprends l’allemand (1)

Ayant fait allemand seconde langue au collège et lycée, j’en ai gardé ce que j’appelle le niveau Schtroumpf. Cad que je me souviens assez bien des règles de construction de syntaxe, où se mettent les divers éléments de phrase (ce qui, en allemand, est assez complexe pourtant), et même quelques conjugaisons (là encore… c’est curieux ce qu’on retient par rapport à ce qu’on oublie. Je voudrais d’ailleurs remercier la prof d’allemand que j’ai eue de la 4e à la 1e incluse – c’était la même. J’étais dans une petite ville et l’allemand n’était pas une langue très courue à l’époque, donc la prof assurait les cours du collège et du lycée).
Par contre, je ne me souviens pas d’assez de vocabulaire pour suivre une conversation même basique.
Donc quand j’entends discuter des Allemands, je perçois généralement quelque chose comme ça : Ich schtroumpfe eine Schtroumpfe in der Schtroumpf, aber sie haben die Schtroumpf geschtroumpfet.
Soit : « Je schtroumpfe un schtroumpf dans le schtroumpf, mais ils ont schtroumpfé le schtroumpf. »
anim_I dont know what I expected
Ce qui ne m’aide pas beaucoup. Certes, un an de cours du soir en bonne et due forme m’a aidé à réveiller de vieux souvenirs, donc il y a du mieux. Mais ça reste insuffisant. Lorsqu’un hôtelier m’a donné 5 mn d’explications en me donnant ma clé, tout ce que j’ai compris c’était Frühstück et Sieben. Cad que le petit déjeuner était servi à partir de 7h. C’était à peu près tout ce que j’avais besoin de savoir, certes, mais on se sent un peu bête et on espère n’avoir rien raté de crucial, tout en opinant avec le sourire « Ja, danke ».
Ça m’arrive d’autant plus souvent que j’essaie de caser quelques phrases en les préparant à l’avance, histoire de pratiquer. Et il semble que je ne prononce pas trop mal, en tout cas cela leur laisse à croire que je maîtrise mieux la langue que ce n’est réellement le cas. D’où un certain nombre de « Mais keskidi? » ou de « … langsamer bitte? » (plus lentement), voire en désespoir de cause quand c’est quelque chose d’important « … in English bitte? ».
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Une parenthèse ici pour tous ceux qui pensent que le secret pour la langue, c’est l’immersion : ça doit dépendre de la personne et de l’âge. J’ai écouté énormément de BO de dessins animés en japonais entre 15 et 25 ans, en apprenant plein par coeur en lisant la traduction, et ça ne m’a pas permis de dépasser le stade où je reconnais kokoro dans une chanson. Ecouter en boucle depuis 2006 du Tokio Hotel agrémenté de Silbermond ne m’a guère fait progresser, à part pour mémoriser quelques termes pas forcément utiles dans les conversations courantes, comme der Abgrund (l’abîme – alors avec la nouvelle orthographe, on peut écrire abime. Mais moi je me souviens que « l’accent circonflexe de cime est tombé dans l’abîme », alors je mets l’accent. Na) ou die Unendlichkeit (l’infini. C’est logique, l’allemand : Un-end-lich-keit = in-fin-(à la)-suffixe de concept). Ou Raumschiffkapitän (capitaine de navire).
Ou encore Zeig mir deine Pflaume, parce que Tom Kaulitz (guitariste, ci-dessous avec la casquette) a un humour au ras des pâquerettes (« montre-moi ta prune ». Non, pas pour écrire un mot).
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Ils ont un humour de merde mais ils sont marrants

L’avantage (si on veut) des Allemands sur les Anglais, c’est que si tu te trompes de mot, les Allemands te le disent. Gentiment, mais ils te le disent. Comme ce chauffeur de taxi qui m’a corrigé sur le fait qu’on ne dit pas « gehen » pour aller en voiture quelque part, mais « fahren », mais quand on n’est pas le conducteur. Gehen, c’est pour y aller à pied. Ou le serveur de pizzeria qui essayait de comprendre ma question, à savoir si leurs pâtes étaient servies sans fromage (je me souvenais de Kase – prononcer Caseuh -, mais c’est en fait Käse – prononcer Caiseuh). Et de me dire qu’il ne fallait pas oublier le Umlaut (tréma).
Alors que les Anglais, tu peux massacrer leur langue autant que tu veux, te tromper de verbe, de conjugaison, d’article (en même temps chez eux c’est plus simple : féminin pour ce qui a des ovaires, masculin pour ce qui a des roubignolles, neutre pour tout le reste) : tant qu’ils te comprennent, ils continuent la conversation. Et tu finis par croire que tu parles vachement bien anglais alors que non, c’est juste qu’eux ne sont pas très

Crowdfunding de la semaine : New York fan-trippers

Alors celui-là, de crowdfunding, je sais pourquoi il est apparu sur mon fil d’actualité! En effet, ce projet, mené par le site Fantrippers.com, consiste à éditer un guide de New York spécialisé pour les fans, qu’ils soient cinéphiles, fans de musique, de comics, de littérature ou autre.

Il s’agit là d’une prolongation de leur site et de leur page Facebook, sur laquelle ils recensent les « fanspots » : les lieux de tournage, les sites emblématiques qui ne parlent qu’aux fans. On y trouve des pages thématiques, comme le New York des super-héros, un parcours Harry Potter au Royaume-Uni, etc. Il existe déjà une application pour smartphone, interactive, le site web, et ils organisent aussi des visites guidées.

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La prochaine étape logique, donc, c’était d’éditer sous forme papier et numérique un recueil de ces itinéraires, pour permettre aux fans departir sur les traces de leurs héros ou séries préférés dans le monde entier. C’est (presque) chose faite, avec ce projet de financement participatif sur la plateforme désormais connue, Ulule :

Partez sur les traces de vos héros à New York.

Les contributions commencent à 5 Eur, et à partir de 25 Eur, vous recevrez le guide en version papier et en version numérique. S’ajoutent ensuite des contreparties comme un tote bag, des papertoys de l’Empire State Building ou d’un taxi new yorkais,

A partir de 250 Eur, vous aurez une visite pour 2 à New York, en groupe ou privative suivant le montant donné (ou des entrées au Futuroscope, le fondateur du projet étant à Poitiers). Avis aux professionnels : à partir de 750 Eur, il y a des packs publicitaires vous permettant d’acheter une demi-page ou une page de pub dans le futur guide, voire une campagne de pub sur le site fantrippers.com.

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Même si j’avoue que la contribution qui m’a fait le plus rire, c’est celle-ci :

crowdfunding_new york fantripper_tony Bref : si vous projetez un voyage à New York, ou même seulement un voyage imaginaire pour découvrir les petits secrets des lieux, direction Ulule. Vous avez jusqu’au 22 juin (si je ne m’abuse) pour contribuer.