Le rouge-gorge

Dans le joli jardin alpin du Jardin des Plantes, j’entends un bruit, et je scrute dans le feuillage bas d’un arbre pour en connaître l’origine. Un oiseau (une merlette?) fouille les feuilles mortes, et quand je me penche pour mieux la voir, s’écarte nerveusement. Je l’observe un moment en lui parlant à voix basse – je pars du principe que ça calme les animaux : faire du bruit volontairement sous-entend qu’on n’est pas à l’affût en attendant de leur sauter dessus. On est juste en train de faire nos trucs d’humain.

Puis j’entends un autre bruissement, qui vient d’au-dessus de moi celui-ci. Doucement je lève la tête, et quasiment à portée de bras, je vois cet autre volatile.

rougegorge

Je crois que c’est la première fois que je suis si près d’un rouge-gorge, surtout en liberté. En plus, il ne prend pas la fuite. Il me regarde, je le regarde, je souris – sans montrer les dents. Doucement, je lève le téléphone avec lequel j’essayais en vain de photographier la merlette, et je prends 3 clichés, dont un à peu près bon. Un moment de grâce (pour de vrai celui-là).

Fiction de Pâques : L’horreur dans les ténèbres

La nuit encore fraîche de ce début de printemps venait de s’abattre sur les Carpathes Suisses. Dissimulé dans l’ombre propice d’un presbytère, Vilbru attendait son heure, observant à quelque distance les enfants furetant dans le jardin propret de la maison voisine.

Leurs rires innocents et joyeux étaient autant de lames perçant le cœur mort de Vilbru. Une fois encore, il maudit Dieu et le ciel du sort funeste qui le frappait. Son crime avait-il été si grand, pour qu’il soit ainsi condamné pour l’éternité à dérober leur plus précieux trésor à ces bambins?

Innombrables avaient été les horreurs perpétrées par son frère aîné, Vlad Tepes, le tristement célèbre voïvode de Valachie. Qu’étaient celles de Vilbru en regard des tortures infligées par son frère? Pourquoi devaient-ils à présent partager un destin similaire dans la mort, alors même que durant toute sa courte vie, Vilbru avait tenté de se soustraire à l’influence de sa famille?

Une malédiction silencieuse s’échappa des lèvres exsangues de Vilbru. Il n’était plus temps de s’apitoyer sur son sort, la faim le tenaillait.

Il quitta l’abri du presbytère et glissa d’ombre en ombre jusqu’au jardin. Abandonnée, sa proie était là, sans défense, un supplice pour ses sens aiguisés par les privations.

Il bondit comme un grand fauve, dans un silence de mort. Ses crocs plongèrent dans sa victime. Mais aussitôt, il sentit qu’il avait commis une erreur fatale. Damnation! Il était empoisonné! C’était un Kinder Surprise! Le chocolat blanc était mortel pour lui, dont l’organisme ne tolérait plus que le chocolat noir à 60% de cacao minimum, depuis qu’il avait commis l’irréparable en dévorant la Sainte Vierge en chocolat destinée à honorer la basilique de Transylvania, et que Dieu en retour l’avait condamné à une éternité de régime monotone.

Le poison blanc se répandait dans ses veines comme une traînée de feu. Ainsi périt Vilbru Tepes, frère de Dracula, en maudissant le déclin de la tradition des œufs de Pâques à haute teneur en cacao, les confiseurs allemands et leurs publicités grotesques, son ennemi naturel Van Houten (un cousin de Van Helsing) et la politique alimentaire de la Communauté Européenne qui tolérait ces cochoncetés de chocolat dénaturé.

 

Fan-fiction : Saint Seiya : Changement de tactique

(j’ai retrouvé une autre de mes vieilles oeuvres. Ne me dites pas merci)

 Changement de tactique

L’émergence d’un cosmos surpuissant réveille les Chevaliers de par le monde…

Japon :
– Seiya, chargé comme un âne de victuailles diverses, laisse tout tomber dans l’escalier : « Faut que j’y aille, Mylène, la princesse Saori a besoin de moi! »
– Mylène « Moi aussi ! C’est qui qui va les porter, mes packs d’eau minérale?! Tu trouves toujours une excuse pour te défiler, sale type, coureur de jupons! »

Japon, bis :
– Shun, sa nudité couverte d’une serviette et dégoulinant d’eau, jaillit de la salle de bains : « Zuteuh! Pourquoi toujours quand je suis sous la doucheuh? »
– Ikki « Paske t’y passes la moitié de ton temps, dans cette fichue salle de bains! »

Chine, les 5 Pics : (il fait nuit – c’est le décalage horaire)
– Shunrei : « Ben Shiryu keskyspass? »
– Shiryu : « Désolée , chérie, le devoir m’appelle. »
– Shunrei : « Dis-lui de te rappeler aux heures ouvrables, rogntudju! Tu pourrais pas raccrocher quand on est occupés?! »

Sibérie :
– Hyôga : « Comment ça, plus de roses? Mais c’est un scandale! Importez-en alors! »
– Le marchand primeur-épicier fleuriste local : « Désolé Mr Hyôga, en cette saison les roses ne fleurissent plus que dans l’hémisphère sud, ça coûte trop cher d’en importer… »
– Hyôga, transpercé par l’écho du cosmos maléfique : « … Bon, je vais y aller, vu que la princesse rembourse les transports, j’en profiterai pour ramener des fleurs pour môman… »

Nos valeureux héros se retrouvent devant la demeure somptueuse de Saori Kido, alias la réincarnation d’Athéna. Elle n’est pas là. Sur la table de la cuisine, elle a laissé un mot pour eux, écrit sur du papier rose pâle décoré de petits chatons.

 

fic_lettre saori
A la lecture de la lettre, Ikki se tape le front.

« Ah la conne! Elle aurait pas pu nous attendre, non?! Elle est encore allée se foutre dans le pétrin! »
Silence gêné mais vaguement approbateur des autres.
Shiryu toussote « Ouais, bon, mais si on y va pas, notre ennemi va détruire le monde. »
Ikki « Je l’emmerde, le monde. Il me fait chier, d’abord, le monde… »
Traînant un Ikki râlant et ronchonnant, les Chevaliers retournent le contenu de tous les placards pour mettre la main sur les clés du jet, et s’embarquent pour le trajet jusqu’à une île grecque.

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Journée de la poésie : mes poèmes du métro

En ce 21 mars, début du printemps, c’est aussi la Journée Mondiale de la Poésie. Si si.

Et donc, cela me semblait la journée idéale pour récapituler ici mes Quatrains du Métro Parisien, ainsi que mes Haïku de la Route. Parce que pour être honnête, les retrouver dans WordPress, même avec le tag, ce n’est pas très pratique…

Sans plus attendre, donc :

Quatrain du métro parisien N°1 : Voyage immobile.
Quatrain du métro parisien N°2 : La vengeance est un plat.
Quatrain du métro parisien N°3 : Ressac
Quatrain du métro parisien N°4 : Play it again, Sam
Quatrain du métro parisien N°5 : Oups.
Quatrain du métro parisien N°6 : Pare-feu d’ambiance
Quatrain du métro parisien N°7 : Encombrant.
Quatrain du métro parisien N°8 : Japan erre l’âne
Quatrain du métro parisien N°9 : Karma
Quatrain du métro parisien N°10 : Projection
Quatrain du métro parisien N°11 : Le téléphone à pleurs
Quatrain du métro parisien N°12. Sortez couverts
Quatrain du métro parisien N°13 : vigilance aux langes.
Quatrain du métro parisien N°14 : Hommage.
Quatrain du métro parisien N°15: Principe de précaution.
Quatrain du métro parisien N°16 : Un monde en chantier.
Quatrain du métro parisien N°17. Juste un biberon.
Quatrain du métro parisien N°18. Altruiste.
Quatrain du métro parisien N°19 : L’amour est aveugle.
Quatrain du métro parisien N°20. Cendrillon taille 28.

Quatrain du métro parisien N°21. La paille et la poutre.
Quatrain du métro parisien N°22. Speed.
Quatrain du métro parisien N°23. La honte du Parisien.
Quatrain du métro parisien N°24. Désabusé.
Quatrain du métro parisien N°25. iDiot.
Quatrain du métro parisien N°26. Ca sent sûr.
Quatrain du métro parisien N°27. Le lendemain.
Quatrain du métro parisien N°28. Fleur de marronnier.
Quatrain du métro parisien N°29. Le taré du jour.
Quatrain du métro parisien N°30. Don Quichotte du RER

Quatrain du métro parisien N°31. Faites des malheureux
Quatrain du métro parisien N°32 : Grey Power.
Quatrain du métro parisien N°33 : Débris de glace.
Quatrain du métro parisien N°34 : La BB du métro.
Quatrain du métro parisien N°35 : Méprise multiple.

Et les Haikus de la route (qui n’ont pas de titre, ceux-ci correspondent aux films que j’ai associés aux haikus pour le blog)
Haikus de la route N°1 : Duel
Haikus de la route N°2 : Playtime
Haikus de la route N°3 : Collision
Haikus de la route N°4 : Chute libre
Haikus de la route N°5 : L’homme qui voulait savoir
Haikus de la route N°6 : Les rois du désert
Haikus de la route N°7 : My Own Private Idaho

A suivre…

Fan-fiction Saint Seiya : Les Racines du Mal

(Où je continue à vider les tiroirs de mon passé de fan.

Où l’on découvre pourquoi je n’ai pas fait une brillante carrière d’auteur de fan-fiction – pas assez de scènes de fesse, pas assez de respect des personnages)

Saint Seiya (Les Chevaliers du Zodiaque) : Les Racines du Mal

Mais au juste, quelles sont donc les raisons qui poussent ces jeunes hommes à risquer leur vie ou plus pour sauver le monde, jour après jour au lieu de vendre du shit ou de jouer à Doom comme tous les jeunes de leur âge?

Nous voilà devant un dojo-officine-façade de secte pouilleux. Sur sa plaque gravée en lettres tournicotées (selon la bonne vieille devise de « plus c’est bidon et mieux c’est présenté »): « Le très sage et très ancien Pi-Yé, Moine Kung-fu Taoiste renommé mondialement, Grand Gourou de la Renaissance Cosmique, carte bleues acceptées. »

C’est dans ce havre de connaissance que nos amis cherchent la réponse à leurs questions existentielles.

Shiryu, sur un divan, l’air complètement névrosé, un bandeau sur les yeux, faisant des nœuds avec ses cheveux, raconte ses souvenirs de guerre : « Shun-Rei se plaint que je ne la regarde plus! C’est parce que je perds tout le temps la vue, il suffit que j’ai un combat, un problème, hop! Je ne peux pas m’empêcher de me crever les yeux pour augmenter mon cosmos… ».

Au centre de la pièce, un vieil asiatique rabougri à mi-chemin entre maître Yoda et un Jacques Vergès rétréci au lavage – de l’imagination, que diable, c’est un gourou ET un escroc, ce qui est presque synonyme – prend des notes en hochant la tête d’un air compréhensif.

Hyôga,sur un autre divan, un verre de cocktail rempli de cubes de glace à la main : « Depuis que ma mère a coulé dans un lac gelé en Sibérie, je passe mon temps sous ou dans la glace. Je vais voir Môman au fond du lac, je fais de la neige partout où je passe, je m’empiffre d’ice-creams… Mes amis ne veulent plus prendre le bateau avec moi depuis qu’ils ont vu Titanic… Même mes ennemis m’enferment systématiquement dans un cercueil de glace… »

Shun, allongé façon « Venus couchée sur le divan », sa chaîne Nébulaire enroulée autour de ses membres et de son corps : « Quand j’essaie de m’en débarrasser, je me prends les pieds dedans et plaf! Je finis emmêlé dans les mailles. C’est terrible, je suis toujours obligé d’appeler mon frère Ikki à l’aide et je sens bien que ça l’énerve, mais plus il est en colère et plus je m’emmêle… Et quand mes ennemis m’attachent, ben en fait… Je crois que j’aime ça. Je suis malade hein? »

Ikki, justement, bras croisés, a l’air de mauvais poil comme d’habitude, et semble mépriser souverainement ses petits camarades, tous en rond sur des divans entourant le vieux Gourou :  » C’est tous des nuls. Pas fichus de se débrouiller sans moi deux secondes. Si j’étais pas là pour leur sauver la mise, ça ferait longtemps qu’ils seraient tous morts et le monde en ruine. »

Seiya, des cernes monstrueuses sous les yeux, donne l’impression de ne pas avoir dormi depuis un an, et fume clope sur clope : « Comprend pas. Toutes les filles sont folles de moi, toutes! La Princesse Saori, Mylène, Shaina, elles me courent toutes après, mais j’arrive jamais à conclure! Pourtant je suis un héros, j’ai des burnes en acier, mais y’a toujours un truc pour m’empêcher de conclure, un cataclysme qui menace le monde, n’importe quoi! Shuis maudit! Dites-moi pourquoi le monde m’en veut, Grand Gourou Pi-Yé?! »

Le gourou se gratte le nez, relit ses notes.

« Les explications de tous vos ennuis résident dans votre karma, mes enfants. Votre existence passée imprime encore sa marque sur vous.

Seiya, dans ta vie précédente, tu étais un boute-en-train (le cheval censé « préparer » les juments à la saillie, pas le rigolo qui fait marrer tout le monde).

Ikki, ta réincarnation présente est le fruit de ton comportement héroïque lors de ta vie passée sous forme de la roue de secours d’une ambulance de la Croix-Rouge. 

Shun, tu dois te défaire des habitudes du rôti qui est en toi et cesser de chercher la ficelle pour te faire saucissonner… )

Hyôga, la réponse à tes angoisses repose en Sibérie… Tiens, j’ai ici la photo du mammouth qui fut ta précédente enveloppe charnelle, et qu’on vient de retrouver congelé dans la banquise là-bas. Va donc aider à le dégager, ça devrait  faire disparaître ta névrose.

Shiryu, alors là, là, je ne sais pas quoi te dire. La taupe qui sommeille en toi refuse de voir la lumière… »

Quatrain du métro N°36 : On achève bien les chevreaux.

Quatrains du métro parisien.

– N°36. On achève bien les chevreaux.

La mouflette a deux ans et tient à peine debout.
Elle tient la main d’une femme qui doit être sa nounou.
La jeune femme marche vite et sans la regarder.
La gamine doit courir pour rester à côté.

Fan-fiction- Saint Seiya : Fin de bataille

C’est jeudi, c’est fandomie!

Eh oui, il y a de cela quelques éons, j’ai écrit des fan-fictions. Petite séance nostalgeek avec cette petite fic sur les Chevaliers du Zodiaque.

 

Fin de Bataille

Seiya s’extirpa des ruines du temple d’Hadès, détruit par l’ultime explosion de cosmo-énergie du dieu maléfique. Tenant dans ses bras la princesse Saori, réincarnation d’Athéna, il descendit en titubant quelques marches du monumental escalier de pierre qu’il avait dû gravir pour la sauver des griffes d’Hadès. Les cadavres de ses ennemis gisaient à différents paliers, près de leurs temples respectifs. Et sur les derniers, gisaient aussi les corps meurtris de ses amis, ses frères, les chevaliers de Bronze, qui s’étaient sacrifiés pour occuper leurs derniers adversaires pendant que Seiya secourait leur déesse tutélaire. De leurs armures sacrées, il ne restait que des fragments de métal éparpillés sur la pierre. Tous avaient atteint le cosmos ultime, devenant plus puissants que les Chevaliers d’Or pour venir à bout de leur ennemi.

Saori releva la tête vers Seiya, épuisée par sa longue captivité, et lui fit signe de la laisser redescendre au sol. L’énergie d’Athéna afflua en elle, resplendissante de majesté divine, elle irradia son cosmos vers son défenseur exténué qui se sentit immédiatement revigoré. Puis elle descendit l’escalier avec grâce, s’agenouillant après chacun de ses gardiens l’un après l’autre pour leur communiquer son énergie. Shun, chevalier d’Andromède, dont la beauté fragile dissimulait l’un des cosmos les plus puissants. Ikki, chevalier du Phoenix, son frère, qui revenait d’entre les morts à chaque fois qu’Athéna ou son cadet avait besoin de lui. Shiryu, chevalier du Dragon, à qui son maître, le chevalier d’or de la Balance, cédait son armure lorsque la justice le requérait. Et Hyôga, chevalier du Cygne, maître des Glaces à présent que ses professeurs Crystal et Kamu n’étaient plus.

Les chevaliers se relevèrent, regardant une aube nouvelle se lever sur le monde qu’ils avaient sauvé, heureux d’être encore en vie et ensemble.

saint seiya old

Ailleurs. Une sonnerie stridente retentit, ébranlant les murs de l’atelier souterrain, en même temps que cinq urnes métalliques arrivaient à toute allure le long du tapis roulant inter-planaire pour s’entrechoquer en cliquetant en bout de ligne. Un lutin dévala un couloir en clamant d’une voix haut perchée:

« Seigneur Hephaistos! Le service après-vente vous demande! C’est urgent! »

Une masse gigantesque, difforme et toute de muscles, se leva d’une couche taillée dans le roc, au plus profond de la caverne. Une voix ronflante comme une forge, puissante comme l’acier, tonna en réponse au lutin qui se faisait tout petit.

« Qu’est-ce que c’est encore?! »

Le lutin sautilla d’un pied sur l’autre, pas très rassuré.

« C’est les chevaliers d’Athéna, Seigneur. Leurs armures sont en miettes.

– Quoi, ENCORE?! »

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Fandom Parodie : Y’a pas que les bons qui s’aiment

Je vais encore conjuguer ce dimanche « Fandom Parodie » avec un Freaky Friday (en décalé) cher à June & Cie, vu que la chanson parodiée est celle-ci :

Melody est l’une des nombreuses bébés chanteuses des années 80, avec Elsa, Vanessa Paradis etc. Au passage, les paroles alambiquées (les neiges éternelles sur le Caire? Le Jardin de Babylone? « Culturée » la gamine…) de ce titre ont été écrites par Guy Carlier, comme quoi…

Après vous avoir parlé de Zoisite et Kunzite, mon couple maudit préféré de vilains de Sailor Moon, m’en est venue cette petite adaptation :

Y’a pas que les bons qui s’aiment
Sous cette pluie qui ruisselle,
Sailor Moon se prend une gamelle.
Combattre cette fille est un calvaire.
Elle tombe, elle chouine, elle sait rien faire.
J’offre les cristaux de l’Arc-En-Ciel,
A Kunzite pour qui mon coeur chancelle.
Il paraît distant et un peu froid,
Je sais qu’un jour il viendra vers moi.Zoi_ep32 with Kunzite jealousY a pas que les bons qui s’aiment
Y a pas que les bons qui ont des sentiments
J’voudrais avoir un happy end
Pas comme un méchant
Y a pas que les bons qui s’aiment
Y a pas que les bons qui ont des sentiments
C’est par bonté qu’on vous achève
Quand on tue des gens

Nephrite soûle avec ses étoiles,
Mes subordonnées l’empalent.
On a un plan avec Kunzite,
Pour que je le remplace très vite.
J’ai essayé de tuer l’Homme Masqué
Il n’avait qu’à pas me provoquer.
La Reine Beryl en a fait un plat,
Sa boule de feu, j’m’y attendais pas!

Y a pas que les bons qui s’aiment
Y a pas que les bons qui ont des sentiments
J’voudrais avoir un happy end
Pas comme un méchant
Y a pas que les bons qui s’aiment
Y a pas que les bons qui ont des sentiments
C’est maint’nant que ma vie s’achève
Qu’on a un moment.anim_kunzite_zoi die in beautyEt je m’éteins
Et je m’éteins

Y a pas que les bons qui s’aiment
Y a pas que les bons qui ont des sentiments
J’voudrais avoir un happy end
Pas comme un méchant
Y a pas que les bons qui s’aiment
Y a pas que les bons qui ont des sentiments
C’est maint’nant que ma vie s’achève
Qu’on a un moment.

Oui je sais, la fin est triste. Pauvre choupinou homicide.

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Comme dans ces nouvelles pour dames…

Un jeune homme grand et beau, barbe de Jésus, mini-queue de cheval, manteau hyper long dont l’encolure laisse voir son torse semi-glabre (comme ses joues : ni trop, ni trop peu de poils) apparaît au dehors du restaurant. Lentement, il longe la paroi vitrée et tente en vain d’ouvrir la porte. Avec un regard de chien battu vers la jeune fille aux longs cheveux noirs assise à la table, qui lui tourne le dos, il glisse au ralenti vers la vraie porte, gardant les yeux fixés sur elle. Sentant son regard, elle se retourne, le voit, et lui adresse un sourire doux qui veut dire « Grand fou ». Il dérive vers la porte et la passe, gardant les mains croisées devant lui sur son manteau. Tête baissée, ses longs cils sont à moitié rabattus sur ses yeux bleus. Il rejoint son amie à sa table, ils échangent un doux baiser.

Moi, observant la scène : c’est pas possible, où est la caméra cachée? Quel branleur… Arrête tes poses de pub pour parfum pour homme, et laisse aussi tomber le ralenti mélodramatique! Et pourquoi tu gardes tes mains sur ton manteau comme ça? Tu es nu dessous? Tu es sorti de ta douche précipitamment pour surprendre ta gonzesse? Ah ben non, suis-je bête : c’est juste que tu es une victime de la mode qui a acheté un manteau sans boutons ni ceinture, la dernière trouvaille malpratique des stylistes pour emmerder le monde. Attends attends, ne dis rien, je devine : étudiant aux Beaux-Arts? A la FEMIS? Tes parents te prêtent un petit loft à Montmartre ou Saint-Placide pour tes études, et tu reviens de vacances humanitaires à Haïti?

letenebreux

Je suis mauvais public pour les histoires à l’eau de rose pleines de clichés. Même dans la vraie vie.
J’ai dû croiser l’inspiration de Boulet pour sa BD Le Ténébreux.

(P.S. : je n’avais pas prévu de poster deux articles hier, celui sur les Tags Série Télé devait se poster aujourd’hui. J’ai dépilé ça à l’arrache. Ca tombe un peu mal pour la journée de la Gentillesse, mais moi et la gentillesse, hein…)

Quatrain du métro N°31. Faites des malheureux. – Une rose à la main, elle se trouve une place, …

Quatrains du métro parisien.

– N°31. Faites des malheureux
Une rose à la main, elle se trouve une place,
Faisant se renfrogner la femme assise en face.
Que de rancoeur ouverte à la Saint Valentin
Pour une fleur offerte par un magasin.